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NICHOLAS SANTORA ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE BONANNO VIENT DE DÉCÉDER

28 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

A une époque, le Capitaine de la famille Bonanno, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora était un mafieux dans le milieu sur « qui on pouvait compter ». Intronisé au milieu des années 1970, il fut placé dans un équipage historique de la famille Bonanno, celui de Dominick « Sonny Black » Napolitano. Mais après l’opération Donnie Brasco, Nicholas Santora qui venait d’être nommé Capitaine, fut rapidement mis en accusation avec la plupart des membres de l’équipage de Dominick Napolitano. Inculpé de racket, de trafic de drogue et jeux illégaux, Nicholas Santora sera condamné à une peine maximale de dix années de prison dans un pénitencier fédéral, le mafieux accepta sa peine sans broncher, il savait que dès sa sortie, sa position au sein des Bonanna serait renforcée. Libéré au début des années 1990, Nicholas Santora reprit son rôle de Capitaine, et avec l’aide d’Anthony « Fat Tony » Rabito, un autre Capitaine de la famille Bonanno, développa certains rackets dans les secteurs de Brooklyn et du Queens. Au début des années 2000 et après la défection de Joseph Massino, la famille Bonnanno était en pleine implosion. Anthony Rabito et Nicholas Santora qui évitèrent à eux deux la plupart des inculpations, furent nommés respectivement Consigliere et Underboss. Mais la vie d’un Underboss de la Cosa Nostra n’est pas toujours aussi facile. On pourrait croire, qu’au vu sa position au sein des Bonanno, Nicholas Santora gagnait énormément d’argent, en prenant un pourcentage des bénéfices venant des différentes équipes basées sur le terrain, mais curieusement Nicholas Santora a toujours vécu dans une certaine pauvreté. Empruntant beaucoup d’argent, l’Underboss de la famille Bonanno avait pris l’habitude ne jamais rembourser ses dettes. De plus, n’ayant pas un

Nicholas Santora
Nicholas Santora

sous en poche, Nicholas Santora s’habillait avec des costumes bon marché, des pantalons deux fois trop court, ou portait à son poignet une montre pour enfant. Par la suite, Nicholas Santora fut rétrogradé et devint de nouveau un Capitaine, placé dans ses anciens secteurs. Malgré le fait que Nicholas Santora fut relativement épargné après la désertion de plusieurs membres de la famille Bonanno, dont son Parrain, Joseph Massino, Nicholas Santora à partir du milieu des années 2000 enchaina une série d’inculpations, qui l’amèneront à plusieurs séjours en prison, plus ou moins long. Mais en 2013, Nicholas Santora qui purgeait une peine de vingt quatre mois de prison pour extorsion de fond, fut de nouveau inculpé pour charges fédérales tenant de la loi RICO. Ces arrestations avaient mis en évidence la difficulté pour Nicholas Santora de gérer son équipe composée selon lui de « clowns ». Des enregistrements dévoilés lors des différentes comparutions des accusés dans un tribunal fédéral, ont dévoilé que Nicholas Santora passait son temps à recadrer un Soldat dénommé Vito Badamo, qui faisait déjà office d’Acting Capo et lui demandait de racketter les commerçant du San Gennaro, la fête annuelle Italienne, se déroulant dans la Little Italy de Manhattan. Incarcéré, Nicholas Santora fut fidèle à lui même, refusant la moindre proposition venant des procureurs fédéraux, quelques mois plus tard, le procès sera finalement annulé faute un accord unanime de la part des jurés. La plupart des inculpés dans cette affaire seront alors libérés sous caution, en attendant un prochain procès qui n’a toujours pas été fixé, sauf deux personnes, Anthony « Skinny » Santoro, un Soldat et Nicholas Santora, qui virent leur demande de caution rejetée, en raison de leur dangerosité. Avec l’aide de ses avocats, Nicholas Santora fit appel et demanda à la cour suprême de statuer sur une possible de libération sous cautions pour un motif non négligeable, les divers problèmes de santé dont souffraient le mafieux à cette époque. Problème de tension, Nicholas Santora souffrirait aussi de vertige, qui aurait entrainé des lésions cérébrales en raison des différentes chutes effectuées pendant son incarcération, une expertise qui sera contredit par le médecin de la prison lors d’une autre audience de libération. Lors de cette même audience, la  fille de Nicholas Santora avait témoigné stipulant que son père, qui était incarcéré à cette époque dans la prison de Rikers Island était tombé « plus d’une douzaine de fois. Je l’ai regardé se détérioré littéralement ». Finalement, le Capitaine de la famille Bonanno sera libéré sous caution en 2016. Mais depuis sa sortie, Nicholas Santora aurait été dans l’impossibilité de communiquer, entrainant son hospitalisation. Alors qu’un procès était intenté contre les services pénitenciers de l’État de New-York pour mauvais traitement, Nicholas Santora décèdera finalement cette semaine, en dehors du système carcéral Américain.

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AVANT L'INCARCÉRATION DE JOSEPH MERLINO LA FAMILLE DE PHILADELPHIE SÉCURISE SA HIÉRARCHIE

27 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Francis Iannarella
Francis Iannarella

Suite à la récente condamnation de Joseph Merlino à deux années de prison, le Parrain de la famille de Philadelphie a commencé à entamer la restructuration de son organisation criminelle. Les jours précédents sa condamnation dans l’opération East Coast, Joseph Merlino a été vu en train d’assister à des réunions avec plusieurs membres de la famille de Philadelphie. Des sitdowns avec des Capitaines expérimentés, proche du Parrain, dans un seul objectif, réorganiser la hiérarchie mafieuse et éviter qu’une autre équipe rivale, appartenant à Joseph « Joe Punge » Pungitore et les frères Narducci ne profitent de l’occasion pour prendre le pouvoir. Ces réunions incessantes ont fait émerger un ancien proche de Nicodemo Scarfo Sr, un gangster de la vieille école, Francis Iannarella. Selon les agents fédéraux, ce dernier qui a toujours eu une grosse réputation de tueur à gages, est un mafieux très respecté, mais aussi « un criminel endurci et enclin à la violence ». En 1987, le Capitaine de la famille de Philadelphie, fut condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de Frank D’Alfonso, un ancien Associé, un proche d’Angelo « The Gentle Don » Bruno, qui refusait de payer l’impôt de rue imposé par Nicodemo Scarfo Sr après sa prise de fonction. En plus d’avoir été condamné pour meurtre, Francis Iannarella avait reçu quarante cinq années de prison supplémentaires pour racket. La possibilité pour ce dernier de redevenir un jour un homme libre était désormais terminée. Mais en 1992, la cour suprême de Philadelphie disculpa formellement Francis Iannarella du meurtre de Frank D’Alfonso et ce fait, lui donnait une chance de pouvoir être libéré de prison en Février 2016. Pendant ces trente années d’incarcération, Francis Iannarella a toujours respecté son serment d’intronisation dans la Cosa Nostra, un profil qui intéressa alors fortement Joseph Merlino. Mais à sa sortie d’une prison fédérale en 2016, Francis Iannarella fut contraint pendant deux années, à des restrictions sur sa liberté surveillée très strictes. Interdiction de côtoyer des membres de la Cosa Nostra, des heures de sortie contrôlées et réglementées et une obligation de rendre des comptes chaque semaine à son agent de probation. Depuis quelques semaines, Francis Iannarella est de nouveau devenu un homme libre, affranchi de tout contrainte sur sa liberté surveillée et peut désormais se déplacer ou il veut et fréquenter qui il veut. Désormais âgé de soixante dix ans, Francis Iannarella sait pertinemment que toutes ces années d’incarcération en font un membre à part entière de la famille, prêt à supporter de nouvelles responsabilités. Les rapprochements entre Joseph Merlino et Francis Iannarella se font effectués dès sa sortie de prison, par membres interposés, des messagers, qui laissaient supposer que l’ancien homme fort de Nicodemo Scarfo Sr, était prêt à retourner aux affaires. Quelques jours avant sa condamnation, Joseph Merlino avait fêté son anniversaire à Philadelphie. Cette évènement fut l’occasion pour le Parrain de la famille de Philadelphie, de montrer sa « toute puissance », en invitant plusieurs membres de sa garde rapprochée, dont Francis Iannarella, mais aussi des membres des cinq familles New-Yorkaises et de Boston. Les rapprochements entre les deux hommes furent encore plus persistants quand les agents fédéraux ont eu la certitude que désormais, Francis Iannarella continuerait à gérer son équipe dans le Sud de Philadelphie, mais serait aussi le « messager » entre les membres sur le terrain et la hiérarchie mafieuse. Cette technique, déjà utilisée chez les Gambino, n’a qu’un seul but, protéger le plus possible l’organe directive de la famille mafieuse, pour qu’elle soit moins exposée au pression du gouvernement fédéral. De part son expérience passée avec Nicodemo Scarfo Sr, ou il était déjà à cette époque un Capitaine très en vue et sa faculté à garder « la bouche fermée » même pendant toutes ces années d'incarcération, Francis Iannarella aura un rôle majeur dans cette famille encore très enclin à des luttes internes. Protéger sa hiérarchie, mais aussi jouer le rôle de conciliateur avec les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, dont il appartenait avec les frères Narducci.

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SUITE À L'OPÉRATION EAST COAST JOSEPH MERLINO CONDAMNÉ

20 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Joseph Merlino est sorti d’un tribunal fédéral New-York avec la tête des mauvais jours, avec un gout d’amertume assez prononcé, qu’il n’arrive sans doute toujours pas à digérer. Le Parrain de la famille de Philadelphie pensait qu’un accord de plaidoyer, une première dans sa longue carrière criminelle, allait enfin clore cette opération East Coast qui dure déjà depuis près de deux ans. Des mois et des mois de procédure, un procès fédéral qui s’est terminé par une annulation, pour terminer avec un accord assez avantageux avec les procureurs fédéraux, purgeait une peine de dix mois de prison pour un délit mineur, le jeu illégal. Mais dans un procès fédéral, seul le juge est maitre de ses décisions et peut suivre les décisions des procureurs ou augmenter la peine de prison s’il le juge nécessaire. Les journalistes attendaient en masse devant le tribunal et quand ils ont vu Joseph Merlino sortir, cigarette à la main avec comme seule réponse : « Donald Trump avait raison quand il déclarait que les informateurs devaient être interdit », les journalistes comprirent tout de suite que Joseph Merlino n’avait pas du tout apprécié le verdict prononcé quelques minutes auparavant. Lors de cette audience, l’avocat de Joseph Merlino, Edwin Jacobs, avait opté pour la même stratégie que lors du dernier procès, des criminels mythomanes, qui racontent des histoires farfelues pour sortir de prison et obtenir la clémence d’un jury populaire. Tout en continuant à argumenter, Edwin Jacobs demanda que son client soit autorisé à purger la moitié de sa peine en résidence surveillée et que pour les cinq mois restants, le juge devait prendre en compte les quatre mois passés en détention par son client en 2014, quand un juge fédéral avait révoqué sa libération conditionnelle de Joseph Merlino. Le juge Richard Sullivan, connu pour être l’un des juges les plus sévères de New-York, ne broncha pas et après avoir entendu les deux parties, condamna Joseph Merlino à une peine maximale de vingt quatre mois dans une prison fédérale, avec l’obligation de se présenter dans le pénitencier défini par le Bureau Fédéral des Prisons dans les quarante cinq jours. Pour justifier de cette décision, le juge fédéral stipula que malgré le fait que rien « ne démontrait » que Joseph Merlino était l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, ce dernier était « très heureux d’assumer un rôle dans lequel » Joseph Merlino, « prenez les hommages de certaines personnes ». Terminant son argumentation, le juge fédéral, Richard Sullivan déclara que Joseph Merlino, depuis la Floride, gardait des relations avec le crime organisé par le biais de son restaurant Merlino’s, qui ferma quelques mois plus tard. A l’énoncé du verdict, l’un des membres de la famille de Joseph Merlino commença à critiquer la décision du juge, qui le sermonna rapidement.

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LA COSA NOSTRA : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX - PARTIE 2

17 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Gene Gotti
Gene Gotti

Les Gotti qui ont régné en maitre pendant des années, ont perdu de leur splendeur. Alors oui et certainement, le frère de John Gotti, Peter, incarcéré après une condamnation pour racket et libérable en 2032, aurait gardé le titre de Parrain, mais actuellement âgé de soixante dix huit ans, il est fort à parier que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Dans la famille Gotti, il y aussi Gene, qui vient d’être libéré d’une prison fédérale après avoir passé près de vingt neuf ans derrière les barreaux pour trafic de drogue. Frank Cali, qui a toujours voulu tourner définitivement la page de l’ère de Gotti, sera obligé de prendre en compte le statut assez privilégié de Gene Gotti dans la famille Gambino, qui pendant toute ces années derrière les barreaux, aura respecté jusqu’au bout, son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. La prison, Frank Cali l’a connaît aussi. De nature plus discrète, il n’aura passé que dix huit mois en prison, après avoir plaidé coupable d’extorsion, une condamnation découlant de l’opération East Coast. Nous étions en 2008 et à cette époque, l'affaire East Coast avait fait trembler les familles New-Yorkaise et par la même occasion avait confirmé les ramifications très avancées entre la famille Gambino et Cosa Nostra en Sicile : « La famille Gambino fonctionne encore très bien » déclara l’agent du NYPD : « Jeux de hasard, vente frauduleuse de médicaments, usure, racket, contrôle des syndicats liés à la constructions et pleins d’autres délits. La seule chose que la famille Gambino ne veut surtout pas, c’est de retourner dans les journaux ou à la télévision » déclara ce même agent. Les Gambino veulent s’inspirer d’une autre famille New-Yorkaise, surnommée la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Cette organisation criminelle extrêmement cloisonnée se livrent aux mêmes activités que les Gambino, mais dans cette famille, il est très fréquent que les propres Soldats ne sachent même pas le nom complet du Capitaine avec qui ils travaillent et n’aurait aucune relation avec la direction. Le but est simple, sécurisé encore plus le circuit d’information, empêchant la hiérarchie d’être mise en difficulté. Mais rester prudent ne suffit cependant toujours pas. En Janvier dernier, les procureurs fédéraux ont arrêté l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph « Joe C » Cammarano Jr et l’ont inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le complot d’assassinat, l’extorsion, le trafic de drogue ou encore le prêt usuraire. Le mafieux âgé de cinquante huit ans vient d’une famille entièrement dévouée à la Cosa Nostra.  Son père, Joseph Cammarano

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Sr, était un membre haut placé de la famille Bonanno et décèdera d’une crise cardiaque à l’âge de soixante dix sept ans, alors qu’il purgeait une peine de dix années de prison dans l’établissement fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Dans l’un des derniers enregistrements dévoilés par les autorités fédérales, James Cammarano Sr avait demandé à un Capitaine, James Tartaglione, qui collaborait avec le FBI : « d’assassiner les rats et les familles des informateurs ». James Cammarano Jr avait essayé de reprendre les reines de la famille Bonanno, avec l’appui du Parrain Michael Mancuso, qui vient d’intégrer une maison de transition, mais cette prise de pouvoir n’aura duré que trois ans. Selon certains témoignages, la plupart des membres de la famille Bonanno sont encore marqués de l’opération Donnie Brasco et James Cammarano Jr, n’avait qu’une crainte, se faire enregistrer. La famille Lucchese à elle aussi était touchée en Mai dernier, lorsque l’actuel Acting Boss, Steven « WonderBoy » Crea a été inculpé de racket et de meurtre, aux cotés de près de dix sept membres et Associés, dont son fils, le Capitaine, Steven Crea Jr. Aujourd’hui, à New-York, comme dans d’autres États Américains, il est de plus en plus difficile d’obtenir un prêt à la banque, pour acheter une maison, ou tout simplement créer son entreprise. Les règles sont strictes et à moins d’avoir un certain portefeuille, les banques ne donnent plus de l’argent aussi facilement, une aubaine pour les mafieux de la Cosa Nostra, qui font du prêt usuraire, une grosse rentrée d’argent non négligeable. Les jeux et les paris sportifs ont aussi gagné du terrain. L’arrivé d’internet et des nouvelles technologies, ont demandé aux mafieux de se lancer dans les nouvelles technologies. Les joueurs désertent de plus en plus les tripots clandestins et préfèrent miser sur des sites frauduleux ou les côtes proposées, sont beaucoup plus avantageux. A New-York, on a coutume de dire, que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». A une époque pas si lointaine, les règles d’intronisation dans la Cosa Nostra étaient strictes. Le futur membre intronisé devait être de parent Italien, par le père et par la mère, mais aussi avoir eu l’obligation de faire ses « preuves », de tuer pour la famille. Aujourd’hui, les nouveaux membres n’ont pas le même calibre qu’à l’âge d’or de la Cosa Nostra et quand une famille est décimée par les

arrestations, elle ré-intronise à tour de bras, comme chez les Colombo : « Récemment ils ont initié près de six membres, sans en parler aux autres familles », déclara l’agent du NYPD. Pour se sécuriser encore plus, les familles mafieuses ont délaissé les quartiers populaires de Little Italy à Manhattan, ou de Bensonhurst à Brooklyn. Les mafieux ne vivent plus là et s’écartent le plus possible de leur business  Alors oui, il est certains que les membres de la Cosa Nostra ont toujours une part des bénéfices dans certains restaurants longeant la Little Italy, mais désormais le business se fait ailleurs. Désormais, les familles de la Cosa Nostra, sont aujourd’hui d’accord sur une seule chose, le meurtre est mauvais pour le business. Auparavant, les repentis qui témoignaient contre de membres de la Cosa Nostra se cachaient, craignant chaque jour pour leur vie, aujourd’hui, ils se montrent ouvertement dans médias. De Chris Paciello, un ancien Associé de la famille Bonanno et des Gambino, qui vient d’ouvrir une discothèque à Miami, de Salvatore Gravano, qui sortit de prison, continue par moment, à signer son livre autobiographique Underboss, les anciens collaborateurs sont désormais libre comme l’air. 

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LA COSA NOSTRA : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX - PARTIE 1

14 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Il y a trente trois ans, à Manhattan, quelques jours avant Noël. Les rues étaient bondées, les passants profitaient des derniers instants avant les fêtes pour effectuer leurs derniers achats. Paul « Big Paulie » Castellano, quant-à lui, arrivait avec son chauffeur est garde du corps, Thomas Blotti, pour une ultime réunion dite de « conciliation ». Le but de ce diner était simple, éviter un bain de sang qui pourrait être néfaste au business , dans une famille en proie à une rébellion interne provenant d’un Capitaine assez ambitieux, John Gotti. Alors que le Parrain de la famille Gambino arrivait devant le Sparks Steak House, lieu très apprécié des hommes d’affaires New-Yorkais, l’équipe Gotti était prête à agir, elle était prête à tourner définitivement une nouvelle page dans l’histoire de la Cosa Nostra. La suite vous la connaissez, mais elle entrainera dans les années qui suivent une série de poursuites contre les les cinq familles de New-York, changeant radicalement son image d’organisation secrète. Aujourd’hui, les familles New-Yorkaise sont revenues aux fondamentaux : Le silence, la discrétion et encore et toujours le buisiness. Fini les apparitions dans les médias Américains ou sur les couvertures spécialisées dans la presse people. Terminer les réunions hebdomadaires avec les Capitaines et les Soldats, dans des clubs sociaux bourrés de micros. Désormais, les hiérarchies mafieuses ont décidé de se terrer dans l’ombre, pour se reconstruire et prospérer de nouveau, mais désormais sous le radar du gouvernement fédéral. Plus de fusillade dans les rues de New-York, plus de guerre entre faction. Au lieu de cela, les actuelles directions de la Cosa Nostra ont donné des consignes très strictes à leurs équipes : Garder la tête basse et rapporter de l’argent dans les business classiques de la mafia : le racket, le prêt usuraire, les jeux illégaux, le contrôle des syndicats, mais aussi le trafic de drogue. A une époque pas si lointaine, dans certains quartiers de New-York contrôlés par les familles de la Cosa Nostra, les personnes faisaient la queue dehors pour accéder à des tripots clandestins. Désormais, les paris sportifs se font depuis internet, sur des sites frauduleux où l’argent est directement versé sur des comptes offshores, laissant le traçage difficile à suivre pour les autorités fédérales. Les familles de la Cosa Nostra acculées dans les années 1980, ont profité des attentats terroristes de New-York en 2001 et du rapatriement de la plupart des agents fédéraux qui étaient chargés de la surveillance de familles mafieuses, pour être désormais affectés au terrorisme international, pour se renforcer, se restructurer. Aujourd’hui, les réunions de la Commission sont rares voire inexistantes. Auparavant, l’intronisation des nouveaux membres de la Cosa Nostra devaient avoir eu l’aval des autres familles, désormais, ces dernières fonctionnent de manière beaucoup plus indépendantes. Les hiérarchies mafieuses ne veulent plus s’exposer, elles veulent se sécuriser le plus possible et certaines familles, comme les Gambino, ont établi un panel de protection de trois Capitaines

expérimentés, pour relayer les messages entre les membres de la famille et la direction : « Tout le monde est susceptible d’être un rat » déclara un agent du NYPD qui continue à surveiller les affaires de la Cosa Nostra : « Vous ne pouvez plus faire confiance à personne ». Les Capitaines et les Soldats évitent de se réunir en groupe, afin d’être moins vulnérables aux écoutes téléphoniques ou à la photo surveillance. On va prendre l’exemple de la famille Gambino. Cette organisation criminelle a radicalement changé sa stratégie. L’un des personnages les plus importants de cette famille se dénomme Francesco « Franky Boy » Cali, un gangster d’origine Sicilienne, qui est l’exact opposé de John Gotti : « C’est simple, ne ne le voit jamais », déclara ce même agent. Âgé de cinquante trois ans, vivant à Staten-Island avec sa famille, il entretient des liens très étroits avec certains membres influents de Cosa Nostra en Sicile, dont les Inzerillo. La famille Inzerillo, grande perdante de la guerre qui les opposait à l’époque au clan Corléonais dans les années 1970, avait contraint plusieurs de ses membres à s’exiler aux États-Unis pour éviter de se faire tuer. Salvatore Riina, qui était à cette époque le Capo di tutti capi de Cosa Nostra en Sicile était très clair sur ce clan mafieux : « D'eux, il ne doit rien rester, même pas leur semence ». Toujours bien vivante, la famille Inzerillo ont renforcé leur activité dans le trafic de drogue, l’héroïne en particulier, avec l’aide des Gambino et de Frank Cali. Ce dernier en a profité pour renforcer ses effectifs par des « zips », en référence aux mafieux d’origine Sicilienne, travaillant désormais pour les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Contrairement à John Gotti, qui adorait parler avec l’ensemble de ses proches collaborateurs dans des clubs sociaux, Frank Cali ne communique qu’avec une poignée de Capitaines, ce fameux panel mise en place par les Gambino pour protéger sa hiérarchie.

 

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UN MEMBRE DES BLOODS ARRÊTÉ POUR LE MEURTRE D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO

13 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Lorsque les agents fédéraux ont perquisitionné l’appartement d’un individu soupçonnait d’être lié à l’assassinat de Sylvester Zottola, près de quarante cinq mille dollars ont été retrouvés. Mais pour la grand-mère de l’individu en question, qui était domiciliée à la même adresse, tout cet argent n’a rien de frauduleux et pour cette dernière l’explication est assez simple, son petit-fils était serait gérant d’une entreprise de vente de tee-shirts en ligne. Mais pour les agents fédéraux, le motif de tout cet argent est assez simple à trouver, au vu du casier judiciaire de l’individu, il venait en effet d’arrêter un membre haut placé du gang Afro-Américain, les Bloods, Dashawn « Shell » Shelton. Inculpé de complot de meurtre et de possession illégale d’arme à feux, ce dernier a été immédiatement incarcéré au Métropolitan Center de New-York. Début Octobre, Sylvester Zottola avait été retrouvé à l’intérieur de son véhicule, son corps criblé de balles, alors qu’il attendait une commande provenant d’un Mac Donald’s situé dans le Bronx. Rapidement, les enquêteurs avait fait le rapprochement avec une multitude d’évènements qui avait visé la famille Zottola depuis plusieurs mois. En Juin dernier, Sylvester Zottola avait dégainé son arme contre des individus qui l’avaient menacé devant son domicile. En Juillet, Salvatore Zottola, avait été la cible d’un individu masqué, qui l’avait criblé de balles à la sortie de son véhicule, heureusement sans gravité. Après l’assassinat de Sylvester Zottola, l’enqûete avait rapidement visé un individu non-identifié, qui avoua le meurtre du patriarche de la famille Zottola, mais aussi de la tentative de meurtre sur son propre fils quelques mois plus tôt. Inculpé de meurtre, il commença alors à collaborer avec les autorités fédérales et désigna rapidement Dashawn Shelton comme le cerveau de ce dossier. Le témoin du gouvernement décrivit avec des détails très précis, comment Sylvester Zottola avait été ciblé dès Novembre 2017, par des individus qui voulaient sa mort pour des motifs non encore connus à l’heure actuelle. En Novembre dernier, un homme masqué bloqua la voiture de Sylvester Zottola et le braqua avec une arme, avant que l’Associé de la famille Bonanno ne parvienne à s’enfuir indemne. Un mois plus tard, alors que Sylvester Zottola venait de rentrer dans son domicile familial, il fut poignardé à plusieurs reprises, au cou et à la poitrine par trois individus qui l’attendaient à l’intérieur. Pour ces deux agressions, l’Associé de la famille Bonanno garda le silence et ne relata en aucun cas ces évènements à la police locale. Le témoin du gouvernement signala aussi aux agents fédéraux que Bashawn Shelton lui avait fourni une clé et à un code d’authentification, lui permettant de rentrer dans la maison sans la moindre trace d’effraction. L’incident du mois de Juin, avait été relayé par les médias Américains, car Sylvester Zottola avait utilisé une arme à feux contre des individus armés qui rodaient devant chez lui. Pour cet événement, Sylvester Zottola avait été inculpé de possession illégale d’arme à feux et devait passer en jugement quelques jours après son assassinat. Entre Juin et Juillet, Sylvester Zottola vivait caché et la voiture de Dashawn Shelton avait été repérée à plusieurs reprises près du domicile de l’Associé de la famille Bonanno. Pour essayer de le faire sortir de sa cachette, le témoin du gouvernement déclara que le membre haut placé des Bloods, lui avait donné l’ordre de s’attaquer à son fils, Salvatore. Sylvester Zottola qui entretenait des liens assez étroits avec l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent Basciano, avait vu son influence fortement diminué après l’incarcération de ce dernier pour racket et plusieurs assassinats. Au début des années 2000 et avec l’aide de Vincent Basciano, Sylvester Zottola avait fait fortune dans les machines de jeux et poker et son ancien « quartier d’affaire » est désormais contrôlé par des organisations criminelles d’origine Russe et Albanaise. C'est sur cette nouvelle piste que les enquêteurs vont désormais s’atteler, en s’aidant des informations de leur témoin, qui déclarait que l’origine de cette affaire proviendrait d’une guerre de territoire entre Sylvester Zottola et des  criminels Albanais dans le contrôle des machines à jeux dans ce secteur.

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SYLVESTER ZOTTOLA A ÉTÉ ASSASSINÉ

6 Octobre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

La dernière fois que j’ai parlé des Zottola, j’avais terminé mon article sur la baisse significative de leur protection depuis l’incarcération de l’ancien Acting Boss, Vincent Basciano. En effet, malgré que le père et le fils soient deux Associés de la famille Bonanno, ces derniers temps, ce rang hiérarchique dans la Cosa Nostra n’est plus du tout un signe de sécurité, loin de là. Désormais les cinq familles ne règnent plus en maitre sur New-York, et se font grignoter du terrain par d’autres organisations criminelles, qui ne sont plus forcément impressionnées par les familles de la Cosa Nostra. Sylvester Zotolla, le patriarche de la famille, était poursuivi depuis des mois par un ou plusieurs individus qui voulaient sa mort. En Juin dernier, il avait déjà brandi une arme contre deux individus qui l’avaient menacé devant son domicile. Pourquoi ? pour quels motifs ?, la police et les agences gouvernementales n’ont jamais su pourquoi et Sylvester Zottola n’était pas le témoin idéal et refusa de parler aux enquêteurs. Un mois plus tard, ce fut son fils, Salvatore Zottola, qui fut pris en embuscade par un individu masqué, alors qu’il sortait lui aussi de son domicile. Miraculeusement, ce dernier s’en sorti avec des blessures grave certes, mais l’Associé de la famille Bonanno avait eu la vie sauve. Cette tentative de meurtre avait été filmée par les caméras du quartier, mais même si on peut apercevoir assez nettement l’individu qui se précipita vers Salvatore Zottola, les images, les appels à témoins lancés par la police et le témoignage de ce dernier, ne permirent pas d’établir un profil et d’arrêter le coupable. Le FBI et le NYPD craignait qu’un déferlement de violence allait arriver, d’un côté comme de l’autre, ils savaient pertinemment que cette affaire était loin d’être terminée, ils n'ont pas eu tort. En Juillet dernier, Sylvester Zottola, qui avait été inculpé de possession d’arme à feux, avait vu son procès reporté, suite à l’attaque orchestrée contre son fils, il était donc en liberté et encore beaucoup plus vulnérable. Cette semaine, alors que Sylverter Zottola passait une commande depuis son véhicule dans un McDonald's proche de chez lui, il fut abattu de plusieurs balles par un individu, qui prit la fuite instantanément dans une automobile de couleur grise. Cinq balles au total, une dans la tête et quatre dans le torse, cette fois-ci Sylvester Zottola n’eut pas le temps de se défendre ou de brandit son arme, comme en Juin dernier, il fut exécuté par des individus qui voulaient en finir avec lui. Cet assassinat, fut la conclusion sanglante d’un individu, qui dans les années 1990 jusqu’aux années 2000, avait fait fortune grâce aux machines de jeux et de pokers, avec à la bénédiction de Vincent Basciano. Sylvester Zottola devait comparaitre ce mardi, pour répondre d’une possession illégale d’arme à feux et risquait de séjourner quelques mois en prison. Après la tentative de meurtre manquée contre Salvatore Zottola, les enquêteurs n’avaient pas voulu faire le rapprochement sur l’altercation qu’avait eu son père un mois auparavant, désormais, il  ne fait plus aucun doute que les affaires sont liées. Mais la question que tout le monde se pose, est qui peut bien être derrière tout ça ?. Sylvester Zotolla était dans une semi-retraite, et le quartier ou il gérait autrefois ses machines à sous, est désormais contrôlé par les Russes et les Albanais, des organisations hiérarchisées, certes violentes, mais qui n’ont surtout pas envi d’une publicité pareille qui pourrait nuire à leur business, surtout sur la vidéo de la tentative de meurtre contre Salvatore Zottola, l’individu était masqué, mais il ne faisait aucun doute que celui-ci était noir de peau. Alors cela proviendrait t’il d’un gang ? une piste à explorer pour les enquêteurs, qui savent par expérience, que les gangs de rue sont généralement appelées par les familles de la Cosa Nostra pour faire le « sale boulot ».

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