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LES FÉDÉRAUX SOUHAITENT GARDER PETER GOTTI DERRIÈRE LES BARREAUX

29 Septembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Peter Gotti (au centre)
Peter Gotti (au centre)

Condamné à près de trente années de prison, le Parrain de la famille Gambino sait pertinemment que sa peine prononcée au début des années 2000 fait office d’une condamnation à mort. Incarcéré pendant des années dans le pénitenicer fédéral de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti est désormais emprisonné dans une prison plus adaptée à ses problèmes médicaux, à Butner dans l’État de la Caroline Du Nord. Mais malgré des conditions de détention plus favorable, Peter Gotti essaye depuis des années d’être libéré de prison, sans succès. Le frère de John Gotti a aussi changé son regard sur son passé criminel et essaye d’attendrir le gouvernement fédéral, en indiquant qu’il était « désolé » pour ses crimes passés et qu’il voudrait se faire « pardonner » en « prêchant contre ce mode de vie » en homme libre. Des déclarations qui satisferont la justice Américaine, tout en indiquant qu’il pouvait prêcher la bonne parole depuis sa chambre d’hôpital, car pour les procureurs fédéraux, Peter Gotti n’est pas « assez malade » pour prétendre à une libération anticipée. Dans un dépôt de plus de dix neuf pages effectué par les procureurs à un juge fédéral de New-York, il est indiqué que Peter Gotti n’avait pas revendiqué « une maladie incurable en phase terminale » ou qu’il « était complètement invalide et incapable de faire quoi que ce soit », tout en indiquant que Peter Gotti, qui est désormais âgé de soixante dix neuf ans, est toujours considéré comme un danger pour la société et qu’il pourrait « se livrer à des actes de violence » avec l’aide d’une famille du crime organisé. Des propos qui contredisent un peu la réalité du terrain, qui veut que l’influence de Peter Gotti dans la famille Gambino soit quasi-nulle et que depuis l’assassinat de Frank Cali, cette organisation criminelle a décidé de prendre des décisions stratégiques sans l’autorisation préalable de Peter Gotti. Pour les avocats de la défense, leur client ne « cherche pas à justifier ses actes ni à défendre les choix qui l’ont conduit en prison ». Car même si Peter Gotti revenait dans les rues de New-York, la famille Gambino, devrait quand même prendre une décision, ce qui voudrait dire réunir l’ensemble des Capitaines pour effectuer un choix simple : Assassiner Peter Gotti ou le mettre au placard, la deuxième option étant la plus privilégiée. Mais ce dernier qui souffre de divers problèmes médiaux, dont la goutte, l’arthrite, le reflux gastrique, des pertes auditives, une déficience visuelle ne font pas de Peter Gotti, un détenu prioritaire pour une future libération. Un juge fédéral n’a pas encore statué sur ce dossier, mais pour Peter Gotti, il semble que la route avant une éventuelle libération risque encore d’être très longue. En effet, les procureurs fédéraux ont les moyens nécessaires pour faire ralentir l’avancée de ce dossier et à l’âge actuel de Peter Gotti, cela pourrait lui être fatal. Peter Gotti est libérable en Mai 2032.

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DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNÉS

28 Septembre 2019 , Rédigé par Bonanno

Les enregistrements capturés par un informateur du gouvernement furent sensationnels. Nous étions en 2015, mais cette opération, qui fut ébruitée deux années plus tard suite aux arrestations de plusieurs membres de la Cosa Nostra, avait permis aux agences gouvernementales ainsi que la GRC, la Police Canadienne, de confirmer la présence de la famille Bonanno sur le sol Canadien. Vincent Morena, qui collaborait avec les autorités suite à une arrestation pour trafic de cocaïne une année auparavant, avait enregistré son intronisation dans la famille Bonanno. Cette initiation, qui avait été effectué par l’Acting Capo Damiano Zummo, ne restera pas dans dans les anales de cette organisation criminelle et se fit par quelques paroles prononcées et un serrage de main, rien de fulgurant. A cette époque, cette opération et les enregistrements qui en découlèrent firent grand bruit. La plupart des médias s’avançaient une nouvelle fois, surement un peu trop vite, en déclarant que la Cosa Nostra avait été percée à vif et que la famille Bonanno était en ruine. Mais au final, près de deux ans après ces arrestations, cette organisation criminelle est toujours présente et les inculpés de l’époque ont réussi à négocier des accords de plaidoyer assez avantageux. Salvatore Russo, l’un des membres présents lors de cette intronisation, vient de plaider coupable d’avoir vendu pour un kilo de cocaïne à un agent infiltré. Cet accord prévoit une peine maximale de neuf années de prison dans un pénitencier fédéral, mais laisse la possibilité aux avocats de la défense de se pourvoir en appel si la peine prononcée est supérieure à cinq ans. Salvatore Russo est le cousin de Damiano Zummo, qui quant-à lui, à plaidé coupable en Janvier dernier de charges relatives au trafic de drogue. Curieusement et malgré plusieurs relances de son avocat, Damiano Zummo n’a pas encore reçu son verdict qui prévoit une peine maximale de cinq années derrière les barreaux. L’Acting Capo de la famille Bonnano qui a été incarcéré lors de son arrestation en 2017 a été remis en liberté deux mois plus tard après avoir payé une caution de deux millions de dollars. Il est actuellement confiné dans son domicile au Nord-Est de New-York, avec des heures de sortie lui permettant de travailler dans son entreprise de construction du Queens. Salvatore Russo quant-à lui, est resté libre après avoir payé une caution de 500 000 mille dollars, mais ce dernier n’en a toujours pas fini avec la justice et risque deux années supplémentaires pour avoir vendu de la cocaïne alors qu’il est en liberté surveillée.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE DANS LE COLLIMATEUR DES PROCUREURS FÉDÉRAUX

12 Septembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Metropolitan Center de New-York
Metropolitan Center de New-York

Alors que le procès contre les membres de la famille Lucchese se rapproche à grand pas, les procureurs fédéraux sont désormais prêts à dégainer l’artillerie lourde, en diffusant des enregistrements incriminant directement le Soldat Christopher Londonio dans plusieurs rackets. La clé de cette affaire reste l’assassinat de Michael Meldish, mais le gouvernement fédéral a énormément du mal à relier Steven « WonderBoy » Crea et Matthew Madonna, des anciens cadres de la famille Lucchese dans ce meurtre crapuleux. Mais même si les preuves manquent dans ce dossier et même si la plupart des témoins ont été discrédités, les procureurs fédéraux peuvent toujours compter sur les enregistrements effectués sur Christopher Londonio qui leur ont fourni une multitude d’informations. Alors non, Christopher Londonio n’est pas un informateur du gouvernement, mais le Soldat de la famille Lucchese à eu tendance ces derniers moi à parler un peu trop souvent auprès de n’importe qui, une situation qui affligea nettement les autres accusés dans cette affaire. Ce dernier n’a jamais parlé ouvertement du meurtre de Michael Meldish, mais Christopher Londonio en a profité pour se vanter, auprès de certaines personnes, sur son pédigrée criminel, fait d’extorsion, de racket, de violence et de tentative de meurtre. Le rôle potentiel de ses cassettes pourrait énormément jouer lors de ce procès et pourrait par la même occasion, rendre un accord avec les procureurs fédéraux encore plus difficiles à obtenir. En effet, il y a un moins d’un mois, Steven Crea Jr avait signé un accord de plaidoyer lui obtenant une peine maximale de treize années de prison. Steven Crea Sr, Matthew Madonna avait refusé toute offre, préférant tenter leur chance dans un

Michael Meldish
Michael Meldish

procès fédéral, âgé respectivement de soixante douze ans et quatre vingt trois ans, les deux mafieux savent pertinemment qu’un accord signifierait automatiquement une mort assurée derrière les barreaux. Pourtant Christopher Londonio était prêt à accepter un accord prévoyant une peine maximale de trente années de prison, mais cet accord était suspendu à la décision de Steven Crea et Matthew Madonna qui forcément, ont refusé respectivement des offres de dix huit ans et vingt ans dans un pénitencier fédéral. Malgré un début d’affaire difficile, les procureurs fédéraux sont désormais sur une pente ascendante et ont très bien compris que le maillon faible dans la famille Lucchese n’était autre que le Soldat Christopher Londonio, alors ces derniers en profitent pour le discréditer le plus possible. Dans un enregistrement qui sera dévoilé lors du procès, on peut entendre clairement Christopher Londonio menacer des mauvais payeurs : « Tu sais quoi ? Je vais te retrouver et te frapper, il y a que comme ça que tu comprendras ». Dans une autre conversation enregistrée, il dit à la même personne « Je vais te défoncer le crâne ». Les enregistrements sont nombreux, à croire que Christopher Londonio n’a jamais pris conscience que communiquer avec un téléphone cellulaire lui procuré un risque de se faire écouter par les agences gouvernementales. En plus des écoutes téléphoniques, Christopher Londonio s’est fait enregistré à différentes reprises par l’un de ses Associés, Joseph Foti. Ce dernier, surement aigri que Christopher Londonio n’ait jamais prononcé son nom pour une future intronisation, réussit à faire parler le Soldat de la famille Lucchese sur ses activités illégales, mais jamais sur l’assassinat de Michael Meldish.

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FRANK LOCASCIO EN PLEINE BATAILLE JURIDIQUE AFIN DE SORTIR DE PRISON

7 Septembre 2019 , Rédigé par Xav

Frank Locascio
Frank Locascio

Frank « Frankie Loc » Locascio a toujours prétexté qu’il avait été condamné à perpétuité en raison de son amitié avec John Gotti. C’est à ses côtés, que l’ancien Consigliere acceptera sa peine, certes sans broncher, mais avec une certaine amertume. Aujourd’hui incarcéré dans le pénitencier de Devens dans l’État du Massachussetts, Frank Locascio, qui est désormais âgé de quatre vingt six ans, continue son combat contre le gouvernement fédéral, avec un seul objectif, retrouver sa liberté. Frank Locascio, qui est derrière les barreaux depuis plus de vingt huit ans, a fait appel ces derniers mois à une ancienne juge fédérale et ancienne professeur de droit à Harward, désormais à la retraite, pour le défendre sur une condamnation que Frank Locascio a toujours eu du mal à digérer, l’assassinat du Soldat Louis DiBono. L’ancien Consigliere de la famille Gambino a toujours réfuter avoir participé de près ou de loin à ce meurtre et accuse ouvertement le gouvernement fédéral d’avoir falsifié certaines preuves afin de le faire condamner. La nouvelle aide judiciaire de Frank Locascio a écrit récemment à une cour d’appel, pour stipuler quelle avait reçu des « nouvelles preuves » venant de l’ancien renégat Salvatore Gravano prouvant que Frank Locascio était « innocent du meurtre et que le gouvernement fédéral était au courant des informations pouvant le disculper ». Mais rien n’est gagné pour Frank Locascio car c’est cette même cour d’appel qui avait rejeté il y a deux ans, une demande de révision venant de ses avocats, stipulant que l’ancien juge fédéral Leo Glasser, le magistrat qui avait fait condamné Frank Locascio au début des années 1990, n’avait pas révélé que son fils, un procureur fédéral, enquêtait pendant la même période sur la famille Gambino. Dernièrement, une lettre écrite par Salvatore Gravano, stipulait que Frank Locascio « n’avait joué aucun rôle dans l’assassinat de Louis DiBono », ajoutant qu’il n’en avait pas parlé à cette époque à la barre du tribunal, car les procureurs lui avaient demandé de « ne répondre qu’aux questions qui m’étaient posées ». Salvatore Gravano certifia que c’est John Gotti qui avait ordonné le meurtre de Louis DiBono, car ce dernier ne se présentait pas aux convocations de la famille Gambino, un manque de respect flagrant qui le fit devenir la bête noire de John Gotti, une décision que Frank Locascio n’approuvait pas. Une affirmation qui fut corroborée lors d’un enregistrement effectué en Décembre 1989, ou on pouvait entendre Frank Locascio déclarait que Louis DiBono allait donner près de cinquante mille dollars à John Gotti pour « calmer le jeux », une offre que le Parrain de la famille Gambino rejeta. Cette conversation montre que Frank Locascio tentait de « sauver la vie de Louis DiBono et qu’il n’a accepté ni approuvé la décision de John Gotti » déclara Salvatore Gravano.

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