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VERS DE NOUVELLES INCULPATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE ?

23 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Les enquêtes sur des membres de la Cosa Nostra sont souvent très longues. Des années de procédure avant d’arriver à des inculpations sans certitude d'un résultat positif lors du procès. Les enquêtes se font généralement grâce aux agents de terrain, mais depuis des années, la surveillance des familles de la Cosa Nostra n’est plus tellement la priorité du gouvernement fédéral. Terrorisme oblige, les équipes dédiées à ce type de criminalité ont fusionné. Alors qu’a une époque, près de 350 agents étaient sur le terrain à surveiller les moindres faits et gestes des cinq familles New-Yorkaise, désormais près de 75% des effectifs ont été transférés vers d’autre services. Alors comment fait actuellement le gouvernement fédéral pour monter des dossiers sur des familles mafieuses ?. En réalité, elle se base toujours sur ses agents, forcement, mais aussi de plus en plus sur le témoignage de repentis, des membres de la Cosa Nostra qui ont décidé de collaborer. Alors certains de ces témoignages sont à prendre avec beaucoup de précaution, sachant que la plupart sont prêts à inventer des histoires dans le seul but d’éviter la prison. Certains repentis sont jugés plus crédibles que d’autres, plus intelligents, plus à même d’aider le gouvernement fédéral dans leur lutte contre le crime organisé. Prenons l’exemple de John Pennisi, un Soldat de la famille Lucchese qui a témoigné dans le procès de Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio l’année dernière. Il y a quelques années, personne au sein du FBI le connaissait. Des Soldats dans une famille de la Cosa Nostra il y en a plusieurs dizaines, certains se font plus remarquer que d’autre, mais John Pennisi avait la particularité de rester sous le radar du FBI, tout en exerçant une position de choix au sein de la famille Lucchese. Son témoignage fut édifiant. Lors du procès, il raconta en détail les conflits qui s'opéraient au sein de la famille Lucchese, dans ses factions éparpillées dans tout New-York et dans le New-Jersey, jusqu'à sa direction. Quand en 2017, Steven Crea et Matthew Madonna furent arrêtés dans une opération de grande envergure, tout le monde pensait (moi le premier) que les deux inculpés occupés respectivement les postes d’Underboss et Acting Boss, mais en réalité, lors de leurs arrestations, Steven Crea et Matthew Madonna avaient déjà été rétrogradés. De sa cellule, Vittorio « Vic » Amuso, qui est toujours le Parrain en exercice, avait décidé de « dépouiller » la faction du Bronx de toutes responsabilités, donnant ainsi la gérance des Lucchese aux factions de Brooklyn et de Staten-Island. En plein procès John Pennisi, calmement, il nomma alors la nouvelle direction : Matthew Madonna fut remplacé par Michael « Big Mike » DeSantis, Steven Crea fut remplacé par Patrick « Patty » Dellorusso, alors que Joseph DiNapoli sera remplacé par Andrew Simone au poste de Consigliere. En réalité, le FBI était au courant de ces changements au sein des Lucchese au cours de l’année 2017, le témoignage de John Pennisi ne fit que confirmer leurs soupçons, mais il prouva par ailleurs que son témoignage de l’ancien Soldat de la famille Lucchese pouvait leur servir et être très important pour la suite.

Michael DeSantis
Michael DeSantis

Pour la suite ? car depuis près de deux ans, les procureurs fédéraux ont commencé à monter un dossier RICO contre Michael DeSantis et Patrick Dellorusso, une enquête qui a été ralenti avec la pandémie de coronavirus. Mais alors que John Pennisi aurait pu sembler comme l’un des « témoins phare » dans cette future affaire, ce dernier a rendu furieux le FBI ainsi que les procureurs fédéraux après l’ouverture d’un blog racontant ses histoires passées dans la Cosa Nostra. Actuellement sous protection fédérale, en attendant une éventuelle condamnation, John Pennisi se défend de toute malveillance, prétextant seulement que ses publications lui servent de « thérapie » afin de devenir un citoyen plus respectueux des lois. Un exutoire quand même, qui lui permet d’égratigner certain de ses anciens amis et en particulier Patrick Dellorusso. John Pennisi n’a sans doute toujours pas digéré comment l’actuel Underboss a comploté avec d’autres personnes, afin de lancer un contrat contre lui. Dans la Cosa Nostra on dit toujours que c’est souvent ton « meilleur ami » qui viendra frapper à ta porte pour effectuer le sale boulot, l’amitié n’existe pas, seul le business compte. Pour John Pennisi, le mot « amitié » ne fait pas parti du vocabulaire de Patrick Dellorusso et il raconta comment ce dernier a intronisé dans la famille Lucchese un « ami » d’enfance, un ancien vendeur de portes, devenu l’un de ses Associés. Selon John Pennisi, Patrick Delorrusso était agacé de son comportement, de son côté « pleurnichard », qui pendant une soirée s’était plaint, devant plusieurs personnes, qu’un Soldat de la Famille Gambino était passé devant lui sans lui dire au revoir, un comportant qui lui aura valu, selon John Pennisi, une humiliation en public. Des anecdotes sur la famille Lucchese, John Pennisi en connaît des tonnes, des informations sur la nouvelle direction, encore plus et c’est ce qui chagrine actuellement le gouvernement fédéral, ils ont peur que John Pennisi ne dévoile trop de chose les concernant sur son blog. Pendant sa collaboration, l’ancien Soldat de la famille Lucchese a témoigné contre Steven Crea et Matthew Madonna, permettant leur condamnation, mais il a aussi donné des informations confidentielles aux procureurs fédéraux sur Michael DeSantis et Patrick Delorrusso leur permettant d’avancer sur un futur dossier d’inculpation. Pendant le procès, John Pennisi contre Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio, John Pennisi avait très rapidement parlé de Michael DeSantis et Patrick Delorrusso, précisant que ces derniers étaient « prêts », avec l’accord de Vittorio Amuso, d’assassiner certains membres de la faction du Bronx si ils refusaient de laisser leur place.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 2

23 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Le problème de Thomas DeSimone, c’était son tempérament sulfureux, prêt à tuer n’importe qui sur un coup de colère. Une fois énervé, il pouvait devenir incontrôlable. Pendant toutes ces années à travailler pour la famille Lucchese, Thomas DeSimone tua à plusieurs reprises, souvent sans autorisation préalable de la famille. Assassiner une personne sans l'accord de son supérieur, pouvait entrainer des conséquences importantes sur la famille Lucchese, mais aussi entre les familles New-Yorkaise. Cela pouvait aussi poser des problèmes sur la vie de Thomas DeSimone, ce qui le mena finalement à sa perte. Un soir, alors que Thomas DeSimone jouait aux cartes avec ses collègues mafieux, dont Vincent Asaro, un membre de la famille Bonanno, un jeune Associé de la mafia dénommé Michael « Spider » Gianco (Interprété par Michael Impérioli) fut pris en grippe par Thomas DeSimone. Ce dernier lui reprochait de ne pas servir les verres assez rapidement et qu’il ne voulait pas danser pour amuser la gallérie. Sur un coup de colère, surement agacé d’être toujours pris pour cible et surtout énervé d’être humilié devant les Affranchis qui rigolaient de vive voix, Michael Gianco rétorqua à Thomas DeSimone d’aller « se faire foutre ». Surpris de se faire manquer de respect de la sorte et surtout devant ses amis, il fallut attendre plusieurs secondes avant que Thomas DeSimone ne puisse sortir son arme et de l’abattre à bout portant. C’était son tempérament, il démarrait au quart de tour et ne réfléchissait surement pas aux conséquences de ses actes. Mais l’assassinat qui signa sans nul doute son arrêt de mort fut celui de William « Billy Batts » DeVino.

Initié dans la famille Gambino en 1961, William DeVino était devenu un Soldat dans l’équipe du célèbre Capitaine, Carmine Fatico. En 1964, pendant une transaction liée aux stupéfiants, le Soldat de la famille Gambino se fit arrêter par les fédéraux et par la suite condamné à six années de prison, qu’il purgea au pénitencier fédéral de Danbury et même si Danbury est considéré par la plupart des mafieux comme une sorte de « country club », William DeVino avait fait son « temps », il méritait le respect, mais pas pour tout le monde. Pendant son incarcération James Burke et Thomas DeSimone en profitèrent pour reprendre, sans l’autorisation de la famille Gambino, ses activités d’usurier. En 1970, William DeVino célébra sa sortie dans le bar dénommé The Suite, contrôlé par James Burke et les mafieux de la famille Lucchese. Généralement, quand un Affranchi sort de prison, il est accueillit comme « un roi » par les autres membres de sa famille. Nourritures, boissons et femmes sont généralement de rigueur pour que ce dernier puisse passer une bonne soirée. Mais ce soir là, il y avait Thomas DeSimone et les anecdotes entre les deux hommes allèrent bon train. William DeVino se moqua à plusieurs reprises de l’Associé de la famille Lucchese pour son passé de « cireur de chaussures » quand il était un simple adolescent. Thomas DeSimone prenait sur lui, lui simple Associé, il ne pouvait ni être malhonnête ou pire encore frapper sur un membre initié de la Cosa Nostra,  sous peine de mort. Mais ce soir là, Thomas DeSimone n’était plus le même, il accumulait les railleries de William DeVino, il allait bientôt exploser. En plus des provocations subies par le Soldat de la famille Gambino, il devait aussi subir les reproches faites par ce dernier, qui accusait les deux Associés de la famille Lucchese d’avoir reprit ses activités d’usurier pendant son absence, il voulait que James Burke et Thomas DeSimone lui rendent des comptes. A la fermeture du bar, Thomas DeSimone passa à l'acte et commença avec l’aide de James Burke à frapper à mort avec son pistolet William DeVino avant de se débarrasser du corps dans un terrain vague. La famille Gambino ne soupçonna pas tout de suite l’Associé de la famille Lucchese, mais elle le surveilla de près, elle savait que William DeVino avait passé sa dernière soirée dans un repère des Lucchese et à un moment ou un autre, quelqu’un devra rendre des comptes.

Paul Vario (au centre)
Paul Vario (au centre)

En 1974, Thomas DeSimone sortait avec la sœur de Ronald « Foxy » Jerothe, un Associé de la famille Gambino et proche collaborateur de John Gotti  De sa nature violente, Thomas DeSimone avait l’habitude de frapper sa femme, ce qui énerva profondément Ronald Jerothe, qui n’hésita pas à menacer de mort l’Associé de la famille Lucchese. En entendant les menaces à son encontre, Thomas DeSimone se précipita à l’appartement de Ronald Jerothe pour demander des explications. En arrivant à son domicile, l’Associé de la famille Gambino le frappa au visage. Thomas DeSimone sorti alors son arme et lui tira à trois reprises dans la tête. Les tensions entre John Gotti et Paul Vario étaient à son paroxysme et elle s’accentuèrent quand Paul Vario proposa à Thomas DeSimone de venir un membre à part entière de la Cosa Nostra. John Gotti demanda des comptes au Capitaine des Lucchese, lui rappelant les doutes sur les assassinats de William DeVino et de Ronald Jerothe. John Gotti rappela à Paul Vario qu’il ne faisait plus aucun doute que Thomas DeSimone avait transgressé à plusieurs reprises les règles de la Cosa Nostra et lui demanda son feux vert pour exécuter le contrat. Paul Vario ne pouvait plus « couvrir » les agissements de Thomas DeSimone, de plus il n’était qu’un « simple » Associé et malgré sa réputation de tueur, Thomas DeSimone avait fait enrager Paul Vario, quand il apprit qu'il avait tenté de « violer » la femme d’Henry Hill quand ce dernier était incarcéré (Paul Vario aurait aussi eu une liaison avec Kareen Hill). Certaines sources disaient que le meurtrier de Thomas DeSimone était Thomas « Tommy A » Aggro, un Soldat de la famille Gambino, un tueur à gages de surcroit, qui adorait tabasser les gens et qui avait déjà assassiné l’un des frères de Thomas DeSimone. En réalité, John Gotti aurait participé lui-même à cet assassinat. Une nuit, l'Associé de la famille Lucchese fut appelé, c’était le grand soir, il allait enfin devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra. L’intronisation devait avoir lieu dans un restaurant Italien basé dans le Bronx. En arrivant sur les lieux, Thomas DeSimone fut accueillit par plusieurs individus tous âgés, qui étaient assis autour d’une table. La salle était assez obscure et seule quelques bougies éclairaient la pièce. Thomas DeSimone fut surpris de voir John Gotti présent, lui membre de la famille Gambino alors qu’il devait être initié dans la famille Lucchese, mais la joie de devenir un Affranchir fut plus forte que tout et ce dernier alla s’assoir à la table. Quand il fut assis, John Gotti aurait sortit un pistolet muni d’un silencieux et tira à trois reprises à l’arrière du crane de Thomas De Simone, il venait de « payer sa dette » à la famille Gambino.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 1

20 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Thomas DeSimone
Thomas DeSimone

Thomas DeSimone (voir photo) était un Associé de la famille Lucchese, connu pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le célèbre film de Martin Scorsese, Les Affranchis. Dans ce film, Tommy DeSimone est renommé en Tommy DeVito, mais le caractère du personnage est très bien retranscrit, car en réalité, Tommy DeSimone était un criminel endurci, connu des autorités pour de nombreux délits et soupçonné dans plusieurs meurtres. Petit-fils de Rosario Simone ancien membre de la famille (défunte) de Los Angeles, Tommy DeSimone, s’affilia plutôt aux familles de la côte-Est et en particulier à la famille Lucchese, dont il fut un proche collaborateur du célèbre Associé James Burke (Interprété par Robert DeNiro) et du Capitaine Paul Vario (Interprété par Paul Cicero). Thomas DeSimone avait deux frères, Robert DeSimone et Anthony DeSimone, tous les deux étaient des Associés de la famille Gambino (Ils seront assassinés par la suite). Contrairement à ces derniers, Thomas DeSimone commença à travailler pour les Lucchese dès 1965, il commit, d’après le FBI, son premier contrat à l’âge de dix sept ans. Assassiné en 1990, son corps ne fut jamais retrouvé et sema le doute sur les réels motifs de sa disparition. Dans le livre Wiseguy écrit par Nicholas Pillegi avec la collaboration d’Henry Hill (Interprété par Ray Liotta), un ancien Associé de la famille Lucchese qui collabora avec la justice, ce dernier révéla que Thomas DeSimone avait été assassiné par la famille Gambino pour avoir participé au meurtre du Soldat de la famille Gambino, William « Billy Batts » Bentvena dit William DeVino, mais sans plus rentrer dans les détails. En réalité dans le livre, Henry Hill ne s’attarda pas tellement sur le sort de son ancien compère, car le vrai meurtrier dans cette affaire aurait été John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino. Henry Hill connaissait en faite les vrais raisons de cet assassinat, il avait eu vent de tous les détails par un ancien Associé de la famille Gambino, rentré lui aussi dans le programme de protection des témoins, Sal Polisi, un ancien ami et confident de John Gotti. Publié en 1986, le livre Wiseguy fut un franc succès, mais il sortit pendant une période assez trouble dans la Cosa Nostra.

William « Billy Batts » Bentvena
William « Billy Batts » Bentvena

John Gotti venait d’être nommé nouveau Parrain de la famille Gambino après avoir fait assassiner Paul Castellano et Henry Hill avait peur que de révéler des détails sur le meurtre de Thomas DeSimone, mettant en cause directement John Gotti, pouvait avoir des représailles importantes sur sa vie. Petit retour en arrière. En 1978, l’aéroport JFK où eut lieu le braquage était en partie contrôlé par la famille Bonanno et le Soldat Vincent Asaro, mais aussi par la famille Gambino avec l’aide du Capitaine John Gotti. Pour que le braquage puisse se passer tranquillement, ce dernier aurait demandé près de deux cent mille dollars sur les cinq millions de dollars récoltés. Le fameux casse fut orchestré directement par la famille Lucchese et en particulier par James Burke qui était le « cerveau » dans cette affaire. L’Associé de la famille Lucchese, aurait rencontré personnellement John Gotti avec Henry Hill, dans un restaurant Italien du Queens. John Gotti promit de fournir un entrepôt ou le butin pouvait être déposé en toute sécurité, mais aussi un véhicule de l’aéroport pour que les braqueurs puissent repartir sans éveiller les soupçons des policiers. L’argent récolté par John Gotti aurait été entièrement dépensé dans les hippodromes, l’ancien Parrain de la famille Gambino dépensant généralement des centaines de milliers de dollars dans les paris sportifs et n’aurait pas redistribué un seul dollar à la hiérarchie de la famille Gambino. John Gotti commençait à cette époque à être en froid avec le Parrain de la famille Gambino, Paul Castellano. Pendant le hold-up, Tommy DeSimone s'était caché le visage avec un masque de ski, qu'il enleva quelques secondes pour s’essuyer le front, ce qui permit à un des otages de faire un portrait robot assez détaillé à la police. Cet évènement rendit furieux James Burke et Paul Vario, mais les compétences de tueurs de Tommy DeSimone étaient trop importantes pour la famille Lucchese, par contre pour les personnes liées à ce braquage, leur présence n’était plus nécessaire.

James Burke n’admettait pas de partager son argent avec des individus qui l’auraient sans doute trahi par la suite. Donner de l’argent à des membres initiés de la Cosa Nostra qui géraient l’aéroport c’était normal, à Paul Vario aussi, mais aux autres non merci. Le premier à en subir les conséquences fut Parnell « Stacks » Edwards. Son boulot consistait à conduire la camionnette dans une décharge que détenait John Gotti. Au lieu de cela, Parnell Edwards, sans doute éméchait par une soirée bien arrosée, gara la voiture à côté d’une bouche d’égout dans une rue de Brooklyn, qui sera deux jours plus tard repérés par les policiers. Identifié grâce à ses empruntes laissées dans tout le véhicule, il n’y avait plus tellement d’options possibles pour l’ancien Associé de James Burke. Se faire attraper par les policiers, se faire tuer par la famille Lucchese ou collaborer avec la justice. Parnell Edwards se cacha dans un appartement à Ozone Park. Paul Vario lança un contrat contre ce dernier et promit à Thomas DeSimone, qui n’était pas tellement d’accord au départ pour commettre cet assassinat, qu’il deviendrait un membre à part entière de la Cosa Nostra et de la famille Lucchese. Face à cette future promotion, Thomas DeSimone se présenta avec Angelo Sepe, et tira à cinq reprises sur Parnell Edwards. Le contrat fut exécuté avec succès, Thomas DeSimone allait devenir un Affranchi.

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« COUSIN EDDIE » UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Edward Garafola
Edward Garafola

Vous vous souvenez d’Edward Garafola surnommé « Cousin Eddie » dans le milieu ? Pour les autorités, il était soupçonné d’être un Soldat dans la famille Gambino, mais aussi d’avoir été l’ex beau-frère de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. C’est un peu grâce à ce dernier d’ailleurs qu’Edward Garafola se fit une place dans la famille Gambino. « Combinard », « tricheur », « comploteur », les diminutifs ne manquaient pas au sein des proches de Salvatore Gravano pour cataloguer son beau-frère. Certains le conseillant même de l’assassiner, avant qu’Edward Garafola ne lui fasse un « coup tordu », ce qui arrivera finalement. Quand au début des années 1990, Salvatore Gravano fut arrêté avec John Gotti et Frank Locascio, les trois membres de la direction de la famille Gambino furent incarcérés au Métropolitan Center de New-York. A l’intérieur, John Gotti devenait de plus en plus paranoïaque et son égo démesuré créait des tensions avec les membres de sa hiérarchie. Quelques mois plus tard, Edward Garafola rendit visite à Salvatore Gravano et très vite, le Soldat de la famille Gambino conseilla à Salvatore Gravano de coopérer avec la justice. Pour Salvatore Gravano, Edward Garafola était en mode « pleurnichard » et demanda explicitement à son beau-frère de tourner sa veste : « Tu devrais peut-être coopérer. Toi et moi on coopère, on prend nos femmes et nos gosses et on commence une autre vie », laissant Salvatore Gravano perplexe sur sa situation personnelle. Au final, ce dernier décidera de coopérer et quand il « mis au courant » Edward Garafola de sa décision, celui-ci fit machine arrière : « Vous savez, c’est comme quand on est gosses et qu’on se tient à côté de la piscine, Un, deux, trois, sautez. Ducon saute, pas lui » déclara par la suite Salvatore Gravano. Pour Edward Garafola, le retrait de Salvatore Gravano de la famille Gambino lui permettrait sans doute de reprendre une partie de son buisiness dans la construction et même si sa femme est la sœur de Salvatore Gravano, la famille c’est la famille et les Gambino passe avant toute chose. En 1999, l’ordre fut donné par John Gotti d’assassiner Salvatore Gravano repéré depuis quelques temps en Arizona avec sa famille et dans ce complot il y avait qui ? Cousin Eddie. Sa participation sera mineure, mais pour Edward Garafola participait à ce genre de contrat, cela ne le dérangeait nullement, il avait bien assassiné son cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, mais ce meurtre remontera très vite à la surface. En 2003, Edward Garafola sera arrêté et inculpé de plusieurs meurtres dont celui de son cousin et pour éviter une peine de prison à perpétuité, Edward Garafola décidera non pas de collaborer, mais de plaider coupable pour au final se prendre trente ans derrière les barreaux, à soixante neuf ans, c’était au final du pareil au même, il avait de grande chance de mourir en prison. En 2015, Edward Garafola fera une demande de libération anticipée pour des problèmes médicaux qui ne pouvaient pas être « soignés » selon lui en prison. La femme d’Edward Garafola, la sœur de Salvatore Gravano qui l’a toujours soutenu, supplia le juge afin qu’il puisse terminer sa peine chez lui, mais le magistrat rejeta fermement cette demande, Edward Garafola décèdera finalement en prison il y a quelques jours. Salvatore Gravano, qui depuis sa sortie de prison en 2017, fait le tour des médias Américains afin de parler de son expérience dans la Cosa Nostra, déclara se sentir « mal » de voir son ex beau-frère décédé comme un « animal » derrière les barreaux : « Eddie était vieux et cloué au lit, il aurait été inoffensif s’ils avaient décidé de le libéré. Je me sens mal pour sa famille, ses neveux et ma sœur » déclara t’il.

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A LA RECHERCHE DE SALVATORE GRAVANO

10 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore « The Bull » Gravano est connu du grand public pour avoir été l'Underboss du célèbre Parrain John Gotti. En 1992, pour éviter une condamnation à perpétuité, il collabora avec la justice et envoya plusieurs responsables de la famille Gambino en prison dont son ancien Boss, qui terminera sa vie dans le pénitencier fédéral de Marion dans l'État de l'Illinois. Pour avoir aidé le gouvernement Américain dans sa lutte contre le crime organisé, le Juge Léo Glasser le condamna à une peine de cinq ans derrière les barreaux, une peine de prison dérisoire, alors que Salvatore Gravano avoua pendant son témoignage avoir participé à plusieurs assassinats. A sa sortie, en 1994, il rentra avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. Mais en 1995, il quitta volontairement le programme de protection des témoins après une interview donnée à une chaine de télévision. Dans celle-ci Sammy Gravano fut très clair avec ses anciens collègues mafieux : « S'ils envoient une équipe pour m'abattre, je vais les tuer. Ils ont intérêt à ne pas me manquer car s'ils me cherchent, je vais envoyer leurs cadavres jusqu'à New-York. Je n'ai pas peur d'eux... Je ne vous ai pas demandé de venir en plein milieu de nulle part et je ne me suis pas déguisé avec une fausse barbe.... Je vais vous dire, je suis un putain de pro... Qu'ils viennent me chercher, je leur réserve quelques surprises ». En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999.

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Après la publication de son livre, Salvatore Gravano avait été exclu du programme de protection des témoins et pour les Gambino, le fait de s’afficher ouvertement, pour en plus, se faire de l’argent sur leur dos, était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Peter Gotti demanda alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. En effet le Soldat de la famille Gambino, avait travaillé dans l'équipe de Salvatore Gravano quand ce dernier occupait les fonctions de Capitaine. D'ailleurs et assez curieusement, sa femme entretenait encore des bonnes relations avec Debra Gravano, l'épouse de Salvatore Gravano, et s'appelait encore régulièrement. Pour exécuter le contrat, Peter Gotti donna près de soixante quinze mille dollars et des faux papiers d’identité et donna ses consignes : agir très rapidement et faire appel à un expert de l’électronique pour faciliter la tâche. Pour exécuter le contrat, Thomas Carbonaro prit alors avec lui, un Associé de la famille Gambino, un expert ce dommaine, dénommé de Sal « Fat Sal » Mangiavillano. Ce dernier qui travaillait depuis de nombreuses années pour les Gambino, avait aussi la particularité de pouvoir créer des bombes. Dans la Cosa Nostra, cette méthode d’assassinat n’est normalement pas acceptée, mais à cette époque, les attentats à l’explosif devenaient de plus en plus récurent, surtout dans la famille Lucchese et n’ayant aucun retour négatif de la Commission, la famille Gambino, entre autre, commençait à utiliser ce procédé. Arrivé à Phoenix en Arizona, Thomas Carbonaro commença à changer d'apparence. En effet, le Soldat de la famille Gambino savait pertinemment, de part sa carrure assez imposante, il pouvait être reconnu très rapidement par Salvatore Gravano. Il décida alors de se laisser pousser la barbe et de porter continuellement une casquette, pour le reste, cela attendra, Thomas Carbonaro avait la consigne d’exécuter le contrat le plus rapidement possible. Le but était de ne pas rester trop longtemps sur les lieux, surtout dans un endroit que Salvatore Gravano connaissait très bien. Avec l’aide de son associé, ils commencèrent leur recherche dans une bibliothèque et trouvèrent très rapidement, à leur grand étonnement, une entreprise dénommée Marathon Piscine, Inc, ou le fils et la fille de Salvatore Gravano y étaient inscrits comme Associés. Grâce à toutes ces informations, Ils repérèrent rapidement le lieu ou travaillait leur ancien collègue, mais aussi le l’endroit de résidence de sa femme Débra, il ne restait plus que pour les deux mafieux, de préparer un plan pour tuer l'ancien Underboss de la famille Gambino. La première solution était de l’abattre avec dans le ranch que tenait la femme de Sammy Gravano. C'était un endroit immense et il pensait que Salvatore Gravano habitait dans un appartement proche de chez elle pour ne pas attirer l'attention. Le problème était qu'aucun véhicule ne stationnait devant chez elle et le fait de voir la même voiture trainait dans les parages plusieurs jours de suite, pouvait être suspect. Ils se rendirent alors derrière la maison de Debra Gravano, il y avait un énorme terrain qui faisait office de petite écurie, elle et son mari adorait les chevaux. Ils purent constater qu'un petit chemin était utilisé fréquemment pour des sorties équestres, ils pourraient alors se cacher et attendre que Sammy passe à cheval pour lui tendre une embuscade. De plus, pour laisser un message, ils voulaient utiliser un fusil de chasse appartenant à Liborio « Louis » Milito, un ancien Soldat de la famille Gambino, assassiné par Salvatore Gravano en 1988, pour l’assassiner et le laisser sur place. La deuxième solution avait été de le tuer dans la pizzeria de son fils, Gerard, qui se trouvait dans un centre commercial. Ils s'y rendirent et ils purent constater que la porte menant au cuisine était toujours ouverte pour permettre au livreur de pizza de déposer sa marchandise. S'ils le voyaient, ils pourraient lui tirer dessus et partir par cette même porte. Troisième solution, il y avait aussi la possibilité de garer leur véhicule à coté de celle de Salvatore Gravano sur le parking du centre commercial et de la faire exploser une fois que celui-ci se trouverait dedans, c’est cette solution qui fut adoptée par les deux mafieux. Sal Mangiavillano avait l'expérience nécessaire pour fabriquer ce genre de bombe, il ne restait plus qu'a trouver le matériel nécessaire à sa fabrication. 

Salvatore Gravano aujourd'hui
Salvatore Gravano aujourd'hui

Le duo fit alors plusieurs voyages entre Los Angeles, la Floride et New-York pour acheter les outils à l’exécution du contrat. Le plan fut mis en attente pendant un moment, la mère de Louie Vallario le Capitaine de Thomas Carbonaro venait de décéder et ce dernier retourna à New-York assister aux funérailles. Le Soldat de la famille Gambino devait se montrer, premièrement par respect pour son supérieur, mais aussi pour se faire voir auprès du FBI. En effet, les autorités auraient pu trouver étrange qu’il n'assiste pas aux funérailles de la mère de Louie Vallario. Une date fut fixée et la veille du départ, Sal Mangiavillano roula dans New-York quand il entendit une dépêche à la radio. Salvatore Gravano, son fils Gérard, sa fille Karen et sa femme Debra étaient arrêtés en Arizona pour trafic de stupéfiants. Selon les autorités, Salvatore Gravano était à la tête d'un important réseau d'amphétamines et il s'était associé à un groupe néo-nazi pour la distribution. Il appela immédiatement Thomas Carbonaro et le plan fut annulé. L'histoire du contrat manqué contre Salvatore Gravanno fut révélée quelques mois plus tard non pas par les médias, mais par un ancien Capitaine de la famille Gambino, Michael « Mikey Scars » DiLeonardo. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, ce dernier avait rapidement décidé de collaborer avec les autorités fédérales en échange d’informations. C’est lors d’un interrogatoire avec les agents fédéraux, qu’il déclara que Peter Gotti avait tout organisé pour assassiner l’ancien homme fort de la famille Gambino. Il raconta qu’après l’arrestation de Salvatore Gravano, Peter Gotti était assez énervé d’avoir dépensé autant d’argent pour rien. De sa prison, John Gotti, fulminait encore plus, surtout qu’il s’avéra par la suite que sans le retard suite à l’enterrement de la mère de Louis Vallario, Salvatore Gravano aurait été sans nul doute assassiné. Des détails sur cette opération furent révélés par la suite par Sal Mangiavillano. L’Associé de la famille Gambino venait d’être condamné à sept années de prison pour plusieurs cambriolages, une peine qu’il accepta à la base sans broncher. Mais lors de son incarcération, le changement d’attitude de ses anciens collègues mafieux et le fait d’être inculpé par la suite de tentative de meurtre, poussa Sal Mangiavillano à collaborer. Les autorités fédérales avaient désormais assez de preuves pour inculper Peter Gotti, mais aussi Thomas Carbonaro, qui de sa cellule du Metropolitan Center, commençait à paniquer. Par le biais de son avocat, il essaye de convaincre Sal Mangiavillano de revenir sur son témoignage, mais sans succès. Avec sa collaboration, l’Associé de la famille Gambino ne serait pas inculpé de la tentative de meurtre sur Salvatore Gravano, mais terminerait à purger sa peine pour cambriolage avant d’intégrer le programme de protection des témoins. Devant le tribunal, le témoignage de Sal Mangiavillano accompagné de celui de Michael DiLeonardo eut l’effet escompté. Peter Gotti et Thomas Carbonaro furent condamnés respectivement à vingt huit ans et soixante et un an de prison. Salvatore Gravano fut condamné en 2003 à une peine de dix neuf années de prison, qu'il purgea dans la prison fédérale de Supermax dans l’État du Colorado.  Son fils Gérard fut  condamné à une peine de neuf années de prison. Quant-à sa femme Debra et sa fille Karen, elles reçurent plusieurs années de prisons avec sursis. Salvatore Gravano fut libéré de prison en Janvier 2017. A ce jour, l’ancien Underboss de la famille Gambino n’est plus protégé par le gouvernement fédéral et continue occasionnellement à dédicacer son livre et à participer à des vidéos sur dans des médias Américains en souvenir du passé.

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UNE JUGE FÉDÉRALE REFUSE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

8 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Ambrosio
John Ambrosio

Après avoir été condamné à quatre années de prison pour racket, le Soldat de la famille Gambino, John « Johnny Boy » Ambrosio essaye, comme bon nombre de mafieux incarcérés, de profiter de la crise du coronavirus pour terminer sa peine à domicile. La première demande de libération effectuée par John Ambrosio, était pour s’occuper de sa femme souffrante, sans succès. Pourtant, le Soldat de la famille Gambino avait dépeint un scénario dramatique, prétextant que son épouse souffrait de démence et que seul lui pouvait l’aider dans cette épreuve. Malheureusement pour John Ambrosio, la juge fédérale Sandra Feuerstein connaît parfaitement la personnalité du mafieux, pour l’avoir condamné deux ans plus tôt. La magistrate avait tout d’abord rejeté cette requête, prétextant que cela n’est pas un motif valable pour le libérer de prison, mais surtout, la juge avait gentiment fait la leçon au Soldat de la famille Gambino, en lui rappelant que pour toute demande de libération auprès d’un tribunal fédéral, celui-ci était dans l’obligation d’avertir le directeur de la prison ou il est incarcéré, ici à Fort Dix dans le New-Jersey. Surement vexé d’avoir été rappelé à l’ordre, John Ambrosio décida de limoger son avocat, qui pour lui, était le seul coupable de ce rejet et décida de faire appel à son ancien avocat, celui qu’il avait fait « viré » il y a deux ans, après sa condamnation pour racket. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, les tribunaux fédéraux ont reçu de nombreuses demandes de libération anticipée venant de membre de la Cosa Nostra, tous pour des raisons médicales. Certaines étaient justifiées, d’autres, comme celle de John Ambrosio, essaye de profiter de la brèche judiciaire engendrée par cette épidémie, pour en tirer des avantages. Pour l’avocat de John Ambrosio, son client souffre de « divers problèmes médicaux », qui en fait un « patient à risque » si celui-ci contractait le coronavirus. Devant la juge fédéral, l’avocat détailla avec minutie les problèmes médicaux, qui poussent John Ambrosio à demander une libération anticipée : Hypertension, diabète, rétention d’eau dans une jambe, un monologue de plusieurs minutes qui laissa la juge complètement indifférente : « Je connaissais déjà ces problèmes avant sa précédente condamnation » déclara la juge, mettant fin à tout suspense sur une éventuelle libération de John Ambrosio. Prétextant que le Soldat de la famille Gambino n’avait « même pas » purgé la moitié de sa peine, elle déclara par la même occasion que John Ambrosio refusait obstinément de prendre les médicaments délivrait par le BOP pendant son incarcération, aggravant de ce fait son état de santé.

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