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PLUSIEURS REPENTIS PRÊTS À VENIR TÉMOIGNER DANS LE PROCHAIN PROCÈS DE LA FAMILLE LUCCHESE

26 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Après la libération sous caution du Capitaine de la famille Lucchese, Steven Crea Jr et le manque flagrant de crédibilité de leur futur témoin, Frank Pasqua III, les procureurs fédéraux devaient réagir très rapidement, sous peine de se retrouver dans la même impasse que lors de l’opération East Coast. Selon des documents judiciaires, prévoit de faire intervenir comme témoin du gouvernement, l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio, l’ancien Associé de la famille Genovese, Anthony Zoccolillo, mais aussi les anciens Associés de la famille Lucchese, Joseph Foti et Robert Spinelli. Peter Lovaglio avait décidé de collaborer avec les autorités après une multitude de frasques qui l’avait vu se faire rétrograder dans la famille Bonanno. Racketeur professionnel et doté d’un tempérament sulfureux, Peter Lovaglio est très loin d’être un témoin crédible pour le gouvernement fédéral. Les procureurs l’avaient déjà utilisé dans le dernier procès de Joseph Merlino et son témoignage avait été jugé très peu convainquant, la majorité des jurés avaient la forte impression que Peter Lovaglio donnait des fausses informations, juste pour éviter la prison. Anthony Zoccolillo est un ancien trafiquant de drogue, qui appartenait à l’équipe du Soldat de la famille Genovese, Salvatore « Sally Ko » Larca dans le Bronx. Anthony Zoccolillo gagnait très bien sa vie, mais même si la drogue peut apporter énormément d’argent pour les trafiquants, elle peut aussi les faire condamner à des lourdes peines de prison. En Février 2013, inculpé de trafic de drogue et risquant près de trente années dans un pénitencier fédéral, Anthony Zoccolillo décidera de collaborer avec le gouvernement fédéral. En échange de sa collaboration, l’ancien Associé de la famille Genovese ne purgera que dix sept mois de prison. Mais contrairement à Peter Lovaglio, Anthony Zoccolillo reste un

Robert Spinelli
Robert Spinelli

témoin du gouvernement efficace, qui est déjà intervenu à plusieurs reprises, dont récemment dans le procès d’Ernest Aiello, un Acting Capitaine de la famille Bonanno. En dehors, Anthony Zoccolillo avait fait la une des médias Américains, en étant une vedette du petit écran, dans l’émission Mama’s Boys of The Bronx qui était diffusé sur la chaine Américaine NBC. Joseph Foti, avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales avant le meurtre de Michael Meldish, il n’est pas certains que son témoignage puisse apporter grand chose dans ce procès, sauf surement pour identifier formellement les accusés comme des membres de la Cosa Nostra. Robert Spinelli est le frère de Michael Spinelli, un Soldat de la famille Lucchese, intronisé dans les toilettes du Métropolitan Center. Le témoignage de Robert Spinelli ne sera sans doute pas évident pour les procureurs fédéraux, tellement qu’il laisse une marge de manœuvre très importante pour les avocats de la défense, qui n’hésiteront pas à faire douter le jury de la crédibilité de l’ancien Associé de la famille Lucchese, pour plusieurs raisons. Avant de collaborer avec le gouvernement fédéral, Robert Spinelli avait participé à la tentative de meurtre contre la sœur d’un ancien Capitaine de la famille Lucchese, Peter Chiodo. Heureusement, et malgré que la victime fut touchée à différentes reprises au cou et au dos, l’arme utilisée par les mafieux était détériorée. Très vite inculpé de tentative de meurtre, Robert Spinelli risquait de terminer sa vie derrière les barreaux. Mais pendant le procès, son avocat avait joué sur la corde sensible, prétextant que son client avait quitté le système scolaire très jeune et que son QI avait été évalué à 63. De plus, son état général était fortement altéré par une consommation active de marijuana et de différentes substances toxiques. Face à autant de facteurs, la juge avait décidé de condamner Robert Spinelli à douze années de prison. A sa sortie, Robert Spinelli, malgré son retard mental, continua sans sourciller ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, mais récemment les procureurs fédéraux révélèrent que Robert Spinelli était devenu un témoin du gouvernement. Plusieurs questions se posent alors. Depuis combien de temps ? et même si l’ancien Associé de la famille Lucchese n’a pas été intronisé dans la Cosa Nostra, a t’il pu enregistrer des membres de la direction en train de parler de l’assassinat de Michael Meldish ?. Selon les documents judiciaires, Robert Spinelli aurait enregistré une discussion de cet assassinat venant de certains membres de la famille Lucchese, sans révélé pour autant les noms. Le procès devrait commencer le 1er Octobre.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE CONDAMNÉ À VINGT CINQ ANS DE PRISON POUR TENTATIVE DE MEURTRE

20 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Salvatore Delligatti
Salvatore Delligatti

Être un Associé de la Cosa Nostra permet une certaine indépendance par rapport aux membres intronisés, qui doivent de manière régulière, reverser un pourcentage de leur activité à leur supérieur. Un Associé reste libre de ses propres décisions, mais malgré ces « avantages », certaines règles sont à respectées sous peine de sanctions infligées par le Soldat de la famille. Joseph Bonelli est un Associé de la famille Genovese. Trafiquant de drogue notoire et connu pour son tempérament sulfureux, ce dernier avait enchainé en 2006, une multitude d'actions qui le mèneront à avoir un contrat sur sa tête. Un soir, dans un bar de Whitestone, dans le Queens, un quartier géré par son supérieur, le Soldat Robert « The Old Man » DeBello, Joseph Bonelli, avait poignardé un ouvrier dans le bâtiment, un individu qui n’avait aucun lien avec le crime organisé. Quelques jours plus tard, Joseph Bonelli frappa à la batte de baseball, un autre Associé de Robert DeBello, Ryan Ellis, pour un simple différend sur un pari sportif. Pour le Soldat de la famille Genovese, cela était l'attaque de trop, Joseph Bonelli n'en faisait qu'à sa tête et la seule solution pour Robert DeBello d'éviter que d'autres Associés ne se comportent de la même façon, était de tuer Joseph Bonelli. Robert DeBello confia le contrat à l’un des meilleurs membres de son équipe, un individu qui n'était pas encore intronisé dans la famille Genovese, Salvatore « Fat Sal » Delligatti. Au lieu d’effectuer le contrat lui même, ce dernier le sous-traita à des amis à lui, des membres du gang les « Crips » installés dans le Bronx. Mais avant que le contrat ne puisse être effectué, Joseph Bonelli fut arrêté pour trafic de drogue et condamné à quatre ans de prison. Mais la Cosa Nostra est une organisation criminelle très patiente et elle peut attendre plusieurs années avant de pouvoir rendre la monnaie de sa pièce. En 2012, quand Joseph Bonelli sortit de prison, Salvatore Delligatti demanda l’accord à Robert DeBello de réactiver le contrat contre l’Associé de la famille Genovese, chose que ce dernier accepta. Les jours suivants, Salvatore Delligatti commença à effectuer des repérages, le but était d’assassiner Joseph Bonelli devant son domicile. Par la suite, l’Associé de la famille Genovese contacta de nouveau ses deux complices affiliés aux Crips, leur promettant plusieurs milliers de dollars à la clé quand le contrat sera effectué. La première tentative fut annulée, car les deux membres du gang avaient oublié de prendre une arme. La deuxième tentative fut elle aussi annulée, car Salvatore Delligatti était indisponible ce jour là, se trouvant avec sa petite amie. Pour la troisième tentative, tout était prêt. Salvatore Delligatti avait fourni les armes à ses deux complices et même un véhicule. Mais Joseph Bonelli devait être né sous une une bonne étoile. Quelques années auparavant, l’incarcération lui avait une première fois « sauvé la vie ». Quelques mois après sa sortie de prison, l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent Basciano, avait ordonné le meurtre de Joseph Bonelli, après que ce dernier ait collecté près de huit mille dollars dans un restaurant sous contrôle de la famille Bonanno. Le contrat sera annulé par la suite. Le jour ou le contrat devait être effectué, une voiture de police du comté de Nassau, qui patrouillait devant le domicile de Joseph Bonelli, remarqua un véhicule suspect. A l’intérieur du véhicule, les deux membres des Crips furent appréhendés, des armes avec des balles à pointes creuses furent confisquées. Curieusement, il fallut attendre près de deux années pour que les autorités fédérales puissent inculper Robert DeBello et Salvatore Delligatti de tentative de meurtre, mais aussi d’une multitude de charges fédérales, dont le racket, le prêt usuraire ou encore l’extorsion. En attendant leur procès, les deux mafieux, qui auront des procès séparés, étaient incarcérés au Métropolitan Center de New-York. De sa cellule, Robert DeBello fulminait. En effet, le Soldat de la famille Genovese est un personnage discret, qui avait même refusé avant son arrestation, une promotion de la part de l’ancien Acting Boss, Peter « Petey Red » DiChiara, qui lui avait proposé de devenir un Capitaine, pour reprendre son équipe basée à Manhattan. Le premier à passer dans un tribunal fédéral fut Salvatore Delligatti et son procès fut assez expéditif. En Mars dernier, l’Associé de la famille Genovese fut reconnu coupable de tentative de meurtre et de racket. La semaine dernière, Salvatore Delligatti se retrouva de nouveau dans le même tribunal mais cette fois-ci pour recevoir son verdict. Son avocat essaya une dernière fois de convaincre le juge que la tentative meurtre contre Joseph Bonelli n'était pas « professionnelle», mais purement « personnelle » et que désormais, comme Michael Corleone dans le Parrain, son client voulait se détourner de cette vie. Autre élément fourni au juge par l'avocat de la défense, fut une lettre écrite par le directeur adjoint du Métropolitan Center de New-York, lieu ou Salvatore Delligatti est incarcéré depuis près de trois ans, ou ce dernier emploie des mots élogieux, pour parler du comportement exemplaire de Salvatore Delligatti depuis son incarcération. Les procureurs fédéraux avaient demandé au juge de condamner l'Associé de la famille Genovese à peine de trente quatre années dernière les barreaux, au final, Salvatore Delligatti sera condamné à vingt cinq ans dans un pénitencier fédéral.

 

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNÉ À QUATORZE ANNÉES DE PRISON

19 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

A droite - Nicholas Festa et Ronald Giallanzo
A droite - Nicholas Festa et Ronald Giallanzo

Inculpé en Avril 2017 de plusieurs charges fédérales dont le racket, le prêt usuraire et la tentative de meurtre, le Capitaine de la famille Bonanno, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, avait rapidement accepté un plaidoyer de culpabilité avec les procureurs fédéraux. Cet accord, qui était assez avantageux à la base, prévoyait le retrait des inculpations de prêt usuraire et de tentative de meurtre, en échange d’accepter de plaider coupable devant un juge fédéral sur la seule charge restante, le racket. De plus, alors que Ronald Giallanzo risquait près de vingt ans derrière les barreaux lors de son arrestation, cet accord prévoyait par la même occasion, une peine maximale de sept années de prison, ainsi qu’une amende dont le montant n’avait pas encore été communiquée. Mais comme dans toutes affaires fédérales, c’est le juge qui a le dernier mot sur le verdict final et il peut à sa guise, augmenter la peine de prison ou suivre les recommandations des procureurs fédéraux. Cette semaine, Ronald Giallanzo était confiant et sa famille avait fait le déplacement pour être à ses côtés lors de l'énoncé du verdict. L’audience devait durer une petite heure, l’avocate du Capitaine de la famille Bonanno était elle aussi présente, pour défendre une dernière fois son client. Elizabeth Macedonio n’est pas une inconnue des membres de la Cosa Nostra. Il y a quelques mois, elle avait réussi à faire acquitter l’oncle de Ronald Giallanzo, Vincent Asaro, lors du procès dit de la Lufthansa. Son avocate commença d’emblée, en critiquant les victimes des extorsions orchestrées par Ronald Giallano et ses Associés, précisant que ces derniers « étaient au courant dans quoi ils s’embarquaient », entrainant la colère de la juge fédérale : : « C’est comme si on disait qu’une prostituée ne peut pas accuser une personne de viol, car elle vend son corps. Quand on dort avec des chiens, on attrape forcément des puces. Mais cela n’excuse pas l’infraction ». Peu après, la juge fédérale rendit hommage à Ronald Giallanzo, qui lors des attentats du 11 Septembre, avait donné gratuitement son aide à des personnes dans le besoin. Pour la juge fédéral, cet 

La maison de Ronald Giallanzo avant
La maison de Ronald Giallanzo avant

évènemment aurait du lui servir de « déclic » tout en précisant : « Je pense sincèrement que vous ne pouvez pas vous passer de cette vie (La Cosa Nostra). Elle est enracinée dans ce que vous êtes ». Mais pour Ronald Giallanzo, l’incarcération fait partie de sa vie, une étape à franchir afin d'améliorer son respect envers les membres de sa famille. Une vie qu’il a accepté en prêtant serment d'allégeance lors de son intronisation dans la famille Bonanno. L'emprisonnement est certes difficile, mais elle permet aussi de continuer à faire du business même en étant dans une cellule plus de vingt heures par jours. Ce fut le cas pour le Capitaine de la famille Bonanno, qui en 2007, alors qu’il purgeait une peine de prison pour racket, avait ordonné à ses Associés de continuer à gérer son activité de prêt usuraire dans les rues de New-York. Pour les procureurs fédéraux, Ronald Giallanzo n’est qu’un simple « marionnettiste », qui malgré des années passées en prison « n’avait toujours pas compris la leçon ». Avant de rendre son verdict, la juge fédérale lança une dernière phrase à l’accusé : « Vous avez menacé

​La maison de Ronald Giallanzo aujourd'hui  ​
La maison de Ronald Giallanzo aujourd'hui ​

et vous avez frappé des personnes avec des battes de baseball, comme si vous étiez au

cinéma, mais vous n’êtes pas dans un film. Il vaut mieux vivre une vie humble et tranquille,

que de vivre en regardant constamment derrière son épaule ». La juge fédérale décida alors

face à toutes ces preuves accumulées depuis de plusieurs années par le gouvernement fédéral, de condamner Ronald Gilallanzo à quatorze années dans une prison fédérale, soit le double de l'accord passé entre les deux parties. Le Capitaine de la Bonanno devra aussi s'acquitter d’une amende de 268 000 dollars, mais surtout pour le mafieux et sa famille, la juge ordonna de saisir sa luxueuse maison d’Howard Beach, rénovée grâce à toutes ces années dans le crime organisé, d’un montant de 1,25 million de dollars. Après ce verdict, Ronald Giallanzo se retourna vers sa famille : « Je suis désolé ». Pour l’avocate de la défense, faire appel d’un tel verdict est « évident » : « C’est assez excessif. Nous allons continuer à nous battre ».

 

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L'ANCIEN CONSIGLIERE DE LA OUTFIT DE CHICAGO VEUT SORTIR D'ADX FLORENCE

15 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Joseph Lombardo
Joseph Lombardo

Pendant près d’une décennie, Joseph « Joey The Clown » Lombardo, occupa les fonctions de Consigliere d’une famille emblématique de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, la Outfit de Chicago. Reconnu par ses anciens Associés, comme un individu qui aimait avant tout s’amuser, adorant narguer les agents fédéraux devant les journalistes en faisant le pitre lors de ses différents procès, Joseph Lombardo était connu avant toute chose par les autorités, comme un individu violent, manipulateur et impitoyable avec les personnes qui osaient défier la Outfit. En 2005, une opération de grande envergue fut lancée contre cette organisation criminelle, touchant à son cœur sa hiérarchie, l’affaire dit des Secrets de famille allait complètement la désorganiser. Joseph Lombardo fut inculpé de plusieurs charges fédérales dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Après plusieurs semaines de procès, dans une ambiance extrêmement tendue, le juge fédéral James Zagel condamna l’ancien Consigliere de la Outfit à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, une peine qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral d’ADX Florence dans l’État du Colorado. Aujourd’hui, âgé de quatre vingt neuf ans, Joseph Lombardo n’a plus qu’un seul objectif en tête, obtenir un nouveau procès et essayer de sortir de prison. Son avocat qui l’avait accompagné pendant toute sa carrière criminelle (Joseph lombardo avait assuré sa propre défense lors du procès dit des Secrets de famille), s’est suicidé il y a cinq ans, mais Joseph Lombardo, qui selon lui, a passé les douze dernières années en isolement, avec le droit de passer un seul coup de fil par mois, veut désormais « recruter cinq ténors du barreau » pour préparer sa défense. La première étape fut une lettre que Joseph Lombardo envoya en Juillet dernier au juge fédéral du district de Chicago, pour essayer de le convaincre de lancer un nouveau procès, pour qu’il puisse prouver son innocence. Une lettre détaillée de trente cinq pages, un vrai roman, ou Joseph Lombardo se dédouane d’énormément de choses. De son appartenance à la Cosa Nostra, mais aussi du meurtre de Danny Seifert, un ancien Associé de la Outfit qui fut assassiné en 1974. Pour son appartenance à la Cosa Nostra, Joseph Lombardo avait déjà nié son implication en 1992 d’une drôle de manière. Après être sortie d’une prison fédérale en 1992, Joseph Lombardo avait publié une annonce dans le Chicago Tribunes : « Je suis Joseph Lombardo, je viens

d’être libéré en conditionnelle d’une prison fédérale. Je n’ai jamais prêté serment avec des armes et un couteau en me piquant le doigt, pour que mon sang brûle sur du papier. Si

quelqu’un entend mon nom utilisé dans le cadre d’une activité criminelle, veuillez en informer le FBI, la police locale et mon agent de probation ». Concernant l’assassinat de l’Associé de la Outfit, Daniel Seifert et Joseph Lombardo étaient amis et aussi collaborateurs en affaires dans une entreprise de production de plastique soutenue par la Outfit de Chicago. Mais quand quand Daniel Seifert fut inculpé d’avoir détourné de l’argent du syndicat des

Teamsters pour pouvoir gérer son entreprise, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales, une coopération qui ne durera que quelques semaines avant qu’il ne se fasse

assassiner. Au moment de ce meurtre, Joseph Lombardo était une étoile montante dans la Outfit de Chicago, de part son activité et sa faculté à rapporter énormément d’argent à la famille, il venait d’être promu Capitaine. Dans la lettre de Joseph Lombardo, ce dernier stipule que le jury l’avait condamné d’un meurtre, alors qu’il se trouvait ce jour là, loin des lieux du crime. Mais pour les procureurs fédéraux c’était une évidence, Joseph Lombardo, par son statut de Capitaine, avait ordonné le contrat et l’avait confié à plusieurs de ses Soldats, une douzaine d’hommes, qui n’hésiteront pas à assassiner Danny Seifert devant sa femme et son fils. Lors du procès des Secrets de famille, la veuve de l’Associé de la Outfit, déclara que Joseph Lombardo, le jour du meurtre, lui avait parlé. Pourtant, lors du procès, la défense avait déclaré que Joseph Lombardo, le jour du meurtre, s’était présenté personnellement dans une administration, pour faire la mise à jour de son permis de conduire, il en aurait même profité pour prendre son petit déjeuner devant un poste de police de Chicago, par provocation surement.

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STEVEN CREA JR LIBÉRÉ SOUS CAUTION

10 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea Jr
Steven Crea Jr

Cette semaine, la plupart des membres de la famille Lucchese inculpés lors d’une opération du FBI effectuée en Mai 2017, comparaissaient devant un juge fédéral pour une nouvelle demande de libération sous caution. Sans grande surprise, Steven Crea Sr, soupçonné d’occuper le poste d’Underboss a vu sa demande rejetée. Mais avant de quitter la salle du tribunal sous bonne garde, pour repartir dans sa cellule du Métropolitan Center, Steven Crea Sr avait le sourire.  En effet, même si ce dernier continuera à être incarcéré jusqu’à l’ouverture de son procès, qui devrait débuter dans plusieurs mois, Steven Crea Sr venait d’apprendre par le biais de ses avocats, que son fils Steven Crea Jr, avait vu sa requête acceptée par le juge fédéral, une petite victoire qui pourrait changer beaucoup de choses par la suite. Steven Crea Jr qui sera détenu à domicile, avec des conditions très strictes sur sa liberté surveillée, à vu sa libération possible, grâce aux nouvelles informations fournies par la défense au juge fédéral sur l’un des principaux témoins du gouvernement, Frank Pasqua III. L’Associé de la famille Lucchese qui a récemment été identifié comme un informateur du gouvernement, est la « pièce maitresse » des procureurs fédéraux pour pouvoir faire condamner les différents membres inculpés pour l’assassinat de Michael Meldish, ancien leader du Purple Gang. A la base, ses révélations indiquaient que son propre père, Frank Pasqua Jr, un Soldat de la famille Lucchese, était le principal coupable dans cette affaire. Puis au fil du temps, son témoignage changea, pour viser désormais, non pas Frank Pasqua Jr, mais d’autres personnes, comme le Soldat Christopher Londonio et Steven Crea Jr, qui lui aurait certifié que la famille Lucchese était derrière ce meurtre. De plus, les avocats de la défense ont eu des éléments qui certifient que Frank Pasqua III, en plus d’être un trafiquant de drogue notoire, était aussi un très gros consommateur, qui profitait par la même occasion de battre sa femme et sa propre mère devant ses enfants. Frank Pasqua III est devenu un nouveau boulet trop lourd à porter pour le gouvernement fédéral. Seulement, les procureurs fédéraux n’ont pas jugé nécessaire de prévenir le juge fédéral, qui leur avait pourtant demandé de le prévenir sur l’avancée de l’affaire. Dans son jugement, le juge fédéral déclara que le témoin, Frank Pasqua III est devenu un témoin « discrédité » qui a dit « des choses sur un meurtre qui se sont révélées totalement fausses ». Les membres de la famille Lucchese inculpés pour le meurtre de Michael Meldish avaient décidé dès leur arrestation de plaider non coupable et suite à ce jugement favorable pour la défense, les procureurs fédéraux risquent de changer très rapidement leur stratégie. La défense en est consciente est va attendre que le gouvernement fédéral fasse le premier en leur proposant des accords de plaidoyer. Comme pour l’opération East Coast, les mafieux qui avaient décidé de négocier un accord avec les procureurs après les révélations sur la personnalité de John Rubeo, avaient été condamnés à des légères peines de prison. Quant-à Steven Crea Sr, son maintien en détention est assez logique. Inculpé dans l’assassinat de Michael Meldish, mais aussi dans des affaires de racket, Steven Crea Sr a été formellement identifié par le gouvernement fédéral, comme un membre imminent de la famille Lucchese, qui pourrait selon les procureurs fédéraux, présenter un danger pour la société si ce dernier se retrouvait dans les rues de New-York en plein préparation d’un procès fédéral.

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UN MEMBRE DE LA HIÉRARCHIE DE LA FAMILLE GENOVESE IDENTIFIÉ ?

3 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Daniel Leo
Daniel Leo

Un enregistrement dévoilé récemment par les procureurs fédéraux, a permis d’identifier Daniel « Danny The Lion » Leo, comme faisant partie de la hiérarchie de la famille Genovese. Cette organisation criminelle a toujours été très cloisonnée, ne laissant filtrer aucune voire très peu d’informations à son sujet. Depuis la libération de Liborio « Barney » Bellomo d’une prison fédérale en Décembre 2008, après douze années d’incarcération, le mafieux de la famille Genovese a toujours été le candidat le plus susceptible de devenir le nouveau Parrain, après le décès de Vincent « The Chin » Gigante en 2005. A chaque opération orchestrée par gouvernement fédéral sur la famille Genovese, Liborio Bellomo est toujours placé en haut de l’organigramme, même si à ce jour aucune preuve tangible ne permet de confirmer les « intuitions » des agents fédéraux. La seule certitude, fut la présence de Peter « Petey Red » DiChiara, un proche de Liborio Bellomo, en tant qu’Acting Boss, un poste qu’il occupa pendant près de huit ans, jusqu'à son décès en Mars dernier. Avec l’opération East Coast, les agents fédéraux ont réussi par l’intermédiaire d’un Associé de la famille Genovese dénommé John Rubeo, de pouvoir enregistrer les agissements, mais aussi les confidences de certains mafieux sur la tenue actuelle, de celle qu’on considère comme la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis. Dans l’un de ces enregistrements, John Rubeo, est en train de parler avec un Capitaine, Eugene « The Rooster » Onofrio, récemment condamné à deux ans et demi de prison pour prêt usuraire et trafic de cigarettes. Gangster de la vielle école, Eugene Onofrio gérerait pour le compte de la famille Genovese, le quartier de Little Italy à Manhattan et superviserait par la même occasion les activités criminelles d’une équipe basée à Springfield dans l’État du Connecticut. Eugene Onofrio se plaint. Il se lamente qu’à son âge, il doit gérer autant de choses, autant de personnes et espère que les « livres » actuellement fermés dans la famille Genovese, puissent ouvrir de nouveau, afin d’intégrer de nouveau membres. John Rubeo se référa alors à Daniel Leo, comme l’un des responsables de la famille Genovese, demandant si c’était lui qui refusait

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

d’introniser des nouveaux membres, Eugene Onofrio acquiesça : « Il ne veut pas le faire » déclara t’il. L’équipe de Springfield, même travaillant sous l’étendard de la famille Genovese a toujours été à peu près indépendante. Un Capitaine était nommé directement dans cet État et devait rendre des comptes à la hiérarchie mafieuse à New-York. Mais en 2012, Adolfo « Big Al » Bruno, qui gérait l’équipe de Springfield fut assassiné sur ordre de Arthur « Little Al » Nigro, ancien Acting Boss de la famille Genovese, désormais incarcéré à perpétuité. Depuis ce meurtre crapuleux, l’équipe de Springfield est gérée directement depuis New-York, avec l’aide d’un Acting Capitaine dénommé, Albert Calvanese présent sur place. John Rubeo demanda à Eugene Onofrio s’il pouvait aider les membres de Springfield, le but étant de se faire remarquer pour essayer par la suite d’être intronisé dans la Cosa Nostra. Réponse catégorique du Capitaine de la famille Genovese : « Non j’ai déjà assez de gars. (Parlant de Ralphie Santaniello, un membre de l’équipe de Springfield). Je connais bien ce gars. Je sais qu’il a des couilles, qu’il a du cœur, son nom est déjà sur la liste (pour être initié). Quand la famille ouvre les livres, je donne son nom tout de suite. Je ne peux pas continuer à voyager de New-York à Springfield tout le temps ». Les agences gouvernementales ont pensé, à tord, que Ralph Santaniello était déjà un Soldat de la famille Genovese. Inculpé lui aussi dans l’affaire East Coast, il a décidé de plaider coupable et fut condamné à une peine de trois années de prison, qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Schuylkill dans l’État de Pennsylvanie, la même prison qu’Arthur Nigro. Quant-à Eugne Onofrio, il commencera à purger sa peine de prison en Septembre prochain.

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LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO SORT DE PRISON POUR POUVOIR MANGER CONVENABLEMENT

1 Août 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Inculpé dans une opération du FBI contre la famille Bonanno, le Consigliere John « Porky » Zancocchio, avait eu la « chance » contrairement aux autres mafieux inculpés, de pourvoir être libéré sous caution, même s'il paya près d’un million de dollars. Bien entendu, cette liberté provisoire était accompagnée de contraintes, comme l’interdiction de côtoyer des membres liés à la Cosa Nostra, de ne pas fréquenter des lieux ou les mafieux se réunissent régulièrement et surtout, de rester à son domicile pendant les heures fixées par le juge fédéral. Les agents fédéraux en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra connaissement parfaitement le pédigrée criminel de John Zancocchio, mais aussi les mauvaises habitudes que le mafieux peut avoir dans sa vie quotidienne et depuis son inculpation, ces derniers avaient décidé d'effectuer une surveillance plus étroite sur le Consigliere de la famille Bonanno. Ils étaient persuadés que John Zancocchio allait négliger ses contraintes liées à sa liberté surveillée et ils ont eu raison. Un mois après son arrestation, John Zancocchio fut arrêté et déféré rapidement dans un tribunal fédéral, pour n’avoir pas respecté les règles établies par le juge fédéral sur sa mise en caution. En effet, John Zancocchio, pas le biais de son avocat, avait demandé une sortie exceptionnelle de deux jours pour qu'il puisse assister à la veillée funéraire de sa tante décédée. Une demande qui fut acceptée, mais à certaines conditions, que le mafieux ne respecta pas. Après avoir assisté à la veillée et à l’enterrement, le mafieux en profita pour effectuer une petite ballade, en allant boire un verre au Bella Mama Rose à Staten-Island, un lieu très apprécié des membres de la famille Bonanno pour y rencontrer Frank Camuso, un Capitaine de la famille Gambino. Après ce petit moment de détente entre mafieux, John Zancocchio n’hésita pas non plus à s’arrêter pour aller saluer les personnes présentes dans la petite boulangerie Italienne ou le mafieux a ses habitudes, avant de terminer tranquillement s

journée en mangeant au Denino’s, un restaurait Italien, très apprécié des membres de la Cosa Nostra, rien de plus normal quand on est en liberté surveillée. Les agents fédéraux qui suivaient le mafieux en filature pendant ces deux jours, ont pu s’y donner à cœur joie, en photographiant à plusieurs reprises le Consigliere de la famille Bonanno, à différentes heures de la journée, des preuves qui serviront par la suite aux procureurs fédéraux, pour demander au juge fédéral une révocation de sa libération sous caution. Face à autant de preuves, le magistrat n’eût pas d’autres choix que d’incarcérer, au grand désarroi de John Zancocchio au

Metropolitan Center
Metropolitan Center

Métropolitan Center de New-York. Mais une fois incarcéré, la vie de l’actuel Consigliere de la famille Bonanno fut complètement « bouleversée », surtout que d’après son avocat, une incarcération dans des conditions aussi rudes est loin d’être compatible avec ses problèmes de santé. Forcément, le Métropolitan Center de New-York est très loin de présenter les mêmes avantages culinaires que les restaurants Italiens de Staten-Island, ce qui n’est pas au goût de John Zancocchio. Souffrant de « diabète chronique », le Consigliere de la famille Bonanno pesterait sur la nourriture de la prison, qui selon lui, serait trop « sucré », ce qui aurait provoqué, toujours selon son avocat, des engourdissements dans la jambe de John Zancocchio. De plus, le personnel médical de la prison, aurait révélé une « tache au poumon » qu’il « n’aurait pas encore soigné ». D’après la défense, John Zancocchio voudrait être libéré sous caution et demande au juge, soit de le maintenir à son domicile, ou de le transférer au pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts. Deux problèmes se posent. Le premier est que bien d’être un centre de détention fédéral, le Métropolitan Center est surtout un lieu de transition, de passage, pour des prisonniers en attente de leur procès et/ou d’un futur transfert pour les personnes condamnées vers une autre prison fédérale comme le pénitencier de Devens, ce qui n’est pas le cas de John Zancocchio. Le deuxième problème est que l’actuel Consigliere de la famille Bonanno n’a déjà pas respecté les premières conditions fixées par le juge fédéral lors de son arrestation et il est fort probable que ce dernier refuse tout simplement sa demande et pourtant. Devant le juge fédéral, l'avocat de la défense joua le tout pour le tout, expliquant les divers problèmes de santé de son client : « Le régime alimentaire du Métropolitan Center n'est pas adapté, la nourriture est rempli de sucre est c'est très dangereux pour la santé de mon client » déclara son avocat, tout en stipulant que si John Zancocchio veut être en forme lors de son procès, il lui faut une « nourriture adaptée et surtout des exercices physiques ». L’audience fut rapide et le juge fédéral, à la surprise générale décida de libérer sous caution John Zancocchio avec une détention préventive à son domicile de Staten-Island. Forcément, en sortant du tribunal en homme libre, John Zancocchio avait un grand sourire et se dirigea avec sa famille, non pas dans son véhicule pour le ramener à maison, mais à un stand de hot-dog, qui trône devant le palais de justice. Arrivant devant le vendeur, John Zancocchio demanda un hot-dog bien garni, un comble. Ravi, le Consigliere de la famille Bonanno donna un billet vingt dollars au commerçant, alors que le hot-dog en lui même ne coutait que deux dollars « Gardez la monnaie » déclara t’il en souriant, avant de s’éloigner du tribunal. Devant les journalistes présents, John Zancocchio, déclara que lors de son incarcération « il ne se nourrissait pas ou très peu » et que par mégarde, il avait mangé une « blatte » qui « s’était glissée dans sa nourriture ». Avant de partir, il déclara que son vrai repas en rentrant chez lui, sera un « bon steak ».

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