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UNE JUGE FÉDÉRALE REFUSE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

8 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Ambrosio
John Ambrosio

Après avoir été condamné à quatre années de prison pour racket, le Soldat de la famille Gambino, John « Johnny Boy » Ambrosio essaye, comme bon nombre de mafieux incarcérés, de profiter de la crise du coronavirus pour terminer sa peine à domicile. La première demande de libération effectuée par John Ambrosio, était pour s’occuper de sa femme souffrante, sans succès. Pourtant, le Soldat de la famille Gambino avait dépeint un scénario dramatique, prétextant que son épouse souffrait de démence et que seul lui pouvait l’aider dans cette épreuve. Malheureusement pour John Ambrosio, la juge fédérale Sandra Feuerstein connaît parfaitement la personnalité du mafieux, pour l’avoir condamné deux ans plus tôt. La magistrate avait tout d’abord rejeté cette requête, prétextant que cela n’est pas un motif valable pour le libérer de prison, mais surtout, la juge avait gentiment fait la leçon au Soldat de la famille Gambino, en lui rappelant que pour toute demande de libération auprès d’un tribunal fédéral, celui-ci était dans l’obligation d’avertir le directeur de la prison ou il est incarcéré, ici à Fort Dix dans le New-Jersey. Surement vexé d’avoir été rappelé à l’ordre, John Ambrosio décida de limoger son avocat, qui pour lui, était le seul coupable de ce rejet et décida de faire appel à son ancien avocat, celui qu’il avait fait « viré » il y a deux ans, après sa condamnation pour racket. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, les tribunaux fédéraux ont reçu de nombreuses demandes de libération anticipée venant de membre de la Cosa Nostra, tous pour des raisons médicales. Certaines étaient justifiées, d’autres, comme celle de John Ambrosio, essaye de profiter de la brèche judiciaire engendrée par cette épidémie, pour en tirer des avantages. Pour l’avocat de John Ambrosio, son client souffre de « divers problèmes médicaux », qui en fait un « patient à risque » si celui-ci contractait le coronavirus. Devant la juge fédéral, l’avocat détailla avec minutie les problèmes médicaux, qui poussent John Ambrosio à demander une libération anticipée : Hypertension, diabète, rétention d’eau dans une jambe, un monologue de plusieurs minutes qui laissa la juge complètement indifférente : « Je connaissais déjà ces problèmes avant sa précédente condamnation » déclara la juge, mettant fin à tout suspense sur une éventuelle libération de John Ambrosio. Prétextant que le Soldat de la famille Gambino n’avait « même pas » purgé la moitié de sa peine, elle déclara par la même occasion que John Ambrosio refusait obstinément de prendre les médicaments délivrait par le BOP pendant son incarcération, aggravant de ce fait son état de santé.

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UN IMPORTANT ASSOCIÉ DE LA FAMILLE COLOMBO VA BIENTÔT SORTIR DE PRISON

26 Septembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Francis Guerra et Anthony Russo
Francis Guerra et Anthony Russo

A une époque pas si lointaine, refuser son intronisation dans la Cosa Nostra entrainait automatiquement une condamnation à mort, mais de nos jours les mentalités ont bien changé. Pourtant, pour la plupart des petits malfrats d’origine Italienne, trainant dans les clubs sociaux des familles mafieuses pour y faire du buisiness, être un Affranchi, est le rêve de toute une vie. La consécration d'une carrière criminelle bien remplie. Être un Affranchi c'est la possibilité d'avoir des responsabilités et des privilèges qu'un simple Associé ne pourra jamais avoir. Il est respecté, craint et devient intouchable pour les autres criminelles. Pourtant de nos jours, certains Associés refusent obstinément de se faire introniser dans la Cosa Nostra, trop de contrainte, la peur d’être surveillé de trop près par les fédéraux. Francis « BF » Guerra est l’un d’entre eux. Dans la famille Colombo, Francis Guerra est considéré comme une « pointure », un individu qui a fait ses preuves, qui sait ramener de l’argent et surtout qui sait « fermer sa bouche ». Pourtant, quand la famille Colombo lui proposa de devenir un membre à part entière de cette organisation criminelle, celui-ci refusa poliment et les Colombo n’en tiendra pas rigueur. Pour un ancien agent du FBI désormais à la retraite : « Tout le monde connaissait son parcours criminel et ce qu'il avait pu faire par le passé. Il n'avait pas besoin d'un titre pour augmenter sa réputation dans le milieu » et même après ce refus, Francis Guerra continua à faire du buisiness avec la famille Colombo comme si de rien n’était. En 2008, il fut inculpé par la justice Américaine de plusieurs meurtres et de trafic d'oxycodone, un important anti-douleur. Après un procès qui aura duré de nombreuses semaines, ou des anciens membres de la famille Colombo étaient venus témoigner contre lui, le jury avait finalement décidé de l'acquitter de deux meurtres qu'il aurait effectué pour le compte de la famille Colombo au début des années 1990, mais coupable de trafic de drogue. Le verdict sera implacable, quatorze années dans un pénitencier fédéral, un jugement sévère qui s’explique en raison par la notoriété de Francis Guerra, qui arrivera tout de même à faire réduire sa peine d’un an et demi, deux années plus tard. Incarcéré au pénitencier fédéral d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, Francis Guerra ne fit pas parler de lui, purgera sa peine sans broncher, mais à quelques mois de sa sortie de prison, les avocats de Francis Guerra ont fait une demande de libération anticipée pour raison médicale. Pour ces derniers, Francis Guerra souffre toujours de son dos et de migraines dues à une grave lésion de la moelle épinière relative à un accident de moto en 1985. La date de sortie de Francis Guerra est prévue pour le 12 Mai prochain et l’Associé de la famille Colombo est éligible à un transfert vers une maison de transition début 2021, mais ce dernier demanda à terminer le reste de sa peine chez lui. Pour les procureurs, il n’est pas possible qu’une personne aussi « dangereuse » que Francis Guerra, ayant une influence aussi importante dans la famille Colombo, malgré son statut de simple Associé, puisse sortir de prison avant la fin de sa peine. Pour les avocats de la défense, il est inconcevable de prendre en compte la requête de leur client, libérable dans quelques mois et ayant une offre d’emploi approuvée par le BOP, car garder Francis Guerra quatre mois de plus derrière les barreaux changera t’il réellement ses conditions de réhabilitation ?.

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LES SURNOMS DANS LA COSA NOTRA - PARTIE 3

16 Septembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Joseph Pistone l'ancien agent du FBI qui avait infiltré la famille Bonanno déclara « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur les membres de la Cosa Nostra, mais ils ont toujours obtenu les meilleurs surnoms ». Joseph Pistonne raconta qu'une fois qu'un membre la mafia avait un surnom, il le gardait toute sa vie : « Tout le monde à un surnom. C'est peut-être quelque chose que vous obtenez pendant votre adolescence ou plus tard. Une fois que vous avez un surnom, vous pouvez plus vous en débarrasser. Vous pouvez côtoyer un gars pendant plus dix ans sans connaitre son nom de famille, mais seulement en l'appelant toujours par son surnom ». Quand l’ancien Underboss de la famille Bonanno, Salvatore « Good Looking Sal » Vitale, qui a reçu son surnom ironiquement car il n’était pas très beau, commença à témoigner avec le gouvernement fédéral, les procureurs étaient euphoriques et pourtant. Pourtant voir un Underboss de la Cosa Nostra décidait de collaborer, cela n’arrive pas tous les jours, mais les procureurs ont très vite compris que Salvatore Vitale ne connaissait pratiquement aucun nom et parlait des mafieux que par leur surnom, un problème de taille qui pourrait être embarrassant devant un jury populaire. A un moment donné, Salvatore Vitale parle d’une réunion entre les Bonanno et Colombo, en indiquant que c’est ce jour là, qu’il avait appris que « Wild Bill » avait disparu, sous entendait William Cutolo, ancien Underboss de la famille Colombo en 1999 et que Joel Wawerly, sous entendait encore, Joel Cacace venait d’être nommé Consigliere. Le témoignage de Salvatore Vitae, bien que très intéressant pour les procureurs, posait un réel problème pour le gouvernement fédéral, mais dans le monde souterrain de la Cosa Nostra, ne pas savoir le nom exact d’un individu est aussi une stratégie à part entière, pour ne pas donner trop d’informations aux autorités en cas d’arrestation :

Joseph « Junior Lollipops » Carna : L’ancien Capitaine de la famille Colombo a obtenu son surnom grâce à son père, qui détenait un restaurant à Brooklyn surnommé le « Lolly’s ». Joseph Carna a longtemps été soupçonné d’être l’un des auteurs de deux assassinats en 1982, dans un quartier résidentiel de Brooklyn, renommé par la suite, par la police, comme le « Deep Throat Killings ». A cette époque, Joseph Peraino Sr, impliquait dans le célèbre film pornographique « Deep Throat » était dans la ligne de mire des Colombo, qui le soupçonnait de garder une partie des bénéfices engendrait par ce film, qui sera un véritable carton. Ce dernier sera assassiné devant une maison, mais les impacts de balle toucheront involontairement une femme qui était en train de ranger son linge. En 2013, Joseph Carna sera condamné à six mois de prison pour blanchiment d’argent, il décédera trois mois plus tard de cause naturelle, il avait soixante et onze ans

Dominick « Baldy Dom » Canterino : L’Ancien Capitaine de la famille Genovese a obtenu son surnom car il perdait ses cheveux. Dominick Canterino, qui était un proche de Vincent Gigante, dirigeait une équipe de Soldat à Greenwich Village. Dans différents enregistrements dévoilés par le FBI, Dominick Canterino s’étaient plaint de sa difficulté de devoir gérer sa maitresse et sa femme pendant les vacances. Inculpé dans l’affaire dit des « Windows Case », il fera une crise cardiaque avant le procès et décèdera peu de temps après.

Anthony « Gaspipe » Casso : Ancien Underboss de la famille Lucchese, Anthony Casso a reçu son surnom en référence à son père, Michael qui se faisait appeler « Leadpipe » car il transportait des tuyaux de plomb et qu’il raccordait des connexions au gaz illégalement. Anthony Casso n’a jamais aimé ce surnom et seulement certains membres proches pouvaient l’appeler par un diminutif « Gas ». Anthony Casso, qui devient Underboss de la famille Lucchese au courant des années 1990, restera comme un individu paranoïaque, manipulateur, un tueur, soupçonné dans plusieurs dizaines de meurtre. Après avoir été arrêté et inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi Rico, Anthony Casso décidera de collaborer avec les autorités, mais ce dernier profitera de la protection du gouvernement pour enfreindre plusieurs fois les règles en prison. Exclu de programme de protection, il sera condamné par la suite à une peine de prison à perpétuité incompressible, qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Tucson dans l’État de l’Arizona.

Philip « Rusty » Rastelli : Il a été le Parrain de la famille Bonanno jusqu'à sa mort en 1991, mais en réalité, Philip Rastelli n’a pas tellement profité de son pouvoir dans les rues de New-York. Moins de quatre ans en près de dix huit ans de règne, d’ou son surnom « Rusty », dit la rouille, car il a passé pratiquement la moitié de sa vie derrière les barreaux. Mais même derrière les barreaux, Philip Rastelli était craint et respecté. En 1962, sa femme a été abattue par des individus. Assassiner la femme d’un membre de la Cosa Nostra équivaut automatiquement à une condamnation à mort, mais quand ce contrat provient du mari lui-même, la fin est souvent différente. Connie Rastelli était une dur à cuire, elle aurait surement été intronisé dans la Cosa Nostra si elle n’avait pas été une femme. Cette dernière était loin d’être blanc comme neige dans les activités criminelles de son mari, aurait tenu les livres de compte de la famille et aurait même servit de chauffeur pendant des braquages. Mais malgré l’aide de tous les jours apportés par sa femme, Philip Rastelli avait comme pratiquement tous mafieux, une maitresse, une chose que Connie n’accepta pas. Un soir, dans une rue de Brooklyn, elle déchargea une arme à feux près de son mari et le frappa plusieurs fois au visage, le menaçant d’aller tout raconter au FBI, ce qu’elle fera par la suite entrainant sa mort quelques années plus tard. Philip Rastelli a fini par sortir de prison, nous étions en 1984 et l’affaire Donnie Brasco touchait à sa fin. Quand Joseph Pistonne se retira de la famille Bonanno, une vague d’arrestations s’en suivit et Philip Rastelli sera de nouveau arrêté et condamné de racket. Il sera de nouveau libéré de prison en Juin 1991, quelques jours avant son décès à l’âge de soixante treize ans.

Jack « The Kid » Giacalone :Il dirige actuellement l’une des familles les plus cloisonnée de la Cosa Nostra, la famille de Détroit. Fils de Vito Giacalone et neveu d’Anthony Giacalone, des personnalités influentes de la famille de Détroit, soupçonnés dans la disparition de James Hoffa, c’est tout naturellement que Jack Giacalone se fit une place dans la Cosa Nostra. Pour les autorités fédérales, Jack Giacalone est invisible, gère ses affaires dans l’ombre, sous le radar du FBI, avec une seule condamnation à deux années de prison à la fin des années 1980. A sa sortie, il continua à gravir un à un les echelons de la famille de Détroit jusqu'à devenir le Parrain officiel suite au décès de Giacomo Tocco en 2014. Son surnom ? celui-ci a été donné par son oncle, Anthony Giacalone, qu’il le surnommait « The Kid » en référence à la passion de Jack Giacalone, quand il passait, plus jeune, ses journées devant les films retraçant le célèbre personnage de Billy the Kid.

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LES SURNOMS DANS LA COSA NOTRA - PARTIE 2

13 Septembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Joseph Pistone l'ancien agent du FBI qui avait infiltré la famille Bonanno déclara « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur les membres de la Cosa Nostra, mais ils ont toujours obtenu les meilleurs surnoms ». Joseph Pistonne raconta qu'une fois qu'un membre la mafia avait un surnom, il le gardait toute sa vie : « Tout le monde à un surnom. C'est peut-être quelque chose que vous obtenez pendant votre adolescence ou plus tard. Une fois que vous avez un surnom, vous pouvez plus vous en débarrasser. Vous pouvez côtoyer un gars pendant plus dix ans sans connaitre son nom de famille, mais seulement en l'appelant toujours par son surnom ». Les surnoms peuvent aussi poser un problème de taille quand une famille de la Cosa Nostra veut s’agrandir. En 1984, la famille Genovese était prête à introniser de nouveaux membres mais devant le Capitaine Matthew « Matty The Horse » Ianniello et l’Acting Boss Anthony « Fat Tony » Salerno, une liste avec des noms et même des prénoms laissant Anthony Salerno dans l’embarras : « J’en connais aucun d’entre eux, ils auraient du mettre les surnoms à la place » :

Frank « Cadillac Frank » Salemme : On aurait pu croire que l’ancien Parrain de la famille Patriarca avait obtenu ce surnom en raison de sa passion pour les voitures portant le même nom, mais la raison est tout autre. L’ancien homme fort de cette famille mafieuse au début des années 1990, basée dans les états du Massachusetts et du Rhode-Island, avait obtenu son surnom après avoir travaillé dans un atelier de carrosserie spécialisé dans la réparation des Cadillacs. Après un parcours tumultueux dans la Cosa Nostra, Francis Salemme décidera de coopérer avec la justice à la fin des années 1990, mais la justice le rattrapera de nouveau en l’inculpant du meurtre d’un ancien Associé de la famille Patriarca, Steven DiSarro. Condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle en 2018, Francis Salemme qui n’est plus dans le programme de protection des témoins, purge actuellement sa peine dans une unité médicale fédérale à Springfield dans l’État du Missouri.

Matthew « Matty The Horse » Ianniello : Né en 1920 dans le Little Italy de Manhattan, Matthew Ianniello a reçu son surnom bien avant son intégration dans les rangs de la famille Genovese. Très bon joueur de baseball dans sa jeunesse, il reçu pendant un match une balle dans le visage provoquant une bagarre générale. Sans réfléchir une seule seconde et pour défendre son équipe, Matthew Ianniello fonça tête baissée sur le lanceur, beaucoup plus grand et plus fort que lui, laissant bouche bée les visiteurs présents dans les tribunes. L’un d’entre eux déclara alors : « Ce garçon est aussi fort qu’un cheval ». Intronisé dans la famille Genovese dans les années 1960, Matthew Ianniello fut élevé rapidement au rang de Capitaine dix années plus tard. Contrôlant plusieurs dizaines de restaurants et des clubs de striptease dans les quartiers de Times Square et Manhattan, il était l’une des pièces maitresses de la famille Genovese. Promu au poste d’Acting Boss à la fin des années 1990, il se retirera petit à petit des affaires après sa sortie de prison en 2009, avant de décéder en 2012, à l’âge quatre vingt douze ans.

John « Jackie The Nose » D’Amico : L’ancien Acting Boss de la famille Gambino avait obtenu son surnom après s’être fait une rhinoplastie afin de réduire l’épaisseur de son nez qu’il jugeait trop gros. John D'Amico a toujours été un proche du clan Gotti, dont John Gotti, qui considéré John D'Amico comme un excellent bookmaker. Inculpé dans l’Opération Old Bridge avec d’autres membres de la famille Gambino, il sera condamné à deux années pour extorsion et libéré depuis 2010.

Michael « Mikey Scars » DiLeonardo : L’ancien Capitaine de la famille Gambino avait obtenu son surnom après s’être bagarré avec des jeunes de son quartier, le recouvrant de cicatrices au visage. Né en 1955 à Bensonhurst, un quartier à forte densité Italienne et à l’époque gangrénée par les familles de la Cosa Nostra, Michael DiLeonardo s’affilia très vite avec les Gambino et le Capitaine Paul « Paulie Zac » Zaccaria qui le prendra sous son aile. Après l'assassinat de Paul Castellanno en 1985, John Gotti devint le nouveau Parran et intronisa Michael DiLeonardo et John Gotti Jr dans la Cosa Nostra, une cérémonie dirigée à l’époque par Salvatore Gravano. Mais au début des années 2000 et l’arrivée de Peter Gotti à la tête de la famille Gambino, Michael DiLeonardo sera rétrogradé et finalement inculpé par la suite de meurtre, racket et d’extorsion. Ce dernier supportait mal la détention et après une tentative de suicide, il décidera de coopérer avec le gouvernement fédéral. Son témoignage sera implacable et fera condamné de nombreux membres de la Cosa Nostra. A ce jour, Michael DiLeonardo est toujours dans le programme de protection des témoins et intervient de temps en temps dans des médias Américains.

Patrick « Patty From The Bronx » DeFilippo : L’ancien Capitaine de la famille Bonanno obtint son surnom car il gérait tout simplement ses activités depuis le Bronx, mais Patrick DeFilippo avait un autre surnom peu connu et moins flatteur : Patty The Pig qui avait été donné en raison de son poids, près de 135 kilos. Après la défection de nombreux membres dans la famille Bonanno au début des années 2000, Patrick DeFilippo sera très vite arrêté et inculpé de meurtre et racket. Acquitté de meurtre, il sera finalement condamné à trente cinq années de prison pour racket, il décédera en prison en 2013.

 

Salvatore « Salie » « The Crowned Prince of The Philadelphie Mob » Testa : Fils de Philip Testa, qui dirigea la famille de Philadelphie de 1980 à 1981, avant d’être assassiné par une explosion à la bombe par la faction Scarfo, Salvatore Testa avait obtenu son surnom après avoir été considéré comme une étoile montante dans le milieu. Mais ce surnom agaça fortement son Parrain et nouveau patron de la famille de Philadelphie Nicodemo « Little Nicky » Scarfo, un individu psychotique, qui le fera assassiner en 1984 à l’âge de vingt huit ans

 

Gregory « The Grim Reaper » Scarpa : Quand on parle d’individu psychotique, on peut aussi penser à Gregory Scarpa, un ancien Capitaine de la famille Colombo et son surnom ne laisse rien au hasard. Gregory Scalpa adorait tuer et est vite devenu l’un des tueurs à gage les plus prolifique de la famille Colombo. Gregory Scarpa était aussi un informateur secret du FBI et recevra un traitement particulier de la part du gouvernement fédéral, qui le laissera commettre des crimes en échange d’informations. Après un traitement chirurgical, Gregory Scalpa sera atteint du VIH après avoir reçu une transfusion sanguine, mais cela n’arrêtera pas le Capitaine de la famille Colombo, bien au contraire. En 1992, Victor « Little Vic » Orena, qui voulait prendre le pouvoir à la place de Carmine Persico, envoya un groupe de tueurs sur Gregory Scarpa qui perdra un œil. Rapidement affaibli par la maladie, Gregory Scarpa sera condamné par la suite pour plusieurs meurtres et décèdera en prison deux années plus tard à l’âge de soixante six ans.

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LA FAMILLE DE NEW-ORLEANS EN 1968

5 Septembre 2020 , Rédigé par Fabien Rossat et Nash143 Publié dans #New-Orleans, #Chart

 

Dans le milieu des années 60, Joseph Colombo rapporte à son capo Gregory Scarpa (il ne le sait pas, mais Scarpa est un informateur) que la Famille de la Nouvelle Orléans n'a que 5 membres. Si je doute fortement que la Famille de Marcello ne possède que 5 membres (imaginez, ça fait moins qu'une Famille plus faible comme Madison ou San Jose), je pense que l'explication la plus vraisemblable que la Famille n'ait que 5 membres actifs et que les autres soit des membres retirés ou vieillissant.

 

C'est dans se contexte qu'en 1966 à lieu dans le restaurant de La Stella à New-York une réunion entre 4 membres de la borgata de NOLA et des boss des familles de NY (Carlo Gambino, Michele Miranda, Thomas Eboli & Joe Colombo) + le boss de Tampa Santo Trafficante. Les membres de New-Orleans présent sont Carlos & Joe Marcello, Anthony Carollo et Frank Gagliano (ce qui fait 4 membres sur les 5).

 

C'est là qu'intervient, un autre précieux informateur, vraisemblablement Frank Bompensiero l'ancien capo de San Diego pour la Famille de Los Angeles qui vient de tourner informateur pour les fédéraux. Il va donner au féd' les membres confirmés de NOLA plus une liste de membres présumés. Les membres confirmés étant les 4 cités précédemment + Vincenzo Campo (Consigliere) et Giuseppe Gagliano désigné comme ancien Underboss ainsi que Sylvestro Carollo, déporté en Italie en 1947.

 

En se basant là dessus un camarade sur un forum, nash143, connaissant mon intérêt pour la borgata de NOLA m'a proposé de collaborer pour élaborer ce chart en se reportant sur la fameuse liste fournie par Bompensiero. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de capo sur le chart. C'est tout simplement que malgré nos efforts nous n'avons pas trouvé de liste officielle. Même si j'ai ma petite idée sur le sujet (Tony Carollo ou Vincent Marcello sont clairement des candidats à mon humble avis), nous avons préférés ne pas extrapoler et nous baser seulement sur la liste (notre but étant d'être le plus exact possible).

 

Je remercie donc nash143 pour son excellent travail et son visuel. Je me suis pour ma part chargé de fournir les photos. Les photos de la Famille de New-Orleans étant très rare et ayant moi même une source, je remercie très chaleureusement Ronald Rawson de m'avoir fournie une bonne partie des photos qui se trouvent sur chart. J'espère que vous apprécierez le travail fourni.

 

Fabien Rossat.

 

PS : si vous aimez l'histoire de New-Orleans, n'hésitez pas rejoindre le groupe Facebook de Ronald Rawson Crescent City Mafia, Murder and Mysteries en allant sur le lien : https://www.facebook.com/groups/1660984654118561

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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE CONDAMNÉ À LA PRISON À PERPÉTUITÉ

30 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea
Steven Crea

Dix mois après avoir été reconnu coupable et près d’un mois après la condamnation de Christopher Londonio et Matthew Madonna, l’ancien Underboss de la famille Lucchese, Steven « Wonderboy » Crea, a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de Michael Meldish. Après un procès de plusieurs semaines, qui avait vu défiler des témoins du gouvernement plus ou moins convainquant, les procureurs fédéraux avaient réussi à convaincre un jury de la culpabilité des accusés dans cet assassinat. Pourtant la tâche était loin d’être simple. Lors de la préparation de ce procès, la juge fédérale avait averti les procureurs fédéraux à plusieurs reprises, remettant clairement en doute la sincérité des témoins du gouvernement, qu’elle jugeait peu crédible. Pourtant, loin de démontrer clairement la culpabilité des accusés dans l’assassinat de Michael Meldish, les procureurs fédéraux ont joué très fortement sur le passé criminel des prévenus, une stratégie gagnante qui se soldera par des lourdes condamnations. Steven Crea est le dernier accusé à passer devant un tribunal pour recevoir son verdict. Christopher Londonio et Matthew Madonna ont étaient au même endroit le mois dernier, et le verdict fut expéditif pour les deux mafieux qui n’ont eu guère de chance d’essayer de convaincre une dernier fois le magistrat. Après ce verdict, rien ne laisser présager une situation favorable pour l’ancien homme fort de la famille Lucchese. Pour les avocats de la défense, une condamnation à perpétuité était inéluctable, tout devait se jouer désormais sur l’amende prévue dans ce verdict. Les procureurs demandaient 1,34 millions de dollars, la défense quant-à elle essayait de sauver les meubles, mais la juge fédérale au lieu de statuer rapidement, voulait profiter de ce dernier moment pour faire passer un message aux membres de la Cosa Nostra. Cathy Seibel est loin d’être une novice dans ce genre de procès. Les membres de la Cosa Nostra, elle les connaît pas cœur et après avoir demandé aux deux parties de se mettre d’accord sur la montant de l’amende, qui au final sera d’un million de dollars, la juge fédérale mis fin à la carrière criminelle de Steven Crea en quelques minutes. Tout d’abord, elle le condamna à la prison à perpétuité pour l’assassinat de Michael Meldish, à dix ans pour avoir comploté dans un projet d’assassinat et surtout, elle condamna une nouvelle fois Steven Crea à la prison à perpétuité pour le délit « d’utilisation d’une arme à feux avec volonté d’entrainer la mort », un délit qui au général prévoit une peine maximale de cinq ans derrière les barreaux. Mais dans ce genre de situation, un juge fédéral à tous les droits et peut très bien augmenter la peine d’un accusé, en prenant en compte par exemple son passé criminel. 

 

A la base, les procureurs voulaient faire condamner Steven Crea d’avoir planifié le meurtre de trois individus liés à la Cosa Nostra, des accusations qui se solderont au final par un acquittement pour l’ancien Underboss de la famille Lucchese,

Joseph Datello
Joseph Datello

mais qui démontreront bien la stratégie opérée par le gouvernement fédéral pendant ce procès. Les témoins étaient défaillants, il fallait donc ternir l’image des accusés. Les procureurs fédéraux démarrèrent le procès, en déclarant que Steven Crea avait menacé de tuer au moins trois personnes : Carl Ulzheimer, Joseph Datelo et Sean Richard. Le premier est un Associé de la famille Bonanno. En 2012, les deux familles étaient en conflits sur certains sujets et la famille Bonanno pour impressionner un peu la famille Lucchese, avait effectué une descente dans un club social détenu par Steven Crea. A l’intérieur les esprits se sont vite échauffés, les langues aussi et Carl Alzheimer n’hésita pas, malgré son statut, de manquer de respect à Steven Crea. Dans la Cosa Nostra, manquer de respect à un membre intronisé, équivaut à une condamnation à mort et même si les mentalités ont bien changé, il y a des choses qui ne passent pas : « Je me souviendrai de votre visage » aurait déclaré Steven Crea à Carl Ulzheimer.  Selon les procureurs, Steven Crea demanda à son fils, le Capitaine, Steven Crea Jr, de s’en occuper, qui le sous-traita alors à un Soldat de son équipe Vincent Bruno, qui se déplaça au domicile de Carl Alzheimer pour l’assassiner, fort heureusement pour l’Associé de la famille Bonanno, celui-ci n’était pas présent. Quand le gouvernement fédéral lancera son opération contre la famille Lucchese, Vincent Bruno trouvera rapidement un accord de plaidoyer. Il plaidera coupable de complot, de racket et sera condamné à onze années derrière les barreaux. La deuxième personne est Joseph Datello, un Soldat de la famille Lucchese et un proche de Steven Crea. Comme pour Vincent Bruno, Joseph Datello a lui aussi été inculpé et a rapidement accepté de plaider coupable de racket avant d’être condamné à quatorze ans de prison. Alors pourquoi Steven Crea aurait voulu tuer un membre de sa famille ?. Pour les procureurs fédéraux la raison est simple, Steven Crea était énervé de voir Joseph Datello ne pas rembourser ses dettes. En réalité, les procureurs n’avaient jamais entendu parler de cette histoire auparavant et c’est grâce seulement au témoignage de Robert Spinelli, un Associé de la famille Lucchese, qui n’a jamais été intronisé dans la Cosa Nostra en raison d’une déficience mentale, que le gouvernement fédéral a eu l’idée d’ajouter cette tentative de meurtre sur le dos de Steven Crea. Lors de sa collaboration, Robert Spinelli déclara que Joseph Datello et Sean Richard étaient des partenaires en affaire dans une entreprise de construction dans les années 1990. Mais en 1999, l’entreprise éprouvait des difficultés financières et pour aider son ami, Steven Crea aurait injecté près de deux cent mille dollars afin de renflouer les dettes. Après le témoignage de Robert Spinelli, les procureurs fédéraux ont eu la certitude que, près de vingt ans après avoir accordé un prêt à Joseph Datelo, Steven Crea aurait décidé de se venger. Lors du procès, la défense a très vite ironisé sur ce « contrat », en déclarant que leur client aurait mis « près de vingt ans » pour se rendre compte que Joseph Datelo n’avait pas rembourser une dette. 

 

Sean Richard avait la particularité d’être le beau fils de l’ancien Parrain de la famille DeCavalcante, Giovanni « The Eagle » Riggi. Dès l’été 1999, les agents fédéraux perquisitionnaient la maison et la société détenus par Sean Richard. Ce dernier voyant les soucis avec la justice arrivaient, sombra dans une forte dépression. En Automne 1999, la famille Lucchese inquiète surement de la tournure que prenait cette affaire, se réunit à deux reprises avec le beau-fils de Giovanni Riggi. La première réunion eut lieu dans un restaurant à Yonkers. Sean Richard était accompagné du Soldat Joseph Datello pour rencontrer Steven Crea. Ce dernier était à la tète du « Lucchese Construction Groupe», mais de part sa position Underboss, il transmettait aussi les ordres de Vittorio Amuso, Parrain de la famille Lucchese incarcéré à vie. Selon Sean Richard, Steven Crea était très en colère et pendant près d’une heure, il parla des rackets en cours entre les deux familles. Toujours selon ce dernier, l’ancien Underboss doutait visiblement de la « sincérité » du beau-fils de Giovanni Riggi. Une deuxième rencontre s’imposait. Toujours avec le Soldat Joseph Datello, mais cette fois-ci avec son Capitaine Dominic « Crazy Dom » TruscelloLa peur commençait à envahir Sean Richard. Lui qui se sentait tellement intouchable aupravant, commença à se poser des questions quand Joseph Datello lui demanda d’attendre devant le Tick Tock Diner dans le New-Jersey, stipulant qu’une camionnette allait venir le chercher. Sean Richard se demanda alors pourquoi les mafieux utilisaient une camionnette et non une voiture habituelle ? Pour cacher un corps ? Le tuer sans se faire voir ?, tant de questions sans réponse qui fit que Sean Richard s'arma pour aller à ce rendez-vous, chose qui est normalement strictement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. Le trajet sa passa sans violence, mais pendant la réunion, Dominic Truscello le fixa droit dans les yeux et lui demanda : « Vous avez des péchés à avouer ? ». Cette rencontre scella le destin de Sean Richard qui quelques jours plus tard décida de se livrer au FBI pour collaborer. 

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ARNAQUE A LA LOTERIE POUR DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

28 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Colombo

Christopher Chierchio
Christopher Chierchio

Cela pourrait faire l’affiche d’un futur film. Un avocat spécialisé dans la gérance des gagnants de la loterie, s’associe avec des membres de la Cosa Nostra afin de soutirer de l’argent d’individus devenus millionnaire en quelques minutes. Jason Kurland faisait appeler « l’avocat de la loterie », développant une réputation nationale afin d’aider les gagnants dans leurs futurs investissements, leur promettant de sécuriser leur richesse pour des dizaines d’années et surtout de les protéger des escrocs. Mais en réalité, Jason Kurland fut inculpé de s’être associé avec des membres de la Cosa Nostra et d’avoir escroqué, selon le gouvernement fédéral, des centaines de millions de dollars. Les individus inculpés avec ce célèbre avocat ne sont pas n’importe qui. Il y a d’abord Christopher Chierchio considéré comme un Soldat de la famille Genovese. Ce dernier a toujours eu un parcours atypique, ayant un casier judiciaire pratiquement vierge, avec une seule condamnation en 2004 pour falsification et un acquittement l’année dernière sur des accusations de « truquage d’offres ». La spécialité de Christopher Chierchio ce sont plutôt les crimes en col blanc. Navigant sous le radar du FBI, il vit actuellement dans un appartement de luxe à Manhattan, payant près de onze mille dollars de loyer, conduit une Cadillac Escale avec chauffeur de près de soixante treize mille dollars, tout en se faisant passer auprès des autorités comme le propriétaire d’une entreprise de plomberie. La troisième personne inculpée c’est Frangesco Russo, neveu d’Andrew « Andy Mush » Russo, considéré comme l’actuel Acting Boss de la famille Colombo. Alors un Soldat de la famille Genovese qui s’associe avec un membre affilié à la famille Colombo et un avocat véreux, ce n’est pas courant, mais quand on parle de plusieurs millions de dollars, les rivalités entre familles sont vite oubliées. Le stratagème était assez simple. La plupart des gagnants de la loterie devenaient millionnaire du jour au lendemain et n’avait aucune mesure de la fortune qu’ils venaient de gagner. Pour les aider, l’avocat demandait dès le départ entre soixante quinze mille et deux cent milles dollars et faisait payer mensuellement les individus entre quinze mille et cinquante mille dollars en conseils divers, qui étaient en réalité des investissements frauduleux permettant à lui et ses Associés de s’en mettre plein les poches. Au fur et à mesure, Jason Kurland demanda à ses clients d’investir dans différentes sociétés, selon lui c’était des « valeurs sures », qui aurait assuré, selon ce dernier », des revenus importants à ses clients. En réalité, les individus investissaient bien dans des sociétés, mais des entreprises qui étaient gérés par Christopher Chierchio, qui par la suite profitait de cet argent fraichement arrivé pour le dépenser dans des restaurants haut de gamme, des voitures de luxe ou encore des adhésions à des clubs de Golf. Mais dans ce genre d’histoire, toutes les bonnes choses ont généralement une fin et au fil des mois, Jason Kurland fit part de ses inquiétudes à ses collègues mafieux, leur demandant de ne pas trop « jouer avec le feu ». Des inquiétudes que le Soldat de la famille Genovese balaya d’un revers de la main, ironisant sur la prétendue enquête du FBI : « Le FBI qui s’en soucie ? ils m’ont toujours harcelé ». Mais Christopher Chierchio avait sans doute une « carapace plus dure » que Jason Kurland, qui sentait l’étau se resserrer petit à petit, surtout qu’en plus de récolter de l’argent facilement, les mafieux n’hésitaient pas une seule seconde à menacer les mauvais payeurs. Dans des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux, Frangesco Russo, menaçait ouvertement des mauvais payeurs de leur « tirer entre les deux yeux », si ces derniers ne remboursaient pas leur dette. Les procureurs ont certifié que les mafieux profitaient de l’argent récolté par Jason Kurland pour avoir un contrôle quasi total sur les prêts usuraire dans certains quartiers de New-York. Alors que Jason Kurland et Christopher Chierchio ont pu profiter d'une libération sous caution, Frangesco Russo, qui avait détaillé, dans plusieurs enregistrements, les armes qu'il utiliserait pour faire du «  mal » aux individus récalcitrant, a été maintenu en détention.

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA OUTFIT DEMANDE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE

8 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Michael Sarno
Michael Sarno

Elle est loin l’époque ou Michael « The Large Guy » Sarno géré l’équipe de Cicero d’une main de fer. Désormais âgé de soixante deux ans, ce dernier qui purge actuellement une peine de vingt cinq années de prison dans le pénitencier fédéral de Petersburg dans l’État de la Virginie, n’est plus, selon son avocat, que l’ombre de lui même. Accumulant les divers problèmes de santé et ne se déplaçant plus qu’en fauteuil roulant, Michael Sarno cherche par tous les moyens possibles de terminer sa peine de prison chez lui, en raison de la pandémie de coronavirus. Depuis que le virus s’est propagé aux quatre coins des Etats-Unis, la plupart des mafieux incarcérés inondent les tribunaux fédéraux de diverses requêtes et autres demandes de libération. Alors que les demandes concernent généralement les familles New-Yorkaise, ce fut le cas aussi pour les membres de la Outfit, ou après, une demande rejetée pour James Marcello, un juge fédéral avait accepté la libération du Soldat, Mario Raimone, alors qu’il était libérable en 2028. Michael Sarno quant-à lui, est libérable en 2032, mais alors que Mario Raimone avait décidé de coopérer avec les autorités avant de se rétracter, le comportement de Michael Sarno n’a jamais joué en sa faveur. Quand on gère le crew de Cicero on est considéré dans la Outfit de Chicago comme une personnalité importante, influente. Cicero c’est Al Capone, Rocky Infelice, les frères Calabrese, une équipe réputée violente et pour sa faculté à transgresser très « légèrement » les règles en vigueur.  

 

Le 31 Août 2006, Anthony Zizzo, surnommé « Little Tony », considéré par le FBI

comme l’Underboss de la Outfit disparait mystérieusement. Rapidement Michael Sarno fut suspecté, surtout que les deux hommes se détesteraient mutuellement, mais Michael Sarno était un Capitaine et de part sa position au sein de la Outfit, il devait le respect à Anthony Zizzo. Rapidement, le FBI se concentra sur les activités de l’équipe de Cicero

Anthony Zizzo
Anthony Zizzo

après une anecdote macabre qui confirma la suspicion des fédéraux sur Michael Sarno. Quelques semaines après sa disparition, Gerald Dhamer un plombier n’ayant aucune affiliation avec la Outfit de Chicago, aucun casier judiciaire, aucun ennemi connu, fut abattu devant son domicile. La police d’État, puis par la suite les fédéraux, ont tout de suite compris que l’assassinat de Gerald Dhamer était une « incroyable erreur » venant du tueur, qui par ailleurs ne sera jamais identifié. En effet, Gerald Dhamer est un individu sans problème, sauf qu’il habitait le 623 Broadway à Park Ridge et que l’un de ses voisins, le bras droit de Michael Sarno, Salvatore Cataudella, habitait quant-à lui le numéro 632. Pour les fédéraux, il était évident que le tueur s’était trompé de cible en abattant la mauvaise personne et que cet assassinat était lié à un complot des loyalistes d’Anthony Zizzo pour abattre un fidèle de Michael Sarno. Aujourd’hui, l’avocat de Michael Sarno fait tout son possible pour le faire libérer de prison. Justifiant sa demande sur les nombreux problèmes de santé  de son client, il déclara aussi que Michael Sarno « n’est plus une menace pour la société », mieux encore, il précise que Michael Sarno n’a jamais été « une personne violente ». Quant-à Michael Sarno, il stipula que si « il était libéré », il retournerait vivre avec sa femme, ses enfants et ses petits enfants dans la banlieue de Chicago, sans mentionner une seule fois son retrait de la Outfit de Chicago.

 

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PROCÈS LUCCHESE : UN TÉMOIN DU GOUVERNEMENT REMERCIÉ PAR LES PROCUREURS

4 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Londonio
Christopher Londonio

Après avoir effectué une offre qu’il ne pouvait pas refuser à Frank Pasqua III, la justice Américaine a remercié David Evangelista pour son témoignage envers des membres de la famille Lucchese, avec une peine de trente huit mois derrière les barreaux. A la base, ce dernier risquait près de vingt ans de prison pour braquage, mais le fait de se retrouver dans la même cellule que le Soldat, Christopher Londonio, a offert à David Evangelista une chance inespérée de pouvoir sortir plus rapidement de prison. Pourtant son témoignage n’a pas été décisif, pire encore, les jurés n’ont pas cru un seul mot de son histoire. En effet, David Evangelista s’était présenté à la barre des témoins pour raconter que Christopher Londonio avait tenté de s’évader du Métropolitan Center. Dans son récit, il expliqua comment le Soldat de la famille Lucchese était furieux de voir libérer sous caution Steven Crea et son fils, Steven Crea Jr, et aurait, avec l’aide de sa famille, organisé une évasion rocambolesque digne des meilleurs films d’évasion. Selon David Evangelista, Christopher Londonio avait entamé depuis plusieurs semaines des exercices physique lui permettant de perdre du poids et ainsi pouvoir passer à travers les barreaux, à moitié sciés grâce à du fil dentaire, plus facilement. A l’extérieur, le père de Christopher Londonio se serait occupé de la logistique, en trouvant des armes, une cachette pour son fils, mais à la dernière minute, Christopher Londonio aurait voulu changer le trajet d’origine pour « régler ses comptes ». Selon David Evangelista, le Soldat de la famille Lucchese a été très vexé de voir Matthew Madonna, lors des différentes audiences, saluait tout le monde dans la salle, même des agents fédéraux, tout le monde sauf la famille de Christopher Londonio, un manque de respect que le Soldat de la famille Lucchese qu'il ne voulait pas laisser passer. En sortant de prison, il aurait prévu d’aller sonner au domicile de Matthew Madonna et d’assassiner sa femme, mais c'est là que tout se gâte dans le témoignage de David Evangelista. Lors de la préparation du procès, le juge fédéral doutait un peu des paroles de ce dernier, ne comprenant pas comment un Soldat de la Cosa Nostra, pouvait autant se confier envers une personne qu’il connaissait seulement que depuis quelques semaines. De plus son témoignage sur la prétendu tentative d’évasion de Christopher Londonio, David Evangelista certifia que le Soldat de la famille Lucchese lui aurait avoué, la par même occasion, qu’il était impliqué dans l’assassinat de Michael Meldish. Lors du procès, les avocats de la défense ont très vite remis en cause les déclarations de David Evangelista, déclarant que ce dernier avait déjà essayé plusieurs fois par le passé, de balancer des prisonniers de son bloc cellulaire ou en donnant des informations sur des détenus affiliés à des organisations criminelles afin de pouvoir conclure un marché avec le gouvernement fédéral, sans succès. Sans succès, car les procureurs fédéraux connaissaient déjà la réputation de David Evangelista, considéré comme un toxicomane, dont sont témoignage aurait pu être très vite renversé par la défense lors d’un procès. Alors pourquoi l’avoir choisi dans un procès impliquant des membres de la famille Lucchese ?, car les procureurs fédéraux étaient partis dans une stratégie d’accumuler les témoins pour essayer de discréditer le plus possible les accusés pendant le procès.

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JOHN FRANZESE : LA COSA NOSTRA AVANT TOUTE CHOSE - PARTIE 4

2 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Lawrence Iorizzo venait d’être reconnu coupable de fraude postale et Michael Franzese était nerveux, connaissant la personnalité de son Associé, il savait qu’il allait finir par craquer : « J’ai tout de suite compris. Ce gars là pèse plus de deux cent kilos, vous le voyez dans une cellule ? il ne pouvait tout simplement pas faire de prison ». Très vite, Michael Franzese pris contact avec Lawrence Iorizzo, qui était en liberté sous caution en attendant de recevoir son verdict, afin de lui indiquer de « changer d’air », qu’il quitte les Etats-Unis pour un pays n’opérant pas les pratiques d’extradition, comme le Panama. Cela tombe bien le pays était géré par Manuel Noriega, un hostile des Etats-Unis qui cherchait par tous les moyens à le faire juger. A la base, Lawrence Iorizzo n’était pas très enclin à accepter les demandes des mafieux de la famille Colombo, mais vu que le père était récalcitrant, Michael Franzese convoqua son fils à son bureau : « S’il ne part pas, on vous tuera tous ». Le message était bien passé et Lawrence Iorizzo pris le premier avion, avec son faux passeport, vers le Panama, mais son voyage sera de courte durée. En effet, les agents fédéraux l’avaient suivi à la trace et en Septembre 1984, il sera kidnappé et extradé de force par les Américains vers la Floride. Sur place les procureurs fédéraux ont très vite « retourné » Lawrence Iorizzo qui décidera alors de collaborer avec la justice. Les jours de liberté de Michael Franzese étaient comptées et très vite, il fut inculpé et présenté devant un juge fédéral à New-York. Au tribunal, les procureurs fédéraux ont déclaré que Michael Franzese était une « menace pour la société » déclarant que l’agent de transition, qui surveillait la libération conditionnelle de son père, avait reçu des menaces de mort par téléphone, deux jours après le retour derrière les barreaux de John Franzese. Il était clair dans l’esprit des procureurs qu’il fallait démontrer que derrière Michael Franzese, il avait une organisation criminelle, les Colombo et des personnes influentes, comme son père, qui pouvait prendre des décisions à distance. Les arguments du gouvernement fédéral ont convaincu le juge de la nécessité de laisser Michael Franzese derrière les barreaux, sans caution possible, au moins jusqu’au début de son procès. Se retrouver derrière les barreaux c’était quelque chose de nouveau pour Michael Franzese. Avant d’être intronisé dans la Cosa Nostra, il savait que l’incarcération faisait partie de la vie d’un mafieux et que le nombre d’années passées derrière les barreaux pouvait augmenter considérablement le respect envers sa famille. Alors que son père John, passa plus de la moitié de sa vie en prison, Michael Franzese analysa sa situation et se rendit compte qu’il risquait au moins vingt ans, si tout allait bien, une chose qu’il voulait à tout pris éviter. Quelques semaines après son incarcération, Michael Franzese décida d’accepter un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Cet accord prévoyait une peine de dix ans dans un pénitencier fédéral assorti d’une amende de plusieurs millions de dollars. En 1987, Michael Franzese purgeait sa peine à Terminal Island, une prison fédérale de faible sécurité en Californie. A l’intérieur des murs de la prison, la vie était supportable pour Michael Franzese, mais peu de temps après son incarcération, ce dernier a eu des discussions assez avancées avec Edward McDonald, un procureur fédéral. Vous vous souvenez forcément du film « Les Affranchis », Edward McDonald joue son propre rôle d’un procureur essayant de convaincre Henry Hill et sa femme Karen d’intégrer le programme de protection des témoins. Edward McDonald c’est une pointure, qui faisait parti d’une « Strike Force » luttant contre le crime organisé et en particulier les familles de la Cosa Nostra. A la base, les procureurs fédéraux étaient intéressés par la relation que pouvait entretenir Michael Franzese et Norby Walters un agent sportif accusé de racket et Edward McDonald était prêt à réduire la peine de prison de Michael Franzese si celui-ci collaborait avec la justice Américaine. Pour le gouvernement fédéral, il était improbable que le fils de John Franzese puisse avoir l’intention de venir témoigner dans un procès fédéral, mais à la surprise générale, Michael Franzese accepta l’offre, mettant ainsi fin à sa vie dans la Cosa Nostra, à la famille Colombo et à sa propre famille, humiliée de sa décision. 

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