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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

29 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Detroit, #Colombo

FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE DE DÉTROIT :

Giacomo ToccoCoup dur pour la famille de Détroit, l’ancien Consigliere de Jack Tocco, Dominic « Uncle Dom » Bommarito est décédé cette semaine d’une crise cardiaque, il avait quatre vingt deux ans. Quand Giacomo « Jack » Tocco (voir photo), qui fut le Parrain de la famille de Détroit pendant plus de vingt ans, décèdera de cause naturelle en Juillet 2014, Dominic Bommarito, aurait selon le FBI, beaucoup aidé son successeur, Jack « Jackie The Kid » Giacalone a recomposer une hiérarchie convenable, pour continuer à gérer les affaires courantes d’une famille de la Cosa Nostra encore très active et influente. Après avoir été remplacé par Anthony Palazzolo, Dominic Bommarito était rentré dans une semi-retraite, mais ses conseils dans certaines affaires étaient toujours très appréciés par Jack Giacalone, qui le considérait comme un membre de la vieille école. Selon la justice Américaine, Dominic Bommarito a été intronisé dans la Cosa Nostra au début des années 1950 par Joseph « The Old Man » Zerilli, qui fut le Parrain de la famille de Détroit pendant plus de quarante ans. Très impliqué dans les paris sportifs, Dominic Bommarito fut soupçonné par le FBI, d’être au début des années 1960, d’être l’un des plus gros moneymaker dans le crime organisé. Naviguant sous le radar du FBI, Dominic Bommarito était très apprécié par les membres de la famille de Détroit : « Tout le monde apprécié Dom. C’était quelqu’un qui savait gérait ses affaires sans utiliser la violence et savaient comment parler aux gens », déclara l’un de ses proches.

JOHN FRANZESE VA BIENTOT FETER SON CENTIEME ANNIVERSAIRE EN PRISON : 

John Franzese (voir photo) reste une « légende » dans la Cosa Nostra. Ce dernier, qui a passé John Franzese plus de la moitié, va bientôt souffler sa centième bougie derrière les barreaux. Condamné à huit années de prison en 2011, pour avoir extorqué, à l’âge de quatre vingt treize ans, pour avoir extorqué plusieurs boites de striptease à Manhattan, avait été rapidement transféré dans centre médical pour les prisonniers fédéraux de Devens dans l’État du Massachusetts. Pour le FBI, il est certains que si John Franzese venait d’être libéré, il continuerait, malgré son âge avancé, à gérer ses son business pour le compte de la famille Colombo. Mais la santé de John Franzese est défaillante et le BOP (Federal Bureau of Prisons) en était en conscient. Alors le 27 Décembre, soit quelques jours après les fêtes de Noël, la justice Américaine avait accordé une faveur à John Franzese, en le libérant une seule journée, le 27 Décembre, pour profiter en retard, des fêtes de Noël avec sa famille. Mais le gangster qui est actuellement le détenu le plus âgé dans un complexe fédéral, souffrirait d’une pneumonie et son état de santé ne permettait pas cette sortie exceptionnelle. Pour son fils Michael, un ancien Capitaine de la famille Colombo, son père, était éligible à une sortie de prison en Juin dernier, et aurait pu si le BOP l’avait accepté, qu’il puisse intégrer une maison de transition entre New-York et Devens, mais le Federal Bureau of Prisons refusa, laissant alors John Franzese soufflait sa centième bougie dans une prison fédérale. Pour ce dernier, la Cosa Nostra coulera dans ses veines tout aulong de sa vie et la justice Américaine en est bien conscient. A noël dernier, le vieux gangster avait reçu de l’un des ses « amis », près de dix mille dollars, qui fut transféré sur son compte de prison, mais John Franzese qui doit encore plus de cent mille dollars au gouvernement fédéral suite à sa condamnation en 2013, s’était vu retiré une grosse partie de cet argent, el BOP ne lui avait laissé que deux cent cinquante dollars comme « prime de noël ».

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LE FILS DE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO VIENT DE DÉCÉDER

28 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Anthony ColomboJoseph Colombo l’ancien Parrain emblématique de la famille Colombo s’est longtemps considéré comme un homme d’affaire, une homme d'honneur mais dans le sens familiale du terme et qui gagnait son argent légalement et non grâce au crime organisé. Fondateur de l’Italian-Americans Civil Rights League, Joseph Colombo voulait montrer aux autorités que les stéréotypes qu'ils faisaient continuellement sur les individus d'origines Italiennes en les considérant comme des gangsters étaient inacceptables. Le but de cette association était simple, pouvoir gérer ses activités criminelles en essayant de faire tourner en bourrique le FBI, tout en se faisant passer comme un individu honnête, qui n'hésiterait pas à aider son prochain contre ce genre de discriminations. Alors même si le FBI était persuadé que Joseph Colombo était un Parrain de la Cosa Nostra, qui gagnait des millions de dollars grâce à aux rackets et au meurtre, sa notoriété dans les médias empêchait la moindre action. Mais cette publicité n’était pas tellement appréciée par les autres Parrains de New-York et en particulier par Carlo Gambino, Capo Di Tutti Capi, qui préférait quant-à lui prospérait dans l’ombre. Le 28 Juin 1971, alors que Joseph Colombo, rassemblait pour la deuxième une immense foule pour son association, il fut criblé de balles par un pseudo journaliste, dénommé Jérôme Johnson, qui après cette attaque, sera aussitôt abattu par les gardes du corps du Parrain. Joseph Colombo survécut miraculeusement, mais restera les dernières années de sa vie complètement invalide, sa carrière dans la Cosa Nostra était désormais terminée, mais la famille Colombo qui se faisait nommer Profaci auparavant, gardera son nom en mémoire. Mais Joseph Colombo avait des enfants, et l’un de ses fils, Anthony, qui suivait les traces de son père, était décidé à continuer la lutte contre les discriminions faites sur les Italo-Américains. Par exemple, lorsque le film de Francis Ford Copolla, « The Godafther » sorti sur les écrans de cinéma en 1972, il avait négocié avec les producteurs du film, que les mots mafia et Cosa Nostra ne soient en aucun cas prononcés dans le film. Anthony Colombo déclarait aux médias que son influence venait du fait qu’il était vice-président du Italian-Americans Civil Rights League, sans avoué forcément qu’il était un membre intronisé de la Cosa Nostra. Mais en réalité, si les producteurs avaient refusé les conditions dictées par Anthony Colombo, le tournage du film aurait pu s’avérer très compliqué. En effet, par son influence, les Colombo auraient pu provoqué de de nombreuses grèves, avant et pendant le tournage, qui aurait paralysé une grande partie du tournage et aurait couté des millions de dollars à la Paramount. En 1986, les procureurs fédéraux réussirent à inculper Anthony Colombo de racket. Risquant la prison à perpétuité, ce dernier qui voulait « laver l’honneur de sa famille », acceptera de purger près de quatorze années dans une prison fédérale. A sa sortie de prison, Anthony Colombo continua a défendre la mémoire de son père, en déclarant que Jérôme Johnson, n’avait pas opéré seul et que la la Cosa Nostra avait profité de sa « fragilité psychologique » pour faire assassiner Joseph Colombo. Anthony Colombo fustigea le NYPD d’avoir classé si rapidement l’enquête. Mais sa lutte pour essayer de rendre l’honneur à son père s’arrêta brusquement, Anthony Colombo décèdera il y a quelques jours dans sa maison de San Diego, il avait soixante et onze ans.

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"IL NE FAUT JAMAIS BAISER ANTHONY ACCARDO"

22 Janvier 2017 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Outfit

Antonino Accardo (voir photo) est né le 28 Avril 1906 dans la « Petite Sicile » de Chicago. Très rapidement, ce dernier délaissa le milieu scolaire pour se concentrer au crime organisé. Dès son adolescence, il commença à côtoyer des figures de la Outfit de Chicago et devint un pickpocket très apprécié des mafieux pour sa capacité à rapporter de l’argent et à garder le silence quand il se faisait attraper. C’est pendant une de ses missions données par la Outfit, qu'Anthony Acardo reçu le surnom de « Joe Batters ». Son travail était simple, il était engagé par les mafieux pour « tabasser » les gens qui ne payaient pas leurs dettes à la Cosa Nostra (Cf : Les Surnoms dans la Cosa Nostra – Partie 1). A 20 ans, Anthony Accardo devint un membre « fait » de la Outfit. La cérémonie diffère des autres familles de la Cosa Nostra implantées aux Etats-Unis. Devant Al Capone, qui était à cette époque le Parrain de l’organisation, Anthony Accardo prêta serment de ne jamais trahir la famille et de ne jamais devenir un « rat », seulement aucune goutte de sang ne fut versée sur une image pieuse pendant l’intronisation, seul une pognée de main conclue le pacte entre Anthony Accardo et la Cosa Nostra. Mais grâce à son intelligence, ce dernier monta un à un les échelons de la Mafia et devint rapidement une figure incontournable. Paul Ricca un ancien Boss de la Outfit avait déclaré qu'« Anthony Acardo avait beaucoup plus de cervelle qu'Al Capone ».  C'est en 1947 que Anthony Achardo devint nouveau Parrain de la Outfit en succèdant à son mentor. Pendant des années, Anthony Achards et sa famille vécurent dans un pavillon modeste de River Forest à Chicago. Mais arrivé à un moment, grâce notamment aux millions de dollars engendrés pas ses activités criminelles, poussa ce dernier à s’acheter une maison à la hauteur de son statut au sein de la Outfit. Un manoir qu’il paya près de cent vingt cinq mille dollars, alors que son propriétaire l’avait acheté cinq fois plus chère des années auparavant, un « prix d’ami » comme on pourrait dire dans le milieu. La maison comportait pas loin de vingt six chambres et six salles de bain. En achetant une maison luxueuse, le Parrain voulait faire passer un message et montrer sa réussite grandissante au sein de la Mafia à Chicago. A la fin des années 1970, Anthony Acardo n'occupait plus le poste de Parrain, mais sa position dans la Outfit état toujours intacte. Il n’était plus « un homme de la rue » comme dans sa jeunesse, mais il était encore préférable à cette époque de l'avoir comme ami, un homme comme Anthony Accardo pouvait résoudre des conflits et dans un sens, personne ne s’attaquait aux amis de « Big Tuna ». En Janvier 1978, Anthony Accardo et sa femme partirent profiter du soleil à Indian Wells en Californie et confia leur maison à un ami de confiance, Michael Volpe. Quelques jours plus tard, ce dernier téléphona à Anthony Accardo, pour lui racontait que des individus s’étaient introduits dans sa maison, mais que les cambrioleurs n’avaient rien volé. Ce cambriolage fut d’une manière ou d’une autre très symbolique, en s’en prenant à la demeure à l'ancien Parrain de la Outfit, cela "égratignait" son image d'"homme invincible" et Anthony Achards devait réagir. Pour lui, c’était une insulte personnelle, et les cambrioleurs devaient être retrouvés au plus vite. Pour mener à bien cette opération, Anthony Accardo fit appel à un tueur renommé de l’Outfit, connu pour avoir été joué par Joe Pesci dans le film de Martin Scorsese « Casino », Anthony Spilotro. La nouvelle de la venu d’Anthony Spilotro à Chicago fit le tour de la ville et la plupart des cambrioleurs du coin préférèrent changer d’État, pour éviter de croiser les tueurs de la Outfit. Le 20 Janvier 1978, soit quelques jours seulement après le cambriolage, Bernie Ryan l’un des voleurs, fut retrouvé par la police la gorge tranché d’une oreille à l’autre et de plusieurs balles dans le corps. Le 02 Février, Steven Garcia, fut retrouvé dans le coffre de sa voiture garée à l’aéroport « O’Hare », lui aussi la gorge tranchée. Vincent Moretti, était d’après la police un individu « instable » et « psychotique », malheureusement pour ce dernier, il rencontra des personnes qui étaient beaucoup plus dangereuses que lui. Il fut retrouvé dans le coffre d’une voiture, atrocement torturé, il fut castré et son corps éventré. De plus, son visage fut brulé au chalumeau. D’après les autorités, la torture était dû au fait, que Vincent Moretti était d’origine Italienne et qu'il ne pouvait ignorer le pouvoir d’Anthony Accardo : « C’est comme s’il l’avait insulté deux fois » déclara un policier. Juste avant sa disparition, Vincent Moretti avait été aperçu avec Donal Swanson, un des voleurs qui avait participé au cambriolage, il sera lui aussi retrouvé assassiné de plusieurs coups de couteau. Le  corps de Bobby Hertogs fut découvert dans le coffre d’une voiture en stationnement au 3552 West Grand Avenue, il était d’après la police un « pickpocket » réputé de la Outfit et sa relation avec les individus ayant participé à ce cambriolage était trop suspecte pour les mafieux pour le laisser vivre. Un vent de panique souffla dans les services de police de Chicago, les policiers restèrent impuissants face aux nombreux meurtres commis par les membres de la Outfit et cela n’était pas terminé. Toujours dans le même mois, John McDonald fut retrouvé dans une ruelle au 446 North Racine Avenue. Selon les enquêteurs, il portait un costume gris avec une chemise en soie, comme s'il venait d'être convoqué à un réunion importante. La justice Américaine décida de réagir et en Septembre 1978, Anthony Accardo fut convoqué devant un grand jury fédéral, mais ce dernier ne paniqua pas et fit appel au « 5ème amendement » (Le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis permet à tout citoyen américain de refuser de témoigner contre lui-même dans une affaire pénale). Michael Volpe, l’homme qui était « censé » surveiller la maison d’Anthony Achards pensant ses vacances, fut lui aussi interrogé, mais son interrogatoire dura plus longtemps que prévu, ce qui inquiéta très fortement l'ancien Parrain. Quelques jours plus tard, il disparu, son corps ne sera jamais retrouvé. Ce fut le dernier crime commis dans cette affaire. Anthony Accardo alterna jusqu'à la fin de sa vie entre sa maison d’Indian Wells et celle de Barrington Hills. Tous ces meurtres lui ont permis de remettre de l’ordre dans la Outfit, contre certains membres qui commençaient à remettre en cause son « leadership ». Le vieux Parrain avait laissé un message très clair : « Personne ne baise Anthony Accardo ».

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO TRANSGRESSE SON SERMENT D'ALLEGEANCE À LA COSA NOSTRA

21 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Cosa NostraLe Soldat de la famille Bonanno, Peter Lovaglio a oublié son serment d’allégeance à la Cosa Nostra lors d’une banale arrestation en Août dernier. Cette nuit là, vers 3h45 du matin, Peter Lovaglio fut arrêté par la police de Staten-Island pour une conduite sans permis et une possession d’arme. Alors que la règle voudrait qu’un membre intronisé ne parle en aucun cas de ses activités au sein de la pègre sous peine de mort à un individu lambda, voire pire à la police, Peter Lovaglio, visiblement alcoolisé, déclara au agents du NYPD, qu’il était un membre de la Cosa Nostra, prétextant avoir effectué près de quinze années derrière les barreaux pour racket et qu’il était en libération conditionnelle, après une bagarre dans un bar en 2015. A cette époque, le Soldat de la famille Bonanno était attablé au bar d’un restaurant de sushi, quand visiblement énervé envers le propriétaire, Peter Lovaglio lui jeta son ver à cocktail dans la figure, laissant au passage une cicatrice sur le visage de la pauvre et la perte d’un oeil. Le procureur fédéral en charge du crime organisée pour la ville de New-York refusa de commenter cette information, confirmant seulement que Peter Lovaglio attendait bien un procès pour agression, mais aussi, pour conduite sans permis avec possession d’arme. Il n’empêche, que la famille Bonanno, par l’intermédiaire de son nouvel Acting Boss, Joseph Cammarano Jr, avait décidé après l’arrestation de Peter Lovaglio pour avoir rendu partiellement aveugle le propriétaire de ce restaurant Japonnais, de le « dépouiller » de toute ses responsabilités, en ne lui donnant plus aucun pouvoir sur ses business. Pour la famille Bonanno, cette acte injustifiée, était intolérable, surtout que l’individu agressé, était un ancien agent de police à la retraite, la famille Bonanno n’avait pas besoin de cette publicité, alors qu’elle est en pleine reconstruction. Cette arrestation avait fortement contrarié Peter Lovaglio, qui avait déclaré à l’un de ses voisins, qu’il ne voulait pas retourner en prison. Mais ce dernier ironiquement savait pertinemment que le FBI ne le mettrait pas derrière les barreaux aussi facilement. En effet, le Soldat de la famille Bonanno était bien conscient que les effectifs liés à la surveillance des familles de la Cosa Nostra étaient en baisse, et que mettre en prison un mafieux pour une violation de libération conditionnelle, signifiait un procès et des dépenses pour le contribuable. Libéré d’une prison fédérale en 2015, Peter Lovaglio avait rapidement repris ses activités au sein de la famille Bonanno. D’après le FBI, ce dernier aurait été en contact avec plusieurs mafieux de différentes familles de la Cosa Nostra et aurait même participé à une réunion dans un trafic de marijuana qui avait mal tourné. Si cette histoire se confirme, on ne sait pas comment la famille Bonanno pourrait réagir face à une telle transgression de ses règles. En attendant, Peter Lovaglio accepta de plaider coupable d’agression et sera condamné au maximum à huit années de prison derrière les barreaux, avec cette condamnation il sera surement protéger des représailles liées à sa famille.

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NICODEMO SCARFO SR VIENT DE DÉCÉDER

15 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Nicodemo Scarfo SrNicodemo Scarfo Sr (voir photo), l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie est décédé de cause naturelle dans le centre médical pour les prisonniers fédéraux de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, il avait quatre vingt sept ans. Nicodemo Scarfo Sr aura marqué l’histoire de la famille de Philadelphie, pour avoir commandité de nombreux assassinats pendant son mandat et pour avoir mis fin à une tranquillité assez relative avec l’assassinat d’Angelo « The Gentle Don » Bruno. A cette époque, NIcodemo Scarfo Sr était déjà un membre intronisé, mais son ambition pour se hisser au pouvoir n’avait aucune limite. Avec cette assassinat, la famille de Philadelphie s’enlisa dans une guerre interne qui durera une vingtaine d’années. Après l’assassinat de Philip Testa en 1981, Nicodemo Scarfo Sr arriva alors à ses fins, en devenant l’un des Parrains les plus sanguinaire de la Cosa Nostra. Alors qu’Angelo Bruno utilisait la violence qu’en dernier recourt, préférant la négociation au meurtre, Nicodemo Scarfo Sr quant-à lui, utilisait la violence à la moindre occasion. Pendant son règne, qui aura duré une dizaine d’années, près de vingt membres ou Associés furent exécutés. Mais en raison de son gout prononcé pour la violence, ce dernier attira les autorités fédérales contre la famille de Philadelphie, qui n’avait plus qu’une idée en tête, mettre Nicodemo Scarfo Sr derrière les barreaux. Alors que sous le règne d’Angelo Bruno, la famille de Philadelphie était considérée par la justice Américaine, comme l’un des des organisations criminelles les plus craintes et respectées aux Etats-Unis, Nicodemo Scarfo Sr laissa derrière lui, après sa condamnation pour meurtre et racket en 1988, une famille au bord de l’implosion. Lors de son procès, de nombreux membres décidèrent de collaborer. Outre les tueurs à gages, Thomas « Tommy Del » DelGiorno ou encore Nicholas « Nicky Crow » Caramandi, Nicodemo Scarfo Sr, vit son propre neveu et Underboss, venir à la barre des témoins, pour enfoncer les derniers clous au cercueil de Nicodemo Scarfo Sr. Mais même incarcéré, Nicodemo Scarfo Sr ne resta pas inactif et essaya de chapoter les activités criminelles de la famille de Philadelphie, en essayant de nommer nouveau Parrain, son fils, Nicodemo Scarfo Jr. Mais à cette époque, les membres de cette famille, voulaient en finir pour de bon avec l’ère Scarfo et alors que Nicodemo Scarfo Jr, mangeait au restaurant Dante & Luigi le soir d’Halloween, ce dernier fut crible de balles par un individu portant un masque de Batman. Selon le FBI, le tireur aurait pu être Joseph Merlino, qui était une étoile montante dans cette organisation criminelle. Nicodemo Scarfo Jr, survécut miraculeusement, mais son père avait compris le message et demanda à Vic Amuso, alors Parrain de la famille Lucchese, de l’accueillir dans sa famille. Pendant son incarcération, Nicodemo Scarfo Sr sera transféré dans différentes prisons fédérales et sera même inculpé avec son fils et des membres de la famille Lucchese, pour avoir extorqué une société dénommée « First Plus ». Son fils sera condamné à trente années de prison, mais les procureurs fédéraux abandonneront les charges contre Nicodemo Scarfo Sr, pour éviter d’engendrer des frais de justice supplémentaires.

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RIVALITÉ INTERNE DANS LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ?

15 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Philip NarducciEn s’installant à Boca Raton dans l’État de la Floride, Joseph Merlino avait voulu prouvé aux agences fédérales, que ses activités criminelles dans la Cosa Nostra étaient derrière lui, en ouvrant un restaurant Italien dénommé le Merlino ‘S. Mais malgré sa notoriété, le restaurant n’aura ouvert ses portes que quelques mois. Alors quelles sont les raisons d’une fermeture aussi prématurée ? manque de public ? manque de liquidité ? pour Joseph Merlino, le restaurant ne serait fermé que pour effectuer quelques travaux et devrait réouvrir prochainement, mais après son arrestation dans l’affaire East Coast, et après avoir payé près de cinq millions de dollars pour retrouver sa liberté, son restaurant lancée en grande pompe, devrait vite être revendu par la suite. Dans la famille de Philadelphie, Joseph Merlino est depuis un certain temps, en conflit ouvert avec une faction composée d’anciens membres de l’ère Scarfo, gérée par Joseph « Joe Punge » Pungitore et dont Philip « Phil » Narducci (voir photo) est l’un des membres les plus virulent contre l’actuel direction. Ce dernier qui a passé près de vingt cinq années derrière les barreaux est sorti de prison en 2012 et a toujours considéré l’équipe de Joseph Merlino comme une bande de « crétins » qui a profité d’un vide laissé après l’incarcération de Nicodemo Scarfo Sr pour se hisser au pouvoir. Ce dernier a un style beaucoup moins flamboyant que Joseph Merlino. Ancré à Philadelphie, il a continué selon le FBI a géré ses business tout en restant sous le radar du gouvernement fédéral. Dernièrement, Philip Narducci a ouvert un restaurant, dans le Sud de Philadelphie, une zone ou les membres de cette famille y sont le mieux implantés. Dénommé le Chick’s en hommage à son père, Philip Narducci voulait surement passer plusieurs messages. Le premier, était de rendre hommage à son père, Frank « Chickie » Narducci, qui fut assassiné en 1981, par Salvatore Testa. Au début des années 1980, la violence dans les rues de Philadelphie était à son apogée. L’ancien Parrain, Philip Testa venait d’être assassiné par une bombe, alors qu’il rentrait dans son domicile. Frank Narducci était l’un des complices dans cet assassinat. Pour se venger, le fils de Philip Testa, Salvatore, qui était une étoile montante dans la Cosa Nostra, assassinera personnellement Frank Narducci près de son domicile de plusieurs balles dans le corps. Salvatore Testa s'était vengé, mais ce meurtre n’était pas au gout du nouveau Parrain, Nicodemo Scarfo Sr, proche des Narducci, qui décidera d’exécuter Salvatore Testa en 1984. Le deuxième message est un peu « un pied de nez » à Joseph Merlino, qui avait pour ambition lui aussi, d’ouvrir un restaurant à Philadelphie après son échec à Boca Raton. Philip Narducci est extrêmement respecté dans cette famille. Ayant une réputation de tueur, ce dernier qui est âgé de cinquante quatre ans, pourrait être une grosse épine dans le pied de Joseph Merlino empiété actuellement dans les affaires judiciaires et pouvant retourner très rapidement derrière les barreaux. A noté que le frère de Philip Narducci, Frank « Windows » Narducci, est lui un Soldat dans l’équipe de Joseph Pungitore. D’après le FBI, ce dernier aurait servi de chauffeur dans le meurtre de Frank « Frankie Flower » D’Alfonso, qui fut assassiné par Philip Narducci au début des années 1980, un gros bookmaker de Philadelphie, qui était en conflit ouvert avec Nicodemo Scarfo Sr, sur la taxe de rue demandé par l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie.

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THOMAS ET ROSEMARIE UVA

14 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Ils étaient appelés les « Bonnie and Clyd» des temps modernes. En 1992, Thomas Uva âgé de 32 ans venait de sortir de prison et avait trouvé un travail dans une société de recouvrement à New-York. Rosemarie Uva était aussi connue par la police pour plusieurs affaires concernant des multiples cambriolages. Elle avait épousé Thomas en 1987 après son incarcération. Le couple logeait tous les deux dans un appartement à Ozone Park, lieu ou John Gotti célèbre parrain de la famille Gambino tenait avec ses frères le club social "Bergin Hunt and Fish Club". Pendant quelques mois, le couple commença à braquer des clubs sociaux de la Famille Bonanno et Gambino, chose inconcevable pour la plupart des criminels de New-York que de s'attaquer à la mafia. Thomas Uva exposa son plan à sa compagne Rosemarie. Celui ci était simple, elle attendait dans la voiture prête à partir, pendant que Thomas se précipitait à l'intérieur des clubs sociaux armé d'un "Uzi" pour aller braquer les mafieux. A l'intérieur d'un club social, on retrouve généralement des membres du crime organisé en train de jouer aux cartes ou de boire tranquillement un verre et Thomas Uva savait que les mafieux avaient toujours sur eux beaucoup de liquidité. Après avoir menacé les "clients", il leur demanda de mettre leur argent et leur bijoux dans son sac. Un jour, Thomas Uva rentra au Liberty Cafe à Ozone Park, un club social appartenant à Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, Soldat de la famille Gambino. Pendant qu'il dépouillait les "mafieux", il profita de l'occasion pour baisser leur pantalon, puis il quitta précipitamment les lieux. Il monta dans la voiture de sa compagne qui démarra à toute vitesse pour filer le plus loin possible. Pendant le braquage un Capitaine de la famille Gambino lança à Thomas Uva "Tu vas mourir, si on te retrouve on va te découper en rondelle". "On doit tous mourir un jour" répliqua calmement Thomas Uva. Les mafieux déshabillés ne pouvaient pas sortir du club pour essayer de noter la plaque d'immatriculation du véhicule et généralement les membres de la Cosa Nostra ne vont pas au poste de police pour porter plainte. Le Liberty Café fut braqué une deuxième fois et Thomas Uva profita de l'occasion cette fois ci pour décoiffer un Soldat de la famille Gambino devant ses supérieurs. Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, le propriétaire du club social était fatigué de leurs actes. Il demanda à John Gotti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque l'autorisation de se venger en lançant un contrat contre le couple. La Cosa Nostra ne s'attaque jamais aux "civils", mais Thomas et Rosemarie Uva avaient franchi la "ligne rouge". Un plan fut mis au point pour retrouver le couple et pendant l'un des braquages, un mafieux réussit à s'échapper et nota la plaque d'immatriculation de la voiture de Rosemarie Uva. Le 24 décembre 1992, le couple profita de l'heure matinale pour faire leurs derniers achat de Noël. Leur voiture s'approcha à l'intersection de Woodhaven Boulevard près de Ozone Park, ils furent exécutés tous les deux de trois balles dans la tête. La police retrouva dans leur voiture, plus de 1000 $ en liquide ainsi qu'une quantité non négligeable de montres et de bijoux cachés dans la boite à gant du véhicule. Après le meurtre, les enquêteurs fouillèrent l'appartement du couple à Ozone Park. A l'intérieur, ils découvrirent un portefeuille appartenant à Joseph "Joe Brewer" Delmonico un associé de la famille Gambino. Dans ce portefeuille, une liste pliée contenait les numéros de téléphone de plusieurs membres importants de mafieux plus ou moins gradés. La police comprit tout de suite que le meurtre était lié à la mafia et essaya de renouer les liens par rapport à cette liste. Pour la police et pour plusieurs spécialistes, cela était logique, les criminels avaient généralement plusieurs milliers de dollars dans leur poche et ils n'iront jamais se plaindre à la police. Mais les enquêteurs furent incapables de retrouver la trace des meurtriers et décidèrent de classer l'affaire. Le 22 septembre 2005, le FBI arrêta Dominick "Skinny Dom" Pizzonia chez lui grâce au témoignage d'un ancien capitaine de la famille Gambino Michael "Mickey Scars" DiLeonardo. Dominick Pizzonia prétextant ne sachant ni lire ni écrire, plaida non coupable et fut incarcéré sans caution possible en attendant son jugement. Le FBI utilisa aussi le témoignage de Salvatore Vitale, l'ancien Underboss de la famille Bonanno pour essayer de retrouver les meurtriers de Thomas et Rosemarie Uva. Selon les informations de Salvatore Vitale, John Goti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, avait certifié à Joseph Massino Boss en exercice de la famille Bonanno, que la famille Gambino avait exécuté le contrat. "C'est "Skinny Dom" (en référence à Dominick Pizzonia) qui a effectué le contrat. Ce couple c'est notre "trophée" déclara John Gotti Jr lors d'une réunion. En effet des membres de la famille Bonanno s'étaient attribués le meurtre de Thomas et Rosemarie Uva, ce qui avait entrainé plusieurs réunions pour essayer de régler le litige entre les deux familles. Dominick Pizzonia était déjà connu des autorités, il avait déjà été accusé d'avoir tué Franck Bocia, un truand de bas étage, beau fils d'Angelo "Fat Andy" Rugierro un puissant capitaine des Gambino. Franck Bocia avait frappé la femme d'Angelo et John Gotti avait ordonné la liquidation de ce dernier lors d'une réunion. Le contrat avait été effectué dans la cour du club social de Dominick Pizzonia et comble de l'ironie, ce dernier avait été initié dans la famille Gambino la veille de Noël en 1988 en récompense de ce meurtre. A l'ouverture du procès, le procureur fédéral Paige M. Petersen déclara au jury que "Thomas et Rosemarie Uva avait été exécutés en pleine rue la veille de Noël et leurs corps abandonnés aux yeux de tous". Le procureur déclara que Ronald Trucchio et Dominick Pizzonia avaient exécute le contrat et que ce dernier avait demandé à John Gotti Jr son autorisation pour tuer le couple. Dominck Pizzonia était selon les témoins visiblement très énervé que son club social le "Liberty Café" ait été cambriolé deux fois de suite. La défense joua sur le fait que Dominick "Skinny Dom" Pizzonia était un homme fidèle, dévoué, grand père de six petits enfants, un chauffeur de camion qui travaillait dur pour faire vivre sa famille. Mais le procureur essaya de montrer un autre visage du mafieux, en démontrant que celui-ci était un criminel endurcit, un bookmaker, un escroc, un assassin, membre d'une des organisations criminelles les plus puissantes des États-Unis. "D'un côté, vous avez une personne bien habillée, à la voix douce, polie, aimée de ses voisins. Et de l'autre vous avez un criminel, prêt à commettre des actes odieux, avec un passé criminel de plus de 20 ans" déclara le procureur Le patron de Thomas et Rosemarie Uva témoigna aussi lors du procès. Le couple travaillait tous les deux dans une entreprise de recouvrement à New-York. Michael Schüssel déclara à la barre que le couple avait pris une journée de congé pour assister au procès de John Gotti le parrain de la famille Gambino en 1992. Pour le chef d'entreprise le couple était intrigué par la Mafia, Thomas et Rosemarie avaient grandi tous les deux à Ozone Park, une zone de forte concentration mafieuse et Thomas avait connu beaucoup de mafieux dans son quartier. Il précisa aussi qu'un jour ou les tabloïds Américains faisaient les gros titres du cambriolage d'un club social appartenant à la Mafia, le couple s'était disputé et en était même venu aux mains dans son entreprise. Rosemarie de plus en plus stressée avait fait un malaise et le couple avait été licencié quelques semaines plus tard. Le 11 Mai 2007, Dominick "Skinny Dom" Pizzonia fut déclaré coupable d'avoir comploté pour tuer le couple mais le jury ne l'a pas reconnu coupable des meurtres. Il ne fut pas non plus reconnu coupable du meurtre de l'associé de la famille Gambino Frank Boccia. A l'énoncé du verdict Dominick Pizzonia se retourna pour esquisser un léger sourire aux personnes venues le soutenir au tribunal. La plupart était des personnes âgées, très bien habillées, chaussées de mocassins. Plusieurs d'entre eux réagirent à la sortie du tribunal, "Les imbéciles qui ont témoigné contre lui étaient des criminels endurcis, Dominick a beaucoup aidé les gens et surtout l'église". Plusieurs jurés s’interrogèrent encore des actions menées par le couple "Pourquoi ont-ils fait ça? c'était du suicide...". Pour la mère de Rosemarie c'est un drame qu'elle vivra au quotidien "Ma fille adorait Noël, pour moi il n'y aura plus de fête pendant cette période".

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO DÉCÈDE DE CAUSE NATURELLE

7 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Joseph Bilotti (Joseph Bilotti voir photo), un Soldat de la famille Gambino est décédé cette semaine de cause naturelle dans sa maison de Staten-Island, il avait quatre vingt trois ans. Son frère, Thomas avait longtemps servi de garde du corps à l’ancien Parrain de la famille Gambino, Paul « Big Paulie » Castellano. Mais le 16 Décembre 1985, en pleine période de noël, Thomas qui accompagnait Paul Castellano pour une réunion d’affaires au Sparks Steak House de Manhattan, fut assassiné en pleine rue, un assassinat commandité par John Gotti, un Capitaine renégat, qui prendra par la suite la place de Boss des Gambino. Après ce meurtre, John Gotti se demandait si le meurtre de Thomas Bilotti n’allait pas entrainer des représailles. Joseph était un Soldat qui n’était forcément pas hostile à l’arrivée au pouvoir de John Gotti, mais ce dernier avait peur qu’avec l’assassinat de son frère, Joseph se décide à se venger. Salvatore « Sammy The Bull » Gravano qui venait d’être nommé Underboss par John Gotti avait prévu une réunion avec Joseph Bilotti, pour « faire un point sur la situation ». Le Soldat de la famille Gambino rentra dans le rang et certifia à Salvatore Gravno qu’il ne voulait nullement se venger, préférant s’occuper de sa famille et de ses nombreux enfants, tout en aidant le mieux possible financièrement la femme de son frère : « Il n’avait pas tellement le choix » déclara un ancien agent du FBI qui infiltra les familles de la Cosa Nostra au début des années 1990, désormais à la retraite : « Salvatore Gravano nous avait dit qu’il avait rendez vous avec Joey Bilotti au Country Club Dinner, qu’il n’y avait rien de personnel, que c’était juste les affaires ». Cette rencontre racontée par Salvatore Gravano dans son autobiographie « Underboss » de Peter Maas, fut relativement tendue. Joseph Bilotti était très stressé, mais Salvatore Gravano lui expliqua que cet assassinat visait principalement Paul Castellano et non son frère. Joseph Bilotti acquiesça sans dire un mot. Ce dernier n’avait pas tellement choix, soit il acceptait, soit il aurait pu être assassiné sur place par les hommes de main qui accompagnaient Salvatore Gravano. En 1991, Joseph Bilotti confirmera son allégeance à la famille Gambino, en étant condamné à quarante six mois de prison, plus quelques mois supplémentaires en 1997 pour une violation de conditionnelle. Mais au fil des années, Joseph Bilotti fut relativement discret, voire inactif dans les affaires de la famille Gambino. Seulement une rencontre avec George Borgesi, un Capitaine de la famille de Philadelphie l’année dernière, releva les soupçons sur son activité réelle au sein de cette famille mafieuse. Pour ses proches, Joseph Bilotti était un homme avec un « grand cœur », qui n’hésitait pas à aider ses amis en cas de besoin, pour les procureurs fédéraux, le discours était forcément différent. Pendant son séjour au Métropolitan Center de New-York, Jospeh Bilotti était en train de téléphoner tranquillement, quand un détenu beaucoup plus jeune et plus imposant s’avança vers lui et lui ordonna de donner le téléphone. Joseph Bilotti lâcha le combiné et d’un seul frappa à plusieurs reprises le prisonnier, qui complètement sonné sera transporté par la suite à l’infirmerie de la prison.

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L'ACTING BOSS DE LA OUTFIT BIENTÔT INCULPÉ ?

2 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Albert "Albie The Falcon" VenaFraichement nommé Acting Boss de la Outfit, Albert « Albie The Falcon » Vena (voir photo), doit sentir l’étau se resserrer contre lui. En 2015, le FBI avait exercé une pression considérable, contre celui qu’on surnommait dans le milieu comme l’individu « le plus dangereux de Chicago », sans succès. Alors, les agents fédéraux avaient bien arrêté l’un de ses soldats, Robert Panozzo pour plusieurs violations de domicile, mais ce dernier respecta, malgré les pressions exercées, son allégeance à la Cosa Nostra. Mais dernièrement, l’arrestation de son beau-frère, Charles Russell pour violation de domicile et possession illégale d’armes à feux, risquent d’accentuer la pression sur Albert Vena : « Albert Vena sait pertinemment qu’on essaye depuis quelques temps de retirer les couches de protection autour de lui, des individus qui sont censées le protéger » déclara un agent du FBI. En effet, il y a eu Charles Russell, mais avant lui, il y a eu l’arrestation de Robert Panozzo et de Paul Koroluk, des individus qui avaient un accès à Albert Vena. Paul Koroluk était le bras droit de Robert Panozzo, mais aussi un Associé de haut rang dans la Outfit. Alors que son supérieur décida de plaider non coupable pour tenter sa chance dans un procès fédéral, Paul Korolul plaida coupable récemment et a été condamné dans la foulé à dix huit années derrière les barreaux. Ces arrestations ont fortement perturbé les habitudes d’Albert Vena, qui avait tendance à suivre les activités de son ancien secteur de Grand Avenue depuis le restaurant La Scarole. Le problème dans cette histoire, c’est que son beau-frère Charles Russell avait trop tendance selon le FBI à parler affaire à des mafieux de second plan et sans le vouloir à des informateurs du gouvernement. Il parla de ses cambriolages, mais aussi la volonté de braquer d’autres maisons, comme la maison d’un avocat célèbre de Chicago et espérait même pouvoir récupérer pratiquement un million de dollars. Charles Russell se montrait extrêmement confiant sur cette opération, en déclarant que si l’avocat ne voulait pas ouvrir son coffre, il ramènerait une torche pour le faire « flamber » de la « tête aux pieds » : « Après ça il ouvre généralement » déclara t’il. Encore plus troublant, Charles Russell parla de l’assassinat d’un jeune Afro-Américain, qui fut tué criblé de balles dans son véhicule. Après vérification, la police de Chicago confirma qu’un meurtre avait eu lieu quelques semaines plus tôt et était toujours non-résolu. Devant un agent de l’ATF (Bureau Of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives), Charles Russell déclara : « Rien ne m’excite plus que de braquer une arme sur quelqu’un et de récupérer ses biens. C’est comme ça que j'obtiens adrénaline ». L’Associé de la Outfit qui est désormais âgé de soixante sept ans a été arrêté dans une épicerie, alors que ce dernier était en train de récupérer plusieurs armes automatiques, comme des AK-47 ou encore des UZI. Présenté devant un juge fédéral, Charles Russell fut automatiquement incarcéré sans caution possible. Selon les procureurs fédéraux, Charles Russell aurait parlé de ses affaires à l’agent de l’ATF pendant près de trois mois, dans différents cafés du Little Italy de Chicago. Le beau-frère d’Albert Vena pourrait être condamné à près de dix années de prison, mais cette peine pourrait être supérieure en raison de son casier judiciaire.

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