Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
LCN

Articles récents

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE PATRIARCA RESTERA FINALEMENT DERRIÈRE LES BARREAUX

17 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Frank « Bobo » Marrapese,
Frank « Bobo » Marrapese,

Frank « Bobo » Marrapese, un Capitaine la famille Patriarca, s’est vu refusé une énième fois une demande de libération conditionnelle, après avoir été condamné à près de neuf années de prison pour racket et extorsion en 2013. Identifié depuis les années 1960 comme un membre à part entière de la famille Patriarca, Frank Marrapese gravit rapidement les échelons du crime organisé, en devenant un proche de l’ancien Parrain, Raymond « LS » Patriarca. A cette époque, la simple mention de son surnom « Bobo », inspirait la peur, une image façonnée par des multiples assassinats orchestrés de près ou de loin par le mafieux, sans qu’il se soit pour autant inculpé. Des témoins bien sûr, il y en a eu quelques uns, mais la plupart finiront assassiner ou auront des subites pertes de mémoire lors des procès. En 1969, Frank Marrapese passa sa première nuit en prison pour une accusation de vol qualifié. Durant les années 1970, Frank Marrapese se fit incarcéré à de nombreuses reprises, toujours pour les mêmes délits : des actes de violences répétées contre différents individus, à cette époque, la police le soupçonnait de participer à la majorité des crimes identifiés pour la famille Patriarca. Son club social dénommé le Acorn Social Club était devenu l’un des repères préférés des mafieux de la famille Patriarca. Depuis ce jour, la surveillance de Frank Marrapese devenait de plus en plus oppressante. En 1984, l’ascension du Capitaine de la famille Patriarca s’arrêta brusquement, après avoir été inculpé du meurtre d’un Associé, Richard « Mickie » Callei , un tueur à gages, proche de Frank Marrapese, assassiné en 1975. Il aura fallut près d'une décennie pour que les autorités fédérales puissent regrouper tous les éléments permettant d'inculper Frank Marrapese de ce crime. Contrairement aux habitudes, certains témoins, dont des membres de sa propre équipe, décideront de venir témoigner à son procès et donneront des détails impressionnants sur ce meurtre, montrant la dangerosité du Capitaine de la famille Patriarca. A cette époque, Frank Marrapese purgeait une peine de prison toujours pour vol qualifié. Le verdict sera à la hauteur de ses crimes, la perpétuité, qu'il purgera sans broncher : « J'ai eu trois maisons cinq enfants, cinq entreprise, deux petites amies et une femme et maintenant je suis là. Je prêt à vivre une nouvelle vie », déclara t'il aux journalistes présents au tribunal avant d'être incarcéré. Pour essayer de couper les liens entre Frank Marrapese et sa famille mafieuse, le bureau fédéral des prisons transféra régulièrement ce dernier dans différentes prisons fédérales aux quatre coins des Etats-Unis. Malgré cela, Frank Marrapese ne fut pas pour autant considéré comme un détenu modèle. Entre 1997 et 2005, le Capitaine de la famille Patriarca, rétrogradé au rang de Soldat, sera placé à l’isolement près de trente cinq fois. En 2008, Frank Marrasse, sera accepté à une libération conditionnelle, mais malgré des lourdes contraintes sur sa liberté surveillée, ce dernier continuera à travailler pour la famille Patriarca jusqu'à son arrestation en 2011.

Lire la suite

TENTATIVE D'ÉVASION POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE ?

16 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Londonio
Christopher Londonio

Après l'évadé d'AlCatraz mettant en vedette Clint Eastwood en train de s'échapper de cette ancienne prison fédérale Américaine, pourrait-on avoir prochainement ,un remake avec comme personnage principal, Christopher Londonio, un Soldat de la famille Lucchese, mais cette fois-ci au Métropolitan Center de New-York ? . Il y a quelques mois, ce dernier fut arrêté et inculpé, d’avoir orchestré l’assassinat de Michael Meldish, l’ancien leader du Purple Gang, un gang composé essentiellement de malfrats d’origines Juive et Italienne, affilié aux familles de la Cosa Nostra. Michael Meldish posait un problème depuis quelques temps, surtout aux familles Bonanno et Lucchese. Se pensant intouchable au vu de son ancien statut au sein de ce gang, ce dernier allait par moment trop loin et manquait ouvertement de respect à la petite amie de Michael Mancuso, un membre influent des Bonanno, qui deviendra par la suite Parrain de cette organisation criminelle. Chez les Lucchese, le problème était différent. Malgré une affiliation avec les familles de la Cosa Nostra, Michael Meldish ne respectait plus les ordres donnés par la direction mafieuse, ce qui irritait fortement Matthew Madonna, un membre haut gradé, qui ordonna selon les procureurs fédéraux, à Christopher Londonio et l’un de ses Associés, Terrence Caldwell de régler ce « problème ». Incarcéré au Métropolitan Center de New-York, Christopher Londonio s’est vu plusieurs fois refusé différentes demandes de libération sous caution, toujours pour le même motif son extrême dangerosité. En effet, même à l’intérieur des murs de la prison, le Soldat de la famille Lucchese, n’a pas perdu pour autant son tempérament mafieux et continue à enfreindre les règles imposées. D’après les procureurs fédéraux, Christopher Londonio aurait, depuis son incarcération, passé la plupart de ses journées à « fabriquer » des armes de fortune, pour les fournir a différents membres de gang, qui voulaient en découdre avec d’autres détenus. Encore plus grave, le Soldat de la famille Lucchese, aurait volé plusieurs draps et couvertures dans la blanchisserie de la prison, avec selon les procureurs fédéraux, une intention formelle de s’évader du Métropolitan Center de New-York. Son plan est finalement tombé à l’eau quand un détenu a averti les autorités de la prison, que Christopher Londonio avait prévu de se « faire la belle très rapidement ». Il faut dire que ce dernier risque jusqu’à la peine de mort s’il est reconnu coupable de toutes les accusations retenues contre lui. Selon le détenu qui a décidé de collaborer avec le bureau des prisons fédérales, Christopher Londonio aurait utilisé du fil dentaire et d’autres outils volés dans différents endroits de la prison, pour enlever la fenêtre de sa cellule menant à la cour de la prison. En plus, d’être inculpé du meurtre de Michael Meldish, Christopher Londonio s’est vu être accusé de tentative d’évasion dans une prison fédérale, il encourt près de cinq années supplémentaires.

Lire la suite

PASQUALE PARRELLO CONDAMNÉ À SEPT ANS DE PRISON

10 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Pasquale Parrello
Pasquale Parrello

Sept ans dans une prison fédérale, c’est six mois de plus que l’accord de plaidoyer conclu entre Pasquale Parrello, un Capitaine de la famille Genovese et les procureurs fédéraux en Mai dernier. Par ce verdict, le juge fédéral en charge du dossier East Coast, a voulu faire passer plusieurs messages. Le premier, était de montrer son inflexibilité face à Pasquale Parrello, un mafieux multirécidiviste, en démontrant qu’il ne s’était pas laissé influencer par les dizaines de lettres de soutien envoyées par ses proches, pour essayer d’avoir un verdict plus favorable. Le deuxième message va plutôt en direction de Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie et de Eugene « Rooster » ONofrio, un autre Capitaine des Genovese, qui ont décidé quant-à eux de tenter leur chance dans un procès fédéral. Par ce verdict, le juge a voulu démontrer qu’aucune négociation était possible et que désormais, la justice Américaine traiterait avec plus de sévérité les membres de cette organisation criminelle. Agé de soixante treize ans, le Capitaine de la famille Genovese aurait espéré une issue plus favorable, en admettant sa culpabilité, il espérait sortir de prison plus tôt, dans moins de cinq ans. Mais le juge fédéral n’a pas tellement apprécié que Pasquale Parrello n’ait pas respecté la seconde chance laissée, par ce même magistrat en 2003, quand le Capitaine de la famille Genovese avait été condamné pour racket à près de quatre vingt huit mois dans un pénitencier fédéral. A sa sortie de prison, ce dernier avait très rapidement repris ses activités au sein des Genovese, gérant son business depuis son restaurant dénommé le Pasquale’s Rigoletto Restaurant : « Bon nombre de Capitaines de la Cosa Nostra sont décédés en prison » déclara le juge fédéral : « Vous auriez du réfléchir aux conséquences de cette vie  lors de votre dernière condamnation ». Continuant sur sa lancée, le juge fédéral, visiblement très énervé, déclara que les lettres de soutien adressées par la famille de Pasquale Parrello, ressemblaient mots pour mots, à celles envoyées lors de sa condamnation en 2003 pour racket : « Ces lettres, ne peuvent pas être des cartes de sortie de prison, surtout, si elles ont déjà été utilisées par le passé » déclara t’il. Il ironisa aussi par la même occasion sur les remarques de l’avocat de la défense, prétextant, que son client était un catholique pratiquant, lui rétorquant que cette religion n’approuvait pas l’extorsion comme un moyen légal de gagner sa vie. Atteint de surdité et se déplaçant difficilement, Pasquale Parrello resta muet tout au long du verdict, mais s’adressa au final, une dernière fois à ses amis, à sa famille, au tribunal : « Tout d’abord, je voudrais m’excuser pour tout ce j’ai pu faire, je ressens beaucoup de remords. Je prends toutes les responsabilités et j’essaierai par la suite de devenir une meilleures personne ». Escorté par les policiers présents dans le tribunal, Pasquale Parrello, menotte aux poignets, adressa de nouveau quelques mots à ses soutiens présents dans la salle. Ces derniers visiblement émus ont commencé à crier des « Nous t’aimons Patsy » : « Je vous 

aime » déclara le Capitaine de la famille Genovese avant de quitter le tribunal pour rejoindre sa cellule du Metropolitan Center de New-York.

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE COMPTE SUR SES SOUTIENS POUR SORTIR PLUS RAPIDEMENT DE PRISON

3 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Pasquale Parrello
Pasquale Parrello

Inculpé dans l’affaire East Coast, Pasquale « Patsy » Parrello, un Capitaine de la famille Genovese, avait décidé de plaider coupable en Mai dernier. Au départ, le propriétaire du Rigoletto Restaurant, risquait de terminer sa vie derrière les barreaux, mais le manque de sécurisation de certaines communications établies entre les agents du FBI et le principal témoin John Rubio, avait considérablement renverser la tendance. Face à la perspective de voir un énième procès se solder par des acquittements en règle, les procureurs fédéraux décidèrent de proposer des accords de plaidoyer assez avantageux avec les mafieux inculpés. Certains, comme Joseph Merlino, Parrain de la famille Philadelphie ou encore Eugene « Rooster » Onofrio, un Capitaine des Genovese, décideront de tenter leur chance dans un prochain procès fédéral. Pasquale Parrello quant-à lui, accepta l’offre et décidera de plaider coupable. Avec cet accord, le Capitaine de la famille Genovese pourra être condamné à une peine comprise entre cinq et six années de prison dans un pénitencier fédéral, un verdict qui sera rendu le sept Septembre prochain. En attendant, les soutiens de Pasquale Parrello ont commencé à envoyé des lettres au juge fédéral, pour essayer de l’influencer vers un verdict plus favorable. Accusé par les procureurs fédéraux d’être un criminel endurci, qui a participé dans une multitude d’activités criminelles pour le compte de la famille Genovese, ses amis et une partie de sa famille ont essayé de dépeindre Pasquale Parrello comme un homme sincère, aimant vis à vis de son entourage, qui n’a pas hésité par exemple à abriter un chat avec ses chatons chez lui pendant une tempête. Mais pour les procureurs fédéraux, Pasquale Parrello est une personne intraitable quand on parle de business et aurait un goût très prononcé pour la violence. Par exemple, en Juin 2011, il avait demandé à deux membres de son équipe de casser les genoux d’un individu, qui avait osé opportuner une femme devant son restaurant. Il aurait également demandé à quelques un de ses Soldats de recourir à la violence, en utilisant des points américains et en étouffant un individu qui devait plusieurs milliers de dollars au Capitaine de la famile Genovese. Néanmoins, les amis et la famille de Pasquale Parrello ont envoyé une quarantaine de lettres, avec le faible espoir, de pouvoir faire ressortir le meilleur du Capitaine de la famille Genovese auprès du juge fédéral. Un écrivain d’ailleurs, écrivit dans sa lettre que Pasquale Parrello était l’une « des personnes les plus honnêtes, les plus généreuses et les plus réfléchies » qu’il avait pu rencontrer. Dans la Cosa Nostra, il est monnaie courante que les mafieux demandent à plusieurs de leurs connaissances, la plupart d’entre eux, des personnalités, de les soutenir pour essayer d’influencer le verdict d’un juge fédéral. Malheureusement pour eux, ces magistrats aguerris, sont habitués à ce genre de demande et généralement, suivent les directives données par les procureurs fédéraux.

Lire la suite

UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA VIENT DE DÉCÉDER

2 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Ron Previte
Ron Previte

Ron Previte un ancien Soldat de la famille de Philadelphie, devenu un collaborateur du FBI, vient de décéder d’une crise cardiaque, il avait soixante treize ans. D’origine Sicilienne par son père et Napolitaine par sa mère, Ron Previte a vécu une partie d’enfance à Hammonton dans l’État du New-Jersey. A cette époque, cette ville, qui se situait à proximité d’Atlantic City et de ces nombreux Casinos, était gangrénée par les mafieux de la Cosa Nostra. Ron Previte aurait pu très bien suivre, comme la plupart de ses amis d’enfance, une autre vie, en « travaillant » dès le départ pour la Cosa Nostra, mais ce dernier passera le concours de police et intègrera la brigade criminelle de Philadelphie. De son enfance passée dans des quartiers malfamés, Ron Previte en a gardé certaines astuces, qui lui permirent en tant que policier d’État, de racketter des proxénètes, des trafiquants de drogue ainsi que des bookmakers, tous liés de près de ou de la loin à la pègre. Protégé par son insigne, Ron Previte gagnait beaucoup d’argent tous les mois, mais ce dernier en voulait toujours plus. Le problème, est que pour gagner encore plus, il fallait désormais s’affilier à des membres de la Cosa Nostra. Pour s’investir pleinement dans son nouveau buisiness, Ron Previte préféra quitter ses fonctions dans la police, pour s’intégrer plus facilement dans ce « nouveau monde ». Une fois libre de ses mouvements, Ron Previte essaya de se faire remarquer des membres de la Cosa Nostra, en devenant, grâce à sa carrure impressionnante, un agent de sécurité dans certains casinos d’Atlantic City. C’est en effet, à l’aide de ce nouveau travail, qu’il se fit remarquer des mafieux. Reconnu très rapidement comme un Associé très efficace en affaires, Ron Previte sera intronisé dans les années 1990 et ce malgré son passé dans la police d’État.

Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa
Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa

En raison de son physique imposant et intimidant, Ron Previte se décrivit facilement comme un « médecin légiste » du crime organisé, son rôle était simple, récupérer par la violence l’argent des mauvais payeurs, mais aussi assassiner si nécessaire : « Si un gars me doit de l’argent et qu’il ne me paye pas, je le tue, sinon comment je fais auprès de mes supérieurs ? » déclara t’il. A la fin des années 1990, pour d’obscure raison, Ron Previte décidera de porter un micro et d’enregistrer des mafieux de la famille Philadelphie dans certaines réunions. En 1998, un fantoche, qui servait de Parrain, Ralph Natale, fut emprisonné pour violation de conditionnelle. Quelques années plus tard, Joseph Merlino, le vrai Boss et certains cadres de la famille de Philadelphie, furent inculpés de racket de meurtre. Dans ces procès, le témoignage et le rôle de Ron Previte fut jugé « déterminant », surtout que ce dernier avoua ouvertement, qu’il avait adoré ce rôle, que c’était l’un des moments les plus « excitant » de sa vie. Après ces arrestations, la justice Américaine proposa à Ron Previte d’intégrer avec sa famille, le programme de protection des témoins, une chose que l’ancien Associé de la famille de Philadelphie refusa, préférant rester dans le Sud du New-Jersey, lieu ou il avait vécu une grande partie de son enfance. Rob Previte n’était pas du tout effrayé des risques sur sa vie venant des mafieux de la Cosa Nostra, pour ce dernier, cette organisation criminelle a perdu une grande partie de son honneur depuis les années 1990, déclarant que le : « Le respect et la loyauté, avait été remplacés par la tromperie et la trahison ». Alors même, si certains de ses anciens amis n’hésitent pas à le discréditer en l’insultant de « Fat Rat », il faut dire que les interventions télévisées de Ron Previte, parlant de la Cosa Nostra, irritaient fortement ses anciens collègues mafieux.

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE COLOMBO COLLABORAIT DEPUIS PLUS DE VINGT CINQ ANS AVEC LE FBI

26 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Frank Sparaco
Frank Sparaco

La vie de Frank « Frankie Blue Eyes » Sparaco serait digne d’un film à la Martin Scorsese. Capitaine dans la famille Colombo, ce dernier avait activement participé à la guerre interne qui avait éclaté dans cette organisation criminelle au début des années 1990. Frank Sparaco était un tueur à gages, un membre craint et respecté, proche de la faction Persico, qui à cette époque était en guerre contre une autre faction, celle de l’Acting Boss, Vittorio « Little Vic » Orena, qui essayait de prendre le contrôle total de la famille. Il était aussi le meilleur ami du fils du Parrain Carmine « The Snake » Persico, Alhponse dit « Allie Boy » et selon le FBI, les mafieux savaient pertinemment que si Frank Sparaco se déplaçait lors d’une réunion, alors du « sang allait couler ». En plus d’effrayer bon nombre de mafieux, Frank Sparaco était comme insaisissable et Vittorio Orena qui avait eu plusieurs fois l’envie de l’assassiner, décidera finalement d’abandonner. Finalement le FBI l’arrêtera en 1993 et les procureurs décideront de l’inculper de plusieurs meurtres. Pour éviter une peine de prison à perpétuité voire pire, la peine de mort, Frank Sparaco plaidera coupable et sera condamné à vingt quatre années dans une prison fédérale, qu’il purgera à Loretto dans l’État de la Pennsylvanie. En prison, Frank Sparaco était quelqu’un de respecté par les autres détenus, un individu qui avait une certaine « carrure », qui impressionnait les autres prisonniers. De plus derrière les barreaux, Frank Sparaco continua à gérer son buisiness. Grâce à l’aide se des Associés, il extorqua John LeBoutillier, un diplômé d’Harvard, membre du parti Les Républicains, pour près de huit cent mille dollars. Du fait d’une certaine notoriété derrière les barreaux, Frank Sparaco entretenait des relations avec des mafieux de la Cosa Nostra, mais aussi avec des membres de la mafia Russe. La libération de Frank Sparaco approchait à grand pas, après vingt quatre années passées dans une prison fédérale, le Capitaine de la famille Colombo allait pouvoir retrouver les rues de New-Yorkaise et devenir pourquoi pas, un membre influent de la hiérarchie, dans une famille en pleine incertitude depuis quelque temps. Le problème est que les procureurs fédéraux n’avaient pas forcément oublié Frank Sparaco et se préparaient à l’inculper dans de nouveaux meurtres. Quand il apprit la nouvelle par le biais de son avocat, ce dernier pris peur, il ne voulait pas terminer sa vie derrière les barreaux et décida alors de coopérer avec les autorités. Cette nouvelle fit rapidement le tour de la prison de Loretto, ou Frank Sparaco était connu pour être un individu solide à toute épreuve, en réalité, on apprendre par la suite, que le Capitaine de la famille Colombo collaborait avec le FBI depuis plusieurs années, depuis la guerre interne des Colombo au début des années 1990. De plus, Frank Sparaco aurait profité de son statut de membre privilégié par le gouvernement fédéral pour assassiner des membres affiliés à la Cosa Nostra sous l’approbation des agents fédéraux. Lors de cette période instable chez les Colombo, un autre Capitaine, Gregory Scarpa Sr, surnommé The Grim Reaper, collaborait lui aussi avec la justice Américaine et profitait aisément des largesses laissées par les agents fédéraux, pour continuer son buisiness, mais aussi assassiner ses concurrents. Selon les procureurs fédéraux qui décidèrent d’inculper Frank Sparaco, ce dernier aurait aussi profité de sa protection pour assassiner des mafieux, mais aussi des individus qui n’avaient aucune relation avec la Cosa Nostra. Désormais la protection de Frank Sparaco à l'intérieur de la prison fédérale n'était plus assurée et le Capitaine de la famille Colombo se fera même frappé par un prisonnier qui le traita pas la même occasion de « sale rat ». En attendant sa future libération, Fran Sparaco est désormais placé à l'isolement total, à l'écart des autres prisonniers. Celui qui rêvait sans nul doute de pouvoir être reconnu comment un membre important à sa sortie de prison, intégrera le programme de protection des témoins, loin de son ancienne famille.

Lire la suite

LE DÉCÈS DE VENERO MANGANO MARQUE T-IL LA FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE GENOVESE ?

19 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Venero Mangano
Venero Mangano

L’ancien Underboss de la famille Genovese, Venero « Benny Eggs » Mangano est décédé cette semaine, il avait quatre vingt quinze ans. Considéré comme une « légende » dans la Cosa Nostra, Venero Mangano est né le 7 Septembre 1921 à Greenwich Village, un quartier résidentiel situé dans l’arrondissement de Manhattan. La famille de Venero Mangano a toujours été liée de près ou de loin à la Cosa Notra et même si sa mère détenait une boutique d’œufs, ce qui lui valut son surnom, ce dernier décidera de suivre une autre voie et s’affilia très rapidement à la famille Genovese. Pendant toute sa carrière criminelle, Venero Mangano a géré une équipe de plusieurs Soldats et de centaines d’Associés, toujours depuis Greenwich Village. Ses activités étaient larges et variées. De manière légale, Venero Mangano était un grossiste. Il détenait l’entreprise M&J Entreprises, qui achetait des vêtements de couturier comme Calvin Klein, dont il fut un ami, pour les revendre l’étranger. Illégalement, Venero Mangano était aussi un racketeur et un bookmaker, dont il fut plusieurs fois arrêté et incarcéré pendant sa longue carrière criminelle. Le 6 Août 1981, Venero Mangano fut convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à des questions relatives au crime organisé, mais au cours de cette audience, ce dernier resta muet. Pour ce refus, Venero Mangano sera condamné à près de neuf mois d’emprisonnement. A sa sortie, ce dernier continua à gérer son empire criminel, toujours depuis son quartier natal. Considéré à cette époque par le FBI, comme étant un Capitaine très influent dans la famille Genovese, les agents fédéraux soupçonnèrent très rapidement Venero Mangano d’être un personnage clé dans ce qu’on nommera par la suite, l’affaire dit du Windows Case. De 1978 à 1990, quatre des cinq familles de New-York, les familles Genovese, Colombo, Lucchese et Gambino formèrent un cartel d’entreprise de remplacement des fenêtres. Chaque famille avait plusieurs représentants pour gérer le racket. Pour la famille Genovese, Venero Mangano était accompagné du Soldat Gerard Pappa et de l’Associé Peter Savino. Ce fameux cartel, réussi à signer, grâce à certaines pressions bien connues des mafieux, un contrat avec le New York Housing Authority, qui fournit des logements pour les résidents de faible et de moyens revenus dans les cinq arrondissements de New-York. De plus grâce à la famille Lucchese, le

cartel avait aussi réussi a contrôler l’Iron Workers Union et monopolisa ainsi l’industrie du remplacement de fenêtres dans tout New-York. Le racket était simple. Pour chaque fenêtre remplacée, les familles de la Cosa Nostra touchaient, en plus des différents pots de vins versés par les entreprises, près d’un ou deux dollars supplémentaires. Les sommes furent colossales, plusieurs centaines de millions de dollars furent amassés chaque année par les différentes familles mafieuses. L’argent gagné fut réparti par la famille Genovese et son représentant, Venero Mangano, ce qui rendit les trois autres familles, qui voulaient avoir une part du gâteau plus importante, furieuses. Lors d’une réunion organisée avec les représentants des familles Lucchese et Gambino, Venero Mangano mit rapidement les choses au clair et déclara que c’était eux (la famille Genovese) « qui décidait ». Considérée comme la Rolls Royce du crime organisé et fort des plusieurs centaines de membres, les Lucchese et les Gambino ne firent par la suite plus aucune remarque. Mais au début des années 1990, le FBI arrêta l’ensemble du cartel, grâce notamment aux informations données par l’Associé de Venero Mangano, Peter Savino, qui portait depuis des années un micro et avait enregistré à de nombreuses reprises les différents mafieux qui parlaient de ce racket. L’enquête en elle même fut mal ficelée et les enregistrement de Peter Savino n'avaient pas été jugés concluant.

Vincent Gigante
Vincent Gigante

Les procureurs fédéraux avaient demandé une peine de trois années d’emprisonnement pour Venero Mangano, mais en raison de son appartenance à la Cosa Nostra, le juge fédéral décidera de faire condamner ce dernier à près de quinze années d’emprisonnement, une peine qu’il acceptera sans broncher. Venero Mangano purgea sa peine tant bien que mal. Souffrant

de plusieurs problèmes de santé, le Capitaine de la famille Genovese, sera opéré à différentes reprises. Pendant son emprisonnement, Venero Mangano sera de nouveau convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à certaines questions sur l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante. Lors de cette audience, Venero Mangano refusa obstinément de parler aux procureurs fédéraux : « Vous allez me faire quoi ?, vous allez me tirer dessus si je refuse de répondre ? ». En 2006, quelques semaines avant sa libération, Venero Mangano intégra une maison de transition, et eut la possibilité de passer quelques week-end en famille chez sa fille et son fils. Selon ces derniers, leur père qui était devenu à moitié aveugle, fut harcelé par le gouvernement fédéral, qui n’hésitait pas à appeler en pleine nuit pour vérifier que Venero Mangano était bien à son domicile. Libéré par la suite de ses contraintes sur sa liberté surveillée, il fut pendant un temps, soupçonné par le FBI, que Venero Mangano avait repris le contrôle de la famille Genovese après le décès de Vincent Gigante. Le problème est que Venero Mangano était très affaibli et ne se déplaçait qu’en fauteuil roulant, celui-ci sera finalement nommé au poste d’Underboss, laissant sa place, à l’actuel Parrain de la famille Genovese, Liborio « Barney » Bellomo, même si les autorités fédérales n'ont jamais confirmé la hiérarchie exacte de la famille Genovese.

Lire la suite

UN SOLDAT DE LA OUTFIT VIENT DE DÉCÉDER

15 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Joseph LaMantia
Joseph LaMantia

Un Soldat de la Outfit, Rocco LaMantia est décédé la semaine dernière, il avait cinquante neuf ans. Fils de Joseph « Shorty » LaMantia, un ancien cadre de cette organisation, la carrière criminelle de Rocco LaMantia, restera à jamais marqué avec l’assassinat de son ancienne petite amie Martha DiCaro en 1979. Cette dernière qui été âgée de vingt ans, fut retrouvée criblée de balles dans la maison familiale de Rocco LaMantia située dans le SouthSide. A cette époque, le Soldat de la Outfit avait expliqué aux autorités que Martha DiCaro s’était rendue à son domicile pour lui expliquer qu’elle comptait arrêter leur relation. En colère, Rocco LaMantia aurait utilisé le fusil de son père pour abattre froidement Martha DiCaro qui décédera sur le coup. Curieusement, le Soldat de la Outfit plaidera non-coupable, son avocat jouant sur le fait que le meurtre ne pouvait pas être attribué à son client, car l’arme du crime ne sera jamais retrouvée et curieusement, ce dernier sera acquitté dans cette affaire. On apprendra quelques années plus tard, que le juge en charge de ce dossier avait été payé gracieusement par les mafieux de la Outfit et sera condamné à des dizaines d’années derrière les barreaux. Après cette affaire, Rocco LaMantia sera positionné dans l’équipe d’un célèbre Capitaine de la Outfit, connu pour son gout prononcé pour la violence, Angelo « The Hook » LaPietra. Propriétaire d’une entreprise de location de camions dénommée, la Dialex Trucking Company, Rocco LaMantia avait selon le FBI, fortement impliqué dans le vol et la corruption. En 2007, Rocco LaMantia sera inculpé dans le vol d’une bijouterie, rapportant près de cent soixante quinze mille dollars aux mafieux concernés. Le problème dans cette histoire est que lors du cambriolage, plusieurs témoins avaient assisté à la scène et identifièrent formellement Rocco LaMantia. Lors de son procès, son avocat, un spécialiste de la défense des membres du crime organisé, prétexta que son client était bien présent, mais seulement pour déplacer de la marchandise et qu’il avait été une victime dans cette histoire, car agressé par les vrais voleurs, qui ne seront jamais retrouvés. Mais son pédigrée criminel ne plaida pas en sa faveur et Rocco LaMantia sera condamné à six années de prison, qu’il purgera dans une prison d’État proche de Chicago. A sa sortie de prison, Rocco LaMantia rejoignit l’équipe de Frank « Tootsie » Caruso. Les Caruso, un nom déjà bien connu des autorités fédérales, présent dans le secteur de Chinatow depuis près de cinquante ans, d’ailleurs la sœur de Rocco LaMantia, Sarah est marié avec l’un des membres de la famille Caruso.

Lire la suite

L'IDENTITÉ D'UN INFORMATEUR DE LA FAMILLE LUCCHESE RÉVÉLÉ

14 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Spinelli
Michael Spinelli

En Mai dernier, la famille Lucchese était frappée par une opération du FBI visant principalement sa hiérarchie. Outre les Capitaines Dominic Truscello, John « Big John » Castelucci ou encore Tindaro « Tino » Corso, Steven Crea Sr, qui avait pendant un temps, été soupçonné par le FBI d’être le nouveau Parrain de la famille, mais qui occuperait le statut d’Underboss, fut arrêté en même temps que Joseph DiNapoli ou encore Matthew Madonna. Les charges retenues contre les membres de la famille Lucchese sont larges et variées : meurtre, tentative de meurtre, racket ou encore trafic de drogue, des inculpations qui pourraient amener les membres inculpés à terminer leur vie derrière les barreaux. Tout est parti de l’assassinat de Michael Meldish, un ancien membre du Purple Gang, proche des familles de New-York, assassiné en Novembre 2013. Quelques mois avant ces arrestations, le Soldat Christopher Londonio est l’un de ses Associés avaient été arrêtés et inculpés de ce meurtre, mais le FBI savait pertinemment que le Soldat de la famille Lucchese avait eu l’autorisation préalable de la famille Lucchese pour commettre ce meurtre. Les arrestations des « têtes pensantes » de cette organisation criminelle venaient sans nul doute d’un ou plusieurs collaborateurs au sein de la famille. La semaine il s’est avéré, que l’un d’entre eux n’était autre que Robert Spinelli, un Associé, qui avec son frère, a déjà un passé tumultueux dans l'histoire de la Cosa Nostra, petit retour en arrière. Nous sommes au début des années 1990, la  famille est dirigée par Vittorio « Vic » Amuso et son Underboss, Anthony « Gaspipe » Casso. Les deux hommes se complétaient à merveille. Paranoïaques, violents, les deux mafieux avaient lancé une multitude de contrats, contre des membres de leur propre famille qui osaient critiquer leur façon de gouverner ou qui selon eux, avaient l’intention de collaborer avec les autorités fédérales. En Mai 1991, alors qu’il était en train de réparer une voiture dans une station service, un Capitaine de la famille Lucchese, Peter « Fat Pete » Chiodo fut criblé de plusieurs balles dans le corps, par une équipe de mafieux envoyée par Anthony Casso. Miraculeusement, Peter Chiodo eut la vie sauve, grâce notamment, à sa forte corpulence qui avait empêcher certaines balles d’atteindre des organes vitaux. Pour le Capitaine de la famille Lucchese, il ne restait plus qu’une seule solution pour sauver sa vie, collaborer avec la justice Américaine. En apprenant la nouvelle, Anthony Casso devint incontrôlable et alors que la Cosa Nostra interdit aux mafieux de s’en prendre à la famille d’un membre de l’organisation, Vittorio Amuso et Anthony Casso transgressèrent

Robert Spinelli
Robert Spinelli

cette règle pour faire changer d’avis Peter Chiodo. La cible fut rapidement choisie, la sœur de Peter Chiodo, Patricia Capozzalo, qui n’avait aucun lien avec la Cosa Nostra. Le contrat fut confié à un Capitaine dénommé, Richard Pagliarulo, qui le sous-traita à son Soldat, Jody Calabrese, qui demanda alors à trois Associés, Dino Basciano et les frères Spinelli, Michael surnommé « Baby Milke » et Robert de s’en occuper. Heureusement pour la sœur de Peter Chiodo, l’arme utilisée par cette équipe de bras cassée était détériorée et Patricia Capozzalo « ne sera touchée qu’au cou et au dos ». Après cette tentative d'assassinat, les mafieux furent rapidement arrêtés par le FBI, mais le profil des frères Spinelli intéressaient fortement les autorités fédérales. Michael l’ainé, espérait qu’avec ce contrat, il deviendrait un membre intronisé de la famille Lucchese. Après sa condamnation à trente années de prison et alors que ce dernier attendait son incarcération dans une prison fédérale, Michael Spinelli verra son voeu exaucé. Alors qu'il était au Métropolitan Center de New-York, ce dernier sera intronisé dans les toilettes de la prison, en compagnie d’Anthony Casso et du Capitaine Anthony « Bowat » Baratta. Pour simuler l’image pieuse généralement utilisée lors d’une intronisation, les deux mafieux utilisèrent du papier toilette. Suite à cette « cérémonie » qui n'a pas été fait dans les règles de l'art, Michael Spinelli ne reçut pas le respect escompté via à  vis autres membres de la Cosa Nostra, certains d'entre eux, ne le considéreront pas comme un membre à part entière de leur organisation criminelle. En ayant participé à cette tentative d’assassinat, Robert Spinelli risquait la même peine de prison, mais selon son avocat, l’Associé de la famille Lucchese avait des circonstances atténuantes. Selon lui, Robert Spinelli qui avait très vite quitté le système scolaire et qui est doté d’un QI évalué à 63, n’avait aucune connaissance des détails dans cette affaire. De plus, son état général était fortement altéré par une consommation active de marijuana et de différentes substances toxiques. Face à autant de facteurs, la juge avait décidé de condamner Robert Spinelli à douze années de prison. A sa sortie, Robert Spinelli, malgré son retard mental, continua sans sourciller ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, bien entendu au vu de ses facultés mentales, ce dernier ne sera jamais proposé à la moindre intronisation. Actuellement, les avocats de la défense ne savent pas réellement la portée des déclarations de Robert Spinelli, mais ces derniers pourront jouer sans nul doute sur le faible conscient intellectuel de l'Associé la famille Lucchese.

 

Lire la suite

LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 4

13 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Casino Stardust
Casino Stardust

C’était une époque dangereuse, les membres de la Outfit étaient tellement sous tension, que le moindre soupçon d’une éventuelle collaboration ou la moindre inculpation pouvait entrainer une mort certaine. Des années de surveillance et d’écoutes téléphoniques commençaient à produire des mises en accusations aux quatre coins des Etats-Unis. A Las Vegas, outre The Hole In The Wall Gang, Allen Dorfman, un assureur qui faisait office de syndicaliste, qui trempait dans les magouilles de la Outfit dans le racket des casinos fut inculpé et condamné de plusieurs charges fédérales. Quelques jours avant de recevoir son verdict, Allen Dorfman sera exécuté en pleine rue de plusieurs balles dans la tête. A Milwaukee, Kansas City et Chicago, les familles étaient sur les rotules et les différents Parrains encouraient de peines de prison à perpétuité. Les avocats de la défense essayaient de retarder au maximum les procédures lancées par le ministère public, laissant le temps à leur client de faire le ménage en interne. Inculpé lui aussi, Anthony Spilotro savait qu’il était aussi sur la sellette, surtout que Frank Rosenthal venait se faire refuser une licence du Gaming Control Board, lui interdisant de ce fait, tout travail dans un casino à Las Vegas. Le 14 Juillet 1982, la Cadillac de Frank Rosenthal explosa, heureusement pour ce dernier, il avait réussi quelques secondes plus tard à s’extirper du véhicule. Pour les enquêteurs, cette tentative de meurtre portait la signature d’Anthony Spilotro. Bien entendu la Outfit de Chicago n’avait jamais donné son autorisation pour ce meurtre, Anthony Spilotro faisait la loi lui même à Las Vegas et la Outfit était de plus en plus agacé par ce comportement. Inculpé dans trois affaires différentes, ce dernier, qui était défendu par le futur maire de Las Vegas, Oscar Goldman  simula des crises cardiaques, Anthony Spilotro avait bien appris de son ancien mentor, Sam DeStefano qui pendant ses procès, simulait différentes maladies mentales. Pour l’ancien Parrain de la Outfit, Joseph Aiuppa qui venait se faire arrêter à son domicile devant sa femme, les coupables dans cette affaire n’avait qu’un nom, les Spilotro. Après le décès d’Anthony et de Michael Spilotro en Juin 1986, la Outfit de Chicago relâcha considérablement son emprise sur les casinos à Las Vegas, pour se concentrer sur lui business dans Chicago et ses environs. Après des années de procédure, les principaux dirigeants furent condamnés à de lourde peine de prison, et la Outfit devait avant tout se reconstruire, avant de vouloir revenir faire des affaires dans d’autres États. En 1999, l’ancien avocat d’Anthony Spilotro devenu maire de Las Vegas, Oscar Goodman, déclara que : « Depuis quinze années, il n’y a plus aucune présence de la Cosa Nostra ». Malgré des propos qui se veut rassurant, Las Vegas reste toujours un territoire ouvert pour la Cosa Nostra et alors même si les casinos actuels sont désormais gérés par des grosses sociétés, il s’est révélé récemment, que certains mafieux de différentes familles s’étaient installés dans les environs pour faire du business, toujours du business.

Lire la suite