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NOUVEAU REVERS JUDICIAIRE POUR FRANK LOCASCIO

6 Décembre 2020, 08:34am

Publié par Xav

Le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, vient de rejeter une demande de révision de procès à l’ancien Consilidere de la famille Bonanno. Depuis des années, Frank Locascio, essaye, avec l’aide de son avocate, une ancienne juge fédérale, par tous les moyens possibles, de faire sauter sa condamnation relative au meurtre de Louis DiBono. Reconnu coupable, Frank Locascio a toujours clamé son innocence, accusant le gouvernement fédéral d’avoir délibérément caché certaines preuves et d’avoir empêché certains témoins, dont Salvatore Gravano, de disculper Frank Locascio dans le meurtre de Louis DiBono. L’avocate de Frankie Loc, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de blanchir son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américains  en déclarant que Frank Locascio avait essayé de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono et c’est sur ce point précis que le juge fédéral Leo Glasser justifia sa décision, dans un rapport sans équivoque. Pour ce dernier, il est ironique d’entendre Frank Locascio considéré Salvatore Gravano comme son « sauveur » et jugé la « crédibilité » de ses propos, alors qu’il a été catalogué depuis des années, comme un « rat », un mythomane compulsif par les membres de la famille Gambino.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore Gravano affirme, à qui voudrait bien l’entendre, que Frank Locascio a toujours empêché John Gotti de lancer un contrat sur Louis DiBono. Sauf que pour le juge fédéral Leo Glasser, Salvatore Gravano n’était pas présent le 12 Décembre 1989, où dans un petit appartement au dessus du QG du Parrain de la famille Gambino, le Ravenite Social Club, John Gotti acta la mort de Louis DiBono : « Monsieur Gravano a été vilipendé pendant des années, dans les mots les plus durs, comme un menteur, un rat, un tueur de sang froid, mais il semblerai qu’aujourd’hui, la parole de Monsieur Gravano à un sens pour faire libérer un ancien ami de la mafia de prison » déclara le juge fédéral Leo Glasser. Le considérant comme « malhonnête », le juge fédéral Leo Glasser fustigea Salvatore Gravano en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Pour le magistrat, les écoutes avaient dévoilé formellement un John Gotti indiquant son attention d’assassiner Louis DiBono, pour lui avoir manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, avait prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : « Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre » déclara le juge Leo Glasser. L’avocate de Frank Locasciao, une ancienne juge fédérale à la retraite de Boston, Nancy Getner devrait faire appel. En attendant, Leo Glasser âgé de quatre vingt seize ans, a conclu son rapport par la petite phrase d’adieu de Frank Locascio, adressée aux membres du tribunal et aux jurés, le soir de sa condamnation, en 1992  : « Si il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays ».

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L'UNDERBOSS DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ARRÊTÉ ET INCARCÉRÉ

27 Novembre 2020, 17:24pm

Publié par Xav

Domenic Grande et Steven Mazzone
Domenic Grande et Steven Mazzone

Quelques jours après l’arrestation du Soldat Salvatore Mazzone, la direction de la famille de Philadelphie, que l’on pensait épargner par cette vague d’arrestations, fut une nouvelle fois fragilisée avec l’inculpation de Steven « Handsome Steve » Mazzone, considéré comme l’actuel Underboss de cette organisation. Nous en savons un peu plus sur cette affaire qui aurait duré près de cinq ans et sur cette opération menée par le FBI la semaine dernière au petit matin. Les différents individus sont accusés d’extorsion, de racket fédéral, de jeux illégaux, d’extorsion, mais aussi de trafic de drogue. Parmi les accusés figure aussi Domenic Grande, un Capitaine de la famille de Philadelphie. Baby Dom comme il est surnommé dans le milieu ou encore Mr.Hopkins, vient d’une famille affiliée à la Cosa Nostra, de plusieurs générations, dont la plupart ont été intronisés sous les commandements d’Angelo Bruno ou de Nicodemo Scarfo. Son père était à Salvatore « Wayne » Grande, un ancien membre intronisé et un tueur à gage, impliqué dans le meurtre de Salvatore Testa. Quelques années plus tard, il décidera de renier sa famille et de collaborer avec les autorités fédérales. L’ascension de Domenic Grande au sein de la famille de Philadelphie fut fulgurante. Proche de l’actuel Parrain, Joseph Merlino, il fut supervisé depuis son adolescence par Steven Mazzone, qu’il considère comme son neveu, même s’il n’y a aucun lien de parenté entre les deux hommes. De Soldat à Acting-Capo, Domenic Grande fut officiellement promu au rang de Capitaine ces derniers mois. Selon les autorités fédérales, Domenic Grande fut soupçonné dans plusieurs assassinats non élucidés et son nom serait très vite ressorti comme un suspect potentiel dans le meurtre de l’ancien Associé Gino DiPietro, même si au final, aucune inculpation ne sera lancée contre lui.

Phil Narducci et Domenic Grande
Phil Narducci et Domenic Grande

Depuis des mois, des rumeurs circulaient comme quoi Domenic Grande aurait repris le territoire d’Atlantic City au Capitaine Joseph Licata, jugé par Joseph Merlino, comme trop « tendre » avec les membres de son équipe, des rumeurs qui seront finalement confirmées suite à ces arrestations. Selon les procureurs fédéraux, la famille de Philadelphie aurait initié récemment plusieurs nouveaux membres dans l’organisation, la cérémonie, qui fut dirigée par Steven Mazzone, aurait eu lieu dans une résidence appartenant à un membre de la famille. Certains des nouveaux initiés ont automatiquement rejoint l’équipe de Domenic Grande et ont reçu l’ordre de s’impliquer dans une série de racket sur le territoire d’Atlantic City. Il ne faisait aucun doute que Steven Mazzone reste une personnalité influente au sen de la famille de Philadelphie. En 2001 déjà, lors d’un procès qui avait rassemblé Joseph Merlino, Steven Mazzone ou encore George Borgesi, les membres de la famille de Philadelphie avaient réussi à se faire acquitter dans plusieurs affaires de meurtre, mais seront finalement condamnés pour racket. Steven Mazzone purgera neuf ans et prouvera ainsi sa loyauté pour la Cosa Nostra. A ce jour, et alors que Joseph Merlino est en liberté conditionnelle à Boca Raton dans l’État de la Floride, Steven Mazzone et Domenic Grande sont incarcérés au Métropolitan Center de Philadelphie. Les procureurs fédéraux ont demandé au juge de les maintenir en détention jusqu’au début de leur procès.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ARRÊTÉ

22 Novembre 2020, 17:53pm

Publié par Xav

Cette semaine, des agents du FBI ont procédé à l’arrestation de cinq individus affiliés à la famille de Philadelphie, dont le Soldat, Salvatore « Sonny » Mazzone, frère de l’actuel Underboss, Steven « HandSome Steve » Mazzone. Parmi les personnes arrêtées, il y a justement l’ancien beau-père de Steven Mazzone, Joe Malone, qui selon les autorités, était par le passé le propriétaire d’un club social très prisé des membres de la famille de Philadelphie, le Malone’s on Ritnersurtout pendant les fêtes de noël. Alors malgré le fait que personne de la hiérarchie ne soit inculpé, ces interpellations surviennent au milieu d’une vague d’arrestations, qui avait commencé la semaine dernière avec l'inculpation de quatre personnes, toujours affiliés à la famille de Philadelphie, accusées de distribution de cocaïne. A ce jour, les autorités fédérales n’ont pas communiqué sur les charges retenues contre Salvatore Mazzone et ses Associés, mais cela pourrait aussi avoir un lien avec une ancienne affaire, liée à la famille de Philadelphie, l’assassinat de Gino DiPietro. En début de semaine, le FBI a publié de nouveau, des images de caméra de surveillance et offre une récompense de près de dix mille dollars pour l’identification d’un autre complice dans ce meurtre crapuleux. En Décembre 2012, Gino DiPietro, un associé de la famille de Philadelphie, est abattu de plusieurs balles dans le corps, par un individu portant un masque de ski et un sweat à capuche. Grâce à plusieurs témoins présents sur la scène de crime, un véhicule fut rapidement identifié qui mènera directement la police, trente minutes plus tard, vers le domicile du Soldat Anthony Nicodemo. Ce meurtre fut jugé comme l’« assassinat le plus stupide » orchestré par la Cosa Nostra depuis de nombreuses années. A l'intérieur du véhicule, les policiers retrouvèrent, en plus de ses empruntes, une arme qui venait de « servir », ainsi que les vêtements utilisés dans cet assassinat. Anthony Nicodemo plaidera coupable et sera condamné entre vingt cinq et trente années dans une prison d’État. Pendant des mois, les fédéraux se sont demandés si Anthony Nicodemo était vraiment seul ce jour là, si une deuxième personne n’était pas présente en tant que chauffeur. Anthony Nicodemo n’a jamais voulu coopéré avec les autorités et préfère respecter son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Incarcéré dans une prison d’État à Phoenix, Anthony Nicodemo pourrait prétendre à une demande de libération conditionnelle en 2038. Salvatore Mazzone est quant-à lui incarcéré au centre de détention fédéral de Philadelphie.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVE BASÉ À SPRINGFIELD LIBÉRÉ DE PRISON

14 Novembre 2020, 16:58pm

Publié par Xav

Ralph Santaniello,
Ralph Santaniello,

En Avril 2018, Ralph Santaniello, un Associé de la famille Genovese basé à Springfield dans l’État du Massachusetts, est condamné à près de cinq années de prison pour avoir extorqué Craig Morel, le propriétaire de Towing Unlimited, une entreprise de remorquage, spécialisée par la même occasion dans la ferraille. Craig Morel, avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales en 2013, après avoir été racketté à plusieurs reprises, par Ralph Santaniello, et son Associé Giovanni « Johnny Cal » Calabrese. Selon Craig Morel, les deux membres de la Cosa Nostra, l'auraient menacé de lui tirer dessus, s’il ne versait pas près de cinquante mille dollars hebdomadaires, en hommage à la famille Genovese. Pour faire passer le message, ce jour là, Ralph Santaniello lui avait frappé au visage. Craig Morel était un ancien policier, qui s’était fait licencier dans les années 1990 pour des problèmes de conduite. En devenant propriétaire de sa propre entreprise, il avait déjà eu l’habitude de se faire racketter par les membres de la famille Genovese, qui reste très influente dans cet État. A une époque Craig Morel, il donnait entre deux cent et cinq cent dollars à Adolfo « Big Al » Bruno, le Capitaine du secteur, mais après son assassinat en Novembre 2003, Craig Morel devenait de plus en plus retissant à donner une partie de ses bénéfices, surtout à des individus qu’il considérait comme « vicieux » et « violents ». En 2016, quand Ralph Santaniello et Francesco Depergola furent arrêtés, ces derniers décidèrent très rapidement de plaider coupable, les preuves étaient trop importantes pour essayer de convaincre un jury sur une eventuelle non-culpabilité. Ralph Santaniello est loin d’être un inconnu des autorités fédérales. Gravitant autour de l’équipe de Springfield depuis son adolescence, il travailla, grâce à l’aide de son père Amedeo Santaniello, très rapidement pour les mafieux du coin. Sa première inculpation date de 1993, après avoir été arrêté et inculpé de cambriolage, des accusations qui seront finalement par la suite abandonnées. Mais Ralph Santaniello est comme n’importe quel membre de la Cosa Nostra, doté tempérament violent. Il y a quelques années, il avait plaidé coupable d’avoir cassé une bouteille de bière sur un individu, même si l’Associé de la famille Genovese déclara aux autorités, n'avoir plus aucun souvenir de cet incident en raison d'une alcoolisation assez prononcée ce soir là. Après l’assassinat d’Adolpho Bruno en 2003, Ralph Santaniello, se rapprocha très rapidement se son remplaçant, Anthony Arillotta. Des enregistrements du FBI, effectués dans une maison ou les mafieux de la famille Genovese avaient pris leurs habitudes, avaient démontré que Ralph Santaniello était à la tête d’un énorme réseau de bookmakers, mais aussi, était très actif dans le prêt usuraire. Selon les agents fédéraux, les revenues illicites de l’Associé de la famille Genovese avoisinés les 500 000 mille dollars par mois.

Amedeo Santaniello
Amedeo Santaniello

Après la collaboration d’Anthony Arrillota, l’équipe de Springfield est gérée par Albert « The Animal » Calvanese et Ralph Santaniello serait devenu l’un de ses bras droits. Un an après son incarcération, Amedeo Santaniello, le père de Ralph Santaniello, fut photographié en 2017 avec Felix Tranghese un Soldat de la famille Genovese, qui témoignera au côté d’Anthony Arrillota dans plusieurs procès fédéraux. Cette photographie arriva très vite à la direction des Genovese, dont Arthur « Little Al » Nigro, ancien Acting Boss en exercice, qui même en étant incarcéré, demanda que les Santaniello soient définitivement « bannis » de la famille Genovese. Pour Ralph Santaniello, cette nouvelle fut un coup difficile à encaisser. Par chance pour ce dernier, il sera incarcéré par la suite dans la même prison fédérale d’Arthur Nigro et après moultes discussions, accepta de revenir sur sa décision, en lui promettant même son intronisation dans la Genovese une fois sa sortie de prison. Arthur Nigro décédera en prison en 2019, quant-à Ralph Santaniello, il est devenu une homme libre la semaine dernière, après avoir essayé pendant des semaines, d’obtenir une libération anticipée pendant la pandémie de coronavirus. Sa position actuelle reste incertaine, mais son père Amedeo Santaniello, serait devenu, à la grande surprise, l’un des conseillers d’Albert Calvanese.

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LES MEURTRES COMMIS PAR LA COSA NOSTRA CES VINGT DERNIERES ANNEES - PARTIE 1

31 Octobre 2020, 16:56pm

Publié par Xav

La Cosa Nostra Italo-Américaine tue moins qu'avant, cela est une certitude. Le système judiciaire Américain s'est beaucoup amélioré et avec l'arrivée de la loi RICO (Racketter Influenced and Corrupt Organizations) au début des années 1970, les mafieux, du bas jusqu'en haut de la pyramide, sont désormais exposés à des lourdes peines de prison. Aujourd'hui, les familles de la Cosa Nostra sont toujours actives, mais elle préfèrent désormais utilisaient la menace pour arriver à leurs fins. Alors même si elle tue moins, les familles de la Cosa Nostra ont toujours dans leur rang des membres prêts à exécuter un contrat. Depuis les attentats du 11 septembre 2001. Le FBI a compté une trentaine d'assassinats ou de tentative de meurtre lié à la Cosa Nostra. Voici un petit récapitulatif :

Octobre 2001 : Adam « Adam Silver » Minelli un associé de la famille de Philadelphie est assassiné de plusieurs balles dans le dos et dans la tête alors qu'il était assis dans sa Cadillac. Ce dernier trafiquait de la drogue pour le compte de la famille de Philadelphie. Billy Rinick, un ami d'Adam Finelli a été accusé du meurtre.

Anthony Chiaramonti
Anthony Chiaramonti

Novembre 2001 : Anthony « Tony The Hatch » Chiaramonti : un membre important de la Outfit de Chicago est assassiné devant le restaurant le Chicken & Pasta Brown. Ce jour là, Anthony Chiaramonti venait de quitter de sa BMW d'une valeur de près de 60 000 dollars, quand une camionnette blanche arriva à sa hauteur. Un individu sorti du véhicule et commença à avoir une vive explication avec Anthony Chiaramonti avant de lui tirer à plusieurs reprises dessus. Pour le FBI, cet assassinat fut sans nul doute relié aux tensions qui régnaient à cette époque dans la Outfit, qui depuis le décès de John « Johnny Apes » Monteleone de cause naturelle, la plupart de ses membres se bagarraient pour récupérer l'ensemble de ses rackets. Anthony Chiaramonti était considéré comme un vrai dur. Dans un enregistrement du FBI, il se vantait d'avoir poignardé une personne à coup de fourchette et d'avoir mis la tête, d'un individu qui lui devait de l'argent, sur une plaque chauffante. Le crime ne fut jamais résolu et personne ne fut inculpé dans cette affaire.
 

William D’Angelesco
William D’Angelesco

Décembre 2001 : Pete Devito, un associé de la famille Patriarca est abattu devant le Squire Lounge , une boite de striptease dont il était le propriétaire. Selon le FBI, l’auteur de ce crime serait le Soldat de la famille Patriarca, William « The Angel » D’Angelesco, un proche de Carmen DiNunzio, actuel Parrain. Inculpé de meurtre, William D’Angelesco sera finalement acquitté malgré lé témoignage à charge de deux de ses cousins pendant le procès.

 

 Raymond Martorano
 Raymond Martorano

Janvier 2002 : Raymond « Long John » Martorano un Soldat de la famille de Philadelphie, est abattu de plusieurs balles dans le corps alors qu'il circulait dans sa Lincoln. Raymond Martorano était un important distributeur de méthamphétamines avant sa condamnation à dix sept années de prison pour trafic de drogue en 1982. Incaréré dans la même prison que l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, Nicodemo « Nicky » Scaro, il se disputera avec ce dernier, quand il apprit que la plupart de ses rackets avaient été redistribués pendant son incarcération. A sa sortie de prison en 1999, Raymond Martorano décidera de changer de buisiness en se lançant dans les paris sportifs. En 2005, son fils, George « Cowboy George » Martorano est sorti de prison après avoir passé près de trente deux années derrière les barreaux pour trafic de drogue. Personne ne sera inculpé de ce meurtre.

Gennaro Bruno
Gennaro Bruno

Janvier 2002 :Un associé de la famille Gambino, Martin Bosshart, impliqué dans le trafic de pièces automobile et dans le trafic de drogue est assassiné dans le Queens de plusieurs balles dans le dos. Cette affaire sera résolue que treize ans plus tard ; avec l’arrestation d’un autre Associé, Gennaro « Jerry » Bruno, un proche de Martin Bosshart, qui pour éviter une peine de prison à perpétuité, décidera de plaider coupable et sera condamné à vingt et an de prison.

 

 

Avril 2002 :Un Associé de la famille Gambino, Darren D'Amico, sera assassiné devant le bar Caffe On The Green à Bayside dans le Queens. Selon le FBI, Darren D’Amico avait reçu quelques minutes plus tôt un coup de fil d’un individu lui demandant de sortir. Personne ne sera arrêté pour ce meurtre, mais le FBI déclarera par la suite que les caméras positionnés à proximité du bar, avaient été désactivités.

Giacomo Tocco
Giacomo Tocco

Août 2002 : UnAssocié de la famille de Détroit, Jérôme "Jerry The Blade" Bianchette, âgé de 31 ans est assassiné alors qu'il se trouvait sur un chantier de construction. Pris au milieu d’une querelle de taille entre le Parrain de la famille de Détroit à l’époque, Giacomo « Black Jack » Tocco et son Underboss, Anthony « Tony Z » Zerilli, Jérôme Bianchette fut assassiné deux semaines après l’incarcération d’Anthony Zerili, lui faisant ainsi passé le message que son règne au sein de la famille de Détroit était terminé. Une semaine avant ce meurtre, Jérôme Bianchette aurait été approché par Jack « Jackie The Kid » Giacalone, le sermonnant d’avoir menacé un restaurateur à la solde d’Anthony Zerilli qui lui devait de l’argent. Le 13 Août, le jour du meurtre, Jérôme Bianchette, qui assistait à un mariage, aurait reçu un appel le convoquant à une réunion sur un chantier de construction. Lors de son arrivée, il sera abattu. Personne n’a jamais été arrêté ou inculpé pour ce crime.

Adolfo Bruno
Adolfo Bruno

Novembre 2003 : Adolfo "Big Al" Bruno était un capitaine de la famille Genovese qui gérait les opérations de la famille mafieuse à Springfield dans le Massachusetts. Alors qu'il allait rentrer dans son véhicule, un individu appela Aldolfo Bruno par son nom de famille et lui tira dessus à plusieurs reprises. Arthur « Little Guy » Nigro et Anthony « Bingy » Arillota deux membres de la famille Genovese furent condamnés pour ce meurtre. Ce dernier décida de collaborer avec la justice pour éviter une peine de prison à perpétuité.

 

John Casasanto
John Casasanto

Novembre 2003 : En Novembre 2003, alors que John Casasanto sortait de son domicile, il fut touché à plusieurs reprises. Dans la famille de Philadelphie certaines personnes déclaraient que John Casasanto profitait de l’incarcération de Joseph Merlino pour avoir une liaison avec sa femme. Un soir, dans une boite de nuit huppée de Philadelphie, John Casasanto aurait attrapé les fesses de la femme de Joseph Merlino et hurla : « Vous pouvez dire à Joey qu’elle est à moi maintenant », John Casasanto venait de signer son arrêt de mort. A ce jour, cet assassinat ne fut jamais résolu, mais selon les autorités fédérales, le Soldat Damion Canalichio aurait été largement impliqué dans ce meurtre.

 

 

Albert Circelli
Albert Circelli

Décembre 2003 : En Décembre 2003, un Associé de la famille Genovese, Louis « Louis Bump » Barrone exécuta de sang froid, en plein service, le Soldat de la famille Lucchese, Albert Circelli. Alors qu'une femme chantait « O Sole Moi » le titre d'une célèbre chanson Napolitaine dans le restaurant, Albert Circelli en profita pour se moquer de la performance vocale de la jeune chanteuse « Oh mon Dieu, vous ne pouvez pas arrêter cette putain de chanteuse » déclara Albert Circelli. Ces propos mirent en colère Louis Barrone qui lui fit signe d'arrêter en mettant son doigt sur ses lèvres. Mais Albert Circelli n'était pas n'importe qui, il était un membre initié de la famille Lucchese et un associé de la Cosa Nostra ne doit pas parler de cette façon à un membre intronisé. Albert Circelli commença à s'avancer vers Louis Barrone et lui rétorqua « Je vais prendre ton doigt, je vais le briser et je vais te le foutre dans ton cul. Je m'en fous avec qui tu es, je vais m'occuper de toi ». Même s'il était âgé de 30 ans de plus que Albert Circelli, ce dernier déclara plus tard au policer qu'il avait eu « très peur » des menaces du soldat de la famille Lucchese. Alors que ce dernier s’apprêtait à partir, Louis Barrone pris sa veste, sortit son arme et commença à tirer sur Albert Circelli. Il tua ce dernier de plusieurs balles dans le corps en plein restaurant et dans la confusion, blessa légèrement plusieurs personnes. Les gens commencèrent à sortir, paniqués par ce qui venait de se passer. La jeune chanteuse affolée se réfugia en dessous d'une table. En 2004, Louis Barrone sera condamné à quinze années de prison.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE CONDAMNÉ POUR TRAFIC DE DROGUE

27 Octobre 2020, 17:33pm

Publié par Xav

Joseph Servidio
Joseph Servidio

Joseph « Joey Electric » Servidio pensait avoir fait le plus difficile, plaider coupable de trafic de drogue, pensant sans nul doute que sa peine serait considérablement réduite. Ce n’est pas la première fois que le Soldat de la famille de Philadelphie « trempe » avec la drogue, la cocaïne, sa spécialité, mais aussi la marijuana et l’héroïne, ce qui lui a déjà valu plusieurs condamnations par le passé. Mais ce qui perdra finalement Joseph Servidio, c’est de s’être trop dévoilé à un autre Soldat, un proche, Anthony Persiano surnommé « CS-1 » par les autorités, qui collaborait avec les autorités. Lors de sa première comparution devant un tribunal fédéral, les autorités avaient lancé l’artillerie lourde, des enregistrements où Joseph Servidio se vantait ouvertement de commettre des délits, tout en prétextant que de toute façon, plus de « 80 % » des témoins du gouvernement n’étaient pas fiables. Pour le Soldat de la famille de Philadelphie : « La drogue c’est le buisiness qui me permet de faire le plus d’argent » et qui permettait de rendre « heureux sa hiérarchie » et avec tout l’argent récolté, le Soldat de la famille de Philadelphie en blanchissait une partie dans son entreprise de rénovation, une façade. Sauf qu’au niveau fédéral, on ne déconne pas avec le trafic de drogue et Joseph Servidio lors de son arrestation en avait bien conscient. Ce dernier se vanta aussi d’avoir assassiné sa première personne à l’âge de dix neuf ans, tout en précisant qu’il avait essayé de tuer un autre individu en 2017, sans donner le moindre nom. Les enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux furent édifiants, alors certes, Joseph Servidio parlait de ses activités criminelles à un autre membre intronisé, mais toutes les informations dévoilées furent une aubaine pour le gouvernement fédéral. Pourtant Joseph Servidio savait que de se faire « enregistrer » pouvait être fatal pour n’importe quels membres de la Cosa Nostra : « Cela (un enregistrement) peut vous tuez. Presque tous les témoins oculaires peuvent être battus lors d’un procès, mais une bande audio ? ce n’est pas possible »

Anthony Borgesi et Joseph Licata
Anthony Borgesi et Joseph Licata

Basé dans le Nord de l’État du New-Jersey, à Newark, dans l’équipe de Joseph « Scoop » Licata, Joseph Servidio aurait aussi déclaré de sa volonté de « taxer » les bookmakers et les trafiquants de drogue d’Atlantic City, un territoire considéré comme « neutre » pour les familles de la Cosa Nostra et où la famille de Philadelphie reste encore bien implantée : « J’ai dis à mes supérieurs, écoutez, ne cherchons pas à conquérir toute la ville, les gens n’ont pas besoin de savoir qui nous sommes » déclara t’il. Atlantic City serait géré également par Joseph Licata, mais curieusement, Joseph Servidio aurait parlé de ses futurs projets à un autre Capitaine, Domenic « Baby Dom » Grande. Près de vingt ans plus jeune plus que Joseph Servidio, Domenic Grande est considéré comme une personnalité importante de la famille de Philadelphie, un proche de Joseph Merlino, suspecté d’avoir participé à plusieurs assassinats. Joseph Servidio se montra alors très prudent quand il discuta avec Domenic Grande, lui certifiant qu’il « n’agirait pas » sans avoir tout « vérifier » avec lui. Après cet enregistrement, les agents du FBI furent intrigués du comportement de Joseph Servidio, qui voulait faire « affaire » avec un autre Capitaine, autre que Joseph Licata. Lors de son verdict, les procureurs fédéraux avaient demandé douze ans et demi derrière les barreaux, Joseph Servidio sera finalement condamné à quinze années dans un pénitencier fédéral.                                                                  

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VERS DE NOUVELLES INCULPATIONS DANS LA FAMILLE LUCCHESE ?

23 Octobre 2020, 15:42pm

Publié par Xav

Les enquêtes sur des membres de la Cosa Nostra sont souvent très longues. Des années de procédure avant d’arriver à des inculpations sans certitude d'un résultat positif lors du procès. Les enquêtes se font généralement grâce aux agents de terrain, mais depuis des années, la surveillance des familles de la Cosa Nostra n’est plus tellement la priorité du gouvernement fédéral. Terrorisme oblige, les équipes dédiées à ce type de criminalité ont fusionné. Alors qu’a une époque, près de 350 agents étaient sur le terrain à surveiller les moindres faits et gestes des cinq familles New-Yorkaise, désormais près de 75% des effectifs ont été transférés vers d’autre services. Alors comment fait actuellement le gouvernement fédéral pour monter des dossiers sur des familles mafieuses ?. En réalité, elle se base toujours sur ses agents, forcement, mais aussi de plus en plus sur le témoignage de repentis, des membres de la Cosa Nostra qui ont décidé de collaborer. Alors certains de ces témoignages sont à prendre avec beaucoup de précaution, sachant que la plupart sont prêts à inventer des histoires dans le seul but d’éviter la prison. Certains repentis sont jugés plus crédibles que d’autres, plus intelligents, plus à même d’aider le gouvernement fédéral dans leur lutte contre le crime organisé. Prenons l’exemple de John Pennisi, un Soldat de la famille Lucchese qui a témoigné dans le procès de Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio l’année dernière. Il y a quelques années, personne au sein du FBI le connaissait. Des Soldats dans une famille de la Cosa Nostra il y en a plusieurs dizaines, certains se font plus remarquer que d’autre, mais John Pennisi avait la particularité de rester sous le radar du FBI, tout en exerçant une position de choix au sein de la famille Lucchese. Son témoignage fut édifiant. Lors du procès, il raconta en détail les conflits qui s'opéraient au sein de la famille Lucchese, dans ses factions éparpillées dans tout New-York et dans le New-Jersey, jusqu'à sa direction. Quand en 2017, Steven Crea et Matthew Madonna furent arrêtés dans une opération de grande envergure, tout le monde pensait (moi le premier) que les deux inculpés occupés respectivement les postes d’Underboss et Acting Boss, mais en réalité, lors de leurs arrestations, Steven Crea et Matthew Madonna avaient déjà été rétrogradés. De sa cellule, Vittorio « Vic » Amuso, qui est toujours le Parrain en exercice, avait décidé de « dépouiller » la faction du Bronx de toutes responsabilités, donnant ainsi la gérance des Lucchese aux factions de Brooklyn et de Staten-Island. En plein procès John Pennisi, calmement, il nomma alors la nouvelle direction : Matthew Madonna fut remplacé par Michael « Big Mike » DeSantis, Steven Crea fut remplacé par Patrick « Patty » Dellorusso, alors que Joseph DiNapoli sera remplacé par Andrew Simone au poste de Consigliere. En réalité, le FBI était au courant de ces changements au sein des Lucchese au cours de l’année 2017, le témoignage de John Pennisi ne fit que confirmer leurs soupçons, mais il prouva par ailleurs que son témoignage de l’ancien Soldat de la famille Lucchese pouvait leur servir et être très important pour la suite.

Michael DeSantis
Michael DeSantis

Pour la suite ? car depuis près de deux ans, les procureurs fédéraux ont commencé à monter un dossier RICO contre Michael DeSantis et Patrick Dellorusso, une enquête qui a été ralenti avec la pandémie de coronavirus. Mais alors que John Pennisi aurait pu sembler comme l’un des « témoins phare » dans cette future affaire, ce dernier a rendu furieux le FBI ainsi que les procureurs fédéraux après l’ouverture d’un blog racontant ses histoires passées dans la Cosa Nostra. Actuellement sous protection fédérale, en attendant une éventuelle condamnation, John Pennisi se défend de toute malveillance, prétextant seulement que ses publications lui servent de « thérapie » afin de devenir un citoyen plus respectueux des lois. Un exutoire quand même, qui lui permet d’égratigner certain de ses anciens amis et en particulier Patrick Dellorusso. John Pennisi n’a sans doute toujours pas digéré comment l’actuel Underboss a comploté avec d’autres personnes, afin de lancer un contrat contre lui. Dans la Cosa Nostra on dit toujours que c’est souvent ton « meilleur ami » qui viendra frapper à ta porte pour effectuer le sale boulot, l’amitié n’existe pas, seul le business compte. Pour John Pennisi, le mot « amitié » ne fait pas parti du vocabulaire de Patrick Dellorusso et il raconta comment ce dernier a intronisé dans la famille Lucchese un « ami » d’enfance, un ancien vendeur de portes, devenu l’un de ses Associés. Selon John Pennisi, Patrick Delorrusso était agacé de son comportement, de son côté « pleurnichard », qui pendant une soirée s’était plaint, devant plusieurs personnes, qu’un Soldat de la Famille Gambino était passé devant lui sans lui dire au revoir, un comportant qui lui aura valu, selon John Pennisi, une humiliation en public. Des anecdotes sur la famille Lucchese, John Pennisi en connaît des tonnes, des informations sur la nouvelle direction, encore plus et c’est ce qui chagrine actuellement le gouvernement fédéral, ils ont peur que John Pennisi ne dévoile trop de chose les concernant sur son blog. Pendant sa collaboration, l’ancien Soldat de la famille Lucchese a témoigné contre Steven Crea et Matthew Madonna, permettant leur condamnation, mais il a aussi donné des informations confidentielles aux procureurs fédéraux sur Michael DeSantis et Patrick Delorrusso leur permettant d’avancer sur un futur dossier d’inculpation. Pendant le procès, John Pennisi contre Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio, John Pennisi avait très rapidement parlé de Michael DeSantis et Patrick Delorrusso, précisant que ces derniers étaient « prêts », avec l’accord de Vittorio Amuso, d’assassiner certains membres de la faction du Bronx si ils refusaient de laisser leur place.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 2

23 Octobre 2020, 08:32am

Publié par Xav

Le problème de Thomas DeSimone, c’était son tempérament sulfureux, prêt à tuer n’importe qui sur un coup de colère. Une fois énervé, il pouvait devenir incontrôlable. Pendant toutes ces années à travailler pour la famille Lucchese, Thomas DeSimone tua à plusieurs reprises, souvent sans autorisation préalable de la famille. Assassiner une personne sans l'accord de son supérieur, pouvait entrainer des conséquences importantes sur la famille Lucchese, mais aussi entre les familles New-Yorkaise. Cela pouvait aussi poser des problèmes sur la vie de Thomas DeSimone, ce qui le mena finalement à sa perte. Un soir, alors que Thomas DeSimone jouait aux cartes avec ses collègues mafieux, dont Vincent Asaro, un membre de la famille Bonanno, un jeune Associé de la mafia dénommé Michael « Spider » Gianco (Interprété par Michael Impérioli) fut pris en grippe par Thomas DeSimone. Ce dernier lui reprochait de ne pas servir les verres assez rapidement et qu’il ne voulait pas danser pour amuser la gallérie. Sur un coup de colère, surement agacé d’être toujours pris pour cible et surtout énervé d’être humilié devant les Affranchis qui rigolaient de vive voix, Michael Gianco rétorqua à Thomas DeSimone d’aller « se faire foutre ». Surpris de se faire manquer de respect de la sorte et surtout devant ses amis, il fallut attendre plusieurs secondes avant que Thomas DeSimone ne puisse sortir son arme et de l’abattre à bout portant. C’était son tempérament, il démarrait au quart de tour et ne réfléchissait surement pas aux conséquences de ses actes. Mais l’assassinat qui signa sans nul doute son arrêt de mort fut celui de William « Billy Batts » DeVino.

Initié dans la famille Gambino en 1961, William DeVino était devenu un Soldat dans l’équipe du célèbre Capitaine, Carmine Fatico. En 1964, pendant une transaction liée aux stupéfiants, le Soldat de la famille Gambino se fit arrêter par les fédéraux et par la suite condamné à six années de prison, qu’il purgea au pénitencier fédéral de Danbury et même si Danbury est considéré par la plupart des mafieux comme une sorte de « country club », William DeVino avait fait son « temps », il méritait le respect, mais pas pour tout le monde. Pendant son incarcération James Burke et Thomas DeSimone en profitèrent pour reprendre, sans l’autorisation de la famille Gambino, ses activités d’usurier. En 1970, William DeVino célébra sa sortie dans le bar dénommé The Suite, contrôlé par James Burke et les mafieux de la famille Lucchese. Généralement, quand un Affranchi sort de prison, il est accueillit comme « un roi » par les autres membres de sa famille. Nourritures, boissons et femmes sont généralement de rigueur pour que ce dernier puisse passer une bonne soirée. Mais ce soir là, il y avait Thomas DeSimone et les anecdotes entre les deux hommes allèrent bon train. William DeVino se moqua à plusieurs reprises de l’Associé de la famille Lucchese pour son passé de « cireur de chaussures » quand il était un simple adolescent. Thomas DeSimone prenait sur lui, lui simple Associé, il ne pouvait ni être malhonnête ou pire encore frapper sur un membre initié de la Cosa Nostra,  sous peine de mort. Mais ce soir là, Thomas DeSimone n’était plus le même, il accumulait les railleries de William DeVino, il allait bientôt exploser. En plus des provocations subies par le Soldat de la famille Gambino, il devait aussi subir les reproches faites par ce dernier, qui accusait les deux Associés de la famille Lucchese d’avoir reprit ses activités d’usurier pendant son absence, il voulait que James Burke et Thomas DeSimone lui rendent des comptes. A la fermeture du bar, Thomas DeSimone passa à l'acte et commença avec l’aide de James Burke à frapper à mort avec son pistolet William DeVino avant de se débarrasser du corps dans un terrain vague. La famille Gambino ne soupçonna pas tout de suite l’Associé de la famille Lucchese, mais elle le surveilla de près, elle savait que William DeVino avait passé sa dernière soirée dans un repère des Lucchese et à un moment ou un autre, quelqu’un devra rendre des comptes.

Paul Vario (au centre)
Paul Vario (au centre)

En 1974, Thomas DeSimone sortait avec la sœur de Ronald « Foxy » Jerothe, un Associé de la famille Gambino et proche collaborateur de John Gotti  De sa nature violente, Thomas DeSimone avait l’habitude de frapper sa femme, ce qui énerva profondément Ronald Jerothe, qui n’hésita pas à menacer de mort l’Associé de la famille Lucchese. En entendant les menaces à son encontre, Thomas DeSimone se précipita à l’appartement de Ronald Jerothe pour demander des explications. En arrivant à son domicile, l’Associé de la famille Gambino le frappa au visage. Thomas DeSimone sorti alors son arme et lui tira à trois reprises dans la tête. Les tensions entre John Gotti et Paul Vario étaient à son paroxysme et elle s’accentuèrent quand Paul Vario proposa à Thomas DeSimone de venir un membre à part entière de la Cosa Nostra. John Gotti demanda des comptes au Capitaine des Lucchese, lui rappelant les doutes sur les assassinats de William DeVino et de Ronald Jerothe. John Gotti rappela à Paul Vario qu’il ne faisait plus aucun doute que Thomas DeSimone avait transgressé à plusieurs reprises les règles de la Cosa Nostra et lui demanda son feux vert pour exécuter le contrat. Paul Vario ne pouvait plus « couvrir » les agissements de Thomas DeSimone, de plus il n’était qu’un « simple » Associé et malgré sa réputation de tueur, Thomas DeSimone avait fait enrager Paul Vario, quand il apprit qu'il avait tenté de « violer » la femme d’Henry Hill quand ce dernier était incarcéré (Paul Vario aurait aussi eu une liaison avec Kareen Hill). Certaines sources disaient que le meurtrier de Thomas DeSimone était Thomas « Tommy A » Aggro, un Soldat de la famille Gambino, un tueur à gages de surcroit, qui adorait tabasser les gens et qui avait déjà assassiné l’un des frères de Thomas DeSimone. En réalité, John Gotti aurait participé lui-même à cet assassinat. Une nuit, l'Associé de la famille Lucchese fut appelé, c’était le grand soir, il allait enfin devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra. L’intronisation devait avoir lieu dans un restaurant Italien basé dans le Bronx. En arrivant sur les lieux, Thomas DeSimone fut accueillit par plusieurs individus tous âgés, qui étaient assis autour d’une table. La salle était assez obscure et seule quelques bougies éclairaient la pièce. Thomas DeSimone fut surpris de voir John Gotti présent, lui membre de la famille Gambino alors qu’il devait être initié dans la famille Lucchese, mais la joie de devenir un Affranchir fut plus forte que tout et ce dernier alla s’assoir à la table. Quand il fut assis, John Gotti aurait sortit un pistolet muni d’un silencieux et tira à trois reprises à l’arrière du crane de Thomas De Simone, il venait de « payer sa dette » à la famille Gambino.

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L'ASSASSINAT DE THOMAS DESIMONE - PARTIE 1

20 Octobre 2020, 16:55pm

Publié par Xav

Thomas DeSimone
Thomas DeSimone

Thomas DeSimone (voir photo) était un Associé de la famille Lucchese, connu pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le célèbre film de Martin Scorsese, Les Affranchis. Dans ce film, Tommy DeSimone est renommé en Tommy DeVito, mais le caractère du personnage est très bien retranscrit, car en réalité, Tommy DeSimone était un criminel endurci, connu des autorités pour de nombreux délits et soupçonné dans plusieurs meurtres. Petit-fils de Rosario Simone ancien membre de la famille (défunte) de Los Angeles, Tommy DeSimone, s’affilia plutôt aux familles de la côte-Est et en particulier à la famille Lucchese, dont il fut un proche collaborateur du célèbre Associé James Burke (Interprété par Robert DeNiro) et du Capitaine Paul Vario (Interprété par Paul Cicero). Thomas DeSimone avait deux frères, Robert DeSimone et Anthony DeSimone, tous les deux étaient des Associés de la famille Gambino (Ils seront assassinés par la suite). Contrairement à ces derniers, Thomas DeSimone commença à travailler pour les Lucchese dès 1965, il commit, d’après le FBI, son premier contrat à l’âge de dix sept ans. Assassiné en 1990, son corps ne fut jamais retrouvé et sema le doute sur les réels motifs de sa disparition. Dans le livre Wiseguy écrit par Nicholas Pillegi avec la collaboration d’Henry Hill (Interprété par Ray Liotta), un ancien Associé de la famille Lucchese qui collabora avec la justice, ce dernier révéla que Thomas DeSimone avait été assassiné par la famille Gambino pour avoir participé au meurtre du Soldat de la famille Gambino, William « Billy Batts » Bentvena dit William DeVino, mais sans plus rentrer dans les détails. En réalité dans le livre, Henry Hill ne s’attarda pas tellement sur le sort de son ancien compère, car le vrai meurtrier dans cette affaire aurait été John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino. Henry Hill connaissait en faite les vrais raisons de cet assassinat, il avait eu vent de tous les détails par un ancien Associé de la famille Gambino, rentré lui aussi dans le programme de protection des témoins, Sal Polisi, un ancien ami et confident de John Gotti. Publié en 1986, le livre Wiseguy fut un franc succès, mais il sortit pendant une période assez trouble dans la Cosa Nostra.

William « Billy Batts » Bentvena
William « Billy Batts » Bentvena

John Gotti venait d’être nommé nouveau Parrain de la famille Gambino après avoir fait assassiner Paul Castellano et Henry Hill avait peur que de révéler des détails sur le meurtre de Thomas DeSimone, mettant en cause directement John Gotti, pouvait avoir des représailles importantes sur sa vie. Petit retour en arrière. En 1978, l’aéroport JFK où eut lieu le braquage était en partie contrôlé par la famille Bonanno et le Soldat Vincent Asaro, mais aussi par la famille Gambino avec l’aide du Capitaine John Gotti. Pour que le braquage puisse se passer tranquillement, ce dernier aurait demandé près de deux cent mille dollars sur les cinq millions de dollars récoltés. Le fameux casse fut orchestré directement par la famille Lucchese et en particulier par James Burke qui était le « cerveau » dans cette affaire. L’Associé de la famille Lucchese, aurait rencontré personnellement John Gotti avec Henry Hill, dans un restaurant Italien du Queens. John Gotti promit de fournir un entrepôt ou le butin pouvait être déposé en toute sécurité, mais aussi un véhicule de l’aéroport pour que les braqueurs puissent repartir sans éveiller les soupçons des policiers. L’argent récolté par John Gotti aurait été entièrement dépensé dans les hippodromes, l’ancien Parrain de la famille Gambino dépensant généralement des centaines de milliers de dollars dans les paris sportifs et n’aurait pas redistribué un seul dollar à la hiérarchie de la famille Gambino. John Gotti commençait à cette époque à être en froid avec le Parrain de la famille Gambino, Paul Castellano. Pendant le hold-up, Tommy DeSimone s'était caché le visage avec un masque de ski, qu'il enleva quelques secondes pour s’essuyer le front, ce qui permit à un des otages de faire un portrait robot assez détaillé à la police. Cet évènement rendit furieux James Burke et Paul Vario, mais les compétences de tueurs de Tommy DeSimone étaient trop importantes pour la famille Lucchese, par contre pour les personnes liées à ce braquage, leur présence n’était plus nécessaire.

James Burke n’admettait pas de partager son argent avec des individus qui l’auraient sans doute trahi par la suite. Donner de l’argent à des membres initiés de la Cosa Nostra qui géraient l’aéroport c’était normal, à Paul Vario aussi, mais aux autres non merci. Le premier à en subir les conséquences fut Parnell « Stacks » Edwards. Son boulot consistait à conduire la camionnette dans une décharge que détenait John Gotti. Au lieu de cela, Parnell Edwards, sans doute éméchait par une soirée bien arrosée, gara la voiture à côté d’une bouche d’égout dans une rue de Brooklyn, qui sera deux jours plus tard repérés par les policiers. Identifié grâce à ses empruntes laissées dans tout le véhicule, il n’y avait plus tellement d’options possibles pour l’ancien Associé de James Burke. Se faire attraper par les policiers, se faire tuer par la famille Lucchese ou collaborer avec la justice. Parnell Edwards se cacha dans un appartement à Ozone Park. Paul Vario lança un contrat contre ce dernier et promit à Thomas DeSimone, qui n’était pas tellement d’accord au départ pour commettre cet assassinat, qu’il deviendrait un membre à part entière de la Cosa Nostra et de la famille Lucchese. Face à cette future promotion, Thomas DeSimone se présenta avec Angelo Sepe, et tira à cinq reprises sur Parnell Edwards. Le contrat fut exécuté avec succès, Thomas DeSimone allait devenir un Affranchi.

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« COUSIN EDDIE » UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2020, 06:40am

Publié par Xav

Edward Garafola
Edward Garafola

Vous vous souvenez d’Edward Garafola surnommé « Cousin Eddie » dans le milieu ? Pour les autorités, il était soupçonné d’être un Soldat dans la famille Gambino, mais aussi d’avoir été l’ex beau-frère de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. C’est un peu grâce à ce dernier d’ailleurs qu’Edward Garafola se fit une place dans la famille Gambino. « Combinard », « tricheur », « comploteur », les diminutifs ne manquaient pas au sein des proches de Salvatore Gravano pour cataloguer son beau-frère. Certains le conseillant même de l’assassiner, avant qu’Edward Garafola ne lui fasse un « coup tordu », ce qui arrivera finalement. Quand au début des années 1990, Salvatore Gravano fut arrêté avec John Gotti et Frank Locascio, les trois membres de la direction de la famille Gambino furent incarcérés au Métropolitan Center de New-York. A l’intérieur, John Gotti devenait de plus en plus paranoïaque et son égo démesuré créait des tensions avec les membres de sa hiérarchie. Quelques mois plus tard, Edward Garafola rendit visite à Salvatore Gravano et très vite, le Soldat de la famille Gambino conseilla à Salvatore Gravano de coopérer avec la justice. Pour Salvatore Gravano, Edward Garafola était en mode « pleurnichard » et demanda explicitement à son beau-frère de tourner sa veste : « Tu devrais peut-être coopérer. Toi et moi on coopère, on prend nos femmes et nos gosses et on commence une autre vie », laissant Salvatore Gravano perplexe sur sa situation personnelle. Au final, ce dernier décidera de coopérer et quand il « mis au courant » Edward Garafola de sa décision, celui-ci fit machine arrière : « Vous savez, c’est comme quand on est gosses et qu’on se tient à côté de la piscine, Un, deux, trois, sautez. Ducon saute, pas lui » déclara par la suite Salvatore Gravano. Pour Edward Garafola, le retrait de Salvatore Gravano de la famille Gambino lui permettrait sans doute de reprendre une partie de son buisiness dans la construction et même si sa femme est la sœur de Salvatore Gravano, la famille c’est la famille et les Gambino passe avant toute chose. En 1999, l’ordre fut donné par John Gotti d’assassiner Salvatore Gravano repéré depuis quelques temps en Arizona avec sa famille et dans ce complot il y avait qui ? Cousin Eddie. Sa participation sera mineure, mais pour Edward Garafola participait à ce genre de contrat, cela ne le dérangeait nullement, il avait bien assassiné son cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, mais ce meurtre remontera très vite à la surface. En 2003, Edward Garafola sera arrêté et inculpé de plusieurs meurtres dont celui de son cousin et pour éviter une peine de prison à perpétuité, Edward Garafola décidera non pas de collaborer, mais de plaider coupable pour au final se prendre trente ans derrière les barreaux, à soixante neuf ans, c’était au final du pareil au même, il avait de grande chance de mourir en prison. En 2015, Edward Garafola fera une demande de libération anticipée pour des problèmes médicaux qui ne pouvaient pas être « soignés » selon lui en prison. La femme d’Edward Garafola, la sœur de Salvatore Gravano qui l’a toujours soutenu, supplia le juge afin qu’il puisse terminer sa peine chez lui, mais le magistrat rejeta fermement cette demande, Edward Garafola décèdera finalement en prison il y a quelques jours. Salvatore Gravano, qui depuis sa sortie de prison en 2017, fait le tour des médias Américains afin de parler de son expérience dans la Cosa Nostra, déclara se sentir « mal » de voir son ex beau-frère décédé comme un « animal » derrière les barreaux : « Eddie était vieux et cloué au lit, il aurait été inoffensif s’ils avaient décidé de le libéré. Je me sens mal pour sa famille, ses neveux et ma sœur » déclara t’il.

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