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DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA LIBÉRÉS SOUS CAUTION EN PLEINE PÉRIODE DE CORONAVIRUS

4 Avril 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Colombo, #Lucchese

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Les membres de la Cosa Nostra incarcérés dans diverses prisons fédérales, ont toujours tendance d’amplifier leurs problèmes médicaux afin de pouvoir sortir plus rapidement de prison. En pleine période de Coronavirus, la plupart des mafieux ont flairé le filon et ont fait appel à leurs avocats pour prétexter qu’une incarcération dans des prisons surpeuplées, pouvaient leur être fatal au vue de leurs nombreuses pathologies. Le premier n’est autre qu’Anthony Zottola. Ce dernier n’est pas un membre intronisé de la Cosa Nostra, mais il a la particularité d’avoir ordonné le meurtre de son père, Sylvester, un ancien Associé de la famille Bonanno. Au de sa dangerosité et de ses relations avec certains membres des Bloods, ses différentes demandes de libération sous caution ont pour l’instant toutes été rejetées. Mais dans cette période si particulière, Anthony Zottola s’est forcément engouffré dans la brèche et par le biais de son avocat, celui-ci déclara que son client était « préoccupé par l’impact potentiel du coronavirus et sur sa sécurité au sein de la prison ». Mais la décision du juge fédéral statuant sur ce dossier fit office de référence dans le domaine et dans le contexte actuel. Stipulant que malgré cette épidémie, qui fait de nombreux décès dans tout New-York, « la dangerosité de l’accusé » méritait son maintien en détention. De plus, le juge déclara qu’Anthony Zottola pouvait profiter de l’occasion pour prendre la fuite, mais aussi, être un danger pour la communauté, en particulier pour son frère Salvatore qu’il avait essayé d’assassiner. Autre affaire, autre juge fédéral. Cette fois-ci c’est un Soldat

Daniel Cataldo
Daniel Capaldo

de la famille Colombo, Daniel « The Wig » Capaldo qui a demandé d’être libéré sous caution. Ancien trafiquant drogue notoire, qui a passé près de quatorze ans derrière les barreaux, Daniel Capaldo est actuellement incarcéré au Métropolitan Center de New-York après une inculpation pour racket. Comme pour Anthony Zottola, Daniel Capaldo demanda à sortir de prison, effrayé d’attraper le coronavirus dans une prison connue pour des problèmes d’insalubrité. Souffrant d’asthme chronique et ayant des antécédents de pneumonie, Daniel Capaldo doit selon ses avocats, « sortir immédiatement de prison » afin de ne pas mettre sa vie en danger. Pour le juge fédéral qui statua ces derniers jours, la demande de Daniel Capaldo est valable et décida de le libérer sous caution, avec un confinement strict à domicile en attendant son procès qui n’a pas encore été programmé. Condamné en Juin dernier à un peu plus de six ans derrière les barreaux pour jeux illégaux et racket, le Capitaine de la famille Lucchese, Eugene Castelle, qui se trouvait dans la prison fédérale de Danbury dans l’État du Connecticut, a vu sa demande de libération approuvée par un juge fédéral de New-York, qui accepta, après avoir payé près de cinq cent mille dollars de caution, qu'Eugene Castelle soit confiné à domicile en attendant son procès en appel. Cette semaine, lors d’une audience de libération qui se déroula dans un tribunal de New-York, les avocats de la défense ont utilisé les mêmes arguments que d’autres mafieux, prétextant que l’épidémie de coronavirus pouvait poser un problème sur la santé d'Eugene Castelle, justifiant que leur client avait récemment été traité dans un hôpital voisin de la prison fédérale de Danbury, pour une pneumonie. 

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UNE LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO EST DÉSORMAIS POSSIBLE ?

29 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio
Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio

La défense de Frank Locascio, composée d’une ancienne juge fédérale, professeur de droit à Harward ainsi que trois de ses Associés, ont sorti l’artillerie lourde cette semaine, en envoyant à un tribunal fédéral de New-York, un dossier de plusieurs dizaines de pages prouvant l’innocence de Frank Locascio dans l’assassinat de l’ancien Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Nous arrivons actuellement à un tournant dans cette affaire et il est désormais plus que probable que le procès de Frank Locascio se rejoue dans la même cour fédérale qui le vit condamner vingt huit ans plus tôt. Il faut dire que la défense de Frank Locascio a entamé depuis plusieurs mois, une enquête poussée, détaillée et le rapport envoyé, composé de solides raisons juridiques, met à mal les arguments des procureurs fédéraux, qui avaient fait condamner Frank Locascio à la prison à perpétuité sans possible de libération conditionnelle. Maintenant l’objectif de la défense est simple, faire libérer dans les prochaines semaines Frank Locascio de la prison fédérale de Butner, lieu ou il est actuellement incarcéré, dans une section médicale. Utilisant de nouvelles preuves, provenant de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’équipe de la défense démontre que Frank Locascio n’a jamais approuvé, de près ou de loin, l’assassinat de Louis DiBono. Louis DiBono appartenait à l’équipe de Pasquale Conte, un Capitaine influent de la famille Gambino qui siégeait au conseil d’administration de la Key Food Cooperative, une chaine de supermarchés indépendants. Impliqué dans la construction, Louis DiBono possédait l’une des plus grosses firmes de maçonnerie de la ville et avec l’aide des syndicats, négociait les plus gros chantiers de New-York. Gagnant des centaines de milliers de dollars, Louis DiBono fut rapidement en conflit ouvert avec Salvatore Gravano, qui gérait lui une entreprise de construction, la Ace Partitions, ce dernier accusant Louis DiBono de voler la famille Gambino. Paul Castellano effectuait la plupart de ses réunions à son domicile et un soir, Salvatore Gravano fut convoqué pour répondre aux accusations de Louis DiBono qui avait déclaré à son Capitaine, Pasquale Conte, que Salvatore Gravano l’avait menacé de mort. La réunion fut mouvementée et pour éviter un bain de sang, Paul Castellano négocia une solution pacifique et la situation fut ainsi résolue. Sous le règne de John Gotti, les choses évoluèrent, Salvatore Gravano prit du galon et Louis DiBono continua ses petits trafics en tout genre, comme avant, sauf que John Gotti

Louis DiBono
Louis DiBono

n’avait pas le même tempérament que Paul Castellano. Après plusieurs convocations où Louis DiBono refusa de venir afin de rendre des comptes au Parrain de la famille Gambino, un contrat fut mis sur sa tête. Pendant le procès de John Gotti et Frank Locascio, aucun enregistrement démontra formellement l’implication de Frank Locascio dans l’assassinat de Louis DiBono, au contraire. Au contraire, celui-ci essaya de dissuader John Gotti de lancer un contrat, prétextant que Louis DiBono était prêt à donner une certaine somme d’argent au Parrain de la famille Gambino pour résoudre ce conflit. Selon les avocats, il n’y a désormais plus « d’obstacles juridiques ou techniques, que les procureurs peuvent utiliser pour maintenir Frank Locascio en détention. La carte maitresse de la défense reste sans nul doute le témoignage de Salvatore Gravano, qui déclara dans une récente interview donnée à un média Américain, que lors du procès pour meurtre de John Gotti et Frank Locascio en 1992, il était prêt à témoigner à la barre que Frank Locascio était innocent dans l’assassinat de Louis DiBono, mais les procureurs fédéraux l’en auraient dissuadé : « J’ai dis au gouvernement que je voulait témoigner sur ce sujet, mais ils m’ont arrêté et m’ont de demandé de répondre seulement à leurs questions » déclara Salvatore Gravano. Pendant des années, la défense a essayé à plusieurs reprises de faire parler Salvatore Gravano sur ce sujet, sans succès. En 2002, Frank Locascio demanda à ses avocats de contacter l’avocat de Sammy The Bull. A cette époque, l’ancien Underboss de la famille Gambino était accusé d’un meurtre dans le New-Jersey, des charges qui furent abandonnées par la suite, mais l’avocat de Salvatore Gravano était retissant et refusa que son client puisse parler avec quiconque travaillant pour le compte de Frank Locascio. Le comportement de l’avocat de Salvatore Gravano était compréhensible. A cette époque, Salvatore Gravano était toujours dans le programme de protection des témoins et selon Sammy the Bull, si un membre de la famille Gambino l’avait approché, il lui aurait sans nul doute « tiré dessus » déclara t'il.

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EN PLEINE PÉRIODE DE CORONAVIRUS UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE DEMANDE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE

20 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

John Tortora
John Tortora

Inculpé de jeux illégaux, mais aussi pour le meurtre d’un Associé en 1997, le Soldat de la famille Genovese John « Johnny T » Tortora est actuellement incarcéré sans caution possible au Métropolitan Center de New-York. L’emprisonnement ne dérange pas forcément John Tortora, qui par le passé a passé quelques années derrière les barreaux, mais une chose chagrine au plus haut point le Soldat de la famille Genovese, la vétusté du Métropolitan Center, surtout en pleine période Coronavirus. Désormais âgé de soixante et un ans, John Tortora a une peur bleue d’être contaminé par ce virus, en pleine période d’expansion aux Etats-Unis, qui compte désormais plus de quatre mille personnes infectés. Par le biais de ses avocats, John Tortora sollicita alors un juge fédéral de la cour fédéral de Manhattan, afin qu’il examine et fixe une nouvelle audience de libération sous caution. Pour ses avocats, il est évident que John Tortora, en cette période, ne peut continuer à être incarcéré. Souffrant de diverses maladies, dont le diabète, l’asthme et de problèmes cardiaque, John Tortora en fait une personne à risque s’il était atteint du COVID-19 et pour ses raisons, ce dernier demande un confinement à domicile avant de recevoir son verdict en Juin prochain. Car se sentant menacer pour un procès pour meurtre, qui pourrait lui être défavorable au vue de son pédigrée criminel, John Tortora accepta un accord de plaidoyer, qui prévoit une peine maximale de sept années de prison pour jeux illégaux et obstruction. Cet accord, signé entre John Tortora et les procureurs fédéraux, ne parle en aucun cas du meurtre de Richard Ortiz, dont le gouvernement fédéral cible le Soldat de la famille Genovese comme le principal suspect, mais depuis son arrestation en 2018, les choses ont évolué. En effet, l’enquête se révéla difficile et malgré une arrestation en grande pompe, les procureurs fédéraux ne sont plus optimistes sur une éventuelle condamnation. Manque de preuve ? ou des témoins défaillants ? nous ne savons pas exactement ce qui pousse le gouvernement fédéral à s’écarter de cette inculpation, sans pour autant annuler toutes les charges, John Tortora est toujours susceptible d’être confronté à un procès pour meurtre, même si celui-ci clame son innocence depuis son arrestation. Mais dans l’immédiat et pour les avocats de John Tortora, la santé de leur client est en jeu. Face à cette pression, la direction du Métropolitan Center confina John Tortora à l’isolement, afin de lui apporter les soins les plus appropriés, mais aussi pour éviter le moindre contact avec les autres détenus, mais pour les avocats de la défense cela n’est pas suffisant. Jugeant sur le fait, que des rapports médicaux stipulent que les « adultes de plus de soixante ans et les personnes souffrant de maladies chroniques » ont un « risque plus élevé » de mourir si ils contractaient le virus, les avocats jugent qu’une détention à domicile permettrait à leur client de pouvoir se mettre en quarantaine et si nécessaire, avoir accès à des soins médicaux plus appropriés. Pour les procureurs, une libération anticipée au vue du contexte actuel de John Tortora, ne devrait pas poser de problème, tout en stipulant que ce dernier devra se soumettre à des conditions très strictes sur sa liberté surveillée, dont une surveillance électronique et une caution estimée à près de deux millions de dollars.

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UN ANCIEN REPENTI DE LA FAMILLE LUCCHESE INCARCÉRÉ POUR FRAUDE

8 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Frank Gioia Jr
Frank Gioia Jr

Frank Gioia Jr est né en 1967 dans le Little Italy de New-York, dans une famille ancrée dans la Cosa Nostra. Son grand-père et son père étaient tous les deux des membres impliqués dans le crime organisé et c’est tout naturellement que Frank Gioia Jr commença, dès l’âge de douze ans, à trainer dans les clubs sociaux appartenant à la famille Lucchese. Rapidement, Frank Gioia Jr se fit un nom dans la rue et dès l’âge de dix huit ans, commençait un peu à être le larbin des mafieux du coin, qu’ils utilisaient pour voler les commerçants, pour trafiquer de la drogue, ou encore d’utiliser Frank Gioia Jr comme homme de main pour le compte de la famille Lucchese. Car à cette époque, Frank Gioia Jr avait déjà une certaine réputation dans les rues de New-York et n'hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins. En 1985, il tira dans la jambe d’un videur d’une boite de nuit qui avait manqué de respect à un Associé de la Cosa Nostra. Allongé à terre, couvert de sang et devant une foule médusée, Frank Gioia Jr lui fourra l’arme dans la bouche comme dernier avertissement. Par la suite, Frank Gioia Jr se lança dans le trafic de stupéfiants à grande échelle, dans la vente de marijuana et d’héroïne, un commerce normalement interdit dans les règles de la Cosa Nostra, mais dont les familles New-Yorkaise acceptaient les millions de dollars de bénéfice qu’engendrait ce trafic, en fermant les yeux sur leur origine. En Octobre 1991, à l’âge de vingt et un an, Frank Gioia Jr se fit introniser dans la famille Lucchese, parrainait par le Capitaine George Zappola, sept ans plus vieux, mais qui était déjà une personnalité dans la famille, il deviendra l’un de ses bras droits. Mais tout bascula en 1993 quand Frank Gioia Jr se fit arrêter pour trafic de drogue et risquait désormais une peine comprise entre vingt sept et trente trois ans derrière les barreaux. Le Soldat de la famille Luchesse ruminait. Sa femme venait de donner naissance à son premier enfant et Frank Gioia Jr remis en question son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Rapidement, il prit une décision et contacta le gouvernement fédéral pour leur donner des informations sur la famille Lucchese. Deux années plus tard, il signera un accord de coopération et après avoir témoigné contre plusieurs membres de la Cosa Nostra, intégrera, au début des années 2000, le programme de protection des témoins avec son père, sa mère, sa sœur et son beau frère, toute la famille, sauf sa femme, dont il avait appris qu’elle l’avait enregistré à différentes reprises en prison, afin de donner des informations aux mafieux de la famille Lucchese. Installé à Phoenix dans l’État de l’Arizona, Frank Gioia Jr qui se fit désormais appeler Frank Capri, se lança dans l’immobilier et comme un investisseur dans la restauration. Pendant des années et avec l’aide de sa famille recomposée, Frank Gioia Jr aurait eu l’intention d’entreprendre la construction de plusieurs restaurants, avec une implantation possible dans près de cinquante villes des Etats-Unis. Pour concrétiser son projet, Frank Gioia Jr s’était associé avec la chaine de restaurants I Love This Bar and Grill de Toby Keith, dont l’entreprise de Frank Gioia Jr, la Boomtown Entertainment, avait promis l’implantation de vingt nouveaux restaurants, mais au final, Frank Gioia Jr n’aura ouvert que deux restaurants, tout en récupérant la modique somme de soixante quatre millions de dollars venant de plusieurs investisseurs. Pour le gouvernement fédéral, c’est une escroquerie à grande échelle qu’a orchestré Frank Gioia Jr avec l’aide de sa famille et en particulier de sa mère, très impliquée dans cette affaire. Actuellement âgé de cinquante deux ans, Frank Gioia Jr fut inculpé et incarcéré et avec la possibilité, une nouvelle fois, de terminer sa vie derrière les barreaux. Mais désormais Frank Gioia Jr est seul et n’a plus la possibilité de pouvoir collaborer avec les autorités en dénonçant ses collègues mafieux, à moins qu’il veuille donner des informations sur sa propre mère, accusé quant-à elle de fraude et de blanchiment d’argent. Pour les procureurs fédéraux, la famille Gioia avait tout prévu, pour siphonner l’argent de personnes crédules, qui avaient investi des millions de dollars, tout en mettant en péril leur propre chaine de restaurants et plusieurs milliers d’emplois. Toujours selon les procureurs fédéraux, Frank Gioi Jr n’aurait jamais eu de compte bancaire à son nom, mais aurait utilisé ou bénéficié de près de cent comptes différents, qui lui aurait permis de placer son argent à l’abri des regards indiscrets. Pendant ses années dans le programme de protection des témoins, Frank Gioia Jr vivait un peu la Dolce Vita avec sa nouvelle compagne et sa famille. Malgré le fait qu’il conduisait une vieille Lexus, appartenant à sa mère, une façace, Frank Gioia Jr possédait des véhicules de luxe, comme des Ferrari, une Rolls Royce ou encore une Cadillac Escalade. Investissant son argent dans les œuvres d’art ou des bijoux, le gouvernement fédéral déclara que la sœur de Frank Gioia Jr,  qui n’est pas inculpée dans cette affaire, aurait gardé une partie des diamants, en réserve, afin que son frère puisse y accéder plus tard, en cas de problème. De plus, l’ancien Soldat de la famille Lucchese aurait utilisé aussi les millions de dollars investis dans son projet bidon, pour se faire construire des propriétés à Chicago ou encore dans l'État de la Californie. Actuellement incarcéré, Frank Gioia Jr essaye par tous les moyens possibles, de sortir sous caution, des demandes qui ont pour l’instant ont toutes été rejetées, car le gouvernement fédéral est persuadé, que Frank Gioia Jr profiterait de cette occasion pour se volatiliser une nouvelle fois, dans un autre État Américain.

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JOHN FRANZESE : LA COSA NOSTRA AVANT TOUTE CHOSE - PARTIE 2

7 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Franzese
Michael Franzese

Quand vous rentrez dans la Cosa Nostra, c’est pour la vie. Le serment d’allégeance à la Cosa Nostra passe avant toute chose, avant ta propre famille, avant tes amis, avant Dieu. En acceptant de venir un Soldat dans la famille Profaci, John Franzese connaissait les conséquences et les répercutions que pouvaient avoir sa vie dans la mafia sur sa vie de famille. John Franzese, de part sa personnalité, en était conscient et demanda à ses fils de s’éloigner de cette vie, faite de trahison et d’embuches. Né le 27 Mai 1951 à Brooklyn, Michael Franzese est le premier fils de John Franzese. Dès sa jeunesse, Michael Franzese a tout de suite compris que son père effectuait un « travail » qui ne rentrait pas dans les cadres réglementaires. Pourtant et malgré certains souvenirs d’enfance qui resteront à jamais marqués dans sa mémoire, Michael Franzese vouait un culte à son père et méprisait les policiers qui tournaient autour de la maison familiale à longueur de journée. Malgré une certaine attirance pour la vie qu’entretenait son père, Michael Franzese ne dérogea pas les règles établies par sa famille et suivit alors un parcours scolaire classique et termina ses études secondaires sans réelle motivation. Pour faire plaisir à son père, qui le voyait dans le futur comme un médecin réputé, Michael Franzese s’inscrivit à l’université d’Hofstra dans le Long-Island pour y suivre des cours de médecine, avant d’arrêter deux années plus tard. A cette époque, John Franzese était incarcéré après avoir été condamné à une peine maximale de cinquante années de prison pour diverses charges fédérales. Michael Franzese était inquiet de cette situation et n’avait qu’une préoccupation en tête, aider son père et sa famille. Celui-ci lui rendait visite régulièrement, alors incarcéré, afin de lui parler de ses problèmes quotidiens, de son envie d’arrêter les études, de changer radicalement de vie et de suivre les traces de son père dans la Cosa Nostra. Au début, face à l’attitude de son fils, John Franzese s’énerva, lui déclarant qu’il devait continuer ses études et qu’il ne devait pas se mêler de ses affaires, puis face à

Joseph Colombo
Joseph Colombo

l’insistance de Michael, John Franzese accepta, tout en imposant ses conditions : « Tu veux choisir cette vie ? D’accord, mais si tu veux être un gangster, je veux tu le fasses bien », puis avant de partir il lui déclara qu’une personne prendrait contact avec lui. Nous étions en 1971 et la famille Colombo qui était gérée par Joseph Colombo vivait une époque assez trouble. Adepte des rassemblements de foule, le Parrain avait crée la Ligue de Défense des Droits Civique des Italos Américains, une surexposition qui agaçait fortement les membres de la Commission. Lors d’un rassemblement de foule au Columbus Circle, en Juin 1971, Joseph Colombo se fit tirer dessus par un Afro-Américain, Jérôme Johnson, qui sera par la suite descendu par ses gardes du corps. Le Parrain de la famille Colombo survécut miraculeusement, mais gravement touché, il restera invalide jusqu'à la fin de sa vie, avec l’impossibilité de pourvoir continuer à gérer les affaires familiales. Le jour de cette tentative de meurtre, Michael Franzese était présent pour distribuer des tracts à une foule, qui s’était déplacée très largement afin d'écouter le Parrain de la famille Colombo et il comprit que cette vie, qu’il avait toujours voulu, allait le changer à jamais. Peu de temps après, Michael Franzese reçut un appel d’un Soldat de la famille Colombo, qui l’amena au club social de Thomas DiBella. Après le retrait de Joseph Colombo, la Commission regroupant certaines familles de la Cosa Nostra, demanda à Thomas DiBella de gérer les affaires courantes. Michael Franzese connaissait Thomas DiBella, c’était un ami de son père et en arrivant sur les lieux du rendez-vous, celui-ci lui fit un topo des règles à respecter au sein de la Cosa Nostra et lui déclara que désormais, il allait être sous la tutelle du Capitaine, Andrew « Andy Mush » Russo. En tant qu’Associé, Michael Franzese ne gagnait pas beaucoup d’argent, et ses journées consistaient à faire acte

John Franzese et Michael Franzese
John Franzese et Michael Franzese

de présence dans divers clubs sociaux détenus par la famille Colombo. A l’intérieur, les gangsters, entre deux parties de cartes, parlaient des prochains « coups à faire », des astuces pour gagner de l’argent, Michael Franzese écoutait attentivement les moindres conseils et essayait de s’imprégner de cette nouvelle vie. Mais être le fils de John Franzese avait aussi certains avantages et régulièrement, Michael Franzese accompagnait Thomas DiBella et Andrew Russo dans leur véhicule, assis à l’arrière, il emmagasinait beaucoup d’informations qui lui serviront par la suite. Quatre ans plus tard, en 1975, Michael Franzese reçu un appel d’Andrew Russo lui demandant de se présenter dans une maison près de Caroll Street, toujours à Brooklyn, avec obligation de bien s’habiller. Une fois sur place, Michael Franzese entra dans une salle sombre où seulement quelques bougies éclairaient la pièce. Face à lui, se trouvait Thomas DiBella, qui était devenu l’Acting Boss de Carmine Persico, le nouveau Parrain de la famille Colombo, entouré de tous les Capitaines de cette organisation. L’initiation commença et Andrew Russo lui pris la main afin de lui entailler le doigt. Le sang coula alors sur une image pieuse et Michael Franzese commença à réciter le rite d’initiation à la Cosa Nostra, il venait de devenir un Soldat de la famille Colombo.

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JOHN FRANZESE : LA COSA NOSTRA AVANT TOUTE CHOSE - PARTIE 1

28 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

John Franzese
John Franzese

Issu d’une fratrie de dix neuf frères et sœurs, c’est lors d’une visite de ses parents sur la terre de leurs ancêtres, que John Franzese naquit le 06 Février 1917 à Naples. De l’Italie, John Franzese restera en tout et pour tout que six mois, avant de retourner aux Etats-Unis, dans le quartier où habitait ses parents, à Greenpoint, un quartier multi-ethnique de Brooklyn où son père Carmine, tenait une petite boulangerie. De l’extérieur, on aurait pu penser que ce dernier était à un employé modèle, qui essayait tant bien que mal de nourrir sa grande famille dans un quartier malfamé. Mais malgré cette façade, Carmine Franzese, qui était aussi connu sous le nom de Tuttie The Lion, travaillait déjà pour la pègre, pour les Profaci, où le four de sa boulangerie servait plutôt pour les individus récalcitrants que pour cuir du pain. C’est dans cet environnement, dans un quartier gangréné par la mafia, que John Franzese fit ses premiers pas dans la criminalité. Travaillant de temps en temps dans la boulangerie familiale, John Franzese se fit arrêter pour la première fois en 1938 pour voie de fait, avant de s’enrôler dans l’armée en 1942. Son passage dans l’armée Américaine fut de courte durée. Jugé instable psychologiquement, dangereux et ayant des tendances aux meurtre, ses supérieurs déclareront que John Franzese passait plus de temps à vouloir apprendre des techniques de combat permettant de « tuer » un ennemi, que d’effectuer des tâches ménagères dans la caserne. De retour ans les rues de Brooklyn, John Franzese se mêla alors aux gangsters de son quartier, aux membres de la famille Profaci, la future famille Colombo, l’une des cinq familles de la Cosa Nostra implantées à New-York. Reconnu pour son tempérament sulfureux, John Franzese était un bagarreur robuste, très apprécié des mafieux qu'ils utilisaient pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Très rapidement, Sonny, comme il était surnommé dans le quartier, se fit vite un nom. Impliqué dans le racket et l’extorsion, John Franzese, qui était aussi un visiteur régulier de la célèbre boite de

nuit New-Yorkaise, le Copacabana, profitait désormais de ses relations avec le show-business et les membres de la Cosa Nostra afin étendre ses opérations dans

John Franzese à la sortie d'un tribunal
John Franzese à la sortie d'un tribunal

d'autres quartiers de New-York, mais aussi dans l'État voisin, le New-Jersey. De part sa personnalité et sa faculté à gagner de l’argent, il fut une évidence pour la famille Profaci de l’intégrer dans ses rangs, nous étions alors en 1950 et John Franzese prêta ainsi serment d’allégeance à la Cosa Nostra, il devint alors un Soldat dans l’équipe du Capitaine de Sebastian « Buster » Aloi. Après le décès de Joseph Profaci en 1962, c’est Joseph Magliocco qui pris le relais en tant que Parrain, mais seulement pour une année, avant qu’il soit remplacé de force, sur décision de la Commission, par Joseph Colombo. Sous Joseph Colombo, John Franzese prit rapidement du galon. De Capitaine gérant une équipe d’une dizaine de Soldats, il sera nommé nouvel Underboss de la famille Colombo. Selon les autorités fédérales, John Franzese effectuait une avancée fulgurante dans les rangs de la Cosa Nostra et rapportait près de un à deux millions de dollars par semaine à la famille Colombo. En plus de ses activités au sein de la Cosa Nostra, John Franzese continuait à entretenir de très bonnes relations avec des chanteurs et autres vedettes de cinéma. Passionné de boxe, il fréquentait fréquemment des personnalités comme Rocky Graziano ou encore Jake LaMotta, mais aussi de la musique, en organisant des soirées avec les membres de The Rat Pack, Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr. Passant la plupart de ses soirées au Russian Tea Room, un restaurant Art Deco situé dans le quartier de Manhattan, John Franzese fit connaissance avec des producteurs de film, ce qui le mènera à participer financièrement au film pornographique Deep Throat en 1972, ou sur un film de la Cosa Nostra, un nanar, This Thing Of Ours, réalisé par Danny Provenzano, neveu de l’ancien Capitaine de la famille Genovese, Anthony « Tony Pro » Provenzano. John Franzese était aussi un actionnaire secret dans le fameux label de musique Américain, Buddah Reccords. Malgré une grosse réputation de tueurs à gage, la première inculpation fédérale de John Franzese interviendra qu’en 1966, quand il sera inculpé d’avoir organisé quatre vols de banque à l’échelle nationale, mais aussi d’avoir ordonné le meurtre d’un informateur présumé du

John Franzese lors de son dernier procès
John Franzese lors de son dernier procès

gouvernement, Ernest Rupolo. Au final, John Franzese sera acquitté de meurtre, mais condamné à une peine d’une durée indéterminée pouvant aller au maximum jusqu’à cinquante ans de prison, une peine qui ne déstabilisera en aucun cas le mafieux et même sa femme présente lors de ce procès : « Cet homme, il peut aller en prison pendant cent ans la tête haute » déclara t'elleJohn Franzese sera pour la première fois libéré en conditionnelle en 1978, mais enchainera pendant les trente prochaines années des allers et retours dans divers pénitenciers fédéraux pour des violations de conditionnelle. John Franzese ne respectait aucune règle venant du gouvernement fédéral et quand la justice Américaine demanda à John Franzese de tourner définitivement la page de la Cosa Nostra et d’arrêter de côtoyer des criminels, John Franzese faisait tout le contraire et à chaque libération anticipée, retournait dans les rues de New-York pour continuer à travailler avec les Colombo. De part son incarcération, son statut au sein de la famille Colombo évolua. Après la tentative de meurtre sur Joseph Colombo, John Franzese fut rétrogradé au rang de Capitaine, avant de redevenir Underboss au milieu des années 2000, après la condamnation à perpétuité de John « Jackie » DeRoss. En 2008, il sera de nouveau inculpé de racket, de vol, d’extorsion, de prêts usuraires et de trafic de stupéfiants. Selon le gouvernement fédéral, John Franzese, qui était alors âgé de quatre vingt onze ans, essayait d’extorquer des boites de strip-tease de Manhattan et a été enregistré à différentes reprises en train de donner des conseils à des membres de la famille Colombo sur la façon de se débarrasser d’un corps : « Aujourd'hui, vous ne pouvez plus laisser un corps dans la rue quand vous exécutez un contrat ». Pour John Franzese assassiner un individu faisait parti du boulot, selon le gouvernement fédéral, il aurait été impliqué dans plus de cinquante assassinats sans jamais être condamné : « J'ai tué beaucoup de gars et je parle pas de cinq, six ou dix personnes. Aujourd'hui, il vaut mieux perdre une demi-heure de son temps, voire une heure, pour se débarrasser d'un corps proprement »En 2011, après un procès de plusieurs semaines, où son fils John Franzese Jr, toxicomane de surcroit, est venu témoigner à la barre des témoins contre son père, John Franzese sera condamné à huit ans de prison, une dernière condamnation qu’il acceptera sans broncher, après avoir passé la moitié de son temps endormi pendant les audiences. Libéré en Juin 2017, il passera les deux dernières années entouré de sa famille, en homme libre.

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JOHN FRANZESE ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE COLOMBO VIENT DE DÉCÉDER

24 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

John Franzese
John Franzese

John « Sonny » Franzese, ancien Underboss de la famille Colombo est décédé de causes naturelles, il avait 103 ans. Hospitalisé dans une maison de soins au Nord de New-York, John Franzese aura marqué sans nul doute l'histoire de la Cosa Nostra aux États-Unis. Avant la publication d'un article plus détaillé sur sa vie, je vous propose un article publié en Avril dernier, ou à l'âge de 102, John Franzese, qui aura passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, racontait à sa façon, sa vie dans la Cosa Nostra.

« Un jour, je croise un agent du FBI dans la rue et il me dit : « Tu sais nous pouvons détruire la mafia. Nous avons eu par le passé Joe Valachi et si tu veux, tu peux être la personne qui pourra détruire pour de bon cette organisation criminelle. Viens nous aider ». Je lui ai dis d’aller se faire foutre ». Voilà comment raisonne John « Sonny » Franzese, considéré auparavant comme un membre haut placé de la famille Colombo. John Franzese aura passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, plus de cinquante ans dans diverses prisons fédérales aux quatre coins des Etats-Unis, mais l’incarcération ne l’aura pas du tout changé, bien au contraire, elle aura renforcé sa haine envers le gouvernement fédéral et quand à quatre vingt treize ans ans, il est condamné à près de huit années de prison pour avoir extorqué des boites de stripteases à Manhattan, John Franzese ne négocia aucun accord et s’en alla en prison les pieds devant, respectant à la lettre son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Le FBI et les procureurs fédéraux étaient persuadés que cette énième incarcération allait être le dernier clou planté dans son cercueil, que John Franzese après une vie entière consacré au crime organisé, allait mourir en prison. Mais en 2017, à l’âge de cent ans, John Franzese sorti du pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts,  fébrile certes, mais avec toute sa tête. Vivant désormais dans une maison de retraite, John Franzese semble avoir tourné définitivement la page de la famille Colombo, mais parle désormais plus facilement de ses années dans le crime organisé. Pendant près de quatre vingt ans, John Franzese a respecté à la règle de la devise citée dans le film de Martin Scorsese, Goodfellas : « Never rat on your friends, and always keep your mouth shut » et pourtant à chaque arrestation, la police de New-York ou les agents du FBI, lui ont toujours proposé de collaborer avec les autorités : « A chaque fois c’était la même chose.  Je ne pourrais jamais abandonner un ami car je devais aller en prison » déclara t’il. John Franzese se vante aussi que personne dans l’histoire n’avait jamais aussi souffert que lui : « Jésus aussi a souffert, et il n’a rien dit sur personne ». Tout ce temps passé en prison à forgé le respect de John Franzese, qui devint au fil des années l’un des membres les plus influents de la famille Colombo. Son engagement envers la Cosa Nostra était si ferme, qu’il était prêt à lancer des contrats contre ses deux fils, Michael, ancien Capitaine de la famille Colombo et John Jr. Le premier gagnait des centaines de millions de dollars, après avoir monté une arnaque sur les taxes appliquées aux livraisons d’essence dans les stations-services de New-York. Après plusieurs années passées en prison, Michael Franzese décidera de quitter la famille Colombo et curieusement, ne sera jamais inquiété par la suite par les Colombo. John Franzese Jr quant-à lui, n’a jamais été intronisé dans la famille Colombo. Toxicomane notoire, John Franzese Jr était jugé trop

instable pour interférer dans les affaires de la famille, mais il profita de son statut de « fils de », pour soutirer et enregistrer des informations à son père et par la suite, collaborer avec les autorités. Lors du dernier procès de John Franzese, il viendra à la barre, témoigner contre son père. Sa présence dans ce tribunal était selon lui pour essayer de faire comprendre à ce dernier que sa vie dans la Cosa Nostra lui avait gâché sa vie. Un témoignage que John Franzese n’écouta même pas, dormant profondément depuis le début de son procès. Dernièrement John Franzese reviendra sur la décision de collaborer avec les autorités fédérales : « Je ne sais pas ce qui est lui est arrivé. Peut-être que les médicaments ont chamboulé son cerveau. Ça m’a vraiment bisé le cœur. Pour moi, c’était vraiment la dernière personne à pouvoir faire ce genre de chose ». John Franzese ne regrette en rien son passé criminel et déclara, malgré ses années d’incarcération, en avoir bien profité : « Ce que nous avons fait à New-York c’était incroyable. Je connaissais tout le monde, même les plus grandes stars. Vous savez, au lieu de me demander si je connaissais les membres du Rat Pack, vous auriez du me poser le question dans l’autre sens : Frank Sinatra connaissait-il John Franzese ? ». Lors de son dernier procès, les procureurs fédéraux avaient dévoilé des enregistrements, ou on entendait clairement John Franzese se vantait d’avoir tué « beaucoup de gars ». John Franzese n'a jamais tellement nié sa participation et insiste sur le fait qu’il n’a jamais fait de mal à une personne innocente. Fustigeant les procureurs et les juges qui l’ont envoyé plusieurs fois en prison, il finira par déclarer : « Je les rencontrerai en enfer ».

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SALVATORE GRAVANO PRÊT À VENIR TÉMOIGNER DANS LE NOUVEAU PROCÈS DE FRANK LOCASCIO ?

23 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et John Gotti
Frank Locascio et John Gotti

Près de vingt-huit ans après avoir témoigné contre l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano sera bien de retour à la barre des témoins, non pas pour faire condamner un membre de la Cosa Nostra, mais pour essayer de faire sortir de prison, son ancien Associé en affaire, Frank Locascio. Depuis des années, l’ancien Consiglere de la famille Gambino essaye par tous les moyens de sortir de prison. Le motif ? Frank Locascio ne nie pas avoir commis des délits pendant sa longue carrière criminelle, mais il n’admet pas que la justice Américaine ait pu le condamner pour un meurtre qu’il n’a pas éxécuter, celui de Louis DiBono. Dernièrement, les choses se sont rapidement accélérées depuis que Frank Locascio et son avocate, une ancienne juge fédérale et professeur de droit à Harward, ont multiplié les requêtes pour prouver l’innocence de Frank Locascio dans cet assassinat. L’avocate de l’ancien Consigliere de la famille Gambino, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de disculper son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américians, en déclarant que Frank Locascio avait essayé de de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono. Car en réalité, la condamnation de Frank Locascio sur ce meurtre, ne tient que par sa position hiérarchique au sein de la famille Gambino au moment des faits. En effet, lors de son procès en 1992, les procureurs fédéraux n’avaient pas montré preuves sur l’implication réelle de Frank Locascio sur l’assassinat de Louis DiBono et se sont tenus à dire que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, avait approuvé le contrat voulu par John Gotti, une stratégie de défense que les procureurs fédéraux continuent toujours à maintenir. L’avocate de

Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio
Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio

la défense sait pertinemment que cette tactique de défense, de nos jours, ne tiendrait plus une seule seconde devant un grand jury. Finalement, une cour d’appel fédéral accepta la requête apportée par la défense et serait finalement prêt à rejuger Frank Locascio sur ce crime. Après des années de procédure, cette décision sonne comme une victoire et une immense avancée pour le clan Locascio, qui a déjà prévu de faire revenir à la barre des témoins, Salvatore Gravano, celui qui aura ébranlé la famille Gambino au début des années 1990 et qui serait désormais prêt à sauver l’un des leurs de la prison. Car malgré la personnalité de Salvatore Gravano, ancien repenti, condamné pour trafic de drogue alors qu’il était dans le programme de protection des témoins, son témoignage peut s’avérer déterminent lors des prochaines plaidoiries. Selon Salvatore Gravano, Frank Locascio « n’a joué aucun rôle dans la planification de ce meurtre », déclarant même que le comportement de Frank Locascio sur le cas DiBono avait incité John Gotti à le rétrograder, le faisant passer du statut d'Underboss à celui de Consigliere. Alors aujourd’hui, le gouvernement fédéral est-il prêt à revoir Salvatore Gravano à la barre des témoins, pour parler d’un meurtre vieux de plus de 30 ans ?, pas si sûr. Le témoignage de Salvatore Gravano va surement être à charge contre le gouvernement fédéral et ce dernier va surement appuyer sur les petites cachoteries gardées précieusement par les procureurs fédéraux lors du dernier procès. En effet, quand Salvatore Gravano décida, au début des années 1990, de coopérer avec les fédéraux, il avait déjà certifié que Frank Locascio n'était pas impliqué dans l'assassinat de Louis DiBono, mais à cette époque, les procureurs fédéraux n'en n'avaient pas parlé pendant le procès, pour éviter que Frank Locascio soit acquitté de cette charge fédérale. Alors quelle va être la stratégie du gouvernement fédéral sur ce dossier épineux ? Affaire à suivre.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DANS LA LIGNE DE MIRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

22 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et Andrew Campos
Frank Locascio et Andrew Campos

Les procureurs et les agents fédéraux en tête, n’ont actuellement qu’un seul objectif en vue, que le Capitaine de la famille Gambino, Andrew Campos, retourne en prison. Inculpé en Décembre dernier dans une enquête, qui aura duré plusieurs années, Andrew Campos avait été, lors de sa première comparution dans un tribunal, incarcéré sans caution possible. A l’audience, les procureurs avaient appuyé sur le fait, qu’en plus d’avoir des ramifications dans tout New-York, Andrew Campos n’hésitait pas une seule seconde à faire appel à certains de ses Associés afin d’utiliser la violence à son avantage. Dans cette affaire, Andrew Campos est considéré par les autorités comme l’inculpé numéro 1, qui pendant des années et avec l’aide de John Simonlacaj, un cadre de la société CWC Contrating Corpexploita des chantiers de construction au profit de la famille Gambino, lui apportant plusieurs millions de dollars de revenus. Avec le refus d’une libération sous caution, les procureurs fédéraux pensaient avoir fait le plus dur, surtout qu’Andrew Campos, à la grande satisfaction du gouvernement fédéral, allait passer les fêtes de Noël derrière les barreaux, un événement important pour les familles de la Cosa Nostra, ou les repas entre Associés, se couplent avec les enveloppes remplies de billets. Mais la défense contre-attaqua rapidement, et le 26 Décembre, à la grande surprise, Andrew Campos sera finalement libéré, après avoir accepté de mettre près de 4,5 millions de dollars sur la table, de l’argent provenant essentiellement de plusieurs hypothèques. Face au tollé suscité par sa libération, le juge fédéral essaya tant bien que mal de se justifier, en déclarant qu’Andrew Campos sera détenu à domicile, avec l’interdiction de passer le moindre appel, même à son père, George Campos, Soldat dans la famille Gambino.  En début de mois, les avocats d’Andrew Campos déposèrent au juge une demande de sortie exceptionnelle, afin que ce dernier puisse emmener sa fille chez le médecin, une demande qui fut acceptée. En apprenant la nouvelle, les agents fédéraux ont essayé d’élaborer un plan, leur permettant d’appréhender Andrew Campos à la moindre infraction. Les fédéraux se sont alors rassemblés à des points stratégiques le long de la rue où se trouvait le cabinet médical, car les agents du FBI étaient persuadés qu’Andrew Campos allait profiter de ce petit moment de liberté pour communiquer avec des membres de la famille Gambino, et non pas d'une cabine téléphonique, mais grâce au portable de sa propre fille. Lors que sa libération sous caution fut acceptée, la fille d’Andrew Campos eu l’interdiction de donner son téléphone portable à son père, mais aussi de communiquer le code secret permettant son ouverture. Une fois installés dans la salle d’attente du cabinet médical, les fédéraux, appareils photos à la main, essayèrent de guetter le moindre mouvement suspect d’Andrew Campos, qui leur permettrait de le remettre derrière les barreaux. A un moment, alors que la fille d’Andrew Campos était avec le médecin, les fédéraux aperçurent le Capitaine de la famille Gambino, tête baissée, en train de fixer quelque chose. Pour les agents du FBI, c’était une évidence, Andrew Campos communiquait avec le téléphone portable de sa fille. Plusieurs photographies furent prises, mais les fédéraux n’étaient pas sûr de leur coup. A l’évidence, si Andrew Campos avait été pris en flagrant délit, ce dernier aurait été arrêté à l'intérieur de la salle d'attente, mais rien de tout ça se produisit, car les fédéraux avaient un doute. Finalement, alors qu’Andrew Campos était installé au volant de son véhicule avec sa fille, un agent du FBI essaya de bluffer et déclara au Capitaine de la famille Gambino l’avoir vu avec un téléphone portable, chose qu’Andrew Campos nia farouchement. L’agent en question en profita alors pour fouiller Andrew Campos, sa fille, ainsi que le véhicule, mais seul le téléphone portable de sa fille fut trouvé. Alors plutôt de demander un mandat de perquisition pour fouiller dans ce téléphone, les procureurs fédéraux remontèrent seulement une histoire rocambolesque au juge fédéral, sans pour autant fournir des preuves concrètes. Le juge fédéral, qui s'en voulait surement d'avoir mis une partie des procureurs à dos, accorda une nouvelle audience de libération afin d’approfondir cette histoire. Suite à cette décision, les avocats de la défense, visiblement très énervés, ont déclaré que lors de cette prochaine audience, ils allaient sortir l’artillerie lourde, en prétextant que leur client était harcelé par les fédéraux, mais aussi, qu’ils étaient prêts à faire témoigner la fille d’Andrew Campos. Deux jours plus tard, les procureurs fédéraux décidèrent de jeter l'éponge et annula leur demande de révocation de caution sur le Capitaine de la famille Gambino.

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APRÈS QUELQUES MOIS D'INCARCÉRATION PHIL NARDUCCI RETROUVE LA LIBERTÉ

16 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Phil Narducci
Phil Narducci

Après la sortie de Damion Canalichio, c’est une autre personnalité de la famille de Philadelphie, Phil Narducci, qui vient de sortir d’un pénitencier fédéral après avoir passé près de huit mois à l’ombre. Le système carcéral Américain, Phil Narducci le connaît très bien. Condamné au milieu des années 1980 à près de quarante années de prison pour meurtre, Phil Narducci fut libéré en 2012. Une fois libre, tout portait à croire que Phil Narducci allait retrouver les rues de Philadelphie et les rangs de la Cosa Nostra, fort de tout le respect accumulé pendant toutes ces années d’incarcération. Au début, Phil Narducci se fit discret, dans un sens c'était logique, étant encore en liberté surveillée, le gouvernement fédéral pensait que Phil Narducci végétait dans l'ombre le temps de pouvoir retrouver une liberté totale sur ses affaires. Mais au final et à la grande surprise des autorités fédérales, Phil Narducci changea complètement « d’orientation professionnelle » et devint un businessman, investissant dans plusieurs restaurants et boites de nuit, toujours à Philadelphie. Mais malgré le fait que Phil Narducci gagnait désormais sa vie légalement, des rumeurs circulaient à Philadelphie, comme quoi l’ancien homme fort de Nicodemo Scarfo, qui détesterait au plus haut point le Parrain actuel, Joseph Merlino, préparerait son retour avec l’aide de son équipe gérée par Joseph « Joe Punge » Pungitore. L’année dernière, Phil Narducci fut arrêté et inculpé d’extorsion. Selon les autorités fédérales, ce dernier aurait prêté à un individu, ayant des liens avec un groupe extrémiste du Moyen-Orient, près de 12 500 dollars. Le problème est que l’individu en question ne respectait pas tellement les versements hebdomadaires fixés par Phil Narducci et ne prenait pas tellement au sérieux les menaces à son encontre. Un soir, Phil Narducci demanda à cet individu de venir s’expliquer, d’homme à homme, dans l’un de ses bureaux. Rapidement, Phil Narducci s’énerva et le jeta contre le mur, puis fini par lui claquer la tête à plusieurs reprises,  contre le pare-brise d’un véhicule garé à l’extérieur. Deux jours plus tard, la victime donna à un Associé de Phil Narducci, Jimmy Gallo, la somme demandée, avec les intérêts. Le problème dans cette histoire, est qu’après s’être fait attaqué physiquement par Phil Narducci, la victime s’était précipitée dans les bureaux du FBI, qui l’ont très vite convaincu de porter un dispositif d’enregistrement. Le soir ou cet individu remit l’argent à Jimmy Gallo, il pu enregistrer l’Associé de Phil Narducci lui demandant « D’arrêter de jouer avec le feu », prétextant que Phil Narducci « était un tueur impliqué dans près de huit meurtres » : « Tu sais quand ce type (Phil Narducci) se présentera chez toi avec un putain de masque de ski, tu n’auras pas le temps de dire quelque chose, que tu seras déjà mort ». Rapidement arrêté, Phil Narducci accepta un accord de plaidoyer assez avantageux. En effet, ce dernier ne fut enregistré à aucune reprise et le relier à une affaire d'extorsion, malgré des enregistrements effectués avec succès sur Jimmy Gallo, aurait pu être compliqué à prouver pour les procureurs fédéraux. Après avoir passé cet accord et lors de sa première comparution devant un juge fédéral, Phil Narducci demanda à être incarcéré immédiatement, afin de pouvoir commencer à purger sa peine le plus rapidement possible et ainsi avoir une possibilité de pouvoir retourner au travail, dans l’un de ses restaurant au printemps prochain. A noter que le frère de Philip Narducci, Frank « Chickie » Narducci, un ancien Soldat de la famille de Philadelphie, est décédé de causes naturelles en Octobre dernier, il avait soixante six ans.

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