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PEINE CONFIRMÉE POUR VINCENT ASARO

28 Avril 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Asaro
Vincent Asaro

La deuxième cour d’appel du circuit de Manhattan a confirmé la peine de huit années de prison pour incendie volontaire pour le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro. En Juin 2017, ce dernier avait pour la première fois de sa longue carrière criminelle, décidé de plaider coupable pour éviter de terminer sa vie derrière les barreaux. Devant la juge fédérale, Vincent Asaro, bras croisés, avait déclaré : « J’ai demandé à une personne de bruler sa voiture, J’ai pris des dispositions pour que mon ordre soit effectué ». Cette mise en scène avait fortement déplu à Vincent Asaro, mais pour son avocate, il était nécessaire que le Capitaine de la famille Bonanno puisse reconnaitre ses crimes pour éviter une longue peine de prison. Mais lors du verdict, la juge fédérale décida d’accepter cet accord de plaidoyer, mais aussi de prendre en compte une partie des remarques des procureurs fédéraux, qui demandaient que la juge puisse utiliser, lors de son verdict, l’ensemble du passé criminel de Vincent Asaro. Les procureurs qui étaient encore énervés d'avoir perdu un procès contre le Capitaine de la famille Bonanno quelques mois auparavant, avaient souligné dans leur rapport final, que Vincent Asaro avait participé au fameux casse dit de la Lufthansa et même si ce dernier avait été déclaré non-coupable lors de cette affaire. Furieux, les avocats de Vincent Asaro avaient stipulé par la suite que : « Même si le jury avait décidé d’acquitter Monsieur Asaro de toutes les charges retenues contre lui, la juge fédérale a remis en cause catégoriquement la véracité et la crédibilité des jurés présents lors de ce procès ». La peine maximale pour un incendie volontaire est de cinq à six années de prison. En acceptant de plaider coupable, Vincent Asaro espérait pouvoir sortir du tribunal en homme libre, pensant que la juge allait prendre compte ses mois de détention depuis son inculpation. Les avocats de la défense ont donc fait appel de ce verdict, mais le panel de trois juges a conclu que le jugement rendu en 2017 contre le Capitaine de la famille Bonanno était « juste » et que la juge avait bien fait de citer des crimes antérieurs dans la prononciation de son verdict. Car même si ces délits n’ont pas été commis personnellement par Vincent Asaro, ils ont été orchestrés par plusieurs de ses Associés : « Ces anciennes infractions ont néanmoins éclairé la juge pour confirmer que Vincent Asaro était un individu dangereux pour notre société et pour notre communauté » déclarèrent les juges dans leur rapport. Revenant sur son dernier crime, l’incendie volontaire d’un véhicule appartenant à un individu qui lui aurait coupé la route dans les rues de New-York, les juges stipulèrent que ce : « crime n’était pas simplement un accès de colère incontrôlé, mais un exemple de la capacité de Vincent Asaro à exercer son pouvoir dans ce monde souterrain pour intimider et nuire des citoyens respectueux de la loi ». Vincent Asaro est actuellement incarcéré dans la prison fédérale de sécurité moyenne de Loretto dans l’État de la Pennsylvanie, sa date de sortie est prévue le 22 mai 2022, il aura alors quatre vingt sept ans.

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LE NOUVEAU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE GAMBINO EST ...

20 Avril 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Michael Paradiso
Michael Paradiso

Un mois à peine après le meurtre de Francesco « Franky Boy » Cali, assassiné visiblement par un déséquilibré qui flirtait avec sa propre nièce, la famille Gambino n’a pas perdu de temps et aurait nommé trois personnes susceptibles de pouvoir gérer les affaires le temps de la nomination d’un nouveau Parrain. Domenico « Italiam Dom » Cefalu et Lorenzo Mannino des membres qui exerçaient déjà une certaine influence dans les différents buisiness de la famille Gambino, ont été confirmés comme faisant partie de cette organe de direction. Mais grande surprise, le troisième homme sélectionné pour prendre la place de Consigliere, serait un Capitaine, connu pour être l’un des seuls gangsters a avoir frappé au visage John Gotti, Michael « Mikey Boy » Paradiso. Né à New-York en 1940, Michael Paradiso fut intronisé dans la Cosa Nostra au début des années 1960. Opérant depuis Brooklyn et le Queens, Michael Paradiso est connu des autorités pour son tempérament violent, mais surtout pour sa « grande gueule » et c’est à cause de cela que le FBI l’inculpa à la fin des années 1980 pour plusieurs meurtres, avec comme témoin principal, son propre frère, Philip Paradiso. En effet, ce dernier l'appelait régulièrement pour parler des affaires concernant la famille Gambino et Michael Paradiso se confiait beaucoup sur sa vie criminelle. Un jour, il fut enregistré en train de se vanter d'avoir participé à plusieurs meurtres à Brooklyn, il sous-entendait avoir tué un associé de la famille Gambino, Frank Morici. Michael Paradiso ne s'entendait pas très bien avec Frank Morici, qu'il accusait régulièrement de « balancer des ragots » sur sa propre famille. En 1978, un soir d'hiver, Frank Morici sortit d'un bar à New-York quand il fut touché de plusieurs balles. Michael Paradiso était fier de raconter à son frère qu'il avait tué pour lui faire plaisir : « Un matin, ils m'ont montré (la famille Gambino) une liste avec les noms d'une dizaine de personnes à exécuter. Je les ai tous tué, à commencé par Frank Morici, que j'ai tué pour toi » déclara t'il à Philip Paradiso qui enregistrait secrètement la conversation. Pendant sa carrière criminelle, Michael Paradiso fut arrêté à plusieurs reprises pour divers délits, comme le trafic de drogue, le détournement de camions, l’extorsion ou encore le prêt usuraire et à chaque fois, il refusa de collaborer avec le FBI. Michael Paradiso avait certes une « grande gueule » mais il savait la boucler devant les autorités. Face à autant de preuves, son procès fut expéditif et Michael Paradiso sera condamné à une peine de dix neuf années de prison, un verdict qu’il acceptera sans broncher. Pendant son incarcération, il sera accepté à plusieurs reprises pour une libération conditionnelle et à chaque fois, Michael Paradiso retourna sur la case prison, pour n’avoir pas respecté les règles imposées par la justice. Finalement, en 2006, avec les remises de peines habituelles, Michael Paradiso alors âgé de soixante six ans, fut libéré de prison et retourna à New-York, pour non pas prendre sa retraite, mais travailler de nouveau pour la famille Gambino. Michael Paradiso avait tendance à parler, à se plaindre et à n’importe qui. C’est une personne qui n’a aucun filtre et peut se confier à un Associé assis à côté de lui, comme un Parrain de la Cosa Nostra. Très rapidement, le FBI enregistra des conversations discriminantes, laissant supposer que Michael Paradiso pouvait rapidement avoir recours à la violence : « Si j'utilise mes mains, je pourrais tuer quelqu'un. Je vais le tuer, je vais le poignarder, je vais lui couper sa putain de gorge. Quand je deviens fou, je suis une personne différente, je n'aime pas être comme ça, mais je pourrais lui arracher sa putain de tête » déclara t’il à un Associé de son équipe. Quelques semaines seulement après sa libération, Michael Paradiso fut une nouvelle fois inculpé d’extorsion et de trafic de drogue. Il faut comprendre que la prison n’a aucun effet dissuasif, laissant supposer par un procureur fédéral que Michael Paradiso était simplement « fou ». Michael Paradiso l’a déjà revendiqué haut et fort qu’il passé de meilleurs moments derrière les barreaux qu’avec sa propre famille. Un soir, alors qu’il recevait sa fille et son mari, il lui déclara que son beau-fils lui manquait de « respect » tout en continuant, furieux : « J'ai effectué 19 années en prison avec des « nègres » et j'ai passé des meilleurs Thanksgiving et fêtes de Noël avec eux. Tu sais pourquoi ? parce ce que à chaque fois, ton putain de mari à une mauvaise attitude envers moi et un jour je vais lui tirer dans sa putain de tête. Et tu sais quoi ? tu vas tellement me rendre fou, que je vais te tuer aussi ». Finalement, Michael Paradiso sera condamné à cinq années de prison et comme à son habitude, à sa sortie, il retournera dans les rues de New-York, travailler pour la famille Gambino. ibéré de prison en 2011, Michael Paradiso a curieusement végéter sous le radar du gouvernement fédéral. A sa sortie de prison la direction de la famille ayant changée, Michael Paradiso a sans nul doute revu son comportement, en évitant de se faire remarquer par les autorités. Condamné à plusieurs reprises pour trafic de drogue, Michael Paradiso avait été sanctionné et rétrogradé en Soldat pendant son incarcération, mais selon le FBI, Michael Paradiso avait repris ses galons de Capitaine et était devenu un personnage important depuis quelques temps. La famille Gambino sait pertinemment que Michael Paradiso a su prouver sa valeur à la Cosa Nostra, en passant près de vingt cinq années derrière les barreaux et son respect accumulé pendant toutes ces années d’incarcération a du jouer dans la balance.

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VINCENT ESPOSITO FILS DE VINCENT GIGANTE VIENT DE PLAIDER COUPABLE

12 Avril 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Vincent Esposito
Vincent Esposito

Vincent Esposito, fils de l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante, vient de plaider coupable cette semaine devant un un juge fédéral, pour des accusations de racket. Selon le procureur de New-York, Vincent Esposito a « reconnu », qu’il avait gagné « des millions de dollars avec d’autres membres de la famille Genovese, en extorquant ou en exigeant des pots de vins à des individus ou à des structures, en utilisant la menace et la peur comme arme principale ». Le directeur adjoint du FBI pour la ville de New-York, déclara par la même occasion, que « Vincent Esposito avait utilisé différents stratagèmes pour extorquer des paiements annuels à des responsables syndicaux, en les menaçant de leur faire perdre leur emploi s’ils ne cédaient pas aux chantages des membres de la famille Genovese ». Encore très actif dans le domaine de la construction, les familles de la Cosa Nostra utilisent encore à l'heure actuelle leur influence, pour extorquer des centaines de millions de dollars par an aux organisations syndicales de ce secteur, qui sont pour la plupart, déjà sous la coupe de familles mafieuses. Les sommes engendrées dans ce buisiness sont colossales. Vincent Esposito qui n’a pas été identifié formellement comme un membre intronisé de la famille Genovese, aurait utilisé une équipe d’Associés pour demander des commissions venant d’investissement syndicaux, représentant des centaines de milliers de dollars par mois. Lors de son arrestation l'année dernière, les agents du FBI avaient perquisitionné son domicile et retrouvé près de 3,8 millions de dollars en liquide, une arme à feux non répertoriée, des coups de poings américain, ainsi qu’une liste de membres intronisés de la famille Genovese. Les co-accusés dans cette affaire, Frank Cognera et Vincent D’Acunto, considérés comme des représentants syndicaux, mais aussi identifiés comme des Associés de longue date de la famille Genovese, ont décidé eux aussi de passer le même accord. Après son arrestation, Vincent Esposito fut incarcéré quelques semaines au Métropolitan Center. Par la suite, un juge fédéral décidera de le libéré sous caution mais à certaines conditions. La première bien entendu, est l’interdiction pour ce dernier de côtoyer les membres de la Cosa Nostra. La deuxième est l’obligation de payer sous caution près de 9,8 millions de dollars soutenu par une hypothèque de la maison de sa propre mère située dans l’Upper East Side dans l’arrondissement de Manhattan. La dernière condition est l’embauche au frais de Vincent Esposito, d’un agent de surveillance armé, recruté, afin d’empêcher toute sorties non autorisées du membre de la famille Genovese, qui sera détenu à domicile. De plus, le juge a exigé que la maison de la mère de Vincent Espositio soit équipée de caméras de surveillance pour permettre aux agents fédéraux de pouvoir visionner à tout moment, les moindres fais et gestes du mafieux, un coût estimé à près de cinq cent milles dollars. Le procès de Vincent Esposito aurait dû commencer au mois de Juin, avant ce surprenant retournement de situation et cet accord de plaidoyer. Le principal témoin dans cette affaire n’était autre que le fils de sa demi-sœur, un ancien dirigeant syndical corrompu, qui en savait peut-être un peu trop sur les business actuels de Vincent Esposito. Ce dernier sera condamné en Juillet prochain et l’accord de plaidoyer effectué avec les procureurs fédéraux, prévoit une peine maximale de trente mois de prison dans un pénitencier fédéral, mais dans ce genre d'accord, seul le juge à le dernier mot et peut décider de suivre ou non, les directives des procureurs. Pour la petite anecdote, Vincent Esposito devient le deuxième fils de Vincent Gigante à décider de plaider coupable. Le premier, Andrew Gigante avait utilisé le même procédé en 2003 et fut condamné à deux ans de prison. 

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ALFONSO D'ARCO ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 3

6 Avril 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Alfonso D'Arco
Alfonso D'Arco

Après avoir manqué l’assassinat de Peter Chiodo, Alfonso D’Arco avait été un peu mis sur la touche. De sa cellule, Vittorio Amuso était furieux etdécidera d’encadrer la direction de la famille, en demandant à Steven « Wonderboy » Crea, Salvatore « Sal » Avellino et à Frank « Big Frank » Lastorino d’assister Alfonso D’Arco dans ses taches quotidiennes. Ce dernier accepta cette réorganisation sans bronché, mais une convocation dans une chambre de l’hôtel Kimberly pour une réunion d’urgence, laissa Alfonso D’Arco perplexe sur les intentions réelles de Vittorio Amuso et d’Anthony Casso. Frank Lastorino et Salvatore Avellino étaient présents ainsi que le Soldat Mike DeSantis, qui curieusement portait un gilet pare-balle. De plus, Alfonso D’Arco remarqua qu’une arme avait été déposée dans la salle de bain à proximité des protagonistes, qui au fil des minutes, devenaient de plus en plus nerveux. Alfonso D’Arco connaissait ses mises en scène par cœur. Il avait participé à plusieurs assassinats pour le compte de la famille Lucchese et il était persuadé qu’il venait de tomber dans un guet-apens. Frank Lastorino faisait des aller-retours sans cesse dans la chambre, laissant penser qu’il attendait quelqu’un ou le bon moment pour passer à l’acte. De plus Frank Lastorino ne quittait pas des yeux Alfonso D’Arco et quand il passait devant la salle de bain, son regard se portait de plus en plus sur l’arme posée sur un meuble, laissant présagé à Alfonso D’Arco, que celui qui allait se munir du pistolet allait le descendre. Dans un instinct de survit, Alfonso D’Arco s’échappa de la chambre, prit l’ascenseur le plus proche et quitta l’hôtel le plus rapidement possible. Pour la première fois de sa vie, Alfonso D’Arco avait peur. Il savait que le duo Amuso/Casso étaient prêts

Frank lastorino
Frank Lastorino

à tuer des civils pour éviter les poursuites judiciaires et l’Acting Boss de la famille Lucchese voulait mettre sa famille à l’abri. Désormais, il voulait mettre hors d’état de nuire ce couple paranoïaque et la seule solution était de rompre son serment d’allégeance à la Cosa Nostra et de collaborer pour la première fois de sa longue carrière criminelle avec les autorités fédérales. Son témoignage fut capital, précieux voire impressionnant. Nullement impressionné, Alfonso D’Arco témoignera lors du procès de Vittorio Amuso. Calmement, l’ancien Acting Boss de la famille Lucchese raconta dans les moindres détails la folie meurtrière de Vittorio Amuso et d’Anthony Casso. Il déclara comment le Parrain de la famille Lucchese avait déclaré la guerre à sa faction du New-Jersey, qui était gérée à cette époque par le Capitaine, Anthony « Tumac » Accetturo. Vittorio Amuso réclamait 50 % des recettes de l’équipage du New-Jersey. Après le refus d’Anthony Accetturo, ce dernier sera rétrogradé au rang de Soldat et le reste des membres convoqués, dans le sous-sol d’une maison de Brooklyn pour être informé de la nouvelle chaine de commandement. Mais les mafieux du New-Jersey refuseront cette invitation, pensant que cette réunion allait se terminer par un traquenard. Vittorio Amuso enragé par ce manque de respect, décidera d’assassiner tous les membres de cette faction, en utilisant avec cette fameuse phrase « Whack Jersey ». Le procès de Vittorio Amuso dura près d’un mois, mais il fallut sept heures seulement aux jurés pour déclarer coupable le Parrain de la famille Lucchese et le faire condamner à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Alfonso D’Arco viendra aussi par la suite témoigner contre Anthony Casso. L’ancien Acting Boss de la famille Lucchese attendait ce procès avec impatience, il avait hâte de faire enfermer Anthony Casso pour de bon. En plus de son témoignage, il y avait aussi celui de Peter Chiodo, qui était devenu un témoin fédéral et qui était désormais prêt physiquement pour planter le dernier clou dans le cercueil d’Anthony Casso. Face aux preuves accumulées et face à la collaboration de deux anciens membres de la famille Lucchese, Anthony Casso décidera lui aussi de rompre son serment allégeance à la Cosa Nostra et de coopérer avec les procureurs fédéraux. Mais contrairement à Alfonso D’Arco et Peter Chiodo, qui avaient décidé définitevement de tourner la page sur leur passé criminel, Anthony Casso profitait encore de son statut pour berner les autorités et faire du trafic en prison. Face à ce comportement, l’ancien Underboss de la famille Lucchese sera exclu du programme de protection des témoins et condamné à plusieurs centaines d’années de prison. Alfonso D’Arco continuera quant-à lui à venir collaborer différents procès contre des membres de la Cosa Nostra. Témoin exemplaire, il terminera sa vie dans le programme de protection des témoins avec sa famille, loin de New-York.

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