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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA PLAIDER COUPABLE

31 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le 20 Février dernier, après trois jours de délibération infructueuse, le juge fédéral n’eut pas d’autre choix que d’annuler le procès de Joseph Merlino, actuel Parrain de la famille de Philadelphie. Ce procès s’était découlé de l’opération East Coast et la plupart des accusés avaient décidé de plaider coupable, sauf deux, Eugene « Rooster » ONofrio, un Capitaine de la famille Genovese et Joseph Merlino. Ce dernier était confiant, surtout qu’un verdict de non-culpabilité pouvait renforcer sa position au sein de la Cosa Nostra. Mais au final, et malgré un témoin fédéral complètement discrédité, le Parrain de la famille de Philadelphie était à deux doigts de se faire condamner. En effet, seul deux jurés étaient restés indécis et n’avaient pas voulu changer de position, et aux Etats-Unis, lors d’un procès fédéral, pour faire condamner un individu, il faut que le verdict soit unanime. Alors oui, Joseph Merlino était proche de se voir condamner à une longue peine de prison, mais il est sorti en homme libre, sans aucune contrainte. Après ce procès, les procureurs fédéraux avaient réfléchi à faire appel de cette décision et de retenter leur chance dans un nouveau procès fédéral, dans un autre État, avec un autre jury. Il faut dire, quel malgré une affaire qui aura été calamiteuse, ils étaient très proches de faire condamner définitivement l’un des Parrains de la Cosa Nostra. L’avocat de Joseph Merlino en était conscient, et même s’il laissa quelques jours à son client pour souffler avec sa famille à Boca Raton, il fallait trouver rapidement une solution avec les procureurs fédéraux, un accord de plaidoyer était peut-être envisageable. Surtout que deux semaines après avoir vu son procès annulé, Eugene ONofrio, qui devait être jugé quelques mois plus tard, accepta finalement un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. En plaidant coupable de prêt usuraire et de trafic de cigarette, le Capitaine de la famille Genovese passera au maximum deux ans et demi dans une prison fédérale, c’est deux années de moins par rapport à la première offre qui avait été proposée quelques mois plus tôt au gangster, désormais âgé de soixante quinze ans. Joseph Merlino devenait alors le seul accusé inculpé dans cette affaire. Cette semaine, les avocats de la défense déclarèrent s’être « mis d’accord sur une décision d’avant jugement », d’un accord de plaidoyer. Cet accord a été transmis au juge fédéral dans cette affaire, qui sera le seul à suivre ou non l’accord effectué entre les deux parties. Les parties respectives refusèrent de développer l’ensemble de cet accord, déclarant seulement que Joseph Merlino sera le 27 Avril prochain devant un tribunal fédéral pour plaider coupable. Cela sera alors la première fois de sa longue carrière criminelle, que le Parrain de la famille de Philadelphie accepte un accord avec les procureurs fédéraux, un accord qui doit être sans nul doute, très avantageux. En effet, après son procès, il y avait déjà eu des fuites d’un accord probable entre la défense et les procureurs pour tourner enfin la page de cette affaire, mais Joseph Merlino avait posé ses conditions, il était prêt à négocier, mais refusait de retourner en prison.

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OPERATION « THE VIG IS UP » LANCÉE CONTRE LA FAMILLE LUCHESSE

28 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

L’opération « The Vig Is Up » a été lancée aujourd'hui contre la famille Lucchese, permettant d’inculper une dizaine d’individus, tous accusés d’avoir dirigé pendant plusieurs années, des opérations de prêts usuraires, rapportant plusieurs millions de dollars par an à cette organisation criminelle. D’après les procureurs fédéraux, cette enquête qui aura duré près d’un an, est la plus grosse affaire de prêt usuraire dans cet État depuis plusieurs années. Tout a commencé par la surveillance d’un Soldat de la famille Lucchese, Dominick Capelli âgé de soixante et un an, domicilié à New-Rochelle, mais qui gère ses activités criminelles depuis son club social installé dans le Bronx. Le procédé utilisé par les mafieux de la famille Lucchese est exactement le même adopté par les membres de la Cosa Nostra depuis des dizaines d’années. Dominick Capelli avec l’aide de ses Associés, ont proposé à des individus, dont la plupart s’étaient ruinés par des dettes de jeux et divers paris sportifs, de se faire prêter de l’argent à des taux exorbitants pour se renflouer financièrement. Le problème est que le remboursement devait se faire de manière hebdomadaire et si l’individu en question ne pouvait pas rembourser, alors les taux d’intérêts augmentaient et par conséquence, la dette devenait de plus en plus importante, un cercle vicieux et surtout sans fin. Les mauvais payeurs à moitié ruiné, qui ne pouvaient pas rembourser les mafieux, se faisaient molester, menacer physiquement et par moment, risquaient de se faire assassiner. Pour le bureau des procureurs : « Cette bande de criminels à attaqué les New-Yorkais en utilisant une opération de jeux pour pouvoir proposer par la suite des prêts à taux usuraire ». Pour mener à bien cette enquête, les agents fédéraux, avec l’aide des policiers du NYPD ont utilisé des caméras de surveillance, des enregistrements audio effectués par des informateurs non identifiés, des écoutes téléphoniques, pour pouvoir amasser toutes les preuves possibles permettant à ces inculpations. Les individus en question risquent au maximum près de vingt cinq années de prison dans un pénitencier fédéral, mais il est fort probable que dans les prochaines semaines voire les prochains mois, les différents inculpés essayent de négocier des accords de plaidoyer assez avantageux pour éviter un procès.

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ARRESTATION D'UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DANS L'ÉTAT DU NEW-JERSEY

25 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

En 2011, après avoir purgé une peine de quatorze années de prison pour racket et extorsion, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie s’était réfugié avec sa famille à Boca Raton, dans l’État de la Floride, pour selon lui travailler « légitiment » avec l’ouverture d’un restaurant qui a fermé depuis. Lors de son installation dans cette ville située dans le comté de Palm Beach, très prisée des célébrités, il avait déclaré aux médias, qu’il avait tourné la page avec son ancienne vie dans le crime organisé, que désormais, la mafia était remplie de « rats ». Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute, Joseph Merlino est bien le Parrain de la famille de Philadelphie. Il fallut plusieurs mois aux agences gouvernementales pour confirmer la position de Joseph Merlino en tant que Leader d’une famille de la Cosa Nostra. Cela avait commencé avec une violation de liberté surveillée dont Joseph Merlino passera quelques semaines en prison, puis l’affaire East Coast et l’implication de Joseph Merlino dans la Cosa Nostra ne faisait plus aucun doute. Il serait à la tête d’une organisation criminelle très bien implantée à Philadelphie mais aussi dans d’autres États, comme dans le New-Jersey. C’est dans cet État, que le FBI démantela cette semaine un trafic de drogue orchestré par des membres de la Cosa Nostra, dont Joseph « Joey Electric » Servidio, considéré comme un membre intronisé de la famille de Philadelphie. Selon le bureau des procureurs, ce dernier aurait vendu pendant plusieurs années de la cocaïne, de la méthamphétamines, alors que ses Associés, dont l’un d’entre eux est âgé de soixante dix neuf ans, expédiés par colis dans des États Américains, des opioïdes, des médicaments qui donnent des effets semblables à la morphine. Le FBI a construit son dossier grâce aux enregistrements de plusieurs informateurs, mais aussi des agents infiltrés, révélant ainsi que la famille de Philadelphie, au grand désarroi de Joseph Merlino, compte de nombreux informateurs dans ces rangs. Dans des enregistrements dévoilés lors de la première comparution des accusés dans un tribunal fédéral, Joseph Servidio s’était vanté que près de quatre vint pourcent des témoins coopérant avec les autorités n’étaient pas fiables. Continuant sur sa lancée, le Soldat de la famille de Philadelphie déclara qu’il dirigeait une entreprise qui servait de « façade » pour son organisation criminelle : « Je suis un criminel, tout ce que je fais, ce sont des actes criminels. L’année dernière, j’ai dû braquer un fourgon blindé pour pouvoir m'en sortir financièrement ». Selon le FBI, les conversations ont été effectuées dans plusieurs lieux : dans des maisons appartenant aux membres de la Cosa Nostra, dans des restaurants, mais aussi pendant des promenades, c’est dans ces moments là, que Joseph Servidio recevait l’argent lié à son trafic de drogue. Joseph Servidio n’est pas un inconnu des autorités, en 2008 déjà, il avait plaidé pour trafic de cocaïne.  Le Capitaine gérant les activités criminelles dans le New-Jersey mais aussi à Atlantic City, est Joseph « Scoops » Licata, qui s’est fait rappeler à l’ordre il y a quelques mois par sa hiérarchie. En effet, la direction de la famille de Philadelphie lui avait demandé de s'écarter un peu d'Atlantic City pour vérifier les activités de ses Soldats dans le New-Jersey. Pour Joseph Merlino, la plupart des membres de l'équipe de Joseph Licata trempent dans le trafic de drogue, normalement interdit, et pourraient se faire arrêter pour des charges fédérales tenant de la loi RICO et pourquoi pas par la suite, décider de coopérer. La hiérarchie mafieuse aurait aussi demandé à Joseph Licata de ne plus fréquenter ouvertement son équipe dans des lieux publics et de vérifier que les Soldats de son équipe lui reversent bien le bon pourcentage lié à leur activité.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE VEUT TERMINER SA VIE AVEC SES PROCHES EN ITALIE

21 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Frank Frederico
Frank Frederico

Un Soldat de la famille Lucchese âgé de quatre vingt dix ans, s’est lancé dans une bataille judiciaire dans un seul but, pouvoir terminer sa vie auprès de ses proches en Italie. Frank « Frankie Pearl » Frederico est actuellement coincé chez lui, quelque part à New-York, et souffre d’après son avocat de plusieurs problèmes de santé, comme l’hypertension et des problèmes cardiaque. Le Soldat de la famille Lucchese est soumis à des strictes contraintes sur sa liberté surveillée, en raison de sa condamnation pour un double meurtre sordide, un soir d’été, en Août 1989. Ce jour là, Robert Kubecka et Donald Bartow, deux entrepreneurs dans l’industrie des déchets, qui étaient prêts à témoigner contre la famille Lucchese, furent froidement assassinés dans le comté de Kubecka, dans leur propre bureau. Sur les lieux du crime, les enquêteurs ont trouvé trois groupes sanguins, qui donneront trois années plus tard, l’identité d’un individu, Frank Frederico. Convoqué devant un grand jury en 1992, le Soldat de la famille Lucchese préféra s’enfuir en Italie, pour éviter la moindre inculpation. Curieusement, ne se sentant plus en danger, Frank Frederico, reviendra à New-York en 2003, ou il se fera arrêté par les agences gouvernementales dans un magasin de beignets dans le Bronx. Les preuves étaient accablantes. Risquant la prison à perpétuité, le Soldat de la famille Lucchese préféra négocier un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux, quinze ans, pour un double meurtre, une aubaine. En 2016, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine, Frank Frederico sera libéré sous caution, assigné à résidence, une situation encore active à l’heure actuelle. Cette semaine, devant un juge fédéral à New-York, son avocat ont déclaré que la peine d’incarcération de leur client, l’avait complètement « changé ». Mais pour les procureurs fédéraux, Frank Frederico ne « pouvait pas avoir un traitement spécial », en raison de son « crime extrêmement grave » et que ses problèmes de santé ne devaient pas être « un prétexte » pour devoir remettre en cause ses contraintes sur sa liberté surveillée. Avant de quitter la salle d’audience, son avocat tentèrent une nouvelle fois d’amadouer le juge, qui rendra son verdict dans les prochains jours : « Mon client est vraiment proche de la mort. Est-ce vraiment votre rôle de vouloir encore le condamner pour le punir d’un crime dont il a purgé sa dette à la société ? ».

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LA FACADE D'UN RESTAURANT APPARTENANT À UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO CRIBLÉE DE BALLES

14 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Joseph Chirico
Joseph Chirico

Le 25 Février dernier, vers 6 heures du matin, un individu non identifié, tira à plusieurs reprises sur la façade d’un restaurant. Cela peut être une chose assez banale dans une ville comme New-York, ou de nombreux gangs de rue sont présents, le problème est que ce restaurant dénommé le Marco Polo, appartient à un Soldat de la famille Gambino, Joseph « Joe Marco Polo » Chirico. Le mafieux est loin d’être un inconnu de la justice Américaine. En 2008, l’opération Old Bridge était lançée contre plusieurs familles de la Cosa Nostra. La famille Gambino fut particulièrement touchée : Domenico Cefalu, Charles Carneglia John D’Amico, Francesco Cali entre autre, furent arrêtés et accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. Parmi les accusés, il y avait aussi Joseph Chirico, inculpé de blanchiment d’argent, une infraction qu’il reconnaîtra quelques mois plus tard, après avoir accepté un accord de plaidoyer avec le gouvernement fédéral. Le juge à cette époque fut très indulgent, pourquoi ? pour un seul motif, si Joseph Chirico était incarcéré, il aurait pu mettre au chômage les employés de son restaurant. Après l’arrivé de la police sur les lieux, le fils de Joseph Chirico, copropriétaire du restaurant, expliqua aux journalistes, que le restaurant avait dû faire face, sans nul doute, à une guerre interne entre gang, assez rependu selon lui dans Court Street, lieu où se situe le restaurant : « Vous avez vu les balles ? elles ont ricoché de partout. La plupart des balles étaient de l’autre côté de la rue, cela ressemble vraiment à une bataille de rue » déclara t’il. Curieusement, les policiers furent avertis plusieurs heures plus tard par les employés du restaurant, qui ont eu une seule consigne de la part des propriétaires, garder le silence. Le jour même fenêtres furent vite remplacées et les clients purent profiter de la bonne gastronomie Italienne à l’heure du déjeuner. Quelques jours plus tard, nouvel indice venant du NYPD. Après avoir visionné les caméras de surveillance dans les rues ajustant le restaurant, un individu mince, portant une veste sombre et un pantalon clair, a été vu s’enfuir, pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que cette personne peut être un suspect potentiel. Du côté de Joseph Chirico, le silence règne et sans nul doute, qu’il a de son côté, pris les devant, pour essayer de trouver la personne responsable avec l'aide de la famille Gambino.

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ACCORD DE PLAIDOYER EN VUE POUR UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO

10 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Ronald Giallanzo
Ronald Giallanzo

En Mars dernier, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, était arrêté pour plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le prêt usuraire, le racket et la tentative de meurtre. En plus de son pédigré criminel, Ronald Giallanzo est connu des autorités fédérales, pour être le neveu d’un Capitaine tristement célèbre de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asaro. En 2015, Ronald Giallanzo avait reçu une promotion de la part de la hiérarchie de la famille Bonanno. Alors qu'il était encore un simple Soldat, son cousin, Jérôme, fils de Vincent Asaro, qui était un Capitaine dans la famille Bonanno, avait été condamné à sept années de prison, pour avoir participé à l’assassinat d’un Associé de la famille Lucchese, Paul Katz, étranglé avec une laisse pour chien, juste après le braquage de la Lufthansa. La hiérarchie de la famille proposa alors à Ronald Giallanzo de prendre les commandes de son équipe, en tant qu'Acting Capo et quelques mois plus tard, il sera confirmé officiellement dans sa fonction de Capitaine. Depuis son arrestation, Ronald Giallanzo croupit dans une cellule du Métropolitan Center de New-York, en attendant que son avocat puisse trouver un accord de plaidoyer assez avantageux dans cette affaire. Il faut dire, que les preuves accumulées pendant toutes ces années par les agents fédéraux contre le Capitaine de la famille Bonanno, sont assez importantes. D’après les procureurs fédéraux, Ronald Giallanzo aurait gagné près de vingt six millions de dollars, principalement grâce au vol, aux jeux et à l’extorsion. Grâce à cet argent, en plus de distribuer une partie à la hiérarchie de la famille Bonanno, Ronald Giallanzo en avait profité pour refaire entièrement sa maison située à Howard Beach, un quartier historique de New-York, ou la Cosa Nostra est encore très bien implantée. En plus de ces délits, le Capitaine de la famille Bonanno utilisait la menace et la violence physique pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs. En Mai 2013, Ronald Giallanzo avait traqué et tabassé en personne un individu qui ne remboursait pas les intérêts exorbitants du Capitaine de la famille Bonanno, qu’il réclamait chaque semaine. Et si la violence physique ne marche plus, Ronald Giallanzo passe à l’étape supérieure et demande à ses hommes d’abattre les personnes récalcitrantes, c’est ce qui se passa à Howard Beach, toujours en 2013, quand des mafieux de la famille Bonanno, affiliés à l’équipe de Ronald Giallanzo, essaya d’assassiner un autre mauvais payeur en pleine rue, heureusement sans succès. Cette semaine, l’avocat du Capitaine de la famille Bonanno, a déclaré qu’un accord de principe avait été trouvé avec les procureurs fédéraux. Alors même si son avocat (qui avait défendu avec succès Vincent Asaro dans le procès dit de la Lufthansa), n’a pas voulu rentrer dans les détails de l’accord négocié, il ne reste plus qu’à Ronald Giallanzo d’accepter ou de refuser cette offre. Mais au final, ça sera le juge fédéral en charge de ce dossier, qui aura le dernier mot et qui pourra suivre ou non les réquisitions des procureurs fédéraux. Un verdict que le juge ne prendra pas à la légère. En effet, en 2007, alors que Ronald Giallanzo était incarcéré après une condamnation pour racket fédéral, la prison ne l'avait pas empêché de continuer à gérer depuis sa cellule, le fonctionnement de plusieurs prêts usuraires dans les rues de New-York.

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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE GENOVESE VIENT DE DÉCÉDER

9 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Peter DiChiara
Peter DiChiara

Peter « Petey Red » DiChiara, considéré comme l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, est décédé la semaine dernière, il avait soixante quinze ans. Quand le Parrain, Liborio « Barney » Bellomo sorti de prison en 2008, il ne faisait aucun doute pour les autorités fédérales, que ce dernier allait s’élever au plus haut rang mafieux, dans une famille surnommée la Rolls Royce du crime organisé au Etats-Unis. Depuis près de deux ans, les agents du FBI avaient remarqué une très forte activité dans un club social situé à Manhattan et géré par un Capitaine de la famille Genovese. Des mafieux de tout rang se déplaçaient des quatre coins de New-York et même depuis plusieurs États dont le New-Jersey, ou la famille Genovese garde une certaine influence. Ce cheminement avait rapidement alerté les autorités fédérales , qui ont tout de suite compris que le propriétaire des lieux, un certain Peter DiChiara, avait pris du galon et que les mafieux de la famille Genovese se déplaçaient dans un seul but, montrer leur respect. Ce dernier est loin d'être un inconnu auprès des agents fédéraux et à déjà un lourd passif dans le crime organisé. Répertorié depuis des dizaines d’années comme un Acting Capo puis un Capitaine de la Cosa Nostra, il avait été inculpé de racket en 2001, avec d’autres mafieux des cinq familles New-Yorkaise et condamné à près de cinq années dans un pénitencier fédéral. A sa sortie, Peter DiChiara se fit plus discret. Il faut dire que lors de son arrestation au début des années 2000, il avait été enregistré des centaines d’heures par un ancien Associé de la famille Genovese, qui collaborait en réalité avec les autorités fédérales, Michael D’Urso. A cette époque, Peter DiChiara gérait l’équipe d’Alan « Baldie » Longo, un Capitaine très respecté de cette organisation criminelle, qui purgeait alors une peine pour escroquerie. La famille Genovese a toujours eu la réputation de cloisonner sa hiérarchie et de semer les pistes. Au milieu des années 1980, les procureurs avaient inculpé les différents Parrains de la pègre New-Yorkaise dans le Procès dit de la Commission. A cette époque, le procureur fédéral, qui deviendra par la suite le Maire de New-York, Rudolph Giuliani, était persuadé qu'Anthony « Fat Tony » Salerno occupait le poste de Parrain de la famille Genovese, alors qu'en réalité, elle était dirigée par Vincent « The Chin » Gigante. Il faut dire que Vincent Gigante était prêt à lancer un contrat contre les membres qui osaient citer son nom et avaient donner pour consigne aux mafieux de la famille Genovese, de se toucher le menton pour se référer à lui. Liborio Bellomo essaye d’organiser sa famille dans le même principe. Selon le FBI, le Parrain de la famille Genovese ne se mêle pas aux membres de sa famille sur le terrain et utilisait depuis 2016, Peter DiChiara comme messager. Ce dernier alors, transmettait les informations de la rue venant des Soldats et des Capitaines de la famille Genovese à Liborio Bellomo, qui donnait alors ses ordres à son Acting Boss. Peter DiChiara n'était pas le mafieux le plus prolifique de la famille Genovese, mais de part son expérience, il savait la boucler, un avantage que Liborio Bellomo appréciait. La stratégie de l'actuel Parrain de la famille Genovese est claire, ce dernier veut éviter à tout prix les pressions exercées par les agences gouvernementales. Peter DiChiara rencontrait de nombreux problèmes de santé depuis quelques années et son décès pourrait changer les règles.

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VERS UN NOUVEAU PROCÈS POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ?

6 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le procès de l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie vient de se terminer, mais les procureurs songent déjà à l’après et vont décider très prochainement, s’ils décident ou non de retenter un nouveau procès contre Joseph Merlino. Après près de trente heures de délibération, les jurés n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Face à cette situation, le juge fédéral n’eut pas d’autre choix que d’annuler le procès, Joseph Merlino sorti alors en homme libre et pouvait donc rejoindre son domicile de Boca Raton dans l’État de la Floride. L’opération East Coast impressionnante à ces débuts, fut un réel calvaire pour les procureurs fédéraux, qui ont dû par la force des choses, faire appel à un témoin complètement discrédité, John Rubeo, un ancien Associé de la famille Genovese, qui avait témoigné avec les autorités après une arrestation pour trafic de drogue. Son témoignage lors de son procès ne fut pas tellement jugé convainquant, surtout que ce dernier faute d’une crédibilité assez suffisante, c’était attaqué au couple de Joseph Merlino, un hors-sujet pendant le procès, qui au final n'a pas donné grand chose. Seul les enregistrements effectués pendant sa coopération avec le FBI, ont pu apporter des éléments de réponse aux accusations portées contre le Parrain de la famille de Philadelphie. Dans ces pistes audio dévoilés pendant le procès de Joseph Merlino, il ne faisait plus aucun doute que ce dernier, était à la tête d’une organisation criminelle à Philadelphie et qu’il continuait à à faire du business avec l’aide des familles New-Yorkaise. Pour l’avocat de Joseph Merlino, ce procès devait être une formalité, surtout que les procureurs fédéraux avaient proposé quelques mois auparavant à l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, une peine dérisoire, si ce dernier acceptait de plaider coupable. Joseph Merlino avait refusé, pensant qu’un acquittement pouvait renforcer son respect dans une famille encline à des tensions entre ces différentes factions. Mais malgré une nouvelle défaite pour faire condamner un membre de la Cosa Nostra, les procureurs fédéraux ont appris qu’un verdict en leur faveur dans cette affaire était possible. Aux Etats-Unis, le jury doit statuer à l’unanimité. Sur les douze jurés, dix d’entre eux, étaient favorables pour rendre un verdict de culpabilité pour l’accusation d’escroquerie, neuf pour son accusation de jeux illégaux et onze pour son inculpation de fraude médicale. En réalité, malgré le fait que Joseph Merlino soit désormais un homme libre, il est passé à deux doigts de passer plusieurs années derrière les barreaux et les procureurs fédéraux en sont conscients. L'avocat de Joseph Merlino aussi d’ailleurs et il a demandé aux procureurs de pouvoir se rencontrer cette semaine pour essayer de trouver « une issue favorable ». Alors oui, Joseph Merlino peut désormais continuer à restructurer la famille de Philadelphie, mais les procureurs fédéraux, avec un verdict partiellement favorable, ont désormais plus d’arguments et trouver un accord entre les deux parties, risque désormais d’être compliqué.

 

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UN ANCIEN SOLDAT DE LA FAMILLE COLOMBO QUI A COOPÉRÉ CONTRE SON PROPRE FRÈRE SORT DE PRISON

2 Mars 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Sebastian Saracino
Sebastian Saracino

Les membres de la Cosa Nostra se définissent comme des « hommes d’honneur » prêts à supporter n’importe quel type de pression pour respecter leur serment d’allégeance à l’omerta. Aujourd’hui, certains d’entre eux, des criminels multirécidivistes, n’hésitent plus pour éviter des longues peines de prison, à coopérer avec la justice Américaine. Le « deal » entre les deux parties est simple. Plus le repenti donne des informations permettant d’arrêter et d’incarcérer des membres de la Cosa Nostra, plus il a de chance de pouvoir commencer une nouvelle vie, loin de ses anciens Associés, dans le programme de protection des témoins. Certains d’entre eux, en plus de collaborer contre leur ancienne organisation, n’hésitent pas une seule seconde pour témoigner contre des membres de leur propre famille. Ce fut le cas de Sebastian Saracino. Ce dernier à longtemps était un Soldat de la famille Colombo, avant de décider de collaborer avec la justice Américaine pour éviter une peine avoisinant les soixante dix années dans un pénitencier fédéral, après avoir été arrêté et inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre et le racket. Pour Sebastian Saracino, terminer sa vie derrière les barreaux était surement inenvisageable, trop dur à accepter et proposa aux procureurs fédéraux de témoigner contre contre son propre frère, Dino Saracino, un Capitaine dans la famille Colombo. Un accord fut vite trouvé, les procureurs fédéraux étaient prêts à « oublier » certains délits, pour mettre derrière les barreaux un membre influent de la famille Colombo. Lors de son procès, il désigna sans trembler, le pointant même du doigt, son frère, comme l’assassin de Richard Greaves, un Associé de la famille Colombo, assassiné dans le sous-sol de sa propre maison. Le procès de

Dino Saracino
Dino Saracino

Dino Saracino fut extrêmement tendu. Devant les jurés, Sebastian Saracino continua à raconter sa vie dans la Cosa Nostra, à côté de son frère, expliquant les moindres détails, plus ou moins sordides, le tout était de convaincre les jurés que Dino Saracino était un tueur à la solde de la famille Colombo. Pendant le témoignage de Sebastian Saracino, son frère Dino hurla dans la salle d’audience : « Ce gars là, ce n’est pas mon frère, arrête de mentir Sebby ». Au final, le témoignage de Sebastian Saracino aura eu l’effet escompté et Dino Saracino sera condamné à près de cinquante années dans une prison fédérale. Ce dernier qui s’était vanté pendant son procès, de pouvoir purger près de « vingt ans » et sortir de prison « avec le sourire », risque sans nul doute de terminer sa vie derrière les barreaux. Cette semaine, c’est soit disant un autre homme, qui s’est présenté devant un juge fédéral à New-York, pour recevoir son verdict après sa coopération avec l’agence gouvernementale. S’apitoyant sur son sort, Sebastian Saracino commença à déclarer, qu’il « n’avait jamais voulu de cette vie » et que désormais, il pouvait être « une bonne personne ». Son avocat déclara : « Sebastien Saracino a tourné le dos à la Cosa Nostra, mais il a aussi tourné le dos à sa famille. Mon client n’a jamais voulu avoir la gloire et je pense que ça fait de lui une meilleure personne ». Au final, le juge fédéral décidera que Sebastian Saracino pouvait désormais sortir en homme libre de ce tribunal. Incarcéré depuis son arrestation et même après son témoignage contre son propre frère, le juge décida que ce temps d’emprisonnement avait été suffisant, vu l’effet de sa coopération contre les membres de la Cosa Nostra. En contrepartie, Sebastian Saracino devra renoncer à deux propriétés à Brooklyn, payer une amende de soixante quinze mille dollars pour un incendie volontaire et rembourser près de dix huit mille cinq cent dollars à la famille de la victime.

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