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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 2

11 Juillet 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Divers

Pasquale « Patty » Falcetti Sr
Pasquale « Patty » Falcetti Sr

Récemment, le Waterfront Commission Of New-York Harbor, a eu dans le collimateur un autre membre du ILA (International Longshoremen Association), Frank Ferrara qui aurait détourné près de 355 000 dollars pour le compte de qui ?, pour la famille Genovese. Pourtant l’ILA se défend que le crime organisé ne représente plus une menace pour les quais de New-York et du New-Jersey et parle même d'harcèlement de la part des autorités : « Aujourd’hui, les quais reposent sur des artisans et des dockers hautement qualifiés. Nous voulons simplement travailler, mais les polices de New-York et du New-Jersey inventent des délits fantaisistes, déclarant qu’on offre des emplois No-Show et par la même occasion traitent les travailleurs honnêtes comme des criminels » déclara l’un de leur porte-parole. Depuis des années, l’ILA demande à l’État du New-Jersey de faire supprimer le Waterfront Commission, arguant que cette commission entravait la négociation entre les différents syndicats du front de mer, mais un juge de Newark empêcha toute manœuvre de la part de cet État, stipulant qu’il était dans « l’intérêt public que la commission puisse poursuivre son travail d’enquête et de réglementation ». On retourne sur Frank Ferrara. Il s’avéra très rapidement que cet individu avait des liens très étroits avec un Capitaine de la famille Genovese Pasquale « Patty » Falcetti Sr, qui a déjà été accusé d’avoir extorqué les frais de pensions de plusieurs dockers avec l’aide de Andrew Gigante arrêté en Janvier dernier. Identifiés comme des membres de la Cosa Nostra, les membres de l’ILA ont pourtant eu l'interdiction de s’associer avec ce genre d’individus, mais Frank Ferrara entretenait une amitié depuis des années avec Andrew Gigante. Mais les preuves contre le docker étaient trop importantes, les agents du FBI avaient même réussi à intercepter plusieurs appels entre Frank Ferrara et Pasquale Falcetti Sr.  Pour défendre son client, l'avocat de Frank Ferrara à écrit au Waterfront Commission Of New-York Harbor, déclarant que son client n’avait jamais été accusé de commettre des actes répréhensibles depuis le début de sa carrière : « En près de quarante ans, Frank Ferrara n’a jamais détourné la moindre cargaison ». L’ancien chef de la criminalité dans le New-Jersey approuve totalement le travail effectué par la commission, justifiant que la plupart des extorsions orchestrées sur les docks de New-York et du New-Jersey étaient dûs à des associations mafieuses soigneusement bien placées. Pour ce denier le grand public ne prend pas conscience du problème car « il n’y a pas de corps dans les rues », donc aucun article dans les journaux. Pour le grand public, l’image de la Cosa Nostra restant insatiablement collée avec le meurtre, or cette organisation criminelle n'utilise pas le meurtre pour extorquer et racketter les docks par son influence envers les syndicats. Pour justifier ses propos, il se basa sur la dernière enquête effectuée par la Waterfront Commission, qui stipule qu’au moins quinze membres de la Cosa Nostra, venant de sept familles différentes étaient impliqués au jour le jour sur ces extorsions, sans compter toutes les connexions annexes : « Sur les docks, vous ne pouvez pas effectuer le moindre mouvement sans que le fils, la fille, le gendre, le neveu, le cousin ou le filleul d’un membre intronisé de la Cosa Nostra ne soit au courant de ce que vous faites » déclara t’il.

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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 1

8 Juillet 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Divers

Les Docks du New-Jersey
Les Docks du New-Jersey

Le Huck Finn sur Morris Avenue est un restaurant typique du New-Jersey, ou les habituelles omelettes et hamburgers partagent les salades à la grecque, les sandwichs au thon et bien sûr, le fameux meatlof. Mais ce restaurant avait aussi fait l’affiche en Octobre 2005, non pas pour sa très bonne cuisine, mais pour une découverte macabre. En effet à cette époque, une voiture de marque Acura, était stationnée depuis plusieurs semaines sur le parking du restaurant, sans avoir éveillé le moindre soupçon de la part des clients et des propriétaires. Mais au bout d’un moment, une odeur nauséabonde se dégagea du véhicule, la police qui arriva sur les lieux, découvrit alors le corps en décomposition d’un homme, celui de Lawrence Ricci, un Capitaine de la famille Genovese. Ce dernier était un habitué des lieux. Connu des autorités depuis des années, il contrôlait pour cette famille mafieuse, une partie des docks du New-Jersey. Membre influent et respecté, il utilisait, d’après les autorités fédérales, la section locale International Longshoremen Association pour perpétrer ses crimes. Ce syndicat est l’un des principaux représentant des dockers sur la côte Est des Etats-Unis et Lawrence Ricci profitait de son influence envers certains syndicalistes, pour détourner des centaines de milliers de dollars par mois pour le compte de

Lawrence Ricci
Lawrence Ricci

la famille Genovese. Mais en Février 2005, une enquête de plusieurs mois, permit aux procureurs fédéraux d’inculper Lawrence Ricci, qui se retrouva alors accusé de fraude et d’extorsion. Très rapidement, et comme cela arrive souvent dans les affaires liées à des membres de la Cosa Nostra, les procureurs fédéraux proposèrent des accords de plaidoyer aux différents accusés, une offre que Lawrence Ricci rejeta en bloc. Ce refus de vouloir plaider coupable, énerva profondément la hiérarchie de la famille Genovese, qui lui avait pourtant demandé expressément d’accepter cette offre avec les procureurs fédéraux, afin d’éviter d’incriminer par la suite d’autres mafieux. Suite à ce refus, le procès de Lawrence Ricci et de deux de ses Associés devaient se dérouler en Octobre 2015, mais ce dernier ne se présenta pas le jour de l'ouverture de son procès, il avait disparu depuis quelques jours sans laisser de trace. Le juge fédéral décidera d’émettre un mandat d’arrêt contre le Capitaine Genovese, sans savoir que Lawrence Ricci se trouvait dans le coffre d’une petite voiture Japonaise, une balle dans le crâne. Au final, les deux Associés impliqués avec Lawrence Ricci seront acquittés et personne ne sera inculpé de l’assassinat du Capitaine de la famille Genovese. Mais ce meurtre avait confirmé une nouvelle fois l’omniprésence de la Cosa Nostra dans cet État, surtout dans le port du New-Jersey. Plus d’une décennie après l’assassinat de Lawrence Ricci, rien n’a changé et le gouvernement fédéral est formel, la Cosa Nostra est encore bien présente dans les docks de New-York et du New-Jersey Depuis Janvier 2017, près de dix dockers ont été licenciés par le Waterfront Commission Of New-York Harbor, l’agence de réglementation. Dernièrement encore, un docker du New-Jersey, qui supervisait l’entretien des conteneurs frigorifiques a été licencié pour ses liens

Stephen DePiro
Stephen DePiro

présumés avec un autre Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patty » Falcetti Sr : « Les ports ont toujours été un cadre idéal pour le crime organisé et l’a toujours été. Il y a tellement d’argent impliqué dans ce domaine, que cela attire forcément toutes les convoitises » déclara un ancien agent fédéral. Après le meurtre de Lawrence Ricci, la direction de la famille Genovese le remplaça rapidement par Stephen « Beach » DePiro. Au regard de son casier judiciaire, aucun crime violent n’est à signalé, mais son influence sur les docks du New-Jersey est très importante et les agences fédérales en étaient bien conscientes, il fallait donc frapper au plus vite. En 2011, le Soldat de la famille Genovese a été accusé d’avoir utilisé l’intimidation et la violence pour contrôler une partie des docks du New-Jersey. De plus, le gouvernement fédéral stipula que Stephen DePiro recevait chaque année les « primes de Noël » que les dockers reversaient aux membres de la Cosa Notra pendant les fêtes. Stepfen DePiro ne fit pas la la même erreur que son prédécesseur, Lawrence Ricci et décidera de plaider coupable et sera condamné à près de trois ans et demi derrière les barreaux. Mais cette condamnation ne changea pas grand chose : « Vous espérez toujours que chaque condamnation apportera une amélioration, mais des personnes du calibre de Stephen DePiro ne partent pas aussi facilement » déclara ce même agent fédéral. Pour l’International Longshoremen Association, la Cosa Nostra n’a plus d’influence sur les docks de la côte Est, sauf que l’agence de règlementation continue d’intenter des poursuites contre des membres de ce syndicat. Et alors que la famille Genovese aurait encore une influence certaine sur ce syndicat, il s’est révélé récemment que certains dockers avaient des liens avec une autre famille, les Colombo.

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JOHN GOTTI JR - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE - PARTIE 2

7 Juillet 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Curtis Sliwa et John Gotti Jr
Curtis Sliwa et John Gotti Jr

John Gotti Jr a toujours prétendu avoir quitté la Cosa Nostra en 1998 : « J’ai plaidé coupable d’une accusation que j’aurais pu battre pendant un procès. J’ai payé des millions de dollars d’amende et je suis allé en prison pendant plusieurs années à condition que le gouvernement fédéral me laisse tranquille après ma libération. Au lieu de cela, ils m’ont de nouveau inculpé en 2004 et ont essayé de convaincre les jurés que j’étais encore un membre actif de la famille Gambino ». Cette fois-ci, John Gotti Jr était inculpé de plusieurs charges fédérales, dont une tentative de meurtre portée contre Curtis Sliwa, un activiste Américain, qui avait « osé » critiquer John Gotti, en le désignant « d’ennemi public numéro 1 », lors de son émission hebdomadaire sur sa chaine radio. Un soir à Manhattan, Curtis Sliwa prit un taxi pour rentrer plus rapidement chez lui. A l’intérieur du véhicule, un individu caché à l’arrière, se redressa et lui tira dessus à plusieurs reprises à bout portant, heureusement sans gravité. Atteint de plusieurs balles, Curtis Sliwa réussi à s’enfuir avant d’alerter la police. Pour le NYPD et les agences gouvernementale, ils ne faisant aucun doute que la famille Gambino était derrière cette tentative d’assassinat. Très rapidement, Michael Yannotti, un proche de John Gotti Jr, et Soldat chez les Gambino, fut pressenti comme l’éventuel tireur, mais sans preuve, les procureurs fédéraux ne pouvaient rien faire. Même situation lors du procès de John Gotti Jr. Il y avait sans nul doute de fort soupçon sur l'ancien Acting boss de la famille Gambino, mais les preuves une nouvelle fois manquaient et au final, les jurés n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. John Alite était un Associé de la famille Gambino et l’un des meilleurs amis de John Gotti Jr. Très

John Alite
John Alite

actif dans les activités criminelles et officiant par la même occasion de tueurs à gage à la solde des Gambino, John Alite n’a jamais été intronisé dans la Cosa Nostra en raison de ses origines Albanaise. En 2008, John Gotti fut de nouveau arrêté et inculpé de racket, de meurtre et de trafic de drogue. Les procureurs fédéraux pour essayer de le faire condamner définitevement, s’étaient appuyés sur le témoignage de John Alite, ce qui n’étonna pas tellement John Gotti Jr : « Je pense qu’il a toujours été un informateur du gouvernement. En

1991, Anthony « Tony Pep » Trantacosta (Soldat dans la famille Gambino), avait découvert par l’intermédiaire d’un officier corrompu du NYPD que John Alite était déjà un rat, coopérant avec la police et leur transmettant des informations » déclara John Gotti Jr. Mais alors que les mafieux de la Cosa Nostra tuent sans avertissement préalable les informateurs du gouvernement, John Gotti Jr, en raison de son amitié avec John Alite, essaya de trouver une autre solution : « Quand j’ai découvert que John Alite était un informateur, je l’ai chassé de New-York » déclara John Gotti Jr. Ce dernier en profita alors pour s’installer à Philadelphie. Quelques années plus tard, lors d’un diner avec le Capitaine Robert « Bobby Cabert » Bisaccia, qui gérait pour les Gambino le Nord de l’État du New-Jersey et qui était par la même occasion l’homme de liaison entre la famille de Philadelphie et la famille Gambino demanda à John Gotti Jr, s’il connaissait un dénommé Alletto. John Alite avait changé son nom de famille pour faire encore plus Italien et essayait toujours de s’associer à la famille Gambino sans leur permission : « Bisaccia m’a demandé si je voulais le voir mort. Je lui ai répondu que non. On a contacté la famille Scarfo qui l’a chassé de Philadelphie et il s’enfuit à Tampa » déclara John Gotti Jr. C’est en Floride que le FBI alla chercher John Alite pour le faire parler, de nouveau. C'était le procès de la dernière chance pour le gouvernement fédéral, mais toutes ces inculpations reposaient sur le témoignage de John Alite. Mais l'ancien Associé de la famille Gambino a tout de suite était étiqueté par les avocats de la défense, comme un meurtrier et un menteur professionnel. De plus, avant de se faire approcher une nouvelle fois par le FBI en Floride, John Alite avait fuit pendant plusieurs mois les autorités fédérales sur des accusations de meurtre et de racket Pendant le procès, John Alite identifia très rapidement John Gotti Jr comme le Parrain d'une organisation criminelle tentaculaire dans New-York et ses environs. Mais malgré avoir détaillé les meurtres de deux trafiquants de drogue dont John Gotti Jr était inculpé, le témoignage ne fut pas jugé crédible par les jurés, qui mirent tout de même onze jours pour déclarer John Gotti Jr non coupable.

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JOHN GOTTI JR - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE - PARTIE 1

1 Juillet 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Gotti Jr
John Gotti Jr

En 1990, John Gotti Jr, alors âgé de vingt six ans, venait d’être nommé au rang de Capitaine dans la famille Gambino. Cette nomination qui avait été approuvée par son père, John Gotti, Parrain de cette organisation criminelle, n’avait rencontré aucune opposition et pour cause, tout le monde avait peur de celui qu’on surnommait  à  cette époque : le Téflon Don. John Gotti, contrairement aux autres Boss de la Cosa Nostra, était un Parrain charismatique, flamboyant, qui adorait s'afficher devant les médias Américains, ce qui le mènera au final à sa perte. En tant que Parrain, John Gotti était craint, respecté et ne tolérait aucun écart auprès de ses membres sous peine de mort. John Gotti Jr, qui avait été intronisé dans la famille Gambino en tant que Soldat quelques années auparavant,  se souvient encore de ce moment. Il venait de rencontrer Frank LoCascio, qui deviendra par la suite le Consigliere de John Gotti, lui déclarant que désormais, il était nommé Capitaine de sa propre équipe. Dans la même soirée, au Ravenite Social Club, siège de John Gotti, Frank LoCascio présenta John Gotti Jr aux autres Capitaines de la famille Gambino qui viendront alors le saluer avec respect. En 1992, quand John Gotti fut condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, John Gotti Jr fut nommé Acting Boss de la famille Gambino. Le plan était simple. John Gotti, même incarcéré, gardait ses galons de Parrain et donnerait ses ordres par le biais de son fils, qui même après avoir été identifié comme un membre de la Cosa Nostra, avait un droit de visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, lieu ou il était incarcéré. John Gotti savait que son fils, en raison de son âge, aurait du mal à se faire respecter par les autres familles New-Yorkaise. Il demanda alors à un panel de Capitaines expérimentés de conseiller le nouvel homme fort de la famille Gambino dans les rues de New-York. Mais John Gotti Jr n’était pas un aussi bon « négociateur » que son père et des tensions entre plusieurs factions de la famille Gambino commencèrent à se créer. De plus, la famille Genovese, la plus puissante des familles New-Yorkaise, refusait de traiter avec lui. En 1997, lors d’une perquisition au domicile de John Gotti Jr, le FBI trouva au sous-sol, les noms des membres de la famille Gambino, mais aussi des autres familles New-Yorkaise, ayant

John Gotti Jr quitte le tribunal après avoir plaidé coupable
John Gotti Jr quitte le tribunal après avoir plaidé coupable

donné de l’argent de son mariage. On apprit alors, que Vittorio Amuso et Anthony Casso, respectivement Boss et Underboss de la famille Lucchese avaient donné près de dix mille dollars. L’Acting Boss de la famille Colombo, Victor « Little Vic » Orena, près de treize mille dollars. Joseph Massino, Parrain de la famille Bonanno près de sept mille dollars, alors que la famille Genovese ont reversé six mille dollars. Mais en fouillant de plus près le sous-sol du domicile de John Gotti Jr, et en plus de trouver près de trois cent cinquante mille dollars en liquide, les agents fédéraux découvrirent aussi une liste des nouvelles initiations effectuées par les quatre autres familles New-Yorkaise au début des années 1990, mais aussi un document à jour, de tous les membres actuels de la famille Gambino, une véritable aubaine pour le FBI. Les Parrains de la Cosa Nostra et John Gotti, depuis sa prison, fulminaient, après cette intervention, les médias Américains se moquèrent ouvertement de John Gotti Jr en le surnommant de DumbFella. Un an plus tard, John Gotti Jr sera arrêté et inculpé d’avoir extorqué plusieurs clubs de striptease à Manhattan. De plus, les procureurs fédéraux ont réussi à prouver que John Gotti Jr recevait bien directement ses ordres de John Gotti lors de ses visites en prison. Ce fut une période très compliquée. Les preuves portées contre John Gotti Jr étaient accablantes et au final, il décidera de plaider coupable moins d’une journée avant le début de son procès. Cette décision de négocier un accord de culpabilité avec la justice Américaine, fut vécu comme un trahison pour la plupart des membres de la famille Gambino. En effet, sous John Gotti, la règle était simple, « Tu veux plaider coupable, alors tu vas mourir ». Pour le Parrain de la famille Gambino, un membre de la Cosa Nostra devait accepter et effectuer sa peine comme un homme et en profitait par la même occasion d'envoyer paître le gouvernement fédéral. Mais à cette époque, John Gotti Jr était parti dans une autre optique, changer de vie et quitter la Cosa Nostra. De plus, avec cet accord de plaidoyer, John Gotti Jr évitait une peine maximale de vingt années derrière les barreaux et risquait désormais au maximum sept ans de prison, assorti d’une amende d’un million de dollars. Lors de sa comparution devant un juge fédéral, John Gotti Jr admit avoir touché des millions de dollars venant de la construction de plusieurs bâtiments de New-York, mais aussi d’avoir conspiré « avec d’autres personnes » pour extorquer en utilisant la menace, plusieurs projets immobiliers dans l’État du New-Jersey. Agé de trente cinq ans, John Gotti Jr, voulait tourner cette page obscure de sa vie et souhaitait dès sa sortie de prison, pouvoir élever ses enfants avec sa femme. Mais en 2004, soit quelques mois avant sa sortie de prison, John Gotti Jr fut de nouveau inculpé par la justice Américaine de racket, grâce au témoignage de Michael DiLeonardo, de Joseph D’Angelo et de John Alite, des amis d’enfance.

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LES PROCUREURS FÉDÉRAUX ENQUÊTENT SUR DES ASSASSINATS LIÉS À LA FAMILLE PATRIARCA

30 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Luigi Mannochio
Luigi Mannochio

Le verdict de culpabilité rendu contre Francis Salemme va t’elle faire bouger les lignes ? va t’elle entrainer d’autres inculpations, sur des meurtres qui restent encore à ce jour non élucidés ?. C'est la question que se pose actuellement le gouvernement fédéral, qui se concentrerait actuellement sur trois profils bien particulier, qui ont eu le désavantage d’avoir travaillé avec Francis Salemme, quand ce dernier fut le Parrain de la famille Patriarca au début des années 1990. Le premier, c’est Luigi « Baby Shacks » Manocchio. Ancien Boss de cette même famille pendant près de dix années, il avait été l’Underboss de Francis Salemme et sans nul doute bien au courant de la plupart des meurtres orchestrés par la famille Patriarca pendant son règne. Libéré de prison en 2015, après avoir purgé une peine de cinq ans et demi pour racket, il profite actuellement de sa retraite dans l’État de la Floride, il a quatre vingt dix ans. Le second, Mark Rossetti, âgé de cinquante huit ans, ancien Capitaine de la famille Patriarca, actuellement derrière les barreaux, à la particularité, d’être un collaborateur de la justice Américaine, et comme son ancien collègue mafieux, Robert « Bobby » DeLuca, d’avoir

Mark Rossetti
Mark Rossetti

délibérément « oublié » de transmettre des informations aux autorités fédérales pendant sa coopération. Inculpé en 2011 de prêt usuraire et d’extorsion, il a été condamné la même année a douze années d’emprisonnement. Le troisième homme, Edward « Eddie » Lato, est un Capitaine de la famille Patriarca, impliqué, mais jamais condamné dans l’assassinat de Kevin Hanrahan, un ancien tueur à gage de Providence, proche de l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. Actuellement incarcéré après avoir été condamné pour racket en 2011, il devrait être libéré d’une prison fédérale l’année prochaine. Les procureurs fédéraux ont toujours certifié que Robert DeLuca était « les yeux et les oreilles » de Francis Salemme et que Mark Rosetti servait de « muscle » à la famille Patriarca dans le Sud de Boston. L’assassinat de Kevin Hanrahan reste un meurtre non élucidé, qui pourrait, après la condamnation de Francis Salemme pour l’assassinat de Steven DiSarro, relancer ce dossier, vieux de plus de vingt cinq ans. Lors de sa coopération avec les autorités Robert DeLuca, avait déclaré aux agents du FBI avoir assisté de son véhicule, à ce meurtre crapuleux. Il déclara que l’Associé de la famille Patriarca avait été tué par le Soldat Rocco « Shaky » Argenti, qui après, fut raccompagné à son travail par Edward Lato. Selon les

Edward Lato
Edward Lato

procureurs fédéraux, Luigi Manocchio qui servait d’Underboss à Francis Salemme à cette époque, avait été chargé quant-à lui, de coordonner les détails sur cet assassinat. Après plusieurs échecs pour faire condamner des membres de la Cosa Nostra, le gouvernement fédéral savoure actuellement leur victoire, mais ils savent qu'une douzaine de meurtre, impliquant la famille Patriarca, restent encore non élucidés. La plupart de ces assassinats ont eu lieu quand Francis Salemme était le Parrain de la famille Patriarca, et les procureurs fédéraux pensent que Mark Rossetti, par sa réputation d'ancien tueurs à gages, pourrait être la clé pour résoudre toutes ces affaires. Collaborant avec le FBI depuis le début des années 1990, il avait profité de la protection de son agent de surveillance, pour se hisser en tant que Capitaine de la famille Patriarca. Appelé à  différentes reprises devant un grand jury fédéral pour témoigner des meurtres liés à Francis Salemme, Mark Rossetti avait toujours décidé de plaider le cinquième amendement.

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UN MEMBRE DU CONSEIL MUNICIPAL DE NEW-YORK FAIT L'ÉLOGE D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO

26 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Robert Pasini
Robert Pasini

Un conseiller municipal du quartier du Queens a adressé à un juge fédéral, une lettre pour soutenir un Associé de la famille Bonanno. Robert Pasini. Inculpé en Août dernier dans une opération lançée contre plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont le Capitaine de la famille Bonanno, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, Robert Pasini avait été accusé de paris illégaux, n’hésitant pas à utiliser la violence pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Très rapidement, pour éviter une lourde peine d'emprisonnement, Robert Pasino, trouva un accord de culpabilité avec l’équipe de procureurs. Ce plaidoyer, assez avantageux sur la forme au vue de la nature des crimes commis par l'Associé de la famille Bonanno, prévoit que Robert Pasini devra rendre au gouvernement fédéral près de 50 000 dollars et qu’il purgera par la même occasion, une peine comprise entre quinze et vingt et un mois de prison dans un pénitencier fédéral. Actuellement libéré sous caution, l’Associé de la famille Bonanno, devrait prochainement se retrouver en face d’un juge fédéral pour recevoir sa condamnation et pour essayer de convaincre le magistrat que ce dernier n’est pas un criminel endurci, il a demandé à la plupart de ses soutiens d’envoyer des lettres pour essayer de faire pencher le verdict en sa faveur. Ce conseiller municipal du 32ème district de New-York, a dans sa circonscription, entre autre, les quartiers d’Ozone Park et de Howard Beach, des lieux ou la Cosa Nostra à encore actuellement une présence assez significative. Selon le politicien, Robert Pasini est un « bon gars, aimable et dévoué à sa famille ». Mais quand des journalistes interrogèrent le conseiller municipal, lui demandant des explications sur cette fameuse lettre, ce dernier ne se dégonfla, et précisa que « s’il le fallait », il « en écrirait une deuxième ». A côté de ses activités au sein de la Cosa Nostra, Robert Pausini est aussi un homme d’affaires, qui le propriétaire de plusieurs boutiques d’épiceries et de restauration Italienne, dont le All American Bagel and Barista à Howard Beach. Mais selon les procureurs fédéraux, l’Associé de la famille Bonanno aurait dirigé pendant plusieurs une boite de paris sportifs pour le compte de la famille Bonanno. Lors de son inculpation, les procureurs fédéraux avaient par ailleurs, précisé que Robert Pasini menaçait régulièrement, par le biais de ses collègues mafieux, les mauvais payeurs en leur déclarant vouloir « les enculer avec une batte de baseball » s’ils ne remboursaient pas leur dette de jeux. Lors de  lors de son accord de plaidoyer, face au juge fédéral, Robert Pausini avait spécifié qu’il travaillait pour une « entreprise », sans citer formellement que l'« entreprise » en question était la famille Bonanno. En tout, près de 80 lettres sont arrivées sur le bureau du juge fédéral, la plupart précisant que Robert Pasini avait aidé énormément de personnes après que l’Ouragan Sandy ait frappé les côtes du New-Jersey et le sud de New-York en 2012. La lettre établie par le conseiller municipal fut écrite en Février, mais fut seulement rendue public par la justice Américaine ce mois-ci. Dans une enquête effectuée par des journalistes de New-York, il s’avéra que Robert Pasini avait versé près de deux cent cinquante dollars dans la campagne de ce fameux conseiller municipal et que sa femme, quelques semaines plus tard, avait versé cent dollars de plus. Une autre affaire inculpant Robert Pasini est actuellement en cours. Selon les documents dévoilés par les procureurs fédéraux, l’Associé de la famille Bonanno a été inculpé d’harcelement sexuel, après avoir pris la main de l’une des ses employés pour la mettre sur son sexe. Une jounaliste, proche de Robert Pasini, s’est vu elle aussi inculpée, d’avoir « menacé, intimidé et harcelé » le père de la victime, pour qu’il puisse convaincre sa fille de retirer sa plainte. La journalise en question, qui selon les procureurs, à plusieurs dettes de jeux envers des membres de la famille Bonanno, avait contacté par le biais de son journal, le père de la victime, en lui donnant rendez-vous dans un Starbucks à New-York. Lors de son rendez-vous, elle avait déclaré au père qu’elle agissait pour « le compte de la famille Bonanno et non pour son journal ».

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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE BONANNO VEUT ÊTRE JUGÉ LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE

24 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Décembre 2015, devant un célèbre restaurant Italien de Staten-Island, les membres de la famille Bonanno étaient venus nombreux, non pas pour déguster de la bonne nourriture Italienne, mais pour fêter une occasion spéciale, la nomination d’un nouvel Acting Boss, Joseph Cammarano Jr. Ce repas fut le moment idéal pour les agents fédéraux, présents devant le restaurant, pour photographier les Capitaines et Soldats venus ce jour là, témoigner leur respect au nouvel homme fort de la famille Bonanno. Cette réunion permettra ainsi au FBI, de pouvoir arrêter par la suite des mafieux qui étaient censés être en résidence surveillée, mais aussi pour placer désormais, une surveillance plus étroite auprès de Joseph Cammarano Jr. Il ne fallu alors que quelques années aux agences gouvernementales, pour inculper ce dernier, ainsi que plusieurs membres de la famille Bonanno, mais aussi de la famille Lucchese, d’une panoplie de charges fédérales : Le meurtre, l’extorsion, le prêt usuraire, mais aussi le trafic de drogue. Généralement une opération sur des membres de la Cosa Nostra peut prendre plusieurs années, le temps de rassembler les preuves et de convaincre les futurs témoins. Ces inculpations furent rapides, en raison d’une seule personne, un ancien Capitaine de la famille Bonnano, Peter Lovaglio. Individu violent et paranoïaque, il avait été rétrogradé au rang de Soldat par le Parrain, Michael Mancuso, quand celui-ci avait agressé volontairement le propriétaire du Takayama Sushi Lounge sur Page Avenue. Le restaurateur avait fini à l’hôpital, tailladé, aveuglé d’un œil. Peter Lovaglio savait que sa carrière dans la Cosa Nostra était pratiquement terminée et risquant une lourde peine de prison pour une agression volontaire, il risquait de terminer plusieurs années derrière les barreaux. De plus, quelques jours plus tard, il se fit de nouveau arrêté au bord de son véhicule, visiblement très alcoolisé. Devant les agents du NYPD, il déclara être un membre de la Cosa Nostra, qu’il avait passé près de quinze années de prison pour racket et qu’il était désormais en libération conditionnelle. Peter Lovaglio venait d’enfoncer le dernier clou de son cercueil. Par la suite, le Soldat de la famille Bonanno sera condamné à huit années de prison. Le FBI flaira ainsi le filon. L’agence gouvernementale lui proposa un deal. En échange de leur protection et pour qu'il puisse retrouver sa liberté plus rapidement, Peter Lovaglio devait s'engager à collaborer pleinement avec les autorités, une offre qu'il accepta très rapidement. Mais malheureusement pour les agents du FBI, Peter Lovaglio était très loin d’être un témoin convainquant. Il témoigna récemment dans le procès de l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino, et ses déclarations ne furent pas jugés crédibles voire mensongers. Médiocre même et le procès fut finalement annulé, faute d’un verdict unanime de la part des jurés. Les procureurs en charge du dossier contre Joseph Cammarano Jr et ses complices sont actuellement dans l’embarras. En effet, la majorité des inculpations contre les mafieux de la famille Bonanno et de la famille Lucchese proviennent du témoignage de Peter Lovaglio. Joseph Cammarano Jr a très bien compris que désormais, une issue favorable lui était alors possible et par le biais de ses avocats, il demanda alors que le procès soit tenu très rapidement, empêchant ainsi les procureurs fédéraux de trouver une autre solution, pour préparer leur attaque contre les membres de la Cosa Nostra. Les avocats des différents accusés voulaient que le juge fédéral puisse fixer la date de leur procès au neuf Juillet prochain. Mais le juge informa la défense, que son calendrier ne permettrait pas de présider un tel procès, qui risque de s'étaler sur plusieurs semaines et cela en plein mois de Juillet. Une autre solution était alors envisageable, demander qu’un autre magistrat puisse conduire ce procès, mais cette solution fut rapidement abandonnée. Finalement, le procès de Joseph Cammarano Jr et des autres mafieux inculpés, se tiendra le quinze Février prochain.

 

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FRANCIS SALEMME RECONNU COUPABLE DU MEURTRE DE STEVEN DISARRO

23 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Francis Salemme
Francis Salemme

Il aura fallu près de quatre jours à un jury fédéral pour déclarer l’ancien Parrain de la famille Patriarca, Francis « Cadillac Frank » Salemme, coupable du meurtre de Steven DiSarro, un ancien propriétaire de boite de nuit, assassiné en 1993. Ce verdict, a enfin donné une réponse à la famille de la victime, présente tout au long de ce procès, mais qu’est t’il arrivé à Steven DiSarro ?. Pour les jurés, qui ont voté à l’unanimité, Francis Salemme a bien demandé à son propre fils et à un Associé de la famille Patriarca, Paul Weadick, lui aussi reconnu coupable, d’assassiner Steven DiSarro pour des raisons encore obscures. Pendant tout le procès, différents témoins, dont Robert « Bobby » DeLuca, qui déclara que Steven DiSarro avait été étranglé et enterré à plusieurs reprises, près d’un ancien moulin se situant à Providence : « Pendant près de vingt cinq ans, Frank Salemme et Paul Weadick pensaient qu’ils pouvaient encore échapper à ce meurtre, nous leur avons démontré le contraire » déclara le chef du FBI à Boston. L’assassinat de Steven DiSarro avait été relancé, quand William Ricci, le propriétaire du moulin et ancien Associé de Robert DeLuca, fut inculpé par le gouvernement fédéral dans plusieurs affaires. Pour éviter les problèmes avec la justice, il passa alors un accord avec le gouvernement. Il avoua alors que le corps de Steven DiSarro était enterré depuis toutes ces années dans l’un de ses terrains, proche de ce fameux moulin. Tout de suite, William Ricci donna des noms, celui de Robert DeLuca, qui à cette époque, profitait d’une retraite paisible dans le programme de protection des témoins. Rapidement ce dernier se fit arrêté et inculpé d’entrave à la justice. Pour éviter une nouvelle fois de terminer derrière les barreaux, Robert DeLuca donna alors le nom de Francis Salemme. L’ancien Parrain avait lui aussi été placé dans le programme de protection des témoins à Atlanta. Quand les agents en charge de sa surveillance lui retirèrent son passeport, ce dernier décidera de prendre la fuite, avant de se faire arrêter quelques jours plus tard, dans un hôtel miteux, encore dans son lit. Après ce verdict, l’avocat de Francis Salemme déclara que son client était forcément « déçu », mais qu’il était encore plus attristé par la condamnation de Paul Weadick, qui venait de fêter ses soixante ans. L’avocat de la défense stipula aussi, que Francis Salemme comptait faire appel de ce verdict, justifiant cette décision, par le témoignage peu crédible selon lui, des différents repentis. Stephen Flemmi, qu’il considère comme un meurtrier et un menteur professionnel et les frères DeLuca qui n’ont jamais réussi à prendre leur responsabilité et dont leur témoignage n’a jamais été jugé fiable.  Pour les procureurs fédéraux, ce verdict est une forcément une belle victoire. Elle ferme selon eux, définitivement la page d’une époque ou la Cosa Nostra était très influente dans la région de la Nouvelle-Angleterre. Mais alors que désormais, les gangs Salvadorien ont repris le flambeau, les membres de la Cosa Nostra, encore présents sur ce territoire, sont toujours actifs, mais ont perdu énormément de leur splendeur.

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LE PROCÈS DE FRANCIS SALEMME SE TERMINE AVEC LE TÉMOIGNAGE DE STEPHEN FLEMMI

18 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Francis Salemme
Francis Salemme

Le juge fédéral qui préside actuellement le procès de Francis « Cadillac Frank » Salemme, a finalement accepté la protection maximale pour des agents fédéraux encore en activité. Les deux fonctionnaires des US-Marshals, maquillés, portant des perruques et des fausses barbes pour dissimuler leur identité, se sont présentés à la barre des témoins. Les agents qui utilisèrent des pseudonymes, ont confirmé que Francis « Cadillac Frank » Salemme avait quitté Atlanta, lieu ou il résidait à l’époque dans le programme de protection des témoins, pour éviter de se faire arrêter pour le meurtre de Steven DiSarro. L’ancien Parrain de la famille Patriarca sera arrêté quelques jours plus tard dans un hôtel du Connecticut. Le témoignage de ces deux agents fédéraux étaient stratégiques, très importants pour les procureurs fédéraux et le juge fédéral avait décidé pour l'occasion, de fermer la salle d’audience au public pendant leur témoignage. L’un des agents, qui se faisait appeler John Douglas, portait un faux nez avec une barbe touffue. Son collègue était surnommé Kevin Smith, portait quant-à lui un costume sombre, des longs cheveux roux avec une queue de cheval et une barbe rousse bien fournie, indétectable. John Douglas déclara que son patron lui avait dit que Francis Salemme allait être inculpé pour le meurtre de Steven DiSarro et qu’il fallait lui retirer son passeport, ce qui, selon l’agent fédéral a rendu Francis Salemme méfiant. N’ayant plus de nouvelle depuis un moment, John Douglas est allé voir l’ancien Parrain de la famille Patriarca dans son appartement d’Atlanta, il se rendit alors compte que ce dernier s’était enfui. Quelques jours après sa fuite, Kevin Smith expliqua qu’ils sont rentrés dans une chambre d’hôtel du Connecticut, vers 12h30. Francis Salemme qui était encore au lit, ne portant que des sous vêtements, déclara alors « J’abandonne ». Après le témoignage des deux agents fédéraux, le procès continua avec les déclarations Stephen « Rifleman » Flemmi ancien bras droit de l'ancien chef du Winter Hills Gang, James « Whitey » Bulger. Ce dernier qui purge actuellement plusieurs peines de prison à perpétuité pour plusieurs meurtres est un informateur du FBI depuis les années 1960, mais a finalement commencé à témoigner dans des procès fédéraux après son arrestation au début des années 1990. Stephen Flemmi déclara qu’avec James Bulger, il avait payé des agents fédéraux pour soutirer des informations. Citant même les noms, comme John Connolly, qui sera condamné par la suite pour racket, obstruction à la justice et meurtre : « Il nous a donné des informations et nous agissions alors en conséquence » déclara t’il. Sur l’assassinat de Steven DiSarro, Stephen Flemmi stipula qu’il était rentrait dans la maison de l’ex-femme de Francis Salemme pour lui rendre visite. En arrivant, il assista au meurtre de Steven DiSarro,  quitta alors les lieux rapidement. Les avocats de la défense essayèrent de contre-attaquer en déclarant que Stephen Flemmi avait dit à son fils, Billy, qu’il était impliqué dans l’assassinat de Steven Dissaro : « Avez-vous dit cela » demanda alors l’avocat : « Absolument pas » déclara Stephen Flemmi. L’avocat de la défense continua alors son offensive, demandant alors pourquoi il n’avait pas signalé à l’agent de la DEA, qui lui servait à cette époque d’agent de transition pendant sa collaboration, le meurtre de Steven DiSarro : « Il n’y avait pas de corps et j’étais préoccupé avec mes enfants ». Quand il quitta la salle d’audience, Stefen Flemmi sortit de la salle d’audience sans regarder une dernière fois son ancien partenaire d’affaire, Francis Salemme. Ce dernier se retourna alors vers les médias présents dans la salle d’audience : « C’est incroyable ».

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L'ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER

17 Juin 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Furnari
Christopher Furnari

L’ancien Consigliere de la famille Lucchese, Christopher « Christie Tick » Furnari est décédé, il avait quatre vingt quatorze ans. Christopher Furnari a toujours baigné dans la criminalité, depuis son adolescence. A l’âge de dix neuf ans, ce gangster de la vieille école, avait déjà purgé deux peines de prison pour des vols à main armé. Mais malgré son pédigrée criminel, c’est seulement à l’âge de trente huit ans, que Christopher Furnari fut intronisé dans la Cosa Nostra. Le motif ?  La Commission avait décidé depuis 1957 de fermer les « livres » interdisant la moindre nouvelle adhésion. Après avoir été nommé au rang de Soldat, Christopher Furani gravit un à un les échelons de la Cosa Nostra. Deux années après son intronisation, il fut nommé Capitaine, puis au début des années 1980, ce dernier intègrera la direction d'une famille, qui était à cette époque l'une des puissantes aux Etats-Unis. Mais en 1985, les procureurs fédéraux, appuyés par Rudolph Giuliani, qui deviendra par la suite maire de New-York, inculpera les différentes directions de la Cosa Nostra, dans un procès fleuve, celui de la Commission. En tant que Consigliere, Christopher Furnari était un accusé de choix. Proche du Parrain Anthony « Tony Ducks » Corallo, les procureurs le soupçonnèrent de gérer d’une main de fer les docks de Brooklyn, le Red Hook Dock. Les charges fédérales contre les différents accusés étaient importantes : Racket, extorsion, meurtre, la plupart des protagonistes pouvaient terminer leur vie derrière les barreaux. Après plusieurs mois de procès, Christopher Furnari fut condamné à près de cent années de prison, une condamnation à mort, il avait alors à cette époque soixante deux ans. Après le verdict, le mafieux accompagné des différents mafieux inculpé, se retrouvèrent pour un dernier repas entre membre de la Commission, avant d'entamer leur incarcération. Lors de ce banquet qui fut organisé par les avocats de la défense dans une arrière salle du tribunal fédéral, Anthony Corallo, le Parrain de la famille Lucchese leva alors son verra pour célébrer le traditionnel toast Italien. « cent’anni » (Pouvons nous vivre cent ans). Par la suite, Anthony « Tony Mix » Santoro qui à cette époque, occupait le poste d’Underboss, demanda alors un nouveau toast, déclenchant un fou rire auprès des protagonistes. Pendant son incarcération, Christopher Furnari put assister, sans pouvoir riposter, à l’implosion de la famille Lucchese, gérait par Vittorio « Vic » Amuso « et Anthony Casso. Mais malgré tous ces événements, Christopher Funari ne flancha pas et purgera sa peine sans broncher. Au début des années 1990, Anthony Casso vit son contrat de collaborateur de justice révoqué. En prison et aidé par ses avocats, Christopher Furani en profita alors pour demandait la révision de son procès, insistant sur le fait que le témoignage d’Anthony Casso ne pouvait désormais ne plus être jugé crédible, mais sans succès. Aujourd’hui, les prisonniers condamnés dans le système fédéral Américain, ne sont plus éligibles à une libération conditionnelle, sauf s’ils ont commi des délits avant le 1er Septembre 1987. Christopher Furnari et la plupart des accusés condamnés dans l’affaire de la Commission, étaient alors admissibles à une libération anticipée. Christopher Furani purgera l’essentiel de sa peine dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie. En Septembre 2014, à l’âge de quatre vingt dix ans, il sera libéré d’un hôpital pénitencier pour les détenus fédéraux.

 

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