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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

27 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Gammarano
John Gammarano

John « Johnny G » Gammarano, un Soldat de la famille Gambino vient de décéder, il avait soixante seize ans. Intronisé au début des années 1980, John Gammarano a été, tout au long de sa carrière criminelle, très actif dans l’extorsion et le prêt usuraire. En 1990, il fut inculpé avec entre autre, l’actuel Consilgiere de la famille Gambino, Joseph « JoJo » Corozzo et l’ancien Parrain de la famille de Nouvelle-Orléans, Anthony Carolla dans un système frauduleux de jeux de hasard dans Brooklyn et ces environs. Pour ce délit, John Gammarano sera condamné à trois années de prison et à sa sortie de prison, retournera dans les rues travailler pour la famille Gambino. Après avoir purgé sa peine de prison, John Gammarano intègrera l’équipe de Daniel Marino, un important Capitaine qui fut pendant longtemps en conflit avec l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Après l’assassinat de Paul Castellano en Décembre 1985, devant le restaurant le Sparks Steak House, les familles Genovese et Lucchese étaient très énervées que le meurtre d’un Parrain de la Cosa Nostra puisse avoir été effectué sans l’approbation formelle de la Commission. D’après plusieurs repentis de la famille Gambino, dont l’ancien Underboss Salvatore « Sammy The Bull » Gravano et le Capitaine Michael « Mikey Scars » DiLeonardo, Daniel Marino et James « Jimmy Brown » Failla, un Capitaine qui participait aux réunions de Paul Castellano dans sa résidence, surnommée la Maison Blanche, auraient comploté avec l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent Gigante, pour assassiner John Gotti et prendre le pouvoir par la suite. En Septembre 1986, devant un club social

appartenant à la famille Gembino, une voiture avec l’intérieur Frank DeCicco qui servait d’Underboss à John Gotti, explosa. Un assassinat qui ne sera jamais revendiqué, mais qui

Daniel Marino
Daniel Marino

portait la marque de la famille Lucchese, qui faisait des attentats à la bombe une marque de fabrique à cette époque, alors que c'était interdit dans les règles de la pègre. John Gotti qui était visiblement visé, essaya de trouver les coupables dans sa famille et se retourna alors vers Daniel Marino et son Soldat, John Gammarano. De plus, John Gotti était persuadé que Daniel Marino détournait avec son

équipe, des centaines de milliers de dollars relatif au racket entrepris par la famille Gambino dans le domaine de la construction. Le problème est que John Gotti fut incarcéré à vie en 1992, mais il demanda alors à John Gotti Jr qu'il venait de nommer comme Acting Boss, de

préparer une réunion fictive dans un appartement de Brooklyn avec Daniel Marino et John Gammarano, dans le but de les assassiner. Le plan était simple, pendant la réunion, deux mafieux devaient se cacher dans une armoire et au signal de John Gotti Jr, auraient abattu froidement Daniel Marino et John Gammarano. D’après Michael DiLeonardo, des sacs mortuaires avaient même été placés dans une pièces adjacente pour pouvoir nettoyer la scène. Le problème est que Daniel Marino avait assez d’expérience pour comprendre que quelque chose était en train de se tramer et arriva ce jour là, avec John Gammarano bien sûr, mais aussi accompagné d’un civil qui participait dans les affaires de deux mafieux, empêchant ainsi la moindre tentative contre leur vie. Après cette histoire, Daniel Marino et John Gammarano continueront leur business au sein de la famille Gambino. Ce dernier qui naviguera tant que mal sous le radar du gouvernement fédéral, sera inculpé au milieu des années 2000, d’extorsion et de prêt usuraire, à cette époque, il avait été promu Acting Capo.

 

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MICHAEL PERSICO CONDAMNÉ À CINQ ANNÉES DE PRISON

25 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Persico
Michael Persico

Pour la famille Colombo, Michael Persico, fils de l’actuel Parrain, Carmine « The Snake » Persico, actuellement incarcéré à perpétuité, ne doit jamais être intronisé dans la Cosa Nostra. Une stratégie validée par l’ensemble de la hiérarchie mafieuse. John « Sonny » Franzese un membre imminent de la famille Colombo avait déclaré à certain des membres de cette organisation criminelle : « Michael ne doit pas être un Affranchi, il fait un autre travail pour nous », un enregistrement qui avait permis au FBI de lancer une enquête plus approfondie sur un individu, qui avait toujours nié son appartenance à la Cosa Nostra, que malgré son nom de famille, il gagnait de l’argent légalement. En 2010, Michael Persico avait été arrêté pour avoir racketté une entreprise de camionnage. Quelques semaines plus tard, ce dernier fut accusé d’avoir été impliqué dans le meurtre de Ralph Scoppo, un Capitaine de la famille Colombo, proche de l’ancien Acting Boss, Vittorio « Little Vic » Orena, qui fut assassiné par la faction Persico au début des années 1990. Face à toute ces accusations et le risque de terminer sa vie derrière les barreaux, Michael Persico acceptera un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Avant de recevoir son verdict dans cette affaire, ses proches dont la mère de Michel Persico s’étaient mobilisés pour convaincre le jugé fédéral en charge de cette affaire, d’être indulgent envers une personne, qui n’a jamais été intronisée

Carmine Persico
Carmine Persico

dans la Cosa Nostra et qui a toujours été bienveillante avec ses proches : « Je suis vieille, et j’ai besoin de mon fils pour m’aider dans les tâches quotidiennes. J’ai peur que s’il est incarcéré, je ne le verrai surement plus à l’extérieur » avait même déclara la matriarche de la famille Persico. La semaine dernière, Michael Persico se présenta, plusieurs mois après avoir plaidé coupable, devant un juge fédéral à New-York. L’accord de plaidoyer effectué avec les procureurs fédéraux prévoyait une peine de trois années derrière les barreaux, mais le juge fédéral était le seul à pouvoir augmenter ou diminuer cette peine à sa guise. Mais pour ce dernier, Michael Persico en raison de ses connexions avec la Cosa Nostra et des liens établis avec le meurtre de Ralph Scoppo, méritait plus que trois années dans un pénitencier fédéral. Surtout que le témoignage d’un ancien repenti de la famille Colombo, qui avait déclaré que Michael Persico avaient joué un rôle « déterminant » dans ce meurtre crapuleux et le travail accompli par les fédéraux, convainquit le juge que la peine initialement prévue devait être augmentée, par principe. Après l’énoncé du verdict, Michael Persico qui avait la possibilité de s'exprimer, resta muet, seul sa famille présente dans le tribunal, commença à pousser des cris de colère. Le juge fédéral déclara qu’il comprenait parfaitement l'attitude de cette dernière suite à ce verdict, mais il stipula : « Dans ce tribunal, j’ai vu beaucoup de personnes qui avaient une double vie. Ils paraissaient honnêtes chez eux, mais à l’extérieur, il vivait du crime. ». Michael Persico sera le quatrième membre du clan Persico à être incarcéré dans une prison fédérale. Il rejoindra alors Carmine son père et son frère Alphonse dit « Allie Boy » condamnés tous les deux à des peines de prison à perpétuité, et son cousin Teddy, un Capitaine de la famille Colombo, condamné à douze années de prison.

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MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Gambino

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ASSASSINER UNE PERSONNE RESTE FACILE

21 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Les procureurs fédéraux sont dans une impasse. L’affaire East Coast avait fait la une des médias Américains, démontrant la collaboration entre la famille Genovese et la famille de Philadelphie dans différents rackets. Mais après plusieurs mois, il s’est avéré que le principal témoin, John Rubio, un Associé de la famille Genovese avait été encadré par des agents fédéraux, qui n’hésitaient pas à transgresser les règles. Son témoignage dans un futur procès devenait de plus en plus problématique et les procureurs fédéraux ont alors essayé de négocier des accords de plaidoyer avec les différents mafieux inculpés. Certains, comme le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, accepta l’offre. D’autres comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joseph Merlino, et un autre Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio ont refusé le moindre accord, pensant que les problèmes liés à cette affaire, pourraient leur être favorable par la suite, lors d’un futur procès fédéral. Il fallait dont pour les procureurs fédéraux de réagir le plus rapidement possible. Les derniers procès concernant des membres de la Cosa Nostra s’étaient soldés par plusieurs échecs, il fallait donc pour la justice Américaine de sortir leur pièce maitresse, les enregistrements audio. John Rubio a pu, à de nombreuses reprises, enregistrer différents membres de la Cosa Nostra en train de parler buisiness. Sur les milliers d’heure enregistrées, une conversation intéresse fortement l’équipe des procureurs en charge de ce dossier. C’était en 2014, on était encore loin de l’opération East Coast, mais Joseph Merlino, qui était sorti d’une prison fédérale il y a près de deux ans, mais encore en liberté conditionnelle, entamait déjà des rapprochements assez appuyés avec la famille Genovese, surtout avec le Capitaine Eugene Onofrio. Lors de cette réunion, qui devait se dérouler dans l’État de la Floride, vu qu’à cette époque, Joseph Merlino était très limité dans ses déplacements, Joseph Merlino expliquait à Eugene Onofrio comment tirer le meilleur parti d’un individu, en utilisant forcément la violence physique, voire le meurtre : « C’est simple d’assassiner quelqu’un. Vous lui faites croire que vous êtes son ami, que vous allez le conduire chez vous pour discuter et dans le véhicule vous lui tirez en plein tête ». Eugène Onofrio acquiesça : « Oui cela est très facile ». Des propos qui sont en total contradiction avec ceux effectués à sa sortie de prison auprès d’un journaliste. A cette époque, installé à Boca Raton, Joseph Merlino avait déclaré vouloir se retirer de ce milieu rempli de « rats », qu’il ne pourrait plus supporter une vie carcérale : « J'ai passé trop de temps derrière les barreaux, trop de temps à l'isolement. Se lever, manger et dormir à la même heure, je ne pourrai plus le supporter ». Les propos enregistrés sont tellement gênants pour les avocats de la défense, que ces derniers ont refusé tout commentaire. Seul l’avocat d’Eugène Onofrio demande aux procureurs fédéraux, que son client puisse être jugé séparément. Le Capitaine de la famille Genovese qui gère une équipe allant de Mulberry Street à Manhattan, serait grandement embarrassé, qu’il a peur que la réputation de Joseph Merlino puisse influencer négativement un jury : « le mettre dans « le même sac ». On est loin de l’attitude que pouvait avoir les deux mafieux, qui lors de cette même soirée, se vantaient d’être comme des « frères », des « frères » qui désormais ne veulent plus se voir, pour essayer de défendre leur peau.

 

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO SE VOIT REFUSER UNE NOUVELLE DEMANDE DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE

19 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony Santoro
Anthony Santoro

Incarcéré depuis son arrestation en Juillet 2013, le Soldat de la famille Bonanno, Anthony « Skinny » Santoro avait vu son procès en première instance annulé, faute d’un accord sur un éventuel verdict de la part des jurés. Suite à ce nouveau revers pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro avait la possibilité de pouvoir négocier un accord de plaidoyer avantageux par le biais de ses avocats. Ce fut chose faite en Avril dernier, quand le Soldat de la famille Bonanno reconnu devant un juge fédéral, qu’il avait commis des crimes pour le compte d’une organisation criminelle, sans préciser par ailleurs, qu’il s’agissait de la famille Bonanno. Avec cet accord, Anthony Santoro espérait retrouver plus rapidement sa liberté, après avoir effectué de nombreuses demandes de libération conditionnelle, qui avaient toutes échouées depuis son arrestation : « Je prends toutes les responsabilités par rapport à ce que j’ai pu faire » déclara t’il, tout en précisant qu’il voulait continuer « le reste de sa vie en homme libre ». Cet accord, qui fut accepté par l’équipe de procureurs apportait plusieurs avantages. Outre, une diminution de sa peine, Anthony Santoro avait été condamné entre quatre et huit années de prison, ce dernier pouvait prétendre à une libération conditionnelle qui intervenait à la moitié de sa peine, soit en Juillet 2017. C’est donc confiant que le Soldat de la famille Bonanno se présenta, avec un certain désir de pouvoir retrouver la liberté, après avoir fait le plus dur dans cette affaire, devoir plaider coupable devant un tribunal, une chose encore inenvisageable il y a quelques années. Malheureusement pour lui, sa demande fut refusée, et Anthony Santoro pourra prétendre de nouveau à une nouvelle audience en Décembre 2018, il aura alors cinquante quatre ans. Visiblement énervé d’avoir été incarcéré depuis le début en raison de sa dangerosité, Anthony Santoro pourra se consoler d’être le premier au final à pouvoir retrouver la liberté. Ses deux collègues mafieux, Ernest Aiello et Vito Badamo qui ont été inculpés en même temps que lui dans cette affaire avaient eux aussi accepter des offres de plaidoyer, mais contrairement à Anthony Santoro, ces derniers profitaient déjà d’une libération conditionnelle depuis plusieurs mois. L’Acting Capo Ernest Aiello devra donc purger prochainement une peine entre deux et quatre années de prison, alors que Vito Badamo purgera quant-à lui, une peine comprise entre trois ans et demi et sept années dans une prison fédérale. Seul l’ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, fortement diminué et se déplaçant en permanence à l’aide d’un fauteuil roulant, n’a pas encore accepté une offre de plaidoyer et devrait tenter de nouveau sa chance dans un deuxième procès fédéral.

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LA OUTFIT DE CHICAGO APRÈS LE PROCÈS DIT DES SECRETS DE FAMILLE - PARTIE 2

15 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

John DiFronzo
John DiFronzo

La plupart des cadres de la Outfit étaient incarcérés, mais curieusement, les procureurs fédéraux n’avaient pas voulu inculper deux membres imminents de cette organisation criminelle, John « No Noze » DiFronzo et Salvatore « Solly D » DeLaurentis. Le premier occupait officieusement le poste de Parrain, depuis l’incarcération de Samuel « Wings » Carlisi en 1992 et cette non-inculpation entrainera dans les rangs de la Outfit bon nombre de rumeurs, et si John DiFronzo collaborait avec le FBI ?, surtout que pendant le procès dit des Secrets de famille, nom nom fut nommé à plusieurs reprises. Ces rumeurs ne seront jamais confirmées et ce dernier continuera tranquillement à restructurer ses troupes, en s’appuyant sur son frère Peter DiFronzo. Comme Underboss, John DiFronzo nomma Anthony « Little Tony » Zizzo, qui disparu curieusement en 2006, sans doute enlevé et assassiné par des membres de l’équipe de Cicero gérée à cette équipe par Michael Sarno. Cette disparition sema la cohue auprès de certains membres qui se plaignaient que les règles de la Cosa Nostra puissent être enfreins aussi facilement. Pour se venger, une faction adverse à celle de Michael Sarno avait essayé quelques mois plus tard, d’assassiner le bras droit du Capitaine de l’Outfit, Salvatore Cataudella, mais les tueurs s’étaient trompés de cible, et avaient exécuté, Gerry Dhamer, un employé dans une entreprise de plomberie, qui vivait à quelques maisons de Salvatore Cataudella. Après l’incarcération de Michael Sarno à vingt cinq ans de prison pour racket, John DiFronzo qui devenait de plus en plus contesté procéda à quelques changements. Le premier changement effectué fut de demander à Marco « The Mover » D’Amico son Consigliere de céder sa place à Joseph « Joe The Builder » Andriacchi qui était rentré dans une semi-retraite. Le deuxième changement est de demander de l'aide à Salvatore « Solly D » DeLaurentis, un Capitaine emblématique de la Outfit, de gérer le conflit entre les membres de Cicero et le reste de l’organisation

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

criminelle. Pari réussi, mais la santé mentale de John DiFronzo, qui était âgé de quatre vingt six ans, devenait de plus en plus défaillante et décidera par la suite de se retirer pour laisser la place à Salvatore « Solly D » DeLaurentis, Ce dernier décida de s’entourer de membres la vieille école, ayant purgé des dizaines années de prison et prouvant de ce fait, leur loyauté à la Outfit. En Acting Boss, Solly D, nomma Albert « Albie The Falcon » Vena, réputé pour sa violence, il est considéré selon le FBI, comme une « version améliorée d’Anthony Spilotro » et comme « l’individu le plus dangereux » rien que ça. En plus de ses fonctions en tant qu’Acting Boss, Albert Vena continue à gérer son équipe à Grand Avenue. Comme Underboss, la place fut donnée à Salvatore Cataudella, un membre de Cicero, ancien lieutenant de Michael Sarno. Marco D’Amico qui avait laissé sa place de Consigliere à Joseph Andriacchi pendant la transition entre Joseph DiFronzo et Salvatore DeLaurentis, récupéra sa place. L’actuel Parrain a essayé de réorganiser sa hiérarchie en essayant de satisfaire tout le monde, pour éviter les tensions dans une famille ou la moindre étincelle peut être dévastatrice. De plus, sur le terrain, Salvatore DeLaurentis, nomma des pointures, des membres très respectés par l’ensemble de cette organisation criminelle. A Elmwood Park, nous retrouvons Rudolph « The Chin » Fratto, à Cicero, James « Jimmy The Ice Pick » Inendino. Dans le 26 Street situé dans le quartier de Chinatown, Frank « Tootsie » Caruso Jr gère les affaires courantes. En quelques mois seulement, la situation de la Outfit qui était au bord de l’implosion avec le procès des Secrets de famille est devenue de nouveau stable, une famille encore très influence dans l’État de l’Illinois et dans les États environnants.

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THE IRISHMAN DERRIÈRE LA DISPARITION DE JIMMY HOFFA ?

15 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit, #Divers

Jimmy Hoffa
Jimmy Hoffa

Que s’est-il vraiment passé lors de cette journée le 30 Juillet 1975 ?. Ce jour là, James « Jimmy » Hoffa, célèbre Président des Teamsters et ayant des liens très étroits avec des membres de la Cosa Nostra, devait rencontrer Anthony « Tony Pro » Provenzano, un Capitaine de la famille Genovese, et Anthony « Tony Jack » Giacalone, un Capitaine de la famille de Détroit au restaurant Machus Red Fox. D'après certains de ses proches, Jimmy Hoffa voulait refaire son grand retour au niveau syndical. Libéré de prison en 1971, après avoir purgé cinq ans de sa peine de treize ans pour corrutpion (il avait été gracié par le Président Américain Richard Nixon), il avait depuis quelques années repris contact avec certains de ces anciens membres, dont ceux de la section locale de Détroit, ou il gardait une certaine influence. Cette réunion prévue dans ce restaurant avec des membres de la Cosa Nostra, avait pour but de le réconforter dans sa prise de position, revenir à la tête des Teamsters. Mais d’après le propriétaire, qui connaissait très bien Jimmy Hoffa, ce dernier ne serait jamais rentré. D’après certains témoins, il aurait garé sa voiture à proximité du restaurant, et aurait appelé sa femme vers 14h30, pour savoir si « Tony Jack » (Anthony Giacalone), avait appelé, cette dernière répondit alors négativement. Vers 14h45 un agent immobilier qui connaissait très bien l’ancien patron des Teamsters repéra sa voiture et s’approcha de ce dernier pour lui parler près d’une minute. Quelques instants plus tard, il avait disparu. Un dénommé Louis Linteau, propriétaire d’un service ce de limousine près de l’aéroport, et ami de Jimmy Hoffa, déclara aux agents du FBI, que ce dernier l’avait appelé vers 15h30, lui déclarant « Ou est Giacalone ? Il m’a oublié ? ». L’histoire racontée par Louis Linteau fut semée de plusieurs doutes, et ne fut jamais totalement vérifiée, mais si c’était vraiment le cas, cela aurait été les dernières paroles prononcées par Jimmy Hoffa. Le lendemain, sa femme Joséphine, inquiète, se rendit à la police pour déclarer sa disparition. La police se rendit alors sur les lieux et trouva la voiture de Jimmy Hoffa, ouverte, sans aucune trace apparente d’une quelconque agression. Pour eux, il était clair, que Jimmy Hoffa, était rentré dans un autre véhicule d’une personne de confiance, et qu’il ne s’imaginé sans doute pas ce qui allait lui arriver. Une hypothèse qui fut reliée par un témoin qui affirma avoir aperçu Jimmy Hoffa rentrer dans un véhicule de couleur marron. Déclaré mort en 1982, il reste au jour d’aujourd’hui une affaire qui ne fut, malgré près de quarante années d’enquête, pas encore résolue. Pendant toutes ces années, plusieurs spéculations eurent lieu, certains spécialistes disaient que le

Machos Red Fox
Machus Red Fox

meurtre fut orchestré par une des cinq familles de New-York. D’autres, comme Richard « The Ice Man » Kuklinski, un ancien tueur à gages, à la solde de la famille Gambino, s’était identifié lui même comme l’auteur de ce meurtre, sans réel preuves. Mais au final, les agents du FBI ont toujours eu la certitude que cet assassinat fut planifié par la famille de Détroit, et en particulier par les frères Giacalone, Anthony et Vito. Car au final comme diront certains mafieux de la famille de Cleveland, comme Anthony « Tony Dope » Desanter : « La famille de Détroit n’a besoin de personne pour régler leurs affaires. L’ordre a été donnée par Tony Zirelli et Mike Polizzi, Anthony Giacalone était bien avec Jimmy Hoffa ce jour là ». déclara un ancien membre dirigeant de la famille de Cleveland, désormais pratiquement éteinte. Revenons à Tony Zirelli, l’ancien Underboss de la famille de Détroit, qui tourna en disgrâce après sa sortie de prison en 2008, raconta à des médias Américains en Février 2013, au grand détriment de la famille de Détroit, que le cadavre de Jimmy Hoffa avait été « enterré », dans une « tombe peu profonde », dans un champ à Oakland, à moins de 30 km du restaurant ou il s'était rendu pour la dernière fois et à quelques centaines de mètres de la maison de l’ancien Parrain de la famille de Détroit, décédé en 2014, Giacomo « Jack » Tocco. Il y a quelques années, le FBI essaya d’enregistrer Vito Giacalone à la fin de sa vie, grâce un

Anthony Giacalone
Anthony Giacalone

dispositif d’écoute, espérant que le vieux mafieux, proche de la mort, puisse révéler certains de ses anciens secrets, sans succès. Les agents fédéraux étaient rentrés dans la chambre de Vito Giacalone, qui vivait dans une maison de retraite, et alors que ce dernier mangeait à l’extérieur avec l’actuel Consigliere de la famille de Détroit, Dominic « Oncle Dom » Bommarito, et avait posé un micro dans une lampe près de son fauteuil, mais aucune formation ne fut utile pour résoudre cette affaire. A cette époque, Vito Giacalone occupait le poste d’Underboss, après avoir été libéré ironiquement le 30 Juillet 2004, soit vingt neuf ans jour pour jour après la disparition de Jimmy Hoffa, d’une prison fédérale. Décédé en 2008, il laissa sans doute derrière lui, la véritable vérité dans la disparation de Jimmy Hoffa. Son frère Anthony Giacalone, qui était décédé depuis 2001, avait été enregistré un jour par un informateur, alors qu’il roulait en voiture devant le siège de General Motors à Chicago, qui était en construction à l'époque de la disparition du syndicaliste, en déclarant bizarrement : « Dites bonjour à Jimmy Hoffa les gars », mais des fouilles approfondies ne donnèrent rien. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire est encore très embarrassante pour les agents fédéraux, les principaux suspects sont aujourd’hui décédés, mais surtout, ils sont dans l’incapacité de pouvoir retrouver l’emplacement du corps de l’ancien syndicaliste. Plusieurs théories ont été détaillées ces dernières années, la plupart ont été prises au sérieuses, d’autre trop extravagantes ont été mises de côté. D’après Ralph Picardo, un membre de la section 84 des Teamters dans le New-Jersey, qui coopérait avec la justice Américaine, affirma que Jimmy Hoffa, avait été conduit par un dénommé Chuckie O'Brien dans une maison aux alentours, ou il aurait été assassiné par Frank Sheeran un tueur à gage à la solde de la famille de Détroit et de Bufalino. Son corps aurait été ensuite mis dans un bidon en acier et placé dans un camion de transport Gateway pour une destination inconnue. Les agents fédéraux soupçonnaient très fortement Chuckie O'Brien d’avoir participé à la disparation du syndicaliste. Un cheveu de Jimmy Hoffa aurait été retrouvé dans sa voiture, et plus inquiétant encore, un chien renifleur qui aurait senti un caleçon de Jimmy Hoffa qu’il portait la veille de sa mort, aurait détecté sa présence dans ce même véhicule. Frank « The Irishman » Sheeran

Frank Sheeran
Frank Sheeran

était un membre des Teamsters et une personne de confiance pour Jimmy Hoffa. D’après ce dernier, et d’après son livre « I Heard You Paint Houses », il aurait tiré à deux reprises sur Jimmy Hoffa, alors que ce dernier venait de rentrer dans une maison, pensant y rejoindre une réunion avec des membres de la Cosa Nostra. Une fois abattu, son corps aurait été trainé par deux individus, qui auraient mis Jimmy Hoffa dans un sac mortuaire, pour l’incinérer par la suite dans une maison funéraire tenue par la famille de Détroit, fin de l’histoire. D’après Frank Sheeran, il avait l’habitude de laisser la place de passager avant à Jimmy Hoffa, quand les deux hommes se déplaçaient en voiture. Le jour du meurtre, alors qu’il venait d’arriver devant le restaurant, Machus Red Fox, avec Chuckie O'Brien, Frank Sheeran avait pris la place de l’ancien patron des Teamsters à l’avant du véhicule, un geste qui voulait montrer à Jimmy Hoffa, que quelque chose clochait, mais ce dernier ne comprit jamais le message. Frank Sheeran était pris entre deux feux. Il était dévoué à son ancien patron, mais un ordre non exécuté par des membres de la mafia pouvait se retourner contre lui. Frank Sheeran décèdera de cause naturelle en Décembre 2003. Ironiquement, c'est désormais le fils de Jimmy Hoffa, James P. Hoffa, qui est aujourd'hui à la tête du célèbre syndicat Américain.

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LA OUTFIT DE CHICAGO APRÈS LE PROCÈS DIT DES SECRETS DE FAMILLE - PARTIE 1

11 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Frank Calabrese Jr
Frank Calabrese Jr

Tout est parti d’une lettre adressée aux agents fédéraux en 1998. L’individu derrière ce courrier, qui décrivait un nombre de détails jamais vu auparavant sur la Outfit de Chicago, n’était autre que Frank Calabrese Jr, un Soldat de cette organisation criminelle, fils de Frank Sr, un Capitaine, surnommé aussi Frankie Breeze. Cette lettre venait du pénitencier fédéral de Milan dans l’État du Michigan ou le père et le fils étaient incarcérés après une condamnation pour prêt usuraire. Frank Jr voulait collaborer pour mettre hors d’état de nuire, un père qu’il considérait comme un « malade », un « psychopathe » et était près par la même occasion, de donner des informations sur d’autres mafieux de la Outfit, l’affaire dit des Secrets de famille pouvait alors démarrer. Cette affaire, comme toute autre liée à la Cosa Nostra prend généralement plusieurs années. Plusieurs années, de filature, de renseignements, de vérification de preuves, qui sont nécessaires, pour pouvoir donner un dossier en béton aux procureurs fédéraux. Avec ce témoin inespéré, le FBI savait qu’il y avait une chance de désorganiser totalement, voire de rayer de la carte, une organisation criminelle tentaculaire qui avait ces dernières années, étendu son pouvoir vers d’autres États voisins. La Outfit s’est toujours fait remarquée des autres familles mafieuses pour sa violence. Comparé à la famille de Philadelphie, qui était déjà connue pour être une organisation sanguinaire, la Outftit se démarquait par sa cruauté, ces actes de torture sur des individus qui avaient contrarié la hiérarchie mafieuse. Frank Calabrese Jr pouvait dans son courrier relier son père et son Oncle, Nicholas, un Soldat lui aussi, dans l’assassinat de John

John Fecaratta
John Fecaratta

Fecorotta. L’assassinat de ce dernier va démontrer une seule chose, personne n’était à l’abri des mafieux de la Outfit de Chicago. John Fecarotta ou Big John, était un prêteur, il donnait de l’argent à des personnes généralement ruinées à des taux d’intérêt exorbitants. Mais John Fecarrota était aussi un tueur à gages, soupçonné entre autre, dans l’assassinat des frères Spilotro. Le meurtre de John Fecarotta s’était mal déroulé. Un plan foireux avait été mis en place par les frères Calabrese, qui avaient demandé à John Fecarotta de participer à un cambriolage. Mais dernier se doutait que quelque de bizarre était en train de se passer et était sorti du véhicule ou il se trouvait avec les frères Calabrese, pour s’enfuir dans la rue. Nicholas Calabrese, qui venait de se blesser avec un fusil de chasse, le poursuivi à l’intérieur d’une salle de jeux et lui tira à plusieurs reprises dans la tête. Pendant toutes ces années, cet assassinat ne fut jamais résolu, mais désormais, Frank Calabrese Jr, donnait la possibilité de résoudre ce meurtre, il ne restait plus qu’à interroger, Nicholas, qui était à cette époque, lui aussi incarcéré dans une autre prison fédérale. En prison, Frank Calabrese Sr avait dit à son fils que son frère Nicholas, avait laissé une paire de gants ensanglantés sur les lieu de crime. Grâce à cette info de première ordre, l’ADN de Nick Calabrese fut formellement identifiée, le FBI avait désormais les cartes en main, soit ce dernier collaborait, soit il terminait sa vie derrière les barreaux, le choix de Nicholas Calbrese fut très rapide. Grâce aux informations de Frank Calabrese Jr et de Nick Calabrese, les procureurs fédéraux avaient désormais assez de preuves pour inculper la plupart de la hiérarchie de la Outfit pour des crimes datant de plusieurs décennies. Quand le procès commença en Août 2007, outre Frank Calabrese Sr, se trouvait, l’Acting Boss James « Jimmy The Man » Marcello, le Consigliere Joseph « Joey The Clown » Marcello, Le Soldat, Paul « The Indian » Shiro et les Associés Anthony « Twan » Doyle et Frank Schweihs (jugé séparément en raison de ses problèmes de santé). Il ne fallut que quelques heures aux jurés pour déclarer coupable la hiérarchie de la Outfit à des peines de prison incompressible. En récompense de sa collaboration, Nicholas Calabrese sera condamné pour quatorze meurtre à douze années de prison. Ce dernier et son neveu Frank Jr, ont au jour d’aujourd’hui intégré le programme de protection des témoins. Laissé en ruine, la Outfit de Chicago pouvait se reconstruire.

 

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L'ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO RÉTROGRADÉ À CAUSE DE SES FILLES ?

9 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony « TG » Graziano
Anthony « TG » Graziano

Anthony « TG » Graziano a toujours été considéré comme un dur à cuir dans la famille Bonanno. Intronisé dans la Cosa Nostra au milieu des années 1970, il devint rapidement, un Capitaine influent dans les années 1980. Fidèle à son serment d’allégeance, Anthony Graziano, était un individu extrêmement respecté, brutal, impliqué dans de nombreux assassinats liés à la famille Bonanno. En 1990, Anthony Graziano sera condamné à cinq années de prison pour évasion fiscal, une peine qu’il purgera au pénitencier fédéral de Loretto dans l’État de la Pennsylvanie. Quelques heures avant que le juge ne puisse rendre son verdict, Anthony Graziano avait déclaré, sans jamais confirmer sa présence dans la famille Bonanno, que ce dernier gagnait son argent légalement : « Je suis un courtier, je travaille avec certaines personnes ». Pendant son incarcération, Anthony Graziano était un peu le chef de la prison. Accompagné de différents Associés ou membres de la Cosa Nostra, ce dernier n‘hésitait pas à narguer les gardiens de prison en les provoquant du regard ou en se moquant ouvertement d’eux lors des différentes promenades, un comportement qui fit l'admiration des prisonniers de la prison. A sa sortie de prison en 1993, il se rapprocha du nouveau Parrain, Joseph « The Ear » Massino, et devint rapidement un membre clé de cette organisation criminelle, en étant promu au début des années 2000, au poste de Consigliere. Mais en Juillet 2003, Anthony Graziano sera inculpé de racket, de conspiration, dans deux assassinats liés à la famille Colombo et condamné à neuf ans de prison. A l’énoncé du verdict, Anthony Graziano ironisa auprès des procureurs qui l’avaient inculpé : « Si j’avais été plus jeune, j’aurai gagné cette affaire ».  Malgré sa condamnation, sa position dans la famille Bonanno ne fut pas mise à mal, il gardera même ses fonctions de Consigliere, seulement d’autres éléments qui interviendront pendant son incarcération, feront que TG, comme il est surnommé dans le milieu, deviendra par la suite un membre lambda de la famille Bonanno. Alors que pendant toutes ces années dans la Cosa Nostra, Anthony Graziano accumula du respect, dans sa deuxième famille, chez lui, tout ne se passait pas comme il le souhaitait.

 

Anthony Graziani a trois filles, Lana, Jennifer et Renée. Ces dernières seront tous mariées avec des membres de la famille Bonanno. La première, Lana, sera l’épouse pendant quelques

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

années d’un ancien Soldat dans l’équipe de Dominick « Sonny Black » Napolitano, John « Porky » Zancocchio. Ce dernier profita de sa relation avec Anthony Graziano, désormais son beau-père, pour augmenter son influence dans la famille Bonanno. Mais chez lui, selon certains témoins, c’était sa femme Lana qui gérait les « affaires ». Cette dernière n’hésitait pas à menacer son mari et pire encore, de l’insulter en public devant ses collègues mafieux. Cette situation devenait ingérable, et John Zancocchio décidera de divorcer deux années plus tard. Mais les trois filles Graziano qui selon elles, furent élevées à la « dure », décidèrent d’apparaître dans une télé-réalité « Mob Wives ». Diffusé sur la chaine VH1, cette émission suit la vie de différentes femmes, dont les maris ou les pères ont été incarcérés pour leur relation avec la Cosa Nostra. Cette télé-réalité aborde publiquement des sujets liés à la Cosa Nostra, dans se cellule, Anthony Graziano fulminait. Ce dernier, qui a tout au long de sa vie, suivi les règles élémentaires de l’omerta, voit ses trois filles se pavanaient devant des millions de téléspectateurs, relevant par la même occasion certains secrets bien gardés. A sa sortie de prison en 2011, Anthony Graziani décidera de couper les ponts avec ses enfants, mais le mal était déjà fait. La famille Bonanno n’appréciait pas tellement que ce genre d’informations puissent être révélées à une heure de grande écoute. Pire encore, comme à son habitude, Anthony Graziani à sa sortie de prison, reprit instantanément, et malgré sa liberté surveillée, son activé au sein de la famille Bonanno. Le problème est que l’Associé qui le suivait dans régulièrement, n'était autre que l’époux de sa fille Renée, Hector Pagan Jr, qui collaborait avec les autorités fédérales et enregistrait secrètement son beau-père. Inculpé de racket et d’extorsion, Anthony Graziano sera condamné à dix neuf mois de prison et sortira de prison en 2013. Avec l’arrivée de Michael « The Nose » Mancuso à la tête de la famille Bonanno, le rôle d’Anthony Graziani reste marginal et aurait été rétrogradé au poste de Soldat, une mise au placard synonyme d’une retraite forcée ?. Avec ses filles, il aura fallu quelques années à l'ancien homme fort de la famille Bonanno pour renouer le contact.

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CARMEN DINUNZIO NOUVEAU PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA ?

8 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Carmen DiNunzio et Peter Limone
Carmen DiNunzio (à gauche) avec Peter Limone

Après le décès de Peter « Crazy Horse » Limone, Parrain de la famille Patriarca, les candidats potentiels à sa succession, étaient peu nombreux, mais surtout l’un d’entre eux, ce démarquait logiquement du lot. Carmine DiNunzio surnommé, The Big Cheeze dans le milieu, assurait déjà le poste d’Acting Boss pendant la gouvernance de Peter Limone. En 2009, ce dernier plaida coupable de corruption et de racket et condamné à six années de prison dans un pénitencier fédéral. Une incarcération exemplaire selon le gouvernement, à tout point de vue. Pendant son emprisonnement, Carmen DiNunzio, avait un comportement très courtois avec les gardiens de prison et avait même suivi plusieurs programmes de réhabilitation, lui permettant de diminuer de plusieurs mois sa peine de prison. En Février 2015, Carmen DiNunzio sera donc libéré, et sera soumis pendant plus de deux ans à des règles très strictes sur la liberté surveillée. Des conditions que l’Acting Boss de la famille Patriarca accepta sans sourciller, même s’il continua de gérer dans l’ombre, les activités criminelles de la famille Patriarca, depuis son club social dénommé le Gemini Social Club situé à Boston. Cet endroit a toujours été un repère pour les frère DiNunzio, mais surtout pour les membres de faction de Détroit, ou Carmen, est originaire. Il faut savoir que la famille Patriarca est gérée en deux factions. Cette particularité a toujours donné lieu à de nombreuses tensions sur la gouvernance de la famille. La première faction vient de Boston, ou Carmen est actuellement le leader et une autre à Providence dans l’État du Rhode-Island, ou Matthew « GoodLooking Matty » Guglielmetti a été attitré récemment au poste

Luigi « Baby Shacks » Manocchio
Luigi « Baby Shaks » Manocchio

d’Underboss. Sous Peter Limone, sa hiérarchie, ou des membres des deux factions étaient positionnés à des postes clés, permettait une certaine stabilité, dans une organisation criminelle ou la moindre étincelle, peut entrainer comme chez les Colombo, une sévère lutte de clan. Generalement une alternance est effectuée. Avant la nomination de Peter Limone,

l’ancien Parrain Luigi « Baby Shacks » Manocchio, originaire du Rhode-Island, avait assuré la gouvernance de la famille pendant de nombreuses années. Mais aujourd’hui, Carmen DiNunzio est désormais un homme libre. Il peut se déplacer et rencontrer n’importe quelle personne sans que cela ne soit répressible pour lui. Vivant encore dans son quartier de naissance, dans le Little Italy de East Boston, Carmen, avec son frère Anthony, qui sera bientôt libéré d’une prison fédérale, ont pendant de nombreuses années, étendu leur influence à l’extérieur des deux États. Très apprécié dans les familles de New-York, Carmen DiNunzio a toujours entretenu une très bonne relation avec la Outfit de Chicago. Cette avantage dans la Cosa Nostra est considérable. Elle permet en effet à Carmen DiNunzio de se positionner en homme fort de la famille Patriarca, tout en assurant une certaine stabilité, grâce à l’appui des familles voisines.

 

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