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CONTRE-INTERROGATOIRE DÉCISIF AU PROCES DE VINCENT ASARO

31 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

CONTRE-INTERROGATOIRE DÉCISIF AU PROCES DE VINCENT ASARO

Au cours de l’été 2013, Gaspare Valenti qui collaborait déjà avec les autorités fédérales, appela Vincent Asaro pour lui dire que le FBI était en train de fouiller le sous-sol de l’ancienne maison de James « Jimmy The Gent » Burke (voir photo). Paniqué, le Capitaine de la famille Bonanno alla directement sur les lieux et fit plusieurs passages en voiture au nez des agents fédéraux, mais dans sa tête il était sûr d’une chose, que quelqu’un avait parlé. En Janvier 2014, ce dernier se fera arrêter et apprendra alors que c’était son propre cousin qui coopérer avec la justice Américaine, mais dans l’esprit de Gaspare Valenti, Vincent Asaro savait depuis ce jour de Juin 2013, que son cousin avait « changé de camp ». « Ce regard » déclara t’il quand Vincent Asaro compris que quelqu’un proche de lui avait « parlé » au FBI : « Je te verrai plus tard, arrête de me téléphoner » hurla t’il. Vincent Asaro savait que désormais il était rentré dans les mailles du filet de la justice Américaine et qu’il ne le lâcherait désormais plus. Alors que le témoignage de Gaspare Valenti se terminait au tribunal fédéral de New-York, ce dernier revint sur deux petites anecdotes assez intéressantes. La première eut lieu lors du décès du célèbre Associé de la famille Luchese, connu du grand public pour avoir été interprété par Ray Liotta dans le film Goodfellas en 1990, Henry Hill. Ce dernier décèdera en Juin 2012 de plusieurs complications liées à un cancer du poumon. La nouvelle se rependit très vite dans les rues de New-York et surtout aux oreilles des membres qui l’avaient connu personnellement et avec qui ils avaient fait plusieurs affaires. Ce jour là, Gaspare Valenti rejoignit comme à son habitude Vincent Asaro dans un diner de Bensonhurst. Lors de la conversation, Gaspare Valenti lui demanda : « Alors tu vas aller à l’enterrement d’Henry Hill ? ». Vincent Asaro ne comprit pas tout de suite, Gaspare Valenti répéta une alors une nouvelle fois. La réponse de Vincent Asaro ne se fit pas attendre : « C’était une grosse merde ». La deuxième anecdote visait explicitement le fils de Gaspare Valenti, Anthony « Fat Sammy » Valenti, un Soldat de la famille Bonanno, présent ce jour là dans le tribunal et qui disait fièrement en début de procès, qu’il venait pour soutenir non pas son père, mais « Vinny ». Les procureurs fédéraux ont fait passer dans le tribunal, une conversation entre Gaspare Valenti et Vincent Asaro, ou ce dernier faisait référence à l’intronisation dans la Cosa Nostra d’Anthony Valenti : « J’avais dis à Jerry (Jérôme Asaro) de ne pas le faire rentrer dans la famille » soupira Vincent Asaro. Pour le Capitaine de la famille Bonanno, Anthony Valenti malgré le fait qu’il soit le fils de son cousin, n’avait pas les « capacités » nécessaires pour rentrer dans la famille Bonanno, mais étant un très bon ami de Jérôme Asaro, son intronisation fut acceptée. Anthony Valenti présent au fond du tribunal fixa le plafond. Le procureur fédéral rajouta une couche et demanda à Gaspare Valenti s’il voulait que son fils rentre dans la Cosa Nostra : « Non jamais de la vie ». C’est donc interessant de savoir que Gaspare Valenti avait moins de « pouvoir » au sein de la Cosa Nostra que le fils du Capitaine des Bonanno. Après en avoir terminé avec les questions des procureurs fédéraux, ce fut au tour des avocats de la défense d'intervenir, un moment très important pour le Capitaine de la famille Bonanno. Pour discréditer le témoignage de Gaspare Valenti, l’avocate de la défense, Elizabeth Macedonio martela que la vie toute entière du Soldat de la famille Bonanno était un « mensonge », s’interrogeant sur le fait que sa famille n’a jamais été au courant qu’une partie du magot de la Lufthansa était caché chez eux. Comment d’après Elizabeth Macedonio , Gaspare Valenti a pu revenir la nuit du célèbre hold-up avec les autres protagonistes, pour cacher l’argent, sans réveiller un membre de sa famille, ni même son chien. En s’interrogeant sur ce genre de choses, elle se demanda alors si Gaspare Valenti n’avait pas tout simplement raconté ce qui avait déjà été marqué dans les journaux, se demandant même, s’il avait bien participé au fameux casse. De plus elle déclara que Gaspare Valenti avait décidé de coopérer non pas par peur de faire « tuer » par son cousin, mais seulement pour « éponger ses dettes » que le gouvernement aurait aidé à rembourser. Pendant que son avocate interrogeait le témoin du gouvernement, Vincent Asaro rigola auprès de son deuxième avocat. : « Il s’habille (Gaspare Valenti) beaucoup mieux qu’avant », ironisant sur le fait que ce dernier changeait de costume tous les jours, à chaque représentation : « Peut être que je devrais finalement rentrer dans le programme de protection des témoins » rigola t’il.

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LA VIE DE VINCENT ASARO DANS LA COSA NOSTRA PASSÉE AU CRIBLE

28 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LA VIE DE VINCENT ASARO DANS LA COSA NOSTRA PASSÉE AU CRIBLE

Être un membre à part entière de la Cosa Nostra, ne rime pas forcément avec argent, respect et grande vie. Dans cette organisation criminelle, la plupart se font énormément d’argent, d’autres, ont du mal à joindre les deux bouts et quelques-uns gagnent assez d’argent mais le dépensent très vite dans les paris sportifs. Arrivés à un âge avancé, l’aigreur chez certains membres de la Cosa Nostra se fait de plus en plus forte. Aigries d’avoir laissé passer des gros coups, de pas en avoir assez profité, comme par exemple ne pas avoir ramassé plus d’argent lors du célèbre braquage de la Lufthansa. Il y a quatre ans, Gaspare Valenti, le cousin du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro (voir photo actuellement jugé à New-York, était en train d’enregistrer une conversation assez intéressante sur l’amertume que pouvait ressentir le vieillissant Capitaine de la Cosa Nostra. Vincent Asaro ressassait le passé et déclara à son cousin que sa part lors du fameux braquage, n’avait pas été aussi important (près de 500 000 dollars). A cette époque, comme simple Soldat, il gérait pour la famille Bonanno, l’aéroport de JFK à New-York et avait beaucoup aidé James « Jimmy The Gent » Burke dans la préparation de ce vol, en fournissant la sécurité et le matériel nécessaire. James Burke avait du mal à se dire qu’il devait partager une partie de ce butin, près de six millions de dollars en liquide et en bijoux, avec d’autres Affranchis. A cette époque, Vincent Asaro toucha une très belle somme d’argent, mais qui fut selon Gaspare Valenti complètement dépensée dans les courses hippiques. Mais Vincent Asaro en voulait toujours plus, et près de vingt cinq ans après les faits, il avait toujours dans son esprit qu’il n’avait pas touché assez, que James Burke, avait tout gardé pour lui : « Nous n’avons pas eu tout l’argent que nous étions censés avoir. Nous nous sommes faits baisé dans tous les sens à cause de ce putain de James Burke » déclara t’il à son cousin, visiblement encore très énervé par cette affaire. Vincent Asaro ne savait pas forcément qu’il était en train de se faire enregistrer, et que plus tard, ces bandes audio serviraient aux procureurs fédéraux pour lancer plusieurs inculpations dans la famille Bonanno des années plus tard. Alors que les enregistrements étaient en train de défiler dans une salle d’audience médusée par la conversation entre les deux hommes, Vincent Asaro mâchoire serrée, fronça les sourcils et n’hésita pas à lancer quelques insultes à son cousin : « Espèce de grosse merde » lui lança t’il. Dans ce braquage, Jimmy Burke devait reverser une partie du butin à différents Associés de la famille Lucchese, qui seront par la suite tous assassinés, des meurtres dont Vincent Asaro n’est pas inculpé aujourd’hui et dont l’investigateur présumé aurait été James Burke. En assassinant les auteurs du fameux casse, James Burke, pouvait garder encore plus d’argent pour lui, mais une partie, devait quand même être partagée avec deux membres de la famille Bonanno qui avaient eux aussi participé au vol, Gaspare Valenti et Danny Rizzo. Ironiquement, Vincent Asaro se plaignait à son cousin que James Burke « avait gardé tout l’argent pour lui » mais selon Gaspare Valenti, sa part fut complètement « volée » par le Capitaine de la famille Bonanno, sans aucune explication. Pour Danny Rizzo, même après avoir participé au casse du siècle, il devint lui aussi complètement fauché. Tout au long de sa carrière criminelle, le Soldat de la famille Bonanno ne gagnait pas assez d’argent et cela lui arrivait à certains moments de venir réclamer quelques dollars auprès de son Capitaine : « Je pensais qu’il plaisantait » déclara Vincent Asaro, faisant référence au fait que Danny Rizzo l’avait attrapé quelques jours avant cet enregistrement, en demandant à son Capitaine, s’il pouvait lui dépanner de 200 dollars et un paquet de cigarettes. Ces derniers temps, Vincent Asaro ne vécut plus de la même façon qu’il y a plusieurs années, les rentrées d’argent étant de moins en moins nombreuses pour le Capitaine de la famille Bonanno, qui fit que ce dernier demanda de l’aide à son propre fils, Jérôme, un membre initié de la Cosa Nostra sans succès, au grand désespoir de son père : « Mon fils est un salaud. Il veut rien me donner, il brise mon cœur ». Vincent Asaro avait toujours prétexté qu’il avait « perdu » son fils depuis qu’il en avait fait un Capitaine et que ce dernier n’avait aucune reconnaissance malgré le fait qu’il lui avait donné son entreprise de clôture et surtout, qu’il l’avait aidé à rentrer dans la famille Bonanno.

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LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

24 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

« Fuck » c’est le mot qu’a prononcé Vincent Asaro en voyant Salvatore Vitale (voir photo à gauche), l’ancien Underboss de la famille Bonanno se présenter à la barre des témoins. Il faut dire que Salvatore Vitale en savait beaucoup sur Vincent Asaro, surtout sur sa personnalité, une manière de montrer au jury présent que l’accusé qu’ils sont en train de juger, est un gangster dangereux, qui ne pense qu’à une chose, se faire de l’argent. Le problème est que selon Salvatore Vitale, l’argent récolté par le Capitaine de la famille Bonanno était souvent très vite dépensé dans les jeux et autres paris sportifs, une manie que Vincent Asaro a conservée tout au long de sa carrière criminelle. Mais c’est aussi sur son tempérament que Salvatore Vitale c’est longtemps attardé. Pour lui, Vincent Asaro a toujours eu des excès de violence, et ceux même lors de réunion entre mafieux de différentes familles, ce qui pouvait selon lui, poser des problèmes : « Vous êtes censé être respectueux envers les personnes qui se trouvent autour de la table et Vinny était toujours hostile » déclara t’il. Très à l’aide désormais dans son rôle de collaborateur de la justice, Salvatore Vitale est désormais si on peut dire un « habitué » des procès contre les membres de la Cosa Nostra et son témoignage lors des audiences permet de voir de manière très précise le quotidien des différents Affranchis et leur façon de procéder. Il déclara à la procureure fédérale par exemple, qu’il n’utilisait que des téléphones prépayés diminuant ainsi le risque de se faire enregistrer par les agents fédéraux. Dans son téléphone le nom de ses contacts n’était jamais renseigné, pour éviter qu’en cas de perte, on ne fasse tout de suite la relation avec la Cosa Nostra : « Par exemple, j’avais Vinny Green From Las Vegas (Vincent Faraci) ou encore Tommy Shot ». Alors que Salvatore Vitale témoignait tranquillement, on pouvait ressentir la rage dans les yeux de Vincent Asaro qui ne le quittait pas des yeux, a tel point qu’ à un moment il déclara au juge, que la sténographe qui est présente lors de ce procès pour transcrire tout ce qui se dit au cours de l’audience, gênait sa vision du témoin du gouvernement. Aucunement déstabilisé, Salvatore Vitale continua son témoignage et s’orienta très vite sur sa vie dans le programme de protection des témoins. Pour ce dernier, il est très difficile pour un ancien gangster de retrouver un travail légitime : « Qui voudrait embaucher une personne qui a plus de soixante ans et qui vient d’avoir une nouvelle carte de sécurité sociale ?. J’ai toujours été rejeté par toutes les entreprises auxquels j’ai pu postuler ». Curieusement, le témoignage ne s’orienta plus sur Vincent Asaro, mais surtout sur son expérience dans le programme de protection des témoins : « Cette vie est un mensonge, jusqu'à ce que vous trouviez un terrain solide. Si j’avais su, j’aurai gardé mon argent et j’aurai purgé ma peine de prison » stipulant sur le fait que le gouvernement lui avait offert près de 250 000 mille dollars pour ses témoignages. Vincent Asaro stupéfait secouait la tête. Pour revenir sur le casse de la Lufthansa, Salvatore Vitale déclara seulement qu’il avait rencontré quelques jours après le braquage son beau-frère, Joseph Massino, qui avait récupéré une valise bourrée de bijoux : « Ca c’est le casse de la Lufthansa » lui avait-il déclaré. En récompense, Joseph Massino n’avait donné qu’a Salvatore Vitale un seul collier en or, « le reste » déclara t’il « il ne l’a jamais revu ». Après le témoignage de l’ancien Underboss de la famille Bonanno, ce fut au tour de Gaspare Valenti de venir témoigner. Installé au fond du tribunal, son fils, Anthony « Fat Sammy » Valenti ne le quitta pas des yeux, essayant de le déstabiliser. Mais Gaspare Valenti en a connu d’autre dans sa vie, lui qui a suivi pendant des dizaines d’années son cousin dans les bas-fonds de la Cosa Nostra. Nullement intimidé, il commença tranquillement. Quand le procureur lui demanda tout simplement qu’elle était le crime le plus grave qu’il ait commis, sans hésiter il déclara : « Le casse de la Lufthansa ». Et c’est d’une simplicité déconcertante, comme s'il avait fait ça toute sa vie, qu’il déclara que pour préserver la paix entre certaines familles, l’argent fut distribué à des membres de la famille Gambino, et en particulier à John Gotti après le braquage. Vincent Asaro était en train de bouillir quand son cousin l’identifia sur une photo en présence de John Gotti devant son lub social, le Bergin Hunt and Fish Club. Gaspare Valenti a commencé a coopérer avec le FBI au début des années 2010 : « J’ai appelé le FBI et j’ai indiqué que je n’avais plus de sous, que j’étais fatigué de cette vie. Je faisais des cauchemars au sujet d’événements dont j’avais participé ». Les agents fédéraux saisirent alors l’occasion et lui demandèrent de porter un micro et d'enregistrer les conversations des membres de sa famille. En récompense et en attendant de pouvoir rentrer dans le programme de protection des témoins, le gouvernement fédéral payait son loyer et ses factures. Vincent Asaro et Gaspare Valenti se réunissait très souvent dans un Diner à Ozone Park et le Capitaine de la famille Bonanno lui sortait souvent des confidences. Il déclara par exemple que Vincent Asaro trainait souvent dans des clubs sociaux détenus par la famille Gambino, mais que la plupart des membres le détestaient car il ne payait jamais. Selon Gaspare Valentin, son cousin était un amoureux des animaux, mais il était aussi un dur à cuir, qui n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins, comme quant il demanda à plusieurs de ses Associés, de « casser la figure » à un groupe de marginaux qui harcelait des femmes près de la plateforme de métro à Ozone Park.

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LE PROCÈS DE VINCENT ASARO A ENFIN DEBUTÉ A NEW-YORK

22 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LE PROCÈS DE VINCENT ASARO A ENFIN DEBUTÉ A NEW-YORK

Après plusieurs mois d’attente, le procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro (voir photo à droite), a enfin commencé dans une cour fédérale de New-York bondée pour l'occasion. Alors que le témoin principal des procureurs fédéraux, le propre cousin de Vincent Asaro, Gaspare Valenti (voir photo à gauche) devrait témoigner dans les prochains jours, son fils, un Soldat identifié selon le FBI de la famille Bonanno, Anthony « Fat Sammy » Valenti, s’est présenté à la grande surprise au tribunal, non pas pour soutenir son père, mais bien le Capitaine de la famille Bonanno : « Je suis ici pour Vinny (Vincent Asaro) » prononça t’il. Et quand le journaliste lui demanda ce qu’il pense de son père, devenu collaborateur de la justice : « Je me moque de lui ». Cette technique employée par les avocats de la défense, veut surement permettre à Gaspare Valenti d’être déstabilisé dans son témoignage, en voyant son fils le recarder fixement dans les yeux et ressemble étrangement à une scène mythique du film de Francis Ford Copolla, Le Parrain 2. Dans ce film, Michael Corleone, interprété par Al Pacino, voit l’un de ses Capitaines, dénommé Frank Pentangeli décidé à témoigner lors d’une commission du Sénat contre le crime organisé. Pour l’en empêcher, Michael Corléone, fait venir alors de Sicile, son frère Vincenzo Pentangeli. Lors de l’audience, un regard silencieux entre les deux frères, décida finalement Frank Pentangeli de se rétracter. Cette venue pour un membre de la Cosa Nostra dans un tribunal fédéral aura-t-il la même répercussion ? Cela reste à voir. En attendant, la procureure fédérale Lindsay Gerdes, ne se laissa pas intimider par ce stratagème manigancer par les avocats de la défense, et a commencé d’ambler, lors de sa première plaidoirie, à attaquer rigoureusement Vincent Asaro. Pour Lindsay Gerdes : « Vincent Asaro a empoché personnellement près de cinq cent mille dollars » pour le casse dit de la Lufthansa : « Il (Vincent Asaro) savait que James Burke était quelqu’un qui se faisait beaucoup d’argent. James Burke et Vincent Asaro étaient des vrais partenaires dans le crime organisé » déclara t’elle. Intronisé dans la famille Bonanno depuis les années 1970, Vincent Asaro à très vite eu des responsabilités au sein de la pègre, jusqu'à gérer l’aéroport de JFK à New-York. Toujours selon la procureure fédérale, Vincent Asaro a tout « simplement » suivi le destin de son père et grand-père, eux aussi des membres intronisés de la Mafia : « Pour lui, la Cosa Nostra est une entreprise familiale et il la vit jusqu’au fond de ses tripes » déclara de nouveau Lindsay Gerdes. D’après les documents judiciaires exposés lors de ce premier jour de procès, Vincent Asaro accompagné de James Burke et son équipe, avait effectué de nombreux repérages plusieurs semaines avant le fameux casse, pour obtenir la meilleure configuration possible pour leur plan d’attaque. De plus, ce laps de temps permit à James Burke de rechercher le matériel nécessaire au braquage, comme les outils, les masques de ski et bien sûr les armes à feux. Gaspare Valenti qui va venir témoigner contre son cousin, faisait parti de l’équipe de braqueurs, mais égoïstement, Vincent Asaro avait récupéré une grande partie de sa part qui devait lui revenir, une rancœur qui décida par la suite Gaspare Valeti de commettre l’irréparable, collaborer avec la justice Américaine, et enregistra des centaines d’heures de conversation entre lui et son cousin, qui seront diffusés pendant ce procès. Vêtu d’un pull gris, Vincent Asaro mâchait un chewing-gum et ressemblait plus à vieil homme grincheux, qu’un gangster. Au vu de son âge avancé et pour faciliter son confort lors de ce procès qui va durer plusieurs jours, Vincent Asaro a eu le « privilège » de faire le trajet seul avec quelques gardes, dans un véhicule de police du Métropolitan Center, lieu ou il est incarcéré actuellement, au tribunal fédéral, alors que normalement, la procédure veut qu'il aurait fasse le déplacement avec d’autres prisonniers. Cet « avantage », va pouvoir permettre à Vincent Asaro de pouvoir se reposer entre les séances et de rester en forme. Le butin de la Lufthansa était plus important que prévu, près de six millions de dollars en liquide et en bijoux, de quoi faire des heureux auprès des autres gangsters de New-York. Par exemple, Joseph Massino, qui à cette époque était une étoile montante de la famille Bonanno et Capitaine de Vincent Asaro, reçu pas loin de 100 000 dollars. Joseph Massino régissa de la même façon que son Soldat, en gardant la totalité de l’argent et en ne reversant même pas un seul dollar à son beau-frère, Salvatore Vitale dont il a toujours été proche et qui deviendra par la suite son Underboss. Good Looking Sal comme il était surnommé par le passé, fait aussi reparler de lui dans le procès de Vincent Asaro. En effet après avoir décidé de collaborer avec la justice au début des années 2000, il est devenu l’un des témoins les plus importants de la justice Américaine, une encyclopédie vivante, qui connait la Cosa Nostra et son fonctionnement dans les moindre recoins et son témoignage va servir aux procureurs fédéraux pour essayer de faire condamner Vincent Asaro. Pour l'un des avocats de la défense, Diane Ferrone, les témoins qui vont venir à la barre ne sont que des « assassins et des menteurs » : « Quand on ment une fois, on continue à mentir pour pouvoir s'en sortir » déclara t’elle. Diane Ferrone a aussi fustigé Gaspare Valenti, déclarant que c'était un « escrocs » qui avait été « payé » par le gouvernement pour enregistrer son propre cousin.

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NOUVEAUX SUSPECTS DANS LE MEURTRE D'UN CÉLÈBRE ASSOCIÉ DE LA OUTFIT

20 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

NOUVEAUX SUSPECTS DANS LE MEURTRE D'UN CÉLÈBRE ASSOCIÉ DE LA OUTFIT

Dans le film de Martin Scorsese, Casino, le personnage d’Allen Dorfman (voir photo) est interprété sous le nom d’Andy Stone. A la fin du film, en sortant visiblement d’un restaurant, Andy Stone est exécuté par deux individus qui lui tirent plusieurs balles à l’arrière du crane. Mais en réalité comment s’est déroulé son assassinat qui a eu lieu le 20 Janvier 1983, et surtout qui est vraiment l’auteur ?. Allen Dorfman avait la particularité d’être un personnage haut en couleur. Conseiller et proche collaborateur de Jimmy Hoffa qui dirigea le célèbre syndicat des camionneurs, dit les Teamsters, Allen Dorfman avait aussi une face cachée, une face sombre, celle d’avoir des relations très étroites avec des personnalités importantes de la Outfit dans les années 1970. A cette époque, la Outfit en relation avec la famille de Kansas City, contrôlait une partie des Casinos à Las Vegas et par l’intermédiaire d’Anthony « Anthony The Hant » Spilotro, elle gagnait des millions de dollars en détournant une grande partie de l’argent provenant des Casinos. Au début des années 1980, Allen Dorfman était devenu grâce à cette organisation criminelle quelqu’un d’extrêmement puissant, une figure à l’échelle nationale, qui hormis les mafieux de Chicago, entretenait des relations avec des grands chefs d’entreprise et même des politiciens à Washington. Mais travailler avec une famille de la Cosa Nostra, comporte de nombreux risques. Le premier était qu’Allen Dorfman de part ses origines, n’était qu’un simple Associé et de ce fait n’avait pas la même protection qu’un membre intronisé. Deuxièmement, à cette époque, la Outfit de Chicago utilisait de manière récurrente et de façon systématique le meurtre pour arriver à ses fins. C’était une époque dangereuse. C’était une période ou une personne pouvait se faire descendre uniquement parce qu’on le soupçonnait de collaborer avec le FBI. Et même si un membre ou un Associé acceptait des nombreuses années de prison, alors on pouvait toujours se faire tuer. La Outfit était paranoïaque et avait toujours la certitude qu’une offre alléchante des procureurs fédéraux pouvait faire retourner la veste de n’importe qui, comme ce fut le cas avec Allen Dorfman. Allen Dorfman était un homme d’affaires, pas un gangster proprement dit. Décoré de la Silver Star après avoir bataillé dans le Pacifique pendant la seconde guerre mondiale, Allen Dorfman avait du « cran ». Malgré une condamnation à neuf mois de prison en 1972 pour avoir facilité un prêt de la caisse de retraite des Teamsters, cette fois-ci, d’Allen Dorfman risquait gros, près de cinquante années de prison. Dans un acte d’accusation délivré en 1981 par la justice Américaine pour tentative de corruption envers un Sénateur de l’État du Nevada, le nom d’Allen Dorfman était accompagné de Joey « The Clown » Lombardo, qui à cette époque était une étoile montante de la Outfit de Chicago, mais aussi de Carl DeLuna, l’Underboss de la famille de Kansas City. Allen Dorfman aurait du se méfier de ses anciens Associés. Malgré avoir été libéré sous caution après avoir payé près de cinq millions de dollars, ce dernier était dans le collimateur des mafieux de Chcago, qui étaient persuadés qu’Allen Dorfman allait finir par coopérer avec les autorités pour éviter une longue peine de prison. Cette certitude s’était encore plus développée quand Allen Dorfman fut déclaré coupable de toutes les charges retenues contre lui en 1982. Le juge en charge de ce dossier, indulgent, laissa ce dernier passait ces dernières semaines de liberté avec sa famille, avant un verdict et une incarcération prévue pour le 26 Janvier 1983.

NOUVEAUX SUSPECTS DANS LE MEURTRE D'UN CÉLÈBRE ASSOCIÉ DE LA OUTFIT

Selon le livre de Nicholas Pileggi, Casino, retraçant la vie de Frank « Lefty » Rosenthal (voir photo à droite), Allen Dorfman le 23 Janvier 1983, soit seulement trois jours avant de recevoir son verdict, venait de sortir d’un restaurant avec l’un de ses amis dénommé Irwin Weiner, un courtier en assurance qui a fait quelques affaires avec Anthony Spilotro. Selon des témoins, Allen Dorfman avait loué un film de Sydney Pollack intitulé Absence de Malices, avec Paul Newman, l’histoire raconte l’histoire d’un homme dont la presse soupçonne a tort d’avoir des liens avec la pègre. Deux hommes arrivèrent par derrière et crièrent : « C’est un Hold-Up ». Irwin Weiner baissa immédiatement la tête sans pouvoir voir ce qui se passait réellement. Quand il se releva, Allen Dorfman était à terre, mort de plusieurs balles, les tueurs quant-à eux avaient déjà quitté la scène de crime dans une voiture qui ne sera jamais identifiée. Des informateurs du FBI ont tout de suite révélé que les principaux suspects dans ce meurtre étaient trois hommes : Frank « Frank The German » Schweihs, Albert « Albie The Falcon » Vena, ainsi qu’Anthony « Tony Nags » Panzica. Le premier, était un célèbre tueur à gages à la solde de la Outfit qui aurait participé à des nombreux assassinats, dont le meurtre des frères Spilotro en 1986 ou encore en étant un suspect potentiel dans le meurtre de Sam Giancana en 1976. Arrêté et inculpé dans le procès dit des Secrets de Famille, Frank Schweihs décédera d’un cancer avant de pouvoir d’être jugé en 2008. Le second est connu de tous ces derniers temps, comme un puissant et redoutable Capitaine de la Outfit, opérant principalement à grand Avenue, ancien fief de Joey Lombardo. Connu pour sa brutalité et suspecté dans de nombreux meurtres, sans pour autant avoir été condamné, il serait à l’heure actuelle dans le collimateur du FBI, qui serait prêt à lancer des poursuites contre lui pour plusieurs charges tenant de la loi RICO avant les vacances de Noël. Quand au troisième, Anthony Panzica, un Associé de la Outfit, il aurait servit de chauffeur dans ce meurtre crapuleux. Selon le FBI, Frank Schweihs et Albert Vena auraient utilisé une Cadillac de couleur argenté après l’assassinat, pour rejoindre un autre point de rendez vous, ou Anthony Panzica les attendait avec une Dodge de couleur verte pour prendre définitivement la fuite.

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LE PROCÈS DE VINCENT ASARO VA BIENTÔT COMMENCER

17 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LE PROCÈS DE VINCENT ASARO VA BIENTÔT COMMENCER

Petite victoire pour Vincent Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno qui va dans les prochains jours, être jugé pour des délits datant de plusieurs dizaines d’années. En effet, la juge fédérale en charge de cette affaire, Allyne Ross a demandé aux procureurs fédéraux de ne parler en aucun cas des meurtres qui ont suivi le fameux casse de la Lufthansa, qui sera au centre des débats et qui a été immortalisé dans le film de Martin Scorsese, en 1990, Les Affranchis. Les procureurs fédéraux avaient l’espoir de pouvoir faire la relation avec cette série d’assassinats, pour essayer de convaincre le futur jury de condamner plus facilement Vincent Asaro. Le problème, comme le rappelle justement la juge fédérale, est que les preuves apportées pour l’accusation du Capitaine de la famille Bonanno, se concentrent essentiellement sur le case dit de la Lufthansa et non sur les meurtres qui ont été sans doute orchestrés par un Associé de la famille Lucchese, James « Jimmy The Gent » Burke. Les avocats de la défense étaient tout de suite montés au créneau, en expliquant que ce genre de procédé ne permettait pas à leur client d’avoir un procès « équitable ». Alors petite victoire, sans doute oui pour l’équipe de la défense, mais cela, n’empêche que les procureurs fédéraux n’ont pas dis leur dernier mot. Leur témoin clé dans cette affaire, le propre cousin de Vincent Asaro, Gaspare Valenti, est quant-à lui prêt à témoigner dans ce procès fédéral qui mêlera sans doute histoire de famille façon Cosa Nostra à des vrais règlements de comptes familiaux. Gaspare Valenti était en effet un peu le confident du Capitaine de la famille Bonanno et fut un élément primordiale selon la justice Américaine dans ce braquage historique. Il aurait été l’intermédiaire entre Vincent Asaro qui dirigeait à l’époque l'aéroport de JFK à New-York et l’équipe de James Burke accompagné de son bras droit, Thomas DeSimone. La coopération de Gaspare Valenti fut relativement tardive. En effet, il avait attendu de nombreuses années après ce braquage pour commence à coopérer avec la justice Américaine. En été 2013, le FBI avait mené des fouilles au sous-sol de l’ancienne maison de James Burke, ou selon un témoignage qui était resté anonyme, le corps d’un Associé de la famille Lucchese dénommé Paul Katz aurait été enterré.. Après le début des fouilles, Vincent Asaro devenait de plus en plus paranoïaque, faisant même des allers retours devant l’ancien domicile de James Burke et au nez des agents fédéraux. Gaspare Valenti compris alors qu’il pouvait très bien se retrouver du titre de confident de Vincent Asaro à future victime. De leur côté, les avocats de la défense ont prévu l’invraisemblable, ils ont eu l'idée de faire témoigner la femme de Paul Katz. Ce témoignage est forcément stratégique pour la défense, car en effet, la femme de l’Associé de la famille Lucchese, avait déclaré que son mari lui avait dit le soir de sa disparition, qu’il avait rendez vous avec Joseph Allegro, un Associé de la famille Lucchese et proche collaborateur de James Burke. En faisant témoigner la femme de Paul Katz, les avocats de la défense veulent seulement prouver que leur client n’est en aucun coupable du meurtre dont il est accusé. Mais Vincent Asaro n’est pas encore sorti pour autant de tous ses problèmes. En effet, comment justifier le fait que son fils Jérôme, un Capitaine de la famille Bonanno, a été condamné il y a quelques mois à sept ans et demi de prison pour avoir à plusieurs reprises, déterré et ré-enterrer le corps de Paul Katz. De plus, le témoignage de Gaspare Valenti pour déclarant que Vincent Asaro lui avait demandé d’enterrer pour « la première fois » le corps de l’Associé de la famille Lucchese, après « l’avoir tué avec James Burke » reste quand même assez édifiant. A part le témoignage du cousin de Vincent Asaro, les procureurs fédéraux pourront aussi s’appuyer sur la collaboration d’Anthony Ruggiano Jr. Son père, un ancien Soldat de la famille Gambino lui aurait raconté qu’il aurait aidé personnellement Vincent Asaro et James Burke à vendre une partie des bijoux volés lors du fameux casse. Le procès de Vincent Asaro va débuter dans les prochains jours, le 19 octobre.

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LA OUTFIT DE CHICAGO SE PRÉPARE A UNE OPÉRATION DU FBI

14 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

LA OUTFIT DE CHICAGO SE PRÉPARE A UNE OPÉRATION DU FBI

Depuis 2005 et l’opération dit des Secrets de famille, la Outfit de Chicago, a su naviguer sous le radar du FBI, tout en opérant des changements au sein de sa hiérarchie. Mais ce répit temporaire risque bien de se terminer très vite, car en croire les informations venant de plusieurs sources judiciaires, cette organisation criminelle qui est connue du grand public pour avoir été dirigée dans les années 1930 par le fameux Al Capone, va sans doute subir une grosse vague d’arrestations dans les prochains mois, des arrestations qui pourraient d’ailleurs atteindre plusieurs membres de haut rang. Tout est parti d’un homme, Albert « Albie The Falcon » Vena. Depuis plusieurs mois, le FBI redouble d’effortq pour essayer de mettre pour de bon en prison, celui qu’il considère comme « l’individu le plus dangereux de Chicago ». Soupçonné d’avoir participé à différents meurtres pendant de nombreuses années, mais jamais condamné, Albert Vena avait de nouveau fait parlé de lui, quand son nom ressortit d’un tribunal, lors du procès d'un ancien détective devenu Associé de la Outfit, Steve Mandell. Lors de cette affaire, on appris qu’Albert Vena, gérait l’ancienne équipe de Joey « Joey The Clown » Lombardo incarcéré à vie à Grand Avenue et serait un membre très actif au sien de l'organisation. En enquêtant d'un peu plus près sur les habitudes d’Albert Vena, les agents fédéraux apprirent aussi que l’un de ses hommes, un Soldat doté d’une violence comparable à son chef, spécialisé dans le cambriolage de domicile, Robert Panozzo, servait un peu d’homme à tout faire à Albert Vena. Pour éclater le premier maillon menant à Albert Vena, le FBI, se fixa sur Jeff Hollingshead, un Associé de la Outfit, proche de Robert Panozzo et qui attendait à être condamné à près de quarante années de prison pour divers délits après son arrestation par le FBI en 2009. Il ne fallut pas très longtemps, pour voir Jeff Hollingshead, ancien chauffeur de Joey Lombardo agacé par le traitement accordé à son encore par les membres de la Outfit depuis son incarcération, pour passer à table. Sa coopération permit de mettre fin aux activités criminelles de Robert Panozzo, qui refusant de collaborer avec la justice, va sans doute et très probablement terminer sa vie derrière les barreaux. Mais le témoignage de Jeff Hollingshead va sans doute aussi permettre de résoudre certaines affaires qui étaient un peu restées dans les placards du FBI, dont le meurtre d’Anthony Zizzo. Anthony Zizzo, ancien membre de l’équipe de Cicero était devenu un Underboss très contesté par certains membres de son ancienne équipe dont le puissant Capitaine, Michael « The Large Guy » Sarno. L’incarcération de Joey Lombardo qui servait de canalisateur, permit à Michael Sarno de passer à l’action. Au départ c’était seulement une réunion d’affaires avec Joseph « Joe The Builder » Andriarchi, un gangster de la vieille école, qui deviendra par la suite Consigliere de la Outfit, mais au final, cela mènera à la disparition pure et simple d’Anthony Zizzo qui ne sera jamais retrouvé. L’Outfit de Chicago qui est connue par réputation, d’être une famille très violente serait en train de paniquer. L’arrivée prochaine d’une très grosse vague d’arrestations, auraient décidé certains de ses membres à se résoudre à utiliser les « grands moyens » pour se sortir de cette situation. Quand on utilise le terme « grands moyens » dans le jargon de la Cosa Nostra, on parle automatiquement de meurtre. Pendant des dizaines d'années, la Outfit de Chicago avait délibérément utilisé cette méthode pour échapper aux autorités, mais les arrestations liées à l’opération dit des Secrets de famille à complètement bouleverser la méthode de fonctionnement de cette organisation criminelle. Il ne faut pas croire que désormais, la Outfit n’a plus dans ses rangs des membres capables d’exécuter des contrats bien au contraire. Selon des sources venant du FBI, la compagne de Jeff Hollingshead, Jillia, qui est actuellement en liberté, serait dans le collimateur de la famille de Chicago. Cette dernière, avec son mari, va sans doute très prochainement témoigner dans le procès du Soldat de la Outfit, Robert Panozzo et sa sécurité va sans doute très prochainement être renforcée. Le gouvernement fédéral met actuellement la pression sur le couple pour avoir plus d’informations sur Albert Vena, pour permettre une arrestation plus rapide du Capitaine de Grand Avenue. Les agents fédéraux veulent « nettoyer » en profondeur la famille mafieuse, qui ces derniers temps à su se réorganiser et étendre de manière assez inquiétante ses tentacules dans tout l’État de l’Illinois. S’entourant de membres de confiance dans sa hiérarchie, avec comme Parrain, Savatore « Solly D » DeLaurentis et de Louis « Louis Tomatoes» Marino, un ancien tueur à gages qui a purgé près de vingt cinq années pour différents rackets, l’Outfit de Chicago subira surement de gros chamboulements dans son organisation, mais à moins d’une collaboration très peu probable des membres actuellement visés par la justice Américaine, elle se relèvera et se reconstruira comme après l’affaire dit des Secrets de famille, et continuera a prospérer pendant de nombreuses années sous la surveillance du FBI, un cercle sans fin.

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L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

11 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

Quand un membre de la Cosa Nostra décide de collaborer avec la justice Américaine, il ne rentre pas automatiquement dans le programme de protections des témoins. Avant de pouvoir changer d’identité et de partir avec sa famille dans un autre État, pour commencer une nouvelle vie, ce dernier doit selon la gravité de ses anciens crimes, purger quelques années dans une prison de haute sécurité à l’écart de ceux qu’il a permit l’incarcération. Le lieu de détention est forcément tenu secret par les autorités Américaines, pour éviter que les membres de la Mafia s’en prennent à eux et ainsi protéger ceux qui aideront la justice Américaine dans leur lutte contre la Cosa Nostra aux États-Unis. Dans ce milieu carcéral pour « repentis », les membres des différentes familles se côtoient. Ici, plus de guerre intestine, chacun est ici pour la même raison, ce qui n’empêche pas les anciens membres de reprendre des règles de leur ancienne vie, venant d’une organisation qu’ils cherchent désormais à « éradiquer ». Frank Gangi est un ancien Associé de la famille Bonanno. Même s’il n’a jamais été un membre initié de la Cosa Nostra, Rosario Gangi à la particularité de connaitre cette organisation criminelle dans ces moindres recoins. En effet, son Oncle, Rosario est actuellement un Capitaine de la famille Genovese, uu criminel à col blanc très impliqué dans le racket et qui a purgé près de six ans et demi de prison en 2001. Contrairement à son Oncle, Frank Gangi n’avait pas la même « habilité» voire la même « intelligence » pour gravir les échelons au sein de la pègre et ainsi récolter des millions de dollars. Lui au contraire, il était un gangster de bas étage, ayant un passif de meurtrier, qui passait l’essentiel de sa vie à trainer les clubs sociaux, surtout celui d’un membre de la famille Bonanno, considéré comme un tueur craint et respecté, Thomas « Tommy Karate » Pitera. Pour Thomas Pitera bien que paranoïaque, il n’avait pas d’inquiétude à avoir pour Frank Gangi, il connaissait son oncle et savait qu’il avait déjà purgé une longue peine de prison sans broncher. Et pourtant plusieurs années plus tard, encore hanté par les massacres orchestrés par Thomas Pitera qui était partie dans une folie meurtrière incontrôlable, Frank Gangi transgressera les règles de la Cosa Nostra et commencera à collaborer avec la justice Américaine. Sa coopération permettra de faire condamner à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle Thomas Pitera, et en récompense il sera condamné qu’à seulement dix années de prison. Dix années pour avoir participé à plusieurs meurtres, pour avoir tué, démembré des individus que Thomas Pitera voulait voir mort. Pour sa protection, la justice Américaine plaça Frank Gangi dans une prison de haute sécurité, ou un bloc du pénitencier est spécialement conçu pour les repentis, on était alors en 1992.

L'INCARCÉRATION POUR LES RÉPENTIS DE LA COSA NOSTRA

A cette époque, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo à droite), ancien Underboss de la famille Gambino venait de passer à table et avait été condamné à cinq années de prison, l’accord du siècle, pour plusieurs meurtres. Ce dernier avait rejoint le bloc cellulaire de Frank Gangi à seulement quelques mois d’intervalle. Selon l’ancien Associé de la famille Bonanno, Salvatore Gravano était respecté, non pas en raison de son ancien statut au sein de la famille Gambino, mais seulement en raison de l’importance de sa coopération. Car pour Frank Gangi, même après avoir coopéré contre des membres de la Cosa Nostra, les détenus vivaient comme s’ils étaient encore des Affranchis et appliquaient de ce fait une certaine hiérarchie, une chaîne de commandement : « Je devais le respect à Sammy car c’était un témoin majeur » déclara t’il. L’un de ses voisins de cellule n’était autre qu’Anthony « Gaspipe » Casso, ancien Underboss de la famille Lucchese, psychopathe de surcroit, soupçonné de plusieurs dizaines de meurtre et qui avait décidé de retourner sa veste pour éviter la prion à perpétuité. Le problème d’Anthony Casso est qu’il continuait à vouloir vivre comme un gangster. Il soudoyait des gardiens, commandait différentes sorte de choses normalement interdites en prison et pire encore se bagarrait avec d’anciens membres de la Cosa Nostra comme Carmine Sessa. Ce dernier était l’ancien Consigliere de la famille Colombo, qui avait décidé de témoigner contre son ancienne famille en 1993, en pleine guerre interne. Pour Carmine Sessa (voir photo en haut à gauche), Anthony Casso avait une part de responsabilité dans les meurtres qui eurent lieu au sein de la famille Colombo au début des années 1990 : « Carmine sentait qu’il (Anthony Casso) était à l’origine de la guerre chez les Colombo » déclara de nouveau Frank Gangi. La tension entre les deux hommes était pesante, que les deux anciens mafieux se bagarrèrent, ce qui poussa le gouvernement fédéral à rayé de la liste Anrhony Casso comme « témoin protégé » et de l’incarcérer dans une prison dit Supermax ou il est encore à l’heure actuelle. Pour Frank Gangi, après sa sortie de prison, il était inutile pour lui d’intégrer le programme de protection : « Regardez Sammy (Salvatore Gravano), tout le monde savait qu’il était en Arizona ». Pour lui les valeurs de la Cosa Nostra ne sont plus ce qu’elles étaient. Par exemple, il déclara qu’il connaissait un Associé d’une famille de New-York, qui avait « balancé quelques gars » pour réduire sa peine de prison, il avait même été incarcéré avec Frank Gangi pendant un moment. Mais ce dernier refusera finalement de témoigner contre les membres qu’il avait « balancé » dans un procès fédéral et purgera plus de dix années de prison. A sa sortie, sa famille l’intronisa dans la Cosa Nostra.

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CONDAMNATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE

9 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

CONDAMNATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE

Matthew Madonna (voir photo à gauche) est un membre important et influent de la famille Lucchese. Bientôt âgé de quatre vingt ans, ce dernier a pratiquement passé plus de la moitié de sa vie d’adulte derrière les barreaux. Gros trafiquant de drogue dans les années 1970, Matthew Madonna sera condamné en 1976 à trente années de prison pour trafic de drogue, une peine qu’il acceptera sans broncher. Pendant son incarcération, il refusera de témoigner devant un grand jury fédéral pour éviter d’incriminer des membres de la famille Lucchese. Pour ce refus de collaborer avec la justice, il sera condamné à un an et demi de prison supplémentaire. En 1995, Matthew Madonna sera finalement libéré de prison et en récompense d’avoir accepté sa peine comme un « homme d’honneur », il sera intronisé dans la famille Lucchese en 1998, il avait alors soixante trois ans. Très rapidement, il gravit les échelons de la Cosa Nostra, devenant Capitaine très rapidement, puis après l’incarcération à vie du Boss Vittorio Amuso, il fera parti d’un panel composé de trois Capitaines (Ce panel était composé de Joseph DiNapoli, Arnielo Migliore et Matthew Madonna et sera arrêté après la sortie de prison de Steven Crea) pour gérer les affaires au jour le jour des Lucchese. En 2007, l‘opération Heat menée par les agents fédéraux, permirent d’arrêter plusieurs membres de haut rang de la famille Lucchese, dont Matthew Madonna qui fut inculpé d’avoir gagné des centaines de millions de dollars grâce à des paris sportifs illégaux. La plupart des accusés seront libérés sous caution en attendant un futur procès, qui après plusieurs années de procédure, ne trouvera une issue que ces derniers mois. La semaine dernière, Matthew Madonna se trouvait devant un juge pour recevoir son verdict dans cette affaire, soit près de sept ans après son inculpation. Un accord de plaidoyer passé en Juin avait permis à Matthew Madonna d’être condamné à une peine de cinq ans de prison qu’il purgera dans le pénitencier de Trenton dans l’État du New-Jersey, ou il retrouvera son compatriote Martin Taccetta lui aussi inculpé dans l’opération Heat. Car dans la même journée, le juge Vincent Ahto a vu défiler bon nombre de membres de la famille Lucchese dans son tribunal. Quelques instants après que Matthew Madonna soit escorté par des policiers, c’était à Martin Taccetta de faire son entrée. Et rien ne va plus pour le Capitaine de la famille Lucchese

CONDAMNATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE

A une époque pas si lointaine, Martin Taccetta (voir photo à droite) qui opérait depuis l’État du New-Jersey était l’un des gangsters les plus influents sur ce territoire. Alors que son frère Michael a pu de nouveau gouter à la joie de la liberté il y a de cela moins d’un an, après avoir purgé près de vingt années de prison pour meurtre et racket, Martin quant-à lui, est toujours embourbé dans différentes affaires. De retour en prison en 2009, après que la Cour Suprême du New-Jersey avait confirmé de nouveau sa condamnation à trente années de prison pour l’assassinat de Vincent « Jimmy Sinatra » Craparotta, Martin Taccetta était de retour devant un juge fédéral la semaine dernière pour recevoir son verdict dans une affaire qui s’était déroulée pendant sa mince période de liberté entre 2005 et 2008. Le Capitaine de la famille Lucchese a toujours « espoir » selon son avocat, que la Cour Suprême des États-Unis va « bouleverser » sa vie et annuler pour de bon sa condamnation pour racket et meurtre au début des années 1990. C’est pour cela que le verdict dans l’affaire découlant de l’Opération Heat en 2008 était très important pour ce dernier, car une lourde peine de prison ferait encore plus reculée sa date de sortie. Âgé de soixante quatre ans, Martin Taccetta essaya de jouer de son charme, en plaisantant pour que le juge Vincent Ahto ne le condamne qu’à une peine de trois à six ans maximum pour ce délit. Tentative ratée, vu que le juge décida de suivre le réquisitoire du procureur qui demanda de condamner Martin Taccetta à une peine de huit années de prison, en raison de son lourd passé criminel. A moins qu’il ne gagne son autre appel, Martin Taccetta devra purger au moins quatorze années de prison avant d’être admissible à une libération conditionnelle.

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LA DISPARITION DE L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA OUTFIT ENFIN RÉSOLUE ?

5 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

LA DISPARITION DE L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA OUTFIT ENFIN RÉSOLUE ?

Le 31 Août 2006, Anthony « Little Tony » Zizzo (voir photo), l’Underboss de la Outfit, quittait sa résidence de Westmont dans l’État de l’Illinois, embrassa une dernière sa femme, lui déclarant seulement qu’il avait une réunion d’affaires, on ne le reverra plus jamais. Que lui est-il vraiment arrivé ? Il fut assassiné ? ou est-il rentré tout simplement dans la clandestinité ?. En 2006 toujours, quelques mois auparavant, les procureurs fédéraux lancèrent une gigantesque offensive contre la Outfit de Chicago. Plusieurs de ses « cadres » furent inculpés de plusieurs délits tenant de la loi RICO, dont le racket et le meurtre, des crimes qui furent perpétrés pendant des dizaines d’années. Avant ces arrestations, de nombreuses tensions régnaient dans la Outfit entre certains de ces membres. L’équipe de Cicero, dirigée par Michael « The Large Guy » Sarno, était en conflit ouvert avec Anthony Zizzo sur plusieurs rackets et James « Jimmy The Man » Marcello qui était l’Acting Boss à cette époque, servait un peu de catalyseur en essayant de trouver une solution à ce conflit qui prenait de plus en plus d’importance. Le problème, est qu’en 2006, James Marcello fut inculpé et incarcéré sans caution possible en attendant son futur procès, laissant le champ libre à certains de ses membres de pouvoir régler la situation à « leur manière ». Anthony Zizzo, qui lui ne fut pas arrêté, avait gardé son statut d’Underboss, mais il sentait bien que Michael Sarno, avait l’ambition de profiter de l’emprisonnement de James Marcello pour reprendre les rênes de la famille. Les agents fédéraux qui furent saisis de cette affaire essayèrent retracer la journée d’Anthony Zizzo. D’après sa carte de crédit, il aurait pris de l’essence dans une station service proche de son domicile en milieu de matinée, avant que son véhicule ne soit aperçut devant un restaurant de Melrose Park trois jours plus tard. Interrogé, le couple de restaurateur, a bien déclaré avoir aperçu Anthony Zizzo devant le restaurant, mais qu’il n’était pas rentré à l’intérieur. Pour le FBI, l’Underboss de la Outfit était soit rentré dans un véhicule pour une réunion dans un autre lieu indéterminé, ou il s'est enfui, laissant son véhicule devant le restaurant, pour que les agents du fédéraux pensent à un assassinat. Petit problème, Anthony Zizzo avait des « loyalistes » dans la Outftit et pour ces derniers, le seul coupable dans cette affaire était Michael Sarno. Pourour s’en prendre à lui, ils essayèrent d’assassiner son bras droit Salvatore Cataudella. En Novembre 2006, soit quelques mois après la disparition d’Anthony Zizzo, une voiture s’arrêta devant le 623 Broadway à Park Ridge, un individu portant un masque de ski s’approcha alors de la personne qui venait de sortir de cette maison et tira à plusieurs reprises avant de s’enfuir dans un véhicule qui ne sera jamais identifié. Le problème est que l’individu assassiné fut identifié comme Gerry Dhamer, un plombier, n’ayant aucun lien avec la Outfit. Il ne fallut pas très longtemps aux agents fédéraux pour démontrer que les tireurs avaient fait une erreur monumentale. En effet, Salvatore Cataudella habitait au 632 Broadway à Park Ridge et non au 623. Dans cette affaire, aucun suspect ne sera arrêté, mais pour le FBI, cette assassinat confirmait une chose, qu’Anthony Zizzo avait bien été assassiné. Alors qui a appuyé sur la gâchette ?. Les premiers soupçons se sont directement portés sur un tueur notoire de la Outfit, Fred « Porky » Pordyla. Mais le problème est qu’Anthony Zizzo était un mafieux venant de Cicero, comme Michael Sarno et comme Fred Pordyla, pour la Outfit envoyer un membre d’une équipe dont il est en conflit aurait veillé automatiquement ses soupçons. Toujours selon les agents fédéraux, l’un des tueurs le plus susceptible à effectuer ce genre d’assassinat, n’est autre que Albert « Albie The Falcon » Vena. Selon des documents judiciaires, Albert Vena aurait été aperçu en train de diner dans un restaurant Italien avec Anthony Zizzo seulement quelques jours avant sa disparition. Le témoignage de l’ancien Associé de la Outfit, Jeff Hollingshead qui a décidé très récemment avec sa femme, de témoigner contre certains membres de la Outfit pourrait s’avérer déterminant. Les agents du FBI et les procureurs fédéraux en tête ont décidé de passer à l’offensive contre Albert Vena et une inculpation pour des délits tenant de la loi RICO pourrait arriver avant les vacances de Noël. Mais rien n’est joué dans cette affaire, car les procureurs fédéraux ne veulent pas subir une nouvelle défaite cuisante contre Albert Vena. Petit rappel du meurtre de Sam Taglia en 1992. Albert Vena avait été aussi la dernière personne à avoir été vu avec le Soldat de la Outfit avant son décès et cela ne l’a pas empêché d’être acquitté. Pourtant lors de son arrestation pour cet assassinat, Albert Vena avait tenté d’écraser avec son véhicule plusieurs policiers qui attendaient devant son domicile.

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