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LA FAMILLE DE DÉTROIT GÈRE TANQUILLEMENT SES AFFAIRES

28 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

LA FAMILLE DE DÉTROIT GÈRE TANQUILLEMENT SES AFFAIRES

La famille de Détroit a adopté la même stratégie que les mafieux de Philadelphie, en montrant sans complexe devant les agents fédéraux en charge de leur surveillance. Ces derniers mois, d’après la justice Américaine, plusieurs réunions dans différents restaurants Italiens de la ville ont eu lieu. A table, Anthony « Tony Chicago » La Piana considéré comme l’actuel Underboss, Pter Tocco, Acting Boss et le Consigliere Anthony « Tony Pal » Palazzolo, ont été vus en train de diner tranquillement, sans doute pour parler des futurs procès qui vont débuter pour la plupart de ses membres dans les prochaines semaines, des rassemblements au grand jour qui inquiètent fortement les autorités fédérales. Seul absent de taille, Jack « Jackie The Kid » Giacalone, considéré comme l’actuel Parrain de la famille de Détroit, depuis le décès du Patriarche, Giacomo « Jack » Tocco en Juillet 2014, a décidé depuis son intronisation à la tête de la famille , de garder « un profil bas », en ne se montrant que très rarement, et n’ayant des contacts très restreints qu’avec Peter Tocco, qu’il considère un peu comme son « messager » pour retranscrire les ordres dans tout l’État. Ces nombreux rassemblements ont sans doute un lien avec le futur procès des frères D’Anna, Giuseppe « Joe » D'Anna, âgé de 60 ans et Girolamo « Mimmo » D'Anna âgé de 48 ans, deux membres identifiés de la famille de Détroit, accusés par la justice de plusieurs charges de rackets fédérales tenant de la loi RICO. Les frères D’Anna qui ont la particularité d’avoir été intronisé deux fois dans la Cosa Nostra (En Sicile et aux Etats-Unis), font partis de la faction des « Zips », les membres d’origine Sicilienne dans la famille de Détroit. Leur cousin Salvatore D’Anna est le Parrain de la famille Terrasini, une commune de la province de Palerme, alors que leur grand père, Anthony « Tony Cars » D’Anna était un Capitaine réputé de la famille de Détroit jusqu’à la fin des années 1970. De nature violente, ce n’est pas la première fois que Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anno ont des soucis avec la justice Aéricaine. En 2011, ils avaient reçu « une petite tape » sur les doigts (ils seront condamnés à trois de détention à domicile) pour avoir essayé d’extorquer en utilisant des battes de baseball, le propriétaire d’un restaurant Italien dénommé le « Nonna's Italian Kitchen ».Ces nouvelles accusations sont beaucoup plus graves, et pourrait amener les deux frères à être incarcéré plus d’une vingtaine d’années derrière les barreaux. Les discussions des membres haut placés de la famille de Détroit se sont alors forcément orientées sur ce sujet, mais aussi sur la revente des sociétés légitimes que détient actuellement le Consigliere, Anthony LaPiana et le partage qui devrait alors être effectué au sein de la famille mafieuse, pour essayer « de satisfaire tout le monde ».

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TRÈS GROSSE TENSION AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

24 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

TRÈS GROSSE TENSION AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

Le procès d’Anthony « Skinny » Santoro, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, Vito Badamo et d’Ernest Aiello, des membres initiés de la famille Bonanno a commencé, et la stratégie de la défense est claire, attaquer sur tous les fronts les témoins du gouvernement. Le premier à se présenter à la barre des témoins, est James « Louie » Tartaglione (voir photo) qui fut un ancien Capitaine de cette famille mafieuse au début des années 2000, quand elle était encore sous la direction de Joseph « The Ear » Massino. James Tartaglione avait décidé de coopérer avec les autorités en Mai 2014, quand il est apprit que l’ancien Underboss et ex beau-frère, de Joseph Massino, Salvatore Vitale décida de collaborer avec le FBI. Pour ce dernier, il était évident que le témoignage de l’ancien Underboss de la famille Bonanno, allait faire condamner à une lourde peine de prison. Avant de rentrer dans le programme de protection des témoins, James Tartaglione accepta de porter un micro pour enregistrer une famille, qui à cette époque était au bord de l’implosion, en raison des nombreuses « attaques répétées » lancées par la justice Américaine. Alors que la famille Bonanno avait perdu une grande partie de sa hiérarchie, James Tartaglione avait réussi à enregistrer, un soir dans un club social, Anthony « Tony Green » D’Urso, un Capitaine, fraichement nommé Acting Boss, une discussion qui s’orienta très rapidement sur « une méthode efficace » pour arrêter le déferlement des « déserteurs » : « Vous devez jeter (assassiner) quelqu’un dans la rue. Tu vois Louie (Tartaglione), si tu prends un enfant, je déteste de dire ça, ils vont foutrement y penser à deux fois ». Le gangster âgé désormais de soixante dix huit ans est l’un des témoins clé des procureurs fédéraux, mais il a la particularité de ne pas connaitre particulièrement les activités des différents accusés. Les procureurs utilisent la même stratégie que lors du procès de Vincent Asaro, faire appel à des repentis pour essayer de discréditer les accusés, sans parler préalablement des charges dont ils sont accusés, un risque qui pourrait se solder par un acquittement : « Avez-vous déjà tué quelqu’un ? » demanda explicitement le procureur Gary Galperin, en essayant de faire référence aux arguments de la défense, prétextant que ce témoin était un meurtrier notoire : « Non, mais j’ai assisté à certains » déclara calmement James Tartaglione. La défense l’avait particulièrement visé dans l’assassinat du Soldat, devenu Acting Capitaine, Charles « Crazy Charlie » Tervella. James Tartaglione, a toujours déclaré avoir été étrangé dans ce meurtre, même si d’après la justice Américaine, ce dernier aurait demandé à la hiérarchie de la famille Bonanno de lancer un contrat, contre l’ancien Soldat pour avoir fait des blagues de mauvais goût sur la mère de James Tartaglione, mais aussi pour avoir volé une partie de l’argent provenant des machines à sous : « Oui j’ai demandé à Sal, (Salvatore Vitale) pour l’assassiner. Mais après un certains, ma colère est partie, donc ce fut annulé ». James Tartaglione revint aussi sur le célèbre assassinat des trois Capitaines « rebelles » en 1981 (Alphonse « Sonny Red » Indelicato, Dominick Trinchechera et Philip Giaccone) immortalisé dans le film de Mike Newell, Donnie Brasco : « Oui j’y étais » déclara t’il, tout en continuant sur sa lancée : « Je suis rentré, et Sal (Salvatore Vitale) m’a dit : « Faites-moi une faveur, débarrassez vous des corps ». L’équipe de Dominick « Sonny Black » Napolitano avait déjà commencé à « ligoter » et ficeler » les corps, James Tartaglione stipula qu’il ne fit « que » prendre le dernier d’entre eux pour le mettre dans son coffre de voiture. Après un retour sur son passé criminel, ils décrivirent aux procureurs fédéraux comment il fit la connaissance pour la première fois de Vito Badamo : « Vito m’a dit que son père était un « homme fait » et qu’il aimerait en devenir un lui aussi. J’ai assisté plusieurs années plus tard à son intronisation lors d’une cérémonie. A la fin de son initiation, on s’est tous tenu la main ». Mais le moment le plus marquant de cette journée de témoignage fut sans nul doute quand l’avocat de Vito Badamo, lui parla du meurtre de Russell Mauro, un Associé de la famille Bonanno, impliqué dans le trafic de drogue, qui fut assassiné en raison de sa soi-disant « coopération ». James Tartaglione a toujours déclaré « n’avoir qu’assisté » au meurtre, mais qu’il ne l’avait pas « tué » en personne. Sans le savoir, le frère de Russell Mauro, était présent dans la salle du tribunal, en tant que spectateur, bouillonnant de rage, il hurla sur James Tartaglione, quand ce dernier ne répondit pas à la question de l’avocat de la défense, lui demandant pourquoi l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, l’avait assassiné : « Tu vas répondre espèce de grosse merde » déclara t’il, avant de se faire rappeler à l’ordre par le juge.

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PEINES CONFIRMÉES POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

20 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

PEINES CONFIRMÉES POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Une cour d’appel fédérale a confirmé la semaine dernière les condamnations de trois mafieux de la famille de Philadelphie. Le premier, Joseph « Moussie » Massimino (voir photo) a déjà passé près de la moitié de sa vie d’adulte derrière les barreaux. Pendant ses rares moments de liberté, ce dernier servit d’Underboss pendant le règne de Joseph « Uncle Joe Ligambi au milieu des années 2000. Le 23 Mai 2011, Joseph Massimino fut arrêté pour des accusations de racket et incarcéré immédiatement en raison de sa dangerosité. Pendant tout le procès, l’ancien Underboss de la famille de Philadelphie, a toujours eu un comportement irrespectueux, voire provocateur envers les procureurs fédéraux en charge de ce dossier. Après plusieurs mois de procès, qui furent très compliqués pour la partie civile, Joseph Massimino s’était amusé que le jury met autant de temps pour trouver un verdict dans cette affaire. D’un air moqueur, il avait proposé à l’un des procureurs s’il « pouvait le raccompagner chez lui » à la fin de procès, tout en « l’invitant à aller boire un verre ». Joseph Massimino se retourna même à plusieurs reprises pour chercher du regard John Augustine, un agent spécial du FBI qui avait enquêté sur la famille de Philadelphie,et qui avait surveillé de près les agissements de l’ancien Underboss, en lui demandant d’un air méprisant, si ce dernier pouvait lui « cirer ses chaussures ». Mais toutes ces provocations ne servirent finalement à rien et malgré l’acquittement de membres hauts placés dans cette affaire, Joseph Massimino sera condamné à 16 ans de prison dans un pénitencier fédéral, un verdict que l’accusé jugea très sévère : « Je ne suis pas l'Underboss de la famille de Philadelphie. Si le gouvernement Américain se préoccupait plus des problèmes de terrorisme, le World Trade Center serait toujours là et les personnes à Boston auraient toujours leurs bras et leurs jambe ». Le deuxième accusé, le Soldat Damion Canalichio, avait quant-à lui été condamné à près de onze années et demi de prison pour les mêmes charges. Le mafieux, s’était excusé auprès de sa famille et de ses enfants qui étaient présents dans le tribunal pour tout le mal qu'il a pu causer. Mais le procureur fédéral John Han qui avait demandé à ce que Damion Canalichio soit condamné à une peine plus sévère rétorqua : "Son allégeance n'est pas à sa famille, à ses enfants ou à sa femme. Elle est à la Cosa Nostra". Damion Canalichio est un grand criminel qui va effectuer sa peine de prison tout en gardant sa bouche fermée". Le troisième qui vit sa peine confirmée, fut l’ancien Capitaine Anthony Staino, qui fut récemment rétrogradé au rang de Soldat en raison de son incarcération. Condamné à huit années d’emprisonnement pour extorsion, sa personnalité avait été mise en évidence lors de son dernier procès. Pour sa famille, Anthony Staino est un mari idéal, un père de famille adorable, aimé de ses voisins, qui avait changé son comportement sur le crime organisé quand il fit connaissance de sa dernière femme. Mais en réalité, les procureurs fédéraux avaient démontré, une allégeance totale d’Anthony Staino aux règles fondamentales de la Cosa Nostra et à son ancien Acting Boss, Joseph Ligambi dont il fut très proche. Ces confirmations de peine, ne furent pas réellement une surprise, mais pour le célèbre avocat, Edwin Jacobs Jr spécialisé dans la défense des membres de la Cosa Nostra, il restera toujours des questions en suspens : « Ce n’est pas un crime d’être un Associé ou un membre de la Mafia, mais aux États-Unis, automatiquement vous êtes coupables des activités liées à une organisation criminelle, en raison de votre appartenance ». La défense avait déclara aussi que les agents fédéraux qui avaient suivi à la trace les membres de la famille de Philadelphie, avaient été sanctionnés par la suite pour « un grave manque de jugement », des suspensions de plusieurs jours avaient même été prononcées contre ces agents. Mais la cour d’appel, déclara que ce motif était « sans rapport » avec les différentes inculpations des accusés. Mais les preuves contre les accusés étaient accablantes. L’un des procureurs rappela une petite anecdote qui s’était déroulée lors du dernier procès de Joseph Massimino. Lors d’une audience, les procureurs avaient passé un enregistrement Joseph Massimino demandant explicitement à l’un de ses Associés, de faire le nécessaire pour récupérer l’argent qu’un individu lui devait, démontrant de ce fait, sa capacité d’utiliser la violence si nécessaire : « Je me fous de qui il doit « baiser » pour récupérer mon fric, mais c’est le mien tu as compris ?. Ce fils de pute me doit 35 000 dollars, et j’en ai rien a foutre s’il doit braquer une banque pour me donner mon argent ». A moins d’un retournement de situation, Joseph Massimino, Damion Canalichio et Anthony Staino devront purger l’intégralité de leur peine, mais qu’ils se rassurent, les membres de la Cosa Nostra ayant effectué leur peine sans broncher, ont toujours un très bon retour une fois rentrés chez eux dans les rues de Philadelphie.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DÉSORMAIS LIBRE APRÈS TRENTE ANNÉES DE PRISON

17 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DÉSORMAIS LIBRE APRÈS TRENTE ANNÉES DE PRISON

La famille de Philadelphie ne cesse depuis quelques années de retrouver dans ses rangs, des membres de la vieille école, qui viennent de terminer de purger des longues peines de prison pour meurtre et racket. Dans les années 1980, la famille de Philadelphie était dirigée par un Parrain sanguinaire, Nicodemo Scarfo Sr. Emprisonné à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, il entraina dans sa chute, sa garde rapprochée, qui accepta sans broncher des longues condamnations. Francis Iannarella (voir photo) était l’un d’entre eux. Ancien Marine dans l’armée Américaine, ce dernier travailla très rapidement pour la famille de Philadelphie. Francis Iannarella a toujours eu une très grosse réputation de tueurs à gages, soupçonné d’avoir participé dans plusieurs meurtres de style mafieux, la grande majorité ordonnés par Nicodemo Scarfo Sr. D’après les procureurs qui ont l’ont jugés il y a de ça des dizaines d’années, Francis Iannarella, a toujours été un « criminel ambitieux, enclin à la violence », qui a gravit très rapidement les échelons de la Cosa Nostra. Avant son arrestation, il aurait selon le FBI, « supervisé » le meurtre de Salvatore Testa, le fils de l’ancien Parrain Philip Testa, qui fut assassiné en raison de la tension grandissante qui régnait entre lui et le Parrain sanguinaire. Nicodemo Scarfo Sr était aussi effrayé que Salvatore Testa, puisse grâce notamment à ses nombreux soutiens dans la famille, faire éclater une guerre interne pour prendre le pouvoir. C'est Joey Pungitore, actuellement Capitaine d'une des factions, qui entraina Salvatore Testa à l'arrière d'un magasin de bonbons dans Southwark, Francis Iannarella se chargea quant-à lui d’exécuter le contrat. En 1987, Francis Iannarella fut inculpé d’avoir assassiné Frank D’Alfonso, un puissant Associé de la Cosa Nostra, un proche d’Angelo « The Gentle Don » Bruno, qui fut exécuté pour avoir refusé à plusieurs reprises de verser « l’impôt de rue » à Nicodemo Scarfo Sr. Sans broncher, Francis Iannarella accepta sa peine de prison à perpétuité pour cet assassinat, plus quarante cinq années pour racket. En 1992, la cour suprême de Philadelphie, disculpa formellement Francis Iannarella de l’accusation de meurtre, laissant la possibilité à Francis Iannarella de pouvoir être libéré de prison en Février 2016. Après trente années d’incarcération, l’ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, a rejoint une maison de transition, avant une sortie prévue pour Juillet prochain. La famille de Philadelphie a retrouvé ces derniers temps, un certain regain d’activité, qu’elle n’avait pas connu depuis de nombreuses années. L’actuel Parrain, Joseph « Skinny » Merlino, essaye tant bien que mal d’apaiser les tensions entre les différentes factions, mais l’une d’entre elle, reste à part de la hiérarchie actuelle. La faction contrôlée par Joseph « Joey Punge » Pungitore , regroupe un « crew » composé de membres intronisés sous l’ère Scarfo, qui considèrent Joseph Merlino et ses proches comme des « crétins » qui ont profité d’un vide laissé après l’incarcération de Nicodemo Scarfo Sr pour se hisser au pouvoir. Mais malgré ses tensions, ces derniers versent toujours un pourcentage de leur bénéfice à Joseph Merlino par l’intermédiaire de Steven « Handsome » Mazzone et quelques fois avec Joseph Ligambi, par respect des règles de l’omerta. Francis Iannarella avait été condamné dans le meurtre de Frank D’Alfonso avec Philip « Phil » Narducci, un membre dans l’équipe de Joseph Pungitore dont le respect dans la famille de Philadelphie, a toujours été important. La sortie prochaine de Francis Iannarella, va sans doute renforcée cette équipe qui reste un peu isolée des autres en raison des mauvaises relations avec la hiérarchie. Francis Iannarella a toujours été considéré comme un mafieux « fidèle », qui n’avais jamais « sourcillé » malgré près de trente années d’incarcération.

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LA FAMILLE BONANNO SE PORTE TOUJOURS AUSSI BIEN

14 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LA FAMILLE BONANNO SE PORTE TOUJOURS AUSSI BIEN

En Juillet 2013, plusieurs membres de la famille Bonanno furent arrêtés pour divers crimes (extorsion de fonds, prêt usuraire, trafic de drogue et possession d'armes à feu). Incarcérés depuis leur arrestation au Métropolitan Center de New-York, tous les accusés avaient refusé les différents accords de plaidoyer proposés par les procureurs fédéraux. Le procès s’est donc ouvert en début de semaine, au tribunal fédéral de Manhattan et les avocats de la défense n'ont pas perdu de temps pour critiquer la partie civile. En effet, lors de leur déclaration d'ouverture, ils ont fustigé sévèrement les différents témoins du gouvernement. Adam Konta représente le Soldat Anthony « Skinny » Santoro. Ce dernier qui servirait de « muscle » pour la famille Bonanno, a été enregistré à plusieurs reprises par les agents fédéraux en train de menacer de mort des individus lui devaient de l’argent. Lors de son arrestation, le FBI avait trouvé près de sept armes à feux, avec les numéros de séries enlevés, la plupart de ces armes, étaient des gros calibres, pour se justifier, Anthony Santoro ne s’était jamais caché d’être un « passionné ». Mais alors pourquoi le Soldat des Bonanno avait « récupéré » l’appartement de sa voisine, une dame âgée qui était décédée, pour entreposer ses armes à feux ?. Jouant sur la mauvaise fois, son avocat avait prétexté que ses « armes » appartenaient non pas à Anthony Santoro, mais bien à sa voisine. Bien entendu, la justice ne crut pas un seul mot des déclarations faites par son avocat. Mais Adam Konta ne s’arrêta pas dans ses déclarations parfois « extravagantes ». Pour ce dernier, l’un des témoins qui va venir témoigner contre son client lors du procès, est un « tueur à gages », qui aurait « assassiné près de sept personnes, soit plus que sur une saison de Game Of Thrones », fustigeant en même temps une « enquête bâclée » des procureurs. L’ancien Underboss de la famille Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, fait aussi parti de la liste des accusés. Intronisé dans les années 1970, il fut un Soldat dans la célèbre équipe de Dominic « Sonny Black » Napolitano au début des années 1980. Criminiel multirécidiviste, Nicholas Santora aura passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, accumulant divers peines pour racket, prêt usuraire ou encore extorsion et n’aura pas arrêté d’enfreindre à chaque fois ses conditions de libération conditionnelle. Vivant, selon son avocat dans la pauvreté, Nicholas Santora aurait malgré son statut d’Underboss de la famille Bonanno, accumulé les dettes ces dernières années et n’aurait plus les moyens selon lui pour se soigner. La Cosa Nostra représente toute la vie de Nicholas Santora, qui quelques mois avant son arrestation et alors qu’il était en liberté surveillée, avait convoqué Vito Badamo un Acting Capitaine, pour le réprimander sur son comportement, jugé trop infantile : « Tu dois te comporter d'une autre façon, tu me comprends?. Quand je vais partir, tu vas prendre en main ce quartier et tu dois savoir ce que tu dois faire et arrêter tes putains de conneries. Tu dois arrêter de te comporter comme un "clown", comporte toi à partir d'aujourd'hui comme un homme ». Depuis le rôle de Nicholas Santora reste incertain, un remaniement opéré il y a quelques semaines dans la famille Bonanno, a démontré que l’Underboss actuelle est désormais Joseph Cammarano Jr. A son procès, son avocat, Michael Albert, essaya de démontré lors de sa première déclaration, que son client, qui s’est présenté au tribunal assis sur un fauteuil roulant, n’avait « rien avoir dans cette affaire ». L’avocat d’ Ernest Aiello, un Capitaine de la famille Bonanno arrêté ce même jour, essaya de dépeindre le mafieux, comme un pauvre homme qui se fit réveiller à six heures du matin, un jour de Juillet en 2013 et qu’il aurait « attendu tout ce temps pour prouver son innocence et retrouver sa liberté ». Le discours des procureurs fédéraux fut complètement différent. Pour David Stuart, les membres de la famille Bonanno emploient les mêmes « méthodes » utilisées il y a des dizaines d’années pour gagner de l’argent. Le procureur fédéral essaya de mettre en garde le jury de ne « pas se laisser berner » par l’apparence inoffensif des accusés.

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ET LE PARRAIN DE LA FAMILLE GENOVESE EST ...

10 Février 2016 , Rédigé par Genovese Publié dans #Xav

ET LE PARRAIN DE LA FAMILLE GENOVESE EST ...

La composition entourant la hiérarchie de la famille Genovese a toujours été un mystère. Celle qu’on considère comme la Rolls-Royce du crime organisé aux États-Unis, a toujours eu l’habitude de se cloisonner, de se tapir dans l’ombre pour éviter les problèmes avec la justice. Depuis le décès de Vincent « The Chin » Gigante dans une prison fédérale en 2005, la justice Américaine n’a jamais su avec certitude qui dirigeait la famille. Selon le FBI, pendant de nombreuses années la famille Genovese a été dirigée par un panel de Capitaines expérimentés, qui tournait de façon régulière pour éviter les inculpations des procureurs fédéraux. Mais dans ce panel, un membre sortait du lot, Liborio « Barney » Bellomo (voir photo). A seulement vingt ans, Liborio Bellomo fut intronisé dans la famille Genovese, parrainé par Vincent Cafaro, un Capitaine, ancien protégé d’Anthony « Fat Tony » Salerno, qui deviendra par la suite un collaborateur de la justice. Très rapidement, grâce à son intelligence, Liborio Bellomo gravit un à un les échelons jusqu'à être promu Acting Boss à seulement trente trois ans, de la plus puissante famille de la Cosa Nostra implantée aux États-Unis. Mais rapidement son ascension fulgurante fut freinée par une inculpation de racket en 1996, mais surtout, pour avoir orchestré les assassinats de Ralph DeSimine et d’Antonio DiLorenzo, deux membres de la famille Genovese soupçonnés d’être des informateurs pour la justice Américaine. Grâce à un plaidoyer de culpabilité, Liborio Bellomo plaida coupable des accusations retenues contre lui et fut condamné à dix années de prison, qu’il commença à purger dans une prison fédérale à Atlanta. En 2001, les procureurs fédéraux de Brooklyn l'inculpèrent de nouveau pour blanchiment d’argent, une condamnation qui rallongea sa date de sortie de prison initialement prévue en 2004. En 2006, nouvelle inculpation pour l’ancien Acting Boss de la famille Genovese. En effet, Liborio Bellomo fut inculpé d’avoir commandité le meurtre du Soldat Ralph Coppola. Selon la justice Américaine, pendant sa détention, ce dernier aurait reçu la visite de Peter Peluso, un avocat spécialisé dans la défense des membres de la Cosa Nostra. Lors d’une conversation, Liborio Bellomo aurait demandé à cet avocat de faire passer le message aux membres de la famille Genovese, d’assassiner son ancien protégé, celui qu’il avait fait parrainer pour son intronisation dans la Cosa Nostra, au motif d‘avoir été irrespectueux envers les dirigeants de la famille Genovese, mais surtout d’avoir détourné des profits en sa faveur. Quelques semaines avant sa condamnation pour fraude, Ralph Copolla disparu, son corps ne sera jamais retrouvé. L’acte d’accusation incriminait explicitement Liborio Bellomo comme le commanditaire de ce meurtre, mais au final, face au manque de preuve, les procureurs se résignèrent à laisser tomber cette affaire et offrirent la possibilité à Liborio Bellomo de ne plaider coupable que d'une accusation pour fraude postale. En plaidant coupable, il ne reçut qu'une année de prison supplémentaire, une petite tape sur les doigts, la liberté est alors proche pour Liborio Bellomo et la famille Genovese allait l'accueillir à bras ouvert. Le respect dans la Cosa Nostra se compte en partie au nombre d'années de prison effectuées sans broncher, pour Liborio Bellomo, à sa sortie de prison, 1er Décembre 2008, il avait passé près de douze années derrière les barreaux. De 2009 à 2016, le FBI avait la certitude que Liborio Bellomo continuait à garder un œil attentif sur les activités de la famille Genovese, mais son rôle ne fut jamais précisément déterminé. Discret, intelligent et très respecté, il n’est pas évident pour les agents fédéraux d’avoir des informations à son sujet. Mais selon Jerry Capeci, célèbre spécialiste de la Mafia Italo-Américaine aux États-Unis, il ne fait plus aucun doute que Liborio Bellomo ait repris les rênes de lvy League. Selon le journaliste, Liborio Bellomo s’aiderait du Capitaine, Peter « Petey Red » DiChiara, un proche du mafieux, pour relayer ses ordres dans la rue. Le FBI avait remarqué depuis plusieurs mois, une très forte activité autour du club social de Peter DiChiara sur Cherry Streets, laissant supposer que les membres de la famille Genovese se réunissaient autour du Capitaine, pour recevoir les ordres du Parrain. Cette dernière qui est implantée aux quatre coins de New-York, a vu la plupart des mafieux de Brooklyn et du Bronx, s’aventurer à Manhattan, pour se rapprocher de Peter DiChiara, démontrant de ce fait que ce dernier avait pris du galon. Libéré de prison en 2007, après une infraction mineure, Peter DiChiara avait de nouveau fait parler de lui en 2009, après que la justice Américaine ait démontré son implication dans le milieu de la presse New-Yorkaise. L'argent n'est pas un problème pour Liborio Bellomo. Être le Parrain de la plus grande famille de la Cosa Nostra aux États-Unis, n’augmentera pas sa fortune déjà estimé à plusieurs millions de dollars. En effet, ce dernier a profité des énormes sommes d’argent gagnés au début des années 1990, pour invertir dans l’immobilier.

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UN NOUVEAU PARRAIN POUR LA FAMILLE PATRIARCA ?

7 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

UN NOUVEAU PARRAIN POUR LA FAMILLE PATRIARCA ?

Louis DiNunzio qui est le fils de l’ancien Acting Boss de la famille Patriarca, Anthony DiNunzio, vient d’être condamné à dix huit mois de prison pour trafic de drogue. Selon le FBI, Louis DiNunizo avait été intronisé dans la famille Patriarca il y a quelques mois et aurait conspiré avec trois Associés, dans la distribution en en grande quantité plusieurs kilos de marijuana entre l’État de la Californie et l’État de du Massachusetts Louis DiNunzio devra se présenter le mois prochain dans une prison fédérale, pour commencer à purger sa peine, en même temps qu’Anthony « Spucky » Spagnolo, ancien Acting Boss, qui avait plaidé coupable d’extorsion le mois dernier. Cette condamnation pour la famille Patriarca est anecdotique, tellement cette dernière est en plein chamboulement ces derniers temps. En effet, selon plusieurs sources judiciaires, elle devrait très prochainement changer de Parrain à la tète de son organisation. L’actuel Boss, est Peter « Crazy Horse » Limone, un gangster de la vieille école, qui a passé pratiquement près de la moitié de sa vie derrière les barreaux pour un meurtre dont il sera finalement acquitté. Mais Peter Limone rencontre actuellement plusieurs soucis de santé et serait rentré dans une préretraite. Mais avant de partir, ce dernier aurait comme objectif, de donner les rênes de la famille, à un membre très influent, qui vient de sortir de prison après avoir purgé plusieurs années pour extorsion, l’ancien Underboss, Carmen « Big Cheese » DiNunzio (voir photo). Carmen DiNunizo a eu un comportement exemplaire pendant son incarcération, mais est toujours lié des contraintes très strictes sur sa liberté surveillée, mais ces contraintes n’empêchent pas du moins ce dernier, d'avancer ses pions. D'après le FBI, l’intronisation récente de deux nouveaux membres, des proches de Carmen DiNunzio dans la famille Patriarca coïnciderait à une prise totale du pouvoir dans les mois qui arrivent. Les deux nouveaux affranchis, Johnny Scarpelli et Salvatore Marino avaient été inculpés avec Carmen DiNunzio dans une affaire de racket fédéral et d’extorsion en 2006. En même temps que ces nouvelles initiations, Carmen DiNunzio aurait promu son ancien chauffeur et garde du corps, Grégory « Fat Greg » Costa au rang de Capitaine, signe que l’ancien Underboss de la famille Patriarca est en train petit à petit de réorganiser à sa guise, les rangs de la famille. « Ce nouveau sang neuf » dans une borgata, qui selon les procureurs va de « mieux en mieux » aurait eu lieu, quelques semaines après la sortie de Carmen DiNunizo d’un pénitencier fédéral. Ces manœuvres orchestrées par « Big Cheese » comme il est très couramment surnommé, a pour but bien entendu de consolider son pouvoir, mais aussi de faciliter le retour de son frère dans les rues de Boston en 2018. Les frères DiNunzio sont devenus des membres à part entière de la Cosa Nostra en 1997 et ont très rapidement gravi un à un les échelons de la pègre, en se mettant sous la protection de l'ancien Parrain désormais à la retraite, Luigi « Baby Cabanes » Manocchio. L’influence des frères DiNunzio est telle que même incarcérés pendant plusieurs années, ces derniers avaient mis une énorme pression auprès de leurs membres, en leur expliquant, que si l’un d’entre eux, essayaient de prendre une partie de leur business pendant leur absence, Anthony DiNunzio se ferait un plaisir de les « enterrer vivant ». Les différents Acting Boss, qui se sont succédés pendant ces dernières années au sein de la famille Patriarca, ont démontré une chose, que les frères DiNunzio avaient beaucoup plus d’influence que le propre Parrain en exercice, Peter Limone. Anthony « Spucky » Spagnolo un proche d’Anthony DiNunzio avait continué avant son inculpation pour extorsion, a gérer les affaires fleurissante de ce dernier dans ce domaine. La famille Patriarca va rentrer dans une nouvelle ère. Cette dernière qui a toujours été dirigée par des membres de la vieille école, pour la plupart étant né en Italie, va se voir dans les prochains mois, se voir dirigée par des mafieux de la deuxième, voire de la troisième génération, marquant alors un tournant dans l’histoire de cette famille, qui a la particularité d’avoir deux factions, l’une à Providence dans le Rhode-Island et une autre à Boston dans l’Etat du Massachusetts.

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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE N'EST PLUS LA « PRIORITÉ » DES PROCUREURS FÉDÉRAUX

4 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE N'EST PLUS LA  « PRIORITÉ » DES PROCUREURS FÉDÉRAUX

En Octobre dernier, un Associé de la Cosa Nostra, Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le Sud de Philadelphie, a été reconnu coupable d’avoir commandité la tentative d’assassinat de son ex beau-fils Andrew Tuono et d’un garagiste concurrent qui collaborait avec le FBI, Joseph Rao. Pour tous ces cries, Ron Galati fut condamné à vingt deux années de prison, qu’il purge actuellement dans un pénitencier fédéral, mais malgré cette longue peine, la justice Américaine n’en a pas pour autant terminé avec lui. En effet, ce dernier est accusé par la police d’État dans une affaire de fraude avec plusieurs membres de sa famille et la date de son prochain procès a été fixé, il débutera en Septembre prochain. Face à cette condamnation, la famille de Ron Galti fut complètement disloquée. Sa fille, Tiffany avait témoigné contre son propre père lors du premier procès, alors que sa femme Vicki et son fils Ron Jr sont prévus de rejoindre Ron Galati sur la même table de la défense. Lors du premier procès, le procureur fédéral avait détaillé les relations étroites qu’entrainait l’Associé de la famille de Philadelphie avec des mafieux haut placés, comme George Borgesi ou encore Joseph Ligambi. Ces derniers, ont fait les gros titres des médias locaux, quand des vidéos de surveillance ont montré « l’Oncle et le neveu », en train de discuter tranquillement devant un club social à Jackson Street. D’après le FBI, les membres de l’équipe de George Borgesi fraichement nommé Capitaine, ont étendu leur domaine d’activité dans la construction, en particulier dans la spécialisation de rénovation de maisons vétustes, un business que gérait le Soldat Anthony Nicodemo actuellement incarcéré pour meurtre.. Pour leurs avocats, tout est « légitime, ils ne font rien de mal », mais pour les enquêteurs, ces dernières vidéos ont démontré une chose, que la famille de Philadelphie est plus solide qu’elle en a l’air. Car malgré les lourdes condamnations de membres de la vieille école, la plupart des Soldats sous l’ère Scarfo il y a plus de vingt ans, ces derniers ont très vite repris du service, malgré des dizaines d’années de prison. La famille de Philadelphie a su résister aux nombreux informateurs, qui sont venus témoigner lors des derniers procès. L’ancien Capitaine, Louis « Finger Bent Lou » Monacello et l’Associé Anthony Aponick avaient été en effet, des témoins à charge contre George Borgesi et Joseph Ligambi. Malgré les nombreux détails incriminant explicitement les deux accusés, ces derniers avaient été acquittés de toutes les charges retenues contre eux. Les témoins sont devenus pour la plupart des jurés, des anciens gangsters qui essayent de sauver leur peau, avant de changer de vie dans un autre Etat avec leur famille. De plus, Louis Monacello avait été dépeint efficacement par les avocats de la défense, comme un truand arrogant et vindicatif, qui avait à plusieurs reprises étaient repris par les avocats pour son comportement très limite pendant le procès. Pourtant, les procureurs fédéraux sont persuadés que ces témoins disent la vérité en arrivant à la barre, mais leur penchant pour la tromperie, la trahison et la violence pendant toutes ces années, ont joué en leur défaveur. Pour le bureau du procureur de Philadelphie, la Cosa Nostra n’est plus vraiment une priorité absolue. Alors oui, les agents fédéraux continuent à surveiller de loin les membres de cette organisation criminelle, mais le terrorisme, la corruption politique et le trafic de stupéfiants sont devenus des sujets majeurs. Dernier point, pendant le procès de Ron Galati, Louis Monacello avait déclaré que ce dernier était en relation étroite avec George Borgesi dans un trafic de véhicule volé. Ces accusations portées contre l’ancien Consigliere de la famille de Philadelphie n’avaient débouché sur aucune inculpation, signe que les procureurs sont devenus méfiants, avant d’engager des millions de dollars de dépense dans des procès contre des membres de la Cosa Nostra.

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