Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

Articles récents

UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE TRAHIT SON SERMENT D'ALLÉGEANCE À LA COSA NOSTRA

16 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Frank Giovinco
Frank Giovinco

A une époque pas si lointaine, les familles de la Cosa Nostra punissaient de mort un membre initié qui avouait son appartenance à l'organisation devant les forces de l’ordre ou devant un tribunal. John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino déposait même automatiquement un contrat sur les membres de sa famille qui décidaient de plaider coupable devant un tribunal. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et plaider coupable reste la meilleure solution pour un membre de la Cosa Nostra de réduire considérablement sa peine de prison et alors si celui-ci confirme l’existence d’une famille mafieuse, c’est encore mieux. Frank Giovinco est un Soldat de la famille Genovese qui a été reconnu coupable après un procès de six jours, pour des motifs de racket et d’extorsion. L’enquête des agents du FBI avait duré plusieurs années et avait démontré que Frank Giovinco avait siphonné la trésorerie de deux sections syndicales et par la même occasion, en a profité pour extorquer plusieurs individus, dont un conseiller financier, le menaçant de le bruler vif si ce dernier ne payait pas ses dettes. Frank Giovinco aurait dû recevoir son verdict plus rapidement, mais avec l’épidémie de coronavirus, les tribunaux fédéraux étaient à l’arrêt et c’est seulement à la fin du mois de Juin que Frank Giovinco fut présenté devant un juge fédéral. Devant le magistrat, Frank Giovinco joua carte sur table et avoua sans complexe, avoir corrompu et extorquer des syndicats à New-York, mais pour son « propre compte » et non « pour la famille Genovese ou le crime organisé ». Cette déclaration venant d’un Soldat de l’une des familles les plus cloisonnées des Etats-Unis, est surprenante et à sans doute était dictée par son avocat, qui à lui sans doute conseiller de parler de l’existence de la famille Genovese afin d’attendrir le juge. En revanche, quand Frank Giovinco parla de la victime qu’il a menacée, aucun remord, aucune excuse, seul un : « j’aurais pas du l’approcher », s’excuser d’avoir fait du mal à un témoin du gouvernement aurait été sans doute plus pire que d’avouer l’existence de la famille Genovese. En faisant ce genre de déclaration, Frank Giovinco espérait dix mois derrière les barreaux, alors que les procureurs en voulaient dix ans, le juge trancha alors la poire en deux, et le Soldat de la famille Genovese sera condamné à quatre années de prison. Vous vous rappelez de Vincent Esposito ?, Inculpé en Janvier 2018 sur des accusations de racket fédérales, le fils de Vincent Gigante, aurait ordonné à Frank Giovinco de tabasser son propre neveu, Vincent Fyfe, président du syndicat des travailleurs pour l’alimentation et le commerce. A cette époque, Vincent Fyfe devait verser près de dix mille dollars tous les ans à Vincent Esposito, par respect, pour être le « fils de », mais aussi, afin de pouvoir garder son emploi avec un salaire estimé à trois cent mille dollars par an. Devenu un collaborateur de la justice, Vincent Fyfe déclara avoir commencé à voler les fonds syndicaux à partir de 2005. Il déclara également qu’en 2012, après avoir été surpris dans une opération de corruption, il avait commencé à coopérer avec le gouvernement fédéral, qui lui avait permis de garder son emploi syndical tout en donnant des informations sur Vincent Esposito et la famille Genovese. En attendant une comparution devant un juge afin de recevoir son verdict, Vincent Fyfe qui risque onze années de prison, espère ne pas purger autant d’années derrière les barreaux. Frank Giovinco ne savait en aucun les liens d’intérêts qui subsistaient entre Vincent Fyfe et Vincent Esposito : « Je lui ai jamais demandé d’argent » déclara t’il, estimant qu’en raison de « la longue relation d’amitié » qu’il pouvait entretenir avec Vincent Esposito, il ne pouvait extorquer Vincent Fyfe. Pourtant ce dernier ne s’est pas privé de venir à la barre des témoins pour enfoncer Vincent Esposito et le Soldat de la famille Genovese, Vincent Giovinco, ce qui lui avait valu plusieurs insultes du clan Gigante pendant son témoignage, en plein tribunal.

Lire la suite

LIBÉRATION ET ESPOIR POUR DES MEMBRES DE LA OUTFIT DE CHICAGO

27 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Mario Rainone
Mario Rainone

Après la libération de Paul « The Indian » Shiro, c’est au tour du Soldat de la Outfit, Mario « The Arm » Rainone de sortir de prison en raison de l ‘épidémie de coronavirus. Mario Rainone était, comme Paul Shiro, le bras armé de la Outfit, utilisés pour éxécuter certains contrats ou pour tabasser les mauvais payeurs. Mais désormais âgé de soixante cinq ans, Mario Rainone n’est, selon son avocat, « plus que l’ombre de lui même ». Souffrant de soucis de santé, comme le cancer de la prostate, d’un cancer de la peau, de problèmes cardiaques et d’asthme, les avocats de Mario Rainone avait alerté un juge fédéral de Chicago sur la nécessité de libérer leur client, afin que ce dernier ne soit pas contaminé par le coronavirus. Pour le BOP, le bureau qui gère les prisons fédérales aux Etats-Unis, plus de 2000 détenus sont actuellement contaminés par ce virus, ainsi que 198 employés, le risque d’une contamination par le coronavirus est réel pour Mario Rainone et le juge fédéral décida d’alléger sa peine et de le faire sortir de prison. Le Soldat de la Outfit était enfermé depuis 2009 et était libérable en 2028 après une condamnation pour possession d’arme à feux. A cette époque, la police soupçonnait Mario Rainone d’avoir cambriolé plusieurs appartements dans une petite ville du Vernon. En fouillant son domicile, le FBI retrouva une arme de poing posée sur sa table de nuit, cela suffira aux autorités pour le boucler, surtout que Mario Rainone était en libération conditionnelle. Lors du procès, les procureurs fédéraux avaient estimé que le Soldat de la Outfit était un « terroriste urbain », qui, si il n’était pas « maintenu en détention », continuerait à commettre des crimes. Aujourd’hui, Mario Rainone a bien changé et selon la défense, il n’y aurait aucun risque pour que leur client replonge dans les bas fonds de cette organisation criminelle, en raison de ses problèmes de santé, mais aussi en raison d’une anecdote, qui fait que Mario Rainone n’est plus forcément le « bienvenu » dans la Outfit de Chicago. Au début des années 1990, Mario Rainone trainait beaucoup avec l’actuel Acting Boss, Albert « Albie The Falcon » Vena, un tueur, considéré par les autorités fédérales comme « l’individu le plus dangereux de Chicago ». Suite à un conflit avec un membre de son équipe, un dénommé Lenny Patrick, qui dirigeait la faction Juive de la Outfit, Mario Rainone décidera de rentrer dans le programme de protection des témoins et par la suite refusera de coopérer avec les autorités. Pourquoi un tel retournement de situation ? cela est simple, Mario Rainone apprit qu’un engin explosif avait endommagé le porche de la maison de sa mère. A cette époque, la Outfit était une organisation criminelle qui n’hésitait pas à tuer des personnes, non-affiliées à la Cosa Nostra, afin de faire passer certains messages. Lors de son incarcération, Mario Rainone a été reconnu coupable d’avoir soudoyé un gardien, afin qui lui apporte de la charcuterie Italienne et d’autres friandises.

 

James Marcello
James Marcello

Alors que Mario Rainone retrouve sa liberté, un membre influent de la Outfit, Jammes « Jimmy » Marcello, essaye quant-à lui de faire reverser son verdict. Condamné à la prison à perpétuité, suite au procès dit « Secrets de famille », James Marcello est actuellement incarcéré dans le pénitencier fédéral d’ADX Florence dans l’État du Colorado. Agé de soixante seize ans, James Marcello sait pertinemment, qu’au vu de sa peine, il ne pourrait pas prétendre à une libération anticipée en jouant sur la carte « coronavirus ». James Marcelle est un individu dangereux, un « décideur » dans la Outfit de Chicago. En 2007, lors de son inculpation dans l’opération « Secrets de famille », les autorités fédérales ont certifié que James Marcello avait été impliqué dans l’assassinat des frères Spilotro, Anthony, et Michael, retrouvés dans un champ de maïs dans l’État de l’Indiana en Juin 1986. La seule solution pour les avocats de la défense de faire sortir James Marcello de cet enfer carcéral, est de jouer sur une décision rendue par la cour suprême Américaine sur l’affaire Maurice Lamont Davis. Cette décision rendue en Juin 2019 déclare que que des condamnations relatifs à des crimes violents commis avec des armes à feux sont inconstitutionnellement vagues et c'est sur ce rapport rendu par la plus haute juridiction Américaine que les avocats de la défense vont tenter de convaincre un juge fédéral de faire sauter sa dernière condamnation, avec l’espoir d’un nouveau procès.

Lire la suite

LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO : LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL CONTRE-ATTAQUE

27 Juin 2020 , Rédigé par Xav

Richard Martino, Frank Locascio et Andrew Campos
Richard Martino, Frank Locascio et Andrew Campos

La bataille juridique sur une éventuelle libération de Frank « Frankie Loc » Locascio est toujours en cours et avant une prise de position d’un juge fédéral, les procureurs fédéraux ont essayé de convaincre le magistrat, sur la nécessité de laisser Frank Locascio derrière les barreaux. Pour les procureurs, l’ancien Consigliere de la famille Gambino, désormais âgé de quatre vingt sept ans, est toujours un « gangster dangereux », qui « mérite de rester sa vie », incarcéré dans un hôpital pour prisonnier fédéraux, à Devens dans l’État du Missouri. Pour le gouvernement fédéral, l’âge avancé d’un membre de la Cosa Nostra ne signifie pas forcément l’arrêt de son activité criminel et on le voit encore aujourd’hui, depuis que certains médias stipulent que Joseph « JoJo » Corozzo, âgé de soixante dix huit ans, occuperait encore un poste à responsabilité au sein des Gambino. Un âge avancé dans la Cosa Nostra n’est pas un problème particulier et est même synonyme de sagesse dans une organisation criminelle ou la loyauté prime avant toute chose et c’est sur ce point sensible que les procureurs fédéraux vont jouer leur va-tout : « Le danger de Frank Locascio vient de sa position au sein de la famille Gambino, une organisation violente, qui existe toujours et commet des crimes pour atteindre ses objectifs ». Les procureurs fédéraux vont jouer aussi sur une anecdote de Frank Locascio qui s’est déroulée en Septembre 2003, l’ancien Consigliere de la famille Gambino était alors âgé de soixante et onze ans. Ce jour là, Frank Locascio, incarcéré dans une prison fédérale du pays, aurait frappé un autre détenu pour une raison inconnue, ce qui le mènera en isolement pendant près de vingt jours et la suspension de ses visites pendant plus de six mois. Les arguments des procureurs fédéraux sont compréhensibles. En effet, malgré plus de vingt cinq années derrière les barreaux, Frank Locascio n’a jamais renié une seule fois son passé dans la Cosa Nostra, se laissant même photographié, il y a quelques mois, avec des membres influents de la famille Gambino, comme Richard Martino et Andrew Campos, désormais inculpés de racket. Pour le gouvernement fédéral, cette photographie est loin d’être anodine et prouve que les deux Capitaines de la famille Gambino se sont déplacés dans une prison fédérale de afin de montrer leur respect à Frank Locascio, ce qui prouverait une certaine position au sein des Gambino. Pour la défense, ces photographies ne sont pas représentatives et même si Frank Locascio paraît âgé sur la photo, la défense assure qu’elle a été prise il y a plus de quinze ans, où à l’époque, Frank Locascio faisait encore parti de la hiérarchie de la famille Gambino. De plus, la défense stipule que la santé physique de Frank Locascio se dégrade rapidement, avec une suspicion d'une masse cancéreuse au niveau de la poitrine, qui pourrait s’aggraver si ce dernier contracter le coronavirus très présent dans les prisons fédérales.

Lire la suite

DANS LA FAMILLE LUCCHESE JE DEMANDE LES FRÈRES CASTELLE

20 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Condamné l’année dernière à six années de prison pour racket et jeux illégaux, le Capitaine de la famille Lucchese, Eugene « Boopsie » Castelle avait été libéré le mois dernier et confiné à domicile en attendant son procès en appel. Cette décision assez surprenante de libérer un mafieux aussi influent qu’Eugene Castelle, avait été justifiée par un juge fédéral qui préconisait le maintien à domicile d’Eugène Castelle, afin que ce dernier, qui venait d’être hospitalisé pour une pneumonie, évite d’attraper le coronavirus très présent dans les prisons fédérales. Mais malheureusement pour le Capitaine de la famille Lucchese, après une quarantaine de quatorze jours respectée à domicile, Eugene Castelle a été testé positif au coronavirus, le juge fédéral a alors ordonné que les agents de probation, qui suivent Eugene Castelle pendant sa détention à l'extérieur des murs de la prison, soient testés eux aussi, afin d’éviter une propagation du virus à Staten-Island, lieu ou réside actuellement le Capitaine de la famille Lucchese. Quelques semaines plus tard, un nouveau test fut pratiqué sur Eugene Castelle et le résultat fut négatif, le Capitaine de la famille Lucchese était désormais guéri et l’installation du dispositif électronique à son domicile, jusque là reportée, fut alors établie par les agents de probation. Aujourd’hui en pleine forme, Eugene Castelle peut alors préparer sereinement, avec ses avocats, la date de son procès en appel n'a pas encore été fixée. Le frère d’Eugene Castelle, John « Big John » Castellucci Aka John Castelle, un Acting Capo dans la famille Lucchese, à quant-à lui moins de chance. Incarcéré lui aussi après avoir été condamné à près de trois ans de prison pour racket, sa demande de libération sous caution, pour raison médicale, a été, contrairement à son frère, rejetée par un juge fédéral. Le même magistrat a justifié sa décision par le fait que John Castellucci serait impliquait dans une arnaque orchestrée alors qu’il était incarcéré, même en détention, le mafieux continue à faire parler de lui. L’Acting Capo de la famille Lucchese a joué sur une petite faille du bureau des prisons, le BOP, qui permet à certains détenus de voir leur peine réduite d’au moins un an, s’ils suivent un programme contre les abus de drogue et d’alcool. Généralement ce programme est destiné aux personnes dépendantes, mais John Castellucci aurait soudoyé un personnel de la prison, toujours non identifié, afin de le faire rentrer dans ce programme et le cataloguait comme un « toxicomane », alors que John Castellucci ne souffre d’aucune dépendance particulière. Le juge fédéral en charge de cette affaire a demandé au directeur de la prison fédérale de Fort Dix dans l’État du New-Jersey, lieu ou est incarcéré actuellement John Castellucci, d’enquêter et de lui fournir un rapport complet sur cette arnaque. Si les faits sont avérés, la date de sortie de John Castellucci pourrait être repoussée de plusieurs mois.

Lire la suite

VEILLÉE FUNÈBRE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE GAMBINO EN PLEINE ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS

13 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Alphonse Truccio
Alphonse Truccio

Alors même si Frank Roccaforte n’était qu’un Associé de la Cosa Nostra, son enterrement a suscité un vif intérêt dans les rangs de la famille Gambino, dont la plupart de ses membres sont venus rendre un dernier hommage à l’un des leurs, décédé prématurément à l’âge de trente neuf ans. Les Roccaforte dans la famille Gambino, ce ne sont pas n’importe qui. Michael, l’ainé, a été pendant longtemps un Soldat dans l’équipe de Ronald « Ronnie » Trucchio avant de devenir un Acting Capo au début des années 2010. Un enterrement en pleine épidémie de coronavirus, dans une ville aussi touchée que New-York est problématique et même très encadré. Comme en France, les enterrements sont limités à un nombre de personnes très limités, le plus souvent des proches du défunt, mais pour les Gambino, respectaient les règles, ne fait pas forcément partis de leurs habitudes. Pour le pasteur Colamaria, qui avoue sans crainte de représailles de la justice, que pendant le confinement, il a effectué des messes sur le parking situé à proximité de son église, l’enterrement de Frank Roccaforte devait se dérouler comme n’importe quel individu. Pour ce dernier, la famille Roccaforte est une famille « sympathique » et malgré des liens supposés avec le crime organisé, ne pas célébrer un enterrement pour une famille pratiquante, aurait été un « scandale public notable ». Le pasteur Calamaria sait que cette cérémonie était particulière, que plusieurs des individus présents étaient des Associés ou des membres de la Cosa Nostra, ce qui ne l’empêcha pas de placer quelques « petites blagues » bien placés sur les personnes présentes. Pendant la cérémonie, le pasteur Roccaforte déclara que « ce jour », il était lui aussi un « homme fait », mais un « homme fait » dans un autre domaine, en raison de sa foi envers la religion catholique. Les mafieux présents acceptèrent ce genre de remarque sans broncher, en pleine épidémie de coronavirus, il était difficile d’intervenir. Tirés à quatre épingles, lunettes de soleil, avec un masque couvrant leur visage la protection était de mise pour les Gambino. Les Roccaforte étaient proche des Gotti et c’est tout naturellement que pendant cette « messe clandestine », Caesar Gurino, un Soldat de la famille Gambino et vieil ami de John Gotti, ainsi que Gene Gotti et Thomas « Tommy Sneakers » Cacciopoli firent acte de présence. Les premiers délits de Frank Roccaforte remontent au début des années 2000, avant de faire la une des médias Américains après une vague d’arrestations orchestrée par le FBI sur les familles de la Cosa Nostra, en particulier chez les Gambino. A cette époque, Frank Roccaforte, accompagné de son frère Michael et du Capitaine Alphonse Trucchio, ont été inculpés de racket, trafic de drogue, jeux de hasard et voies de fait. Après un accord de plaidoyer, Frank Roccaforte purgera près de quatre années dans un pénitencier fédéral, ces années d’incarcération lui seront bénéfiques et lui permettront de décrocher totalement à l’usage de plusieurs produits stupéfiants et l’alcool. Avec un pédigrée criminel aussi large, on pourrait se demander pourquoi Frank Roccaforte n’a pas été un membre intronisé de la famille Gambino, en réalité, ce dernier n’a jamais voulu suivre les traces de son frère, Michael. Dans un enregistrement effectué quelques mois après sa sortie de prison, il avait déclaré à un individu non identifié : « Il y a des avantages et des inconvénients à être un membre intronisé » mais qu’en ce moment, il ne « voulait pas » faire « partie de la foule ». A une époque pas si lointaine, ce genre de remarque aurait pu entrainer une condamnation à mort, de nos jours, refuser de devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra est devenu une chose courante dans n’importes quelles familles mafieuses.  

Lire la suite

MICHAEL PERSICO LIBÉRÉ DE PRISON

13 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Persico
Michael Persico

Après une condamnation à cinq années de prison pour prêt usuraire, Michael Persico, fils de l’ancien Parrain de la famille Colombo, Carmine « The Snake » Persico, a quitté un pénitencier fédéral, quelques jours après la sortie de prison de son cousin Théodore Persico. Alors qu’à sa libération, Théodore Persico retourna dans son domicile familial de Brooklyn, Michael Persico a décidé quant-à lui, d’aller se « ressourcer » dans le comté d’Ulster, au Nord de New-York. L’endroit choisi par Michael Persico ne laisse rien au hasard. Après son inculpation, Michael Persico avait entamé une longue procédure avec le gouvernement fédéral et la communauté d’Ulster s’était fortement mobilisé en envoyant des messages de soutient au juge fédéral, lui demandant la clémence lors de son verdict. Alors ce changement de domiciliation entre les deux cousins peut-il indiquer une éventuelle lute de pouvoir dans le contrôle de la famille Colombo ?, rien à ce jour peut indiquer un conflit entre les deux hommes, mais une chose est certaine, Michael Persico, de sa cellule, à préparer son retour. En effet, alors qu’il était incarcéré dans le pénitencier fédéral d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, Michael Persico acta la vente de différents établissements, qu’il gérait légalement avant son incarcération. La première, fut la vente de son entreprise de limousines, basée à Brooklyn, qu’il détenait avec une autre personne, pour près d’un million de dollars. Par la suite, il vendit sa maison, toujours à Brooklyn, mais aussi plusieurs bâtiments, des appartements et des bureaux, qu’il détenait en copropriété, lui rapportant plusieurs millions de dollars. Avant d’être libéré de la prison d’Allenwood, Michael Persico demanda au bureau des probations la possibilité de pouvoir purger ses trois années de surveillance, imposées par la justice Américaine, dans une petite ville du comté d’Ulster, une demande qui fut acceptée. Contrairement à Théodore Persico qui passa plusieurs semaines dans une maison de transition de New-York, Michael Persico évita cette étape obligatoire pour tous prisonniers fédéraux, mais l’épidémie de coronavirus bouscula un peu les choses. En effet, certains cas de covid ont été détectés dans des maisons de transition et pour éviter une contamination, Michael Persico fut confiné d’office à domicile. A ce jour et en attente de connaître le nouveau Parrain de la famille Colombo, Andrew « Andy Mush » Russo est toujours considéré par les autorités fédérales, comme le gérant des affaires courantes de part son statut d’Acting Boss.

Lire la suite

DEMANDE DE LIBÉRATION REJETÉE POUR L'ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO

31 Mai 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Thomas Gioeli
Thomas Gioeli

Avec une date de sortie prévue en Septembre 2024, l’ancien Acting Boss de la famille Colombo, Thomas « Tommy Shots » Gioeli, n’en fini pas de faire parler de lui. Condamné à dix huit ans pour racket et conspiration de meurtre, Thomas Gioeli essaye par tous les moyens possibles d’intenter des procès, soit pour réclamer des millions de dollars au gouvernement, soit afin de sortir de prison pour des raisons de santé. La première affaire s’était déroulée après que Thomas Gieoli chuta lourdement, alors qu’il était en train de jouer à une partie de ping-pong avec d'autres détenus, dans une salle de détente, à proximité des douches du Métropolitan Center. Après des mois de procédure, Thomas Gioeli fut débouté lors d’une audience présidée par la juge fédérale Kiyo Matsumoto, qui jugea que l’ancien Acting Boss de la famille Colombo était seul responsable de sa chute, qui lui couta tout de même plusieurs semaines d’hospitalisation, pour au final, voire l’ancien Acting Boss gagner au civil. Etrangeté du système judiciaire Américain, mais logique dans le sens ou aux Etats-Unis les procédures pénales et civils sont indépendantes l’une de l’autre. Mais malgré cette victoire en demi-teinte, Thomas Gieoli n’avait pas perdu toutes ses facultés et continua, par le biais de son avocat, à faire des demandes de libération, en pleine épidémie de coronavirus et dans une période ou les procédures pénales venant de membres de la Cosa Nostra s’enchainent toutes les semaines. Incarcéré dans la prison fédérale de Danbury dans l’État du Connecticut, Thomas Gioeli est apeuré de voir sa santé se détériorer davantage en cas d’infection au coronavirus. Jouant sur des problèmes médicaux communs à des personnes de son âge, l’avocat de la défense insiste que son client bénéficierait d’une meilleure couverture médicale, si ce dernier pouvait terminer sa peine confinée à domicile et même si Thomas Gieoli n’est éligible à une libération que dans quatre ans. Mais pour le juge en fédéral en charge de ce dossier, sa décision fut claire et rapide. Pour le magistrat Américain, Thomas Gioeli a fait « preuve d’un mépris insensé de la vie humaine et ne mérite aucune compassion ou de compréhension » pour ses problèmes médiaux. Thomas Gioeli souffre, en plus de sa blessure aux genoux, de diabète et de problème cardiaques, des problèmes déjà présents quand Thomas Gioeli était en liberté et qui ne lui ont pas empêché de commettre une multitude de délits pour le compte de la famille Colombo. Et sur cette argument que le juge fédéral continua à justifer sa décision, déclarant que malgré le fait que Thomas Gioeli ne fut pas reconnu coupable de meurtre, « les preuves » sur son implication dans différents assassinats orchestrés par la famille Colombo, « étaient détaillés, macabres et qui ne laissent aucun doute sur son implication ».

Lire la suite

UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE LIBÉRÉ DE PRISON APRÈS VINGT HUIT ANS DERRIÈRE LES BARREAUX

15 Mai 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Spinelli
Michael Spinelli

Après vingt huit années passées derrière les barreaux, le Soldat de la famille Lucchese, Michael « Baldy Mike » Spinelli va sortir de prison. C’est une décision assez surprenante qu’a pu rendre un juge fédéral de New-York, le même qui l’avait condamné vingt huit ans plus tôt. A cette époque, le magistrat avait fustigé le comportement de Michael Spinelli, déclarant un « acte d’une lâcheté impensable », stipulant que ce dernier avait « enfreint l’une des règles de la Cosa Nostra », en essayant de tuer une femme innocente. Pour essayer d’être intronisé dans la famille Lucchese, Michael Spinelli était prêt à tout et même d’accepter l’invraisemblable, assassiner la sœur de Peter Chiodo, un Capitaine soupçonné par Vittorio Amuso et Anthony Casso de collaborer, à tord, avec les autorités. Heureusement pour Patricia Capozzalo, cette équipe de bras cassée ne la blessera que très légèrement et malgré ce contrat raté, Michael Spinelli sera intronisé par la suite dans les toilettes du Métropolitan Center, une initiation à la hauteur de son statut, un personnage méprisant. Mais après avoir vadrouillé dans diverses prisons fédérales Michael Spinelli a changé, il a tourné le dos à sa vie dans la Cosa Nostra et s’est reconverti comme un professeur de yoga respecté, aidant les prisonniers fédéraux dans leur quête de rédemption. Mais ce changement d’attitude vaut-il une libération anticipée pour un crime aussi infamant ? pour le juge fédéral, la réponse est oui. La libération du Soldat de la famille Lucchese est possible en raison des efforts fournis par Michael Spinelli pour essayer de se faire pardonner auprès des autorités, mais aussi avec les risques actuels liés au Coronavirus. Actuellement et encore plus dans l’État de New-York, les demandes de libération sous caution de membres de la Cosa Nostra se multiplient et celle effectuée par Michael Spinelli ne laisse rien au hasard et pourtant. Pourtant, lors de son procès pour meurtre, le Soldat de la famille Lucchese avait été défendu par un avocat commis d’office, qui ne portait aucun espoir sur une éventuelle rédemption de son client après sa condamnation. Mais malgré l’incarcération, l’avocat resta en contact avec le Soldat de la famille Lucchese et s’aperçu, au fil des années, que Michael Spinelli avait changé, un changement radical qui finira par se traduire par un respect mutuel entre les deux hommes. Selon son avocat, Michael Spinelli est loin d’avoir l’état d’esprit des criminels qu’il peut défendre habituellement, des membres de la Cosa Nostra, mais aussi des criminels à « cols blancs », qui ont tendance à se moquer des autorités fédérales, pour lui, Michael Spinelli a définitivement tourné la page de son passé criminel : « Michael Spinelli n’a jamais dit du mal aux personnels de la prison, ni aux agents du FBI ou même les procureurs qui ont enquêté sur lui » déclara son avocat. Alors comment Michael Spinelli a pu être un personnage aussi détestable pendant son parcours dans la famille Lucchese et être considéré comme un personnage référent dans le milieu carcéral ?. Pour l’avocat de la défense, il faut comparer le comportement actuel de son client avec celui de Frank Gioia Jr, un ancien Soldat de la famille Lucchese qui avait témoigné dans le procès de Baldy Mike. Après avoir aidé le gouvernement, Frank Gioia Jr avait vu sa peine commuée et il fut intégrée avec sa famille en Arizona, sous une nouvelle identité. Sous le programme de protection des mois, Frank Gioia aura extorqué pendant des années des chefs d’entreprise et sera arrêté par les autorités fédérales. Michael Spinelli est désormais loin de tout cela et selon son avocat et après pratiquement trente années derrière les barreaux, son client est devenu « un vieil homme », qui voudrait aider la communauté à l’extérieur des murs de la prison.

Lire la suite

L'ANCIEN CONSIGLIERE DE LA OUTFIT EST DÉCÉDÉ

8 Mai 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Marco D'Amico
Marco D'Amico

Pendant des années, Marco D’Amico, identifié comme le Consigliere de la Outfit, a été photographié par les services du gouvernement avec un air hagard, déconnecté de la réalité, laissant supposer que Marco D’Amico avait l’air d’une personne normale, un citoyen lambda, vivant dans une ville où le crime organisé prend une place importante. Né en 1936, Marco D’Amico est décédé il y a un peu plus de deux semaines, à l’âge de quatre vingt quatre ans de cause naturelle, laissant derrière lui une part non négligeable de l’histoire de la Outfit de Chicago. Chaque membre de la Cosa Nostra à un surnom et celui de Marco D’Amico ne laissait rien au hasard. The Mover, était une référence apparente à sa faculté à pouvoir percevoir de l’argent dans des situations compliquées, à extorquer des individus avec des prêts exorbitants ou encore de convaincre des chefs d’entreprise de payer leur tribut à la famille avant que cela dégénère. Opérant depuis Elmwood Park, Marco D’Amico restera un personnage étrange, loin des clichés que nous pouvons avoir sur les mafieux de la Outfit, une organisation reconnue pour son goût prononcé pour la violence. Une anecdote caractérise bien le caractère de Marco D’Amico, elle se déroula en 1983, ce dernier alors âgé de quarante sept ans, travaillait alors depuis des années pour la famille mafieuse. Ce soir là, Marco D’Amico fut contrôlé par les services de police de Chicago. A bord de son véhicule, Marco D’Amico demanda au policier : « Vous savez qui je suis ? ». Le policier répondit négativement, tout en rétorquant qu’il se souciait peu de l’influence des personnes qu’il pouvait contrôler. Face à cette réponse, Marco D’Amico, sous l’emprise de l’alcool, lui mordit le doigt et terminera en garde à vue, sans pour autant être inquiété par la suite par les autorités. Marco D’Amico était un proche de John DiFronzo, Parrain de la Outfit pendant près de dix huit ans avant son décès en 2018. Avec John DiFronzo, Marco D’Amico gravit un à un les échelons de la Outfit, jusqu’à en devenir le Consigliere à la fin des années 2000. Les deux hommes étaient souvent en contact et déjeunaient régulièrement ensemble dans un petit restaurant de banlieue, histoire de parler affaires et résoudre les conflits dans la famille. Avec le temps, les responsabilités augmentèrent jusqu'à devenir à la fin des années 2000, le Consigliere de la Outfit. Mais malgré sa posture au sein de cette organisation, Marco D’Amico n’évita pas les problèmes avec la justice. En 1994, il sera inculpé de vol qualifié, racket et bookmaking. Après un procès qui durera plusieurs semaines, Marco D’Amico essayera de narguer les procureurs en leur demandant de prouver son appartenance à la Outfit de Chicago. Face aux nombreux repentis prêts à venir témoigner contre lui, Marco D’Amico fera machine arrière, plaidera coupable et sera condamné à douze ans dans une prison fédérale, une peine qu’il purgera sans broncher avant d’être libéré en 2005. Après le retrait de John DiFronzo et l’arrivée de Salvatore DeLaurentis à la tête de la famille, Marco D’Amico gardera ses galons de Consigliere, il continuera alors à assister à des réunions avec les Capitaines de la famille jusqu'à la mi-2010. A cette date, Salvatore DeLaurentis essaya de réorganiser la famille avec l’aide d’Albert « Albie The Falcon » Vena, son nouvel Acting Boss, ce dernier décidera alors de confier les fonctions de Consigliere à un mafieux de la vielle école, James « Joe The Builder » Andriarchi.

Lire la suite

A NEW-YORK LES JUGES FÉDÉRAUX TRAITENT DES NOUVELLES DEMANDES DE LIBÉRATION DE MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

2 Mai 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Colombo

Eugene Onofrio
Eugene Onofrio

Vous vous rappelez de l’opération East Coast ? Lancée en grande pompe par les autorités fédérales en Août 2016, elle avait été vue, à cette époque, par les médias Américains, comme un séisme pour les familles de la Cosa Nostra, pour au final, se terminer par des acquittements ou des accords de plaidoyer assez avantageux pour les mafieux inculpés. Après l’acquittement de Joseph Merlino, la dernière personne condamnée fut un Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio, qui acceptera de purger une peine de deux années de prison après avoir plaidé coupable de prêt usuraire et de trafic de cigarettes. Mais avec l’épidémie de coronavirus, la plupart des membres de la Cosa Nostra incarcérés ont demandé à leur avocat de plaider leur cause dans des tribunaux fédéraux, afin d’avoir une possibilité de terminer leur peine de prison, confiner à domicile. En ce moment, les demandes de libération sont de plus en plus fréquentes et les juges traitent les dossiers au cas par cas et selon des critères bien spécifiques. Ce que nous avons constaté depuis quelques semaines et que la plupart des mafieux libérés, ont soit contracté le virus, soit, ont des pathologies pouvant entrainer des complications en cas de contamination. Depuis quelques mois, Eugene Onofrio est incarcéré, mais détenu dans la partie médicale de la prison. Pour son avocat, le maintient en détention de son client serait dramatique au vu des cas de coronavirus détectés dans la population carcérale. Le problème pour la défense est que lors d’une audience, le juge fédéral a « recommandé » que le gangster soit libéré, sans

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

acté sa décision, laissant à la propre appréciation du BOP (Le Bureau fédéral des prison), qui n’a pas d’autorité sur ce sujet. Face à cette décision assez curieuse, le BOP commença à placer Eugene Onofrio à l’isolement, pour le protéger des autres détenus et ainsi qu'il puisse continuer son incarcération en toute sécurité. Au final et après une nouvelle demande de l’avocat de la défense, demandant des précisions complémentaires sur le jugement, le juge fédéral acta une sortie au 23 Avril, alors que sa date de sortie était initiallement prévue au 4 Octobre. Autres familles, autres spécificités. Alors qu’en début de mois le Soldat de la famille Colombo, Daniel Capaldo, avait vu sa demande de libération sous caution acceptée par un juge fédéral, ses collègues mafieux de la famille Colombo n’ont pas eu cette chance. Joseph Amato, Thomas Scorcia et Vito DiFalco ainsi que le Soldat de la famille Lucchese, Joseph Venice ont reçu une fin de non recevoir de la part d’un juge fédéral. Autre cas, toujours chez les Genovese. Ralph Santaniello est un Soldat basé à Spingfield dans l’État du Massachussetts. Inculpé lui aussi dans l’affaire East Coast, Ralph Santaniello avait décidé de plaider coupable de prêt usuraire et de bookmaking avant d'être condamné à près de trois années de prison. Aujourd’hui incarcéré dans la prison de Loretto, une prison fédérale à faible sécurité basée dans l'État de la Pennsylvanie, Ralph Santaniello à une date de sortie programmée en Novembre prochain. Comme la plupart des mafieux incarcérés, une demande de libération sous caution a été effectuée par son avocat afin qu’il puisse terminer sa peine à domicile. Ralph Santaniello ne souffre pas de problèmes médicaux particulier, le motif de sa demande était de pouvoir sortir de prison plus tôt afin s’occuper de sa fille, gravement malade et susceptible d’attraper le coronavirus, même si rien à ce jour n’indiquait qu’elle avait attrapé ce virus. Après quelques jours de réflexion, le juge fédéral décida de rejeter la requête portée par l’avocat de Ralph Santaniello. Il se libérable le 06 Novembre prochain.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>