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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DEMANDE À UN JUGE FÉDÉRAL DE CLASSER L'AFFAIRE

24 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph MerlinoLe Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino (voir photo), est-il sur le point de voir ses ennuis avec la justice s’arrêtaient dans les prochains jours ?. Alors que l’opération East Coast, avait révélé sa participation dans plusieurs rackets, avec l’aide complice de la famille Genovese, Joseph Merlino avait, contrairement à ses collègues mafieux, préféré tenter sa chance dans un procès fédéral, pour plusieurs raisons. La première, était que ce dernier avait toujours défendu son cas devant un jury populaire. La deuxième raison, est que John Rubio, un ancien Associé de la famille Genovese et principal informateur du gouvernement, avait vu sa crédibilité mise à mal à cause des agents du FBI chargés de sa protection. Pour Joseph Merlino et ses avocats, il y avait assez d’éléments, pour pouvoir essayer de se faire acquitter dans un procès fédéral, surtout, que les procureurs fédéraux venaient de lui proposer une peine dérisoire, s’il décidait de plaider coupable. Mais cette semaine, nouveau coup de théâtre. John Rubio, qui devrait témoigner dans le futur procès de Joseph Merlino, aurait effacé par mégarde, une partie des enregistrements effectués avec certains mafieux de la Cosa Nostra, en essayant d’effectuer une simple mise à jour de son téléphone. Alors bien sûr, ces enregistrements audio et vidéos, avaient déjà été transmis aux autorités compétentes dans cette affaire, mais les avocats de la défense, se défendent désormais, de ne pas pouvoir certifier avec exactitude, si ces enregistrements ont bien été effectués par John Rubio, et non pas par des agents fédéraux, qui ont montré dernièrement une certaine « légèreté » dans le suivi de ce dossier. Pour Joseph Merlino, cette nouvelle information tombe à pic. Le gouvernement fédéral lui avait proposé récemment une peine de deux années de prison s’il décidait de plaider coupable. Alors que Joseph Merlino risquait à la base près de vingt années de prison s’il était reconnu coupable, ce revirement de situation montre bien que les procureurs fédéraux, ne sont pas sereins sur le déroulement de ce procès. Avec cette nouvelle affaire, les avocats de la défense auraient une chance quasi certaine de faire acquitter leur client. Si le Parrain de la famille de Philadelphie était déclaré non-coupable, alors sa position au sein de son organisation criminelle, en serait fortement renforcée. De toute façon, Joseph Merlino a demandé, par le biais de ses avocats, d de déposer une requête, pour que son procès puisse avoir lieu non pas dans un tribunal fédéral New-Yorkais, mais à Philadelphie même, dans son « fief », près de ses amis et de sa famille, dans la ville ou pour lui, tout a commencé.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA EST DÉCÉDÉ

21 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Peter LimonePeter « Crazy Horse » Limone (voir photo), l’actuel Parrain de la famille Patriarca est décédé cette semaine, il avait quatre vingt trois ans. Dès son adolescence, Peter Limone était déjà un bookmaker très actif, jusqu'à cette soirée de Mars, on était alors en 1965. Le 12 Mars précisément, le corps d’un délinquant notoire, ancien boxeur, dénommé Edward « Teddy » Keegan, fut retrouvé criblé de cinq balles, dans une ruelle de Chelsea, un quartier ouvrier à l’extérieur de Boston. Pour le gouvernement fédéral, il ne fit aucun doute que cet assassinat portait la signature de la Cosa Nostra . C’était une époque dangereuse. Un important Associé de la famille Patriarca, Joseph « The Animal » Barboza commençait à collaborer avec le FBI et était prêt à mentir sous serment sur différents crimes non résolus, pour pouvoir retrouver le plus rapidement possible la liberté (Joseph Barboza sera assassiné en 1975, alors qu’il venait de déménager à San Francisco de plusieurs balles de fusil à pompe). L’Associé de la famille Patriarca incrimina très rapidement, Peter Limone, Joseph Salvati, Henry Tamelo et Louis Greco comme les responsables du meurtre d'Edward Deegan. Grâce à son témoignage, ils seront reconnus coupable de meurtre et à l’exception de Joseph Salvati, condamnés à mort. Quelques années plus tard, leur peine sera commuée à un emprisonnement à vie. Dans les années 2000, la justice Américaine décidera de casser le premier verdict et de libérer de prison Peter Limone, après trente trois années passées derrière les barreaux. La justice Américaine venait de se rendre compte, que le tueur de Edward Deegan, n’était autre que Joseph Barboza lui même. En dédommagement, la justice Américaine décidera de verser près de vingt six millions de dollars à Peter Limone, une fois multimillionnaire, il pouvait enfin profiter un peu de sa vie, mais ce dernier en voulait toujours plus. Peter Limone retrouva « ses premiers amours » et commença à travailler de nouveau pour la famille Patriarca. Pour cette organisation criminelle, la venue de Peter Limone dans ses rangs, représentait plusieurs avantages. Elle savait que ce dernier avait effectué plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux. De plus, Peter Limone connaissait en réalité les meurtriers d’Edward Deegan, mais il avait préféré « fermer sa bouche » et a refusé de collaborer avec les autorités. Rapidement, dès sa sortie de prison, Peter Limone sera intronisé dans la Cosa Nostra, et devint à Consigliere très actif. En 2009, avec l’incarcération de l'ancien Parrain, Luigi « Baby Shacks » Manocchio, Peter Limone reprendra naturellement les rênes d’une famille, qui avait perdu énormément de sa splendeur. Mais sa marge de manœuvre était très limitée. Certes, il occupait le poste de Parrain, et recevait des enveloppes remplies de billets chaque semaine, mais Peter Limone était encore en probation, après avoir plaidé coupable de racket et d’extorsion en 2010. De plus, sa santé était défaillante, Peter Limone s’entoura alors de différents Acting Boss, pour pouvoir gérer les affaires criminelles de la famille Patriarca dans les rues. Actuellement, la famille Patriarca serait gérée par les frères DiNunzio. Carmen surnommé « The Big Cheeze », est sorti de prison 2015 et servait déjà d’Acting Boss à Peter Limone. Anthony DiNunzio, qui occupait déjà ce poste avant sa condamnation, sera libéré de prison en 2018. Dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, la famille Patriarca va devoir se réunir pour nommer leur nouveau Parrain. Les frères DiNunzio, de part leur expérience, sont dans la capacité de se positionner sur le poste, mais c’est sans compter sur Matthew « Matty » Guglielmetti, un Capitaine de la famille Patriarca, qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue et qui inspirerait un certain respect auprès de ses membres.

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LES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA SONT-ILS EN SÉCURITÉ EN PRISON ?

18 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino, #Outfit, #Lucchese, #Philadelphie

A une époque, les membres de la Cosa Nostra incarcérés dans des prisons fédérales, géraient entièrement la vie à l’intérieur des murs. En réalité, le pénitencier n’était qu’un passage obligé, pour augmenter son respect, mais qui en réalité, n’était pas si terrible que ça, au vu de l’influence que pouvait avoir les mafieux auprès des autres détenus. Aujourd’hui, la situation a changé. Les prisons fédérales sont désormais « contrôlées » par des gangs, comme les Aryan Brotherhood, la mafia Méxicaine, les Blood ou encore les Crips, des organisations criminelles qui ont une très forte influence dans la vie quotidienne d’une prison. Actuellement, les membres de la Cosa Nostra incarcérés un peu partout aux Etats-Unis, continuent à se regrouper ensemble. Dans une prison, les tensions et les histoires de familles s’estompent généralement et très souvent, il n’est pas rare de voir des membres de plusieurs familles différentes se réunir, pour augmenter leur force face à tous ces nouveaux gangs.

John GottiQuand il fut condamné à la prison à perpétuité, John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino, fut incarcéré à l’USP Marion, une prison de sécurité maximale située dans l’État de l’Illinois. De part sa notoriété, John Gotti aimait jouer de son influence auprès des autres détenus et même si ce dernier était incarcéré près de vingt trois heures dans sa cellule. Pendant sa seule heure de détente, John Gotti longeait les allées de son quartier disciplinaire, faisant les cents pas pour essayer de s’aérer un peu les esprits. Généralement, quand les détenus le virent arriver, ils s’écartèrent par respect, mais aussi par peur des représailles, sauf Walter Johnson. Ce dernier mit du temps à laisser le passage au Parrain de la famille Gambino. John Gotti visiblement très énervé par cet affront, l’insulta : « Fous moi le camp d’ici espèce de sale nègre. Tu ne sais pas qui je suis ? ». Walter Johnson ne broncha pas, mais le lendemain, à la même heure de détente, ce dernier frappa John Gotti à plusieurs reprises. Ce dernier surpris, tomba, et essaya de se défendre tant bien que mal, avant que des gardiens ne viennent ne les séparer. Forcément, John Gotti refusera de donner l’identité de son agresseur, préférant se charger de cette affaire lui même. Mais dans son quartier disciplinaire, John Gotti était un peu isolé. Il demanda alors aux Aryan Brotherhood, de s’occuper de Walter Johnson pour près de cent mille dollars. Cette offre fut acceptée par ce gang, qui en plus de toucher de l’argent facilement, renforcerait leur respect, en assassinant un prisonnier Afro-Américaine. Mais les autorités, sentant une vengeance se préparer, mirent Walter Johnson à l’isolement, le temps que ce dernier, puisse être quelques mois plus tard être libéré de prison.

Al CaponeAu début des années 1930, Al Capone le célèbre Parrain de la Outfit, fut condamné à près de onze années dans un pénitencier fédéral. Au départ, ce dernier fut transféré dans la prison d’Atlanta, et une visite médicale de routine révéla syphilis, le début de la fin pour celui qui dirigeait Chicago d’une main de fer. Fragilisé psychologiquement, Al Capone fut transféré par la suite dans la célèbre prison d’AlCatraz. Alors que l’ancien Parrain de la Outfit était en train de prendre sa douche, il fut poignardé à plusieurs reprises avec une paire de ciseaux par un détenu. Il terminera par la suite à l'infirmerie de la prison. La Outfit de Chicago en voyant son Parrain dans un état psychologique aussi déplorable, avait décidé depuis quelques mois de retirer ce dernier des affaires, mais aussi de son soutient pendant son incarcération.

Vittorio AmusoVittorio « Vic » Amuso est le Parrain actuel de la famille Lucchese. Incarcéré depuis le début des années 1990 à une peine de perpétuité incompressible pour plusieurs charges tenant de la loi RICO dont le racket et le meurtre. Dès son incarcération, Vic Amuso n’a jamais voulu céder le pouvoir, préférant gérant les activités criminelles de la famille Lucchese derrière les barreaux, en s’aidant de différents Acting Boss. En 1995, Vittorio Amuso était incarcéré dans la prison fédérale de Terre Haute dans l’État de l’Indiana. Le Parrain de la famille Lucchese se sentait intouchable et n’hésitait pas à critiquer le comportement de Greg Scarpa Jr, un Soldat de la famille Colombo, fils de Greg Scarpa Sr, un important Capitaine de la Cosa Nostra, qui avait collaboré avec le FBI pendant de nombreuses années. Vittorio Amuso en avait assez du comportement de Greg Scarpa Jr, qui selon lui, se « pavanait » un peu trop, alors que son père avait trahi son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Pendant une promenade avec d‘autres prisonniers, Vittorio Amuso alla au bout de sa pensée, quand il croisa Greg Scarpa Sr : « Votre père était un rat, vous devriez avoir honte ». Greg Scarpa Sr vit rouge immédiatement et sauta sur Vittorio Amuso pour lui assener plusieurs coups de poing. Le Parrain de la famille Lucchese terminera à l’infirmerie, la Commission de la Cosa Nostra réunit en urgence, décidera par la suite de lancer un contrat contre Greg Scarpa Jr. Ce dernier, qui décidera par la suite d’aider les autorités dans sa lutte contre le terrorisme, est toujours incarcéré dans une prison fédérale.

Giovanni StanfaGiovanni « John » Stanfa, ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a été condamné en 1995 à la prison à perpétuité pour plusieurs meurtres. A début des années 2000, alors que dernier était incarcéré dans la prison de Leavenworth dans l’Etat du Kansas, Giovanni Stanfa qui s’accommodait facilement à la vie carcérale, venait de rentrer dans la cantine de la prison. Derrière lui, deux membres d’un gang Afro-Américain étaient en train de se parler. D’après certains témoins, présents ce jour là, ces deux individus se disputaient, quelque chose se tramait. Alors que l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie était attablé, l’un des deux individus s’avança rapidement vers Giovanni Stanfa, sorti quelque chose de sa poche, une boite de soda rafistolée en arme blanche. Plusieurs coups furent portés, Giovanni Stanfa s’écroula au sol, alors que l’individu en question répéta : « Je ne suis pas un rat, c’est vous le rat ». Avant que les gardiens ne puissent intervenir, Giovanni Stanfa se leva tranquillement, commença à sourire et déclara : « Vous êtres une honte ». Sans le savoir, ce dernier venait d’adresser le « baiser de la mort » à sa victime.

Anthony CassoAnthony « Gaspipe » Casso a longtemps servi d’Underboss de la famille Lucchese. Paranoïaque, violent et doté d’un égo surdimensionné, il aura, avec l’aide de Vittorio Amuso, semé le désordre dans cette organisation criminelle. Pour éviter la prison à perpétuité, Anthony Casso décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Mais sa coopération fut jugée désastreuse. De plus, Anthony Casso, profitera de sa protection par les agences gouvernementales, pour soudoyer certains gardiens de prison et agresser certains individus, comme Salvatore « Big Sal » Miciotta, un Sodat de la famille Colombo, qui avait décidé de collaborer avec les autorités. En attendant son verdict dans plusieurs affaires, Anthony Casso était incarcéré dans une aile de la prison spécialement dédiée aux différents informateurs du gouvernement. Après le diner, alors que Salvatore Miciotta jouait aux cartes avec d’autrs prisonniers, Anthony Casso arriva par derrière et essaya d’assommer l’ancien de la famille Gambino avec un gourdin de fortune. Vu la corpulence de Salvatore Miciotta, ce coup porté, ne le chatouilla à peine. Il se leva donc, agrippa Anthony Casso par le col de sa chemise et le jeta par terre, avant que les gardiens n’interviennent.

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COMMENT UNE PIZZERIA DE KANSAS CITY CONTRÔLAIT UNE PARTIE DES CASINOS DE LAS VEGAS

17 Juin 2017

Villa CapriDans le film de Martin Scorsese, Casino, racontant la célèbre vie de Frank « Lefty » Rosenthal (Sam « Ace » Roshstein interprété par Robert De Niro), un bookmaker lié à la Cosa Nostra opérant depuis Las Vegas et de son compère, Anthony « The Ant » Spilotro (Nicky Santoro dans le film, interprété par Joe Pesci), un Soldat de la Outfit, on peut ressentir énormément la présence de la Cosa Nostra dans la gérance des affaires à Las Vegas. Forcément la Outfit, par le biais de son Parrain Joseph « Joey Doves » Aiuppa, chapotait un peu les différents Casinos du secteur, mais la famille de Kansas City, avait aussi une part importante du business local. La famille de Kansas City, a toujours été proche de la Outfit de Chciago. A cette époque, cette organisation criminelle tentaculaire, était gérée par Nicholas Civella et son Acting Boss Carl « Tuffy » DeLuna. Dans les années 1970, la famille de Kansas City gérait les affaires de Las Vegas depuis une pizzeria, dénommé la Villa Capri (voir photo). Une façade, qui accueillait bon nombre de mafieux de la Cosa Nostra et le FBI en était bien conscient. Pour essayer de se débarrasser de la gangrène mafieuse à Sin City, les agents fédéraux ont réussi à poser plusieurs micros dans cet établissement et les résultats furent étonnants. Alors que Las Vegas se trouvait à plus de deux milles kilomètres de Kansas City, les agents fédéraux ont eu désormais la certitude qu’une partie de l’argent venant des casinos de las Vegas, comme le Stardust, le Fremont, le Marina et l’Hacienda arrivait directement dans les poches de Nicholas Civella. Selon la justice Américaine, à l'intérieur de la Villa Capri, certaines conversations étaient à peine audibles, en raison d’un jukebox installé dans la « salle de réunion », qui diffusait en boucle le célèbre tube des Bee Gees « Staying Alive ». Grace à ces enregistrements, le FBI ont eu confirmation, qu’outre la Outfit de Chicago et la famille de Kansas City, deux autres familles avaient pris part aux affaires du racket des Casinos, les familles de Cleveland et de Milwaukee. Mais en plus des enregistrements audio, le FBI disposait d’un « trésor » inattendu, des prises de notes de l’ancien Acting Boss de la famille de Kansas City, Carl DeLuna. En 1979, les agents fédéraux décidèrent de fouiller la maison de ce dernier, sans se douter, qu’ils allaient trouver des éléments permettant d’attaquer en justice les différents Parrains de la Cosa Nostra. Carl DeLuna, faisait des aller-retours incessants de Kansas City jusqu’à Las Vegas pour contrôler la rentabilité des casinos et surtout retirer l’argent pour sa famille. Le problème, est que Carl De Luna notait dans ses livres de compte, la moindre de ses dépenses, en utilisant des codes grossiers pour se référer aux personnes impliquées dans ce racket. Lors de son procès, Carl DeLuna avait tellement honte de voir les procureurs fédéraux projeter aux jurés des photographies de ses notes, ou il surnommait plusieurs pontes de la Cosa Nostra de « La Tante » ou encore de « Smtp », surtout devant les accusés présents à coté de lui, qui regardaient ces éléments bouche bée, qu’il préféra plaider coupable, il sera condamné par la suite à trente années de prison.

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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE COLOMBO BIENTÔT LIBÉRÉ DE PRISON

14 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

John FranzeseJohn « Sonny » Franzese (voir photo) ancien Underboss de la famille Colombo, va sortir le vingt deux juin prochain du centre médical fédéral de Devens dans l’État du Massachusetts, il aura fêté récemment sa centième année derrière les barreaux. Tout au long de sa carrière criminelle, John Franzese, qui est considéré comme une « légende vivante » dans le monde souterrain de la Cosa Nostra, aura passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux et n’aura jamais cessé par la même occasion d’enfreindre lois fédérales et même quand l’ancien Underboss de la famille Colombo était en liberté conditionnelle. Avant son arrestation en 2008, John Franzese donnait encore des conseils aux futurs membres de sa famille, sur la façon de faire disparaitre un corps : « Aujourd'hui, vous ne pouvez plus laisser un corps dans la rue quand vous exécutez un contrat. Il vaut mieux perdre une demi-heure de son temps voire une heure, pour se débarrasser du corps proprement ». A près de quatre vingt douze ans, celui qui était surnommé « Nodfather » par les médias Américains, avait été arrêté d’avoir extorqué plusieurs boites de striptease de Manhattan. En 2011, il fut condamné à huit années de prison. A l'énoncé du verdict, le vieux mafieux n’a pas bronché, stipulant que le fait de mourir derrière les barreaux ne le « dérangeait pas plus que ça ». Tout au long de sa peine d'emprisonnement  ses avocats ont essayé à plusieurs reprises de le faire sortir de prison, prétextant des problèmes de santé qui rendaient impossible une incarcération. Aveugle, sourd et ne se déplaçant qu’en fauteuil roulant, il est peu probable, que John Franzese ne reprenne ses fonctions au sein de la famille Colombo à sa sortie de prison. Né à Naples en 1917, John Franzese immigra très rapidement avec sa famille aux Etats-Unis, pour s’installer dans un quartier à forte densité Italienne, gangréné par le crime. Dès les années 1930, ce dernier commença ses activités au sein de la famille Profaci, la future famille Colombo. En 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, John Franzese fut renvoyé de l’armée pour des tendances très prononcées pour le meurtre. Pour les enquêteurs, John Franzese aurait participé de près ou de loin à plus de cinquante homicides et au fil des années, il aurait imaginé des stratagèmes pour essayer de ne pas se faire attraper par la police. En plus d’accumuler les peines d’emprisonnement, John Franzese a vu la plupart de ses enfants se retourner contre les Colombo. Son fils Michael, un important Capitaine de la Cosa Nostra, décidera de quitter définitivement sa vie dans le crime organisé après sa condamnation à dix années de prison fédérale pour des charges de racket. Son deuxième fils, John, un toxicomane notoire, Associé de la famille Colombo, témoignera contre son propre père lors de son procès en 2011. Peu perturbé, John Franzese s’endormira pendant son témoignage. John Franzese est le prisonnier le plus âgé détenu actuellement dans une prison fédérale. A sa sortie de prison, ce « titre » reviendra à Salvatore « Shotsie » Sparacio désormais âgé de quatre vingt dix huit ans, un Soldat de la famille de Philadelphie, condamné à trente années de prison en 1995, pour avoir participé à la guerre entre l’ancien Parrain John Stanfa et son ancien protégé, Joseph Merlino.

 

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DANS LA COSA NOSTRA LA GUERRE NE SE FAIT PLUS DANS LES RUES MAIS SUR LES RESEAUX SOCIAUX

10 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Divers

John Gotti JrJohn Alite était connu sous le pseudonyme de Johnny Alleto dans la famille Gambino, malheureusement pour lui, en raison de ses origines Albanaise, il n’a jamais pu devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra. Mais en raison de son amitié avec John Gotti Jr (voir photo), fils de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Alite même en étant qu’un simple Associé, était un membre influent de cette organisation criminelle. Adepte des salles de sport et des cabines de bronzage, John Alite multipliait aussi les activités criminelles. La drogue, le meurtre, le racket, John Alite trempait un peu dans tout, mais ce genre de mélange peut s'avérer très vite explosif. Au début des années 2000, inculpé de plusieurs charges tenant de la loi RICO, dont le meurtre, John Alite devint un fugitif pendant quelques années, avant d’être finalement extradé vers les États-Unis. A son arrivé, pour lui, il n’y avait qu’une seule possibilité, plaider coupable, coopérer, et essayer de mettre définitivement derrière les barreaux son ancien ami, John Gotti Jr, afin d’éviter une longue peine de prison. Finalement son témoignage ne fut pas jugé crédible par les jurés, et malgré un procès à haute tension, John Gotti Jr sera acquitté de toutes les charges retenues contre lui. Condamné à seulement onze années de prison en 2011, John Alite sera libéré de prison en 2014, et devint petit à petit une vedette du petit écran, spécialisé dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, arpentant les rues de sa jeunesse au risque de sa vie. Mais aujourd’hui la situation est différente. La Cosa Nostra ne veut plus prendre le risque de lancer un contrat contre un individu ayant coopéré avec les autorités, et même si John Alite a collaborer contre un John Gotti Jr, tout un symbole dans la famille Gambino. Aujourd’hui, la guerre, se fait par médias interposés, sur les réseaux sociaux et John Alite n’hésite pas une seule seconde à « égratigner », l’égo de son ancien ami : « Il est aussi épais qu’une tranche de Pizza Sicilienne et aussi dur que des fettuccine (une variété de pâtes Italienne). Il a toujours vécu au crochet de son père ». Du côté des Gotti, John Jr dément « bombarder » les réseaux sociaux de messages insultants sur son ancien ami, prétextant calmement : « Mon père se considérait comme un lion, moi désormais, je suis un agneau ». Mais la pilule ne passe toujours pas dans certains quartiers. John Alite, a l’habitude de se montrer souvent devant la caméra, parlant de son ancienne vie assez naturellement, même si un garde du corps est toujours présent à ses cotés. Mais ce soir là, dans une boite de nuit, John Alite se fit interpellé par un individu lui demandant son identité. Pensant qu’il était encore l’un de ses nombreux fans, John Alite se fit frapper dessus en plein visage, avant que ce dernier, apeuré, d’après les médias Américains, ne termine sa soirée, avec son téléphone portable essayant d’appeler sa police. Outre ces problèmes dans les rues de la Little-Italy, John Alite doit aussi faire face à un procès contre son propre frère, qui demande près de deux millions de dollars pour l’avoir discrédité auprès de plusieurs commerciaux dans différentes affaires, en le faisant passer pour un « fou ». Encore très amer d’avoir un peu ruiné sa carrière, Jimmy Alite rétorqua : « C’est une personne, qui dit ouvertement qu’il a tué, dix, quinze ou trente personnes, sa version change à chaque interviews et il ose dire que j’ai des problèmes psychologiques ? ».

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA TENTER SA CHANCE DANS UN PROCÈS FÉDÉRAL

8 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Un spectacle, Joseph Merlino (voir photoJoseph Merlino), l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, voudrait que son procès soit un spectacle, à son image. Ce dernier a préparé le terrain depuis quelques semaines,  avec l’aide de ses avocats, et veut faire la guerre au gouvernement fédéral, leur démontrant par ce refus de plaider coupable, leur incapacité à faire condamner une personne, qu'il soupçonne d'être à la tête d'une organisation criminelle, malgré un témoin coopérant et ce malgré, plusieurs années d’enquête. Joseph Merlino veut sans doute prendre sa revanche de son procès perdu au début des années 2000, qu’il l’avait vu condamner à quatorze années de prison pour racket, extorsion et jeux illégaux. Faire comprendre au gouvernement fédéral, que la surveillance accrue du FBI depuis sa sortie de prison en Mars 2011, n’avait strictement rien donné, que ces derniers avaient simplement perdu leur temps. Joseph Merlino joue à quitte ou double. Ce dernier a refusé récemment un accord de plaidoyer des procureurs fédéraux, qui lui proposait moins de deux années derrière les barreaux. En prenant le risque de défendre sa cause dans un procès fédéral, Joseph Merlino, pourrait être condamné, s’il est reconnu coupable, à près de vingt ans derrière les barreaux, mais si ce dernier est acquitté, alors sa position au sein de la famille de Philadelphie, sera grandement renforcée. Mais pour convaincre le jury, Joseph Merlino est prêt à sortir les grands moyens. Fini Edwin Jacobs Jr, son ancien avocat, un spécialiste de la défense des membres du crime organisé. Désormais le Parrain de la famille de Philadelphie, veut s’entourer de l’ancien avocat de John Gotti Jr, qui avait réussi à le faire acquitter dans une sombre histoire de meurtre en 2009, John Meringolo. Cette affaire, l’opération East Coast, avait fait énormément de bruit, quand elle fut révélée par les médias Américains en Août 2016. Il faut dire, la famille Genovese généralement discrète, qui fait du business avec Joseph Merlino, un Parrain de la Cosa Nostra, roulant en Rolls Royce, et portant des costumes haut de gamme, avec sa Rolex habituel, est un peu contradictoire. Au fil des mois, il fut révélé que le comportement des agents fédéraux, en charge de la surveillance du principal témoin, ne fut pas jugé exemplaire. Les procureurs fédéraux décidèrent alors d’offrir des accords de plaidoyer assez généreux, pour essayer de sortir de cette histoire sans encombre. Certains, comme Pasquale « Patsy » Parrello, accepta sans sourciller. D’autres par contre, sont toujours en phase de « négociation ». Joseph Merlino aurait pu très bien accepter un accord de plaidoyer, même s’il a l’habitude de dire, qu’il n’a jamais plaider coupable de sa vie, ce qui est juste. Le problème, est que ce dernier craignait qu’en plaidant coupable des accusations portées sur ses affaires New-Yorkaise, les procureurs fédéraux décidèrent par la suite de l’inculper dans des affaires distinctes dans les États du New-Jersey la Floride.

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QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

4 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Divers

Malgré les nombreuses arrestations orchestrées par le gouvernement fédéral ces dernières années, la Cosa Nostra reste encore une organisation criminelle très structurée, qui effraie bon nombre de truands qui voudraient marcher sur ses plates de bandes. En effet, la Cosa Nostra Italo-Américaine a encore bon nombre de familles implantées un peu partout aux États-Unis et même si cette dernière utilise de moins en moins le meurtre pour arriver à ses fins, elle peut compter sur des membres qui ont prêté serment d’allégeance, de commettre des crimes pour le bien de cette organisation. Même si son influence à diminuer, la Cosa Nostra, arrive à garder son aura, et traite assez facilement avec d’autres mafias implantées aux aussi aux États-Unis. Mais certaines organisations criminelles ont tenté par le passé, de tester les limites de la Cosa Nostra, pour savoir si cette dernière, tellement silencieuse, prospérant dans l’ombre, serait prête à déclencher une guerre pour défendre ses positions, petit retour en arrière. Au début des années 1990, une organisation criminelle Albanaise dénommée « The Corporation » a commencé à prendre le contrôle de plusieurs clubs sociaux contrôlés par la Cosa Nostra. Cette « mini mafia », était dirigée par un Alex Rudaj (voir photo), un individu déjà connu des services de police pour avoir travaillé comme Associé avec plusieurs familles à New-York et en particulier avec les Gambino. Mais arrivé à un moment de sa carrière criminelle, Alex Rudaj voulait prendre son indépendance, et s’inspira de l’organisation hiérarchique mise en place par la Cosa Nostra, pour fonder sa propre famille. Généralement l’entente avec les Albanais et les mafieux Italiens avaient toujours été cordiales. Ces derniers, de par leur influence avaient l’habitude d’utiliser les Albanais comme une force de frappe dans différentes affaires. Durement mais surement, Alex Rudaj accompagné par des individus d’origine Albanaise mais aussi Italiennes, la plupart Associés à des familles de la Cosa Nostra, commencèrent à se former pour tenter quelque chose d’invraisemblable, attaquer des clubs sociaux ou des lieux détenus par des membres de la Cosa Nostra. Au départ, ils commencèrent à travailler dans le comté de Westchester, avant de s’étendre dans le Queens et dans le Bronx, des endroits ou la Cosa Nostra a, et encore aujourd'hui, une énorme influence. Pendant plusieurs années, ce qui était au début une petite équipe de truands, se transforma en une organisation criminelle gagnant son argent grâce au racket et à la violence. A l’été 2001, Alex Rudaj accompagné d’au moins six hommes, rentrèrent dans une salle de jeux contrôlée par la famille Lucchese, frappèrent le gérant à la tête et déclarèrent aux clients qui étaient en train de jouer clandestinement dans ce tripot : «Messieurs désormais cet établissement est fermé. Je le jure devant Dieu, que si je vois encore une personne ici, je le frapperais à mort ». Bizarrement, la famille Lucchese ne réagit pas tout de suite, ce sont plus la famille Bonanno et la famille Gambino, qui étaient plus inquiètes de l’influence grandissante que prenait cette organisation criminelle. La tension fut à son paroxysme quand les Albanais essayèrent de rentrer de force dans le restaurant Italien Rao’s , connu pour avoir été le lieu de prédilection de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti et encore à l'heure actuelle sous protection de la Cosa Nostra. Alex Rudaj était venu au départ manger, mais en raison des dernières altercations avec les mafieux Italiens, il fut rejeté par le personnel car selon eux, le restaurant était plein. Ce dernier ne se dégonfla pas et revint quelques heures après avec près d'une douzaine d'hommes, prêt à rendre des comptes pour ce manque de respect. Pris de panique, le propriétaire lui trouva finalement une place de premier choix. Cet incident fut un message fort adressé aux mafieux Italiens. En attaquant un lieu « sacré », les Albanais leur disaient clairement « Montrez nous un peu de respect, ou on ira encore plus loin ». La famille Gambino compris immédiatement le message. A cette époque, la famille Gambino étaient contrôlée par un Acting Boss de la vieille école dénommé, Arnold « Zeke » Squitieri, qui était visiblement très énervé et excédé que ces « malfrats de bas étage » puissent s’en prendre à une organisation aussi tentaculaire que la sienne et demanda un rendez-vous à Alex Rudaj pour résoudre ce conflit, qui pouvait à juste titre dégénérait en guerre dans les rues de New-York. La réunion se déroula dans une station essence, en pleine nuit. Arnold Squitieri ramena près de vingt hommes, tous armés de batte de baseball, barres de fer ou d'armes automatiques. Devant eux, Alex Rudaj était en infériorité numérique avec ses six hommes et pu se rendre compte que ce qu’il avait devant lui était simplement une petite partie des effectifs de la Cosa Nostra et que si ces derniers déclaraient la guerre, son clan allait tout droit vers une défaite certaine. Arnold Squitieri commença à déclarer que désormais la « partie était terminée » pour les Albanais, qu’ils « étaient allés trop loin ». Mais l’un des lieutenants de The Corporation, braqua son arme sur l’Acting Boss de la famille Gambino et menaça par la même occasion de tirer sur les jerricanes d’essence. Prêt à tout faire sauter, les deux organisations criminelles reculèrent et décidèrent de quitter les lieux sans accord possible, la guerre allait bientôt éclater. Finalement c’est le FBI qui mit fin aux hostilités, en arrêtant une bonne partie de la famille Rudaj. Alex Rudaj et plusieurs des ses hommes furent inculpés de charges tenant de la loi RICO et condamnés à de longue peine de prison. En une seule arrestation, la famille Albanaise fut complètement détruite et n’existe plus au jour d’aujourd’hui. Arnold Squitieri fut lui aussi arrêté et condamné à sept ans de prison pour extorsion, jeux illégaux et évasion fiscale, mais contrairement à Alex Rudaj, la famille Gambino avait assez de membres « compétents » pour pouvoir le remplacer à son poste.

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COMME UN AIR DE DÉJÀ-VU DANS LA FAMILLE LUCCHESE

3 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese, #DeCavalcante

Dominic TruschelloLe mois de Décembre a toujours été une période particulière pour les mafieux de la Cosa Nostra. Cette période de l’année est synonyme de « grosse enveloppe » et de rencontre entre mafieux pour parler buisiness. Un soir de Décembre, une limousine blanche se gara devant le restaurant Italien Il Boschetto, situé à Yonkers, un repère des membres de la famille Lucchese. Dans ce véhicule sorti deux individus. Le premier n’était autre que Joseph « Big Joe » Datello, un Soldat des Lucchese, très actif dans le racket lié à la construction et son ami, un Associé de la famille DeCavalcante, beau-fils de l’ancien Parrain « Giovanni « John The Eagle » Riggi, Sean Richards. Accoudé au bar du restaurant, Steven « WonderBoy » Crea, les attendait. Ce dernier avait déjà une très bonne réputation dans la famille Lucchese. Spécialisé dans le racket de la construction, il venait de fonder le Lucchese Construction Group et servait par la même occasion le poste d’Acting Boss d’une famille mafieuse qui était toujours en pleine incertitude depuis l'incarcération à perpétuité de leur Parrain, Vittorio Amuso. Les trois hommes se connaissaient bien, ils avaient déjà eu l’occasion de se parler à plusieurs reprises, mais Joseph Dentello et Steven Crea ne savaient pas une chose, Sean Richards était un informateur du FBI, et enregistrait par la même occasion les différentes réunions auxquelles il assistait. Suite à une perquisition de routine par le FBI dans son entreprise de construction, le beau-fils de Sean Richards sombra dans une sombre dépression et décida de lui même de collaborer avec le FBI. Pendant une heure, les trois hommes parlèrent d’extorsion et de corruption, mais surtout Steven Crea était persuadé d’une chose, qu’il y avait un informateur dans la famille Lucchese. La pression devint de plus en plus forte pour Sean Richards. Quelques jours plus tard, une deuxième réunion eut lieu, mais cette fois-ci avec le Capitaine de Joseph Datello, Joseph Datello, Dominic « Crazy Dom » Truscello (voir photo). Pendant cette rencontre, qui a eu lieu dans un Dinner du New-Jersey, le Tick Tock Dinner, Sean Richards devait rester dans la voiture et une camionnette vint le chercher quelques minutes plus tard. A l’intérieur, Dominic Truscello l’attendait. Paniqué, Sean Richard du affronter le regard insistant du Capitaine de la famille Genovese : « Vous n’avez pas des péchés à avouer ? », Sean Richards ne répondit pas et curieusement, fut relâché. La pression devenant insoutenable, il ne restait plus qu’au FBI d’intervenir rapidement. Quelques jours plus tard, Steven Crea, Joseph Datello et Dominic Truscello furent arrêtés et inculpés de plusieurs charges tenant de la loi RICO, les incarcérant à l’ombre pendant plusieurs années. Retiré dans le programme de protection des témoins, Sean Richards se livra quelques fois devant les médias Américains pour critiquer ses anciens amis mafieux. Pour l’ancien beau-fils de John Riggi, le fils de ce dernier, Emmanuel, un identifié comme un Soldat de la famille DeCavalcante, était « si gros qu’il cassait à chaque fois une chaise lors des réunions ». Pour son ancien partenaire de la famille Lucchese, Joseph Dentello, Sean Richards déclara qu’il était « un gros imbécile ». Dix sept ans après cette histoire, les mêmes acteurs font toujours la une des médias Américains. Steven Crea, Dominic Truchello et Joseph Datello ont été arrêtés la semaine dernière dans une opération du FBI contre la famille Lucchese. Malgré des peines d’emprisonnement au début des années 2000, ces derniers, qui ne vivent que pour la Cosa Nostra, avait continué les mêmes vieux rackets pour s’enrichir et il fallut selon le FBI près de trois années d’enquête, pour les inculper de nouveau.

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LA HIÉRARCHIE DE LA FAMILLE LUCCHESE FRAPPÉE PAR UNE OPÉRATION DU FBI

31 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven CreaLe FBI a lancé aujourd'hui, une opération de grande envergure contre la famille Lucchese de New-York. Cette action qui fut, selon certaines rumeurs, préparée depuis plusieurs mois, a permis d’arrêter l'ensemble de la hiérarchie de cette famille mafieuse, qui avait repris une certaine stabilité depuis quelques années. Dans la liste diffusée par la justice Américaine, on peut identifier, Matthew Madonna, Joseph DiNapoli ou encore Steven Crea Sr (voir photo) et son fils, Steven Jr. Les Capitaines Dominic Truscello, John « Big John » Castelucci, ainsi que Tindaro « Tino » Corso. Mais aussi, les Soldats Joseph Venice, James « Jimmy The Jew » Maffucci, Joseph « Big Joe » Datello, Paul « Paulie Roast Beef » Cassano et Christopher Londonio. Alors que le FBI avait identifié Steven Crea comme le Parrain de la famille Lucchese, il se révèlerait en fait, que ce dernier n’occuperait que le statut d’Underboss dans une famille toujours gérée par Vittorio « Vic » Amuso, emprisonné à perpétuité. La plupart des accusés sont inculpés de meurtre, de plusieurs tentatives d’assassinats, d’escroquerie et de trafic de drogue. Alors que Steven Crea ne fut inculpé « que » d’avoir extorqué près de vingt cinq millions de dollars à un hôpital New-Yorkais, son fils, Steven Crea Jr et l’Acting Boss Matthew Madonna actuellement incarcéré, ont été inculpés d’avoir commandité l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Entre les années 1970 et les années 1980, cette équipe de malfrats, composée essentiellement de membres d’origines Juifs et Italiens, s’était spécialisée dans la vente d’héroïne à grande échelle. D’après les procureurs fédéraux, la famille Lucchese aurait autorisé l’assassinat de Michael Meldish, considérait comme un renégat, en Novembre 2013. Son corps criblé de balles, avait été retrouvé dans un parc près de Basley Avenue. Pour cet assassinat, le Soldat de la famille Lucchese, Christopher Londonio et son Associé Terrance Caldwell, avait été arrêtés quelques années après ce meurtre crapuleux. En Février dernier, les procureurs fédéraux étaient persuadés, que cet assassinat avait fait l’objet de plusieurs réunions entre membres de la famille Lucchese, il ne restait plus pour eux que d’arrêter les réels commanditaires. Suite à cette enquête, le FBI s’était intéressé de plus en plus à la tentative de meurtre contre un Associé de la famille Bonanno, Enzo Stagno. En Juin 2013, alors que ce dernier passait un coup de fil dans son véhicule, il fut atteint de plusieurs coups de feux, heureusement sans gravité. Selon les enquêteurs, Enzo Stagno, aurait été la cible de « tueurs » de la famille Lucchese, car il aurait manqué de respect à Steven Crea. Dernièrement et selon le FBI, ce dernier aurait donné l’ordre à l'un de ses Capitaines, Joseph Datello, de voyager vers le New-Hampshire, pour assassiner un ancien membre de la famille Lucchese qui avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales. Les différents accusés, qui devaient comparaitre ce jour devant un tribunal fédéral, devraient sans nul doute, être incarcérés au Métropolitan Center de New-York, avant une prochaine audience.

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