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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE COLOMBO OPÉRANT DEPUIS LA FLORIDE ACCUSÉ DE FRAUDE

27 Novembre 2021, 18:32pm

Publié par Xav

Thomas Farese
Thomas Farese

En 2012, les fédéraux avaient subi un revers de taille avec l’acquittement pour blanchiment d’argent de Thomas « Tom Mix » Farese. A cette époque, Thomas Farese occupait le poste de Consigliere de la famille Colombo, un poste qu’il supervisait depuis l’État de la Floride où Thomas Farese gère la plupart de ses activités. Le procès pour les fédéraux ne s’était pas déroulé comme prévu. Leur témoin clé, un ancien Capitaine, Reynold Maragni, avait été sévèrement discrédité par la défense, quand elle prouva que ce membre de la Cosa Nostra profitait de son statut de témoin du gouvernement pour continuer à enfreindre la loi. Après son acquittement Thomas Farese retourna en Floride et gardera son poste de Consigliere, un statut qu’il conservera jusqu’en 2019. Mais au lieu de profiter du soleil de la Floride pour y jouer au golf, ce dernier qui vit dans le dans le comté de Palm Beach, fait souvent la une des journaux du coin, mais pas pour de bonnes raisons. En Avril dernier, l’ancien Consigliere de la famille Colombo, ainsi que quatre de ses Associés, Pat Truglia, Domenic Gatto Jr, Christopher Cirri et Nicholas DeFonte ont été inculpés d’avoir comploté pour frauder plusieurs instituts de santé entre Avril 2017 et et Avril 2019. Thomas Farese et Pat Truglia se connaissent très bien. En 2012, quand Thomas Farese était inculpé de blanchiment d’argent, Pat Truglia était à ses côtés, mais pour se défendre quant-à lui d’accusations de prêts usuraire et de blanchiment d’argent, mais contrairement à Thomas Farese, Pat Truglia sera reconnu coupable et purgera quelques années de prison. Dans cette affaire et en cas de culpabilité, la plupart des protagonistes risquent près de dix années derrière les barreaux. 

Thomas Farese
Thomas Farese

Thomas Farese est loin d’être un inconnu des autorités fédérales basées en Floride. En 1978, alors simple Soldat de la famille Colombo, il aurait dirigé une énorme opération de contrebande de marijuana, une affaire qu’il gérait au-dessus d’un restaurant à Broward County. A cette époque, c’était la DEA qui avait supervisé cette affaire sensible, car elle incriminait également des politiques de l’État que Thomas Farese essayait de corrompre avec l’argent de la drogue. Arrêté en 1980 et condamné pour trafic de drogue, Thomas Farese sera condamné à trente années de prison, mais sera libéré en 1994. A sa sortie de prison, Thomas Farese reprend tout naturellement ses activités criminelles au sein de la famille Colombo. En 1996, la DEA, toujours elle, fait infiltrer plusieurs de ses agents dans trois clubs de striptease gérés par Thomas Farese dans le comté de Palm Beach, le Hialeah's Club Pink Pussycat, le Goldfinger et le Club Diamonds. Rapidement les fédéraux se rendirent compte que Thomas Farese, grâce à ces trois établissements, avait blanchi près d’un million de dollars. Arrêté en 1996, il sera condamné à dix années de prison et de nouveau libre en 2005. Mais suite aux dernières arrestations, les fédéraux ont décidé de porter de nouvelles accusations envers Thomas Farese et son bras droit, Pat Truglia. Il faut savoir que les fédéraux ont calculé les pertes engendrés par les entreprises pharmaceutiques, qui, forcés d’acheter différents produits aux mafieux, ont perdu près de vingt-cinq millions de dollars. Alors que les deux accusés risquaient à la base au maximum dix années de prison, Thomas Farese et Pat Truglia risquent désormais de passer les vingt prochaines années derrière les barreaux.

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L'UNDERBOSS DE LA FAMILLE DE BUFFALO EN SEMI-LIBERTÉ

26 Novembre 2021, 17:25pm

Publié par Xav

Domenico Violi, considéré comme l’actuel Underboss de la famille de Buffalo, a vu un juge refusé sa demande de libération conditionnelle, mais à tout de même accepté que Domenico Violi rentre, trois ans après sa condamnation, dans un régime de semi-liberté. Pour les services pénitenciers, c’est la stupéfaction. En effet, ces derniers s’étaient fermement opposés à cette demande, prétextant que Domenico Violi avait une certaine “autorité” derrière les murs de la prison et “contrôlait” plusieurs prisonniers. L’Underboss de la famille de Buffalo qui occupait un poste de personnel de ménage en prison et qui participe à des activités bénévoles, dont l’apprentissage de nouvelles langues, de la guitare et des services religieux, a en trois ans de temps, changé par deux fois de prison. La première fois en Juillet 2019, quand les services pénitenciers décident de le transférer dans une prison de moyenne sécurité après avoir reçu des menaces sur sa personne. La deuxième fois, Domenico Violi aurait attiré l’attention d’un responsable du renseignement après avoir été impliqué dans l’envoi de “mandats”, d’ordre de paiement, venant de l’un de ses Associés, qui auraient été envoyés à des “délinquants” impliqués dans le trafic de drogue. Les conditions de sa semi-liberté sont très claires. Pendant ses moments de liberté, il ne pourra pas quitter le domicile familial et aura l’interdiction absolue de côtoyer ou de communiquer avec des personnalités du crime organisé. 

Joseph Todaro Jr
Joseph Todaro Jr

Domenico Violi attendra encore un petit moment avant de déguster une bonne pizza à la Nova Pizzeria, l’une des pizzerias les plus populaires de Buffalo et détenue par Joseph Todaro Jr, considéré par les autorités comme l’actuel Parrain de la famille de Buffalo. Cette semi-liberté reste encore assez surprenante. Lors de son arrestation en 2017, suite à une opération conjointe lancée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, Domenico Violi avait été identifié formellement comme l’actuel Underboss de la famille de Buffalo, un statut qu’il aurait reçu lors d’une réunion clandestine organisée par Joseph Todaro Jr quelques mois avant son arrestation. A cette époque, cette information avait fait grand bruit et pour cause, personne au Canada n’avait occupé un poste aussi important dans la hiérarchie d’une famille de la Cosa Nostra. Il faut dire que Domenico Violi est loin d’être un inconnu dans le milieu du crime organisé. Domenico Violi est le fils de l'ancien Parrain de la mafia montréalaise Paolo Violi et le petit-fils de l'ancien mafieux d’Hamilton, Giacomo Luppino. Paolo Violi contrôlait la faction des Bonanno à Montréal jusqu'à ce qu'il soit assassiné par des mafieux rivaux de la famille Rizzuto

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LES FÉDÉRAUX DELIVRENT DES SECRETS SUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA OUTFIT - PARTIE 1

12 Novembre 2021, 17:33pm

Publié par Xav

Suite au décès de l’ancien Parrain de la Outfit de Chicago, John “No Noze” DiFronzo, en 2018, les fédéraux ont récemment décidé de publier des rapports de surveillance, provenant d’agents de terrain ou d’informateurs du gouvernement, sur l’ancien homme fort de la mafia de Chicago. Dans les années 1940, John DiFronzo faisait partie d’un petit gang de rue surnommé les “Three Minute Gang”. La spécialité de ce gang était les cambriolages, avec la particularité, comme son nom l’indique, de dévaliser bon nombre de commerces en moins de trois minutes. Forcément le nom de ce gang est un peu “flatteur”, car en réalité la plupart de ces cambriolages se terminaient soit par des arrestations, soit par des courses poursuites avec la police. La première arrestation de John DiFronzo date de 1946 et c’est trois années plus tard, toujours pendant un cambriolage, qu’il obtient son surnom, qu’il gardera tout au long de son long parcours criminel, No Nose. Suite à cet énième cambriolage, John DiFronzo purgera six mois de prison et à sa sortie, il quittera petit à petit les “Three Minute Gang” pour s’affilier avec des plus grosses pointures comme Paul “Peanuts” Panczko. Comme son nom l’indique, ces individus avaient pour habitude de voler bon nombre de commerces en moins de trois minutes, même si certains cambriolages seront ratés, ce qui mènera au final à la première arrestation de John DiFronzo, nous étions alors en 1946. Suite à ce vol, John DiFronzo sera condamné à six mois de prison et à sa sortie, il continuera une nouvelle fois des cambriolages mais en s’associant cette fois-ci avec une célèbre équipe de cambrioleurs, les frères Panczko. D’origine Polonaise, Joseph, Edward et Paul étaient un trio de cambrioleurs adeptes du crochetage de serrures, d'explosions de coffres-forts et du vol de voitures. De par sa nature discrète et sa capacité à ramener facilement de l'argent, le profil de John DiFronzo intéressa de plus en plus des membres importants de la Outfit, comme Joe "Joe Gags" Gagliano. A cette époque, Joe Gagliano, considéré comme le meilleur exécuteur de Jackie Cerone, gérait une équipe de Soldats à Elmwood Park, dont Joseph “The Clown” Lombardo. Au décès de Joe Gagliano en 1971, John DiFronzo reprendra les rênes d’Elmwood Park et deviendra l’un des plus jeunes Capitaines de la Outfit. 

Contrairement à la plupart des membres de la Outfit, très enclin à la violence, John DiFronzo avait un profil complètement différent. Il était un gangster à col blanc, qui avait un sens de l’affaire aiguisé, n’utilisant le meurtre qu’en extrême recours. Résident à River Grove, une petite ville à proximité de Chicago, John DiFronzo, réunissait au moins une fois par semaine les membres de son équipe depuis un restaurant Italien, qui se situait à proximité de son appartement qu’il occupait avec son épouse. Les années 1970 étaient une très bonne période pour John DiFronzo. Devant la police, John DiFronzo gérait des affaires légitimes. Il était un très bon vendeur de voitures, propriétaire de plusieurs concessionnaires et remontant annuellement aux fiscs Américain des revenus supérieurs à six chiffres. En réalité, ses revenus gagnés légalement étaient une broutille par rapport aux bénéfices engendrés par les rackets de son équipe d’Elmwood Park. En Décembre 1981, les fédéraux ont réussi à capter une réunion d’affaires entre John DiFronzo et deux gros bookmakers, Soldats de la Outfit, Dominic “Large Dom” Cortina et Donald “The Wizard” Angelini. Le but de cette réunion était simple, coordonner toute la “partie jeux” de la Outfit, qui représentait à cette époque plusieurs centaines de millions de dollars par an. Ces réunions hebdomadaires ont permis aux agents du FBI de comprendre petit à petit les habitudes de John DiFronzo. 

John Cerone
John Cerone

John DiFronzo n’avait pas l’habitude de faire des grasses matinées et dès huit heures, il prenait son petit déjeuner au Gene’s Deli, un restaurant appartenant à son chauffeur et garde du corps, Eugene “Lefty” Cacciatore. Généralement il prenait son petit déjeuner avec son frère et confident, le Soldat de la Outfit Peter DiFronzo, Marco D’Amico, qui deviendra par la suite son Consigliere et Peter “Chevy Pete” Destito, un membre de la Outfit spécialisé dans les prêts usuraire. Vers dix heures trente, il allait généralement dans son bureau situé dans une l’une de ces concessions, le Elmwood Motors. Par la suite il allait très souvent dans une entreprise de transport et l'élimination des débris, le D&P Trucking & Construction. Selon le FBI, John DiFronzo était un partenaire “silencieux” de cette société qu’il utilisait comme façade auprès des autorités fédérales. En 1982, le FBI a observé plusieurs réunions de John DiFronzo avec l’Underboss de la Outfit, John Cerone dit Jackie The Lackey, au Gene’s Deli et à l’arrière d’une boutique de vêtements, le Rosanova Tailor Shop. D’après un informateur du FBI, ces réunions avaient pour objectif de préparer John DiFronzo à des futures responsabilités au sein de la hiérarchie de la Outfit. Les deux hommes s’appréciaient. John DiFronzo avait par le passé surveillé les intérêts de John Cerone quand ce dernier était parti en prison dans les années 1970 et était prêt à recommencer si l’Underboss de la Outftit retourner derrière les barreaux suite à son inculpation dans l'écrémage de plusieurs casinos de Las Vegas. 

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RETOUR À LA CASE PRISON POUR UN CAPITAINE DE LA FAMILLE COLOMBO

3 Novembre 2021, 17:29pm

Publié par Xav

Joseph Amato Jr et son père
Joseph Amato Jr et son père

Joseph Amato, Capitaine de la famille Colombo opérant depuis Staten-Island, vient d’être condamné à près de six années de prison. C’est forcément une mauvaise nouvelle pour Joseph Amato, qui espérait, après avoir accepté un accord de plaidoyer en Mars dernier, une peine avoisinant les soixante trois mois de prison maximum, soit un peu plus de cinq ans. Dans cette enquête, tout a commencé par une vulgaire scène de ménage entre un Capitaine de la Cosa Nostra et sa petite-amie. Joseph Amato était jaloux et suspectait sa maîtresse de voir quelqu’un d’autre et pour se "rassurer", décida de placer un dispositif GPS sous la voiture de sa maîtresse afin de pouvoir suivre le moindre de ses déplacements. Selon le FBI, qui se saisira de cette affaire plusieurs mois plus tard, ce dispositif était retiré régulièrement par le Capitaine de la famille Colombo afin de pouvoir le recharger et le placer de nouveau discrètement sous le véhicule. Sauf qu’un jour, le GPS avait disparu et Joseph Amato, paniqué, appela le fournisseur pour essayer de le localiser. Après quelques recherches, celui-ci fut capté curieusement dans un dépôt de bus à Manhattan et c’est là que tout commença. Rapidement, les fédéraux s'aperçoivent que ce traceur appartenait à Joseph Amato et demanda alors à un juge fédéral la possibilité de pouvoir surveiller le téléphone du Capitaine de la famille Colombo, ainsi que ceux des membres de son équipe et quelques adresses mails. Le FBI se rendit très vite compte qu’en plus de surveiller étroitement sa petite amie, Joseph Amato et son équipe de Soldats était très impliqué dans le racket et l’extorsion. 

Joseph Amato Jr
Joseph Amato Jr

Une année avant son arrestation, la petite-amie de Joseph Amato s’était plaint que des employés d’un bar de Staten-Island, avaient montré des vidéos du Capitaine de la famille Colombo en train de flirter avec une autre femme. Face à cette situation, Joseph Amato demanda à son fils, Joseph Amato Jr et l’un de ses Associés, dénommé Anthony “Bugz” Silvestro, de faire comprendre “gentiment” aux employés de ce bar, de ne plus jamais manquer de respect au Capitaine de la famille Colombo. La violence, toujours la violence et Joseph Amato n’a jamais hésité une seule seconde à l’utiliser pour défendre ses intérêts, ceux de la famille Colombo et ceux de son fils. Un soir, dans boite de nuit de Staten-Island, Joseph Amato Jr avait été repris verbalement par un individu qui l’accusait de “manquer de respect à une femme”. Pour se défendre, Joseph Amato Jr n’utilisa pas la violence, mais demanda à l’individu en question s' il savait qui était son père, une question que ce dernier répondit négativement. Selon les procureurs, Joseph Amato Jr aurait alors demandé l’autorisation à son père de “casser la gueule” à celui qui lui avait manqué de respect, une proposition que Joseph Amato accepta sans sourciller. Selon les procureurs fédéraux , cette personne sera frappée à plusieurs reprises non pas par Joseph Amato Jr, mais par plusieurs Associés de la famille Colombo. 

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