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VERS DE NOUVELLES INCULPATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE ?

23 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Les enquêtes sur des membres de la Cosa Nostra sont souvent très longues. Des années de procédure avant d’arriver à des inculpations sans certitude d'un résultat positif lors du procès. Les enquêtes se font généralement grâce aux agents de terrain, mais depuis des années, la surveillance des familles de la Cosa Nostra n’est plus tellement la priorité du gouvernement fédéral. Terrorisme oblige, les équipes dédiées à ce type de criminalité ont fusionné. Alors qu’a une époque, près de 350 agents étaient sur le terrain à surveiller les moindres faits et gestes des cinq familles New-Yorkaise, désormais près de 75% des effectifs ont été transférés vers d’autre services. Alors comment fait actuellement le gouvernement fédéral pour monter des dossiers sur des familles mafieuses ?. En réalité, elle se base toujours sur ses agents, forcement, mais aussi de plus en plus sur le témoignage de repentis, des membres de la Cosa Nostra qui ont décidé de collaborer. Alors certains de ces témoignages sont à prendre avec beaucoup de précaution, sachant que la plupart sont prêts à inventer des histoires dans le seul but d’éviter la prison. Certains repentis sont jugés plus crédibles que d’autres, plus intelligents, plus à même d’aider le gouvernement fédéral dans leur lutte contre le crime organisé. Prenons l’exemple de John Pennisi, un Soldat de la famille Lucchese qui a témoigné dans le procès de Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio l’année dernière. Il y a quelques années, personne au sein du FBI le connaissait. Des Soldats dans une famille de la Cosa Nostra il y en a plusieurs dizaines, certains se font plus remarquer que d’autre, mais John Pennisi avait la particularité de rester sous le radar du FBI, tout en exerçant une position de choix au sein de la famille Lucchese. Son témoignage fut édifiant. Lors du procès, il raconta en détail les conflits qui s'opéraient au sein de la famille Lucchese, dans ses factions éparpillées dans tout New-York et dans le New-Jersey, jusqu'à sa direction. Quand en 2017, Steven Crea et Matthew Madonna furent arrêtés dans une opération de grande envergure, tout le monde pensait (moi le premier) que les deux inculpés occupés respectivement les postes d’Underboss et Acting Boss, mais en réalité, lors de leurs arrestations, Steven Crea et Matthew Madonna avaient déjà été rétrogradés. De sa cellule, Vittorio « Vic » Amuso, qui est toujours le Parrain en exercice, avait décidé de « dépouiller » la faction du Bronx de toutes responsabilités, donnant ainsi la gérance des Lucchese aux factions de Brooklyn et de Staten-Island. En plein procès John Pennisi, calmement, il nomma alors la nouvelle direction : Matthew Madonna fut remplacé par Michael « Big Mike » DeSantis, Steven Crea fut remplacé par Patrick « Patty » Dellorusso, alors que Joseph DiNapoli sera remplacé par Andrew Simone au poste de Consigliere. En réalité, le FBI était au courant de ces changements au sein des Lucchese au cours de l’année 2017, le témoignage de John Pennisi ne fit que confirmer leurs soupçons, mais il prouva par ailleurs que son témoignage de l’ancien Soldat de la famille Lucchese pouvait leur servir et être très important pour la suite.

Michael DeSantis
Michael DeSantis

Pour la suite ? car depuis près de deux ans, les procureurs fédéraux ont commencé à monter un dossier RICO contre Michael DeSantis et Patrick Dellorusso, une enquête qui a été ralenti avec la pandémie de coronavirus. Mais alors que John Pennisi aurait pu sembler comme l’un des « témoins phare » dans cette future affaire, ce dernier a rendu furieux le FBI ainsi que les procureurs fédéraux après l’ouverture d’un blog racontant ses histoires passées dans la Cosa Nostra. Actuellement sous protection fédérale, en attendant une éventuelle condamnation, John Pennisi se défend de toute malveillance, prétextant seulement que ses publications lui servent de « thérapie » afin de devenir un citoyen plus respectueux des lois. Un exutoire quand même, qui lui permet d’égratigner certain de ses anciens amis et en particulier Patrick Dellorusso. John Pennisi n’a sans doute toujours pas digéré comment l’actuel Underboss a comploté avec d’autres personnes, afin de lancer un contrat contre lui. Dans la Cosa Nostra on dit toujours que c’est souvent ton « meilleur ami » qui viendra frapper à ta porte pour effectuer le sale boulot, l’amitié n’existe pas, seul le business compte. Pour John Pennisi, le mot « amitié » ne fait pas parti du vocabulaire de Patrick Dellorusso et il raconta comment ce dernier a intronisé dans la famille Lucchese un « ami » d’enfance, un ancien vendeur de portes, devenu l’un de ses Associés. Selon John Pennisi, Patrick Delorrusso était agacé de son comportement, de son côté « pleurnichard », qui pendant une soirée s’était plaint, devant plusieurs personnes, qu’un Soldat de la Famille Gambino était passé devant lui sans lui dire au revoir, un comportant qui lui aura valu, selon John Pennisi, une humiliation en public. Des anecdotes sur la famille Lucchese, John Pennisi en connaît des tonnes, des informations sur la nouvelle direction, encore plus et c’est ce qui chagrine actuellement le gouvernement fédéral, ils ont peur que John Pennisi ne dévoile trop de chose les concernant sur son blog. Pendant sa collaboration, l’ancien Soldat de la famille Lucchese a témoigné contre Steven Crea et Matthew Madonna, permettant leur condamnation, mais il a aussi donné des informations confidentielles aux procureurs fédéraux sur Michael DeSantis et Patrick Delorrusso leur permettant d’avancer sur un futur dossier d’inculpation. Pendant le procès, John Pennisi contre Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio, John Pennisi avait très rapidement parlé de Michael DeSantis et Patrick Delorrusso, précisant que ces derniers étaient « prêts », avec l’accord de Vittorio Amuso, d’assassiner certains membres de la faction du Bronx si ils refusaient de laisser leur place.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 2

23 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Le problème de Thomas DeSimone, c’était son tempérament sulfureux, prêt à tuer n’importe qui sur un coup de colère. Une fois énervé, il pouvait devenir incontrôlable. Pendant toutes ces années à travailler pour la famille Lucchese, Thomas DeSimone tua à plusieurs reprises, souvent sans autorisation préalable de la famille. Assassiner une personne sans l'accord de son supérieur, pouvait entrainer des conséquences importantes sur la famille Lucchese, mais aussi entre les familles New-Yorkaise. Cela pouvait aussi poser des problèmes sur la vie de Thomas DeSimone, ce qui le mena finalement à sa perte. Un soir, alors que Thomas DeSimone jouait aux cartes avec ses collègues mafieux, dont Vincent Asaro, un membre de la famille Bonanno, un jeune Associé de la mafia dénommé Michael « Spider » Gianco (Interprété par Michael Impérioli) fut pris en grippe par Thomas DeSimone. Ce dernier lui reprochait de ne pas servir les verres assez rapidement et qu’il ne voulait pas danser pour amuser la gallérie. Sur un coup de colère, surement agacé d’être toujours pris pour cible et surtout énervé d’être humilié devant les Affranchis qui rigolaient de vive voix, Michael Gianco rétorqua à Thomas DeSimone d’aller « se faire foutre ». Surpris de se faire manquer de respect de la sorte et surtout devant ses amis, il fallut attendre plusieurs secondes avant que Thomas DeSimone ne puisse sortir son arme et de l’abattre à bout portant. C’était son tempérament, il démarrait au quart de tour et ne réfléchissait surement pas aux conséquences de ses actes. Mais l’assassinat qui signa sans nul doute son arrêt de mort fut celui de William « Billy Batts » DeVino.

Initié dans la famille Gambino en 1961, William DeVino était devenu un Soldat dans l’équipe du célèbre Capitaine, Carmine Fatico. En 1964, pendant une transaction liée aux stupéfiants, le Soldat de la famille Gambino se fit arrêter par les fédéraux et par la suite condamné à six années de prison, qu’il purgea au pénitencier fédéral de Danbury et même si Danbury est considéré par la plupart des mafieux comme une sorte de « country club », William DeVino avait fait son « temps », il méritait le respect, mais pas pour tout le monde. Pendant son incarcération James Burke et Thomas DeSimone en profitèrent pour reprendre, sans l’autorisation de la famille Gambino, ses activités d’usurier. En 1970, William DeVino célébra sa sortie dans le bar dénommé The Suite, contrôlé par James Burke et les mafieux de la famille Lucchese. Généralement, quand un Affranchi sort de prison, il est accueillit comme « un roi » par les autres membres de sa famille. Nourritures, boissons et femmes sont généralement de rigueur pour que ce dernier puisse passer une bonne soirée. Mais ce soir là, il y avait Thomas DeSimone et les anecdotes entre les deux hommes allèrent bon train. William DeVino se moqua à plusieurs reprises de l’Associé de la famille Lucchese pour son passé de « cireur de chaussures » quand il était un simple adolescent. Thomas DeSimone prenait sur lui, lui simple Associé, il ne pouvait ni être malhonnête ou pire encore frapper sur un membre initié de la Cosa Nostra,  sous peine de mort. Mais ce soir là, Thomas DeSimone n’était plus le même, il accumulait les railleries de William DeVino, il allait bientôt exploser. En plus des provocations subies par le Soldat de la famille Gambino, il devait aussi subir les reproches faites par ce dernier, qui accusait les deux Associés de la famille Lucchese d’avoir reprit ses activités d’usurier pendant son absence, il voulait que James Burke et Thomas DeSimone lui rendent des comptes. A la fermeture du bar, Thomas DeSimone passa à l'acte et commença avec l’aide de James Burke à frapper à mort avec son pistolet William DeVino avant de se débarrasser du corps dans un terrain vague. La famille Gambino ne soupçonna pas tout de suite l’Associé de la famille Lucchese, mais elle le surveilla de près, elle savait que William DeVino avait passé sa dernière soirée dans un repère des Lucchese et à un moment ou un autre, quelqu’un devra rendre des comptes.

Paul Vario (au centre)
Paul Vario (au centre)

En 1974, Thomas DeSimone sortait avec la sœur de Ronald « Foxy » Jerothe, un Associé de la famille Gambino et proche collaborateur de John Gotti  De sa nature violente, Thomas DeSimone avait l’habitude de frapper sa femme, ce qui énerva profondément Ronald Jerothe, qui n’hésita pas à menacer de mort l’Associé de la famille Lucchese. En entendant les menaces à son encontre, Thomas DeSimone se précipita à l’appartement de Ronald Jerothe pour demander des explications. En arrivant à son domicile, l’Associé de la famille Gambino le frappa au visage. Thomas DeSimone sorti alors son arme et lui tira à trois reprises dans la tête. Les tensions entre John Gotti et Paul Vario étaient à son paroxysme et elle s’accentuèrent quand Paul Vario proposa à Thomas DeSimone de venir un membre à part entière de la Cosa Nostra. John Gotti demanda des comptes au Capitaine des Lucchese, lui rappelant les doutes sur les assassinats de William DeVino et de Ronald Jerothe. John Gotti rappela à Paul Vario qu’il ne faisait plus aucun doute que Thomas DeSimone avait transgressé à plusieurs reprises les règles de la Cosa Nostra et lui demanda son feux vert pour exécuter le contrat. Paul Vario ne pouvait plus « couvrir » les agissements de Thomas DeSimone, de plus il n’était qu’un « simple » Associé et malgré sa réputation de tueur, Thomas DeSimone avait fait enrager Paul Vario, quand il apprit qu'il avait tenté de « violer » la femme d’Henry Hill quand ce dernier était incarcéré (Paul Vario aurait aussi eu une liaison avec Kareen Hill). Certaines sources disaient que le meurtrier de Thomas DeSimone était Thomas « Tommy A » Aggro, un Soldat de la famille Gambino, un tueur à gages de surcroit, qui adorait tabasser les gens et qui avait déjà assassiné l’un des frères de Thomas DeSimone. En réalité, John Gotti aurait participé lui-même à cet assassinat. Une nuit, l'Associé de la famille Lucchese fut appelé, c’était le grand soir, il allait enfin devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra. L’intronisation devait avoir lieu dans un restaurant Italien basé dans le Bronx. En arrivant sur les lieux, Thomas DeSimone fut accueillit par plusieurs individus tous âgés, qui étaient assis autour d’une table. La salle était assez obscure et seule quelques bougies éclairaient la pièce. Thomas DeSimone fut surpris de voir John Gotti présent, lui membre de la famille Gambino alors qu’il devait être initié dans la famille Lucchese, mais la joie de devenir un Affranchir fut plus forte que tout et ce dernier alla s’assoir à la table. Quand il fut assis, John Gotti aurait sortit un pistolet muni d’un silencieux et tira à trois reprises à l’arrière du crane de Thomas De Simone, il venait de « payer sa dette » à la famille Gambino.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 1

20 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Thomas DeSimone
Thomas DeSimone

Thomas DeSimone (voir photo) était un Associé de la famille Lucchese, connu pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le célèbre film de Martin Scorsese, Les Affranchis. Dans ce film, Tommy DeSimone est renommé en Tommy DeVito, mais le caractère du personnage est très bien retranscrit, car en réalité, Tommy DeSimone était un criminel endurci, connu des autorités pour de nombreux délits et soupçonné dans plusieurs meurtres. Petit-fils de Rosario Simone ancien membre de la famille (défunte) de Los Angeles, Tommy DeSimone, s’affilia plutôt aux familles de la côte-Est et en particulier à la famille Lucchese, dont il fut un proche collaborateur du célèbre Associé James Burke (Interprété par Robert DeNiro) et du Capitaine Paul Vario (Interprété par Paul Cicero). Thomas DeSimone avait deux frères, Robert DeSimone et Anthony DeSimone, tous les deux étaient des Associés de la famille Gambino (Ils seront assassinés par la suite). Contrairement à ces derniers, Thomas DeSimone commença à travailler pour les Lucchese dès 1965, il commit, d’après le FBI, son premier contrat à l’âge de dix sept ans. Assassiné en 1990, son corps ne fut jamais retrouvé et sema le doute sur les réels motifs de sa disparition. Dans le livre Wiseguy écrit par Nicholas Pillegi avec la collaboration d’Henry Hill (Interprété par Ray Liotta), un ancien Associé de la famille Lucchese qui collabora avec la justice, ce dernier révéla que Thomas DeSimone avait été assassiné par la famille Gambino pour avoir participé au meurtre du Soldat de la famille Gambino, William « Billy Batts » Bentvena dit William DeVino, mais sans plus rentrer dans les détails. En réalité dans le livre, Henry Hill ne s’attarda pas tellement sur le sort de son ancien compère, car le vrai meurtrier dans cette affaire aurait été John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino. Henry Hill connaissait en faite les vrais raisons de cet assassinat, il avait eu vent de tous les détails par un ancien Associé de la famille Gambino, rentré lui aussi dans le programme de protection des témoins, Sal Polisi, un ancien ami et confident de John Gotti. Publié en 1986, le livre Wiseguy fut un franc succès, mais il sortit pendant une période assez trouble dans la Cosa Nostra.

William « Billy Batts » Bentvena
William « Billy Batts » Bentvena

John Gotti venait d’être nommé nouveau Parrain de la famille Gambino après avoir fait assassiner Paul Castellano et Henry Hill avait peur que de révéler des détails sur le meurtre de Thomas DeSimone, mettant en cause directement John Gotti, pouvait avoir des représailles importantes sur sa vie. Petit retour en arrière. En 1978, l’aéroport JFK où eut lieu le braquage était en partie contrôlé par la famille Bonanno et le Soldat Vincent Asaro, mais aussi par la famille Gambino avec l’aide du Capitaine John Gotti. Pour que le braquage puisse se passer tranquillement, ce dernier aurait demandé près de deux cent mille dollars sur les cinq millions de dollars récoltés. Le fameux casse fut orchestré directement par la famille Lucchese et en particulier par James Burke qui était le « cerveau » dans cette affaire. L’Associé de la famille Lucchese, aurait rencontré personnellement John Gotti avec Henry Hill, dans un restaurant Italien du Queens. John Gotti promit de fournir un entrepôt ou le butin pouvait être déposé en toute sécurité, mais aussi un véhicule de l’aéroport pour que les braqueurs puissent repartir sans éveiller les soupçons des policiers. L’argent récolté par John Gotti aurait été entièrement dépensé dans les hippodromes, l’ancien Parrain de la famille Gambino dépensant généralement des centaines de milliers de dollars dans les paris sportifs et n’aurait pas redistribué un seul dollar à la hiérarchie de la famille Gambino. John Gotti commençait à cette époque à être en froid avec le Parrain de la famille Gambino, Paul Castellano. Pendant le hold-up, Tommy DeSimone s'était caché le visage avec un masque de ski, qu'il enleva quelques secondes pour s’essuyer le front, ce qui permit à un des otages de faire un portrait robot assez détaillé à la police. Cet évènement rendit furieux James Burke et Paul Vario, mais les compétences de tueurs de Tommy DeSimone étaient trop importantes pour la famille Lucchese, par contre pour les personnes liées à ce braquage, leur présence n’était plus nécessaire.

James Burke n’admettait pas de partager son argent avec des individus qui l’auraient sans doute trahi par la suite. Donner de l’argent à des membres initiés de la Cosa Nostra qui géraient l’aéroport c’était normal, à Paul Vario aussi, mais aux autres non merci. Le premier à en subir les conséquences fut Parnell « Stacks » Edwards. Son boulot consistait à conduire la camionnette dans une décharge que détenait John Gotti. Au lieu de cela, Parnell Edwards, sans doute éméchait par une soirée bien arrosée, gara la voiture à côté d’une bouche d’égout dans une rue de Brooklyn, qui sera deux jours plus tard repérés par les policiers. Identifié grâce à ses empruntes laissées dans tout le véhicule, il n’y avait plus tellement d’options possibles pour l’ancien Associé de James Burke. Se faire attraper par les policiers, se faire tuer par la famille Lucchese ou collaborer avec la justice. Parnell Edwards se cacha dans un appartement à Ozone Park. Paul Vario lança un contrat contre ce dernier et promit à Thomas DeSimone, qui n’était pas tellement d’accord au départ pour commettre cet assassinat, qu’il deviendrait un membre à part entière de la Cosa Nostra et de la famille Lucchese. Face à cette future promotion, Thomas DeSimone se présenta avec Angelo Sepe, et tira à cinq reprises sur Parnell Edwards. Le contrat fut exécuté avec succès, Thomas DeSimone allait devenir un Affranchi.

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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE CONDAMNÉ À LA PRISON À PERPÉTUITÉ

30 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea
Steven Crea

Dix mois après avoir été reconnu coupable et près d’un mois après la condamnation de Christopher Londonio et Matthew Madonna, l’ancien Underboss de la famille Lucchese, Steven « Wonderboy » Crea, a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de Michael Meldish. Après un procès de plusieurs semaines, qui avait vu défiler des témoins du gouvernement plus ou moins convainquant, les procureurs fédéraux avaient réussi à convaincre un jury de la culpabilité des accusés dans cet assassinat. Pourtant la tâche était loin d’être simple. Lors de la préparation de ce procès, la juge fédérale avait averti les procureurs fédéraux à plusieurs reprises, remettant clairement en doute la sincérité des témoins du gouvernement, qu’elle jugeait peu crédible. Pourtant, loin de démontrer clairement la culpabilité des accusés dans l’assassinat de Michael Meldish, les procureurs fédéraux ont joué très fortement sur le passé criminel des prévenus, une stratégie gagnante qui se soldera par des lourdes condamnations. Steven Crea est le dernier accusé à passer devant un tribunal pour recevoir son verdict. Christopher Londonio et Matthew Madonna ont étaient au même endroit le mois dernier, et le verdict fut expéditif pour les deux mafieux qui n’ont eu guère de chance d’essayer de convaincre une dernier fois le magistrat. Après ce verdict, rien ne laisser présager une situation favorable pour l’ancien homme fort de la famille Lucchese. Pour les avocats de la défense, une condamnation à perpétuité était inéluctable, tout devait se jouer désormais sur l’amende prévue dans ce verdict. Les procureurs demandaient 1,34 millions de dollars, la défense quant-à elle essayait de sauver les meubles, mais la juge fédérale au lieu de statuer rapidement, voulait profiter de ce dernier moment pour faire passer un message aux membres de la Cosa Nostra. Cathy Seibel est loin d’être une novice dans ce genre de procès. Les membres de la Cosa Nostra, elle les connaît pas cœur et après avoir demandé aux deux parties de se mettre d’accord sur la montant de l’amende, qui au final sera d’un million de dollars, la juge fédérale mis fin à la carrière criminelle de Steven Crea en quelques minutes. Tout d’abord, elle le condamna à la prison à perpétuité pour l’assassinat de Michael Meldish, à dix ans pour avoir comploté dans un projet d’assassinat et surtout, elle condamna une nouvelle fois Steven Crea à la prison à perpétuité pour le délit « d’utilisation d’une arme à feux avec volonté d’entrainer la mort », un délit qui au général prévoit une peine maximale de cinq ans derrière les barreaux. Mais dans ce genre de situation, un juge fédéral à tous les droits et peut très bien augmenter la peine d’un accusé, en prenant en compte par exemple son passé criminel. 

 

A la base, les procureurs voulaient faire condamner Steven Crea d’avoir planifié le meurtre de trois individus liés à la Cosa Nostra, des accusations qui se solderont au final par un acquittement pour l’ancien Underboss de la famille Lucchese,

Joseph Datello
Joseph Datello

mais qui démontreront bien la stratégie opérée par le gouvernement fédéral pendant ce procès. Les témoins étaient défaillants, il fallait donc ternir l’image des accusés. Les procureurs fédéraux démarrèrent le procès, en déclarant que Steven Crea avait menacé de tuer au moins trois personnes : Carl Ulzheimer, Joseph Datelo et Sean Richard. Le premier est un Associé de la famille Bonanno. En 2012, les deux familles étaient en conflits sur certains sujets et la famille Bonanno pour impressionner un peu la famille Lucchese, avait effectué une descente dans un club social détenu par Steven Crea. A l’intérieur les esprits se sont vite échauffés, les langues aussi et Carl Alzheimer n’hésita pas, malgré son statut, de manquer de respect à Steven Crea. Dans la Cosa Nostra, manquer de respect à un membre intronisé, équivaut à une condamnation à mort et même si les mentalités ont bien changé, il y a des choses qui ne passent pas : « Je me souviendrai de votre visage » aurait déclaré Steven Crea à Carl Ulzheimer.  Selon les procureurs, Steven Crea demanda à son fils, le Capitaine, Steven Crea Jr, de s’en occuper, qui le sous-traita alors à un Soldat de son équipe Vincent Bruno, qui se déplaça au domicile de Carl Alzheimer pour l’assassiner, fort heureusement pour l’Associé de la famille Bonanno, celui-ci n’était pas présent. Quand le gouvernement fédéral lancera son opération contre la famille Lucchese, Vincent Bruno trouvera rapidement un accord de plaidoyer. Il plaidera coupable de complot, de racket et sera condamné à onze années derrière les barreaux. La deuxième personne est Joseph Datello, un Soldat de la famille Lucchese et un proche de Steven Crea. Comme pour Vincent Bruno, Joseph Datello a lui aussi été inculpé et a rapidement accepté de plaider coupable de racket avant d’être condamné à quatorze ans de prison. Alors pourquoi Steven Crea aurait voulu tuer un membre de sa famille ?. Pour les procureurs fédéraux la raison est simple, Steven Crea était énervé de voir Joseph Datello ne pas rembourser ses dettes. En réalité, les procureurs n’avaient jamais entendu parler de cette histoire auparavant et c’est grâce seulement au témoignage de Robert Spinelli, un Associé de la famille Lucchese, qui n’a jamais été intronisé dans la Cosa Nostra en raison d’une déficience mentale, que le gouvernement fédéral a eu l’idée d’ajouter cette tentative de meurtre sur le dos de Steven Crea. Lors de sa collaboration, Robert Spinelli déclara que Joseph Datello et Sean Richard étaient des partenaires en affaire dans une entreprise de construction dans les années 1990. Mais en 1999, l’entreprise éprouvait des difficultés financières et pour aider son ami, Steven Crea aurait injecté près de deux cent mille dollars afin de renflouer les dettes. Après le témoignage de Robert Spinelli, les procureurs fédéraux ont eu la certitude que, près de vingt ans après avoir accordé un prêt à Joseph Datelo, Steven Crea aurait décidé de se venger. Lors du procès, la défense a très vite ironisé sur ce « contrat », en déclarant que leur client aurait mis « près de vingt ans » pour se rendre compte que Joseph Datelo n’avait pas rembourser une dette. 

 

Sean Richard avait la particularité d’être le beau fils de l’ancien Parrain de la famille DeCavalcante, Giovanni « The Eagle » Riggi. Dès l’été 1999, les agents fédéraux perquisitionnaient la maison et la société détenus par Sean Richard. Ce dernier voyant les soucis avec la justice arrivaient, sombra dans une forte dépression. En Automne 1999, la famille Lucchese inquiète surement de la tournure que prenait cette affaire, se réunit à deux reprises avec le beau-fils de Giovanni Riggi. La première réunion eut lieu dans un restaurant à Yonkers. Sean Richard était accompagné du Soldat Joseph Datello pour rencontrer Steven Crea. Ce dernier était à la tète du « Lucchese Construction Groupe», mais de part sa position Underboss, il transmettait aussi les ordres de Vittorio Amuso, Parrain de la famille Lucchese incarcéré à vie. Selon Sean Richard, Steven Crea était très en colère et pendant près d’une heure, il parla des rackets en cours entre les deux familles. Toujours selon ce dernier, l’ancien Underboss doutait visiblement de la « sincérité » du beau-fils de Giovanni Riggi. Une deuxième rencontre s’imposait. Toujours avec le Soldat Joseph Datello, mais cette fois-ci avec son Capitaine Dominic « Crazy Dom » TruscelloLa peur commençait à envahir Sean Richard. Lui qui se sentait tellement intouchable aupravant, commença à se poser des questions quand Joseph Datello lui demanda d’attendre devant le Tick Tock Diner dans le New-Jersey, stipulant qu’une camionnette allait venir le chercher. Sean Richard se demanda alors pourquoi les mafieux utilisaient une camionnette et non une voiture habituelle ? Pour cacher un corps ? Le tuer sans se faire voir ?, tant de questions sans réponse qui fit que Sean Richard s'arma pour aller à ce rendez-vous, chose qui est normalement strictement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. Le trajet sa passa sans violence, mais pendant la réunion, Dominic Truscello le fixa droit dans les yeux et lui demanda : « Vous avez des péchés à avouer ? ». Cette rencontre scella le destin de Sean Richard qui quelques jours plus tard décida de se livrer au FBI pour collaborer. 

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PROCÈS LUCCHESE : UN TÉMOIN DU GOUVERNEMENT REMERCIÉ PAR LES PROCUREURS

4 Août 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Londonio
Christopher Londonio

Après avoir effectué une offre qu’il ne pouvait pas refuser à Frank Pasqua III, la justice Américaine a remercié David Evangelista pour son témoignage envers des membres de la famille Lucchese, avec une peine de trente huit mois derrière les barreaux. A la base, ce dernier risquait près de vingt ans de prison pour braquage, mais le fait de se retrouver dans la même cellule que le Soldat, Christopher Londonio, a offert à David Evangelista une chance inespérée de pouvoir sortir plus rapidement de prison. Pourtant son témoignage n’a pas été décisif, pire encore, les jurés n’ont pas cru un seul mot de son histoire. En effet, David Evangelista s’était présenté à la barre des témoins pour raconter que Christopher Londonio avait tenté de s’évader du Métropolitan Center. Dans son récit, il expliqua comment le Soldat de la famille Lucchese était furieux de voir libérer sous caution Steven Crea et son fils, Steven Crea Jr, et aurait, avec l’aide de sa famille, organisé une évasion rocambolesque digne des meilleurs films d’évasion. Selon David Evangelista, Christopher Londonio avait entamé depuis plusieurs semaines des exercices physique lui permettant de perdre du poids et ainsi pouvoir passer à travers les barreaux, à moitié sciés grâce à du fil dentaire, plus facilement. A l’extérieur, le père de Christopher Londonio se serait occupé de la logistique, en trouvant des armes, une cachette pour son fils, mais à la dernière minute, Christopher Londonio aurait voulu changer le trajet d’origine pour « régler ses comptes ». Selon David Evangelista, le Soldat de la famille Lucchese a été très vexé de voir Matthew Madonna, lors des différentes audiences, saluait tout le monde dans la salle, même des agents fédéraux, tout le monde sauf la famille de Christopher Londonio, un manque de respect que le Soldat de la famille Lucchese qu'il ne voulait pas laisser passer. En sortant de prison, il aurait prévu d’aller sonner au domicile de Matthew Madonna et d’assassiner sa femme, mais c'est là que tout se gâte dans le témoignage de David Evangelista. Lors de la préparation du procès, le juge fédéral doutait un peu des paroles de ce dernier, ne comprenant pas comment un Soldat de la Cosa Nostra, pouvait autant se confier envers une personne qu’il connaissait seulement que depuis quelques semaines. De plus son témoignage sur la prétendu tentative d’évasion de Christopher Londonio, David Evangelista certifia que le Soldat de la famille Lucchese lui aurait avoué, la par même occasion, qu’il était impliqué dans l’assassinat de Michael Meldish. Lors du procès, les avocats de la défense ont très vite remis en cause les déclarations de David Evangelista, déclarant que ce dernier avait déjà essayé plusieurs fois par le passé, de balancer des prisonniers de son bloc cellulaire ou en donnant des informations sur des détenus affiliés à des organisations criminelles afin de pouvoir conclure un marché avec le gouvernement fédéral, sans succès. Sans succès, car les procureurs fédéraux connaissaient déjà la réputation de David Evangelista, considéré comme un toxicomane, dont sont témoignage aurait pu être très vite renversé par la défense lors d’un procès. Alors pourquoi l’avoir choisi dans un procès impliquant des membres de la famille Lucchese ?, car les procureurs fédéraux étaient partis dans une stratégie d’accumuler les témoins pour essayer de discréditer le plus possible les accusés pendant le procès.

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DES MEMBRES DE LA FAMILLE LUCCHESE CONDAMNÉS À LA PRISON À PERPÉTUITÉ

30 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

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Après avoir été reconnus coupables, en Novembre dernier, de l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish, le Soldat de la famille Lucchese, Christopher Londonio et son Associé Terrence Caldwell ainsi que l’ancien Acting Boss, Matthew Madonna ont comparu cette semaine, devant une cour fédérale. Sans surprise, les trois accusés ont été condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, ce qui n’a pas empêcher, Matthew Madonna, une nouvelle fois, de clamer son innocence : « Je suis innocent. Je n’ai absolument rien à voir avec la mort tragique de Michael Meldish. Je n’ai conspiré avec personne ». La prison, Matthew Madonna la connaît parfaitement. Condamné en 1976 à trente années dans un pénitencier fédéral pour trafic de drogue, Matthew Madonna était resté derrière les barreaux près de vingt ans et en avait profité pour refusé à plusieurs reprises et pendant sa détention, de venir témoigner devant un grand jury. A sa sortie de prison en 1995, il deviendra trois années plus tard un membre intronisé de la famille Lucchese, en récompense de son silence. Incarcéré depuis 2015 après une condamnation à cinq années de prison pour racket, Matthew Madonna s’était vu inculpé dans l’assassinat de Michael Meldish, en 2017, un ancien Associé. Selon les procureurs fédéraux, l’ancien Acting Boss de la famille Lucchese, se plaignait de plus en plus du comportement de Michael Meldish, qu’il accusait de partir en « roue libre », manquant de respect à plusieurs membres de la Cosa Nostra, une chose à ne jamais faire. De plus, Matthew Madonna était, selon des témoins, visiblement très énervé de voir Michael Meldish refusait obstinément de rembourser un prêt et ceux malgré plusieurs menaces. Le contrat de l’ancien leader du Purple Gang aurait été approuvé par Steven Crea, qui officiait à l’époque en tant qu’Underboss de la famille Lucchese et confié au Soldat, Christopher Londonio. Le 15 Avril 2013, en milieu de soirée, Christopher Londonio qui conduisait un véhicule qui ne sera jamais identifié et l’Associé Terrence Caldwell, ont suivi Michael Meldish et ont attendu patiemment que celui-ci sorte de sa voiture avant de l’assassiner de sang froid. Après avoir été reconnu coupable, Matthew Madonna avait effectué une demande de libération après avoir contracté le coronavirus en prison, ce qui força le bureau fédéral des prisons à le transférer dans un hôpital proche de sa détention. Pour Christopher Londonio, cette condamnation à perpétuité à un gout amer, surtout qu’il avait refusé une offre de plaidoyer émanant des procureurs de trente ans de prison avant le procès. Incarcéré au Métropolitan Center de New-York depuis 2017, Christopher Londonio avait été accusé, par un témoin du gouvernement, David Evangelista, d’avoir eu l’intention de s’échapper de prison, une inculpation qui lui avait valu le surnom de « The Veal Shank Rédemption » par les médias Américains. Cette accusation sera jugée sans fondement par les jurés et Christopher Londonio sera reconnu non-coupable.

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UN ANCIEN TÉMOIN DU GOUVERNEMENT LIBÉRÉ DE PRISON

26 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Meldish
Michael Meldish

Frank Pasqua III fut l’un des premiers témoins vedette du gouvernement fédéral, dans l’opération lancée contre des membres de la famille Lucchese en Mai 2017. Fils de James Pasqua Jr, un Soldat chez les Lucchese, Frank Pasqua III avait affirmé que son propre père était l’assassin de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Il est sympa le fiston, accusé son père pour éviter la prison, surtout que son témoignage fut jugé peu crédible. La pression exercée sur Frank Pasqua III fut tellement forte que ce dernier revint sur son témoignage, accusant cette fois-ci, le Soldat Christopher Londonio et son Associé, Terrence Caldwell, mais pour le gouvernement fédéral le mal était déjà fait. La défense s’est rapidement saisie des propos défaillants de Frank Pasqua III, l’accusant d’être, en plus d'un mythomane, un « junkie », qui battait sa femme et même sa propre mère devant ses enfants, une « ordure ». Frank Pasqua III devenant un boulet plus qu’autre chose pour le gouvernement fédéral, les procureurs décidèrent de l’écarter petit à petit de cette affaire et finir par l’incarcérer au Métropolitan Center, sous leur protection, en attendant son verdict, car Frank Pasqua était à la base inculpé dans plusieurs affaires. Mais lors de sa détention, Frank Pasqua fut surpris en train de trafiquer de la drogue, encore et toujours, une énième infraction, qui mis fin à la collaboration entre l’ancien Associé de la famille Lucchese et le gouvernement fédéral. Le procès Lucchese fut pour les procureurs fédéraux un réel succès et les les principaux accusés furent reconnus coupables de l’assassinat de Michael Meldish et d’une multitude de délits fédéraux tenant de la loi RICO. Frank Pasqua III quant-à lui, n’a pas eu son heure de gloire, venir témoigner à la barre des témoins. Incarcéré pendant tout le procès, il fallait quand même trouver une solution pour l’ancien Associé de la famille Lucchese, qui à quand même réussi à faire arrêter tout le beau monde grâce à son témoignage au début de cette affaire et même si ses propos étaient foireux. Si l’issue de ce procès avait été défavorable au gouvernement fédéral, il est fort probable que Frank Pasqua III végèterait, encore à l’heure actuelle, dans une prison fédérale, mais au vu des verdicts, les procureurs ont décidé de faire une fleur à leur premier témoin, en lui offrant moins de trois ans pour …. Racket, trafic de drogue et tentative de meurtre, une petite tape sur les doigts et encore. Trois ans, sans compter les mois d’incarcération qu’avait déjà effectués Frank Pasqua III, ce qui en fait au jour d’aujourd’hui, un homme libre. De retour dans le monde réel, Frank Pasqua III a pris contact avec des anciens individus affiliés de près ou de loin dans la Cosa Nostra, comme l’ancien Associé de la famille Bonanno, Gene Borrello  ou encore John Alite, qui donnent actuellement des multitudes d’interviews sur leur passé criminel. C’est sur l’une des émissions diffusées sur une radio locale que Gene Borrello retrouva Frank Pasqua III ou les deux compères se vantèrent d’avoir commis des crimes violents dans les rues de New-York et à l’intérieur des murs de la prison. Pour les avocats de la défense, qui ont défendu les accusés dans le procès Lucchese, les derniers témoignages de Frank Pasqua III sont une « honte ». Pour l’avocat de Christopher Londonio qui aurait pu accepter, avant le procès, une peine de trente années de prison, les paroles de Frank Pasqua III et Gene Borelli : « Envoient un message terrible. Vous coopérer avec le gouvernement fédéral, vous sortez de prison et vous vous vantez d’avoir commis des crimes sans qu’il y est aucune répercussion ». Pour un autre avocat, c’est la peine de trois ans pour Frank Pasqua III qui reste « hallucinante » : « Comment a t-il pu obtenir une si bonne affaire alors que pendant son accord, il a menti plusieurs fois et n’a jamais été présenté pendant le procès ».

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MICHAEL SPINELLI DE RETOUR DERRIÈRE LES BARREAUX ?

22 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Spinelli
Michael Spinelli

L’ancien Soldat « Baldy Mike » Spinelli n’aura goûté à la liberté que quelques semaines, avant que le juge fédéral ne décide de le remettre derrière les barreaux. Libérable en 2028, Michael Spinelli avait reçu une libération anticipée exceptionnelle en Mai dernier, en raison d’une part, d’un comportement irréprochable pendant ses vingt huit années derrière les barreaux, mais aussi d’un contexte inhabituel avec l’épidémie de coronavirus qui frappe actuellement les prisons fédérales aux quatre coins des Etats-Unis. Quand l’avocat de Michael Spinelli demanda une libération anticipée pour son client, les procureurs fédéraux avaient pris cette demande à la légère, au vu de la gravité des actes commis par le Soldat de la famille Lucchese, ils étaient certains que Michael Spinelli resterait en prison. En effet, essayer d’assassiner une femme n’ayant aucun lien supposé avec la Cosa Nostra, pour seul motif d’être la sœur d’un Capitaine récalcitrant au Lucchese, a valu de Michael Spinelli d’être un peu la honte des membres de la Cosa Nostra et la bête noire du gouvernement fédéral. Quand au mois de Mai, le juge, le même qui avait remis le verdict de culpabilité à Michael Spinelli vint huit années plus tôt , décida à la surprise générale de libérer le Soldat de la famille Lucchese, les procureurs fédéraux furent pris de court et décida immédiatement de faire appel de cette décision. Une réaction tardive de la part des procureurs, qui permit à Michael Spinelli de quitter le Texas pour retrouver sa sœur dans son appartement à New-York. Le problème désormais est qu’en pleine épidémie de coronavirus, les vols inter-états sont pour la plupart suspendus, alors pour les transferts de détenus fédéraux, c’est encore plus compliqué. Le juge fédéral en charge de ce dossier était d’accord, en attendant un appel, de remettre Michael Spinelli derrière les barreaux, mais avec l’obligation de lui trouver un lieu de détention proche de son nouveau domicile, à New-York. Une date de retour possible derrière les barreaux était même prévue le 03 Juillet dernier, sauf qu’entre-temps, Michael Spinelli, après une visite médicale de contrôle, fut testé positif au coronavirus, l’obligeant de se mettre en quatorzaine et de rester de ce fait, confiné à domicile pendant une durée indéterminée. Depuis son incarcération, Michael Spinelli a complètement renié son passé criminel et ses quelques années passées dans la Cosa Nostra. Devenu un professeur de Yoga respecté dans l’univers carcéral, sa demande de libération anticipée avait été approuvée par plusieurs membres du BOP (Bureau Fédéral des Prisons), louant son engagement quotidien envers les autres détenus, afin de les changer de « direction » et de leur transmettre un éventuel bien être pendant la détention. 

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DANS LA FAMILLE LUCCHESE JE DEMANDE LES FRÈRES CASTELLE

20 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Condamné l’année dernière à six années de prison pour racket et jeux illégaux, le Capitaine de la famille Lucchese, Eugene « Boopsie » Castelle avait été libéré le mois dernier et confiné à domicile en attendant son procès en appel. Cette décision assez surprenante de libérer un mafieux aussi influent qu’Eugene Castelle, avait été justifiée par un juge fédéral qui préconisait le maintien à domicile d’Eugène Castelle, afin que ce dernier, qui venait d’être hospitalisé pour une pneumonie, évite d’attraper le coronavirus très présent dans les prisons fédérales. Mais malheureusement pour le Capitaine de la famille Lucchese, après une quarantaine de quatorze jours respectée à domicile, Eugene Castelle a été testé positif au coronavirus, le juge fédéral a alors ordonné que les agents de probation, qui suivent Eugene Castelle pendant sa détention à l'extérieur des murs de la prison, soient testés eux aussi, afin d’éviter une propagation du virus à Staten-Island, lieu ou réside actuellement le Capitaine de la famille Lucchese. Quelques semaines plus tard, un nouveau test fut pratiqué sur Eugene Castelle et le résultat fut négatif, le Capitaine de la famille Lucchese était désormais guéri et l’installation du dispositif électronique à son domicile, jusque là reportée, fut alors établie par les agents de probation. Aujourd’hui en pleine forme, Eugene Castelle peut alors préparer sereinement, avec ses avocats, la date de son procès en appel n'a pas encore été fixée. Le frère d’Eugene Castelle, John « Big John » Castellucci Aka John Castelle, un Acting Capo dans la famille Lucchese, à quant-à lui moins de chance. Incarcéré lui aussi après avoir été condamné à près de trois ans de prison pour racket, sa demande de libération sous caution, pour raison médicale, a été, contrairement à son frère, rejetée par un juge fédéral. Le même magistrat a justifié sa décision par le fait que John Castellucci serait impliquait dans une arnaque orchestrée alors qu’il était incarcéré, même en détention, le mafieux continue à faire parler de lui. L’Acting Capo de la famille Lucchese a joué sur une petite faille du bureau des prisons, le BOP, qui permet à certains détenus de voir leur peine réduite d’au moins un an, s’ils suivent un programme contre les abus de drogue et d’alcool. Généralement ce programme est destiné aux personnes dépendantes, mais John Castellucci aurait soudoyé un personnel de la prison, toujours non identifié, afin de le faire rentrer dans ce programme et le cataloguait comme un « toxicomane », alors que John Castellucci ne souffre d’aucune dépendance particulière. Le juge fédéral en charge de cette affaire a demandé au directeur de la prison fédérale de Fort Dix dans l’État du New-Jersey, lieu ou est incarcéré actuellement John Castellucci, d’enquêter et de lui fournir un rapport complet sur cette arnaque. Si les faits sont avérés, la date de sortie de John Castellucci pourrait être repoussée de plusieurs mois.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE LIBÉRÉ DE PRISON APRÈS VINGT HUIT ANS DERRIÈRE LES BARREAUX

15 Mai 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Spinelli
Michael Spinelli

Après vingt huit années passées derrière les barreaux, le Soldat de la famille Lucchese, Michael « Baldy Mike » Spinelli va sortir de prison. C’est une décision assez surprenante qu’a pu rendre un juge fédéral de New-York, le même qui l’avait condamné vingt huit ans plus tôt. A cette époque, le magistrat avait fustigé le comportement de Michael Spinelli, déclarant un « acte d’une lâcheté impensable », stipulant que ce dernier avait « enfreint l’une des règles de la Cosa Nostra », en essayant de tuer une femme innocente. Pour essayer d’être intronisé dans la famille Lucchese, Michael Spinelli était prêt à tout et même d’accepter l’invraisemblable, assassiner la sœur de Peter Chiodo, un Capitaine soupçonné par Vittorio Amuso et Anthony Casso de collaborer, à tord, avec les autorités. Heureusement pour Patricia Capozzalo, cette équipe de bras cassée ne la blessera que très légèrement et malgré ce contrat raté, Michael Spinelli sera intronisé par la suite dans les toilettes du Métropolitan Center, une initiation à la hauteur de son statut, un personnage méprisant. Mais après avoir vadrouillé dans diverses prisons fédérales Michael Spinelli a changé, il a tourné le dos à sa vie dans la Cosa Nostra et s’est reconverti comme un professeur de yoga respecté, aidant les prisonniers fédéraux dans leur quête de rédemption. Mais ce changement d’attitude vaut-il une libération anticipée pour un crime aussi infamant ? pour le juge fédéral, la réponse est oui. La libération du Soldat de la famille Lucchese est possible en raison des efforts fournis par Michael Spinelli pour essayer de se faire pardonner auprès des autorités, mais aussi avec les risques actuels liés au Coronavirus. Actuellement et encore plus dans l’État de New-York, les demandes de libération sous caution de membres de la Cosa Nostra se multiplient et celle effectuée par Michael Spinelli ne laisse rien au hasard et pourtant. Pourtant, lors de son procès pour meurtre, le Soldat de la famille Lucchese avait été défendu par un avocat commis d’office, qui ne portait aucun espoir sur une éventuelle rédemption de son client après sa condamnation. Mais malgré l’incarcération, l’avocat resta en contact avec le Soldat de la famille Lucchese et s’aperçu, au fil des années, que Michael Spinelli avait changé, un changement radical qui finira par se traduire par un respect mutuel entre les deux hommes. Selon son avocat, Michael Spinelli est loin d’avoir l’état d’esprit des criminels qu’il peut défendre habituellement, des membres de la Cosa Nostra, mais aussi des criminels à « cols blancs », qui ont tendance à se moquer des autorités fédérales, pour lui, Michael Spinelli a définitivement tourné la page de son passé criminel : « Michael Spinelli n’a jamais dit du mal aux personnels de la prison, ni aux agents du FBI ou même les procureurs qui ont enquêté sur lui » déclara son avocat. Alors comment Michael Spinelli a pu être un personnage aussi détestable pendant son parcours dans la famille Lucchese et être considéré comme un personnage référent dans le milieu carcéral ?. Pour l’avocat de la défense, il faut comparer le comportement actuel de son client avec celui de Frank Gioia Jr, un ancien Soldat de la famille Lucchese qui avait témoigné dans le procès de Baldy Mike. Après avoir aidé le gouvernement, Frank Gioia Jr avait vu sa peine commuée et il fut intégrée avec sa famille en Arizona, sous une nouvelle identité. Sous le programme de protection des mois, Frank Gioia aura extorqué pendant des années des chefs d’entreprise et sera arrêté par les autorités fédérales. Michael Spinelli est désormais loin de tout cela et selon son avocat et après pratiquement trente années derrière les barreaux, son client est devenu « un vieil homme », qui voudrait aider la communauté à l’extérieur des murs de la prison.

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