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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 3

12 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Anthony Spilotro
Anthony Spilotro

Dans la Cosa Nostra, assassiner son meilleur ami ou tuer son propre frère est accepté, si bien sûr la hiérarchie mafieuse en a donné l’autorisation. L'Outfit de Chicago était conscient qu’Anthony Spilotro avait exécuté bon nombre d’individus sans son approbation. Des mauvais payeurs, des personnes lui ayant de manqué de respect, Anthony Spilotro était devenu de plus en plus paranoïaque, mais cela ne dérangeait pas tellement les patrons de la Outfit, l’argent rentrait encore en masse tous les mois, peut être un peu moins qu’avant, mais ces derniers ne pouvaient pas cracher sur des centaines de millions de dollars. Mais certaines règles ne peuvent être transgressées sous peine de mort. L’une d’entre elle, est ne de pas avoir de relation avec l’épouse d’un Associé, voire pire, un membre de l’organisation. Cette règle fondamentale permet aux différents buisiness de pouvoir se dérouler correctement. Depuis quelques temps, Anthony Spilotro avait tendance à fréquenter de plus en plus la femme de Frank Rosenthal, Geri. Cette dernière qui était une ancienne serveuse et stripteaseuse, était mariée avec Frank Rosenthal et avait deux enfants. Depuis quelques temps, le comportement de Geri inquiétait de plus en plus Frank Rosenthal. Devenu accro à certaines drogues et à l'alcool, Geri Rosenthal cachait les moindre de ses mouvements à son mari, mais pour Frank Rosenthal, une romance entre Geri et Anthony Spilotro était devenue une évidence. Face à cette situation, la relation entre ce dernier et le Soldat de la Outfit était de plus en plus compliquée, voire explosive par moment et le business en pâtissait forcément. De son côté, Anthony Spilotro ne voulait surtout pas ébruiter qu’il entretenait une relation avec l’épouse d'un Associé qui ramenait des centaines de millions de dollars par an à cette organisation criminelle. Son bras droit Frank Culotta, qui était souvent convoqué à Chicago pour rendre des comptes sur le buisiness à Las Vegas, tournait autour du pot, il ne voulait surtout pas donner l’occasion à la hiérarchie mafieuse de pouvoir lancer un contrat sur lui et son ami. Cette situation devenait de plus en plus intenable. En 1979, un Associé de la Outfit, dénommé Sherwin « Jerry » Lisner opérant depuis Las Vegas, venait d’être inculpé de vol et racket. Anthony Spilotro qui voyait des « balances » partout, était persuadé que Sherwin Lisner allait collaborer avec le gouvernement fédéral et ordonna à Frank Culotta de

Joseph Aiuppa
Joseph Aiuppa

l’assassiner. L’Associé de la Outfit sera retrouvé dans sa piscine, exécuté de plusieurs balles dans la tête. Quand la hiérarchie mafieuse apprit que Sherwin Lisne fut assassiné, Frank Culotta sera de nouveau convoqué, et comme à son habitude nia en bloc l’appartenance

d’Anthony Spilotro dans ce meurtre. La même année, Anthony Spilotro sera ajouté au célèbre Black Book et sera exclu définitivement des Casinos de Las Vegas. Mais Anthony Spilotro ne voulait pas s’arrêter là et prépara avec ses Associés du Hole In The Wall Gang, un gros coup, le cambriolage du Bertha’s, un magasin haut de gamme de Las Vegas qui devait lui rapporter près de un million de dollars. Mais le soir du braquage, la police entoura très rapidement les lieux et une grande partie de l’équipe du Hole In The Wall Gang fut arrêté, tout le monde sauf Anthony Spilotro et Sal Romano. Frank Culotta était en rage, Anthony Spilotro était introuvable et en plus il était persuadé que si le braquage avait mal tourné, c’était en partie à case de Sal Romano, un Associé d’Anthony Spilotro qui selon lui avait décidé de collaborer avec les autorités. Lors de l’interrogatoire de Frank Culotta, le FBI passa un enregistrement ou on pouvait entendre Anthony Spilotro demandait l’autorisation de lancer un contrat contre ce dernier, en réponse la hiérarchie mafieuse avait répondu : « Vous savez ce que vous devez faire de votre linge sale ». Et là Frank Culotta se rappela qu’en Avril 1982, son voisin s’était fait assassiné en plein jour alors qu’il quittait son domicile. Ce meurtre ne l’avait pas plus préoccupé que ça, sauf qu’une heure lus tard, Anthony Spilotro appelait chez lui. Pour Frank Culotta, il ne restait plus qu’une seule solution pour sauver sa vie, collaborer avec la justice Américaine. Ami depuis de nombreuses années, Frank Culotta en savait beaucoup, trop même, surtout qu'au même moment une partie de la hiérarchie mafieuse fut arrêté pour le racket organisé dans les casinos de Las Vegas, pour Anthony Spiltro, c'était le début de la fin.

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 2

11 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Circus Circus Casino
Circus Circus Casino

Las Vegas, la ville du péché, un lieu qui correspondait très bien à Anthony Spilotro. A son arrivée à l’aéroport, en 1971, Anthony Spilotro fut accueilli par la police qui essaya de l’intimider en lui faisant comprendre poliment que sa place n’était pas ici, mais plus à Chicago. Cette tentative d’intimidation n’eut aucun effet, le Soldat de la Outfit en avait connu d’autre et il savait qu’à Las Vegas, il y avait beaucoup d’argent à se faire. Las Vegas est un territoire dit « ouvert », toutes les familles de la Cosa Nostra peuvent y venir pour faire du buisiness, mais à cette époque, la Outfit et la famille de Kansas City, géraient à eux deux, une grande partie des Casinos. Les autorités fédérales n’avaient sans doute pas conscience que dans les années 1970, des centaines de millions de dollars étaient absorbés par les mafieux de la Cosa Nostra grâce à différents types de racket. Pour la Outfit, Las Vegas était un endroit stratégique, il fallait donc quelqu’un de dur et respecté pour faire tourner l’affaire, Anthony Spilotro était donc l’homme parfait. En utilisant le nom de sa femme, Anthony Spilotro ouvrit rapidement une boutique dans le Circus Circus Casino, un magasin de godes  qui servira en faite de façade par la suite pour ses futurs braquages. Mais même installé à Las Vegas, la police de Chicago n’avait pas dit son dernier mot et inculpa de nouveau Anthony Spilotro et Sam DeStefano en 1972, pour le meurtre de Leo Foreman. Ce dernier était un agent immobilier qui avait prêté de l’argent à Sam DeStefano. Mais lorsque celui-ci s’aperçu que le mafieux de la Outfit ne comptait pas le rembourser, Leo Foreman s’énerva et chose improbable, fit dégager de sa boutique Sam DeStefano qui était venu lui rendre une petite visite. Quelques temps plus tard, Leo Forement sera kidnappé et torturé sauvagement. Son corps, ses genoux, ses mains et ses

Frank Rosenthal
Frank Rosenthal

parties génitales furent brisés avec un marteau. Avec cette affaire, la Outfit était très inquiète. Une condamnation d’Anthony Spilotro pouvait arrêter leur buisiness à Las Vegas pendant un moment, il fallait donc agir, surtout que Sam DeStefano devenait de plus en plus instable. Dans ce milieu, le mot « ami » n’existe pas et quand la hiérarchie mafieuse demanda à Anthony Spilotro de s’« occuper » de son ancien mentor, ce dernier accepte sans broncher. Avec l’aide du propre frère de Sam DeStefano, Mario, Anthony Spilotro se présenta à la maison de Mad Sam. Ce dernier qui était dans son garage reçu plusieurs balles de fusil à pompe, on était le 14 Avril 1973, quelques jours plus tard, Anthoy Spilotro sera acquitté du meurtre de Leo Foreman et pourra retourner à Las Vegas continuer son buisiness, au grand soulagement de la Outfit. Frank Rosenthal était né lui aussi dans le West Side, dans le même quartier qu’Anthony Spilotro. Avant de quitter l'État de l'Illinois, Frank Rosenthal gérait des paris sportifs depuis Cicero. Ses talents dans ce domaine rapportèrent énormément d'argent à la Outfit, qui par la suite demanda à ce dernier de s'installer dans une ville ou le jeux était roi. Installé à Las Vegas, Frank Rosenthal gérait avec l'aide de la Outfit différents casinos dont le fameux Stardust. L’argent coulait à flot, Frank Rosenthal pour éviter les ennuis avec les autorités fédérales, changeait constamment de poste au sein du Casino, mais au final, c’était lui qui dirigeait l’affaire, avec celui qui était devenu son ami,

Holel In The Wall Gang
Hole In The Wall Gang

Anthony Spilotro. Mais la pression exercée sur le Soldat de la Outfit était de plus en plus forte. Le FBI avait constaté que depuis l’arrivé d’Anthony Spilotro à Las Vegas, les homicides avaient considérablement augmenté, bien sûr les corps ne furent jamais retrouvés, enterrés surement dans le désert voisin qui entoure Sin City. En 1976, ce dernier décida

d’ouvrir The Gold Rush, en partenariat avec son frère Michael, de son bras droit Frank Culotta et une bande d’Associés, spécialisés dans les braquages. En ouvrant The Gold Rush à l’extérieur de Las Vegas, Anthony Spilotro voulait diminuer la pression exercée par les autorités. Son équipe surnommé Hole In The Wall Gang, ont braqué de nombreuses bijouteries et de banques en utilisant le même stratagème. Les différentes alarmes étaient généralement désactivés à l’avance et par la suite un trou dans la façade qui était effectué depuis une camionnette, permettait à l’équipe d’Anthony Spilotro de charger argent et autres bijoux en toute sécurité, sans être vu.

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 1

10 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Anthony Spilotro
Anthony Spilotro

Anthony « The Ant » Spilotro est né le 19 mai 1938, dans le West Side a proximité de Chicago, dans un quartier dénommé The Patch, connu pour sa violence et sa population à forte densité Italienne, un vrai vivier pour la mafia qui contrôlait déjà l'endroit depuis plusieurs années. C’est dans ce quartier gangrené par la Cosa Nostra, ou avait naquit auparavant, Anthony Accardo, Jackie Cerone ou encore Sam Giancana, qu’Anthony Spilotro fit ses premières armes avec le crime organisé, par le biais des mafieux qui opéraient en toute quiétude dans son quartier, mais aussi grâce à son père, Patsy, qui détenait un restaurant dénomme le Patsy’s Restaurant. Outre la nourriture Italienne, ce restaurant était aussi un lieu incontournable pour tous les membres de la Outfit qui discutaient affaires sous le regard d’un Anthony Spilotro, fasciné par ce mode de vie. Très rapidement, ce dernier fut reconnu comme un bagarreur, capable de « déboiter des mâchoires » pour de l’argent. Ce dernier était tellement performant que ses frères payaient des dizaines de dollars dans des combats de rue, qu'Anthony Spilotro remportaient à chaque fois. Anthony et ses frères eten particulier Michael, étaient aussi très actifs dans le vol à l’étalage. A l’âge de seize ans, il fut pour la première fois arrêté par la police de Chicago, inculpé d’avoir tenté de voler une chemise. Condamné à une amende, il fut mis en probation pour quelques mois. Cette arrestation ne freina pas pour autant les activités criminelles d’Anthony Spilotro. Pour ce dernier, se faire arrêter et condamner n’était qu’une étape, qui faisait qu'augmenter son respect et les mafieux de la Outfit le suivaient de plus en plus près. Très rapidement, il côtoya des futures pointures de la Cosa Nostra, comme Joseph « Joey The Clown » Lombardo et se lia d’amitié à Sam « Mad Sam » DeStafano, un sociopathe, un tueur à gages, qui le servira par la suite de mentor dans le monde souterrain de la Cosa Nostra. Comme Sam DeStafano, Anthony Spilotro était assujetti à des crises de violence et son comportement imprévisible inquiétait par moment les membres de la Outfit. Mais Anthony Spilotro était conscient que pour se faire reconnaître et avoir la chance d’être

Sam DeStefano
Sam DeStefano

intronisé dans la Outftit, il fallait faire ses preuves, assassiner une personne pour le compte de cette organisation criminelle. Grâce aux conseils de Sam DeStefano, Anthony Spilotro se « positionna » pour exécuter le contrat Billy McCarthy et Jimmy Miraglia, deux cambrioleurs âgés de vingt quatre ans, qui venaient d’assassiner les frères Scalvo, Ronnie et

Phil, des individus connectés à la Outfit. Ce double meurtre effectué sans aucune autorisation, avait visiblement très énervé la hiérarchie mafieuse. Il fallait, pour la Outfit, passer un message clair et précis, en exécutant ces deux individus, mais avant de les tuer, il fallait les torturer. Anthony Spilotro avec l’aide Frank Culotta, qui deviendra par la suite son bras droit à Las Vegas, arriveront à kidnapper Billy McCarthy. Ce dernier sera sauvagement torturé, à coups de pics à glace dans différents parties du corps, mais Billy McCarthy ne voulait pas pour autant donner le nom de son complice. Après près de trois jours, Anthony Spilotro furieux par ce comportement, décidera de placer la tête de ce dernier dans un étau et lui fit exploser en quelques minutes les orbites. Sous la douleur, ce dernier décidera alors de donner le nom de son ancien ami, Jimmy Miraglia. Quelques jours plus tard, les deux hommes seront retrouvés dans le coffre d’un véhicule. Anthony Spilotro avait fait ses preuves, il pouvait maintenant être intronisé. Peu de temps après avoir été initié dans la Cosa Nostra, Anthony Spilotro fut inculpé avec Sam DeStafano de meurtre grâce notamment à la collaboration à l’un de ses anciens Associés. Malgré des preuves irréfutables, Anthony Spilotro et Sam DeStefano seront curieusement acquittés de toutes les charges retenues contre eux. Une fois les ennuis judiciaires passés, Anthony Spilotro se spécialisa dans le bookmaking et cette nouvelle activité rapportait énormément d’argent à la Outfit. Joseph « Joey Doves » Aiuppa qui servait comme Parrain à cette époque, eu alors l’idée de lancer Anthony Spilotro dans le grand bain, à Las Vegas, pour remplacer Marshall Caifano, qui de con côté allait faire du business en Floride pour le compte de la Outfit. Avant de partir, Joseph Aiuppa lui donna quelques conseils, comme se rapprocher de Frank Rosenthal, un important bookmaker, prêt à prendre le contrôle de certains casinos de Las Vegas.

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L'ASSASSINAT DES FRÈRES SPILOTRO

9 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Michael et Anthony Spilotro
Michael et Anthony Spilotro

Le 14 Juin 1986, Michael Spilotro était-il au mauvais endroit au mauvais moment ? frère d’un ancien Soldat de la Outfit, Anthony « The Ant » Spilotro, Michael Spilotro aurait pu choisir une autre voix, une autre vie, que celle de la Cosa Nostra, mais la tentation de l’argent facile et du pouvoir était trop forte. Alors même si Michael Spilotro n’était pas un membre intronisé, l’influence qu’avait son frère dans les affaires de la Outfit, en faisait un mafieux incontournable. Dans les soirées, Michael Spilotro aimait se faire photographier avec les cadres de la Outfit, le respect n’était pas forcément mutuelle, mais ce dernier ramenait de l’argent, énormément d’argent. Mais ce jour là, Michael Spilotro était soucieux, il savait que la réunion qui était prévue pouvait être à double sens. Soit il en sortait comme un membre intronisé de la Outfit, soit il en sortait entre quatre planches. Depuis quelques mois, la hiérarchie de cette organisation criminelle était très énervée des agissements d’Anthony Spilotro dans leur business à Las Vegas. De plus, différents membres de son équipe, comme Frank Culotta, son bras droit, avaient décider de collaborer, menant par la suite aux inculpations de Joseph « Joey Doves » Aiuppa, Parrain de la Outfit à cette époque et de son Underboss John « Jackie The Lackey » Cerone, son Underboss. La goutte d'eau qui fit débordée le vase, fut sans nul doute quand Joseph Aiuppa se fit arrêter par des agents fédéraux à son domicile devant sa femme, cet événement fut marqué comme une humiliation pour ce dernier, les frères Spilotro devaient payer. Avant d'être incarcéré, Joseph Aiuppa laissa ses directives : « Je ne me soucie pas de la façon dont vous allez le tuer, je le veux tout simplement ». Le contrat était lancé. Les frères Spilotro géraient leurs affaires depuis Las Vegas et n'allaient qu'à Chicago qu'en dernier recours, pour donner le pourcentage des bénéfices récoltés et rendre de temps en temps hommage aux dirigeants de la famille. Toute réunion en dehors de l'État du Nevada pouvait donc être suspect pour les deux mafieux. Des tueurs de la Outfit avaient donc été envoyés à Las Vegas, comme Nick Calabrese, avec pour de préparer un attentat à la bombe, qui fut par la suite abandonné. Trop suspicieux, les membres de la Outfit devaient convaincre les deux frères de se rendre à une réunion pour une promotion, non pas à Las Vegas, mais à Chicago. En plus de l’intronisation de Michael, la hiérarchie mafieuse prévoyait une promotion pour Anthony Spilotro, de Soldat, il serait devenu un Capitaine. Ce 14 Juin, Michael Spilotro avait déclaré à sa femme : « Si je ne reviens pas avant 19 heures, ce n’est pas bon ». Avant de quitter leur domicile pour rejoindre l'aéroport les menant à Bensenville, une petite ville située non loin de Chicago, Anthony et Michel Spilotro avaient laissé derrière eux leurs bijoux et leur portefeuille. Superstitieux ? surement, les deux mafieux connaissaient très bien ce genre de réunion, et généralement, l'individu convoqué n'en sort jamais vivant. Mais les deux frères n’avaient jamais pour autant envisagé de collaborer et acceptèrent de se rendre à cette réunion. En arrivant sur les lieux, Michael et Anthony Spilotro furent accueillis par de nombreux mafieux influents de la Outfit comme James Marcello, James La Pietra, Sam Carlisi, John DiFronzo ou encore, John Fecarotta, laissant présager pour les deux frères les éventuelles promotions promises. Mais en arrivant au sous-sol, Michael serra la main à l'un des Associés et remarqua très vite que ce dernier portait de gants en caoutchouc, Anthony Spilotro comprit très vite le message et demande à ses bourreaux une dernière prière, qu'il n'obtiendra jamais. La Outfit devait laisser un message, à la hauteur de sa cruauté. Les deux frères furent battus à mort à coups de poing et coups de pied. Quelques jours plus tard, les corps des deux frères furent retrouvés enterrés dans un champ de maïs, à la périphérie d’Endos, dans l’État de l’Indiana. Les médecins légistes déclarèrent que les poumons Michael Spilotro et Anthony étaient tellement remplis de sang, qu'ils s'étaient sans doute etouffer, une agonie qui aura duré plusieurs heures. Suite à cet assassinat, John Fecarotta, qui était en charge par la suite de se « débarrasser » des corps, sera assassiné et ça s’arrêta là.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

27 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Gammarano
John Gammarano

John « Johnny G » Gammarano, un Soldat de la famille Gambino vient de décéder, il avait soixante seize ans. Intronisé au début des années 1980, John Gammarano a été, tout au long de sa carrière criminelle, très actif dans l’extorsion et le prêt usuraire. En 1990, il fut inculpé avec entre autre, l’actuel Consilgiere de la famille Gambino, Joseph « JoJo » Corozzo et l’ancien Parrain de la famille de Nouvelle-Orléans, Anthony Carolla dans un système frauduleux de jeux de hasard dans Brooklyn et ces environs. Pour ce délit, John Gammarano sera condamné à trois années de prison et à sa sortie de prison, retournera dans les rues travailler pour la famille Gambino. Après avoir purgé sa peine de prison, John Gammarano intègrera l’équipe de Daniel Marino, un important Capitaine qui fut pendant longtemps en conflit avec l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Après l’assassinat de Paul Castellano en Décembre 1985, devant le restaurant le Sparks Steak House, les familles Genovese et Lucchese étaient très énervées que le meurtre d’un Parrain de la Cosa Nostra puisse avoir été effectué sans l’approbation formelle de la Commission. D’après plusieurs repentis de la famille Gambino, dont l’ancien Underboss Salvatore « Sammy The Bull » Gravano et le Capitaine Michael « Mikey Scars » DiLeonardo, Daniel Marino et James « Jimmy Brown » Failla, un Capitaine qui participait aux réunions de Paul Castellano dans sa résidence, surnommée la Maison Blanche, auraient comploté avec l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent Gigante, pour assassiner John Gotti et prendre le pouvoir par la suite. En Septembre 1986, devant un club social

appartenant à la famille Gembino, une voiture avec l’intérieur Frank DeCicco qui servait d’Underboss à John Gotti, explosa. Un assassinat qui ne sera jamais revendiqué, mais qui

Daniel Marino
Daniel Marino

portait la marque de la famille Lucchese, qui faisait des attentats à la bombe une marque de fabrique à cette époque, alors que c'était interdit dans les règles de la pègre. John Gotti qui était visiblement visé, essaya de trouver les coupables dans sa famille et se retourna alors vers Daniel Marino et son Soldat, John Gammarano. De plus, John Gotti était persuadé que Daniel Marino détournait avec son

équipe, des centaines de milliers de dollars relatif au racket entrepris par la famille Gambino dans le domaine de la construction. Le problème est que John Gotti fut incarcéré à vie en 1992, mais il demanda alors à John Gotti Jr qu'il venait de nommer comme Acting Boss, de

préparer une réunion fictive dans un appartement de Brooklyn avec Daniel Marino et John Gammarano, dans le but de les assassiner. Le plan était simple, pendant la réunion, deux mafieux devaient se cacher dans une armoire et au signal de John Gotti Jr, auraient abattu froidement Daniel Marino et John Gammarano. D’après Michael DiLeonardo, des sacs mortuaires avaient même été placés dans une pièces adjacente pour pouvoir nettoyer la scène. Le problème est que Daniel Marino avait assez d’expérience pour comprendre que quelque chose était en train de se tramer et arriva ce jour là, avec John Gammarano bien sûr, mais aussi accompagné d’un civil qui participait dans les affaires de deux mafieux, empêchant ainsi la moindre tentative contre leur vie. Après cette histoire, Daniel Marino et John Gammarano continueront leur business au sein de la famille Gambino. Ce dernier qui naviguera tant que mal sous le radar du gouvernement fédéral, sera inculpé au milieu des années 2000, d’extorsion et de prêt usuraire, à cette époque, il avait été promu Acting Capo.

 

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MICHAEL PERSICO CONDAMNÉ À CINQ ANNÉES DE PRISON

25 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Persico
Michael Persico

Pour la famille Colombo, Michael Persico, fils de l’actuel Parrain, Carmine « The Snake » Persico, actuellement incarcéré à perpétuité, ne doit jamais être intronisé dans la Cosa Nostra. Une stratégie validée par l’ensemble de la hiérarchie mafieuse. John « Sonny » Franzese un membre imminent de la famille Colombo avait déclaré à certain des membres de cette organisation criminelle : « Michael ne doit pas être un Affranchi, il fait un autre travail pour nous », un enregistrement qui avait permis au FBI de lancer une enquête plus approfondie sur un individu, qui avait toujours nié son appartenance à la Cosa Nostra, que malgré son nom de famille, il gagnait de l’argent légalement. En 2010, Michael Persico avait été arrêté pour avoir racketté une entreprise de camionnage. Quelques semaines plus tard, ce dernier fut accusé d’avoir été impliqué dans le meurtre de Ralph Scoppo, un Capitaine de la famille Colombo, proche de l’ancien Acting Boss, Vittorio « Little Vic » Orena, qui fut assassiné par la faction Persico au début des années 1990. Face à toute ces accusations et le risque de terminer sa vie derrière les barreaux, Michael Persico acceptera un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Avant de recevoir son verdict dans cette affaire, ses proches dont la mère de Michel Persico s’étaient mobilisés pour convaincre le jugé fédéral en charge de cette affaire, d’être indulgent envers une personne, qui n’a jamais été intronisée

Carmine Persico
Carmine Persico

dans la Cosa Nostra et qui a toujours été bienveillante avec ses proches : « Je suis vieille, et j’ai besoin de mon fils pour m’aider dans les tâches quotidiennes. J’ai peur que s’il est incarcéré, je ne le verrai surement plus à l’extérieur » avait même déclara la matriarche de la famille Persico. La semaine dernière, Michael Persico se présenta, plusieurs mois après avoir plaidé coupable, devant un juge fédéral à New-York. L’accord de plaidoyer effectué avec les procureurs fédéraux prévoyait une peine de trois années derrière les barreaux, mais le juge fédéral était le seul à pouvoir augmenter ou diminuer cette peine à sa guise. Mais pour ce dernier, Michael Persico en raison de ses connexions avec la Cosa Nostra et des liens établis avec le meurtre de Ralph Scoppo, méritait plus que trois années dans un pénitencier fédéral. Surtout que le témoignage d’un ancien repenti de la famille Colombo, qui avait déclaré que Michael Persico avaient joué un rôle « déterminant » dans ce meurtre crapuleux et le travail accompli par les fédéraux, convainquit le juge que la peine initialement prévue devait être augmentée, par principe. Après l’énoncé du verdict, Michael Persico qui avait la possibilité de s'exprimer, resta muet, seul sa famille présente dans le tribunal, commença à pousser des cris de colère. Le juge fédéral déclara qu’il comprenait parfaitement l'attitude de cette dernière suite à ce verdict, mais il stipula : « Dans ce tribunal, j’ai vu beaucoup de personnes qui avaient une double vie. Ils paraissaient honnêtes chez eux, mais à l’extérieur, il vivait du crime. ». Michael Persico sera le quatrième membre du clan Persico à être incarcéré dans une prison fédérale. Il rejoindra alors Carmine son père et son frère Alphonse dit « Allie Boy » condamnés tous les deux à des peines de prison à perpétuité, et son cousin Teddy, un Capitaine de la famille Colombo, condamné à douze années de prison.

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MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Gambino

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ASSASSINER UNE PERSONNE RESTE FACILE

21 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Les procureurs fédéraux sont dans une impasse. L’affaire East Coast avait fait la une des médias Américains, démontrant la collaboration entre la famille Genovese et la famille de Philadelphie dans différents rackets. Mais après plusieurs mois, il s’est avéré que le principal témoin, John Rubio, un Associé de la famille Genovese avait été encadré par des agents fédéraux, qui n’hésitaient pas à transgresser les règles. Son témoignage dans un futur procès devenait de plus en plus problématique et les procureurs fédéraux ont alors essayé de négocier des accords de plaidoyer avec les différents mafieux inculpés. Certains, comme le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, accepta l’offre. D’autres comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joseph Merlino, et un autre Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio ont refusé le moindre accord, pensant que les problèmes liés à cette affaire, pourraient leur être favorable par la suite, lors d’un futur procès fédéral. Il fallait dont pour les procureurs fédéraux de réagir le plus rapidement possible. Les derniers procès concernant des membres de la Cosa Nostra s’étaient soldés par plusieurs échecs, il fallait donc pour la justice Américaine de sortir leur pièce maitresse, les enregistrements audio. John Rubio a pu, à de nombreuses reprises, enregistrer différents membres de la Cosa Nostra en train de parler buisiness. Sur les milliers d’heure enregistrées, une conversation intéresse fortement l’équipe des procureurs en charge de ce dossier. C’était en 2014, on était encore loin de l’opération East Coast, mais Joseph Merlino, qui était sorti d’une prison fédérale il y a près de deux ans, mais encore en liberté conditionnelle, entamait déjà des rapprochements assez appuyés avec la famille Genovese, surtout avec le Capitaine Eugene Onofrio. Lors de cette réunion, qui devait se dérouler dans l’État de la Floride, vu qu’à cette époque, Joseph Merlino était très limité dans ses déplacements, Joseph Merlino expliquait à Eugene Onofrio comment tirer le meilleur parti d’un individu, en utilisant forcément la violence physique, voire le meurtre : « C’est simple d’assassiner quelqu’un. Vous lui faites croire que vous êtes son ami, que vous allez le conduire chez vous pour discuter et dans le véhicule vous lui tirez en plein tête ». Eugène Onofrio acquiesça : « Oui cela est très facile ». Des propos qui sont en total contradiction avec ceux effectués à sa sortie de prison auprès d’un journaliste. A cette époque, installé à Boca Raton, Joseph Merlino avait déclaré vouloir se retirer de ce milieu rempli de « rats », qu’il ne pourrait plus supporter une vie carcérale : « J'ai passé trop de temps derrière les barreaux, trop de temps à l'isolement. Se lever, manger et dormir à la même heure, je ne pourrai plus le supporter ». Les propos enregistrés sont tellement gênants pour les avocats de la défense, que ces derniers ont refusé tout commentaire. Seul l’avocat d’Eugène Onofrio demande aux procureurs fédéraux, que son client puisse être jugé séparément. Le Capitaine de la famille Genovese qui gère une équipe allant de Mulberry Street à Manhattan, serait grandement embarrassé, qu’il a peur que la réputation de Joseph Merlino puisse influencer négativement un jury : « le mettre dans « le même sac ». On est loin de l’attitude que pouvait avoir les deux mafieux, qui lors de cette même soirée, se vantaient d’être comme des « frères », des « frères » qui désormais ne veulent plus se voir, pour essayer de défendre leur peau.

 

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO SE VOIT REFUSER UNE NOUVELLE DEMANDE DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE

19 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony Santoro
Anthony Santoro

Incarcéré depuis son arrestation en Juillet 2013, le Soldat de la famille Bonanno, Anthony « Skinny » Santoro avait vu son procès en première instance annulé, faute d’un accord sur un éventuel verdict de la part des jurés. Suite à ce nouveau revers pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro avait la possibilité de pouvoir négocier un accord de plaidoyer avantageux par le biais de ses avocats. Ce fut chose faite en Avril dernier, quand le Soldat de la famille Bonanno reconnu devant un juge fédéral, qu’il avait commis des crimes pour le compte d’une organisation criminelle, sans préciser par ailleurs, qu’il s’agissait de la famille Bonanno. Avec cet accord, Anthony Santoro espérait retrouver plus rapidement sa liberté, après avoir effectué de nombreuses demandes de libération conditionnelle, qui avaient toutes échouées depuis son arrestation : « Je prends toutes les responsabilités par rapport à ce que j’ai pu faire » déclara t’il, tout en précisant qu’il voulait continuer « le reste de sa vie en homme libre ». Cet accord, qui fut accepté par l’équipe de procureurs apportait plusieurs avantages. Outre, une diminution de sa peine, Anthony Santoro avait été condamné entre quatre et huit années de prison, ce dernier pouvait prétendre à une libération conditionnelle qui intervenait à la moitié de sa peine, soit en Juillet 2017. C’est donc confiant que le Soldat de la famille Bonanno se présenta, avec un certain désir de pouvoir retrouver la liberté, après avoir fait le plus dur dans cette affaire, devoir plaider coupable devant un tribunal, une chose encore inenvisageable il y a quelques années. Malheureusement pour lui, sa demande fut refusée, et Anthony Santoro pourra prétendre de nouveau à une nouvelle audience en Décembre 2018, il aura alors cinquante quatre ans. Visiblement énervé d’avoir été incarcéré depuis le début en raison de sa dangerosité, Anthony Santoro pourra se consoler d’être le premier au final à pouvoir retrouver la liberté. Ses deux collègues mafieux, Ernest Aiello et Vito Badamo qui ont été inculpés en même temps que lui dans cette affaire avaient eux aussi accepter des offres de plaidoyer, mais contrairement à Anthony Santoro, ces derniers profitaient déjà d’une libération conditionnelle depuis plusieurs mois. L’Acting Capo Ernest Aiello devra donc purger prochainement une peine entre deux et quatre années de prison, alors que Vito Badamo purgera quant-à lui, une peine comprise entre trois ans et demi et sept années dans une prison fédérale. Seul l’ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, fortement diminué et se déplaçant en permanence à l’aide d’un fauteuil roulant, n’a pas encore accepté une offre de plaidoyer et devrait tenter de nouveau sa chance dans un deuxième procès fédéral.

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LA OUTFIT DE CHICAGO APRÈS LE PROCÈS DIT DES SECRETS DE FAMILLE - PARTIE 2

15 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

John DiFronzo
John DiFronzo

La plupart des cadres de la Outfit étaient incarcérés, mais curieusement, les procureurs fédéraux n’avaient pas voulu inculper deux membres imminents de cette organisation criminelle, John « No Noze » DiFronzo et Salvatore « Solly D » DeLaurentis. Le premier occupait officieusement le poste de Parrain, depuis l’incarcération de Samuel « Wings » Carlisi en 1992 et cette non-inculpation entrainera dans les rangs de la Outfit bon nombre de rumeurs, et si John DiFronzo collaborait avec le FBI ?, surtout que pendant le procès dit des Secrets de famille, nom nom fut nommé à plusieurs reprises. Ces rumeurs ne seront jamais confirmées et ce dernier continuera tranquillement à restructurer ses troupes, en s’appuyant sur son frère Peter DiFronzo. Comme Underboss, John DiFronzo nomma Anthony « Little Tony » Zizzo, qui disparu curieusement en 2006, sans doute enlevé et assassiné par des membres de l’équipe de Cicero gérée à cette équipe par Michael Sarno. Cette disparition sema la cohue auprès de certains membres qui se plaignaient que les règles de la Cosa Nostra puissent être enfreins aussi facilement. Pour se venger, une faction adverse à celle de Michael Sarno avait essayé quelques mois plus tard, d’assassiner le bras droit du Capitaine de l’Outfit, Salvatore Cataudella, mais les tueurs s’étaient trompés de cible, et avaient exécuté, Gerry Dhamer, un employé dans une entreprise de plomberie, qui vivait à quelques maisons de Salvatore Cataudella. Après l’incarcération de Michael Sarno à vingt cinq ans de prison pour racket, John DiFronzo qui devenait de plus en plus contesté procéda à quelques changements. Le premier changement effectué fut de demander à Marco « The Mover » D’Amico son Consigliere de céder sa place à Joseph « Joe The Builder » Andriacchi qui était rentré dans une semi-retraite. Le deuxième changement est de demander de l'aide à Salvatore « Solly D » DeLaurentis, un Capitaine emblématique de la Outfit, de gérer le conflit entre les membres de Cicero et le reste de l’organisation

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

criminelle. Pari réussi, mais la santé mentale de John DiFronzo, qui était âgé de quatre vingt six ans, devenait de plus en plus défaillante et décidera par la suite de se retirer pour laisser la place à Salvatore « Solly D » DeLaurentis, Ce dernier décida de s’entourer de membres la vieille école, ayant purgé des dizaines années de prison et prouvant de ce fait, leur loyauté à la Outfit. En Acting Boss, Solly D, nomma Albert « Albie The Falcon » Vena, réputé pour sa violence, il est considéré selon le FBI, comme une « version améliorée d’Anthony Spilotro » et comme « l’individu le plus dangereux » rien que ça. En plus de ses fonctions en tant qu’Acting Boss, Albert Vena continue à gérer son équipe à Grand Avenue. Comme Underboss, la place fut donnée à Salvatore Cataudella, un membre de Cicero, ancien lieutenant de Michael Sarno. Marco D’Amico qui avait laissé sa place de Consigliere à Joseph Andriacchi pendant la transition entre Joseph DiFronzo et Salvatore DeLaurentis, récupéra sa place. L’actuel Parrain a essayé de réorganiser sa hiérarchie en essayant de satisfaire tout le monde, pour éviter les tensions dans une famille ou la moindre étincelle peut être dévastatrice. De plus, sur le terrain, Salvatore DeLaurentis, nomma des pointures, des membres très respectés par l’ensemble de cette organisation criminelle. A Elmwood Park, nous retrouvons Rudolph « The Chin » Fratto, à Cicero, James « Jimmy The Ice Pick » Inendino. Dans le 26 Street situé dans le quartier de Chinatown, Frank « Tootsie » Caruso Jr gère les affaires courantes. En quelques mois seulement, la situation de la Outfit qui était au bord de l’implosion avec le procès des Secrets de famille est devenue de nouveau stable, une famille encore très influence dans l’État de l’Illinois et dans les États environnants.

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