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JOHN FRANZESE : LA COSA NOSTRA AVANT TOUTE CHOSE - PARTIE 1

28 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

John Franzese
John Franzese

Issu d’une fratrie de dix neuf frères et sœurs, c’est lors d’une visite de ses parents sur la terre de leurs ancêtres, que John Franzese naquit le 06 Février 1917 à Naples. De l’Italie, John Franzese restera en tout et pour tout que six mois, avant de retourner aux Etats-Unis, dans le quartier où habitait ses parents, à Greenpoint, un quartier multi-ethnique de Brooklyn où son père Carmine, tenait une petite boulangerie. De l’extérieur, on aurait pu penser que ce dernier était à un employé modèle, qui essayait tant bien que mal de nourrir sa grande famille dans un quartier malfamé. Mais malgré cette façade, Carmine Franzese, qui était aussi connu sous le nom de Tuttie The Lion, travaillait déjà pour la pègre, pour les Profaci, où le four de sa boulangerie servait plutôt pour les individus récalcitrants que pour cuir du pain. C’est dans cet environnement, dans un quartier gangréné par la mafia, que John Franzese fit ses premiers pas dans la criminalité. Travaillant de temps en temps dans la boulangerie familiale, John Franzese se fit arrêter pour la première fois en 1938 pour voie de fait, avant de s’enrôler dans l’armée en 1942. Son passage dans l’armée Américaine fut de courte durée. Jugé instable psychologiquement, dangereux et ayant des tendances aux meurtre, ses supérieurs déclareront que John Franzese passait plus de temps à vouloir apprendre des techniques de combat permettant de « tuer » un ennemi, que d’effectuer des tâches ménagères dans la caserne. De retour ans les rues de Brooklyn, John Franzese se mêla alors aux gangsters de son quartier, aux membres de la famille Profaci, la future famille Colombo, l’une des cinq familles de la Cosa Nostra implantées à New-York. Reconnu pour son tempérament sulfureux, John Franzese était un bagarreur robuste, très apprécié des mafieux qu'ils utilisaient pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Très rapidement, Sonny, comme il était surnommé dans le quartier, se fit vite un nom. Impliqué dans le racket et l’extorsion, John Franzese, qui était aussi un visiteur régulier de la célèbre boite de

nuit New-Yorkaise, le Copacabana, profitait désormais de ses relations avec le show-business et les membres de la Cosa Nostra afin étendre ses opérations dans

John Franzese à la sortie d'un tribunal
John Franzese à la sortie d'un tribunal

d'autres quartiers de New-York, mais aussi dans l'État voisin, le New-Jersey. De part sa personnalité et sa faculté à gagner de l’argent, il fut une évidence pour la famille Profaci de l’intégrer dans ses rangs, nous étions alors en 1950 et John Franzese prêta ainsi serment d’allégeance à la Cosa Nostra, il devint alors un Soldat dans l’équipe du Capitaine de Sebastian « Buster » Aloi. Après le décès de Joseph Profaci en 1962, c’est Joseph Magliocco qui pris le relais en tant que Parrain, mais seulement pour une année, avant qu’il soit remplacé de force, sur décision de la Commission, par Joseph Colombo. Sous Joseph Colombo, John Franzese prit rapidement du galon. De Capitaine gérant une équipe d’une dizaine de Soldats, il sera nommé nouvel Underboss de la famille Colombo. Selon les autorités fédérales, John Franzese effectuait une avancée fulgurante dans les rangs de la Cosa Nostra et rapportait près de un à deux millions de dollars par semaine à la famille Colombo. En plus de ses activités au sein de la Cosa Nostra, John Franzese continuait à entretenir de très bonnes relations avec des chanteurs et autres vedettes de cinéma. Passionné de boxe, il fréquentait fréquemment des personnalités comme Rocky Graziano ou encore Jake LaMotta, mais aussi de la musique, en organisant des soirées avec les membres de The Rat Pack, Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr. Passant la plupart de ses soirées au Russian Tea Room, un restaurant Art Deco situé dans le quartier de Manhattan, John Franzese fit connaissance avec des producteurs de film, ce qui le mènera à participer financièrement au film pornographique Deep Throat en 1972, ou sur un film de la Cosa Nostra, un nanar, This Thing Of Ours, réalisé par Danny Provenzano, neveu de l’ancien Capitaine de la famille Genovese, Anthony « Tony Pro » Provenzano. John Franzese était aussi un actionnaire secret dans le fameux label de musique Américain, Buddah Reccords. Malgré une grosse réputation de tueurs à gage, la première inculpation fédérale de John Franzese interviendra qu’en 1966, quand il sera inculpé d’avoir organisé quatre vols de banque à l’échelle nationale, mais aussi d’avoir ordonné le meurtre d’un informateur présumé du

John Franzese lors de son dernier procès
John Franzese lors de son dernier procès

gouvernement, Ernest Rupolo. Au final, John Franzese sera acquitté de meurtre, mais condamné à une peine d’une durée indéterminée pouvant aller au maximum jusqu’à cinquante ans de prison, une peine qui ne déstabilisera en aucun cas le mafieux et même sa femme présente lors de ce procès : « Cet homme, il peut aller en prison pendant cent ans la tête haute » déclara t'elleJohn Franzese sera pour la première fois libéré en conditionnelle en 1978, mais enchainera pendant les trente prochaines années des allers et retours dans divers pénitenciers fédéraux pour des violations de conditionnelle. John Franzese ne respectait aucune règle venant du gouvernement fédéral et quand la justice Américaine demanda à John Franzese de tourner définitivement la page de la Cosa Nostra et d’arrêter de côtoyer des criminels, John Franzese faisait tout le contraire et à chaque libération anticipée, retournait dans les rues de New-York pour continuer à travailler avec les Colombo. De part son incarcération, son statut au sein de la famille Colombo évolua. Après la tentative de meurtre sur Joseph Colombo, John Franzese fut rétrogradé au rang de Capitaine, avant de redevenir Underboss au milieu des années 2000, après la condamnation à perpétuité de John « Jackie » DeRoss. En 2008, il sera de nouveau inculpé de racket, de vol, d’extorsion, de prêts usuraires et de trafic de stupéfiants. Selon le gouvernement fédéral, John Franzese, qui était alors âgé de quatre vingt onze ans, essayait d’extorquer des boites de strip-tease de Manhattan et a été enregistré à différentes reprises en train de donner des conseils à des membres de la famille Colombo sur la façon de se débarrasser d’un corps : « Aujourd'hui, vous ne pouvez plus laisser un corps dans la rue quand vous exécutez un contrat ». Pour John Franzese assassiner un individu faisait parti du boulot, selon le gouvernement fédéral, il aurait été impliqué dans plus de cinquante assassinats sans jamais être condamné : « J'ai tué beaucoup de gars et je parle pas de cinq, six ou dix personnes. Aujourd'hui, il vaut mieux perdre une demi-heure de son temps, voire une heure, pour se débarrasser d'un corps proprement »En 2011, après un procès de plusieurs semaines, où son fils John Franzese Jr, toxicomane de surcroit, est venu témoigner à la barre des témoins contre son père, John Franzese sera condamné à huit ans de prison, une dernière condamnation qu’il acceptera sans broncher, après avoir passé la moitié de son temps endormi pendant les audiences. Libéré en Juin 2017, il passera les deux dernières années entouré de sa famille, en homme libre.

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JOHN FRANZESE ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE COLOMBO VIENT DE DÉCÉDER

24 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

John Franzese
John Franzese

John « Sonny » Franzese, ancien Underboss de la famille Colombo est décédé de causes naturelles, il avait 103 ans. Hospitalisé dans une maison de soins au Nord de New-York, John Franzese aura marqué sans nul doute l'histoire de la Cosa Nostra aux États-Unis. Avant la publication d'un article plus détaillé sur sa vie, je vous propose un article publié en Avril dernier, ou à l'âge de 102, John Franzese, qui aura passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, racontait à sa façon, sa vie dans la Cosa Nostra.

« Un jour, je croise un agent du FBI dans la rue et il me dit : « Tu sais nous pouvons détruire la mafia. Nous avons eu par le passé Joe Valachi et si tu veux, tu peux être la personne qui pourra détruire pour de bon cette organisation criminelle. Viens nous aider ». Je lui ai dis d’aller se faire foutre ». Voilà comment raisonne John « Sonny » Franzese, considéré auparavant comme un membre haut placé de la famille Colombo. John Franzese aura passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, plus de cinquante ans dans diverses prisons fédérales aux quatre coins des Etats-Unis, mais l’incarcération ne l’aura pas du tout changé, bien au contraire, elle aura renforcé sa haine envers le gouvernement fédéral et quand à quatre vingt treize ans ans, il est condamné à près de huit années de prison pour avoir extorqué des boites de stripteases à Manhattan, John Franzese ne négocia aucun accord et s’en alla en prison les pieds devant, respectant à la lettre son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Le FBI et les procureurs fédéraux étaient persuadés que cette énième incarcération allait être le dernier clou planté dans son cercueil, que John Franzese après une vie entière consacré au crime organisé, allait mourir en prison. Mais en 2017, à l’âge de cent ans, John Franzese sorti du pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts,  fébrile certes, mais avec toute sa tête. Vivant désormais dans une maison de retraite, John Franzese semble avoir tourné définitivement la page de la famille Colombo, mais parle désormais plus facilement de ses années dans le crime organisé. Pendant près de quatre vingt ans, John Franzese a respecté à la règle de la devise citée dans le film de Martin Scorsese, Goodfellas : « Never rat on your friends, and always keep your mouth shut » et pourtant à chaque arrestation, la police de New-York ou les agents du FBI, lui ont toujours proposé de collaborer avec les autorités : « A chaque fois c’était la même chose.  Je ne pourrais jamais abandonner un ami car je devais aller en prison » déclara t’il. John Franzese se vante aussi que personne dans l’histoire n’avait jamais aussi souffert que lui : « Jésus aussi a souffert, et il n’a rien dit sur personne ». Tout ce temps passé en prison à forgé le respect de John Franzese, qui devint au fil des années l’un des membres les plus influents de la famille Colombo. Son engagement envers la Cosa Nostra était si ferme, qu’il était prêt à lancer des contrats contre ses deux fils, Michael, ancien Capitaine de la famille Colombo et John Jr. Le premier gagnait des centaines de millions de dollars, après avoir monté une arnaque sur les taxes appliquées aux livraisons d’essence dans les stations-services de New-York. Après plusieurs années passées en prison, Michael Franzese décidera de quitter la famille Colombo et curieusement, ne sera jamais inquiété par la suite par les Colombo. John Franzese Jr quant-à lui, n’a jamais été intronisé dans la famille Colombo. Toxicomane notoire, John Franzese Jr était jugé trop

instable pour interférer dans les affaires de la famille, mais il profita de son statut de « fils de », pour soutirer et enregistrer des informations à son père et par la suite, collaborer avec les autorités. Lors du dernier procès de John Franzese, il viendra à la barre, témoigner contre son père. Sa présence dans ce tribunal était selon lui pour essayer de faire comprendre à ce dernier que sa vie dans la Cosa Nostra lui avait gâché sa vie. Un témoignage que John Franzese n’écouta même pas, dormant profondément depuis le début de son procès. Dernièrement John Franzese reviendra sur la décision de collaborer avec les autorités fédérales : « Je ne sais pas ce qui est lui est arrivé. Peut-être que les médicaments ont chamboulé son cerveau. Ça m’a vraiment bisé le cœur. Pour moi, c’était vraiment la dernière personne à pouvoir faire ce genre de chose ». John Franzese ne regrette en rien son passé criminel et déclara, malgré ses années d’incarcération, en avoir bien profité : « Ce que nous avons fait à New-York c’était incroyable. Je connaissais tout le monde, même les plus grandes stars. Vous savez, au lieu de me demander si je connaissais les membres du Rat Pack, vous auriez du me poser le question dans l’autre sens : Frank Sinatra connaissait-il John Franzese ? ». Lors de son dernier procès, les procureurs fédéraux avaient dévoilé des enregistrements, ou on entendait clairement John Franzese se vantait d’avoir tué « beaucoup de gars ». John Franzese n'a jamais tellement nié sa participation et insiste sur le fait qu’il n’a jamais fait de mal à une personne innocente. Fustigeant les procureurs et les juges qui l’ont envoyé plusieurs fois en prison, il finira par déclarer : « Je les rencontrerai en enfer ».

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SALVATORE GRAVANO PRÊT À VENIR TÉMOIGNER DANS LE NOUVEAU PROCÈS DE FRANK LOCASCIO ?

23 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et John Gotti
Frank Locascio et John Gotti

Près de vingt-huit ans après avoir témoigné contre l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano sera bien de retour à la barre des témoins, non pas pour faire condamner un membre de la Cosa Nostra, mais pour essayer de faire sortir de prison, son ancien Associé en affaire, Frank Locascio. Depuis des années, l’ancien Consiglere de la famille Gambino essaye par tous les moyens de sortir de prison. Le motif ? Frank Locascio ne nie pas avoir commis des délits pendant sa longue carrière criminelle, mais il n’admet pas que la justice Américaine ait pu le condamner pour un meurtre qu’il n’a pas éxécuter, celui de Louis DiBono. Dernièrement, les choses se sont rapidement accélérées depuis que Frank Locascio et son avocate, une ancienne juge fédérale et professeur de droit à Harward, ont multiplié les requêtes pour prouver l’innocence de Frank Locascio dans cet assassinat. L’avocate de l’ancien Consigliere de la famille Gambino, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de disculper son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américians, en déclarant que Frank Locascio avait essayé de de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono. Car en réalité, la condamnation de Frank Locascio sur ce meurtre, ne tient que par sa position hiérarchique au sein de la famille Gambino au moment des faits. En effet, lors de son procès en 1992, les procureurs fédéraux n’avaient pas montré preuves sur l’implication réelle de Frank Locascio sur l’assassinat de Louis DiBono et se sont tenus à dire que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, avait approuvé le contrat voulu par John Gotti, une stratégie de défense que les procureurs fédéraux continuent toujours à maintenir. L’avocate de

Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio
Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio

la défense sait pertinemment que cette tactique de défense, de nos jours, ne tiendrait plus une seule seconde devant un grand jury. Finalement, une cour d’appel fédéral accepta la requête apportée par la défense et serait finalement prêt à rejuger Frank Locascio sur ce crime. Après des années de procédure, cette décision sonne comme une victoire et une immense avancée pour le clan Locascio, qui a déjà prévu de faire revenir à la barre des témoins, Salvatore Gravano, celui qui aura ébranlé la famille Gambino au début des années 1990 et qui serait désormais prêt à sauver l’un des leurs de la prison. Car malgré la personnalité de Salvatore Gravano, ancien repenti, condamné pour trafic de drogue alors qu’il était dans le programme de protection des témoins, son témoignage peut s’avérer déterminent lors des prochaines plaidoiries. Selon Salvatore Gravano, Frank Locascio « n’a joué aucun rôle dans la planification de ce meurtre », déclarant même que le comportement de Frank Locascio sur le cas DiBono avait incité John Gotti à le rétrograder, le faisant passer du statut d'Underboss à celui de Consigliere. Alors aujourd’hui, le gouvernement fédéral est-il prêt à revoir Salvatore Gravano à la barre des témoins, pour parler d’un meurtre vieux de plus de 30 ans ?, pas si sûr. Le témoignage de Salvatore Gravano va surement être à charge contre le gouvernement fédéral et ce dernier va surement appuyer sur les petites cachoteries gardées précieusement par les procureurs fédéraux lors du dernier procès. En effet, quand Salvatore Gravano décida, au début des années 1990, de coopérer avec les fédéraux, il avait déjà certifié que Frank Locascio n'était pas impliqué dans l'assassinat de Louis DiBono, mais à cette époque, les procureurs fédéraux n'en n'avaient pas parlé pendant le procès, pour éviter que Frank Locascio soit acquitté de cette charge fédérale. Alors quelle va être la stratégie du gouvernement fédéral sur ce dossier épineux ? Affaire à suivre.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DANS LA LIGNE DE MIRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

22 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et Andrew Campos
Frank Locascio et Andrew Campos

Les procureurs et les agents fédéraux en tête, n’ont actuellement qu’un seul objectif en vue, que le Capitaine de la famille Gambino, Andrew Campos, retourne en prison. Inculpé en Décembre dernier dans une enquête, qui aura duré plusieurs années, Andrew Campos avait été, lors de sa première comparution dans un tribunal, incarcéré sans caution possible. A l’audience, les procureurs avaient appuyé sur le fait, qu’en plus d’avoir des ramifications dans tout New-York, Andrew Campos n’hésitait pas une seule seconde à faire appel à certains de ses Associés afin d’utiliser la violence à son avantage. Dans cette affaire, Andrew Campos est considéré par les autorités comme l’inculpé numéro 1, qui pendant des années et avec l’aide de John Simonlacaj, un cadre de la société CWC Contrating Corpexploita des chantiers de construction au profit de la famille Gambino, lui apportant plusieurs millions de dollars de revenus. Avec le refus d’une libération sous caution, les procureurs fédéraux pensaient avoir fait le plus dur, surtout qu’Andrew Campos, à la grande satisfaction du gouvernement fédéral, allait passer les fêtes de Noël derrière les barreaux, un événement important pour les familles de la Cosa Nostra, ou les repas entre Associés, se couplent avec les enveloppes remplies de billets. Mais la défense contre-attaqua rapidement, et le 26 Décembre, à la grande surprise, Andrew Campos sera finalement libéré, après avoir accepté de mettre près de 4,5 millions de dollars sur la table, de l’argent provenant essentiellement de plusieurs hypothèques. Face au tollé suscité par sa libération, le juge fédéral essaya tant bien que mal de se justifier, en déclarant qu’Andrew Campos sera détenu à domicile, avec l’interdiction de passer le moindre appel, même à son père, George Campos, Soldat dans la famille Gambino.  En début de mois, les avocats d’Andrew Campos déposèrent au juge une demande de sortie exceptionnelle, afin que ce dernier puisse emmener sa fille chez le médecin, une demande qui fut acceptée. En apprenant la nouvelle, les agents fédéraux ont essayé d’élaborer un plan, leur permettant d’appréhender Andrew Campos à la moindre infraction. Les fédéraux se sont alors rassemblés à des points stratégiques le long de la rue où se trouvait le cabinet médical, car les agents du FBI étaient persuadés qu’Andrew Campos allait profiter de ce petit moment de liberté pour communiquer avec des membres de la famille Gambino, et non pas d'une cabine téléphonique, mais grâce au portable de sa propre fille. Lors que sa libération sous caution fut acceptée, la fille d’Andrew Campos eu l’interdiction de donner son téléphone portable à son père, mais aussi de communiquer le code secret permettant son ouverture. Une fois installés dans la salle d’attente du cabinet médical, les fédéraux, appareils photos à la main, essayèrent de guetter le moindre mouvement suspect d’Andrew Campos, qui leur permettrait de le remettre derrière les barreaux. A un moment, alors que la fille d’Andrew Campos était avec le médecin, les fédéraux aperçurent le Capitaine de la famille Gambino, tête baissée, en train de fixer quelque chose. Pour les agents du FBI, c’était une évidence, Andrew Campos communiquait avec le téléphone portable de sa fille. Plusieurs photographies furent prises, mais les fédéraux n’étaient pas sûr de leur coup. A l’évidence, si Andrew Campos avait été pris en flagrant délit, ce dernier aurait été arrêté à l'intérieur de la salle d'attente, mais rien de tout ça se produisit, car les fédéraux avaient un doute. Finalement, alors qu’Andrew Campos était installé au volant de son véhicule avec sa fille, un agent du FBI essaya de bluffer et déclara au Capitaine de la famille Gambino l’avoir vu avec un téléphone portable, chose qu’Andrew Campos nia farouchement. L’agent en question en profita alors pour fouiller Andrew Campos, sa fille, ainsi que le véhicule, mais seul le téléphone portable de sa fille fut trouvé. Alors plutôt de demander un mandat de perquisition pour fouiller dans ce téléphone, les procureurs fédéraux remontèrent seulement une histoire rocambolesque au juge fédéral, sans pour autant fournir des preuves concrètes. Le juge fédéral, qui s'en voulait surement d'avoir mis une partie des procureurs à dos, accorda une nouvelle audience de libération afin d’approfondir cette histoire. Suite à cette décision, les avocats de la défense, visiblement très énervés, ont déclaré que lors de cette prochaine audience, ils allaient sortir l’artillerie lourde, en prétextant que leur client était harcelé par les fédéraux, mais aussi, qu’ils étaient prêts à faire témoigner la fille d’Andrew Campos. Deux jours plus tard, les procureurs fédéraux décidèrent de jeter l'éponge et annula leur demande de révocation de caution sur le Capitaine de la famille Gambino.

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APRÈS QUELQUES MOIS D'INCARCÉRATION PHIL NARDUCCI RETROUVE LA LIBERTÉ

16 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Phil Narducci
Phil Narducci

Après la sortie de Damion Canalichio, c’est une autre personnalité de la famille de Philadelphie, Phil Narducci, qui vient de sortir d’un pénitencier fédéral après avoir passé près de huit mois à l’ombre. Le système carcéral Américain, Phil Narducci le connaît très bien. Condamné au milieu des années 1980 à près de quarante années de prison pour meurtre, Phil Narducci fut libéré en 2012. Une fois libre, tout portait à croire que Phil Narducci allait retrouver les rues de Philadelphie et les rangs de la Cosa Nostra, fort de tout le respect accumulé pendant toutes ces années d’incarcération. Au début, Phil Narducci se fit discret, dans un sens c'était logique, étant encore en liberté surveillée, le gouvernement fédéral pensait que Phil Narducci végétait dans l'ombre le temps de pouvoir retrouver une liberté totale sur ses affaires. Mais au final et à la grande surprise des autorités fédérales, Phil Narducci changea complètement « d’orientation professionnelle » et devint un businessman, investissant dans plusieurs restaurants et boites de nuit, toujours à Philadelphie. Mais malgré le fait que Phil Narducci gagnait désormais sa vie légalement, des rumeurs circulaient à Philadelphie, comme quoi l’ancien homme fort de Nicodemo Scarfo, qui détesterait au plus haut point le Parrain actuel, Joseph Merlino, préparerait son retour avec l’aide de son équipe gérée par Joseph « Joe Punge » Pungitore. L’année dernière, Phil Narducci fut arrêté et inculpé d’extorsion. Selon les autorités fédérales, ce dernier aurait prêté à un individu, ayant des liens avec un groupe extrémiste du Moyen-Orient, près de 12 500 dollars. Le problème est que l’individu en question ne respectait pas tellement les versements hebdomadaires fixés par Phil Narducci et ne prenait pas tellement au sérieux les menaces à son encontre. Un soir, Phil Narducci demanda à cet individu de venir s’expliquer, d’homme à homme, dans l’un de ses bureaux. Rapidement, Phil Narducci s’énerva et le jeta contre le mur, puis fini par lui claquer la tête à plusieurs reprises,  contre le pare-brise d’un véhicule garé à l’extérieur. Deux jours plus tard, la victime donna à un Associé de Phil Narducci, Jimmy Gallo, la somme demandée, avec les intérêts. Le problème dans cette histoire, est qu’après s’être fait attaqué physiquement par Phil Narducci, la victime s’était précipitée dans les bureaux du FBI, qui l’ont très vite convaincu de porter un dispositif d’enregistrement. Le soir ou cet individu remit l’argent à Jimmy Gallo, il pu enregistrer l’Associé de Phil Narducci lui demandant « D’arrêter de jouer avec le feu », prétextant que Phil Narducci « était un tueur impliqué dans près de huit meurtres » : « Tu sais quand ce type (Phil Narducci) se présentera chez toi avec un putain de masque de ski, tu n’auras pas le temps de dire quelque chose, que tu seras déjà mort ». Rapidement arrêté, Phil Narducci accepta un accord de plaidoyer assez avantageux. En effet, ce dernier ne fut enregistré à aucune reprise et le relier à une affaire d'extorsion, malgré des enregistrements effectués avec succès sur Jimmy Gallo, aurait pu être compliqué à prouver pour les procureurs fédéraux. Après avoir passé cet accord et lors de sa première comparution devant un juge fédéral, Phil Narducci demanda à être incarcéré immédiatement, afin de pouvoir commencer à purger sa peine le plus rapidement possible et ainsi avoir une possibilité de pouvoir retourner au travail, dans l’un de ses restaurant au printemps prochain. A noter que le frère de Philip Narducci, Frank « Chickie » Narducci, un ancien Soldat de la famille de Philadelphie, est décédé de causes naturelles en Octobre dernier, il avait soixante six ans.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE LIBÉRÉ DE PRISON APRÈS TREIZE ANNÉES D'INCARCÉRATION

9 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

George Borgesi et Damion Canalichio
George Borgesi et Damion Canalichio

Un Soldat de la famille de Philadelphie, un proche de Joseph Merlino, Damion Canalichio vient d’intégrer une maison de transition après avoir purgé près de neuf années pour racket. Considéré par les autorités, comme un « dur à cuir », un « gros bras » utilisé par la hiérarchie mafieuse afin de résoudre certaines affaires délicates, Damion Canalichio a aussi une réputation de tueur, soupçonné dans différents assassinats encore non élucidés. Lors de son jugement en 2013, les procureurs fédéraux avaient fait passer des enregistrements ou on pouvait entendre clairement le Soldat de la famille de Philaldelphie se vanter, d’une part, d’être un membre intronisé de la Cosa Nostra, mais aussi de vouloir « casser la tête » à un mauvais payeur. A cette époque, le procureur fédéral avait fustigé le comportement de Damion Canalichio prétextant que sa maison, estimée à près de 235 000 dollars, avait été achetée grâce à « l’usure, le racket, les paris, la menace et la violence ». Le jour du verdict, Damion Canalichio n’avait pas bronché, tête baissée, il s’excusa auprès de sa famille avant d’être emmené par les US-Marshals. Damion Canalichio été repéré par le FBI au début des années 1990. A cette époque, il servait de chauffeur à l’actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie, Steven « Handsome Stevie » Mazzone. Dans les années 2000, avec l’incarcération

John Casasanto
John Casasanto

de Steven Mazzone, Damion Canalichio aurait veillé aux intérêts de son supérieur dans les rues de de la Philadelphie. Mais être le meilleur ami de Steven Mazzone ne suffit pas pour être intronisé dans la Cosa Nostra, il faut faire ses preuves, assassiner pour la famille. En 2003, le Soldat John « Johnny Gongs » Casasanto devenait un problème. Dans la famille de Philadelphie certaines personnes déclaraient que John Cassanto profitait de l’incarcération de Joseph Merlino pour avoir une liaison avec sa femme. Un soir, dans une boite de nuit huppée de Philadelphie, John Casasanto aurait attrapé les fesses de la femme de Joseph Merlino et hurla : « Vous pouvez dire à Joey qu’elle est à moi maintenant », John Casasanto venait de signer son arrêt de mort. En Novembre 2003, alors que John Casasanto sortait de son domicile, il fut touché à plusieurs reprises. A ce jour, cet assassinat ne fut jamais résolu, mais selon les autorités fédérales, Damion Canalichio aurait été largement impliqué dans ce meurtre. Avant son inculpation en 2011 et sa condamnation en 2013, Damion Canalichio purgeait déjà, depuis 2007, une peine de quatre années de prison pour trafic de stupéfiant. Dans la Cosa Nostra, le respect d'un membre se juge par sa loyauté et par ses années d'incarcération, c’est alors fort de près de treize années passées dans diverses prisons fédérales, que Damion Canalichio retrouve les rues de Philadelphie. Une fois que Damion Canalichio sera sorti de cette maison de transition, le Soldat de la famille de Philadelphie sera soumis pendant quelques temps à des règles très strictes imposées sur sa liberté surveillée. Une fois libéré de toutes contraintes, Damion Canalichio deviendra sans nul doute un personnage important dans la famille, un poste de Capitaine lui est d'ailleurs ouvert, une fois qu'il sera opérationnel.

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DEMANDE DE LIBÉRATION SOUS CAUTION REJETÉE POUR ANTHONY ZOTTOLA

9 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony Zottola
Anthony Zottola

On savait que Sylvester Zottola, ancien Associé de la famille Bonnano était traqué. Depuis des années, des individus masqués essayaient de s’en prendre à sa vie, mais l'ancien proche de Vincent Basciano refusait obstinément de coopérer avec les autorités. Alors quand Sylvester Zottola fut assassiné en Octobre 2018 devant un Mc Donald’s proche de chez lui dans le Bronx, les enquêteurs ont commencé à étudié plusieurs pistes. Rapidement, des individus affiliés au gang criminel les Bloods, furent arrêtés et inculpés, mais les enquêteurs étaient loin de se douter que le cerveau dans cette affaire, serait en réalité le propre fils de Sylvester Zottola, non pas Salvatore, lui aussi victime dans cette affaire, mais Anthony. C’est en étudiant les portables des membres des Bloods, que les agents du NYPD ont remarqué qu’Anthony Zottola aiguillé les tueurs afin de leur faciliter la tâche. La scène se déroula en Novembre 2017. Sylvester Zottola qui conduisait une camionnette fut arrêté par un homme masqué qui pointa son arme sui lui. Miraculeusement, Sylvester Zottola réussit à s'enfuir avant que l'individu ne puisse utiliser son arme. Moins d’une heure après cette tentative de meurtre avortée, Dawshan Shelton, le membre des Bloods inculpé, envoya un message à Anthony Zottola, lui demandant s’il pouvait faire sortir de chez lui « l’acteur » (Sylvester Zottola). Quelques semaines plus tard, le jour de Noël, Anthony Zottola envoya un message à Dawshan Shelton, lui certifiant que son père retournerait à son domicile dans deux jours et qu’il fallait « conclure la scène », cela se terminera au final par l’agression au couteau sur Sylvester Zottola. Par la suite Anthony Zottola, qui voulait sans

doute en finir, demanda à Dawshan Shelton de coordonner le même jour une attaque contre son père et son frère. Les membres des Bloods acceptèrent le contrat, mais préférèrent s'en prendre en premier à Salvatore Zottola, pensant que cette nouvelle attaque allait faire sortir pour bon le patriarche de la famille. En Juillet dernier, quand son frère Salvatore survécut miraculeusement à une tentative de meurtre, Anthony Zottola, qui était toujours en contact avec les membres des Bloods,envoya un autre message : « Vous lui avez fait seulement mal à la tête ». Aujourd’hui inculpé de meurtre et de tentative de meurtre, Anthony Zottola est incarcéré au Métropolitan Center de New-York ou il continue à clamer son innocence. Pour ses avocats, leur client doit être libéré sous caution afin de pouvoir préparer sa défense en toute quiétude, une demande approuvée par plusieurs

Sylvester Zottola et Vincent Basciano
Sylvester Zottola et Vincent Basciano

membres de sa famille et amis. Toujours selon les avocats de la défense, Anthony

Zottola est détenu sans caution possible car il aurait commis un « crime certes terrible » et non pas parce qu’il « représente un danger pour la communauté ». Les avocats de la défense ont sans nul doute oublié de préciser que leur client avait des contacts rapprochés avec certains membres des Bloods à New-York. Alors même si Anthony Zottola risque la peine capitale dans ce dossier, les avocats précisent que sa « famille aimante » et « l’environnement familiale » de leur client pèse pour une libération sous caution, une somme de près de cinq millions dollars est d’ailleurs précisé par les avocats. Cette somme assez conséquente viendrait de différentes propriétés appartenant à sa femme, mais aussi de ses amis, ce qui donnerait à Anthony Zottola, selon la défense, une « incroyable pression morale » qui l’empêcherait de violer sa caution. Un raisonnement un peu léger pour un individu accusé de meurtre et qui risque au mieux, de terminer sa vie derrière les barreaux. Mais pour la juge fédérale la présentation effectuée par la défense reste « impressionnante ». Mais pour les procureurs fédéraux, Anthony Zottola reste un individu dangereux, qui pendant des années, a essayé à différentes reprises d’assassiner son père et son frère, tout en continuant à l’extérieur de les rencontrer comme si de rien n’était. Le procureur parla de la façon dont Anthony Zottola est allé au chevet de son père hospitalisé après une tentative de meurtre manquée, ou qu’il est allé pleurer à l’hôpital après avoir vu son frère allongé, celui-ci venant de survivre miraculeusement à une attaque par balles devant son domicile, à l’époque, cette tentative de meurtre avait fait la une des médias Américains. Face aux arguments des deux camps, la juge fédérale demande un délai, avant de pouvoir rendre une réponse sur la libération ou non sous caution d’Anthony Zottola. Avant de libéré la cour, les procureurs ont targué qu’ils avaient prévenu le frère d’Anthony, Salvatore, qu’une libération sous caution de son frère était possible. Quelques heures plus tard, la juge fédérale rejeta finalement la demande de libération d’Anthony Zottola, précisant que malgré la bonne volonté de sa famille et ses amis, ce dernier rester une « danger pour la communauté » et que le risque d’une « fuite » potentielle était possible. A ce jour, la date du procès n’a pas encore été fixée.

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JOEL CACACE ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO INTÈGRE UNE MAISON DE TRANSITION À NEW-YORK

2 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Joel Cacace
Joel Cacace

Joel Cacace, ancien Acting Boss de la famille Colombo, vient d’intégrer une maison de transition dans New-York après avoir purgé près de dix sept ans derrière les barreaux. Après un long parcours criminel au sein de la famille Colombo, arpenté de racket et de meurtre, Joel Cacace est devenu au début des années 2000, Acting Boss de la famille Colombo, mais sa prise de pouvoir fut de courte durée. En 2003, la justice Américaine l’inculpa de plusieurs assassinats. Préférant éviter la prison à perpétuité, Joel Cacace décidera de plaider coupable des charges retenues contre lui et sera condamné à près de vingt ans derrière les barreaux, un emprisonnement qu’il effectuera dans différentes prisons fédérales, d’ADX Florence dans l’État du Colorado, en passant passant par l'Arizona ou encore le Kentucky. Mais en 2008, alors que Joel Cacace était incarcéré, il fut de nouveau inculpé d’un meurtre, celui de Ralph Dols, un agent de police du NYPD assassiné devant son domicile en 1997. A l’époque, ce meurtre crapuleux avait choqué la population et Eric Holder, ancien procureur fédéral des Etats-Unis, avait réclamé la peine de mort pour les assassins. C’est seulement onze année plus tard, avec les arrestations de Dino Saracino et Dino Calabro, les deux auteurs présumés, que le FBI a pu remonter vers Joel Cacace. Selon Dino Calabro, qui décidera de collaborer par la suite, Joel Cacace aurait ordonné le meurtre de Ralph Dols, car ce dernier ne supportait pas qu’un officier de police, un hispanique de surcroit, puisse sortir avec son ex-femme. Au procès de Thomas Gioeli que Dino Calabro avait accusé lui aussi du meurtre de Ralph Dols, Dino Calabro avait indiqué que Joel Cacace leur avait certifié que la « cible » était un individu d’origine

Dino Calabro
Dino Calabro

Mexicaine trainant dans divers clubs sociaux. Pendant des semaines, Dino Saracino et Dino Calabro ont commencé à surveiller les habitudes de Ralph

Dols afin de pouvoir passer le plus rapidement à l’acte. Dino Calabro certifia à la barre des témoins que c’est le lendemain du meurtre, en regardant la

télévision, qu’il apprit que la personne qu’il venait d’assassiner était un officier de police. Au vu du pédigrée criminel de Dino Calabre, son témoignage ne fut pas jugé crédible par un jury populaire, qui acquittera finalement Thomas Gioeli de l’assassinat e Ralph Dols. Le procès de Joël Cacace se déroula exactement de la même façon et après seulement quatre heure de délibéré, Joël Cacace sera acquitté du meurtre de Ralph Dols. Mais à sa sortie de prison prévue en Mai prochain, Joel Cacace va se retrouver au centre d’une autre bataille juridique, non pas pour des crimes ou des délits tenant de la loi RICO, mais sur le testament de son fils, Joel Cacace Jr, décédé d’une crise cardiaque en 2015. Alors que par le passé, la famille Colombo vécu à différentes reprises des conflits internes dans ses rangs, qu’on surnomma les « Colombo War », et ou Joel Cacace avait un tenu un rôle important dans l’une de ces luttes au début des années 1990, en soutenant Vic Orena, désormais ce sont deux clans qui se sont formés dans la famille Cacace. D’un côté, nous avons la petite fille de l’ancien Acting Boss de la famille Colombo et de l’autre l’ex femme de Joel Cacace, qui détient le contrôle exclusif des actifs de son défunt fils jusqu’en 2028, un testament d’une valeur de près d’un million de dollars. La petite fille de Joel Cacace reproche à sa propre grande mère de garder tout l’argent de son propre fils, ainsi que l’une des trois propriétés estimées à 1,5 million de dollars. Une audience est prévue la semaine prochaine dans un tribunal New-Yorkais.

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STEVEN CREA JR CONDAMNÉ À TREIZE ANS DE PRISON

1 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea Jr
Steven Crea Jr

Steven Crea Jr a t’il accepté le meilleur plaidoyer de l’année ? pas forcément. Afin d’éviter un procès, le fils de l’ancien Underboss de la famille Lucchese avait décidé de plaider coupable sur des accusations racket. Ce plaidoyer assez avantageux, prévoit une peine maximale de treize années dans une prison fédérale, mais cet accord aurait pu être encore plus intéressant pour Steven Crea Jr, si celui-ci avait déclaré avoir participé, de près ou de loin, à l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Afin de l’amadouer, les procureurs fédéraux étaient prêts à réduire sa peine de treize ans, initialement prévue, à dix années maximum derrière les barreaux, mais Steven Crea Jr ne pouvait accepter cet accord. En effet, accepter ce plaidoyer aurait tout simplement signifié que son père, lui aussi accusé dans cette affaire, avait approuvé le meurtre de Michael Meldish. Steven Crea Jr envoya alors une fin de non recevoir aux procureurs et c’est sans surprise que le Capitaine de la famille Lucchese fut condamné au maximum de la peine prévue, soit treize ans derrière les barreaux. Pourtant, les avocats de la défense ont essayé de jouer la clémence envers leur client, en déclarant que Steven Crea Jr avait passé avec succès, les tests du fameux détecteur de mensonge, effectué par un ancien agent du FBI, un professionnel dans l’examen de polygraphie, Jeremiah Hanafin. Mais en face des avocats de la défense, il y avait l’une des juges fédérales les plus stricte du district de New-York, connu pour son extrême sévérité, et à juste cause, envers les membres de la Cosa Nostra. Les autorités fédérales ont toujours accusé Steven Crea Jr d’avoir été l’un des protagonistes dans l’assassinat de Michael Meldish. Pourtant, pendant le procès Lucchese qui s’est déroulé il y a quelques semaines, les procureurs fédéraux avaient certifié que c’était Christopher Londonio, le Soldat, qui fut condamné à perpétuité, qui avait appelé Matthew Madonna le soir du meurtre et non Steven Crea Jr. Car en réalité, Steven Crea Jr n’avait aucune raison d’en vouloir à Michael Meldish, alors qu’il fut prouvé, lors du dernier procès, que Matthew Madonna avait lancé un contrat contre ce dernier car il refusait de rembourser ses dettes. Malgré son silence sur l'assassinat de Michael Meldish, son père sera finalement condamné à la prison à perpétuité. Alors Steven Crea Jr paye sans nul doute son parcours criminel au sein de la famille Lucchese et dans l’esprit de la juge fédérale, qui a statué dans ce dossier, un individu appartenant au crime organisé mérite une peine plus sévère qu’une personne lambda ayant effectué les mêmes délits.

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