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LE PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO VEUT SE RETIRER DE LA COSA NOSTRA

9 Juillet 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Peter Gotti
Peter Gotti

Alors que son frère John Gotti, condamnait à mort tous les membres de la famille Gambino qui avaient l’intention d’accepter un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux, Peter Gotti, considéré comme l’actuel Parrain de la famille Gambino, est prêt à quitter définitivement sa vie dans la Cosa Nostra pour espérer pouvoir sortir de prison. Âgé de soixante dix neuf ans et incarcéré dans la prison fédérale de Butner après une condamnation pour plusieurs charges fédérales, Peter Gotti qui souffre selon son avocat, de plusieurs problèmes de santé, espère vivement pouvoir vivre désormais sous le contrôle du bureau des probations, au domicile de sa fille à Howard Beach. Le fait de renier complètement sa vie dans la Cosa Nostra et son changement d’attitude envers cette organisation criminelle, en fait désormais un candidat potentiel à une future libération conditionnelle, une demande que son avocat a effectuée la semaine dernière. Peter Gotti a toujours suivi les traces de son frère. Affilié à la famille Gambino depuis les années 1960, il devint un membre intronisé à fin des années 1980, une intronisation qui suivra très rapidement avec une promotion au poste de Capitaine quelques mois plus tard. Surnommé « One Eyed Pete » en raison de son aveuglement à un œil, Peter Gotti sera aussi appelé par la suite par les membres de la famille Gambino, « The Dumbest Don », ou le « Parrain stupide » en raison de son incapacité à pouvoir gérer convenablement une famille de la Cosa Nostra. Sa promotion au poste de Parrain sera officialisée en 2002, peu de temps après la mort en prison de John Gotti, mais son règne sera de courte durée. Peter Gotti sera très vite inculpé de racket fédéral, de tentative d’extorsion sur l’acteur de films d’action, Steven Seagal et par la suite, grâce au témoignage de Sal Mangiavillano, de complot d’assassinat sur l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano. Les preuves retenues contre Peter Gotti étaient trop importantes et le nouveau Parrain de la famille Gambino sera condamné à un peu moins de trente ans derrière les barreaux, une peine qu’il commencera à purger dans la prison fédérale de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, puis à Butner en Caroline du Nord, un pénitencier fédéral composé d’un centre médical plus adapté aux problèmes de santé de Peter Gotti. Le temps passé derrière les barreaux à permis à Peter Gotti, selon son avocat, de « réévaluer sa pensée à considérer ses valeurs morales. Il ne tente pas de justifier ses actes, ni de se défendre ses choix qui l’ont amené à terminer en prison, il veut maintenant dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a vraiment aucun bénéfice à effectuer une activité illégale ». A l’époque de sa condamnation, Peter Gotti raisonnait comme un Parrain de la Cosa Nostra et pour lui aucun accord avec les procureurs fédéraux n’était possible. Désormais et d’après son avocat, ce dernier regrette profondément sa décision prise il y a plus de vingt ans, qui aurait pu lui permettre d’être un homme libre depuis pas mal de temps. Pour la famille Gambino la décision de Peter Gotti de prendre sa retraite ne change pas grande chose. Alors oui Peter Gotti avait le titre de Parrain, mais son influence derrière les barreaux était insignifiante. Ce retournement de situation va sans doute permettre à Lorenzo Mannino, considéré comme l’actuel Underboss de la famille Gambino, de se positionner pour reprendre les commandes d’une organisation criminelle dirigée désormais par des membres d’origine Sicilienne et qui ont depuis des années, tiré un trait sur l’ère Gotti. 

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DONALD TRUMP ET LA COSA NOSTRA

7 Juillet 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino

Salvatore Gravano

Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo), l’ancien Underboss de la famille Gambino est sorti de la prison de Supermax dans le Colorado en Septembre 2017, après avoir purgé près de dix sept années de prison pour trafic de drogue. Karen, sa fille,  qui est devenue une « star » du petit écran avait essayé pendant des années de faire libérer son père de cet enfer carcéral. Comment ? Avec le candidat à l’investiture Républicaine, favori des sondages, Donald Trump. Fils d’un entrepreneur immobilier, Donald Trump est connu pour être devenu milliardaire en bâtissant des immeubles prestigieux aux quatre coins des États-Unis. A New-York, Donald Trump construisit au début des années 1980, la Trump Tower, poussant alors certains spécialistes à s’interroger sur les relations supposées entre le milliardaire et les cinq familles de la Cosa Nostra. Pourquoi cette interrogation ? Car le ciment à toujours été considéré comme « l’or Italien » à New-York et au début des années 1980, la moindre goutte de béton qui était déversée à New-York, avait reçu à l’avance l’autorisation de l’une des cinq familles New-Yorkaise. Interrogé sur ses relations avec des membres de la Cosa Nostra, dont Salvatore Gravano, Donald Trump botta en touche et déclara seulement : « Je ne connais pas Salvatore Gravano et à ma connaissance, je ne l’ai jamais rencontrée », mais pour sa fille Karen, cette déclaration n'est qu'un mensonge de plus de l'actuel candidat républicain : « Écoutez, mon père était dans la construction et la Cosa Nostra contrôlait tout. Je suis sûr qu’à un moment de sa vie, il a du interagir avec des personnes liées à cette organisation » stipula t’elle. En effet, l’ancien Underboss de la famille Gambino, gagnait énormément d’argent, tellement d’argent, qu’il en rendait même son Parrain, John Gotti, jaloux de sa réussite. En effet, l’entreprise la plus rentable de Salvatore Gravano était Gem Steel, dénommée par la suite en Atlas Gem, qui prenait un pourcentage non négligeable sur toutes les constructions : « Je suis sûr que si vous êtes impliqué dans les secteur de la construction à New-York, vous devez obligatoirement rencontrer ce genre d’individus », déclara de nouveau Karen Gravano. L’écrivain, Wayne Barrett avait déjà publié un livre en 1992 sur les relations supposées de Donald Trump avec les familles de la Cosa Nostra, mais la réponse de ce dernier fut cinglante, fustigeant Wayne Barrett comme un « un écrivain de second plan, connu pour ces nombreux échecs littéraires ». En rentrant dans le programme de protection des témoins, Salvatore Gravano, publia un livre et donna de nombreuses interviews aux télés Américains. En 1997, sur la chaîne télévisée ABC, il déclara : « Quand je regarde Manhattan, je me dis qu’à une époque, je contrôlais tout. Quand je vois la nuit les lumières de tous ces immeubles, je pense à Donald Trump, à Tishman Speyer et à tous les autres, qui ne pouvaient pas construire un bâtiment sans mon autorisation ». Mais Donald Trump aurait aussi fait connaissance avec des gangsters en dehors de New-York, comme à Philadelphie. Atlantic City, est un territoire dit « ouvert » depuis que l'ancien Parrain Angelo Bruno décida de laisser les cinq familles New-York y faire du business dans les années 1980. Donald Trump comme tout bon investisseur, y construisit un Casino dénommé le Trump Plaza Hotel and Casino, sur un terrain qui appartenait avant à Salvatore Testa, ancien membre influent de la famille de Philadelphie, fils de l'ancien Boss Philip Testa, qui sera assassiné sous l'ordre de Nicodemo Scarfo Sr en 1984. Selon la police locale, le terrain aurait été vendu pour une somme dérisoire et plus troublant, le casino en question, aurait été construit pas des sociétés de construction détenues par Nicodemo Scarfo Sr et l'ancien Underboss devenu repenti, Philip Leonetti.

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UN SOLDAT DE LA OUTFIT PLAIDE UNE NOUVELLE FOIS COUPABLE

30 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Robert Panozzo Sr
Robert Panozzo Sr

Robert Panozzo Sr, Soldat de la Outfit, a plaidé coupable cette semaine d’extorsion devant un tribunal fédéral. Cet accord de plaidoyer prévoit une peine maximale de quatorze années derrière les barreaux, mais elle ne sera pas cumulée avec la précédente peine de Robert Panozzo, condamné il y a quelques mois à dix huit années de prison pour complot de racket et pour plusieurs cambriolages effectués avec violence. Dans cette affaire, Robert Panozzo Sr, Soldat dans l’équipe de Grand Avenue gérée à l’époque par Albert « Little Guy » Vena, a admis avoir participé à plusieurs extorsions avec violence, mais aussi sa participation dans plusieurs délits larges et variés, comme la fraude à l’assurance ou encore le proxénétisme. Robert Panozzo Sr et son associé de longue date, Paul Koroluk, avait été arrêté en 2014 lors d’une tentative de vol d’un dépôt de drogue dans le quartier Sud de Chicago. Déguisés en policier, les deux mafieux pensaient voler une « cache » d’un cartel Sud-Américain, sans savoir que l’entrepôt en question avait été sonorisé et filmé par les autorités fédérales, qui voulaient prendre les deux malfrats en flagrant délit. Selon les documents de près de dix sept pages signés par le Soldat de la Outfit, Robert Panozzo Sr aurait prêté près de 40 000 dollars à un homme d’affaires de la banlieue de Chicago, suivi par la suite d’un prêt supplémentaire. L’individu en question n’imaginait sans doute pas les taux d’intérêts exorbitants appliqués par le Soldat de la Outfit et en quelques semaines, sa dette de départ avait pratiquement triplée. Lors d’une réunion dans un restaurant, l’individu avait remis une enveloppe de 25 000 dollars à Robert Panozzo Sr, en pensant que c’était son dernier paiement, mais le Soldat de la Outfit lui fit savoir qu’il devait toujours près de 100 000 dollars en intérêts sur emprunt. Quelques semaines plus tard, voyant que la victime n’avait toujours pas payé, Robert Panozzo Sr accompagné de son Associé, Joseph Abbott, sont partis faire un petit tour au domicile e l’homme d’affaire pour le frapper à plusieurs reprises : « Des blessures et des contusions à tête » selon les procureurs fédéraux. Pendant près de deux ans l’homme d’affaire pu avoir un petit répit suite à l’incarcération de Robert Panozzo Sr pour cambriolage. Mais à sa sortie de prison, ce dernier contacta de nouveau le « mauvais payeur » et lui demanda de rembourser rapidement sa dette. Par la suite, Robert Panozzo Sr aurait versé près de 1 000 dollars à Joseph Abbott pour incendier la voiture de l’homme d’affaires garée devant son domicile, puis il versa au même Associé entre 3 000 et 4 000 dollars pour incendier le domicile de l'individu complètement apeuré. Lors de son arrestation, Robert Panozzo Sr a refusé à plusieurs reprises des offres venant des procureurs fédéraux, qui lui demandaient de témoigner contre Albert Vena en échange de sa liberté :  : « Il nous a dit clairement d’aller se faire foutre. On a eu quatre ou cinq conversations avec lui qui ont duré moins de cinq minutes » déclara un agent du FBI.

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

30 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Divers

John Alite
John Alite

John Alite savait instinctivement que l’assassinat de Frank Cali n’avait pas été orchestré par la Cosa Nostra. Il le savait, car dans sa longue carrière criminelle, l’ancien Associé de la famille Gambino a participé à des dizaines d’assassinats pour le compte de la famille mafieuse bien entendu, mais aussi pour son ex meilleur ami, John Gotti Jr. John Alite savait que si vous vouliez réussir ce genre de coup et qui plus est sur un Parrain de la Cosa Nostra, il fallait au moins deux voitures, trois de préférence sur les lieux, une à chaque coin pour éviter que la cible ne puisse s’échapper. John Alite était un criminel endurci, bien ancré dans la famille Gambino, mais ses origines Albanaise, ne pouvaient faire de lui un membre intronisé de la Cosa Nostra. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, John Alite après avoir essayé de s’échapper à la police en s’enfuyant au Brésil, décidera de coopérer avec les autorités fédérales. Dans les différents procès fédéraux dans lesquels John Alite a pu participer en tant que témoin, son témoignage ne fut pas jugé tellement crédible, mais ses connaissances sur la Cosa Nostra en firent par la suite, un invité de choix pour plusieurs médias Américains. Depuis des années, John Alite se livre à une nouvelle guerre, non pas dans les rues, mais cette fois-ci sur les réseaux sociaux, entre lui et le clan Gotti et en particulier avec John Gotti Jr. Alors que John Gotti Jr le traite de « sale rat », John Alite considère l’ancien homme fort de la famille Gambino de « stupide », qui a profité de la popularité de son père pour se hisser au pouvoir. John Alite ne sent pas réellement menacé et se promène encore tranquillement dans les quartiers de son adolescence. L’ancien Associé de la famille Gambino a grandi dans la pauvreté dans le Queens. Dès son adolescence, John Alite qui travaillait dans une petite épicerie, était payé gracieusement par des membres de la famille Lucchese qui lui demandaient d’effectuer quelques « courses ». Au fil des années et après sa rencontre avec le clan Gotti, John Alite monta en puissance. Il commençait à gagnait beaucoup d’argent et était désormais considéré comme un peu l’homme à tout faire de la famille Gambino, prêt à utiliser la violence et même assassiner des personnes pour le compte de la Cosa Nostra. Mais du jour au lendemain, quand John Alite parti au Brésil pour échapper aux agents fédéraux, il déclara avoir entendu que John Gotti Jr était un informateur et que plusieurs de ses Associés étaient emprisonnés. Son avocat qui était en contact avec lui, lui certifia qu’il était impossible de gagner un procès : « Vous avez des dizaines de membres de la Cosa Nostra qui déclarent que vous êtes un tueur » stipula son avocat. C’est pour ce motif que John Alite décidera de passer un accord avec les procureurs fédéraux. Une offre en or. John Alita plaida coupable de meurtre et de vol qualifié et en échange de son témoignage, il sera condamné à une peine dérisoire, dix années de prison. Aujourd’hui, John Alite est persuadé que les familles de la Cosa Nostra sont retournées aux anciennes valeurs, celle du secret : « La plupart des familles sont désormais gérées par des Siciliens et elles sont retournées sous terre ». La Cosa Nostra est selon lui, en « reconstruction » : « Si vous voulez une structure fiable, vous ne pouvez pas laissez certaines choses continuer. Vous ne tuez pas les procureurs, vous ne tuez pas les policiers, vous ne tuez pas les journalistes et vous ne tuez pas les femmes. Toutes ces règles ont été mises en place dans un seul but : garder la structure intacte et semer la peur. Vous savez c’est comme un immeuble, si le béton s’effrite, ça tombe. Les familles de la Cosa Nostra sont encore intégrées dans la construction, dans les ports maritimes et ils sont toujours à Wall Street ». La seule chose selon lui qui pourra faire revenir la Cosa Nostra vers ses anciens démons et si le meurtrier de Frank Cali est reconnu coupable et envoyé en prison dans la population générale : « S’il est placé sans protection, vous allez voir le géant endormi se réveiller et vous allez voir que la Cosa Nostra existe toujours aux Etats-Unis ».

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

29 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Divers

Anthony Arillotta
Anthony Arillotta

« Tiens toi prêt et habille-toi bien » : Anthony Arillotta se souvient encore de cette journée ensoleillée du mois d’Aout, ou ce jour là, un appel d’un Capitaine de la famille Genovese allait bouleverser sa vie. Anthony Arillotta savait que désormais il allait rentrer dans la cour des grands, devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra, un rêve de gamin pour celui qui depuis des années, travaillait pour le compte de la famille Genovese depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts  Anthony Arillotta se souvient d’avoir préféré laisser de côté son énorme 4x4 noir pour prendre la voiture de sa mère, moins visible et qui n’attirait pas les soupçons. Le rendez-vous était fixé au restaurant Nebraska Steakhouse dans la Little Italy et c’est un Anthony Arillotta très nerveux qui rentra à l’intérieur. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise noire et d’une Rolex ornée de diamants, Anthony Arillotta reconnu quatre hommes à la table, tous des Capitaines, qui lui offrirent un petit expresso. Quand Arthur « Little Al » Nigro , qui à cette époque, faisait office d’Acting Boss pour la famille Genovese, débarqua dans le restaurant, Anthony Arillotta savait que le moment était venu pour lui de devenir un Soldat de la Cosa Nostra. Ce dernier laissa ses bijoux, ses téléphones portables et sa montre sur le bar et entra dans un véhicule pour se rendre dans un vieil immeuble du Bronx qui se situait à quelques kilomètres du Nebraska Steackhousse. Anthony Arillotta fut conduit dans une minuscule salle de bain ou on lui ordonna de se déshabiller et d’enfiler un peignoir de bain, par sécurité. Une fois habillé, Anthony Arillotta entra dans une nouvelle pièce et Arthur Nigro lui demanda : « Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? ». Anthony Arillotta répondit de manière négatif, c’était la règle, il connaissait à l’avance les questions posées lors de cette cérémonie. Arthur Nigro continua : « Nous faisons parti d’une société secrète et honorée, c’est la raison de votre présence ici. Nous aimerions que vous fassiez parti de cette famille ? Vous êtes d’accord ? » : « Oui » déclara simplement Anthony Arillotta. Arthur Nigro enchaina de nouveau : « Si votre femme donnait naissance à votre enfant et que le patron vous appelle, vous quitterez les lieux pour nous ? » : « Oui » déclara Anthony Arillotta, qui fut assez touché par cette question, sa femme donnera naissance à sa fille le lendemain. Sur la table en face de lui, se trouvait un révolver .38, un couteau et une image pieuse : « Tu vois ce pistolet et ce couteau » lui demanda Arthur Nigro : « Utiliseriez-vous  le couteau qui se trouve sur cette table pour tuer quelqu’un si le Parrain vous le demande ? » : « Oui » rétorqua Arthur Nigro : « Si votre frère faisait quelque chose à l’encontre de notre famille et vous deviez utiliser ce couteau pour le tuer, le feriez-vous ? » : « Oui » rétorqua de nouveau Anthony Arillotta. Arthur Nigro demanda à Anthony Arillotta de pointer son doigt. Il prit le couteau et fit une petite incision, une goutte de sang apparue. Arthur Nigro trempa le sang d’Anthony Arillotta sur une image pieuse, prit une allumette, mit le feu à la photo et demanda à Anthony Arillotta de répéter après lui : « Je ne briserai jamais ce serment. Si je le fais, ce sera la mort sur moi. Je serais détruit commence cette image dans ma main ». Arthur Nigro l’embrassa sur les deux joues, puis lui serra la main : « Bienvenue parmi nous mon ami ». Anthony Arillotta venait d’être intronisé dans la famille famille Genovese, la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE COUPABLE DE TRAFIC DE DROGUE

26 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph « Joey Electric » Servidio, Soldat de la famille de Philaselphie, vient de plaider coupable de trafic de drogue cette semaine, il pourrait être condamner au maximum à douze ans et demi derrière les barreaux. Cela fait des années que Joseph Servidio était dans le collimateur du gouvernement fédéral depuis une première condamnation pour trafic de cocaïne, mais par manque de preuve, le FBI n’a jamais réussi à l’arrêter. L’occasion se présenta grâce à un informateur, un proche du Soldat de la famille de Philadelphie, qui a pu pendant plusieurs moi, enregistrer Joseph Servidio en train de raconter sa petite vie criminelle, faite de trafic en tout genre et en particulier de la vente de stupéfiants, l’une de ses spécialités. Joseph Servidio se vantait de pouvoir parler librement de ses trafics car selon lui, plus de quatre vingt pourcent des témoins du gouvernement n’étaient « pas fiables ». « Je suis un criminel, tout ce que je fais, ce sont des actes criminels. L’année dernière, j’ai dû braquer un fourgon blindé pour pouvoir m'en sortir financièrement ». Selon le FBI, les conversations ont été effectuées dans plusieurs lieux : dans des maisons appartenant à différents membres de la Cosa Nostra, dans des restaurants, mais aussi pendant des promenades, c’est dans ces moments là que Joseph Servidio recevait l’argent lié à ses trafics. Le Soldat de la famille de Philadelphie expliqua au témoin du gouvernement pourquoi il distribuait et vendait des stupéfiants : « La drogue est l’activité dans laquelle je peux me faire le plus d’argent et tu sais que j’adore dépenser du fric ». De plus de parler librement de trafic de drogue en tout genre, Joseph Servidio raconta aussi son intention de taxer les bookmakers et les vendeurs de drogue d’Atlantic City, un territoire ouvert pour les familles de la Cosa Nostra et ou la famille de Philadelphie reste très bien implantée. Joseph Servidio se méfiait pas du tout de la parole des informateurs devant un tribunal, mais craignait énormément des « cassettes », des « micros », des « enregistrements » : « Cela peut vous tuez. Presque tous les témoins oculaires peuvent être battus lors d’un procès, mais une bande audio ? ce n’est pas possible ». Ces enregistrements furent accablants et à chaque fois que Joseph Servidio se faisait enregistrer, il s’enfonçait de plus en plus et revendiquait ouvertement, qu’il travaillait pour le compte de la famille de Philadelphie.Selon le témoin du gouvernement, un an avant son arrestation Joseph Servidio et l’un de ses Associés auraient passé près de trois heures devant le domicile d’un autre trafiquant de drogue pour essayer de l’assassiner. Selon Joseph Servidio, il aurait acheté deux téléphones jetables, payés en liquide pour essayer de se « couvrir » et de ne « laisser aucune trace ». Dans un enregistrement, Joseph Servidio déclara qu’une partie de l’argent récoltait grâce à ses trafics, « remontait en haut de la structure », le tout selon lui était de calculer une « base hebdomadaire », pour éviter de prendre des remarques de la part des supérieurs. En décembre 2016, lors d’une réunion à Atlantic City, Joseph Servidio déclara qu’il avait fait ses « os » (assassiner une personne) à l’âge de dix neuf ans, tout en continuant qu’il était « intéressé » par des révolvers. Lors cette même soirée, Joseph Servidio s’épancha un peu plus sur le plaisir qu’il éprouvait à « dépenser de l’argent ». Pour le Soldat de la famille de Philadelphie, vendre des stupéfiants étaient un moyen pour de s’assurer que l’argent coulait à flot, mais cela pouvait lui aussi causer des ennuis dans son propre cercle familial. Un jour, l’un de ses amis décéda d’une overdose et Joseph Servidio fut confronté à une mère en deuil. Cette dernière lui expliqua qu’il fallait qu’il arrête de vendre de la drogue, « qu’il faisait de mal à beaucoup de gens ». Lors que l’informateur du gouvernement lui demanda si elle avait raison, Joseph Servidio rétorqua : « Oui elle à raison, mais j’adore trop l’argent et c’est le meilleur moyen d’en gagner. Tu sais je suis un criminel, il me faut près de deux cent cinquante mille dollars par an pour je puisse rentrer dans un seuil de rentabilité ». 

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DANS LA FAMILLE ZOTTOLA JE DEMANDE LE FILS ANTHONY

23 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Sylvester Zottola
Sylvester Zottola

Lorsque Sylvester Zottola, un ancien Associé de la famille Bonanno fut assassiné devant un McDonald’s du Bronx, on aurait généralement pu penser que ce meurtre était lié de près ou de loin au crime organisé, aux familles de la Cosa Nostra. Après l’arrestation de deux membres des Bloods, on aurait pu aussi penser, que les auteurs de cet assassinat avaient été recrutés par des groupes criminels venant des Balkans, ou Sylvester Zottola avait rencontré avec eux par le passé, certaines tensions pour des histoires de machines à sous. Finalement la réalité est tout autre et après des mois d’enquête, les procureurs fédéraux sont désormais persuadés que le cerveau dans cette affaire ne serait que son propre fils, non pas Salvatore Zottola, qui avait été lui aussi victime d’une tentative d’assassinat, mais de son deuxième fils, Anthony âgé de quarante et un an. Sylvester Zottola était un ancien Associé de longue date de la famille Bonanno. Jamais intronisé dans la Cosa Nostra, il entretenait pour autant des très bonnes relations avec l’ancien Acting Boss, Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano, désormais incarcéré. Mais au fil des années, l’influence de Sylvester Zottola dans son quartier d’origine était de plus en plus compromise. L’installations de gangs rivaux, la plupart venant de l’Europe de l’Est, avait vu à cette époque Sylvester Zottola se battre pour la moindre parcelle de son territoire. Pour la police locale, le meurtre de Sylvester Zottola n'a pas été une réelle surprise, dans le sens ou l'ancien Associé de la famille Bonanno avait survécu depuis quelques mois à plusieurs tentatives contre sa vie.  Un jour, alors que Sylvester Zottola rentrait chez lui, il fut poignardé à plusieurs reprises par des individus qui l’attendaient à l’intérieur. Par la suite, Sylvester Zotolla utilisa son arme à feux pour faire fuir des individus qui rodaient devant son domicile, une scène qui le fera inculpé par la justice pour possession illégale d’arme à feux. Les enquêteurs ont commencé à 

Anthony Zottola
Anthony Zottola

s'intéresser à Anthony Zottola juste après l’arrestations de Dawshan « Shell » Shelton, un membre des Bloods, inculpé quant-à lui de complot de meurtre. Après avoir inspecté son téléphone portable, ils constatèrent plusieurs échanges entre les deux protagonistes. La scène se déroula en Novembre 2017. Sylvester Zottola qui conduisait une camionnette fut arrêté par un homme masqué qui pointa son arme sui lui. Miraculeusement, Sylvester Zottola réussit à s'enfuir avant que l'individu ne puisse utiliser son arme. Moins d’une heure après cette tentative de meurtre avortée, Dawshan Shelton envoya un message à Anthony Zottola, lui demandant s’il pouvait faire sortir de chez lui « l’acteur » (Sylvester Zottola). Quelques semaines plus tard, le jour de Noël, Anthony Zottola envoya un message à Dawshan Shelton, lui certifiant que son père retournerait à domicile dans deux jours et qu’il fallait « conclure la scène », cela se terminera au final par l’agression au couteau sur Sylvester Zottola. Par la suite Anthony Zottola, qui voulait sans doute en finir, demanda à Dawshan Shelton de coordonner le même jour une attaque contre son père et son frère. Les membres des Bloods acceptèrent le contrat, mais préférèrent s'en prendre en premier à Salvatore Zottola, pensant que cette nouvelle attaque allait faire sortir pour bon le patriarche de la famille. En Juillet dernier, quand son frère Salvatore survécut miraculeusement à une tentative de meurtre, Anthony Zottola, qui était toujours en contact avec les membres des Bloods, envoya un autre message : « Vous lui avez fait seulement mal à la tête » déclara t’il. L’inculpation d’Anthony Zottola fut ordonnée ces derniers jours et la perquisition de son domicile permit aux autorités de trouver près de centre trente mille dollars en liquide. Anthony Zottola qui est propriétaire de nombreux immeubles et appartements à New-York, fut incarcéré sans caution possible, il décida de plaider non-coupable lors de sa première comparution devant un juge fédéral.

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UNE NOUVELLE RÉORGANISATION AU SEIN DE LA OUTFIT ?

22 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Albert Vena
Albert Vena

En 2014, la santé de John « No Noze » Di Fronzo considéré comme le Parrain de la Outftit de Chicago, devenait de plus en plus défaillante. Des pertes de mémoires répétés, les prémices de la maladie d’Alzheimer poussèrent John DiFronzo à se retirer petit à petit de cette organisation criminelle, pour y laisser la place à un autre homme fort, Salvatore « Solly D » DeLaurentis. Ce dernier est un gangster de la vieille école, qui passa près de dix huit années dans une prison fédérale pour racket et refusant à différentes reprises les sirènes du gouvernement fédéral. A sa sortie de prison, Salvatore DeLaurentis qui se considère comme un « honnête ouvrier » travaillant dans le « secteur du nettoyage de tapis », déclara que le gouvernement fédéral passait son temps à le harceler en surveillant constamment ses bureaux pour essayer de le relier à la moindre infraction. Salvatore DeLaurentis pouvait se moquer des forces de police mais son statut de nouveau Parrain au sein de la Outfit était bien réel et autour de lui, Solly D comme il peut être surnommé dans le milieu, s’entoura de membres de la vieille école, « des durs à cuire », qui ont su prouver au fil des années leur allégeance absolue à la Cosa Nostra. Mais aujourd’hui, Salvatore DeLaurentis qui est désormais âgé de quatre vingt-ans, se serait préparé à rentrer dans une semi-retraite et aurait demandé à son bras droit, Albert Vena, qui a actuellement le statut d’Acting Boss au sein de la Outfit, de former sa propre administration au sein de cette organisation criminelle. Une administration dans l’administration cela peut paraitre étrange, mais le but étant que Salvatore

Joseph Inendino
Joseph Inendino

DeLaurentis, qui passerait la plupart de son temps dans l’État du Wisconsin, se retire petit à petit des affaires de la Outfit pour au final de laisser la place à celui que les autorités considèrent comme l’individu le plus dangereux de Chicago. Refusant la moindre forme d’autorité auprès des forces de l’ordre, Albert Vena est un mafieux soupçonné dans plusieurs assassinats non résolus et qui il y a quelques années, était proche de se faire inculper par le FBI dans plusieurs affaires fédérales. A cette époque, le FBI pensait que l’un de ses Soldats, Robert Panozzo Sr inculpé dans plusieurs cambriolages avec violence, allait « passer à table » et finir par raconter tous les détails des différents buisiness d’Albert Vena. Mais Robert Panozzo Sr ne céda pas une seule seconde aux sirènes du gouvernement et demanda aux autorités fédérales « d’aller se faire foutre ». Pour assumer ses nouvelles fonctions au sein de la Outfit, Albert Vena devrait s’entourer de deux nouvelles têtes. Il demanda à James Inendino connu sous les pseudonymes de « Jimmy » ou encore « Jimmy The Ice Pick », actuel Capitaine de la faction de Cicero, de devenir son Underboss. Dans le rôle du Consigliere, Albert Vena aurait demandé à James « Joe The Builder » Andriarchi, un membre très respecté de cette organisation, de reprendre du service. Placé un membre de l’équipe de Cicero dans la direction est loin d’être anecdotique. Souvent en conflit avec les autres équipages de la famille, la promotion de James Inendino pourrait calmer certaines tensions. Bien que la Outfit de Chicago ne fait plus parler d’elle comme par le passé, la Outfit qui a toujours eu la réputation d’être une famille connue pour son gout prononcé pour la violence, à considérablement changé sa façon de fonctionner ses dernières années. Depuis le procès dit des Secrets de famille, qui avait décimé une bonne partie de ses effectifs, en raison d’une multitude d’assassinats orchestrés des années auparavant, la Outfit gère désormais ses affaires sous le radar des fédéraux. 

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE RECONNU COUPABLE

6 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Matthew Madonna et Joseph DiNapoli
Matthew Madonna et Joseph DiNapoli

Le procès d’Eugene Castelle s’est terminé avec des précisions de John Pennisi, sur l’organisation des équipes dans la famille Lucchese. Quand le Parrain actuel Vittorio Amuso était encore en liberté, le crew de Brooklyn était l’un des plus influents, mais avec son incarcération, les autres équipes implantées dans New-York ont commencé à prendre de l'envergure, ce fut le cas de l'équipe du Bronx. Rapidement, ils prirent le contrôle de la famille et même si Vittorio Amuso restait sur le papier le Parrain, Steven « WonderBoy » Crea ou encore Matthew Madonna étaient tellement respectés dans les rangs des Lucchese, que Vittorio Amuso ne pouvait qu'approuver cette nouvelle réorganisation. Mais au fil des années, l'ancienne équipe de Brooklyn, pour exister et essayer d’apporter une certaine influence dans les activités criminelles de la famille, garda son siège dans son quartier d’origine, mais opérait le plus souvent à Staten-Island : « Nous étions la faction de Brooklyn, mais nos affaires étaient concentrées essentiellement à Staten-Island » déclara John Pennisi. Ce dernier, qui au fil des jours du procès d’Eugene Castelle, se révéla comme un individu solide, très convainquant, continua à raconter sa vie dans la famille Lucchese. Il raconta qu’en 2013, le jour de l’anniversaire de sa femme, il fut appelé pour se rendre dans une maison de Staten-Island. Le moment tant attendu était arrivé, John Pennisi savait qu’il allait être intronisé dans la Cosa Nostra, mais comment faire ?. En effet, malgré le fait que John Pennisi sentait une certaine euphorie de pouvoir être initié dans la famille Lucchese, surement un rêve de gosse, cela tombait aussi un jour qui était l’un des plus importants pour sa femme. Mais John Pennisi savait pertinemment qu’il était impossible de déroger aux règles établies de la Cosa Nostra, c’était la vie qu’il avait choisie et s’en alla de chez lui pour se rendre à ce fameux rendez-vous. Arrivé sur place, il fut accueilli par plusieurs membres de la famille Lucchese qui l’accompagnèrent au sous-sol de la maison. Matthew Madonna, Acting Boss de la famille, présidait la cérémonie et lui demanda de s’asseoir. En face, sur une table se trouvait une arme à feux, un couteau, une photo d’un saint, un cendrier et un briquet. Matthew Madonna lui demanda de quel doigt il allait tirer sur la gâchette. John Pennisi montra son index et Eugene Castelle aka Eugene Castellucci se leva et lui piqua son doigt : « Mon sang coulait sur l’image sainte et ils m’ont demandé d’éteindre les flammes en me frottant les mains. En suite Matthew Madonna m’a dit que je si je devais trahir un membre de la famille, mon âme brulerait comme le saint qui brûle actuellement ». Lors de ce procès, Eugene Castelle, qui écoutait attentivement les propos de John Pennisi, ne broncha pas. Son témoignage fut implacable et il fallut seulement quelques heures aux jurés pour faire condamner Eugene Castelle de jeux illégaux et de conspiration de racket. Le Soldat de la famille Lucchese pourrait faire face à une vingtaine d'année derrière les barreaux lors de son verdict prévu en Septembre prochain. En attendant, Eugene Castelle a eu la possibilité de pouvoir être libéré sous caution en attendant de recevoir sa peine de prison. Reconnu non-coupable d'aucun crime violent, le juge fédéral accepta sa mise en liberté après qu'Eugene Castelle ait pu mettre sa maison sous caution pour près de 500 000 mille dollars. Son avocat déclara que lors de la prochaine audience, il essayera de convaincre le juge de ne pas être trop sévère avec son client, justifiant que de faire condamner Eugene Castelle pour jeux illégaux serait incompréhensible, alors que le gouvernement Américain aurait l'ambition dans les prochains mois à légaliser le plus possible les jeux d'argent.

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DE SA PRISON LE PARRAIN DE LA FAMILLE LUCCHESE AURAIT CHANGÉ UNE PARTIE DE SA HIÉRARCHIE

1 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael DeSantis
Michael DeSantis

A quelques mois du procès contre une partie des membres les plus influents de la famille Lucchese, un changement de sa hiérarchie aurait eu lieu récemment par le Parrain Vittorio « Vic » Amuso. Matthew Madonna, qui récemment s’était vu refusé une demande de libération sous caution, a laissé sa place d’Acting Boss à un fidèle de Vittorio Amuso, Michael « Big Mike » DeSantis. Ce changement de direction inattendu dans cette famille mafieuse, aurait permis selon un témoin du gouvernement, d’éviter un bain de sang dans les rangs de la famille Lucchese et donc une guerre interne entre factions. En effet, malgré son incarcération à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, Vittorio Amuso, actuel Parrain de la famille Lucchese, garderait encore et à la grande surprise, un certain pouvoir dans les rues de New-York. Récemment, Vittorio Amuso à une nouvelle fois changé de lieu d’incarcération et se retrouve cette fois-ci dans une prison du Maryland, dans le pénitencier fédéral de Cumberland. Changer d’endroit pour un membre de la Cosa Nostra n’a rien d’étonnant surtout pour un Parrain. Le but du bureau fédéral des prisons, le BOP, étant de casser les contacts entre détenus, mais aussi avec les services pénitenciers, dont certains gardiens seraient susceptibles d’aider plus facilement certains membres influents. Surtout que récemment, le gouvernement fédéral et le BOP ont appris que Vittorio Amuso utiliserait des messages codés pour donner ses ordres aux membres de la famille Lucchese et qu’il profiterait de son gendre, 

Joseph DiBenedetto
Joseph DiBenedetto

comme messager. Toutes ces informations sont parvenues grâce à la coopération de John Pennisi, un Soldat de la famille Lucchese, intronisé en 2013, qui est venu apporter son témoignage cette semaine dans le procès d’Eugene « Boopsie » Castelle, un Soldat vétéran. Selon John Pennisi, Vittorio Amuso aurait donné son approbation pour modifier à sa façon la hiérarchie de sa famille. Le but de cette manœuvre était de dépouiller la faction du Bronx de toute responsabilité et de redonner du pouvoir aux factions alliées de Vittorio Amuso, se trouvant à Staten-Island et à Brooklyn. Pour John Pennisi, une fois que le Parrain de la famille Lucchese avait donné son accord, c’était qu’une question de temps avant que les assassinats ne soient exécutés, Vittorio Amuso était persuadé que Steven Crea, Matthew Madonna et Joseph DiNapoli ne céderaient pas le pouvoir aussi facilement : « Nous aurions assassiné des membres de l’équipe du Bronx » déclara t’il calmement et « les cibles étaient déjà bien choisis ». Cette manœuvre avait pour but de laisser les alliés de Vittorio Amuso, dont Michael DeSantis de s’installer tranquillement à la tête de la famille. Ce dernier est loin d’être un inconnu pour les autorités fédérales et avait activement participé à la guerre interne entre Vittorio Amuso et une partie de ses membres de la fin des années 1980 jusqu’au début des années 1990. C’est Michael DeSantis qui avait accueilli personnellement Alphonse « Little Al » D’Arco ancien Acting Boss à l’hôtel Kimberley, pour une réunion d’urgence. Michael DeSantis qui portait ce jour là un gilet pare-balle et une arme à feux, avait fait retentir la sonnette d'alarme à Alphonse D’Arco qui quitta rapidement les lieux et se rendit le lendemain aux autorités fédérales pour commencer à coopérer avec le gouvernement. John Pennisi déclara qu’il avait appris l’existence de ce projet quand il reçu un appel d’un autre loyaliste de Vittorio Amuso, le Capitaine Patrick « Paty Red » Dellorusso, qui remplacerait Steven Crea au poste d’Underboss si ce dernier se voyait perdre son procès. Au poste de Consigliere,

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Andrew DeSimone, fils de Salvatore « Sally Bo » DeSimone, a remplacé Joseph DiNapoli depuis que ce dernier ait récemment accepté un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Andrew DeSimone reste à ce jour, le seul membre de la faction du Bronx à avoir un poste dans la hiérarchie mafieuse. Un jour, Patrick Dellorusso demanda à John Pennisi de contacter Joseph DeBenedetto, afin de relancer les discussions avec son beau-père sur un éventuel changement dans la direction mafieuse. Pour John Pennisi, il était clair que Vittorio Amuso voulait une nouvelle fois créer un climat de terreur dans ses rangs, pour reprendre un contrôle total sur sa famille. John Pennisi déclara que la famille Lucchese comptait près de sept équipages éparpillés entre les États de New-York et du New-Jersey. Le Bronx compterait deux équipes, de même pour le Long-Island, une équipe basée à Manhattan, une autre à Brooklyn et la dernière dans le New-Jersey, très bien implantée avec les Perna. Un jour John Pennisi, qui n’avait pas d’ennuis avec la justice, entra au siège du FBI à Manhattan et commença à coopérer. Malgré son jeune âge, John Pennisi était fatigué de cette vie, de cette pression permanente et raconta aux autorités fédérales qu’il avait remarqué à plusieurs reprises une voiture garée devant chez lui avec deux types à l’intérieur. Inquiet, John Pennisi se rappela de la phrase d’Eugene Castelle, qui lui avait indiqué un jour comment la famille Lucchese faisait pour « liquider » des individus : « La première chose qu’ils font, c’est de maitriser votre vie. A quelle heure vous arrivez à votre maison, à quelle heure vous partez. Ou vous allez manger, ou vous allez travailler. Ils vont savoir tout de vous rapidement pour exécuter plus facilement le contrat ».

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