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VINGT ET UN MOIS DE PRISON POUR L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE BONANNO

29 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

VINGT ET UN MOIS DE PRISON POUR L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE BONANNO

Hypoglycémie, problème de stress, de peau, de vision, de reins. Voici une liste assez détaillée que les avocats de Thomas DiFiore actuel Acting Boss de la famille Bonanno ont révélée à la juge fédérale mardi dernier, pour essayer alléger la peine encourue par leur client. Arrêté en Janvier 2014, avec différents membres de la famille Bonanno qui furent impliqués dans le case de la « Lufthansa », Thomas DiFiore avait réussi en Septembre dernier à dissocier son affaire des membres qui eux étaient vraiment impliqués dans ce vol historique, qui se déroula dans les années 1970 et qui fut immortalisé dans le film de Martin Scorsese, « Les Affranchis ». Pendant les délibérations, les avocats cherchaient à faire condamner Thomas DiFiore à quatorze mois de prison, ceux qui équivaut à la peine purgée par l’Acting Boss de la famille Bonanno depuis son arrestation en janvier 2014, mais la juge fédérale, Allyne R. Ross, le condamna à vingt et un mois dans un pénitencier fédéral, il sera donc libérable dans près de sept mois : « Monsieur DiFiore a subi de nombreux problèmes de santé pendant son incarcération, que j’ai pris en compte. Mais j’ai du tenir aussi compte de la conduite criminelle de l’accusé qui était assez grave » déclara la juge fédérale. Vêtu de la tenue classique des prisonniers se tenant au Métropolitan Center de New-York, de cheveux lissés en arrière et regardant la juge derrière sa grosse monture de lunettes, Thomas DiFiore a tenu à l’a remercier de ce verdit assez clément et d’avoir surtout pris en compte ses nombreux problèmes de santé, ajoutant qu’il avait perdu assez de temps en prison et qu’il allait désormais profiter de ses petits enfants. L’un des avocats de Thomas DiFiore déclara que l’accord de plaidoyer de son client, avait permis à la juge de plus considérer ses antécédents médicaux, mais expliquant que malgré cela, sa détention avait considérablement aggravé son problème de diabète. Son avocat en profita d’ailleurs pour critiquer très sévèrement les soins administrés par le centre de détention fédéral. Il expliqua que son client était suivi pour un diabète de « type 2 » et que le personnel médical avait « tardé » à lui donner sa piqure d’insuline lundi dernier. De plus, l’Acting Boss de la famille Bonanno devaient effectuer plusieurs scanners pour ses reins et pour ses yeux, et qu’aucune date n'avait encore été fixée. Les procureurs fédéraux ont rappelé d’ailleurs que pour un individu qui souffrait de diabète, Thomas DiFiore avait aussi profité de son incarcération pour commander et manger des aliments non autorisés pour sa maladie, comme des « Des Pringles, du piment Jalepeno, du fromage, du beurre d’arachide ou encore des friandises Hershey » qui avaient pour seul but selon eux, augmenter son taux de diabète, pour que ce dernier puisse être libéré sous caution pour raison de santé. La juge fédérale proposa à ce que Thomas DiFiore termine sa peine de prison dans un centre médical fédéral, comme par exemple à Springfield dans l’État du Massachusetts. Mais étrangement, le deuxième avocat de Thomas DiFiore, Steve Zissou, a jugé qu’un « déplacement » serait « contre productif » en raison de « son stress ». Les procureurs voulaient le faire condamner à au minimum à vingt et un mois, demandant même à la juge fédéral de prononcer une peine plus sévère, jusque vingt sept mois. Le procureur fédéral, Alicyn Cooley, avait déclaré dans le tribunal que l’accusation de complot visant Thomas DiFiore, découlait d’une affaire datant de 2013. Pendant cette période, un Associé de la famille Bonanno avait prêté de l’argent à un propriétaire d’une station de lavage, affilié à la famille Gambino. Mais ce prêt ne fut pas approuvé par la direction de la famille et l’individu en question ne put récupérer son argent. Finalement avec l’aide de Vincent Asaro, l’emprunt de l’Associé de la famille Bonanno fut finalement remboursé, près de trente mille dollars, mais partagé de façon non équitable pour Thomas DiFiore. En effet, pour lui, sur les trente mille dollars, près de dix mille allèrent pour Vincent Asaro, dix mille pour son fils Jérôme, Acting Capitaine de la famille, six mille pour l’Associé de la famille Bonanno et « seulement » quatre mille pour Thomas DiFiore, qui n’hésita pas à montré son mécontentement : « Je me suis énervé avec lui la dernière fois, il a pris quinze mille dans cette affaire. Je vais le tuer » avait lâché Vincent Asaro un individu qui infiltrait la famille Bonanno à cette époque.

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"POUR ÉVITER LA PRISON, LES MAFIEUX SOUFFRENT TOUJOURS DE MALADIES GRAVES"

25 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

En 2013, dans un enregistrement révélé par les procureurs fédéraux, on pouvait entendre Thomas « Tommy D » DiFiore (voir photo à gauche) qui était âgé à cette époque de soixante dix ans, « engueuler » un Capitaine craint et respecté de sa famille, Vincent « Vinny » Asaro, pour une histoire de prêt : « Si cela ne tenait qu’à moi, vous n’auriez rien eu » avait déclaré Thomas DiFiore, visiblement très énervé ce jour là, par l’attitude de Vincent Asaro qui avait selon lui mal partagé ses bénéfices. Le Capitaine de la famille Bonanno déclarant même que l’ancien Boss, Joseph Massino, connu pour sa rigueur très « militaire » était comme « Saint-Anthony » comparait à lui. Deux ans plus tard, les deux mafieux sont incarcérés au Métropolitan Center de New-York, après leur arrestation dans l’affaire dit de la « Lufthansa ». Thomas DiFiore, qui approche des soixante douze ans, se morfond au fond de sa cellule, et a adopté une attitude complètement différente que lors des enregistrements, dans un seul but, être libéré sous caution. L’actuel Acting Boss de la famille Bonanno, avec l’aide de son avocat avait plaidé à plusieurs reprises ses nombreux problèmes de santé, liés à son diabète, et qui nécessitent selon eux, une sortie pour mieux se préparer à son futur procès. Alors qu’il y a encore deux ans, ce dernier parlait d’argent, ou encore de trafics illicites, maintenant les seuls mots qui sortent de sa bouche sont : « insuline et statine ». Thomas DiFiore, fait partit des nombreux vieux mafieux qui défilent dans le tribunal fédéral de Brooklyn depuis des années, équipés de leur dialyse ou de leur tube à oxygène, dans l’espoir qu’un juge bienveillant puisse être compatissant et les libérer le plus rapidement de prison. Refusé à plusieurs reprises, Thomas DiFiore va de nouveau comparaitre devant un juge fédéral mardi prochain, mais cette fois ci, pour recevoir son verdict dans cette affiare. Dans une note adressée au tribunal, son avocat stipule que son client avait besoin de soins à intervalle régulier. Toutes les douze heures, il doit prendre ses médicaments pour sa pression artériel, son diabète, mais aussi de l’aspirine pour les douleurs dont d’après son avocat, il souffre à longueur de journée. D’après l’agent du FBI, Belle Chen, la technique adoptée par les mafieux n’est pas nouvelle, mais elle s’est amplifiée avec le temps. Pour elle, avant les familles de la Cosa Nostra, utilisaient très souvent les assassinats pour remettre de l’ordre et arriver à tuer les différents témoins qui voulaient collaborer contre eux, avant qu’ils ne témoignent. Aujourd’hui, cela est différent. Ils savent, d’après cette dernière, qu’un témoin qui rentre dans le programme de protection des témoins est quasiment hors d’atteinte et que commettre un meurtre, amplifierait la surveillance des agences gouvernementales contre eux. Cette méthode, de se faire passer malade est donc une solution toute simple pour éviter la prison et purger plutôt leur peine en résidence surveillée. Ce mois-ci par exemple, plusieurs mafieux de la famille DeCavalcante âgés pour la plupart de plus de soixante cinq ans ont été inculpés pour plusieurs charges fédérales et ont été libérés sous caution, en raison de leur âgé avancé et de leur problème de santé. Autre exemple, Bartolomeo Vernace, un Capitaine de la famille Gambino qui fut pendant un moment dans le panel de décision de la famille, avait demandé à être libéré sous caution, en raison lui aussi, de ses nombreux problèmes de santé. Il avait énuméré avec l’aide de son avocat, tous les médicaments qu’il devait prendre, allant du diltiazem pour ses artères, au Amaryl pour son diabète. Finalement, il fut reconnu coupable de meurtre et sera condamné à la prison à perpétuité. Mais par moment, les juges fédéraux ont des mauvaises surprises. Par exemple, Nicky Rizzo, un Soldat de la famille Colombo âgé de quatre vingt sept ans, avait été condamné à six mois de détention dans un hôpital fédéral, prétextant avant son verdict, qu'il souffrait de plusieurs cancers (vessie et prostate), qu'il avait de grande difficulté pour marcher et qu’il utilisait même une pompe pour uriner. A la barre, Nicky Rizzo, gémissait de douleurs, faisant même répéter la juge fédérale en raisons selon lui de sa surdité. Pour le procureur fédéral, le comportement du mafieux était « une blague », mais la juge fédérale Kiyo Matsumoto rendit un verdict très léger en raison de ses problèmes de santé, mais aussi en raison de sa vie familiale qui fut dévastée après la perte en quelques années de trois enfants. Après le verdict, Nicky Rizzo, quitta la salle d’audience, dos vouté, boitillant, surement soulagé. Quelques jours plus tard, une surveillance du FBI pu confirmer que le Soldat de la famille Colombo avait « sur-joué » lors de sa dernière audience. En effet, ce fut un Nicky Rizzo marchant normalement, qui fut aperçu par les agents fédéraux en train de sortir d’un club social détenu à cette époque par l’Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent « Vinny TV » Badalamenti. Quelques jours plus tard, Nicky Rizzo perdit tous ses « avantages » et fut incarcéré immédiatement. Ce n’est pas la première fois que la juge fédérale, Kiyo Matsumoto, se fait « avoir » par les vieux mafieux en « détresse » au grand détriment des procureurs fédéraux qui soupirent à chaque fin d’audience. En effet, l’ancien Consigiliere de la famille Colombo décédait aujourd’hui, avait lui aussi énuméré, une liste de longue maladie : perte de mémoire, insuffisance rénale etc… Risquant deux ans de prison, la juge fut touchée par ce vieux bonhomme qui avait l’air si « inoffensif », et le plaça en résidence surveillée. Que ne fut sa surprise, quand elle apprit que Richard Fusco à la sortie du tribunal, s’était ouvertement moquée d’elle et que d’après les journalistes, ils avaient constaté que ses problèmes de santé s’étaient « considérablement améliorés » dès sa sortie. Thomas Gioeli, l’ancien Acting Boss de la famille Colombo quifut condamné en Mars 2014, à dix huit années de prison pour différents crimes, avait lui aussi déclarait lors de son procès, qu’il était « trop malade » pour faire de la prison : « Je n’ai plus de dents, je n’arrive plus à mâcher ma nourriture, je m’étouffe fréquemment. J’ai des prothèses aux genoux et aux hanches ». En rendant son verdict, le juge fédéral Brian M. Cogan, avait déclaré que les problèmes de Thomas Gioeli étaient bien réels, mais que les pénitenciers fédéraux offraient des « services de soins décents ». Incarcéré actuellement avec le Parrain de la famille Colombo, Carmine « The Snake » Persico dans la prison fédérale de Butner en Caroline du Nord, Thomas Gioeli, avait fait parler de lui dernièrement pour avoir attaqué le gouvernement fédéral, après une chute accidentelle dans les douches de sa prison. En parlant des s

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LES MEMBRES DE LA FAMILLE DECAVALCANTE LIBÉRÉS SOUS CAUTION

24 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #DeCavalcante

LES MEMBRES DE LA FAMILLE DECAVALCANTE LIBÉRÉS SOUS CAUTION

Début Mars, le FBI lança une opération dans plusieurs États contre différents membres de la famille DeCavalcante. Ces arrestations qui ont pu être menées grâce à l’aide d’un agent du FBI qui infiltra la famille mafieuse pendant près de deux ans, révéla que la famille DeCavalcante encore très active, avait des relations très étroites avec la famille Gambino de New-York. Le principal accusé dans cette affaire, Charles Stango, un Capitaine des DeCavalcante domicilié dans l’État du Nevada, avait été enregistré à différentes reprises en train de préparer le meurtre d’un membre initié de sa famille, qui avait manqué de respect à l’actuel Acting Boss, Francesco « Frank Milk » Guaracci. Charles Satango à une réputation de tueur. Au début des années 1980, il avait été condamné à près de vingt cinq années de prison pour avoir tué un Associé de la famille DeCavalcante, qui avait tenté d’arnaquer un Capitaine de la famille Genovese, Tino « T » Fiumara. Charles Stango accepta sa peine sans broncher. Il fut libéré d’une prison fédérale en 2012 et déménagea très rapidement à Las Vegas. Malgré les nombreuses années d’incarcération, Charles Stango reprit ses activités au sein de la Cosa Nostra et fut promu Capitaine. De sa nouvelle résidence, il resta en contact régulier avec les membres de son équipe basée à Elizabeth dans le New-Jersey, dont son fils Anthony Stango, un membre initié de la famille DeCavalcante. Les autres accusés dans cette affaire, dont le Consigliere en exercice Frank Nigro, étaient accusés de différentes charges, allant du complot, au trafic de drogue passant par la contrebande de cigarettes. Deux de ses membres, Frank Nigro âgé de soixante douze ans et le Soldat Paul Colella âgé de soixante huit ans, ont comparu devant le juge fédéral Mark Falk, pour une demande de libération sous caution. Bien entendu, le procureur fédéral en charge de cette affaire, James Donnelly, demanda au juge de garder enfermer ces individus, jugeant qu’ils étaient des « membres clés » de la famille DeCavalcante, et qu’ils pouvaient même de chez eux « ordonner » des assassinats avec un simple appel téléphonique : « Rien ne vas les arrêter » déclara t’il. Le juge, était d’accord sur le principe d’une éventuelle dangerosité des membres présents dans son tribunal, mais il déclara qu’un confinement « strict et sévère » à leur domicile pouvait empêcher ce genre de choses d’arriver. Après avoir payé une caution de près de deux cent cinquante mille dollars, les deux accusés seront alors cloitrés à domicile, avec des « des horaires de visite » allant de 9 heures au matin à 18 heures au soir maximum. De plus, le juge accepta que leur téléphone fixe puisse être sous écoute à tout moment, pour éviter que les deux accusés ne puissent commettre un crime à distance. Frank Nigro a d’après le FBI remplaçait depuis quelques années, l’ancien Consigliere Stefano « Steve The Truck Driver » Vitabile, condamné pour plusieurs meurtres à la prison à perpétuité, mais actuellement libre depuis qu’une cour fédérale avait cassé sa précédente condamnation. D’après la justice Américaine, Charles Stango avait eu « l’autorisation » par Frank Nigro, de planifier le meurtre du membre de la famille DeCavalcante qui avait manqué de respect à l’actuel Acting Boss. Deux solutions étaient alors possible pour le Capitaine de la famille DeCavalcante. la première était de faire appel à des membres des bikers locaux pour commettre l'assassinat. La deuxième solution était d'utiliser des membres de son équipe dont Paul Colella. Anthony Stango quant-à lui, se présenta en fin de journée. Le Soldat des DeCavalcante est accusé d’avoir essayé de vendre pour près de cent mille dollars de cocaïne et d’avoir avec l’aide de son père essayé d’ouvrir une agence d’escort pour clients fortunés. Le procureur déclara que par le passé, Anthony Stango avait démontré un « mépris total » pour les autorités, mais son avocat présent lui aussi lors de l’audience, demanda la clémence du juge en raison des nombreux problèmes de santé dont souffre actuellement le mafieux. En effet, d’après Gary Mizzone, son client pèse plus de 160 kilos et souffre de diabète de type 2, une incarcération pourrait nuire gravement à sa santé : « Il est seulement dans une affaire de drogue et de prostitution et les seules preuves sont des déclarations virulentes avec son père » ironisa son avocat. Comme pour les accusés qui s’étaient présentés devant lui en début de journée, le juge fédéral fixa la caution d’Anthony Stango à cent cinquante mille dollars et préconisa le confinement à domicile 24h/24, pour éviter le moindre problème. Le mafieux, qui paya sa caution sns aucune difficulté, sortit libre du tribunal.

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UN SOLDAT DE LA OUTFIT REFUSE DE COOPERER AVEC LE FBI

21 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

UN SOLDAT DE LA OUTFIT REFUSE DE COOPERER AVEC LE FBI

En Août dernier, Robert Panozzo Sr (voir photo), un Soldat de la Outfit de Chicago, avait été arrêté avec plusieurs de ses associés pour différents cambriolages, tentative d’assassinat et trafic de drogue. La spécialité de Robert Panozzo Sr était l’invasion de domicile. Il arrivait la nuit avec son équipe dans des maisons ou il avait par avance fait un repérage pendant plusieurs jours et séquestrait les personnes à l’intérieur. Le problème est que le soldat de la Outfit a un tempérament très violent et certains cambriolages pouvaient terminer très rapidement dans la violence, comme ce membre d’un gang hispanique qui eu l’oreille arrachée car il répondait aux questions de Robert Panozzo Sr en Espagnol. Grâce à un informateur qui travaillait avec le Soldat de la Outfit, la police de Chicago et le FBI posa des caméras et des micros dans une maison que Robert Panozzo Sr avait prévu de cambrioler, pour le prendre en flagrant délit, les preuves furent donc accablantes. Actuellement incarcéré en attendant son procès, il fut révélé que Robert Panozzo Sr, refusa à plusieurs reprises les « sirènes » de la justice Américaine pour coopérer contre les membres de son organisation : « Il leur a dit clairement d’aller se faire foutre. Ils ont eu trois ou quatre conversations qui ont duré moins de cinq minutes » déclara un membre de la police. Robert Panozzo Sr est un Soldat de l’équipe d’Albert « Albie The Falcon » Vena, un redoutable Capitaine de la Outfit, connu pour sa grande dangerosité et qui vient d’augmenter de galons depuis la nomination de Salvatore « Solly D » DeLaurentis à la tête de cette organisation criminelle. Tous les deux étaient des proches de Joseph « Joey The Clown » Lombardo, un ancien membre important de la Outfit qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour plusieurs meurtres. Pouvant être condamné à la prison à vie, Robert Panozzo Sr , risque aussi d’être accusé de nouvelles charges fédérales, dont l’agression d’un individu qui devait des milliers de dollars à la famille. De plus, la police de Chicago et le FBI auraient espéré que Robert Panozzo Sr puisse coopérer, pour résoudre certaines affaires de meurtres non encore résolues et dont la Outfit reste le principal suspect, comme le meurtre d'une femme âgée en 1987 et pour l'assassinat de Sam Taglia, un Associé de la famille, qui aurait volé de l’argent à plusieurs membres de organisation. Son corps avait été retrouvé atrocement mutilé. Pour cette première affaire, le FBI avait affirmé que Robert Panozzo Sr s'était vanté d'avoir tué cette dame après lui avoir forcé de lui donner tous ses biens. Il l'aurait ensuite poussé dans les escaliers de son immeuble ou elle serait décédée suite à ses blessures. La deuxième affaire se portait principalement sur l'assassinat de Sam Taglia. Après sa disparition, les enquêteurs avaient exploré plusieurs pistes, et avaient toujours soupçonné très fortement Albert Vena d’avoir participé à cet assassinat. Ce dernier avait été directement accusé dans cette affaire pour plusieurs raisons. La première, est que lors de son arrestation, Albert Vena avait foncé avec son véhicule sur les policiers qui stationnaient devant chez lui. Deuxièmement, la femme de l'Associé de la Outfit avait déclaré que Albert Verna avait quitté son domicile avec son mari la veille de sa disparition, une chose assez troublante, mais le Soldat de la Outfit fut acquitté. Pour essayer de relancer l'affaire, les policiers sont allés rendre visite à Robert Panozzo Sr en prison et ont commencé à parler de cette histoire, mais ce dernier resta muet. En faisant pression sur le Soldat de la Outfit, le FBI espérait faire chuter Albert Verna les procureurs fédéraux n'avaient toujours pas digéré son acquittement il y a plusieurs années. Albert Vena un mafieux de petite taille, avait fait reparler de lui lors du procès de Steve Mandell, un ancien policer de Chicago devenu un Associé de la Outfit. Ce dernier avait voulu assassiné un de ses concurrents, mais n’avait pas pu commettre ce meurtre car il était sur le territoire d’Albert Vena et commettre un meurtre sans son une autorisation préalable du mafieux, équivaut à une peine de mort immédiate. D’après la police, Albert Vena est une « version améliorée » d’Anthony Spilotro, ancien Soldat de la Outfit opérant à Las Vegas, connu pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le film Casino de Martin Scorsese. Depuis 2012, il fut photographié à plusieurs reprises en train de manger en compagnie de Robert Panozzo Sr au restaurant La Scrola, ancien repère de Joey Lombardo, Albert Vena est considéré comme « La personne la plus dangereuse » de Chicago d’après les autorités.

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ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 2

18 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 2

Au Canada, la famille Rizzuto qui est majoritairement composée de membres d’origines Siciliennes, ont depuis plusieurs mois et même après la mort du Parrain Vito Rizzuto, continué à faire la « guerre » au clan Calabrais. Ces derniers avaient profité d’un vide laissé après l’incarcération de leur Parrain emblématique, emprisonné dans une prison fédérale Américaine pour reprendre le pouvoir. A son retour, la vengeance fut inéluctable et plusieurs meurtres continuent encore au jour d'aujourd'hui à se produire. A l’inverse, les familles de New-York ont depuis quelques années décidé de travailler avec les autres Mafias Italiennes. L’opération Old-Bridge en Février 2008 avait révélé que la famille Gambino plus en particulier, avait repris contact avec certaines familles de Cosa Nostra en Sicile et en particulier avec la famille Inzerillo pour le trafic de la drogue (Pourtant interdit dans la Cosa Nostra Italo-Américaine). La famille Inzerillo, grande perdante de la guerre qui les opposait à l’époque au clan Corléonais dans les années 1970, avait contraint plusieurs de ses membres à s’exiler aux États-Unis pour éviter de se faire tuer. Salvatore Riina, qui était à cette époque le Capo di tutti capi de Cosa Nostra en Sicile était très clair sur ce clan mafieux : « D'eux, il ne doit rien rester, même pas la semence ». Mais pour la Mafia Italo-Américaine, une solution était envisageable et pouvait éviter que les derniers membres périssent aux mains des Corleonais. L’accord entre les cinq familles de New-York et Cosa Nostra en Sicile, était simple, la famille Inzerillo n’étaient plus la bienvenue sur le continent Italien. Plusieurs années plus tard et avec l’accord de Bernardo Provenzano (arrêté en 2006) Parrain des Parrains de Cosa Nostra en Sicile qui succéda à Salvatore Riina, puis avec l’aide de Salvatore Lo Piccolo (arrêté en 2007), quelques membres de la famille Inzerillo revinrent en Sicile à certaines conditions. La plupart, comme Pietro « Tall Pete » Inzerillo, sont devenus des membres initiés de la famille Gambino, mais c’est bien Giovanni Inzerillo, né à New-York et fils du défunt Parrain, Salvatore, assassiné en 1981 par les Corléonais qui dirigerait les opérations. Entrepreneur en construction, Giovanni retourna en Sicile au début des années 2000 pour d’après le FBI, relancer le trafic de drogue entre la Mafia Italo-Américaine et Cosa Nostra en Sicile. Pour continuer ses affaires, il s’aida d’un allié proche, membre important de la famille Gambino, Franck « Franky Boy » Cali. Ce dernier qui sert d’Underboss de la famille Gambino, est marié avec la sœur d’un des fils du clan Inzerillo, pour le FBI, il ne faisait plus aucun doute que Frank Cali jouait « d’ambassadeur » entre les deux continents. Comme à son habitude, les arrestations furent médiatisées, la plupart des médias Américains prétendant même que la famille Gambino « était rayée de la carte ». Mais au final, les peines furent dérisoires. Frank Cali, fut condamné à seize mois de prison, Domenico « Sicilian Dom » Cefalu, Parrain de la famille Gambino fera deux ans de prison. Pour la plupart des individus arrêtés comme Giovanni Inzerillo, ils seront acquittés des charges retenues contre eux. Des condamnations qui ne furent pas tellement à la hauteur des arrestations qui aura monopolisé le FBI et la police Italienne. En 2014, pendant l'opération New-Bridge, des Associés de la famille Gambino et Bonanno furent arrêtés avec des membres de la 'Ndrangheta, la Mafia Calabraise, pour avoir essayé d’exporter des tonnes de drogue dans différents pays d’Europe et aux États-Unis. Raphael Loupoi, propriétaire d’une boulangerie à Bensonhurst dénommée « Royal Crown Bakery » avait des liens étroits avec Raphael Valente, un membre imminent de la Mafia Calabraise, installé aux États-Unis. Ces arrestations démontrent encore une fois que la Mafia Italo-Américaine, essaye de renouer des contacts avec ses « cousines » Italiennes pour essayer de se faire de l’argent. Encore très active dans la construction, les familles de la Cosa Nostra ont démontré qu’elle avait encore une très grande influence dans le contrôle des docks de New-York et du New-Jersey, mais aussi dans le ramassage des ordures. En Juin 2014, l‘Associé de la famille Genovese, Carmine « Papa Smurf » Franco fut condamné à un an et un jour de prison pour sa participation dans le contrôle de plusieurs boites travaillant dans l’industrie des déchets. Avec l’aide de membres de la famille, il utilisa la menace et l’intimidation auprès des différents chefs d'entreprise, pour que ces derniers reversent un pourcentage des bénéfices à la hiérarchie de la famille Genovese. Il se révéla par la suite que Carmine Franco avait déjà été interdit par la justice Américaine d'exercer dans les activités liées au ramassage des ordures, on ne perd pas les vieilles habitudes. Le même mois, le Soldat Stephen « Beach » Depiro, montra la présence significative de la famille Genovese dans le port de Newark. Les mafieux détournaient toujours des milliers de marchandises en provenance des docks et menacèrent les différents ouvriers qui refusaient de payer la « prime de Noël » aux membres de la famille. Cette habitude vieille de plusieurs dizaines d’années, a toujours été très appliquée par les membres de la Cosa Nostra dans n’importe quel domaine d’activité Dernièrement encore, Gregorio Gigliotti, un Associé de la famille Genovese, travaillant pour le Capitaine Anthony Federici, a été accusé avec sa femme d’avoir voulu importer près de cinquante cinq kilos de cocaïne venant d'Italie. Après des mois d’enquête, il fut révélé que Gregorio Gigliotti avait des liens avec certains membres de la 'Ndrangheta, encore et toujours.

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PLUSIEURS ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE DECAVALCANTE

15 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #DeCavalcante

PLUSIEURS ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE DECAVALCANTE

Dans l’État du New-Jersey, malgré les présences significatives des cinq familles de New-York, la principale organisation criminelle très bien implantée reste la famille DeCavalcante. Après avoir été très rapidement déclarée « morte » par les autorités fédérales au début des années 2000, et cela en raison des nombreuses arrestations et des différents membres qui avaient décidé de collaborer avec la justice. Force est de constater qu’au début de l’année 2015, la famille DeCavalcante a su regarnir ses rangs et se reconstruire pour atteindre plus d’une soixantaine de membres et aurait même étendu ses affaires dans certains quartiers de New-York et dans d’autres États, comme au Nevada. En fin de semaine dernière, cette famille qui se révéla relativement discrète depuis plusieurs années, fit parler d’elle, quand le FBI lança une opération contre différents membres de cette organisation criminelle. Près d’une dizaine de membres portant des surnoms évocateurs comme « Knuckles » ou encore « Whitey » furent arrêtés pour différentes charges fédérales tenant de la loi RICO; comme la tentative de meurtre, la contrebande de médicaments et pour prostitution. Cette opération qui commença en 2012, grâce à l’aide d’un agent infiltré, se concentra sur l’équipe de Charles « Bips » Stango, un Capitaine de la famille DeCavalcante âgé de 71 ans, qui réside actuellement à Las Vegas. Connu des autorités fédérales pour des condamnations antérieur, dont un homicide en 1981, Charles Stango aurait été enregistré en train de planifier le meurtre d’un membre initié de la famille DeCavalcate, qui aurait manqué de respect à l’actuel Acting Boss (Francesco Guaracci). Pour Charles Stango, l’individu en question devenait « hors de contrôle » et il devait soit « mourir » ou terminer « sa vie dans un fauteuil roulant », et en lui jetant par la même occasion de « l’acide sur le visage ». Pour le Capitaine de la famille DeCavalcante, il y avait plusieurs solutions pour commettre cet assassinat. Soit il le planifiait lui-même, grâce à des membres de son équipe basés à Elizabeth dans le New-Jersey, en faisant démolir par exemple l’entreprise que détenait l'individu en question, une solution parmis tant d'autres. Soit payer près de vingt cinq mille dollars deux membres d’un gang de motard, proche de la famille Italienne, qui s’occupait généralement du sale boulot pour cette organisation criminelle. Cette deuxième méthode, intéressait fortement Charles Stango qui déclarait que les services de police ne les relieraient certainement pas à ce meurtre. Selon lui, il aurait stipulé à l’agent infiltré, qu’il avait eu la permission de placer ce contrat par Frank Nigro âgé de 72 ans, Consigliere actuel de la famille, qui fut lui aussi arrêté dans cette affaire. Dans un enregistrement dévoilé par les procureurs fédéraux lors de la comparution des différents accusés, on pouvait entendre Charles Stango déclarait avoir « fais ses os (tuer quelqu’un) » avec Frank Nigro, « il y a des dizaines d’années ». Quand il n’est pas « concentré » a trouver une solution pour commettre un assassinat, Charles Stango conseille son fils, Anthony, membre de la famille DeCavalcante, qui réside dans le New-Jersey : « Tu sais Anthony, seul les ours et les lions survivent, les porcs eux, sont abattus ». Les procureurs ironisent en disant que les dialogues sont dignes d’un script des « Sopranos », sauf que la réalité est bien plus surprenante que la fiction. Récemment, Charles Stango et son fils ont parlé d’un projet d’une « entreprise » proposant les services d’ « escort » à différents clients fortunés : « Vous devez vous protéger, vous devez faire autre chose que les autres ne font pas » déclara t’il. Au total, une dizaine de personnes furent arrêtés. Les Associés, James Henney, Rosario Pali ont été accusés de trafic de drogue, alors que Luigi Oliveri a été accusé quant-à lui de contrebande de cigarettes. Lors d’une entrevue téléphonique avec l’agent infiltré, Charles Stango révéla une information très intéressante pour les enquêteurs fédéraux, la famille DeCavalcante serait sous la « coupe » de la famille Gambino de New-York : « Nous travaillons avec les Gambino » déclara t’il, un peu exaspéré. La famille de New-York est dirigée en ce moment par des Siciliens, et la famille DeCavalcante à la même particularité. L’Acting Boss actuel serait en effet, Francesco Guaracci, surnommé « Milk » ou encore « Frank Milk » dans les enregistrements. Ce dernier qui est arrivé aux États-Unis en 1980 en provenance de sa Sicile natale, a très vite rejoint les rangs de la famille DeCavalcante, en ouvrant le Ribera Social Club à Elizabeth dans le New-Jersey. En 2011, il avait été reconnu coupable et condamné à six mois de détention à domicile pour avoir essayé d’extorqué une pizzeria dans le New-Jersey. Les accusés dans cette affaire sont actuellement détenus sans caution possible, jusqu’à une prochaine audience, qui déterminera si le juge fédéral en charge du dossier décide oui ou non de les libérer en attendant leur procès.

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ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 1

14 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 1

A la fin des années 1960, la justice Américaine était dans l’impasse, et ne savait plus quoi faire pour lutter contre les familles de la Cosa Nostra. Il faut dire qu’à cette époque, le FBI était encore dirigé par John Edgar Hoover jusqu’à sa mort en 1972, et la lutte contre les familles de la Cosa Nostra n’était pas en réalité sa priorité. Les Parrains des différentes organisations géraient leurs familles d’une main de fer et engendraient des millions de dollars par an, grâce au racket et aux meurtres. La puissance des ces organisations criminelles étaient tellement forte que le gouvernement décida de lancer son arme secrète, la loi RICO. Crée spécialement pour lutter et démanteler le crime organisé et en particulier les familles de la Cosa Nostra. Cette loi définit le racket d'une manière très large en englobant le meurtre, l'enlèvement, le jeu etc... Le fait qu’un individu appartient à une entreprise criminelle, constitue un crime sous la loi RICO, et de ce fait les Parrains des différentes familles qui étaient tellement intouchables autrefois, peuvent désormais être condamnés pour des charges fédérales commises par leurs différents Soldats. Une fois que la loi RICO est devenue une loi fédérale au début des années 1970, les familles mafieuses qui étaient très bien implantées dans la plupart des Etats Américains, ont commencé à subir une pression considérable de la part de la justice Américaine. Les Parrains de la Cosa Nostra qui avaient structurés leur famille de façon très hiérarchisée pour éviter les condamnations, ont du revoir leur méthode de fonctionnement pour éviter des arrestations massives au sein de leur organisation. Une famille de la Cosa Nostra fonctionne de façon pyramidale. Le Parrain qui se trouve tout en haut de cette pyramide, supervise les activités criminelles de sa borgata, accompagné d’un Underboss et d’un Consigliere. En dessous, plusieurs Capitaines qui sont dispatchés dans plusieurs secteurs, gèrent quant-à eux les Soldats, les membres initiés de cette organisation, qui eux supervisent les Associés, les membres non-initiés, qui ne sont pas obligatoirement d’origine Italienne, et qui peuvent être plusieurs centaines. Les membres initiés prêtent serment d’allégeance à l’organisation, respectant des règles très strictes, qui peuvent être, si elles ne sont pas honorées, entrainer la mort sans le moindre avertissement. En agissant de manière pyramidale, les Soldats qui sont en bas de l’échelon, protègent ainsi leurs supérieurs de toutes poursuites pouvant les faire condamner à de lourdes peines de prison. L’avantage d’une loi fédérale pouvant entrainer des importantes condamnations et que la Cosa Nostra a vu la plupart de ses membres commencer à collaborer avec la justice Américaine, ce qui entraina une meilleure connaissance de cette Mafia, jugée encore impénétrable il y a encore des dizaines d’années. Dans les années 1980, la Cosa Nostra a subi deux grosses déconvenues, qui démontra que cette Mafia était de plus en plus hermétique. Pendant plusieurs années, l’agent du FBI, Joseph D. Pistonne, infiltra deux familles de la Cosa Nostra. Il commença son infiltration par l’intermédiaire de Jilly Greca de la famille Colombo, puis par la suite avec Benjamin « Lefty » Ruggiero, de la famille Bonanno, jusqu'à être à la porte de devenir un membre initié de la Cosa Nostra. Sa mission une fois révélée par les autorités judiciaires, entraina une série de meurtres au sein de la famille Bonanno, ces derniers voulant effacer la honte de s’être fait infiltrer pendant des années par un agent fédéral. Cette opération fut un énorme coup de massue pour la famille mafieuse, qui perdit par la suite sa place dans la Commission, (Organe comprenant les différents chefs de la Cosa Nostra aux États-Unis, qui règlent les affaires des différentes familles implantées et encore actives). En 1985, les inculpations dans le procès dit de « La Commission » furent aussi dévastatrices pour la Cosa Nostra, car pour la première fois dans l’histoire de la Mafia Américaine, les différents Parrains des cinq familles de New-York, accompagnés de leur bras droit furent inculpés et condamnés à des longues peines de prison, mettant ainsi fin au mythe du Parrain intouchable, trônant en haut de la pyramide et qui ramassait des millions de dollars grâce au meurtre et au racket. La famille Bonanno qui venait de subir de nombreuses arrestations face à l’opération Donnie Brasco, fut curieusement épargnée par cette enquête et en profita pour se réorganiser tranquillement, une grossière erreur de la part de la justice Américaine. Ces déconvenues ont poussé les différentes familles à changer de manière très stricte le « recrutement » des nouveaux membres initiés. Les futurs Soldats sont aujourd’hui triés sur le volet, mais cela n’empêche pas certains de devenir très rapidement des collaborateurs de justice. Car le problème est qu’une ancienne génération de mafieux, de la vieille école, a été remplacés par une nouvelle génération, moins susceptible de suivre à la lettre les règles de la Cosa Nostra. Au début des années 1990, la famille Gambino par l’intermédiaire de John Gotti, le Parrain emblématique qui fit la couverture du « Times », décida de « changer » l’image de cette organisation criminelle. Les conséquences pour la famille Gambino furent dramatiques et entraina la chute de John Gotti, mais aussi de plusieurs de ses membres en raison du témoignage de son ancien Underboss, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. La Cosa Nostra, cette organisation qui « vivait » dans l’ombre, n’avait pas l’habitude d’être exposée en plein jour, sous le feu des projecteurs et il fallut attendre la fin de « l’ère Gotti » pour que la famille Gambino puisse reprendre de sa « splendeur d’antan ». Comment ces familles mafieuses qui ont subi pendant des années des attaques répétées du gouvernement fédéral ont pu au jour d’aujourd’hui se reconstruire ? La raison est simple. La Cosa Nostra a su se restructurer petit à petit en profitant allégrement de la baisse des effectifs destinée à sa surveillance, transféré vers le contrôle du terrorisme international. La plupart des familles de la Cosa Nostra ont su s’adapter très facilement aux nouvelles méthodes de racket et sont devenues de plus en plus cloisonnées, pour éviter que la hiérarchie soit affectée par les arrestations. Par exemple, quand Joaquin Garcia, un agent spécial du FBI qui infiltra pendant les années 2000, la famille Gambino et le Capitaine Gregory « Greg » DePalma sous le pseudonyme de Jack Falcone, il raconta que les autres Capitaines (plus d’une dizaine au total) n’étaient pas au courant des activités criminelles des différentes équipes. Cette technique orchestrée par les nouveaux Parrains évitent de ce fait que si un mafieux décidait de collaborer, les informations soient extrêmement limitées.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE CONDAMNÉ A 22 ANS DE PRISON

11 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE CONDAMNÉ A 22 ANS DE PRISON

En Octobre dernier, Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le Sud de Philadelphie, a été reconnu coupable d’avoir commandité la tentative d’assassinat de son ex beau-fils Andrew Tuono et d’un garagiste concurrent qui collaborait avec le FBI, Joseph Rao. Incarcéré depuis son arrestation, Ron Galati qui est aujourd’hui âgé de 64 ans, attendait patiemment son verdict au Métropolitain Center de Philadelphie, pouvant être condamné au maximum à près de trente ans de prison. En fin de semaine dernière, vêtu d’un habit vert de prisonnier classique, Ron Galati, paraissait très fébrile quand il se présenta devant le juge fédéral qui était en charge de cette affaire. Son avocat, Anthony Voci qui avait tenté pendant tout le procès de convaincre le jury que Ron Galati était victime d’une « supercherie », a demandé au juge de tenir compte des nombreux problèmes de santé dont peut souffrir son client, comme un asthme sévère. Mais le juge Joseph Rodriguez, resta inflexible et condamna l’Associé de la famille de Philadelphie, qui rêvait d’être un membre initié de la Cosa Nostra, à près de vingt deux ans de prison dans un pénitencier fédéral. Comment pouvait-il faire autrement ?, les accusations portées contre Ron Galati sont extrêmement graves, une peine à la hauteur de son crime était donc évidente. Le procès qui avait duré plusieurs semaines avait aussi mis en évidence les différentes escroqueries que pouvaient effectuer l’Associé de la famille de Philadelphie pour le compte de plusieurs mafieux notoires comme George Borgesi ou Joseph Ligambi, mais aussi la cassure qu’a pu provoquer le comportement de Ron Galati envers sa famille, qui fut complètement détruite après les accusations portées contre ce dernier. Sa fille Tiffany, en avait même profité pour régler ses comptes avec son père en témoignant contre lui pendant tout le procès. Une vengeance exercée contre Ron Galati pour lui montrer, que le comportement qu’il a pu avoir envers elle, était insupportable et excessif. Ron Galati qui « adorait » sa vie dans le crime organisé, avait pendant plusieurs années, inventait des stratagèmes dans un seul but, faire gagner de l’argent à la famille et lui attirait les bonnes grâces, pour devenir pourquoi pas un membre initié de la Cosa Nostra, une chose qui n’arrivera jamais pour lui. Son ex-beau fils, victime dans cette affaire, Andrew Tuono, âgé de 35 ans, a voulu venir pour assister la détermination de la peine. Il y a quelques années, ce dernier sortait tranquillement de sa maison qu’il occupait avec la fille de Ron Galati, Tiffany, quand deux individus armés lui tirèrent plusieurs balles dans le corps. Andrew Tuono s’en tira miraculeusement et le comportement de Tiffany Galati préoccupa fortement les forces de l’ordre la nuit de l’accident. En effet, après les coups de feux, elle s’enfuya dans on véhicule, s’en prévenir les forces de l’ordre et les secours, laissant son « petit-ami » gisant inconscient à terre. Pour Anthony Voci, ce comportement confirmait la thèse comme quoi cette dernière était au courant de ce qui allait se passer, voir qu’elle avait commandité cette tentative d’assassinat, mais sans succès. Vêtu d’une chemine et d’un jean blanc, l’ex beau-fils de l’Associé de la famille de Philadelphie avait été blessé à la main, à la hanche et à l’estomac. Devant le juge il déclara, qu’avant et accident, il vivait « sur le toit du monde », mais ce drame avait mis fin très logiquement à sa relation qu’il entretenait avec Tiffany Galati. Pour Ron Galati, cette condamnation ne sera pas la dernière. En effet, ce dernier est accusé par la police d’État dans une affaire de fraude avec plusieurs membres de sa famille. Le procès devrait débuter dans quelques mois et devrait sans doute allonger la peine de l’Associé de la famille de Philadelphie, qui au mieux sortira de prison au début de sa quatre vingtième année. Avant de sortir du tribunal, Andrew Tuono a moitié soulagé par ce verdict, a voulu remettre les choses à sa place au sujet de son ex-beau père. Ce dernier qui aimait manger au restaurant sur la musique du Parrain et qui se comportait comme un gangster et d’après Andrew Tuono, loin d’être « un homme d’honneur » : « N’appelez pas Ron (Galati) comme un éventuel homme d’honneur. Quel genre d’homme pourrait blâmer sa fille d’une tentative d’assassinat pour pouvoir sauver sa peau ? ». Pour Anrew Tuon, Ron Galati est bien le coupable dans cette histoire et avant de prendre l’ascenseur le menant jusqu’à la sortie, il se retourna une dernière fois vers les journalistes en leur décalant : « Il est aussi faux que sa perruque ».

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L'UNDERBOSS DE LA FAMILLE DE DETROIT - "LE MAFIEUX EN COL BLANC LE PLUS RESPECTÉ DES ÉTATS-UNIS"

8 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

L'UNDERBOSS DE LA FAMILLE DE DETROIT - "LE MAFIEUX EN COL BLANC LE PLUS RESPECTÉ  DES ÉTATS-UNIS"

La Cosa Nostra n’a pas que dans ses rangs, des tueurs de sang froid, qui rackettent des individus en utilisant la menace et la violence, elle a aussi des criminels en col blanc, moins susceptibles de commettre des meurtres, mais qui rapportent des millions de dollars à la leur famille respective. Dans la famille Gambino, nous avons par exemple, Richard Martino et son ami Salvatore LoCascio, (fils de l’ancien Consigliere de la famille Gambino sous l’ère Gotti, Frank LoCascio) qui ont gagné des centaines de millions de dollars en créant un site pornographique, qui demandait les numéros de cartes de crédit aux utilisateurs pour avoir accès à différents contenus et prélever sans leur consentement des milliers de dollars sur leur compte. Cette arnaque fit condamnée Richard Marino à près de neuf ans de prison en 2006, il fut libérable en Juillet 2014. Mais cette condamnation montra une chose, que certains membres de la Cosa Nostra n’utilisent pas forcément la violence pour arriver à leur fin. Au mois de Février, on apprit qu’Anthony « Tony Chicago » LaPiana , l’Underboss de la famille de Détroit, avait vendu légalement son entreprise de pharmaceutique située à Détroit pour près de cinquante millions de dollars. Les membres de la Cosa Nostra avec l’argent gagné illégalement, investissent la plupart d’entre eux dans des affaires légitimes, rapportant un revenu mensuel pour leur « famille ». Anthony « Tony Chicago » LaPiana, un mafieux de la vieille école, un gangster à « col blanc », ancien protégé de Giacomo Tocco (voir photo), et neveu par mariage, à une si grande popularité au sein de la famille, que certains pensent que c‘est lui qui tire en réalité les ficelles derrière, Jackie Giacalone. Depuis le début de sa carrière criminelle qui remonte à plusieurs décennies, Anthony LaPiana n’a été reconnu coupable d’aucun crime et n’a passé alors de ce fait aucune nuit en prison. Soupçonné dans plusieurs meurtres et des disparitions dont celle du célèbre syndicaliste des Teamster Jimmy Hoffa et dans celui de Allen Dorfman en 1983, Anthony LaPiana a su malgré sa position dans la famille de Détroit, rester sous le radar des agents fédéraux : « Anthony LaPiana est extrêmement intelligent et l’un des meilleurs gangsters en col blanc des États-Unis ». Anthony LaPiana a commencé sa carrière criminelle à Chicago en côtoyant des mafieux qui deviendront des années plus tard des membres importants de la Outfit, la famille de la Cosa Nostra qui contrôle une partie de l’État de l’Illinois. Il se fit très ami avec John « No Noze » DiFronzo, qui fut le Parrain de la famille de Chicago pendant plusieurs années, après avoir été remplacé par Salvatore DeLaurentis dernièrement. Anthony LaPiana déménagea vers Détroit en raison d’un mariage avec la fille d’un Capitaine de la famille à cette époque, Vincent « Little Vince » Melli. Les « Meli », une famille entièrement dévouée à la Cosa Nostra et qui ont eu plusieurs membres travaillant pour le « Partnership » (Surnom donné à la famille de Détroit). Vincent Meli avait des liens de parenté avec Jack « Giacomo » Tocco, Boss emblématique de la famille de Détroit pendant de nombreuses années et qui décéda de causes naturelles en 2014. Les liens du sang sont très importants dans cette famille, et évitent que les membres de cette organisation criminelle puissent collaborer. En effet, il est beaucoup plus difficile de coopérer avec les agents du FBI pour mettre en prison son père, son oncle ou encore son fils, que de mettre un mafieux lambda d’une famille assez importante que celle de Détroit. Très proche des Teamsters, Anthony LaPiana s’était identifié comme « représentant » des familles de Chicago et de Détroit à Jackie Presser, président d'une section locale au début des années 1980 et qui collaborait secrètement avec le FBI. Il déclara que l’actuel Underboss de la famille de Détroit, lui avait fait pression pour récupérer une dette envers un autre membre de Teamsters et associé de la Outfit, Dominic Senese. Avant qu’il ne puisse témoigner, Jackie Presser décéda d’une crise cardiaque en 1988. En 1984, Ralph Proctor, un membre des Teamsters et ancien proche de Jimmy Hoffa, déclara à sa femme, qu’il allait à une réunion d’affaire avec un certains « Tony », reconnu par cette dernière comme Anthony LaPiana, et qu’il reviendrait « vers 23h pour les infos du soir », il ne reviendra jamais et cette affaire ne fut jamais résolue. Deux ans plus tard, Anthony LaPiana sera intronisé en récompense de son « excellent travail » dans la famille de Détroit, en même temps que le neveu de Jack Tocco, Peter Tocco, qui est actuellement identifié comme un Capitaine de la famille. En 1998, lors du procès de Jack Tocco, un témoin déclara que Jack Tocco lui avait dit que « tous les problèmes avec les syndicats étaient réglés par Anthony (LaPiana) ».

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LE GOUVERNEUR DU NEW-JERSEY AVAIT DES LIENS DE PARENTÉ AVEC UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE

5 Mars 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

LE GOUVERNEUR DU NEW-JERSEY AVAIT DES LIENS DE PARENTÉ AVEC UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE

Chris Christie est le gouverneur de l’État du New-Jersey depuis 2010 et un candidat probable pour le camp républicain pour les prochaines présidentielles Américaines de 2016. Sa mère Sondra est d’origine Sicilienne et a une particularité d’avoir des liens de parenté avec un ancien membre très influent de la famille Genovese depuis décédé Tino Fiumara (voir photo) dit « T » ou « Tino le Grec ». Ce dernier qui opérait depuis le New-Jersey avait une réputation de tueurs et gérait d’une main de fer tout le Nord de cet État, malgré la présence significative des autres familles de New-York et de la famille DeCavalcante. Membre très influent et novateur de la famille Genovese, il aura passé près de vingt cinq ans derrière les barreaux sans révéler la moindre activité de la famille mafieuse et a été suspecté par le FBI de nombreux meurtres mafieux non encore résolus au jour d’aujourd’hui. Chris Christie a commencé sa carrière pour devenir avocat de plusieurs sociétés, avant de devenir procureur des États-Unis pour l’État du New-Jersey. Chris Christie qui avait du crime organisé le fer de lance de sa campagne lors de son mandat en tant que gouverneur, avait tendance à ironiser en disant que la « présence de la Mafia est beaucoup plus importante sur HBO que dans le New-Jersey », mais raison de croire que ce dernier connait bien mieux le sujet que la plupart d’entre nous. Tino Fiumara était marié avec la tante de Chris Christie, et le frère de l’ancien Capitaine de la famille Genovese était marié lui aussi avec la deuxième tante de l’actuel gouverneur du New-Jersey et habitait par la même occasion à moins d’un kilomètre de sa résidence principal à Livingston. Chris Christie déclara qu’il avait quinze ans quand il apprit les connexions de Tino Fiumara avec le crime organisé, c’était en 1977, deux ans plus tard, le mafieux sera condamné à près de vingt ans pour racket, une peine qu’il acceptera sans broncher. En 1991, alors que Tino Fiumara était incarcéré dans le pénitencier fédéral de Fort Worth au Texas, Chris Christie qui était à cette époque un juriste d’affaire rendit visite à l’ancien Capitaine de la famille Genovese avec son Oncle pour y regarder un match de football. Quand on lui demanda des explications plus détaillées sur cette rencontre, Chris Christie botte en touche et déclare seulement, que il « ne se souvenait plus de ce qui avait été dit », seulement que la « visite n’avait pas duré très longtemps ». Tino Fiumara fut libéré en 1994 et renvoyé en prison en 1999 pour association de malfaiteurs. Ironiquement au début des années 2000, le bureau de Chris Christie qui était à cette époque, le procureur des Etats-Unis dans le New-Jersey, inculpa à différentes reprises le mafieux de la famille Genovese. Lors d’une arrestation pour plusieurs charges fédérales, les procureurs avaient demandé le maintien en détention de Tino Fiumara, alors que les avocats de l’ancien Capitaine de la famille Genovese, demandait quant à eux, à ce que leur client soit placé en résidence surveillée pour qu’il puisse se soigner correctement : « Les négociations avec les procureurs ont été très difficiles. Personne ne nous a fait de cadeau ça c’est sur » déclara l’avocat de Tino Fiumara, mais en affirmant que Chris Christie, n’était pas impliqué personnellement dans cette affaire. En 2005, une rumeur courrait dans tout New-York, mais aussi particulièrement dans le New-Jersey, Tino Fiumara venait de décéder. Le gangster avait adopté un profil tellement discret que plusieurs agents du FBI pensaient qu’il venait de mourir. Il faut dire qu’à cette époque, Tino Fumiara avait été identifié avec deux autres mafieux, de composer un panel, avec pour but principal, de gérer le mieux possible la famille Genovese. L’ancien Capitaine, roulait dans des rues à contre sens, ou se cachait dans des coffres de voitures pour éviter les présences policières. Il ne téléphonait plus de chez lui, et pour le voir il fallait un endroit sûr, choisi à l’avance par ce dernier. Le mafieux, qui avait passé une grande partie de sa vie derrière les barreaux ne voulait plus prendre de risque. Finalement en 2010, Tino Fiumara décéda d’un cancer. Pour vérifier l’exactitude de sa mort, le FBI alla vérifier à un salon funéraire dans le New-Jersey, ou le propriétaire rétorqua que le Capitaine de la famille Genovese, avait déménagé à South Huntington dans l’État de New-York et le FBI n’était même pas au courant. Finalement, les agents se rendirent à l’Hôpital New-Yorkais ou il était hospitalisé quelques jours avant sa mort, et les médecins lui confirmèrent son décès. Chris Christie, le gouverneur du New-Jersey doit se sentir beaucoup plus « léger » et peut se consacrer entièrement à sa future campagne présidentielle.

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