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TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

30 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

Après un procès qui aura duré près de trois mois, les avocats de la défense ont entamé leur dernières plaidoieries. Pour l’avocat d’Anthony « Skinny » Santoro, un Soldat de la famille Bonanno accusé de différentes charges fédérales dont l’extorsion, le prêt usuraire, le trafic de drogue, son client n’est pas un gangster qui fait « gagner de l’argent » à la famille Bonanno, mais plutôt un « débrouillard », un « touche à tout », qui gagne sa vie en faisant des affaires à droite à gauche : « Il n’y a aucune preuve qui montre que mon client avait volé de l’argent pour le compte de la famille Bonanno. C’est une enquête inexistante, accompagnée d’un procès vide d’intérêt » déclara de nouveau son avocat. Pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro était un Soldat dans l’équipe d’Ernest Aiello et de Vito Badamo, eux aussi accusés dans ce procès, et aurait personnellement servit de « gros bras » pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Santoro, les agents fédéraux n’ont jamais réussi à filmer, et ceux malgré des centaines d’heures de surveillance, Anthony Santoro en train de donner personnellement à l’un des deux Capitaines : « Ou est l’argent ? ou sont les paiements ? Les procureurs veulent vous faire croire qu’il y a une hiérarchie, mais il n’y a aucune preuve » déclara la défense. Le NYPD avait prétendu avoir trouvé près de 300 000 pilules de viagra, mais au final, toujours selon son avocat, ils en ont trouvé « seulement » vingt quatre. L’avocat de la défense d’Anthony Santoro essaye de dépeindre le Soldat de la famille Bonanno non pas comme un individu violent, mais comme une personne normale, qui vit tranquillement sa vie avec sa femme. Pourtant les enregistrements dévoilés pendant le procès, montre Anthony Santoro menacé clairement de tuer un Associé de la famille Bonanno qui devait de l’argent : « Tu sais quoi ? je vais me laver, je vais me raser, et je vais le tuer. Je vais prendre une hache et je vais lui diviser sa tête » avait déclaré Anthony Santoro. Après les réquisitoires des avocats de la défense, les jurés sont partis pour délibérer. Mais comme lors du procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro, le jury n’a pas réussi à trouver un verdict, le juge fédéral demanda alors à ces derniers de retourner délibérer. Dans les procès de membres de la Cosa Nostra, les jurés ont désormais beaucoup plus de mal à prendre en compte le témoignage des différents collaborateurs, qui viennent témoigner contre leurs anciens Associés. Face à cette situation, le jury demanda à réécouter les appels des différents accusés avec des représentants syndicaux et ils ont également demandé à revoir une vidéo, ou un agent infiltré effectue « un échange d’argent » avec un membre de la famille Bonanno. Petite victoire pour la défense, qui espère secrètement une nullité complète du procès. Le fait que les jurés posent encore des questions après près de trois mois de procès, montrent clairement un désaccord sur les différentes charges des accusés. Nicholas Santora, Ernest Aiello, Vito Badamo et Anthony Santoro ont dès le départ, refusé des offres de plaidoyer de la part des procureurs fédéraux et ont tous plaidé non-coupable.

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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE DECAVALCANTE EST DÉCÉDÉ

28 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #DeCavalcante

L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE DECAVALCANTE EST DÉCÉDÉ

Francesco « Frank » Guarraci (voir photo) dont le FBI soupçonnait d’être l’actuel Parrain de la famille DeCavalcante, est décédé le 14 Avril dernier à l’âge de soixante et un an. Né à Ribéra dans une commune de Sicile ou bon nombre de membres de cette famille mafieuse sont originaires, Frank Garerai était arrivé par la suite aux États-Unis, pour s’installer dans l’État du New-Jersey, plus particulièrement à Elizabeth, petite ville, ou vit une forte communauté Italo-Américaine. Très vite, Frank Guarraci commença à faire du business avec la famille mafieuse locale et se lia d’amitié avec l’ancien Parrain, désormais décédé, Giovanni « John The Eagle » Riggi. Intronisé dans la famille DeCavalcante à la fin des années 1980, Frank Guarraci installe son club social toujours dans la ville d’Elizabeth, un club social en référence à sa commune de naissance, « Le Ribera Social Club ». Cet endroit, a toujours été d’après le FBI, un lieu de rassemblement des membres de la famille DeCavalcante, une chose que Frank Guarraci a toujours réfuté, déclarant que c’était un endroit convivial, ou les personnes d’origines Italiennes, pouvaient s’y rassembler. D’ailleurs, le Ribera Social Club, avait fait la une des journaux Italiens, pour avoir effectué un « jumelage » entre la ville d’Elizabeth et la commune de Ribera. Après les nombreuses désertions dans la famille DeCavalcante au début des années 2000, Francesco Guarraci devint petit à petit un membre de plus en plus influent. Discret, rapportant de l’argent et naviguant sous le radar du gouvernement, il fut nommé par Giovanni Riggi, Acting Boss de la famille DeCavalcante en 2007. Avec l’aide de son bras droit, Joseph Miranda, il stabilisa la famille, essaya de se diversifier dans d’autres rackets, intronisa de nouveaux membres et se rapprocha surtout de la famille Gambino de New-York, qui gérée par des membres d’origines Siciliennes, entretenait des relations de plus en plus étroites avec sa cousine du New-Jersey : « C’était une personne très discrète » déclara un agent du FBI, « Il pouvait faire du business sans que vous vous en rendiez compte ». Petite incartade pourtant dans son parcours criminel, une arrestation pour tentative d’extorsion en 2009. Avec l’aide d’un Soldat de la famille DeCavalcante, il s’était rendu personnellement pour essayer de convaincre le propriétaire de donner une partie de ses bénéfices à la famille DeCavalcante. Ce dernier refusa et malgré les menaces physiques et verbales, identifia formellement auprès des services de police Francesco Guarraci. Pour cette tentative d’extorsion, l’Acting Boss de la famille DeCavalcante plaidera coupable , et sera condamné à quelques mois de détention à domicile. Fin Août 2015, le Parrain en exercice de la famille, Giovanni Riggi décéda de cause naturelles, laissant le champ libre à la plupart des membres les plus influents, pour se positionner au poste suprême. Le nom de Francesco Guarraci ressortit immédiatement. Ayant occupé le rôle d’Acting Boss pendant des années, il était pour le FBI, le candidat favori. En 1997, Giacomo Amari, Acting Boss de la famille DeCavalcante, était lui aussi décédé pendant sa prise de pouvoir d'un cancer de l'estomac. Aujourd’hui, suite à son décès, Charles « Charles Big Ears » Majuri, un membre de la vieille école, reste le membre le plus « apte » pour gérer l’une des familles les plus actives aux Etats-Unis.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

24 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

Joseph « Giuseppe » Gambina (voir photo à gauche) a toujours été un proche de l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno au début des années 2000, Vincent « Vinny Georges » Basciano. En 2004, la famille Bonanno était à l’agonie. Pour certains spécialistes, les attaques répétées du FBI et la désertion de certains de ses membres, dont le Parrain en exercice, Joseph « The Ear » Massino, allait détruire totalement l’une des cinq familles New-Yorkaise. Fraichement nommé Acting Boss, Vincent Basciano voulait faire passer un message, exécuter les membres qui ne respectaient pas les règles de la Cosa Nostra, comme l’Associé Randolph Pizollo. Lors d’une visite de Vincent Basciano au Métropolitan Center pour demander l’autorisation à son Boss de donner son feu vert dans ce contrat, on pouvait entendre l’Acting Boss de la famille Bonanno déclarait : « J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ? Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette exécution va en calmer certains ». Vincent BAsciano demanda à Joseph Gambina de s’occuper de ce meurtre, cela serait pour lui l’occasion de « faire ses os », de prouver sa valeur à la famille Bonanno, et ainsi avoir la possibilité de rentrer dans la Cosa Nostra. Mais Joseph Gambina, même en étant un criminel notoire, n’était pas un meurtrier, et il savait qu’en refusant l’ordre de Vincent Basciano d’exécuter Randolph Pizzolo, ce contrat pouvait se retourner contre lui. Pris de panique, il décida de collaborer avec le FBI contre son ancien « mentor ». Finalement c’est son cousin, Anthony « Ace » Aiello (Pour cet assassinat, il plaidera coupable et sera condamné à trente années de prison), qui s’occupera de tuer Randolph Pizzolo, le 30 Novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Anthony Aiello, que Vincent Basciano surnommé fièrement comme le « Luca Brasi » de la famille Bonanno, en référence, à l’homme de confiance de Vito Corleone dans le film de Francis Fird Copolla, « The Godfather », était prêt à tout pour se rendre utilise à la « famille ». Opérant depuis le quartier de Middle Village dans le Queens, Anthony Aiello a fait l’objet d’une chasse à l’homme après ce meurtre, avant d’être arrêté quelques semaines après le mandat d’arrêt. En raison de sa coopération avec les autorités fédérales, Joseph Gambina, rentra tout naturellement dans le programme de protection des témoins, et viendra témoigner quelques années plus tard au procès de Vincent Basciano, qui le verra condamné à une peine de prison incompressible. En début de semaine, c’est un homme « souffrant de dépression » selon son avocat, qui s’en voudra toujours d’avoir « vécu ce style de vie », qui arriva dans un tribunal fédéral. Joseph Gambina était inculpé d’avoir, pendant les années au sein de la famille Bonanno, menacé un individu avec un marteau. Risquant un peu plus de cinq années de prison, le juge fédéral Nicholas Garaufis, un juge habitué à recevoir des membres de la Cosa Nostra dans son tribunal, lui offrit en raison de sa collaboration avec la justice, la liberté, définitivement : « Je suis impressionné par le courage de Monsieur Gambina, qui a refusé de participer à un meurtre crapuleux, alors qu’il aurait pu devenir un membre initié d’une famille criminelle. Vous êtes en quelque sorte, un héros de cette triste saga » déclara le juge fédéral. Nicholas Garaufis fut ce jour d’une grand indulgence en laissant la liberté à un ancien criminel repenti, mais quelques jours plus tôt dans ce même tribunal, son comportement était complètement différent. En face de lui, un vieux Capitaine de la famille Bonanno, Joseph DeSimone, un criminel notoire, avec un casier judiciaire s’étalant sur des dizaines d’années, recouvrant plusieurs délits. Ce dernier venait d’être libéré de prison après y avoir purgé près de douze années pour avoir participé à un meurtre. Âgé de quatre vingt deux ans, le vieux mafieux était contraint à une liberté surveillé très stricte, lui interdisant de côtoyer des membres de la Cosa Nostra. Mais comme à son habitude, et comme la plupart de ses collègues de la famille Bonanno, Joseph DeSimone se fit attraper lors d’une fête organisée par Joseph Cammarano Jr, fraichement nommé Acting Boss, par le Parrain en exercice, Michael « The Nose » Mancuso. Le Capitaine de la famille Bonanno avait aussi été vu par des agents fédéraux, dans deux réunions, l’une dans le Queens et une autre à Staten-Island, des réunions qui avaient pour but de « reconstruire » la famille Bonanno selon les procureurs. Pour son avocat, une peine de prison pourrait signifier un arrêt de mort pour son client. Mais le juge fédéral Nicholas Garaufis, n’en tint pas compte et le condamna à deux années de prison : « Cette peine de prison lui permettra de réfléchir sur la façon, sur comment il pourra s’occuper de sa retraite, en s’occupant par exemple de ses enfants et petits enfants » déclara le juge fédéral.

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RETOUR À LA CASE PRISON POUR LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE PATRIARCA

23 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

RETOUR À LA CASE PRISON POUR LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE PATRIARCA

La violence et le meurtre ont toujours été des domaines ou Anthony Parrilo excellait. Ancien garde du corps de stars de cinéma et ancien chauffeur de l’ancien Parrain de la famille Patriarca, Luigi « Baby Schacks » Manocchio (voir photo), c’est ce dernier qui le fera rentrer dans la Cosa Nostra, en le faisant devenir un Associé. Anthony Parillo gravit rapidement les échelons. Sa capacité à récupérer l’argent des mauvais payeurs en fit une personne appréciée dans la famille Patriarca. De plus, Anthony Parrilo à la « gâchette facile ». En 1977, il assassina un Associé de la famille Patriarca, Ronnie Leone et son voisin Rudy Baronet, qui malheureusement pour lui était au mauvais endroit au mauvais moment. Anthony Parrilo en avait plus qu’assez que Ronnie Leone puisse permettre de refuser de distribuer une partie de ses bénéfices à la famille Patriarca. Anthony Parrilo organisa une réunion pour essayer « d’arranger les choses ». En arrivant sur les lieux, Ronnie Leone et son ami Rudy Baronet furent tués de plusieurs balles dans le corps. L’assassinat se déroula chez un Associé d’Anthony Parrillo, Denis Roche, et quand la petite amie du Capitaine de la Cosa Nostra arriva sur les lieux, elle vit le mafieux en train de découper les deux corps tranquillement : « J’espère que tu as l’estomac solide » lui déclara t’il sourire aux lèvres. Quelques années plus tard, Denis Roche sera exécuté, et sa petite amie craignant alors pour sa vie décidera de collaborer avec la justice. Son témoignage fera condamné Anthony Parrilo en 1981 à vingt années de prison pour meurtre, une peine que le Soldat de la famille Patriarca fraichement intronisé dans la Cosa Nostra, acceptera sans broncher. A sa sortie de prison en 2011, Anthony Parrilo, retourna faire son business dans la rue et devint rapidement un membre incontournable dans cette organisation criminelle. A cette époque, la famille Patriarca fut frappée par plusieurs opérations du FBI, qui firent condamnés des membres hauts placés de sa hiérarchie à des peines de prison. Après l’incarcération de son « mentor », Luigi Manocchio pour racket, les frères DiNunzio, Anthony et Carmen ont repris la relève avant d’être à leur tour arrêtés. En 2011, alors qu’Anthony Parrilo venait de sortir de prison, il supervisa l’activité du Club 295, un ancien bar qui appartenait à Luigi Manocchio se situant dans le quartier Italien de Providence. Pendant l’une des soirées, Anthony Parrilo cassa le nez et poignarda un individu qui était en train d’avoir un rapport sexuel avec sa copine dans les toilettes du club. Mais c’est seulement cinq ans après les faits qu’Anthony Parrilo se retrouva devant un tribunal pour répondre aux accusations de tentative de meurtre et d’agression. La première charge fut rejetée par le juge et Anthony Parrilo sera finalement condamné à une peine beaucoup moins longue que prévue, soit cinq ans à purger dans une prison d’État. Agé de soixante cinq ans, il est fort probable que l’actuel Consigliere de la famille Patriarca, continue à sa sortie à travailler activement pour la Cosa Nostra. Une famille qui aura retrouvé alors la plupart de ses membres incarcérés ces dernières années.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GAMBINO PLAIDE COUPABLE DE MEURTRE

20 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GAMBINO PLAIDE COUPABLE DE MEURTRE

En 2014, Gennaro « Jerry » Bruno (voir photo), un Associé de la famille Gambino opérant dans l’équipe de l’ancien Consigliere Joseph « JoJo » Corozzo, est arrêté pour racket, trafic de drogue, l’extorsion et le meurtre, des accusations pouvant le faire terminer sa vie derrière les barreaux. D’après les responsables du FBI qui procédèrent à son arrestation, Gennaro Bruno a déjà malgré son jeune âge un lourd passé criminel. Dès son adolescence, Gennaro Bruno commença à côtoyer un gang de rue, affilié aux membres de la Cosa Nostra, les « Young Guns ». Après avoir purgé une courte peine de prison, sans broncher, de 1997 à 2000, Gennaro Bruno aura « l’honneur » selon le FBI, de devenir un Associé de la famille Gambino, un rêve pour ce truand d’origine Italienne, dont le but ultime est de devenir un membre fait de cette organisation criminelle. Depuis sa sortie de prison, Gennaro Bruno s’est en gagé personnellement dans de nombreux crimes, dont le trafic de drogue. En 2001, un Associé de la famille Gambino, Martin Bosshart, « travaillant » avec Gennaro Bruno dans le trafic de drogue, essaye de l’exclure d’une affaire de grande envergue, une chose que « Jerry » comme il était dénommé dans la famille Gambino accepta très mal. Avec l’aide de membres de la famille Gambino, il attira Martin Bosshard dans une ruelle isolée du Queens et lui tira personnellement dans le dos et la tête. Pendant toutes ces années d’enquête, Gennaro Bruno essaya par tous les moyens possibles de détourner le regard des agents fédéraux sur ses activités criminelles et sur ce meurtre qui restait encore non-élucidé. En 2011, Gennaro Bruno connu pour sa « grande gueule » était stationné dans une voiture à New-York avec deux Associés de la famille Gambino, sans savoir que l’un d’entre eux, collaborait avec la justice. Dans le véhicule, Gennaro Bruno commença à se vanter du meurtre de Martin Bosshart, chose à ne pas faire. Les enquêteurs savaient alors maintenant sur qui se tourner pour résoudre cette affaire sordide, il ne restait plus pour eux que d’amasser les preuves. Au fil du temps, Gennaro Bruno changea de lieu, et s’installa à Las Vegas ou il se fit arrêter pour cet assassinat. Face à toutes ces accusations il était difficile pur l’Associé de la famille Gambino de tenter sa chance dans un procès, tant les preuves accumulées par les enquêteurs pendant toutes ces années, étaient accablantes. Pour Gennaro Bruno, il ne restait plus qu’une seule solution, essayer avec l’aide de son avocat de trouver un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. L’Associé de la famille Gambino accepte de plaider coupable des charges retenues contre lui, à une peine plus « légère » et évite un procès et de l’argent dépensé inutilement pour le contribuable. Face au juge fédéral, Gennaro Bruno ne dit pas un mot et sera condamné le six mai prochain, à vingt et une années de prison qu’il purgera dans une prison fédérale. A sa sortie, l’Associé de la famille Gambino espèrera sans doute une chose, être intronisé dans la Cosa Nostra en récompense de son silence.

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QUAND L'AUMÔNIER D'UNE PRISON FÉDÉRALE DEVIENT UN ASSOCIÉ DE LA COSA NOSTRA

16 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

QUAND L'AUMÔNIER D'UNE PRISON FÉDÉRALE DEVIENT UN ASSOCIÉ DE LA COSA NOSTRA

Certains hommes d’église ont déjà entretenu des drôles de relations avec certains membres de la Cosa Nostra. On se souvient du pasteur David Casato, qui dirige la petite église de Saint-Athanse dans le quartier historique Italo-Américain de Bensonhurst, qui avait écrit à un juge fédéral pour défendre Angelo « Little Angelo » Spata, Associé de la famille Colombo et surtout le beau-fils du Parrain Carmine « The Snake » Persico, qui arrêté pour racket et le vol à l’étalage dans un « Home Depot » avait demandé par le biais de son avocat, de faire intervenir des prêtres et pasteurs du coin pour défendre sa cause. Finalement la lettre pleine de compassion de David Casato ne servit pas à grand chose et Angelo Spata sera condamné à dix huit mois de prison. Quittons New-York maintenant, pour aller dans l’État de l’Illinois, ou une autre famille de la Cosa Nostra est toujours bien implantée, la Outfit. Après le procès dit des « Secrets de famille » la plupart de ses cadres ont été condamnés à des peines de prison à perpétuité, pour des meurtres commis il y a de ça des dizaines d’années. L’un des accusés, un gros tueur à gage et ancien Capitaine de cette organisation criminelle, Frank « Frankie Beeze » Calebrese Sr, fit encore parler de lui récemment, malgré son décès survenu au pénitencier fédéral de Butner en Caroline du Nord en Décembre 2012. Petit retour en arrière. En 2011, alors qu'il était incarcéré dans une prison fédérale, Frank Calabrese Sr essaya d’empêcher la saisie de ses biens par le FBI en demandant de l'aide à un aumônier de la prison. Il avait demandé à ce dernier de récupérer un violon Stradivarius de plusieurs millions de dollars dans sa résidence secondaire de Williams Bay dans le Wisconsin. Le père Eugene Klein, peu scrupuleux et attiré par l’appât du gain facile, accepta, mais faute de chance, la maison de Frank Calebrese Sr avait déjà été saisie par le gouvernement fédéral, qui en revendant la propriété, comptait ainsi dédommager les familles des victimes, et le violon par la même occasion ne fut jamais retrouvé. A cette époque, Frank Calabrese était enfermé en quartier disciplinaire, en isolement total, après avoir menacé de mort pendant son procès un procureur fédéral. Ne se rendons compte de rien, Eugene Klein se fit filmer par une caméra de la prison, en train de se déplacer dans le couloir d’isolement avec son chariot, utilisait pour entreposer ses livres religieux, pour que Frank Calebrese puisse y glisser une note à travers la fente de sa cellule, servant principalement au passage des repas pour les prisonniers. Frank Calabrese avait demandé de se rapprocher vers l'un de ses Associés, pour qu'il puisse contacter l'agent immobilier en charge de la vente de sa maison. Le plan échafaudé, voulait que l'Associé de Frank Calabrese puisse se faire visiter la maison, en attendant qu'Eugène Klein profite de cette diversion pour récupérer le violon caché à l'étage, mais cette opération fut abandonnée par la suite. Mais pire encore, le confident des prisonniers pour la prison de Springfield dans l’État du Missouri, transmis des informations sur l’emplacement supposé du frère de Frank Calebrese, Nicholas, un Soldat de la Outfit, qui avait décidé de se retourner contre sa famille pendant le procès, pour éviter la prison à vie et qui venait de rentrer dans le programme de protection des témoins. La pression fut sans doute trop forte pour Eugene Klein, très rapidement il se fit arrêter par le FBI et renvoyé immédiatement de son travail. En Février 2015, il décida à la surprise générale de plaider coupable de toutes les charges retenues contre lui. La semaine dernière, c’est un vieil homme marchant difficilement, qui se déplaça dans un tribunal fédéral de Chicago pour recevoir dans les prochains jours son verdict dans cette affaire. Les procureurs généraux demandèrent en raison de la gravité des faits, près de cinq années d’emprisonnement pour Eugène Klein. L’avocat de la défense ironisa sur la sévérité de la peine, comparant celle demandée pour son client à la peine encoure par Dennis Hastert, troisième personnage politique Américain, accusé de pédophilie dont les procureurs réclament seulement six mois de prison. Mais pour la justice Américaine, le fait que Eugene Klein, a essayé d’identifier la position exacte de Nicholas Calabrese placé dans le programme de protection des témoins, mérite une peine exemplaire : « Il a profité de sa positon d’homme d’église, pour communier et transmettre des messages venant d’un prisonnier dangereux au monde extérieur » déclara un procureur fédéral.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE RÉCLAME UN NOUVEAU PROCÈS

13 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE RÉCLAME UN NOUVEAU PROCÈS

Gary Battaglini resta de marbre, quand un jury le déclara coupable de racket en Février 2013.Iil savait qu’en étant qu’un simple Associé de la Cosa Nostea, son silence pouvait rimer avec une future intronisation dans la famille de Philadelphie dès sa sortie de prison. Mais avant d’en arriver là, Gary Battaglini devra purger près de huit années dans un pénitencier fédéral, une peine beaucoup trop longue à son goût. Alors non, Gary Battaglini qui est aujourd’hui âgé de cinquante quatre ans n’a pas dit un mot quand il reçut son verdict, mais c’est pas pour autant que l’Associé de la famille de Philadelphie va se laisser faire, et à depuis la semaine dernière avec l’aide d’un nouvel avocat, contester sa condamnation. Face aux nombreuses contestations apportés par Gary Battaglini, ce dernier aura le droit à une audience dans les prochains jours avec le juge fédéral Eduardo Robreno, celui même qui l’avait condamné trois ans plus tard pour racket. Pour lui, son ancien avocat ne l’a pas défendu correctement, mais surtout, le procureur fédéral et l’agent spécial chargé de la surveillance des membres de la famille de Philadelphie, a déformé les preuves. Mais l’audience prévue avec le juge fédéral restera très limitée et ne portera seulement sur la défense de l’ancien avocat de Gary Battaglini, jugeant si ce dernier défendu correctement ou pas son client. Pour le nouvel avocat de l’Associé de la famille de Philadelphie, une chose est sûre, Laurence O’Connor a été très « légère » dans sa défense, omettant même de faire appel du jugement avant les délais prévus par la loi, mais pour le gouvernement fédéral, si cette dernière n’a pas fait de demande d’appel, c’est en partie dû au fait que Gary Battaglini lui a jamais demander de faire appel de son verdict, une chose que réfute bien entendu totalement la défense. Le juge fédéral Eduardo Robreno avait rejeté une bonne partie des accusations de la défense lors du premier procès, mais une demande d’appel est quelque chose de différente. Dans le dossier transmis par la défense au juge fédéral, il est spécifié que l’ancien avocat de Gary Battaglini, n’avait pas usé de tous les stratagèmes possibles pour discréditer les témoins du gouvernement, Michael Orlando et Peter Albo. Le premier, un Associé de la famille mafieuse, avait été criblé de « toxicomane » lors du premier procès par la défense et ne put même pas terminer son témoignage en raison d’une hospitalisation, une « sortie » orchestrée de tout pièce par les procureurs fédéraux, pour éviter que Michael Orlando ne s’incrimine dans de nouveaux crimes, son témoignage n’étant pas jugé concluant. Dans son témoignage, Michael Orlando avait déclaré que Gary Battaglini s’était vanté à plusieurs reprises d’être un Associé de la famille de Philadelphie et de gagner sa vie grâce à ses activités d’usurier et de bookmaker, des affirmations qui ne furent jamais prouvés par les procureurs fédéraux. De plus, lors du passage de Michael Orlando à la barre des témoins, ce dernier s’était repris trois fois pour identifier correctement Gary Battaglini. « Pour quelqu’un qui connaissait très bien mon client, cela est un peu léger » déclara l’avocat de Gary Battaglini. Le deuxième témoin, Peter Albo, ne viendra jamais témoigner lors du premier procès, les procureurs fédéraux faisant écouter seulement quelques enregistrements de ce dernier aux jurés, effectués alors que Peter Albo portait un micro pour le gouvernement fédéral pendant sa période de coopération. Pour la défense Peter Albo est un individu qui n’a pas arrêté de se contredire et sa présence à la barre des témoins aurait pu permettre à Gary Battaglini de prouver son innocence.

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LES PROCUREURS FÉDÉRAUX DANS UNE IMPASSE AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

10 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LES PROCUREURS FÉDÉRAUX DANS UNE IMPASSE AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

Dans le procès des membres de la famille Bonanno, après les différents collaborateurs de justice dont le témoignage n’a pas été jugé concluant par les procureurs fédéraux, c’est au tour des détectives du NYPD de se présenter à la barre des témoins. Pour le policier Angelo Barone qui a régulièrement suivi les activités criminelles de cette famille mafieuse, l’argent récolté par le Soldat Anthony « Skinny » Santoro et l’Acting Capitaine, Vito Badamo, remontait automatiquement vers « Captain Crunch » ou plus simplement Nicholas Santora, ancien Underboss de la famille Bonanno. Cette équipe gagnait principalement de l’argent grâce aux paris sportifs, au racket ou encore au trafic de médicaments, des pilules qui étaient venus au marché noir : « L’argent remonte. Anthony Santoro donne une partie de son argent à Vito Badamo, qui redistribue une part à Nicholas Santora » déclara le détective. La réaction de la défense ne se fit pas attendre, l’avocat d’Anthony Santoro, Michael Alber, demanda si le détective avait déjà vu de « ses propres yeux » une remise d’argent entre son client et Vito Badamo : « Non » répondit le détective : « Avez-vous trouvé pendant la fouille de son domicile, des documents justifiants d’une remonté d’argent de mon client vers Nicholas Santora ? », demanda de nouveau l’avocat de la défense. La réponse fut toujours négative. En seulement deux questions, le témoignage du détective du NYPD fut complètement discrédité. Des « suppositions », voilà l’argument de l’équipe de la défense, qui va jouer sur le fait, que les procureurs fédéraux ne montrent en réalité pas de « réelles preuves » dans ce dossier, mais seulement des théories sur l’histoire de la Cosa Nostra, alors qu'il oublie l'essentiel, montrait des preuves concrètes, aux jurés pour espérer faire condamner les accusés. Autre sujet abordé pendant ce procès, et le nombre d’armes que possédaient les mafieux pendant les perquisitions. On savait déjà que le Soldat Anthony Santoro s’était vanté à plusieurs reprises sur des enregistrements, qu’il était un « amoureux des armes à feux », d’ailleurs lors son arrestation, différentes armes, avec des numéros de séries effacés furent retrouvés dans son appartement et dans celui de sa voisine, dont le Soldat de la famille Bonanno se servait un peu comme « débarras » depuis le décès de cette vieille dame. Mais ce que le FBI ignorait, et que l’un des Associés d’Anthony Santoro, Nicholas Bernhard possédait à lui seul, un stock d’armes qui stupéfia les agents de police en charge de la perquisition. Nicholas Bernhard, ancien patron du syndicat des Teamsters, qui avait été élu en 2010, grâce à l'aide des membres de la famille Bonanno, et qui collaborait très étroitement avec ces derniers, dans un seul but, se faire de l'argent illégalement. Près de vingt armes à feux furent saisies à son domicile, dont des revolvers cachés dans des chaussettes ou dans des coffres au sous-sol de la maison et près de cent soixante dix mille dollars en espèce. L’agent de police qui perquisitionna le domicile de l’Associé de la famille Bonanno déclara qu’en escortant l’accusé au Métropolitan Center de New-York pour y être incarcéré, celui-ci lui avait déclaré ironiquement : « Prenez bien soin de mes armes et je voudrais récupérer à ma sortie tout mon argent », puis s’approchant d’Anthony Santoro et de Vito Badamo qui eux aussi incarcérés, attendaient dans le même couloir, il les étreignit.

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RÉUNION ENTRE DEUX FAMILLES DE LA COSA NOSTRA

6 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

RÉUNION ENTRE DEUX FAMILLES DE LA COSA NOSTRA

Joseph Bilotti un Affranchi de la famille Gambino, a évité la mort de justesse. C’était en Décembre 1985, son frère qui occupait le poste d’Underboss et en même temps chauffeur et garde du corps du Parrain Paul Castellano, fut exécuté devant le Sparks Steak House à Manhattan, en pleine période d’achat de Noël, marquant le début du règne de celui qu'on appellera par la suite « The Teflon Don », John Gotti. Ce dernier qui reprit les rênes de la famille Gambino après cet assassinat, voulait lancer un contrat contre le frère de Thomas Bilotti, Joseph, par peur que ce dernier ait pu provoquer une guerre interne dans la famille, déjà très instable à cette époque. Mais grâce à « l’intervention » de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, Joseph Bilotti ne bronchera pas et continua tranquillement, sous le radar de la justice Américaine, son business au sein la famille Gambino. Désormais âgé, Joseph Bilotti se retira comme la plupart des mafieux de la Cosa Nostra, en quittant New-York, ville source de conflit pour les membres de la pègre, pour habiter à Boca Raton, une ville luxueuse, adepte d’une clientèle fortunée, se situant dans l’État de la Floride. Mais même en préretraite, Joseph Bilotti continue à travailler pour la famille Gambino. En effet, la retraite n’hésite pas dans la Cosa Nostra, et même après avoir travaillé pour cette organisation criminelle toute sa vie, Joseph Bilotti a le devoir de servir la famille jusqu’à la fin de ses jours. Il y a quelques semaines, les agents fédéraux révélèrent que Joseph Bilotti rencontra George « Georgie Boy » Borgesi (voir photo), un Capitaine de la famille de Philadelphie, qui depuis la fin des restrictions sur sa liberté surveillée, a repris une certaine activité dans la rue, redevenant petit à petit un homme fort de la famille, très surveillé par les agences gouvernementales. Accompagné de son Oncle Joseph « Uncle Joe » Ligambi, un autre gangster à la semi-retraite, qui occuperait en fait le poste d’Acting Boss, les deux mafieux rencontrèrent avant Joseph Merlino dans un hôtel de la ville. Joseph Merlino, qui lui aussi se dit retirer de sa vie criminelle et sans son passé dans la Cosa Nostra, a ouvert récemment un restaurant à son nom, mais surveillerait de près et de loin, les activités de son « empire criminel ». Selon le FBI, George Borgesi est « prêt à tout » pour redevenir un membre important de la hiérarchie et son activité rimerait avec de nouvelles responsabilités que Joseph Merlino lui a octroyées pour apaiser certaines tensions dans la famille. Face à cette situation, le FBI aurait triplé la taille de son équipe chargée à la surveillance de la famille de Philadelphie. Et pour freiner un peu les activités criminelles des mafieux, les agents fédéraux vont essayer de « couper les têtes » et en particulier celle de Joseph Ligambi. Après avoir été acquitté de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO en Janvier 2014, les procureurs fédéraux seraient en train de monter un dossier sur trois meurtres qui eurent lieu pendant le « règne » de Joseph Ligambi à la tète de la famille de la fin des années 1990, au début des années 2000, et qui ne furent jamais résolus. Les assassinats de Ronnie Turchi en 1999, du Capitaine Raymond Martorano en 2002 et du Soldat, John « Johnny Gongs » Casasanto, en 2003, un tueurs à gage, ami de Joseph Merlino, qui devenait trop gênant pour les affaires de la famille. Le but des procureurs fédéraux est simple, inculpé le plus de monde possible, en espérant que les futurs accusés décideront de collaborer avec la justice et ainsi faire tomber le haut de la pyramide.

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AUCUNE CLÉMENCE POUR LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

3 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

AUCUNE CLÉMENCE POUR LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, un Capitaine de la famille Bonanno, a encore vu sa demande de libération conditionnelle une nouvelle fois rejetée par un juge de la cours suprême. Nicholas Santora qui est actuellement jugé pour plusieurs charges tenant de la loi RICO avec d’autres gangsters de la famille Bonanno, avait demandé par le bais de son avocat, que son état de santé n’était pas assez « bon » pour rester en détention tout le long du procès qui devrait duré encore plusieurs semaines. Son avocat, Michael Alber, avait prétexté que son client souffrait d’étourdissements, d'une vision floue et une mauvaise nutrition. Mais pour un expert mandaté par le tribunal pour examiner. Nicholas Santora, ce dernier avait eu un comportement tout à fait normal, blaguant même avec le médecin pendant l’examen médical. Le Capitaine de la famille Bonanno qui est incarcéré depuis près de trois ans au Métropolitan Center de New-York, avait depuis deux semaines, quitté cette institution pénitentiaire, pour aller se faire soigner à l’hôpital Bellevue. Ce n’est pas la première fois, que le mafieux, qui a occupé pendant de nombreuses années les plus hautes fonctions de la famille Bonanno, tente de persuader la justice de le faire libérer de prison en raison de problèmes médicaux. Alors que la libération sous caution de Nicholas Santora était débattue devant une cours suprême, quelques jours plus tard, ce fut dans un cours fédérale, que d’autres membres de la famille Bonanno, comparaissait devant le juge Nicholas Garaufis, pour une violation de libération conditionnelle. Les membres de la Cosa Nostra ont toujours adoré les repas de Noël, période ou les enveloppes remplies de billets atterrissent dans les poches des membres hauts placés de la famille. Ce fut lors d’un de ces repas, pour fêter la promotion de Joseph Cammarano Jr au rang d’Acting Boss, que la plupart des membres de la famille Bonanno ont été photographiés devant un restaurant Italien, la plupart étant interdit de quitter leur domicile, sans un avis favorable d’un juge fédéral, ou encore de côtoyer des individus liés au crime organisé. Le Soldat Ronald Giallanzo, neveu du Capitaine Vincent Asare, en fit les frais et fut condamné à un an de prison, puis quelques jours plus tard, le Soldat Joseph DeSimone sera condamné quant-à lui ultérieurement. Cette semaine, ce fut au tour du Capitaine, Anthony « Little Anthony » Pipitone (voir photo), accusé lui aussi d’avoir transgressé ses contraintes sur sa liberté surveillée. Anthony Pipitone, mafieux caractériel, déjà condamné pour de nombreux actes de violence, avait été condamné en 2010 à quarante six mois de prison pour racket. Devant le juge fédéral, son avocat plaida sa « réhabilitation » depuis sa sortie de prison, ce qui fit rire Nicholas Garaufis, qui condamnera le mafieux à non pas un an de prison, mais deux années, soit une année de plus, par rapport aux Soldats Ronald Giallanzo et Joseph DeSimone, ce qui choqua son avocat qui demanda au juge fédéral d’être entendu une nouvelle fois à une date ultérieure.

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