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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2017

30 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Bonanno, #Genovese, #Lucchese, #Colombo, #DeCavalcante, #Philadelphie, #Detroit, #Outfit, #Patriarca, #Buffalo

Encore une année remplie de désillusions pour les procureurs fédéraux et les agences gouvernementales en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra. L’opération East Coast lancée contre plusieurs mafieux de hauts rangs, dont des Capitaines de la famille Genovese et l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, devait redorer le blason d’un bureau fédéral en perte de vitesse depuis quelques années sur ce sujet. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire devient actuellement une affaire très difficile à gérer pour les procureurs fédéraux, qui n’espèrent qu’une seule chose, tourner le plus rapidement la page. Pourtant, tout avait bien commencé. Le FBI avait démontré par plusieurs mois d’enquête, que la famille de Philadelphie et en particulier son Parrain, Joseph Merlnio, avait effectué du buisiness avec la famille Genovese et ses Capitaines, Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » O’Nofrio. Mais au fil des mois, les procureurs avaient remarqué que deux agents du FBI en charge de la surveillance du principal témoin, un Associé de la famille Genovese, John Rubio, avaient largement transgressé le cadre légal, ce qui mènera au licenciement de l’un de ses agents. Au final, les procureurs fédéraux embarrassés de remarquer leur principal témoin complètement discréditer avant même l’ouverture des procès, ont décidé de négocier des accords de plaidoyer très avantageux avec les principaux accusés. Surement vexé d’avoir été la cause d’une future débâcle, le FBI passe une nouvelle fois à l’offensive et cibla une famille, les Lucchese. La hiérarchie mafieuse fut inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO : le meurtre, le racket, l’extorsion, encore et toujours les mêmes délits. Ces arrestations ont prouvé une nouvelle fois, que les Parrains de la Cosa Nostra, même incarcérés dans de prisons fédérales, continuent à régner sur leur empire criminel. L’année 2018 sera sans doute une année charnière pour les agences gouvernementales dans leur lutte contre la Cosa Nostra. Les prochains procès définiront sans nul doute leur future stratégie, qui devra être dessiner très rapidement. En effet, alors que la justice Américaine enchaine les échecs contre les familles mafieuses, ces dernières profitent de cette situation pour se renforcer, pour se réorganiser. Laisser ces organisations criminelles la possibilité de respirer, leur permettent de pouvoir se reconstruire, même quand on pensait qu’une famille était défunte, comme la famille de Buffalo.

 

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 250
Associés : + 1000

 

L’année 2016 s’était mal terminée pour la famille Genovese. L’affaire East Coast couplée avec l’opération Shark, avait démontré des ramifications entre la Roll’s Royce du crime organisé aux Etats-Unis et la famille de Philaldephie, mais aussi une implatation encoe importante à New-York. En Mai dernier Pasquale « Patsy » Parrello, l’un des Capitaines incriminés dans l’affaire East Coast décidera de plaider coupable, profitant des offres assez avantageuses des procureurs fédéraux. En Août, Venero « Benny Eggs » Mangano, un membre emblématique de la famille Génovese, qui a longtemps servi dans le panel de direction, décédé de cause naturelle à l’âge quatre vingt quinze ans. On ne sait pas si ce mafieux de la vieille école jouait encore une part importante dans les décisions familiales, mais une chose est sûre, la hiérarchie de la famille Genvose n’a pas était une seule fois inquiété par les différentes opérations menées par les agences gouvernementales. Liborio « Barney » Bellomo serait toujours l’actuel Parrain, épaulé par Peter « Petey Red » DiChiara. Opérant depuis le quartier de Cherry Streets, les activités récentes et les aller-retours incessants dans le club social détenu par l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, confirment que ce dernier joue un rôle essentiel dans la structure de la famille Genovese. Pour les autres postes ? on attendra, la famille Genovese reste encore une famille très cloisonnée confirmant ainsi sa supériorité par rapport aux quatre autres familles New-Yorkaise. A noter qu’une partie de son équipe basée à Springfield dans l’État du Massachussetts, a subi les frais de l’opération East Coast.

 

 

La famille Gambino:

 

Peter Gotti
Peter Gotti

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Underboss : ?
Consigliere : ?

Street Panel : Joseph « Sonny « Juliano
                      Anthony Gurino          

Membres : + 200-250
Associés : + 1000

 

 

Sans l’inculpation en Décembre dernier du Capitaine, John « Johnny Boy » Ambrosi, la famille Gambino a relativement été épargnée cette année, la raison surement à son panel de rue se trouvant en dessous de la hiérarchie mafieuse, la protégeant ainsi des des inculpations sur des agences fédérales. Seulement, sur les trois Capitaines que composent ce panel, l’un d’entre eux, John Gambino est décédé en Novembre, laissant derrière lui, d’importante connexion avec les autres mafias italiennes dans le trafic de drogue. L’année dernière, on se posait la question pour savoir si Francesco Cali était devenu ou non le nouveau Parrain, à la place d’un Domenico Cefalu devenant vieillissant et préférant prendre sa retraite. Les informations qui ont découlé de l’affaire East Coast ont démontré qu’en réalité, Peter Gotti, qui était devenu le Boss de la famille Gambino au début des années 2000, occuperait toujours cette faction et ce malgré, son incarcération pour racket et une libération prévue en 2032. Dans un sens, il semble, que pour l’actuel hiérarchie mafieuse, dirigeait principalement par des membres d’origine Sicilienne, cette organisation ne semble par pour autant les contrariés. Peter Gotti est certes toujours le Parrain, un titre plus honorifique qu’autre chose, et ils savent qu’en cas d’opération d’envergure contre la famille Gambino, le Parrain sera toujours la cible prioritaire.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph DiNapoli

Membres : + 100-130
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese était surement trop tranquille. Après l’opération East Coast, le FBI décida quelques mois plus tard d’inculper une grande partie de la hiérarchie mafieuse. Steven Crea, Matthew Madonna qui était déjà incarcéré, Joseph DiNapoli, ainsi que des Capitaines et des Soldats, furent accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Cette opération avait confirmé en partie la hiérarchie actuelle de la famille Lucchese, qui avait eu beaucoup de mal à se reconstruire après la fin de l’ère Amuso/Casso, qui avait créé un climat délétère dans cette famille, qui avait toujours été habituée à une certaine stabilité. Justement, pendant des années, les agences gouvernementales pensaient que Vittorio Amuso, l’ancien Parrain, incarcéré à perpétuité pour plusieurs meurtres, avait décidé de laisser sa place à Steven Crea, cette opération infirma le contraire. Bien qu’incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité, Vittorio Amuso, n’aurait jamais voulu céder son titre de Parrain.

 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano
Underboss : ?
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

En 2017, l’actualité liée à la famille Bonanno, s’est concentrée en grande partie sur une seule personne, le Capitaine Vincent « Vinny » Asaro. Visiblement très énervé d’avoir vu ce dernier se faire acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa, les procureurs fédéraux inculpèrent Vincent Asaro, d’incendie volontaire. Ce dernier qui avait décidé de plaider coupable por la première fois de vie, a finalement été condamné après de huit années de prison, signifiant sans nul doute, la fin de son parcours criminel. La famille Bonanno est en pleine restructuration. Il ne fait plus aucun doute pour le FBI que Michael Mancuso, Parrain de cette organisation criminelle, gérait une grande partie des affaires de la famille Bonanno, depuis une prison fédérale du Texas, par le biais de différents intermédiaires, dont son propre neveu, le Soldat Franck « Frankie Boy » Salerno. Les agences gouvernementales en sont conscientes, et avait décidé transférer ce dernier dans plusieurs pénitenciers fédéraux, d’abord à Danbury dans l’État du Connecticut et désormais à Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, pour essayer de couper les liens entre sa cellule et la famille Bonanno. Mais Michael Mancuso qui est actuellement incarcéré pour des histoires de meurtre, devrait sortir de prison très prochainement en 2019 et continue à réorganiser les rangs, en intronisant de nouveaux membres. L’un d’entre eux, qui a décidé de collaborer avec le FBI, Vincent Morena, a pu enregistrer sa « cérémonie » d’intronisation, mais aussi permettre au FBI d’arrêter le Capitaine Damiano Zummo. Cette opération lancée par le FBI en Novembre dernier, a permis de confirmer une présence assez significative de la famille Bonanno au Canada, notamment dans la région d’Ontario.

 

 

La famille Colombo :

 

Carmine Persico
Carmine Persico

 

Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazo
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Fareze

Membres : + 90-110
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste toujours la plus petite des quatre autres familles New-Yorkaise. Gérée depuis plusieurs décennies par Carmine Persico à partir du pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, la famille Colombo n’a vraiment pas fait parler d’elle cette année. Carmine Persico a essayé, avec l’aide de ses avocats, à plusieurs reprises de sortir de prison, sans succès. Quant-à son fils, Michael Persico, un Associé de la famille Colombo, il a été condamné à cinq années de prison pour racket. Ce dernier joue un rôle déterminant dans cette organisation criminelle et malgré son simple statut d’Associé, garde une réelle influence dans les rues.

 

La famille DeCavalcante :

 

Philip Abramo
Philip Abramo

 

Parrain : ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 50-80
Associés : + 1000

 

Depuis le décès de Giovanni « John » Riggi, l’ancien Parrain et de Francesco « Frank » Guarani  qui faisait office d'Acting Boss et futur successeur, il est très difficile d’avoir un aperçu de l’actuel hiérarchie de la famille DeCavalcante. Encore très bien implantée dans l’État du New-Jersey, malgré la présence significative des familles Lucchese, Genovese et Gambino dans cet État, elle reste une famille stable, qui va retrouver dans les prochaines années, des membres influents, qui avaient été incarcérés au début des années 2000 après de la défection de Vincent « Vinny » Palermo. Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street », un membre influent de la famille DeCavalcante au début des années 1990, sera libérable en Janvier 2018, après avoir purgé près de quinze années pour meurtre et racket et pourrait se présenter comme un candidat sérieux au poste suprême. Charles Marjuri, qui a toujours été intéressé au poste de Parrain, pourrait être aussi une possibilité. Cette année, le Soldat Jerry Balzano avait fait le tour des médias Américains, après avoir été filmé en train d’agresser physiquement un automobiliste, un peu trop collant à son gout. En Avril dernier, il plaidera coupable, sans aucune excuse aux victimes et sera prochainement condamné à une peine maximale de deux années dans une prison d’État.

 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « Handsome Steve » Mazzone
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 70-80
Associés : + 500-1000

 

Encore une année assez mouvementée pour la famille de Phialdelphie, qui va voir son Parrain, Joseph Merlino, comparaitre dans les prochaines semaines dans un tribunal fédéral, pour répondre des accusations portées contre lui suite à l’affaire East Coast. Cette opération avait chamboulé quelque peut les lignes, dans cette famille jugée pour avoir un goût très prononcé par la violence et ou les clans y sont monnaie courante. En effet, il s’est avéré que Joseph Merlino avait fait du buisness avec les familles New-Yorkaise et en particulier avec la famille Genovese, sans prévenir pour autant les membres de sa famille et donc effectuer un partage équitable des bénéfices suite à ces rackets. Pour le clan Narducci, représentant les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, l’attitude du Parrain est surement irresponsable, une chose que les proches de Joseph Merlino essayent de tempérer le plus possible. En effet, la moindre étincelle peut déclencher une guerre de clan intestine que la famille de Philaldephie connaît très bien. Joseph Merlino avec ce procès joue à quitte ou double. Ce dernier pourrait très bien se faire acquitter et ainsi renfoncer encore plus sa position au sein de la famille de Philadelphie. Par contre, s’il est condamné à une lourde peine de prison, il est très probable que certains de ses membres, comme George Borgesi, Phil Narducci ou encore Steve Mazzone puissent se positionner pour reprendre les rênes d’une famille qui a su regarnir ses rangs ces dernières années.

 

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : ?
Acting Boss : Carmen « The Big Cheeze « DiNunzio
Underboss : ?
Consigliere : Matthew « Good Looking Matty »Guglielmetti

Membres : + 60-70
Associés : + 500

 

Cette année, la famille Patriarca a vu son Parrain, Peter « The Crazy Horse » Limone décédé de causes naturelles. Depuis plusieurs mois déjà, Peter Limone, qui était très affaibli par des problèmes de santé, avait laissé peu à peu son pouvoir à son Acting Boss, à Carmen DiNunzio. Ce dernier à déjà une très forte réputation dans la famille Patriarca. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé quelques années pour corruption et racket, Carmen DiNunzio à la particularité d’être très apprécié par les membres des deux factions que composent la famille Patriarca, celle de Providence dans l’État du Rode-Island et celle de Boston dans l’État du Massachusetts, ou Carmen DiNunzio est originaire et ou est situé son club social le Gemini Social Club. Carme DiNunzio est accompagné de Matthew Guglielmetti du Rhode-Island, en tant que Consigliere qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue. La hiérarchie de la famille Patriarca est en pleine reconstruction et devrait être définitive en 2018, avec la sortie prochain du frère de Carmen, Anthony DiNunzio, qui servait déjà d’Acting Boss à la famille quand son frère était incarcéré et nul doute qu’il jouera un rôle important dans le buisiness familial ces prochaines années. A noter, qu’Anthony Spagnalo, un autre Acting Boss de la famille Patriarca vient de sortir de prison, mais devrait être rétrogradé au rang de Capitaine.

 

 

La Outfit :

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-60
Associés : + 500

 

La Outfit continue à gagner de l’influence dans l’État de l’Illinois, en imposant une structure solide, qui lui permet de se préparer à des futures opérations du FBI. Les membres de sa hiérarchie, sont des individus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux et de ce fait, démontré leur loyauté envers la Cosa Nostra. Avec l’arrivée de Salvatore DeLaurentis, la Outfit de Chicago à su réorganiser ses rangs et apaiser certaines tensions qu’il pouvait y avoir avec la faction de Cicero gérait actuellement James « Jimmy » Inendino. De part son expérience et sa très bonne connaissance de la rue, Salvatore DeLaurentis avait repris sans forcer, le pouvoir à John « No Nose » DiFronzo devenant vieillissant et plus dans les capacités une structure criminelle aussi important que la Outfit. A ses côtés, Albert Verna considéré comme l’individu le plus dangereux de Chciago selon le FBI, a le respect nécessaire pour faire passer des messages aux membres de la Outfit dans les rues. Ne voulant pas complètement désorganisé la hiérarchie mise en place par John DiFronzo, Salvatore DiLaurentis, avait gardé Marco D’Amico au poste de Consigliere, après le refus de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi pour des raisons de santé. Alors que l’année 2017 fut relativement tranquille, l’année 2018 promet d’être plus compliquée pour la Outfit. En effet, dernièrement, le nouveau directeur du FBI en place à Chicago, a assurer que la Outfit était bien une priorité des agents fédéraux, en sachant qu’Albert Vena avait déjà était dans le collimateur des agents fédéraux 2016, quand ces derniers avaient essayé de le relier à plusieurs meurtres crapuleux, sans succès.

 

 

La Famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

 

La famille de Détroit continue à être l’une des familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Dirigée par Jack « Jackie The Kid » Giacalone depuis le décès de Giacomo Tocco en 2014, ce dernier a pris dès sa prise de fonction des disponibilités pour être soulagé de la pression exercée par les autorités fédérales en s’entourant d’hommes de confiance. En Acting Boss, Peter Tocco continue à faire la relation entre le Parrain et les membres sur le terrain, en transmettant les messages sur un territoire assez vaste. En Underboss, Anthony LaPiana, un mafieux de la vieille école, un criminel en col blanc, qui a des ramifications jusqu’à Chicago avec la Outfit. En Consigliere, Anthony Palazzolo, qui avait repris les fonctions après le départ en retraite de Dominic « Uncle Dom » Bommarito, qui est décédé en Janvier dernier de causes naturelles. Quatre Capitaines sont actuellement en place et l’un d’entre eux, Giuseppe D’Anna, un membre de la faction Sicilienne est sortie d’une prison fédérale après avoir purgé quelques années pour extorsion et agression. La famille de Détroit est extrêmement cloisonnée et tenue par des liens du sang, rendant la collaboration avec les autorités fédérales encore plus difficile.

 

 

La Famille de Buffalo :

 

Stefano Magaddino
Stefano Magaddino

 

Parrain : Anthony Todaro / Frank BiFulco ?
Acting Boss : ?
Underboss : Joe Violi ?
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : 20-40
Associés : +200

 

On l’a pensé défunte, anéanti depuis de nombreuses années et le décès de l’ancien Parrain Joseph Todaro Sr, avait donné très peu de chance à cette organisation criminelle de se reconstruire. La famille de Buffalo reste une famille historique de la Cosa Nostra. Le premier Boss en exercice, Stefano Magaddino devint un membre permanent de la Commission, lors de la création par Charles « Lucky » Luciano. Tout est parti d’une opération du FBI en Novembre dernier accompagné de la police Canadienne contre la famille Bonanno et des membres de la NDranghetta, la mafia Calabraise. Dans les personnes inculpées figuraient des membres de la famille de Buffalo, ce qui intrigua forcément les agences gouvernementales. Les conversations audios confirmèrent leur crainte, la famille de Buffalo serait encore très active. Quand Joseph Todaro Sr repris la famille dans les années 1980, la famille de Buffalo était déjà très affaiblie et renforça ainsi ses liens avec des membres de la mafia Calabraise, basée à Hamilton dans l’Ontario pour se renforcer. Quand Joseph Todaro Sr pris sa retraite en, il confia l’ensemble de ses affaires à son fils, Joseph Todaro Jr, propriétaire de plusieurs pizzerias dans la région de Buffalo. Préférant se légitimer il se serait très vite lui aussi retiré des affaires cette famille mafieuse, sans réelle certitude pour les agents fédéraux. Ce qui se passe aujourd’hui avec la famille de Buffalo peut aussi se produire avec d’autres familles de la Cosa Nostra qu’on croient défuntes depuis de nombreuses années, en Californie par exemple.

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LA FIN D'UN PARCOURS CRIMINEL POUR VINCENT ASARO

29 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Vincent « Vinny » Asaro, un Capitaine de la famille Bonanno, ruminait dans sa cellule du Métropolitan Center à New-York. Agé de quatre vingt deux, le mafieux qui aura marqué l’histoire du crime organisé aux Etats-Unis, savait que sa présentation devant un juge fédéral en fin de semaine, pouvait faire office d’une condamnation à mort, si le magistrat suivait les réquisitions des procureurs fédéraux. Pourtant, après avoir été acquitté dans l’affaire dit de la Lufthansa, Vincent Asaro pensait avoir fait le plus dur, mais cette vieille histoire d’incendie volontaire l'a rattrapé au mauvais moment. Une affaire mineure, au vu de son parcours criminel, qui pourrait le voir mourir derrière les barreaux, la faute de quoi ? d’un tempérament sulfureux et d’une vie baignée dans la violence, on fait que le Capitaine de la famille Bonanno, énervé d’avoir été manqué de respect par un automobiliste qui lui avait fait une queue de poisson, avait poursuivi l’individu complètement apeuré dans divers quartiers de New-York, avant de perdre sa trace. Dès le lendemain, il avait ordonné à ses Associés, dont le petit fils de John Gotti, John Gotti Jr, de repérer l’individu et de bruler sa voiture, par vengeance. Désormais, dans sa cellule du Métropolitan Center de New-York, Vincent Asaro espère qu’en ayant plaidé coupable pour la première fois de sa vie coupable de ce crime, le juge fédéral pourrait lui donner une peine légère, par exemple le nombre d’années passées depuis son inculpation dans cette affaire il y a plusieurs mois. Mais les procureurs fédéraux demandaient près de quinze années. Pour quel motif ? La grande gueule du Capitaine de Vincent Asaro, qui selon ces derniers se seraient vanté auprès d’autres détenus, d’avoir été acquitté du plus célèbre casse dans l’histoire Américaine et surtout, de pouvoir s’il le voulait faire assassiner des procureurs à New-York. Pour le gouvernement fédéral, Vincent Asaro devait « payer » toute une vie passée dans la

Metropolitan Center
Metropolitan Center

Cosa Nostra et surtout, de n’avoir jamais profité des diverses occasions qui se sont présentées à lui pour se réhabiliter définitivement, de changer de vie. Cette semaine, Vincent Asaro, qui souffre selon ses avocats, de plusieurs problèmes de santé, avait demandé auprès du juge fédéral en charge de ce dossier, de pouvoir quitter le centre de détention ou il est incarcéré, pour aller voir un médecin spécialisé. Jugeant son état « d’inquiétant » toujours selon ses avocats, la santé de Vincent Asaro se serait « aggravée depuis son incarcération dans le Métropolitan Center de New-York ». Sa demande fut refusée, donnant alors déjà un apperçu du verdict que pouvait attendre Vincent Asaro dans cette affaire. Ce jeudi, devant un juge fédéral, c’est un homme âgé, portant l’habit traditionnel des prisonniers fédéraux, menottes aux poignets, qui se présentait devant le tribunal. Avant de recevoir son verdict, étonnamment et au vu de sa personnalité, le Capitaine de la famille Bonnano présenta ses excuses aux victimes et à la juge fédérale : « Je suis terriblement désolé, j’étais sur le chemin du retour, je ne sais pas comment cela a pu arriver » déclara t’il. Mais la juge fédérale ne s’est pas laissé berner par les excuses de Vincent Asaro. Des membres de la Cosa Nostra, elle en a vu passé dans son tribunal et la plupart utilise le même stratagème pour essayer de s’en sortir et éviter l’incarcération. Elle condamna alors le Capitaine de la famille Bonanno à huit années de prison, au vu de son âge avancé, il est fort probable que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Pour justifier de sa décision, elle développa sur le fait que Vincent Asaro « restait un individu dangereux ». Elle se référa aussi à plusieurs affaires, au casse de la Lufthansa, mais aussi à un meurtre crapuleux en 1969, l'assassinat de l'Associé de la famille Lucchese Paul Katz étranglé avec une chaîne pour chien et dont Vincent Asaro reste le principal suspect. Des éléments troublants selon la juge fédérale, qui démontre que ce dernier à toujours vécu que pour une seule chose, la Cosa Nostra. Les avocats de la défense avaient essayé tant bien que mal avant le verdict, de défendre leur client, décriant les méthodes des procureurs, qui « essayent » selon eux, de faire « condamner Vincent Asaro pour des délits vieux de plusieurs décennies ». Cette peine de huit années est pratiquement le double de la peine que prévoit normalement la loi fédérale pur ce genre délit, ce qui démontre bien que la juge a bien pris en compte le lourd passé criminel du Capitaine de la famille Bonanno pour rendre son verdict. Visiblement dégouté par ce verdict, Vincent Asaro encore choqué, déclara : « Je me fiche de ce qui vient de se passer. Vous m’avez condamné à mort de toute façon ». Vincent Asaro quitta alors le tribunal fédéral, surement pour la dernière fois de sa longue carrière criminelle, pour rejoindre sa cellule du Métropolitan Center, avant d’être transféré dans plusieurs semaines dans un pénitencier fédéral quelque part aux Etats-Unis, loin de New-York.

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FRANK MARRAPESE UN CAPITAINE DE LA FAMILLE PATRIARCA VIENT DE DÉCÉDER

23 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Frank « Bobo » Marrapese
Frank « Bobo » Marrapese

Frank « Bobo » Marrapese, un Capitaine de la famille Patriarca, est décédé cette semaine dans un hôpital du Rhode-Island ou il avait été transféré il y a quelques jours pour des problèmes cardiaques, il était âgé de soixante quatorze ans. Frank Marrapese a un long parcours criminel au sein de la Cosa Nostra. Racketteur professionnel et à certains moment, tueurs à gages pour le compte de la famille Patriarca, il n’aura jamais cédé aux sirènes du gouvernement fédéral et a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, toujours pour les mêmes motifs, racket, violence et meurtre. Frank Marrapese était très fier de sa réputation au sein de la Cosa Nostra, se vantant que les individus quand ils entendaient son nom « faisaient dans leur pantalon ». Depuis son club social dénommé le Acorn Social Club, Frank Marrapese gérait son buisiness avec son équipe de Soldats et était devenu en quelques années, l’un des repères favoris de tous les membres de la famille Patriarca. Au début des années 1970, le FBI était étonné de l’ascension fulgurante de Frank Marrapese et commença à surveiller de plus près son repère, en pensant qu’au vu de l’activité, quelques semaines d’enquête suffiront pour faire inculper et condamner définitivement le Capitaine de la famille Patriarca. La surveillance sur Frank Marrapese était omniprésente voire oppressante, ce qui ne dérangeait pas le Capitaine de la famille Patriarca, qui fut enregistré en train de parler à l’un de ses Soldats : « Comment tu penses que je me sens ? J’ai trois maisons, cinq entreprises, cinq enfants, deux copines et une femme et maintenant ? Je suis là, je suis presque au sommet ». Au final, les agences gouvernementales assembleront des preuves pendant près de dix années, pour au final inculper en 1984, Frank Marrapese, du meurtre d’un Associé de la Cosa Nostra, Richard « Mickie » Callei. Le Capitaine de la famille Patriarca qui purgeait déjà à cette époque une peine de prison pour extorsion, acceptera sa peine sans broncher, la perpétuité dans un pénitencier fédéral, on était en 1987. En 2008, après vingt huit années derrière les barreaux, Frank Marrapese sera libéré de prison et malgré des lourdes contraintes sur sa libération conditionnelle, sera en 2011, inculpé et finalement condamné en 2013 à neuf années de prison pour racket et extorsion, toujours les mêmes habitudes pour le mafieux qui n’a jamais su se réhabiliter. En Septembre dernier, Frank Marrapese avait effectué une demande de libération conditionnelle, qui avait été logiquement refusée. Les juges savaient pertinemment, qu’une fois sortie de prison, Frank Marrapese aurait repris son business au sein de la famille Patriarca, et au vu de sa notoriété, aurait pu prétendre à un poste de haut rang au sein de la hiérarchie mafieuse.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE RECONNU COUPABLE

22 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Richard Valentini
Richard Valentini

En quittant le tribunal, menottes aux poignets, escorté par les US-Marshall, Richard Valentini, un Associé de la famille Genovese, a dû très certainement regretter pendant quelques minutes, d’avoir refusé un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Son procès, était le premier contre les membres inculpés dans l’affaire East Coast et Richard Valentini avait voulu jouer sur le fait que cette opération du FBI avait pris une tournure assez dramatique pour les procureurs fédéraux, pour essayer de se faire acquitter. Le résultat de ce procès était donc important, car même si Richard Valentini, est un Associé lambda de la Cosa Nostra, se trouvant au bas de la pyramide de la famille Genovese, elle allait donner, aux futur accusés, dont le Capitaine de la famille Genovese, Eugène « Rooster » O’Nofrio et le Parrain de la famille de Philadelphie, un premier aperçu de la stratégie des procureurs fédéraux dans ce dossier. Ce procès n’avait duré que quelque jours et s’était plus orienté vers les activités illégales de la famille Genovese dans la ville de Springfield, une petite bourgade dans l’État du Massachussetts, qui a la particularité d’être depuis de nombreuses années, gangrénée par la famille Genovese. Dans ce procès, les procureurs fédéraux avaient forcément laissé de côté leur témoin phare, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese, la pièce maitresse de ce dossier qui a été fortement affaibli depuis quelques mois. Ce dernier n'interviendra que dans les procès de Joseph Merlino et Eugene O’Nofrio, il ne fallait donc surement pas pour les procureurs fédéraux, dévoiler les premières réactions de ce témoin, très surveillé, qui auraient été forcément analysées par les avocats de la défense. Le procès de Richard Valentini avait rapidement mis en évidence, grâce à des enregistrements, le racket organisé de l’équipe de Springfield sur des entreprises de son secteur, mais la culpabilité de Richard Valentini avait été difficile à obtenir. En effet, le principal témoin, un chef d’entreprise, dont la famille Genovese réclamait des sommes exorbitantes chaque mois, n’avait pas dépeint Richard Valentini comme un individu violent, mais simplement comme un récolteur de dettes, un messager, qui travaillait pour Ralph Santaniello, un Soldat de la famille Genovese, qui était au centre de tous les sujets. Les avocats de Richard Valentini avaient donc essayé de montrer aux jurés une image « rassurante » de leur client, tant bien que mal, car le passif criminel de Richard Valentini était surement trop lourd à porter. A l’énoncé du verdict, le mot « Guilty » raisonna deux fois dans le tribunal. Coupable de conspiration de racket et coupable d’extorsion. Richard Valentini sera de nouveau présenté dans le même tribunal, dans quelques semaines, pour recevoir l’énoncé de sa peine, il risque jusqu'à vingt ans de prison.

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LE PROCÈS CONTRE L'ÉQUIPE DE SPRINGFIELD A COMMENCÉ

17 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Richard Valentini
Richard Valentini

Lors de l’opération East Coast, cinq membres présumés de la famille Genovese, opérant depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts avaient été arrêtés. Au fil des mois, les procureurs fédéraux dans l’embarras, face à des gros problèmes de procédure, proposèrent des accords de plaidoyer assez avantageux à certains mafieux, dont les membres de la famille Genovese. Quatre d’entre eux, décideront de plaider coupable, sauf un, Richard Valentini. C’est en homme libre après avoir payé une caution lors de son arrestation, que l’Associé de la famille Genovese se présenta pour la première journée de son procès, avec un risque passer près de vingt années derrière les barreaux. Le premier jour des audiences, les procureurs fédéraux ont essayé de dépeindre, Richard Valentini, comme un acteur criminel important dans la ville de Springfield, qui n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins, comme avec Craig Morel. Ce dernier était le propriétaire de Towing Unlimited, une entreprise de remorquage, spécialisée par la même occasion dans la ferraille. Craig Morel, avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales en 2013, après avoir été racketté à plusieurs reprises, par le Soldat de la famille Genovese Ralph Santaniello, qui vient récemment de plaider coupable et son Associé Giovanni « Johnny Cal » Calabrese. Selon Craig Morel, les deux membres de la Cosa Nostra, l'auraient menacé de lui tirer dessus, s’il ne versait pas près de cinquante mille 

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

dollars hebdomadaires, en hommage à la famille Genovese. Pour faire passer le message, ce jour là, Ralph Santaniello lui avait frappé au visage. Craig Morel était un ancien policier, qui s’était fait licencier dans les années 1990 pour des problèmes de conduite. En devenant propriétaire de sa propre entreprise, il avait déjà eu l’habitude de se faire racketter par les membres de la famille Genovese. La présence de cette famille mafieuse dans cet État était tellement forte, que Craig Morel, n’avait pas été très étonné quand il vit débarquer, quelques jours après avoir ouvert son entreprise, Francesco Depersola, un Soldat des Genovese, accompagné de politiciens locaux corrompus, lui demandant de reverser entre 2000 et 5000 dollars par mois à Adolfo Bruno : « Je savais que cet argent allait dans les poches d’Aldolfo, qui demandait un droit de passage sur son territoire » déclara Craig Morel à la barre des témoins. Ce dernier ressentait beaucoup de respect envers Adolfo « Big Al » Bruno, qu’il n’hésitait pas à le considérer comme un « gentleman ». Toujours selon Craig Morel, l'ancien Capitaine de la famille Genovese n’hésitait pas à donner des places à « lui et à sa mère », pour aller voir le concert d’un ténor Italien, Andrea Bocelli. Après son assassinat, il avait affaire selon lui, à des « individus vicieux et violents ». Impassible, Richard Valentini écoutait tranquillement, son nom n’avait été alors que mentionné qu’une seule fois par Craig Morel, qui avait expliqué à la barre des témoins, que Richard Valentini, était venu par la suite, comme collecteur, pour récupérer les indemnités hebdomadaires de Ralph Santaniello.

Adolfo Bruno
Adolfo Bruno

Un jour, Richard Valentini n’avait récolté que 500 dollars, contre les 5000 dollars promis à la base, ce qui avait rendu furieux Ralph Santaniello, qui avait de nouveau débarqué dans l’entreprise Craig Morel pour demander des comptes. Selon les enregistrements dévoilés par les procureurs, on pouvait entendre claire Craig Morel, qui était équipé d’un dispositif audio, remettre en cause l’état actuel de la famille Genovese à Springfield, expliquant, qu’elle n’avait plus rien à voir aux anciennes valeurs inculquées par Adolfo Bruno. La tension était montée encore plus d’un cran, quand Craig Morel, ne comprenait pas pourquoi il se faisait racketter alors qu’il n’avait aucune origine Italienne.  L’avocat de Richard Valentini essaya de dépeindre son client comme une personne « bienveillante », qui a toujours essayé « d’apaiser les tensions », entre Craig Morel et le Soldat de la famille Genovese Ralph Santaniello, une chose que les enregistrements confirment, mais qu’à moitié. Selon les procureurs fédéraux, Richard Valentini n’avait pas utilisé la « manière douce » pour demander à Craig Morel, de verser en plus de ses versements hebdomadaires, près de 20 000 dollars d’arriérés au Capitaine de la famille Genovese, Albert Calvanese.

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OPÉRATION DU FBI CONTRE LES FAMILLES GAMBINO ET BONANNO

14 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Gambino

John « Johnny Boy » Ambrosio
John « Johnny Boy » Ambrosio

Un acte d’accusation fédéral a été lancé contre sept membres présumés de la Cosa Nostra affiliés aux familles Gambino et Bonanno de New-York. Les différents accusés qui furent arrêtés et présentés devant un juge fédéral, sont accusés d’avoir exploité pendant plusieurs années plusieurs locaux consacrés essentiellement aux jeux illégaux, des « mini casinos » selon les procureurs fédéraux, dont l’argent allait directement dans les poches des familles de la Cosa Nostra. En plus de profiter des revenus assez conséquents sur les jeux, les mafieux ont aussi profité de leur « clientèle », la plupart des parieurs dégénérés, pour leur proposer à des taux exorbitants de l’argent, dans un seul but, que ces individus se ruinent et deviennent alors dépendant aux mafieux. A l’intérieur de ces murs, une autre activité avait lieu, le trafic de drogue. La marijuana, la cocaïne, voire du Xanas, les membres de la Cosa Nostra, vendait toutes sortes de drogues, une chose normalement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. L’enquête à réellement commencé en Janvier 2014. Les autorités fédérales se sont très vite concentrés sur les agissements criminels de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capitaine de la famille Gambino, de Franck « Frankie Boy » Salerno, un Soldat de la famille Bonanno et de cinq Associés de la familles Gambino, qui étaient sous les ordres direct de Franck Ambrosio. Au cours d’un enregistrement, ce dernier avait déclaré à un individu collaborant avec la justice Américaine, qu’il n’était pas « nécessaire » pour lui d’aller faire des centaines de kilomètres pour aller jouer au Casino, car tout était disponible dans son quartier, il pouvait ainsi selon ses propos, « économiser de l’essence ». Forcément, il est évident que la plupart des machines de jeux, installées dans les clubs sociaux appartenant à la Cosa Nostra sont trafiquées, dans un seul but, amassez un maximum d’argent et ruiner la personne, qui pense malheureusement avoir une chance de pouvoir récupérer ses gains pour pouvoir rembourser les mafieux, un cercle vicieux. Selon les procureurs fédéraux : « Les arrestations d’aujourd’hui prouvent une nouvelle fois, l’implantation importante de la Cosa Nostra dans le Long Island. Ces inculpations prouvent aussi que le crime organisé continue à harceler nos communautés avec un mépris général, dans un seul but, gagner de l’argent ». Lors d’un nouvel enregistrement effectué dans un club social appartenant à Franck Ambrosio, on pouvait entendre ses Associés se disputaient, dans la façon de recouvrir l’argent d’un mauvais payeur, se demandant s’ils pouvaient utiliser la violence physique dans les locaux de leur patron. L’individu en question, se sentant menacer, avait personnellement contacté l’Acting Capitaine de la famille Gambino, qui calmement avait répondu à l’intéressé : « Tu ne sais surement pas qui je suis, mais je peux te dire que tu ne marcheras plus jamais ».

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ACTUALITÉ CHARGÉE POUR LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

10 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

George Borgesi et Damion Canalichio
George Borgesi et Damion Canalichio

En Juillet 2013, Damion Canalichio, un Soldat dans la famille e Philadelphie, avait été condamné à onze années de prison pour racket. Reconnu pour sa violence et son tempérament sulfureux, Damion Canalichio avait été enregistré à plusieurs reprises en train de menacer un individu qui devait de l’argent à la famille de Philadelphie : « Je vais te casser ta putain de tête » déclara t’il à un mauvais payeur. Lors de son procès, quand les procureurs lui demandèrent d’ou venait son argent et comment il avait fait pour acheter une maison de près de 235 000 dollars, ce dernier ne répondit pas : « Votre argent provient des prêts usuraires, des paris, de la menace et de la violence » conclu le procureur. Récemment, Damion Canalichio a quitté un pénitencier fédéral quelque part aux Etats-Unis, pour être transféré au Métropolitan Center de Philadelphie, pour comparaitre devant un juge fédéral ces prochains jours. Avant son inculpation en 2011 pour racket, Damion Canalichio purgeait déjà une condamnation de quatre années pour trafic de stupéfiants. Normalement, et il faudrait huit années depuis sa condamnation en 2013, pour que le Soldat de la famille de Philadelphie puisse effectuer une demande de libération conditionnelle. Mais son avocat joue actuellement sur le fait que son client est incarcéré depuis 2007 et qu’il pourrait alors depuis quelque temps demander une audience pour pouvoir être libéré plus rapidement. Damion Canalichio a été repéré par le FBI au début des années 1990. A cette époque, il servait de chauffeur à l’actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie, Steven « Handsome Stevie » Mazzone. Pour être intronisé dans la Cosa Nostra, Damion Canalichio devait faire ses preuves, et pour prouver sa loyaut, il aurait été suspecté selon le FBI, d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat récalcitrant, John « Johnny Gongs » Casasanto, qui aurait selon certaines rumeurs, entretenu une relation amoureuse avec la femme de Joseph Merlino. Et quand est-il actuellement du Parrain de la famille de Philadelphie ?. Depuis avoir été éclaboussé dans l’affaire East Coast, Joseh Merlino avait payé près de cinq millions de dollars pour retrouver sa liberté, et se prépare à un procès qui devrait débuter le mois prochain. Alors qu’au départ, et vu l’ampleur des preuves accumulées, Joseph Merlino avait de grande chance de passer une nouvelle fois une longue partie de sa vie derrière les barreaux, des problèmes d’intégrité, visant deux agents fédéraux qui avaient participé à l’opération East Coast, vis à vis du principal témoin John Rubeo, ont fait que désormais, le

Parrain de la famille de Philadelphie, pourrait très bien se faire acquitter des charges retenues contre lui. Aujourd’hui, Joseph Merlino, qui a refusé à plusieurs reprises de plaider coupable, se prépare à célébrer les fêtes de Noël et de nouvelle année en famille, tout en profitant d'ajuster le mieux que possible la famille de Philadelphie. Et si Joseph Merlino était condamné ?, certains de ses proches, espèrent en profiter pour prendre du galon et pourquoi pas revenir dans la hiérarchie mafieuse. George Borgesi par exemple, libéré d’une prison fédérale en 2014, après avoir été acquitté de racket, il reprit grâce à l’aide de Joseph Merlino, ses galons de Capitaine, dans son ancien secteur dans le comté de Delaware. Une fois libre de toute contrainte avec la justice Américaine, George Borges reprit sans se cacher, ses activités criminelles au sein de la famille de Philadelphie, en se rapprochant de plus en plus d'un cercle très fermé entourant Joseph Merlino composé d'amis d'enfance et des mafieux d'influence, qui gèrent les affaire au jour le jour. Il n'est pas rare de le voir tout sourire, marcher dans les rues de Philadelphie,  accompagnées de Steven Mazzone ou encore avec Dominic Grande, un Soldat ayant une forte réputation de tueur à gage. George Borgesi voudrait surement récupérer ses anciennes fonctions, à une époque, ou il se trouvait tout en haut de la pyramide, en occupant le poste de Consigliere. L’actuel Capitaine de la famille de Philadelphie, veut se montrer en un individu incontournable dans cette organisation criminelle, encore en proie à certaines tensions entres les anciens membres de la faction Scarfo et les membres de la nouvelle génération, celle de Joseph Merlino. Cette semaine, ce dernier a appris par le biais de son avocat, que les procureurs fédéraux feront appel à l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio, un individu extrêmement violent, qui n’avait pas hésiter à aveugler le propriétaire d’un restaurant de Suchi, qui lui avait manqué de respect. Ne voulant pas retourner une nouvelle fois en prison et dépouiller de toute ses responsabilités par le Parrain Michael « The Nose » Mancuso, suite à cet incident, Peter Lovaglio, avait décidé de coopérer avec les autorités fédérales.

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LA OUTFIT DE CHICAGO DANS LE VISEUR DU FBI ?

9 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

La fin d’une certaine tranquillité pour les membres de la Outfit ? Il en est question d’après le nouveau directeur du FBI, fraichement nommé à Chicago. Après le procès dit des Secrets de famille, qui s’est soldé par plusieurs peines de prison à perpétuité pour des membres de cette hiérarchie mafieuse, le gouvernement fédéral, avait lâché une bonne partie de son emprise sur cette famille historique de la Cosa Nostra, laissant cette dernière la possibilité de se réorganiser petit à petit, en infiltrant de nouveaux territoires dans l’État de l’Illinois. Aujourd’hui, la hiérarchie mise en place au sein de la Outfit est plus ou moins connue et validée par l’ensemble des agences gouvernementales. Le premier, forcément le Parrain, Salvatore « Solly D » DeLaurentis, est un mafieux de la vielle école, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, est le genre de personnalité que la Outfit de Chicago recherchait pour gérer à bien leur affaire. Solide, violent et apte à gérer une famille d’une telle envergure, il avait par surprise, éviter le procès dit des Secrets de famille, malgré le fait que son nom fut cité à plusieurs reprises par différents témoins. Salvatore DeLaurentis veut protéger ses arrières et à ses côtés, il veut des individus qui ont démontré par plusieurs années d’incarcération et donc leur loyauté envers l’omerta, qu’ils décideraient plutôt de mourir en prison ou ailleurs, que de collaborer avec les autorités fédérales. Comme Acting

Albert Vena
Albert Vena

Boss, il nomma rapidement une pointure, considéré par les agents fédéraux, comme une « version améliorée d’Anthony Spilotro », Albert « Albie The Falcon » Vena. Violent, de nature psychotique, connu pour sa haine envers les autorités fédérales, il avait foncé, il y a quelques années, avec son véhicule sur des policiers qui stationnaient devant chez lui. Avant sa nomination, il gérait une équipe de Soldats depuis Grand Avenue. Depuis plusieurs mois, des rumeurs prétendaient que les agences gouvernementales, s’étaient fixées comme objectif d’arrêter et faire incarcérer l’individu « le plus dangereux de Chicago ». Tout était en fait parti de l’arrestation de l’un de ses Soldats, Robert Panozzo Sr, qui avait été arrêté avec une équipe de malfrats et quelques membres de sa famille, dans plusieurs dizaines de cambriolages. Risquant plusieurs dizaines d’années derrière les barreaux, ce dernier aurait refusé à plusieurs reprises une offre de collaboration avec la justice Américaine. L’enquête contre Robert Panazzo Sr, avait révélé que le Soldat de la Outfit voyait régulièrement Albert Vena depuis le restaurant Le Scrola, un ancien repère de Joey « The Clown » Lombardo. Depuis ce lieu, Albert Vena récupérer son argent hebdomadaire, mais contrôlait aussi son territoire et les individus qui essayaient de faire du buisiness sur Grand Avenue sans son accord, risquait une mort immédiate. Au poste d’Underboss, et surement pour apaiser les tensions entre

Salvatore Cataudella (à droite)
Salvatore Cataudella (à droite)

différentes factions de sa famille, Salvatore DeLaurentis, nomma Salvatore « Sammy Cards » Cataudella. Ancien bras droit de Michael Sarno, un Capitaine qui gérait une équipe depuis la célèbre ville de Cicero, Salvatore Cataudella, avait été suspecté d’avoir assassiné l’un de ses prédécesseurs, Anthony « Little Tony » Zizzo, qui disparu subitement après avoir quitté son domicile en Août 2006. Sa voiture sera retrouvée par la suite, sans aucune trace de l’ancien Underboss de la Outfit. Avant sa disparition, Anthony Zizzo était en conflit ouvert avec l’équipe de Cicero, dont Michael Sarno et Salvatore Cataudella sur plusieurs rackets. Quelques mois après le probable assassinat d’Anthony Zizzo, une voiture une voiture s’arrêta devant le 623 Broadway à Park Ridge, un individu portant un masque de ski s’approcha alors de la personne qui venait de sortir de cette maison et tira à plusieurs reprises avant de s’enfuir dans un véhicule qui ne sera jamais identifié. Le problème est que l’individu assassiné fut identifié comme Gerry Dhamer, un plombier, n’ayant aucun lien avec la Outfit. Il ne fallut pas très longtemps aux agents fédéraux pour démontrer que les tireurs avaient fait une erreur monumentale. En effet, Salvatore Cataudella habitait au 632 Broadway à Park Ridge et non au 623. Après la

Marco D'Amico
Marco D'Amico

condamnation de Michael Sarno, Salvaore Cataudella rentra dans le rang. Au poste de Consigliere, Salvatore DeLAurentis, accorda de nouveau sa confiance à Marco « The Mover » D’Amico, qui occupait déjà cette fonction sous John « No Noze » DiFronzo. A la base,

l’actuel Parrain avait décidé de nommer, un Capitaine très influent, Joseph « Joe The Builder » Andriarchi, mais ce dernier qui fait face actuellement à divers problèmes de santé, préféra laissa sa place à Marco D’Amico. Ce dernier a un passé trouble dans cette organisation, n’hésitant pas en plaidant coupable en 1995, de révéler son appartenance à la Cosa Nostra. Alors qu’il fut inculpé de bookmaking, de prêt usuraire et de racket, Marco D’Amico essaya de provoquer les procureurs en leur demandant que ces derniers prouvent son appartenance dans la Outfit de Chicago. Mais face aux nombreux témoins prêts à témoigner dans son procès, il décida de faire machine arrière et d’admettre son appartenance à la mafia, il enfreignait alors une règle élémentaire de la Cosa Nostra. Avec cet accord, il fut condamné à près de quinze ans de prison et fut libéré de prison en 2005, la même année que Salvatore DeLaurentis et reprit tranquillement ses activités dans la famille.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE DÉTROIT SORT DE PRISON

3 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

Girolamo et Giuseppe D'Anna
Girolamo et Giuseppe D'Anna

Giuseppe « Joe » D’Anna et Girolamo « Mimmo » D’Anna sont deux frères, qui ont la particularité d’être des membres intronisés de Cosa Nostra en Sicile, mais aussi de la famille de Détroit, actuellement géré par Jack « Jackie The Kid » Giacalone. A Détroit, Giuseppe et Girolamo D’Anna gèrent la faction Sicilienne de la famille, surnommé les « Zips », une équipe qui était autrefois gérée par des membres très influents de la famille de Détroit, comme les frères Zerilli ou les frères Tocco. En 2011, les D’Anna ont été inculpés d’extorsion et d’agression. Un individu avait eu la malchance d’avoir installé son nouveau restaurant Italien, à côté de celui de Giuseppe et Girolamo D’Anna, un lieu qui servait aussi de quartier général pour les deux frères. Très rapidement, les tentatives pour extorquer le nouveau restaurateur eurent lieu, avec un refus très nette de l’individu de payer la moindre « taxe », à qui que ce soit, et ce malgré le pédigrée criminel des deux membres de la Cosa Nostra. Un geste courageux qui agaçait très fortement les deux frères, surement pas habitués à ce genre de comportement. Un jour, alors que l’individu en question était dans son restaurant, Giuseppe le frappa à plusieurs reprises avec une batte de baseball, alors que son frère, Girolamo surveillait l’entrée du restaurant. Résultat ?, le restaurateur se retrouvera hospitalisé avec plusieurs côtes fracturées.  Au lieu de céder et de finir finalement de payer, ce dernier préféra alerter les autorités. Pour ces délits, Girolamo, sera condamné à quelques mois en résidence surveillé, alors que Giuseppe, sera quant-à lui incarcéré moins de cinq mois dans une prison d’État, une petite tape sur les doigts. Insatisfait de ce verdict, les procureurs fédéraux décideront de se concentrer sur les deux mafieux et d’inculper en 2013, Giuseppe D’Anna de racket fédéral, pouvant cette fois-ci, le faire incarcérer ce dernier à près de vingt années derrière les barreaux. En 2016, l’ainé des frères D’Anna acceptera de plaider coupable à condition que les inculpations contre Girolamo, qui venait de se faire arrêter, soient purement abandonnées, une demande qui fut curieusement acceptée. Par ce geste, Giuseppe voulait remercier son frère, d’avoir géré pendant plusieurs mois, lors de son incarcération, son équipage. L’accord de plaidoyer prévoyait aussi une peine dérisoire, moins de deux années derrière les barreaux, et c'est lors du week-end de Thanksgiving, que Giuseppe D’Anna put sortir de prison et profitait de cette fête traditionnelle Américaine, pour s’amuser avec sa famille et retrouver très rapidement ses fonctions de Capitaine dans les rues de Détroit.

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LA FIN D'UNE CARRIÈRE CRIMINELLE POUR VINCENT ASARO ?

2 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Reconnu non coupable en Novembre 2015, dans l’affaire dite de la « Lufthansa »,  les procureurs fédéraux n’ont pas lâché pour autant leur emprise sur le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asaro. En Mars 2017, ces mêmes procureurs inculpèrent le petit-fils de John Gotti, ainsi que Vincent Asaro, d’incendie volontaire. En 2012, alors que le Capitaine de la famille Bonanno rentrait tranquillement chez lui, vers son domicile d’Howard Beach, un individu n’ayant aucun lien avec la Cosa Nostra, lui coupa la route, un manque de respect que Vincent Asaro ne toléra pas. Malgré son âgé avancé, le Capitaine de la famille Bonanno s’était lancé dans une course poursuite a travers les rues d’Howard Beach, mais aussi du Queens. Le conducteur paniqué, avait, selon les procureurs, emprunté des rues sous vidéo-surveillance pour alerter plus rapidement la police, mais au moment ou les forces de l’ordre étaient intervenus, la voiture de Vincent Asaro avait disparu. Dès le lendemain, pour se venger, Vincent Asaro contacta, un Associé de la famille Gambno, John Gotti Jr, qui pouvait repérer la plupart des véhicules de la ville de New-York, en ayant accès à certaines bases d’identification du NYPDC et lui ordonna de traquer l’individu en question et dès que possible, d’incendier son véhicule. Le problème dans cette affaire, est comme la plupart des dossiers traitant de la Cosa Nostra, est le nombre de témoins à charge, prêts à venir témoigner lors d'un futur procès. Âgé de quatre vingt deux ans et risquant de terminer sa vie derrière les barreaux, Vincent Asaro, décida, pour la première fois de sa longue carrière criminelle, de plaider coupable des accusatins retenues contre lui. En Juin dernier, dans un tribunal fédéral New-Yorkais, Vincent Asaro, bras croisés, portant l’habit habituel des prisonniers, déclara devant un juge fédéral : « J’ai demandé à une personne de bruler sa voiture, J’ai pris des dispositions pour que mon ordre soit effectué ». Cette mise en scène avait fortement déplu à Vincent Asaro, mais pour son avocate, il était nécessaire que le Capitaine de la famille Bonanno puisse reconnaitre ses crime,s pour éviter une longue peine de prison. Mais les procureurs fédéraux, encore visiblement très énervés, d’avoir été humiliés lors du procès dit de la « Lufthansa », ont demandé cette semaine au juge fédéral en charge de ce dossier, de condamner Vincent Asaro, à quinze années dans une prison fédérale, ce qui ressemble visiblement à une « condamnation à mort » pour le Capitaine de la famille Bonanno. Selon les lois fédérales en vigueur, un individu inculpé d’incendie volontaire, risque au maximum entre cinq et six années de prison. Mais selon les procureurs fédéraux, la juge fédérale, peut faire évoluer la peine, en raison du comportement de Vincent Asaro, mais aussi pour l’ensemble de sa carrière criminelle. Car selon ces derniers, le Capitaine de la famille Bonanno s’était vanté à plusieurs reprises, auprès d’autres détenus du Métropolitan Center de New-York, d’avoir organisé le fameux casse de la « Lufthansa » et d’avoir été acquitté. Mais surtout, il aurait déclaré avoir la possibilité de lancer un contrat contre certains procureurs, une attitude inacceptable qui mérite, selon le gouvernement fédéral une quinzaine d’années de prison.

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