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APRÈS PLUSIEURS INCULPATIONS UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE PEUT ÉVITER LA PRISON

26 Mai 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Salvatore DeMeo
Salvatore DeMeo

En Décembre 2016, l’opération Shark Bait était lancée contre la famille Genovese. Cette famille de la Cosa Nostra, considérée comme la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis venait d'être touchée par le FBI, qui avait rassemblé pendant des années assez de preuves pour inculper plusieurs membres, dont le Soldat Salvatore DeMeo, de jeux illégaux, de prêt usuraire ou encore, trafic de cigarettes. Selon les procureurs fédéraux, Salvatore DeMeo avec l’aide de son équipe d'Associés dévoués à leur chef, engendrait plusieurs millions de dollars par an, dont une partie été reversée directement à la direction de la famille. Mais très rapidement, face aux preuves accumulées et au vu de son âge avancé, le Soldat de la famille Genovese négocia un accord de plaidoyer avec le gouvernement fédéral. Le deal était simple. Devant un tribunal fédéral à New-York, Salvatore DeMeo devait avouer de vive voix ses crimes et les procureurs fédéraux proposeront alors au juge, qui sera le seul à décider de suivre ou non les réquisitions, une détention à domicile, assorti de cinq années de probation. Cette semaine, devant la cour fédérale, Salvatore DeMeo avoua de ne pas avoir payé près de 367 000 dollars qu’il devait aux impôts. Une somme qu'il aurait dû reversé après avoir vendu deux propriétés, qu’il avait obtenu suite au décès de son père au début des années 1990. Le gangster âgé de soixante dix huit ans, commença à se justifier fébrilement devant le juge fédéral : « J’ai tenté de me soustraire aux impôts. Je savais que je devais les payer, mais je n’ai jamais effectué de paiement. Pour essayer d’éviter la justice, j’ai éviter de déposer les chèques sur mon propre compte, mais sur des comptes bancaires qui étaient difficilement traçables ». Les procureurs fédéraux ont confirmé que l’argent avait été encaissé sur le compte détenu par une entreprise de plomberie appartenant à Salvatore DeMeo. Pour l’avocat de la défense, l’enjeu est simple, éviter la prison à tout prix : « Nous espérons qu’il ne sera pas incarcéré, pour qu’il puisse profiter de ses dernières années de sa vie ». En effet, seul le juge fédéral peut décider de suivre ou non les réquisitoires des procureurs et une peine de deux années et demi dans un pénitencier fédéral peut très bien être envisageable pour ce genre de délits, surtout si le juge fédéral est dans un « mauvais jour ». En plus de sa condamnation, Salvatore DeMeo devra rembourser au centime près les sommes dues. Le verdict est attendu en Octobre prochain. En attendant, Salvatore DeMeo est en résidence surveillée avec l’interdiction de côtoyer de près ou de loin des membres de la Cosa Nostra.

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LE PROCÈS DE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA A COMMENCÉ

13 Mai 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Thomas Hillary avec Robert DeLuca
Thomas Hillary avec Robert DeLuca

Le procès de l’ancien Parrain de la famille Patriarca, Francis « Cadillac Frank » Salemme a commencé et les premiers repentis ont commencé à témoigner à la barre. L’un d’entre eux, Thomas Hillary, a longtemps été un Associé de la Cosa Nostra, sous les ordres de Francis Salemme. Mais au début des années 1990, risquant plusieurs années de prison, et n'étant plus dans les petits papiers de la direction, il décidera de coopérer avec les autorités fédérales et de rentrer avec sa famille dans le programme de protection des témoins. A son adolescence, vivant dans un quartier gangréné par la Cosa Nostra, Thomas Hillary côtoya Raimond Patriarca Jr, en sachant que son père, Raymond « LS » Patriarca, était à l'époque le Parrain de la Nouvelle-Angleterre. Tout naturelle, Thomas Hillary rentra dans le business, mais n’étant pas d’origine Italienne, il avait aucune chance d’être intronisé dans la Cosa Nostra, mais ce fut un Associé efficace en affaire et très apprécié des autres membres dont Robert « Bobby » DeLuca. Ce dernier était quant-à lui, un membre intronisé et était une étoile montante dans cette organisation criminelle, montant les échelons un à un et avec lui, Thomas Hillary gagnera énormément d'argent. En signe de leur amitié, Robert DeLuca proposa à ce dernier d'être son témoin à son mariage, nous étions en 1976. En tant qu’Associé, Thomas Hillary était fortement impliqué dans les affaires criminelles de la famille Patriarca et avait plus de liberté qu’un membre intronisé qui suivait à la lettre les ordres de son supérieur. A la barre des témoins, Thomas Hillary revint sur son passé criminel, un brin nostalgique : « Si nous avions des problèmes avec les syndicats, nous les corrigions. Nous détournions énormément de camions bourrés de marchandises, nous avions ce qu’on voulait, on était un peu comme des vedettes de cinéma ». En 1984 après le décès de Raymond Patriarca Sr d’une crise cardiaque et de l’ascension de son fils à la tête de la famille, Thomas Hillary eut le droit à une autre mission, prendre soin de Francis Salemme. Ce dernier avait la particularité d’être d’origine Irlandaise par sa mère et Italienne par son père, mais à cette époque, pour être intronisé dans la Cosa Nostra, il fallait que les deux parents soient Italiens. Mais Raymond Patriarca Sr adorait Francis Salemme et fit une entorse au règlement en l’intronisant dans ses rangs. Mais après le décès du Parrain et sans doute pour le remercier de l’avoir fait un membre de la Cosa Nostra, Francis Salemme commença a rentrer en conflit ouvert avec Raymond Patriarca Jr. Le nouveau Parrain demanda à Thomas Hillary de s’occuper de l'ancien ami de son père. Le motif ?, Francis Salemme venait de passer plus de quinze ans derrière les barreaux et il avait besoin d’aide pour se remettre dans le business  en gros, il avait besoin d'argent. Thomas Hillary accepta sans sourciller, un Associé de la Cosa Nostra qui aide un Soldat à se remettre à flot, cela montrait sans nul doute, un énorme signe de respect de la part de la direction de la famille. Avec Francis Salemme, Thomas Hillary commença à vendre de la fausse marijuana à des clients : « On gagné pas mal d’argent et si l’individu se rendait compte de la supercherie, il pouvait rien faire, nous étions des gangsters, eux non », déclara l’ancien Associé de la Cosa Nostra. C’est Thomas Hillary qui fit rencontrer Francis Salemme à Steven DiSarro, un propriétaire d’une boite de nuit prisée de la Nouvelle-Angleterre : « Steven était un ami, un bon gars » déclara t’il devant les jurés. Aujourd’hui et devant lui, Francis Salemme est jugé pour le meurtre de celui qu’il considérait un peu comme son « petit frère ». Mais au début des années 1990, Thomas Hillary senti le vent tourné, il ne sentait plus dans l’équipe, cela devenait beaucoup plus compliqué. Un jour, il comprit qu’il n’avait plus sa place, quand Francis Salemme l’agrippa par la gorge et l’ordonna de quitter la ville sous peine de le tuer, chose qu’il fit immédiatement en déménageant avec sa famille en Floride, au soleil, loin de ses anciens amis, qui désormais le haïssaient. Encore aujourd’hui, plus de vingt ans après, en témoignant dans le tribunal, Thomas Hillary était encore énervé de s’être fait trahi par Francis Salemme, et s’excusa à plusieurs reprises au juge pour son comportement. L’avocat de la défense essaya de l'attaquer en demandant si Thomas Hillary avait purgé quelques années de prison pour tous ces crimes : « Aucune » déclara t’il : « D’après mes calculs, vous avez touché, vous et votre famille, près de six cent mille dollars de la part du gouvernement fédéral, depuis avoir été mis sous protection » déclara l’avocat de la défense. Thomas Hillary lui répondit sèchement : « Je ne suis pas comptable ».

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UN ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA INCULPÉ ?

11 Mai 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Raymond Patriarca
Raymond Patriarca

Un informateur du gouvernement a déclaré devant un grand jury fédéral la semaine dernière, que l’ancien Parrain de la famille Patriarca, désormais en « retraite », Raymond Patriarca Jr, avait payé l’un de ses tueurs à gages préférés, Kevin Hanrahan pour assassiner deux membres influents de cette organisation criminelle, Francis « Cadillac Frank » Salemme et Luigi « Baby Shacks » Manocchio. C’était une période instable, nous étions au début des années 1990 et depuis quelques années, deux clans à l’interne s’étaient formés dans la famille Patriarca. D’un côté, nous avions les fidèles de Raymond Patriarca Jr. De l’autre côté, des membres très mécontents que la famille puisse être gérée par une personne qu’il considère comme « inefficace » et pas très « intelligente ». Il faut dire que Raymond Patriarca Jr n’avait pas forcément le même charisme que son père, un Parrain emblématique, qui avait géré les affaires de la famille sans sourciller pendant près de trente ans. Mais au milieu des années 1980, sa santé devenant défaillante, Raymond Patriarca avait préparé la future gouvernance pour son fils, pour continuer à gérer un business estimé à plusieurs centaines millions de dollars par an. Raymond Patriarca savait sans doute que la prise de pouvoir de son propre fils, allait créer un certain mécontentement auprès de certains membres qui voulaient enfin tourner la page. Il demanda alors à William « Wild Guy » Grasso, un Capitaine expérimenté, reconnu pour sa cruauté, mais surtout pour être un assassin psychotique et paranoïaque, de servir d’Underboss à son fils. Le plan était simple, Raymond Patriarca pensait que l’influence de William Grasso empêcherait certains membres de faire un « coup d’’état », en essayant de prendre la place de Parrain. De plus « LS » comme était surnommé Raymond Patriarca dans la Cosa Nostra, avait réussi à avoir l’appui de la famille Gambino de New-York et ainsi renforcer la future hiérarchie mafieuse. Mais en Juin 1989, William Grasso se fera assassiné, son corps sera retrouvé dans une rivière à Wiethersfield, une banlieue de Hartford, par deux pécheurs. Avec cet assassinat, l’influence de Raymond Patriarca Jr s’était de nouveau affaiblie. Pour le Parrain, les meurtriers présumés ne pouvaient être que Luigi Manocchio, qui était sous la coupe de Francis Salemme, dans un seul but, prendre sa place, une guerre interne était prête à éclater. Le FBI alerter par cette situation préféra passait à l’attaque avant. En Mars 1990, Raymond Patriarca Jr et plusieurs membres de la Cosa Nostra sont arrêtés et inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. Incarcéré, Raymond Patriarca Jr nomma comme Acting Boss, Nicholas « Nicky » Bianco, qui sera lui aussi emprisonné une année après sa nomination. En 1992, Raymond Patriarca Jr sera condamné à huit années de prison après avoir plaidé coupable. Ce dernier, qui pensait déjà se retirer des affaires, voulait avant de partir, régler ses comptes. En prison, Raymond Patriarca Jr proposa près de cent mille dollars à Kevin Hanrahan. Le gangster qui servait un peu d’homme à tout faire dans la famille Patriarca, particulièrement pour exécuter les sales besognes, était en froid avec Francis Salemme depuis quelques temps après une histoire d’extorsion. Kevin Hanrahan accepta le contrat et acheta plusieurs kilos d’explosifs dans le but d’assassiner Francis Salemme, mais aussi Luigi Manocchio. Pour le premier, Kevin Hanrahan voulait faire sauter son véhicule une fois que le mafieux se serait installé au volant. Pour le second, plus spectaculaire, Kévin Hanrahan était prêt à faire exploser le Euro Bar, le quartier général de Luigi Manocchio situé à Providence. Alertés, Francis Salemme et Luigi Manocchio décidèrent de changer leurs habitudes et seront sauvés pas l’assassinat de Kévin Hanrahan quelques mois plus tard. Aujourd’hui, Raymond Patriarca Jr s’est retiré des affaires de la Cosa Nostra après sa libération de prison au début des années 2000, mais il est possible qu’avec ces nouvelles informations, les procureurs puissent décider d’inculper l’ancien Parrain pour tentative de meurtre. Le FBI et les procureurs à défaut d’arriver à faire condamner les membres actuels et actifs de la famille Patriarca, préfèrent se pencher sur les anciennes « gloires » de cette organisation criminelle. Après Francis Salemme et Robert « Bobby » DeLuca, l’arrestation de Raymond Patriarca Jr fermerait définitivement la page d’une époque sulfureuse dans l'histoire de cette famille.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE COUPABLE ET ÉVITE UN NOUVEAU PROCÈS

29 Avril 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

« C’était une offre qu’il ne pouvait pas refuser » déclara tout simplement l’avocat de Joseph Merlino à la sortie d’un tribunal fédéral de New-York. En effet, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie devait pour la première fois de sa vie, plaider coupable devant un juge fédéral. Reconnaître sa culpabilité pour une infraction mineure, pour éviter un nouveau procès et le risque de se retrouver avec une longue peine d’emprisonnement. Le dernier procès qui avait duré plusieurs semaines, s’était soldé par une annulation, faute d’un accord entre les jurés. Joseph Merlino qui était inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, toutes découlant de l’affaire East Coast, avait certes gagné son duel face au gouvernement fédéral, mais il s’avéra par la suite, que cette victoire n’était pas aussi nette que prévue. En effet, le jury était resté très indécis, d'ailleurs, une inculpation s’était joué à une seule voix et aux Etats-Unis, pour que l’accusé soit condamné, il faut l’unanimité de l’ensemble des jurés. Après ce procès, il y avait de forte chance que les procureurs décident de faire appel, mais les repentis qui étaient venus témoigner à la barre des témoins, n’avaient pas été jugés très concluants, un accord de plaidoyer était donc possible entre les deux parties. Les négociations ne durèrent que quelques jours, montrant une forte volonté du gouvernement fédéral d’en terminer pour de bon avec cette affaire. Aucunes des deux parties ne voulaient developper le terme de l'accord, seul un commentaire venant de la défense, déclarant simplement qu’un accord de plaidoyer avait été transmis au juge fédéral en charge de ce dossier, il fallait donc attendre la comparution de Joseph Merlino ce 26 Avril. Si le Parrain de la famille de Philadelphie accepta de plaider coupable, alors qu’il était prêt à se défendre de nouveau dans un futur procès, c’est que l’offre devait être alléchante. Pendant son procès, Joseph Merlino avait déclaré que son client était un « joueur dégénéré », prêt à débourser des sommes conséquentes pour assouvir sa passion du jeu. D’ailleurs, le mafieux lui même, avait après une journée de procès, dit aux journalistes présents devant le tribunal, de parier sur les Eagles de Philadelphie lors de la finale du Superbowl  un pronostic qui sera gagnant. C’est sur ce délit, dont Joseph Merlino avait été inculpé, les paris illégaux, que ce dernier accepta de plaider coupable. Cet accord qui fut présenté devant le juge fédéral, prévoit au maximum une peine de seize mois de prison et l’annulation complète des autres inculpations. Une décision qui avait l’air de « surprendre » le juge, qui sera le seul à suivre ou non l’accord passé entre les deux parties. Le juge fédéral, Richard Sullivan connu pour l’être l’un des magistrats les plus sévères de la cour fédérale de Manhattan pourrait, comme on a pu voir précédemment, avec le Capitaine de la famille Bonanno Vincent Asaro, augmenter la peine de prison de Joseph Merlino, en raison de ses antécédents criminels et pour des soupçons de culpabilité dans l’affaire East Coast et même s’il n’a pas été reconnu coupable. Visiblement très agacé par la tournure des évènements, le juge fédéral demande des explications aux procureurs : « De part mon expérience, je me suis dis que vous alliez tenter un nouveau procès. Pourquoi ce changement radical de direction ? ». L’un des procureurs essaya de répondre tant bien que mal : « Vous savez, ce n’est jamais satisfaisant de ce faire bloquer un verdict par un jury » : « Je m’en fous » déclara de nouveau le juge Sullivan, « Vous m’aviez assuré que le jury allait avoir des preuves accablantes ». Joseph Merlino sera de retour dans cette même cour fédérale le 14 Septembre prochain, le jour de son verdict.

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VINCENT ASARO DEMANDE UN NOUVEAU PROCÈS

28 Avril 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Asaro
Vincent Asaro

A quelques jours de la nouvelle année, Vincent Asaro, un Capitaine de la famille Bonanno était condamné à près de huit années de prison pour incendie volontaire. Âgé de quatre vingt deux ans, il est fort probable que le mafieux, qui aura tristement marqué l’histoire de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, termine ses jours derrière les barreaux dans une prison fédérale, quelque part aux Etats-Unis. A l’énoncé du verdict, Vincent Asaro n’a pas caché sa rancœur envers le juge. Lui qui avait réussi à se faire acquitter dans l’affaire dit de la « Lufthansa » déclara qu’il se « fichait » complètement de son verdict et que le juge l’avait « condamné à mort ». Souffrant de différents problèmes de santé, les avocats de la défense sont persuadés que leur client ne pourra pas survivre à une incarcération aussi longue. En début de semaine, les avocats du Capitaine de la famille Bonannon ont demandé à une cour d’appel de pouvoir rejuger leur client, non pas avec Allyne Ross, la juge qui avait condamné Vincent Asaro à huit années de prison, mais dans un autre district, dans un autre État, loin de New-York et surtout avec un autre magistrat. Et pour quel motif ?, pour ces derniers, la juge a condamné leur client pour son appartenance à une organisation criminelle depuis plusieurs dizaines d’années, mais aussi pour des allégations dont Vincent Asaro fut acquitté lors de l’affaire de la « Lufthansa » et dont elle fut aussi la juge dans ce dossier: « Même si le jury avait décidé d’acquitter Monsieur Asaro de toutes les charges retenues contre lui, la juge fédérale a remis en cause catégoriquement la véracité et la crédibilité des jurés présents lors de ce procès » déclara l’un de ses avocats. La juge fédérale avait prétexté que malgré son acquittement, Vincent Asaro était un « individu dangereux pour la société » et de ce fait, sa peine de prison pour incendie volontaire devait être plus longue. Pourtant, quelques semaines avant ce verdict et pour la première fois de sa longue carrière criminelle, Vincent Asaro avait décidé de plaider coupable et avoua devant la juge son acte criminel, mais les procureurs fédéraux qui n’avaient sans doute pas encore digérés l’acquittement de ce dernier dans ce fameux braquage, avait demandé à la juge de condamner le Capitaine de la famille Bonanno à près de quinze années de prison, alors que les lois en vigueur pour ce genre de délit avoisine entre les cinq et six années dans un pénitencier. Pour les avocats de la défense, ce verdict n’est qu’une simple vengeance de pouvoir enfin incarcérer définitivement Vincent Asaro, faute de ne pas avoir été capable de l’avoir fait bien avant : « Les représailles face au dernier acquittement, étaient palpables » déclara l’un des avocats de Vincent Asaro.

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LE FILS DU ODDFATHER LIBÉRÉ SOUS CAUTION

22 Avril 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Vincent Esposito et son père Vincent Gigante
Vincent Esposito et son père Vincent Gigante

En Janvier dernier, les services du FBI chargées de la surveillance des familles de la Cosa Nostra, ont fêté la nouvelle année, en lançant une opération contre la famille Genovese. Au final, plusieurs membres et Associés, dont le fils de Vincent « The Chin » Gigante, Vincent Esposito, ont été arrêtés et inculpés d’extorsion et de fraude. Le rôle de ce dernier dans l’organigramme de la famille Geneovese n’a jamais été clair. Pour certains, Vincent Esposito était un personnage incontournable, proche de la direction et de Liborio « Barney » Bellomo, le Boss Actuel, il prendrait part à des décisions importantes et veillerait à la stratégie mafieuse dans les rues de New-York. Pour d’autres, Vincent Esposito, n’est célèbre que par le fait d’être le fils d’un emblématique Parrain de la Cosa Nostra, connu pour s'être promené en peignoir de bain pour feindre une maladie mentale. Mais la perquisition menée par les agents du FBI le jour de son arrestation ont donné des éléments de réponse à certaines interrogations. Vincent Esposito est bien un membre intronisé de la famille Genovese, de plus, les agents fédéraux ont pu saisir près d’un million de dollar en liquide, éparpillé dans différentes caches de la maison et pour terminer, au sous-sol, une liste à jour, des membres actuels de la famille Genovese. Face à autant de preuves d’une appartenance à une organisation criminelle, le juge fédéral décida lors de la première comparution de Vincent Esposito dans son tribunal, de l’incarcérer sans caution possible, au Métropolitan Center de New-York. Cette semaine, nouvelle comparution dans un tribunal fédéral et même si Vincent Esposito plaide de nouveau non-coupable, le juge en charge de ce dossier, accepta de le libérer sous caution, mais à plusieurs conditions. La première bien entendu, est l’interdiction pour ce dernier de côtoyer les membres de la Cosa Nostra. La deuxième est l’obligation de payer sous caution près de 9,8 millions de dollars soutenu par une hypothèque de la maison de sa propre mère située dans l’Upper East Side dans l’arrondissement de Manhattan. La dernière condition est l’embauche au frais de Vincent Esposito, d’un agent de surveillance armé, recruté, afin d’empêcher toute sorties non autorisées du membre de la famille Genovese, qui sera détenu à domicile. De plus, le juge a exigé que la maison de la mère de Vincent Espositio soit équipée de caméras de surveillance pour permettre aux agents fédéraux de pouvoir visionner à tout moment, les moindres fais et gestes du mafieux, un coût estimé à près de cinq cent milles dollars. Selon son avocat, Vincent Espositio était « ravi » d’être de nouveau en liberté, surtout après avoir passé trois mois dans des conditions difficiles au Métropolitan Center, mais il « va se battre » jusqu’au bout pour ne « payer de sa poche » les frais exigés par la justice Américaine.

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE PATRIARCA VA TÉMOIGNER LORS DU PROCÈS DE FRANCIS SALEMME

15 Avril 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Robert DeLuca
Robert DeLuca

L’ancien Parrain de la famille Patriarca, Francis « Cadillac Frank » Salemme, ancien collaborateur de la justice Américaine, va dans quelques semaines, être jugé pour le meurtre d’un ancien Associé, Steven DiSarro. Francis Salemme après avoir avoir coopéré avec les autorités fédérales, profitait paisiblement de sa nouvelle vie dans le programme de protection des témoins. Mais quand un ancien membre haut placé de la famille Patriarca, Robert « Bobby » DeLuca, lui aussi repenti, fut arrêté pour entrave à la justice, tout bascula dans la vie de Francis Salemme.  Il faut dire, que ce dernier avait déjà été condamné pour parjure en 2005 et cette fois-ci, si le gouvernement fédéral avait la preuve que Francis Salemme avait caché sa participation dans un assassinat crapuleux orchestré sous ses ordres, leur vengeance serait alors impitoyable. Sentant surement le vent tourné, Francis Salemme quitta le lieu ou il habitait depuis des années pour se réfugier dans un hôtel du Connecticut, ou il sera appréhendé quelques jours après sa fuite. Désormais incarcéré en attente de son procès, les procureurs fédéraux s’ont prêt à demander la peine de mort contre l’ancien Parrain de la famille Patriarca désormais âgé de quatre vingt quatre ans. Sans grande surprise, Robert DeLuca pour éviter une nouvelle peine de prison, viendra témoigner dans ce futur procès. Il parlera que son frère, Joseph, avait été intronisé dans la Cosa Nostra après s’être débarrassé d’un corps pour le compte de Francis Salemme, c’était en 1993, l’année qui marqua aussi la promotion au rang de Capitaine pour Robert DeLuca. Selon son frère, Joseph DeLuca voulait prouver sa valeur au Parrain de la famille Patriarca en l’aidant à se debarasser du corps de Steven DiSarro. Il rencontra alors Francis Salemme dans une pharmacie dans le Nord de Providence. Il fut alors conduit dans une usine de fabrication de bijoux, ou le corps de Steven DiSarro avait été laissé après son assassinat. Joseph DeLuca accompagné de deux hommes enterrera alors l’ancien Associé de la famille Patriarca, derrière un moulin situé lui aussi à Providence et appartenance à William Ricci, un ancien partenaire en affaire de Robert DeLuca. Ce même William Ricci, qui avouera en 2015, après une nouvelle arrestation, aux enqueteurs que le corps de Steven DiSarro était enterré derrière sa propriété. Selon Robert DeLuca, Steven DiSarro a été étranglé à son domicile par le fils de Frank Salemme, aujourd’hui décédé de cause naturelle. L’ancien Capitaine de la famille Patriarca déclara que Francis Salemme avait l’impression que cet ancien propriétaire d’une boite de nuit branchée, volait la famille. Robert DeLuca aurait proposé alors à son Parrain de « se débarrasser de lui », Francis Salemme aurait alors répondu « Ok, Frankie Boy (le fils de Francis Salemme) s’en chargera » . Pour Robert DeLuca, la condamnation de son ancien Parrain pourait faire de lui de nouveau un homme libre. Actuellement incarcéré, Robert DeLuca a déjà plaidé coupable d’avoir menti à la justice, il y a vingt ans, en donnant une version différente sur cette affaire. L’ancien Capitaine de la famille Patriarca, qui a été exclu du programme de protection des témoins, recevra son verdict après le procès de Francis Salemme prévu dans les prochaines semaines.

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BABY DOM PREND DU GALON DANS LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

8 Avril 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Michael Lancellotti et Dominic Grande
Michael Lancellotti et Dominic Grande

Dominic « Baby Dom » Grand, un Soldat de la famille de Philadelphie, réputé pour être un redoutable tueur à gage, vient de prendre du galon. En effet, les récentes arrestations et les écoutes téléphoniques effectuées dans l’État du New-Jersey contre des membres présumés de la famille de Philadelphie, dont le Soldat Joseph « Joey Electric » Servidio et Salvatore Piccolo, l’oncle de Dominic Grande, ont confirmé que ce dernier jouait un rôle essentiel depuis près de deux années au moins en tant qu’Acting Capo. Baby Dom comme il est surnommé dans le milieu, vient d’un riche pédigrée de gangsters, dont la plupart ont tous été intronisés sous les commandement d’Angelo Bruno ou de Nicodemo Scarfo. Son père était à Salvatore « Wayne » Grande, un ancien membre intronisé et un tueur à gage lui aussi dans les années 1980. Un soir de Septembre, en 1984, en pleine guerre interne entre les factions Riccobene et Scarfo, Salvatore Grande assassinera Salvatore Testa, une ancienne étoile montante de la famille de Philadelphie, surnommé le Prince de Philadelphie. Quelques années plus tard, Salvatore Grande reniera sa propre famille et décidera de coopérer avec le gouvernement, il est actuellement dans le programme de protection des témoins. L’ascension de Dominic Grande au sein de la Cosa Nostra a été supervisée par un proche du Parrain Joseph Merlino, Steven « HandSome Steevie » Mazzone, considéré comme l’actuel Underboss de la famille de Philadelphie, qui considère Dominic Grande comme son « neveu », même si aucun lien de parenté entre les deux familles n’est avéré. En 2011, un ancien Soldat de la famille Gambino qui avait décidé de collaborer avec les autorités, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli, enregistrera Joseph « Uncle Joe » Ligambi, qui était à cette époque servait d'Acting Boss à la famille mafieuse pendant l'incarcération de Joseph Merlino avait parlé de Dominic Grande avec une certaine adoration, prétextant qu'il était l'un des « plus jeunes membres intronisés de la Cosa Nostra ». Quant-à Nicholas Stefanelli il suicidera des semaines plus tard dans un hôtel du New-Jersey. Dominic Grande a toujours vécu et servi pour cette organisation criminelle et selon les autorités fédérales, aurait été impliqué dans plusieurs crimes mafieux non résolus.​​​​​​​ En 2012, en pleine journée et devant plusieurs témoins, Gino DiPietro, un ancien Associé de la famille de Philadelphie qui coopérait lui aussi avec le FBI après son arrestation dans une affaire de stupéfiants, sera assassiné par un individu masqué qui prendra par la suite la fuite, au bord d’un véhicule. Quelques heures plus tard, le meurtrier présumé sera identifié et arrêté, il s’agissait en fait d’Anthony Nicodemo, un Soldat réputé de la famille de Philadelphie, lui aussi identifié comme un tueur à gage. Les preuves étaient accablantes et les médias Américains s'amusaient à dire que ce crime était « le meurtre le plus stupide orchestré par la Cosa Nostra aux États-Unis ». Au final, Anthony Nicodemo décidera de plaider coupable et purge actuellement une peine de trente années de prison dans un pénitencier fédéral. Mais pour le FBI, Anthony Nicodemo n’était pas seul ce jour là et le nom de Domenic Grande était très vite ressorti comme un deuxième suspect potentiel dans cette affaire, même si aucune inculpation ne sera lancée contre lui.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA PLAIDER COUPABLE

31 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le 20 Février dernier, après trois jours de délibération infructueuse, le juge fédéral n’eut pas d’autre choix que d’annuler le procès de Joseph Merlino, actuel Parrain de la famille de Philadelphie. Ce procès s’était découlé de l’opération East Coast et la plupart des accusés avaient décidé de plaider coupable, sauf deux, Eugene « Rooster » ONofrio, un Capitaine de la famille Genovese et Joseph Merlino. Ce dernier était confiant, surtout qu’un verdict de non-culpabilité pouvait renforcer sa position au sein de la Cosa Nostra. Mais au final, et malgré un témoin fédéral complètement discrédité, le Parrain de la famille de Philadelphie était à deux doigts de se faire condamner. En effet, seul deux jurés étaient restés indécis et n’avaient pas voulu changer de position, et aux Etats-Unis, lors d’un procès fédéral, pour faire condamner un individu, il faut que le verdict soit unanime. Alors oui, Joseph Merlino était proche de se voir condamner à une longue peine de prison, mais il est sorti en homme libre, sans aucune contrainte. Après ce procès, les procureurs fédéraux avaient réfléchi à faire appel de cette décision et de retenter leur chance dans un nouveau procès fédéral, dans un autre État, avec un autre jury. Il faut dire, quel malgré une affaire qui aura été calamiteuse, ils étaient très proches de faire condamner définitivement l’un des Parrains de la Cosa Nostra. L’avocat de Joseph Merlino en était conscient, et même s’il laissa quelques jours à son client pour souffler avec sa famille à Boca Raton, il fallait trouver rapidement une solution avec les procureurs fédéraux, un accord de plaidoyer était peut-être envisageable. Surtout que deux semaines après avoir vu son procès annulé, Eugene ONofrio, qui devait être jugé quelques mois plus tard, accepta finalement un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. En plaidant coupable de prêt usuraire et de trafic de cigarette, le Capitaine de la famille Genovese passera au maximum deux ans et demi dans une prison fédérale, c’est deux années de moins par rapport à la première offre qui avait été proposée quelques mois plus tôt au gangster, désormais âgé de soixante quinze ans. Joseph Merlino devenait alors le seul accusé inculpé dans cette affaire. Cette semaine, les avocats de la défense déclarèrent s’être « mis d’accord sur une décision d’avant jugement », d’un accord de plaidoyer. Cet accord a été transmis au juge fédéral dans cette affaire, qui sera le seul à suivre ou non l’accord effectué entre les deux parties. Les parties respectives refusèrent de développer l’ensemble de cet accord, déclarant seulement que Joseph Merlino sera le 27 Avril prochain devant un tribunal fédéral pour plaider coupable. Cela sera alors la première fois de sa longue carrière criminelle, que le Parrain de la famille de Philadelphie accepte un accord avec les procureurs fédéraux, un accord qui doit être sans nul doute, très avantageux. En effet, après son procès, il y avait déjà eu des fuites d’un accord probable entre la défense et les procureurs pour tourner enfin la page de cette affaire, mais Joseph Merlino avait posé ses conditions, il était prêt à négocier, mais refusait de retourner en prison.

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OPERATION « THE VIG IS UP » LANCÉE CONTRE LA FAMILLE LUCHESSE

28 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

L’opération « The Vig Is Up » a été lancée aujourd'hui contre la famille Lucchese, permettant d’inculper une dizaine d’individus, tous accusés d’avoir dirigé pendant plusieurs années, des opérations de prêts usuraires, rapportant plusieurs millions de dollars par an à cette organisation criminelle. D’après les procureurs fédéraux, cette enquête qui aura duré près d’un an, est la plus grosse affaire de prêt usuraire dans cet État depuis plusieurs années. Tout a commencé par la surveillance d’un Soldat de la famille Lucchese, Dominick Capelli âgé de soixante et un an, domicilié à New-Rochelle, mais qui gère ses activités criminelles depuis son club social installé dans le Bronx. Le procédé utilisé par les mafieux de la famille Lucchese est exactement le même adopté par les membres de la Cosa Nostra depuis des dizaines d’années. Dominick Capelli avec l’aide de ses Associés, ont proposé à des individus, dont la plupart s’étaient ruinés par des dettes de jeux et divers paris sportifs, de se faire prêter de l’argent à des taux exorbitants pour se renflouer financièrement. Le problème est que le remboursement devait se faire de manière hebdomadaire et si l’individu en question ne pouvait pas rembourser, alors les taux d’intérêts augmentaient et par conséquence, la dette devenait de plus en plus importante, un cercle vicieux et surtout sans fin. Les mauvais payeurs à moitié ruiné, qui ne pouvaient pas rembourser les mafieux, se faisaient molester, menacer physiquement et par moment, risquaient de se faire assassiner. Pour le bureau des procureurs : « Cette bande de criminels à attaqué les New-Yorkais en utilisant une opération de jeux pour pouvoir proposer par la suite des prêts à taux usuraire ». Pour mener à bien cette enquête, les agents fédéraux, avec l’aide des policiers du NYPD ont utilisé des caméras de surveillance, des enregistrements audio effectués par des informateurs non identifiés, des écoutes téléphoniques, pour pouvoir amasser toutes les preuves possibles permettant à ces inculpations. Les individus en question risquent au maximum près de vingt cinq années de prison dans un pénitencier fédéral, mais il est fort probable que dans les prochaines semaines voire les prochains mois, les différents inculpés essayent de négocier des accords de plaidoyer assez avantageux pour éviter un procès.

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