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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE DEMANDE UN NOUVEAU PROCÈS

31 Octobre 2014 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE DEMANDE UN NOUVEAU PROCÈS

En Juillet dernier, Nicodemo Scarfo Jr (voir photo), un Capitaine de la famille Lucchese et son Associé Salvatore Pelullo, ont été reconnus coupables d’avoir dilapidé pendant plusieurs années la société « First Plus » basée au Texas (Cf : Un Captaine de la famille Lucchese reconnu coupable). En attendant son verdict, ce dernier est incarcéré au Métropolitan Center de Philadelphie, et malgré les nombreux appels de son cousin, Phil Leonetti, ancien Underboss de la famille de Philadelphie, lui demandant de collaborer avec le FBI (Cf : Phil Leonetti demande à son cousin de coopérer avec le gouvernement fédéral), Nicodemo Scarfo Jr n’est pas prêt à rompre l’omerta et pour l’instant plutôt décidé à retenter sa chance dans un nouveau procès. La semaine dernière, les avocats de la défense des différents accusés condamnés en première instance, ont demandé au juge fédéral Robert Kugler, d’ordonner un nouveau procès les concernant. Suite à cette demande, les verdicts qui étaient prévus fin Octobre, ont été repoussés à mi-Janvier pour les quatre accusés. Pour les avocats de Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo, leurs clients ont été condamnés en raison de leur appartenance supposée avec la famille Lucchese, une histoire qui toujours d’après eux, aurait été montée de toute pièce par les procureurs fédéraux et qui aurait finalement poussé le jury à les faire condamner. Pour John Maxwell et son frère William, qui occupaient des postes à responsabilité au sein de l’entreprise, ils doivent être rejugés, car ils n’ont fait qu’obéir aux ordres des vrais patrons dans cette affaire, Salvatore Pelullo et Nicodemo Scarfo Jr et surtout, ils n’avaient aucune connaissance des escroqueries qui étaient orchestrées dans la société, des arguments que le juge fédéral avait à chaque fois rejeté lord du dernier procès, qui avait duré près de six mois. Le problème est plus profond pour les avocats de la défense, car même si les procureurs n’avaient pas le droit de parler des relations étroites que pouvaient avoir Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo avec la famille Lucchese pendant le procès, la campagne de discréditation qu’a pu effectuer ces derniers pendant la sélection du jury, a donné une mauvaise image des accusés avant même le démarrage : « Il y a eu des ragots, des rumeurs, et non des preuves réelles qui montraient que nos clients prenaient le contrôle de la société pour assouvir le crime organisé » déclara un avocat de la défense. Pour les procureurs, le discours était bien entendu très différent. Nicodemo Scarfo Jr tirait les ficelles depuis l’État du New-Jersey et laissait son bras droit et Associé Salvatore Pelullo, qui était déjà connu pour des délits similaires, le soin de dilapider les caisses de la société, car si cela n’était pas le cas, comment expliquer le train de vie des deux individus dans cette affaire. Comment expliquer à un jury, que Salvatore Pelullo, puisse rouler en Bentley Continental, une voiture de luxe qu’il acheta pour près de 217000 dollars, qu’il puisse naviguer au bord d’un yacht acheté pour près de 850000 dollars et renommée « Priceless » par ses soins, qu’il puisse manger dans les plus grands restaurants du Texas, avec comme musique de fond, le thème du Parrain. Comment expliquer au jury que la phrase prononçait par Nicodemo Scarfo Jr, ou il déclarait à Salvatore Pelullo, qu’il allait « Éplucher (l’entreprise) couche par couche comme un oignon » , était seulement une phrase anodine, qui était sortit de son contexte. Et pour finir, comme expliquer au jury, les visites de Salvatore Pelullo auprès de Nicodemo Scarfo, ancien Parrain de la famille de Philadelphie mais aussi auprès de Vic Amuso, ancien Boss de la famille Lucchese, à la fin des années 2000, dans la prison fédérale d’Atlanta ou les deux anciens Parrains étaient incarcérés ensemble à cette époque. En réalité, les procureurs fédéraux suivaient déjà les manœuvres illicites des deux individus depuis 2008. A cette époque, le FBI avait déjà procédé à plusieurs fouilles dans les annexes de la société, basées dans différents États Américains. De plus, il soupçonnait, Nicodemo Scarfo Jr, d’avoir eu de l’argent frauduleusement auprès de la société pour se payer sa maison de près de 715000 dollars dans le New-Jersey, une demeure que sa famille habite encore à l’heure d’aujourd’hui, d’ailleurs la femme du Capitaine de la famille Lucchese, avait plaidé coupable avant le début du procès de son ami, de fraude à l’hypothèque et attend toujours son verdict. Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo, ont été reconnus coupables de toutes les charges retenues contre eux, une vingtaine au total.

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RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

28 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

En début de semaine, le juge Barclay Surrick, avait accordé une nouvelle audience aux procureurs fédéraux pour la violation de la liberté surveillée de Joey Merlino (voir photo), l’actuel parrain de la famille de Philadelphie. Vendredi dernier, le juge écouta pendant près de trois heures les discours des procureurs et des avocats de la défense, chacun d’entre eux, essayant de convaincre ce dernier de prendre la bonne décision sur Joey Merlino, et le juge a finalement décidé de suivre les conseils des procureurs fédéraux. Pour Barclay Surrick, l’actuel ou l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a bien violé les règles de sa libération conditionnelle, en ayant participé à une rencontre avec trois individus liés au crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini dans un bar à cigares à Boca Raton en Floride en Juin dernier. Le juge avait plusieurs solutions, et aurait très bien pu prolonger la liberté surveillée de Joey Merlino, mais ce dernier préféra le condamner à quatre mois de prison, une peine qu’il commencera à purger dans à peu près trente jours. Une peine qui une fois terminée, mettra fin à ses contraintes liées à sa liberté surveillé, mais cela peut être le moindre de ses problèmes. En effet, pendant l’audience, un détective de Broward County, qui témoigna contre Joey Merlino, affirma que ce dernier avait été enregistré une dizaine de fois pendant près de trois ans, dans des enquêtes lancées par la police d’État. Quand l’avocat de la défense Edwin Jacobs demanda au détective pourquoi la police surveillait son client, le procureur fédéral Taryn Merkyl, demanda une objection, qui fut accordée par le juge. En Mai dernier, lors d’une enquête lancée par le procureur fédéral, David Troyer, ce dernier avait demandé à Joey Merlino de s’expliquer sur ses revenus, et sur les importantes transactions financières qui avaient lieu sur son compte et celui d’un membre du crime organisé. En effet, ce dernier ne déclare aux autorités, qu’un salaire d’un simple employé dans une boite de publicité et la vie que peut mener Joey Merlino, habitant une très belle maison à Boca Raton, conduisant une voiture de luxe et ouvrant très prochainement un restaurant Italien à son nom, à de quoi préoccuper les procureurs fédéraux : « Il ne gagne presque rien, une somme presque dérisoire » déclara le procureur David Troyer. Joey Merlino était présent lors de l’audience, et resta impassible quand le juge Barclay Surrick rendit sa décision. Habillé d’un costume gris foncé, d’une chemise blanche, laissant apparaitre une montre de la marque Rolex , il préféra ne pas commenter l’issue de ce verdict et s’en alla avec sa femme et sa famille qui étaient présentes lors de l’audience La femme de Joey Merlino, Rita, se plaignait déjà de l'harcèlement des procureurs fédéraux contre son mari, une thèse qu’Edwin Jacobs rappela lors de son réquisitoire. Pour l’avocat de la défense, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral, ne veut qu’une chose, mettre Joey Merlino en prison pour le restant de sa vie. Toujours d’après Edwin Jacobs, ces derniers n’ont toujours pas accepté, le fait que Joey Merlino puisse avoir été acquitté des meurtres dont il fut accusé au début des années 2000, il avait alors été condamné pour extorsion et purgea près de douze ans de prison dans un pénitencier fédéral, avant de sortir en 2011. De plus, il semble bizarre que pour lui, la citation à comparaitre puisse avoir été envoyée de Philadelphie, alors que Joey Merlino dépend du bureau de probations de l’État de Floride, cela montre bien pour lui, que les procureurs fédéraux vont tout faire pour rendre la vie impossible à son client. Edwin Jacobs admet quand même que son client avait « commis une erreur » en ne signalant pas à son agent de probation de sa rencontre avec John Ciancaglini, qui juge comme étant « fortuite ». Pour démontrer que cette entrevue n’était que le fruit du hasard, l’avocat de la défense fit appel à la femme de John Ciancaglini, Kathy. Cette dernière déclara que son mari lui avait raconté sa rencontre avec Joey Merlino, et qu’il était tellement gêné de le voir et par peur qu’il ait des ennuis avec la justice par la suite, il avait fait en sorte de l’éviter, sans succès. Mais pour le procureur fédéral, cela n’a rien d’une « rencontre fortuite » et demanda même pourquoi John Ciancaglini, n’est pas venu de lui-même témoigner à la barre pour prendre la défense son ami. Pour ce dernier, Joey Merlino devait être condamné car c’était une violation importante de sa liberté surveillée, de plus comment expliquer que John Ciancaglini, un Capitaine actif de la famille de Philadelphie, se retrouve dans un bar à cigares à Boca Raton, lieu ou Joey Merlino vit avec sa famille et un endroit ou il a ses habitudes, cela n’est pas très crédible…

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LE JUGE AUTORISE UNE NOUVELLE AUDIENCE CONTRE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

23 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LE JUGE AUTORISE UNE NOUVELLE AUDIENCE CONTRE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Le juge Barclay Surrick a tranché et a finalement accordé une nouvelle audience pour les procureurs fédéraux, concernant la supposée violation conditionnelle de l’actuel ou ancien Parrain de la famille de Philadelphie, Joey Merlino. En début de mois, ce fut un Joey Merlino (voir photo), sourire aux lèvres, accompagnées de ses avocats, qui se présentèrent dans un tribunal fédéral, son retour à Philadelphie après pratiquement quatorze années d’absence, fut « célébré » par une multitude de journalistes qui l’attendaient près du tribunal pour pouvoir photographier les moindres instants. Quand il fut libéré de la prison de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, ou il terminait de purger sa peine, Joey Merlino, s’était exilé avec sa famille à Boca Raton en Floride pour commencer une nouvelle vie, loin de la Cosa Nostra. Mais quelques mois avant la fin de ses contraintes liées à sa libération conditionnelle terminées, il fut accusé par la justice Américaine d’avoir enfreint à deux reprises les règles de sa liberté surveillée. La première fois, les procureurs fédéraux ont accusé Joey Merlino de ne pas avoir voulu répondre à des questions, dans une enquête concernant des étranges transferts d’argent sur son compte avec celui d’un membre du crime organisé. La deuxième fois, il fut accusé d’avoir participé à une réunion dans un bar à cigare à Boca Raton, avec John « Johnny Chang » Ciancaglini, un Capitaine de la famille de Philadelphie et proche allié de l’ancien Parrain, ainsi que deux individus que Joey Merlino aurait fait connaissance pendant son séjour dans une maison de transition en 2011. La nouvelle comparution de Joey Merlino avec ses avocats, qui devrait se dérouler ce vendredi, va permettre aux procureurs de détailler plus précisément les charges retenues contre lui. Le juge Barclay Surrick, n’a pas spécifié pourquoi il avait suivi les réquisitoires des procureurs, mais a seulement déclaré que le motif d’ajournement délivré par les avocats de la défense Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers, était « hors sujet ». En effet, ces derniers avaient trouvé étrange que le gouvernement fédéral, avait émis une convocation à comparaitre à Joey Merlino seulement quelques jours avant sa fin de liberté surveillé, pour des infractions commises plusieurs mois auparavant. Mais les procureurs fédéraux avaient prétexté que si cela avait été aussi long, c’était à cause d’Edwin Jacobs, l’un des avocats de l’ancien Parrain, qui avait demandé à un Juge, un délai supplémentaire dans cette affaire. Lors de cette nouvelle audience, plusieurs questions qui intriguent fortement les procureurs pourront être posées à Joey Merlino. L’une d’entre elle, et comment ce dernier, qui a passé près de douze années dans une prison fédérale, peut vivre dans une maison luxueuse à Boca Raton en Floride avec sa famille, conduire un 4X4 dernier cri et ouvrir très prochainement un restaurant Italien à son nom de plusieurs centaine de milliers de dollars, alors que Joey Merlino, n’est « qu’un simple » salarié dans une entreprise de publicité. Pour les procureurs, il est évident que Joey Merlino a gardé des contacts très étroits avec plusieurs membres de la famille de Philadelphie. Outre, John Ciancaglini, Steve « Handsome Stevie » Mazzone, qui aurait occupé le poste d’Acting Boss pendant le procès de Joseph Ligambi et de George Borgesi (Cf : La Cosa Nostra à Philadelphie est dans l’impasse) l’année dernière, un des membres les plus influent de la famille est toujours resté très proche de Joey Merlino. Toujours d’après les procureurs, Joey Merlino toucherait régulièrement de l’argent provenant des revenus de la famille dont une partie des bénéfices des prêts usuraire et des jeux illégaux, une masse d’argent qui lui permettrait de vivre confortablement avec sa fille à Boca Raton, tout en restant éloigné du FBI.

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EN CE MOMENT A NEW-YORK...

20 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Divers

EN CE MOMENT A NEW-YORK...

En ce moment, l’actualité de la Mafia Italo-Américaine se concentre principalement sur le futur procès de Joey Merlino, qui pour le FBI serait toujours le Parrain de la famille de Philadelphie. Mais à New-York, dans les cinq familles présentes dans cette ville, il se passe toujours quelque chose. Petit tour d’actualité sur les informations les plus récentes.

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DÉCÈDE DE CAUSES NATURELLES :
La semaine dernière, un Capitaine de la famille Gambino, George DeCicco (voir photo) décéda de causes naturelles, il avait quatre vingt cinq ans. Pour certains, il était plus connu pour avoir été l’oncle de Franck DeCicco, l’ancien Underboss de John Gotti, assassiné en 1986 à cause d’une voiture piégée. Pour d’autres, il restera l’un des derniers Capitaines du célèbre Parrain de la famille Gambino, connu pour avoir été un mafieux de la vieille école. Opérant principalement à Staten-Island et sur Brooklyn, George DeCicco a su gérer les activités criminelles de la famille Gambino, principalement dans les domaines du blanchiment d’argent, du racket et du prêt usuraire, tout en restant sous le radar du gouvernement fédéral. En 2007, il fut condamné à près de trente trois mois de prison pour prêt usuraire, une peine qu’il purgea au centre médical de Denver dans le Massachusetts. Cette même année, il refit parler de lui, quand son fils Robert DeCicco, un Associé de la famille Gambino, reçu plusieurs balles dans le bras et dans les jambes, alors qu'il était assis dans sa voiture. Cette tentative de meurtre avait eu lieu à quelques centaines de mètres de la maison de Rudolph Izzi, un Soldat de la famille Genovese, âgé de soixante quatorze ans, qui sera tué deux jours plus tard dans son domicile. Malgré son appartenance à la Cosa Nostra et l’acharnement du FBI pour le mettre en prison, George DeCicco, a d’après son avocat, Joseph Benfante, toujours su se comporter comme un « gentleman » avec les agents fédéraux : « Tous les détectives et les agents du FBI, m’ont indiqué qu’il les saluait tous chaleureusement à chaque fois qu’ils rentraient en contact avec lui » déclara t’il. Mais le procureur fédéral, Taryn Merkyl, qui connaissait très bien George DeCicco, raconta que ce dernier utilisait son influence au sein de la famille Gambino, pour profiter de plusieurs avantages, comme cette petite anecdote qu’il raconta à un journal Américain. Un jour, l’ancien Capitaine de la famille Gambino, appela les services de téléphone, car il avait des gros soucis sur sa ligne. Le jeune homme qui se rendit dans son domicile, savait parfaitement qui était George DeCicco, et était tellement apeuré, qu’il causa plusieurs soucis lors de son intervention. Ayant peur de se faire « tuer » pour avoir causé des problèmes au mafieux, le réparateur se proposa de réparer gratuitement sa ligne et de rembourser de sa poche George DeCicco, qui accepta tout naturellement.

EN CE MOMENT A NEW-YORK...

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO PLAIDE COUPABLE :
Début Octobre, les membres de la famille Bonanno arrêtés en Janvier dernier, allaient accepter de plaider coupable des accusations retenues contre eux, évitant alors une longue peine de prison. L’un d’entre eux Jérôme Asaro (voir photo), fils de Vincent Asaro un Capitaine de la famille mafieuse, avait lui aussi décidé de reconnaitre ses crimes, dont l’exhumation et le déplacement du corps de Paul Katz, un Associé de la famille Lucchese, assassiné au début des années 1980 par James « Jimmy The Gent » Burke (connu pour avoir été joué par Robert De Niro dans le film de Martin Scorsese, Les Affranchis). En avouant ses crimes Jérôme Asaro qui est aujourd’hui âge de cinquante deux ans, risque au maximum huit années derrière les barreaux. En attendant, l’avocat du Capitaine de la famille Bonanno, Laurent Fisher, a demandé au juge, de donner la possibilité à Jérôme Asaro, d’être détenu dans la même zone que son père, malade, au Métropolitan Center à New-York, en attendant son verdict définitif. Petite anecdote intéressante, à la mort de Salvatore « Sal The Ironwarker » Montagna, en 2011, Vicent Asaro, avait été proposé et soutenu par les « Zips » (Membres de la Cosa Nostra d’origine Sicilienne) pour gérer la famille Bonanno. Ce dernier qui parlerait couramment Italien, est très apprécié des membres de la famille mafieuse, pour un être un « homme de la vieille école », mais son tempérament « grande gueule » pouvait en gêner certains. Plusieurs réunions ont eu lieu entre des dirigeants des autres familles et d’autres représentants pour décider de nommer Vincent Asaro comme le nouveau Boss de la famille Bonanno, mais cela n’arriva jamais et aujourd’hui, d’après le FBI, cela serait Michael « Mickey The Nooe » Mancuso qui dirigerait les affaires depuis son pénitencier fédéral.

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DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

17 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Cela faisait pratiquement quatorze ans que Joseph Merlino (voir photo) n’était pas retourné à Philadelphie. La dernière fois qu’il avait traversé la ville, c’était en 2001 dans un convoi fédéral, qui l’emmenait directement vers la prison de haute sécurité de Marion dans l’État de l’Illinois. Quand il fut libéré de prison en 2011, Joey Merlino « s’exila » avec sa famille en Floride, à Boca Raton, pour commencer une « nouvelle vie » loin de cette ville qui l’avait amené à être ce qu’il est devenu aujourd’hui, un membre initié et important de la Cosa Nostra à Philadelphie. C’est entouré de ses avocats, Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers, que Joey Merlino se présenta dans le tribunal fédéral, le même qui l’avait condamné en 2001, a près de quatorze ans pour racket. Cette audience qui ne dura que moins de deux heures, sous la présidence du juge Barclay Surrick, devait déterminer s'il fallait lancer une procédure de violation de libération conditionnelle contre l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, accusé d’avoir en Juin dernier, fréquenté des individus impliqués dans le crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini, ou s’il fallait tout simplement classer l’affaire. Pour convaincre le juge, les procureurs fédéraux et les avocats de la défense, avaient le droit chacun leur tour à un temps de parole. Pour Edwin Jacobs, connu pour ne défendre que des membres de la Cosa Nostra, son client, à radicalement changé de vie, désormais, il vivait heureux avec sa famille en Floride, et il ne viendrait à Philadelphie que pour certaines occasions, comme le défilé de la nouvelle année, un spectacle que Joey Merlino appréciait énormément. De plus, pour ce dernier, sa vie dans le crime organisé est désormais du passé, et il travaille à plein temps pour une boite de marketing et fait également du bénévolat dans un centre de désintoxication. Pour Edwin Jacobs, les procureurs fédéraux « harcèlent » son client, en le suivant partout : « Je pense que les agents du FBI ont mieux à faire que de suivre mon client dans un bar à cigare » déclara t’il. Mais le discours des procureurs fédéraux est complètement différent. Pour le procureur fédéral David Troyer, Joey Merlino « n’a pas un emploi du temps aussi surchargé » et il considère toujours ce dernier comme un membre « actif » de la famille de Philadelphie. Mais la question sur le rendez-vous présumé avec les autres accusés n’a jamais été soulevée pendant les débats, l’avocat de la défense Edwin Jacobs, préférant se concentrer sur les questions techniques. Pour ce dernier, il n’est pas normal que son client n'ai reçu la convocation que le 2 Septembre dernier, pour une affaire qui remonte à quelques mois auparavant. Mais le procureur fédéral s’énerva et commenta les propos d’Edwin Jacobs « d’absurdes », car si la convocation avait été si longue à être envoyée, c’est à cause d’un délai accordé aux avocats de la défense pour préparer cette audience : « Le tribunal lui a accordé un délai supplémentaire pour préparer son dossier et il en profite désormais pour en tirer à son avantage. Il faut vraiment être culotté » déclara le procureur fédéral David Troyer. Joseph Merlino écoutait très silencieusement, le procureur fédéral et son avocat se « chamailler » sur des problèmes d’ordre juridique. Vêtu d’un costume sombre, couplé d’une chemise bleue et d’une cravate fleurie, il ressemblait étrangement au célèbre Parrain de la famille Gambino au début des années 1990, John Gotti. Une partie de sa famille et plusieurs de ses amis étaient assis derrière lui pour le soutenir dont Kathy Ciancaglini, la femme de John Ciancaglini, accusé dans cette affaire, qui était assise à coté de la femme de Joey Merlino, alors que son mari, un Capitaine de la famille de Philadelphie, avait été vu par des journalistes assis sur un banc à proximité du tribunal. Quand les photographes ont remarqué sa présence et qu'ils ont commencé à avancer sur lui, ce dernier n’hésita pas à se réfugier dans une boulangerie à proximité. Au final, le juge fédéral déclara qu’il se prononcerait à une date ultérieure. S’il accepte la démarche des procureurs, alors une autre audience aura lieu pour parler plus en détails des accusations portées contre Joey Merlino, ce dernier risquerait alors au maximum une peine de douze mois dans une prison fédérale ou une prolongation de sa liberté surveillée. Par contre, s’il suit le réquisitoire des avocats, Joey Merlino, sortirait libre du tribunal et libre de toutes contraintes judiciaire.

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L'ANCIEN PARRAIN DE RETOUR A PHILADELPHIE

14 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

 L'ANCIEN PARRAIN DE RETOUR A PHILADELPHIE

Pour le FBI et les procureurs fédéraux, Joey « Skinny » Merlino (voir photo) est toujours le Parrain officiel de la famille de Philadelphie. Pour ses avocats, ce dernier, depuis sa sortie de prison, après avoir purgé près de douze ans pour racket, est un homme nouveau, qui a préféré faire sa nouvelle vie en Floride loin de ses anciens amis. Et pourtant, quelques mois avant la date de fin mettant à terme à ses conditions de liberté surveillée, Joey Merlino avait été surpris dans un bar à cigare à Boca Raton, ville ou ce dernier s’était installé depuis quelques années. Rien de dramatique vous allez dire, le problème est qu’a l’intérieur se trouvait, John « Johnny Chang » Ciancaglini, un Capitaine réputé de la famille de Philadelphie et deux individus, Brad Sirkin et Frank Fiori. Brad Sirkin a déjà eu par le passé des condamnations pour fraude électronique et blanchiment d’argent alors que Frank Fiori, est connu des autorités pour des affaires de fraude. Pour les avocats de Joey Merlino, cette rencontre est tout simplement le « fruit du hasard », leur client ne se permettrait pas de retourner en prison à seulement quelques mois de sa réelle liberté. Mais pour les procureurs fédéraux, cette rencontre n’est pas fortuite, et elle prouve bien que Joey Merlino, se moque de ses restrictions en matière de liberté surveillée et qu’il continue à « gérer » la famille de Philadelphie depuis la Floride. Mais les avocats de la défense, Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers ont déclaré que la citation à comparaitre n’a pas été délivrée à temps par le gouvernement fédéral et que normalement au jour d’aujourd’hui, Joey Merlino n’est plus contraint à rendre des comptes à son agent de probation. Car une chose bizarre, l’infraction supposée de Joey Merlino s’était déroulée en Juin dernier, et la citation à comparaitre ne fut seulement délivré que le 2 septembre dernier, soit seulement quelques jours avant sa fin de mise en liberté surveillé. Ce document déliré aux avocats de Joey Merlino, fait apparaitre deux infractions. La première, accuse l’ancien ou l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie d’avoir refusé de répondre aux questions des procureurs, sur d’importante transaction financière qu’il aurait pu avoir avec un membre du crime organisé. Joey Merlino avait alors prétexté le cinquième amendement. Lors de sa condamnation en 2001, Joey Merlino avait été condamné à une amande de près de 300000 dollars au gouvernement fédéral, une somme qu’il n’a évidemment jamais remboursée. Mais depuis sa libération, ce dernier vit dans une villa luxueuse avec toute sa famille à Boca Raton et côtoie régulièrement les restaurants haut de gamme, ce qui a le don d’énerver les procureurs fédéraux. De plus, ils s’interrogent sur les revenues de Joey Merlino. Comment, un individu qui prétend avoir quitté sa vie dans le crime organisé, qui est un simple employé dans une entreprise de marketing, peut avoir un train de vie aussi important. La deuxième infraction est bien la rencontre avec des criminels supposés dans le bar à cigare et le gouvernement fédéral est prêt à montrer des photographies de Joey Merlino à cette rencontre avec les individus en question. L’un d’entre eux, John « Johnny Chang » Ciancaglini, est bien connu du FBI, sa famille, ayant toujours eu des liens très étroits avec la Cosa Nostra. Le « patriarche », Joseph « Chickie » Ciancaglini est un ancien Capitaine de la famille mafieuse, qui purge actuellement une peine de prison pour plusieurs meurtres, il sera libérable de prison en 2015. Son fils, Joseph « Joey Chang » Ciancaglini, un allié de Joey Merlino, fut pendant un moment l’Underboss de John Stanfa. Mais une guerre éclata entre la faction Merlino et celle du Parrain, et Joseph Ciancaglini fut criblé de balles dans un restaurant qu’il possédait, mais survécut miraculeusement. D’après la police, Joey Merlino aurait été le commanditaire de cette tentative de meurtre. Son deuxième fils, Michael « Michey Chang » Ciancaglini, lui aussi allié de Joey Merlino, fut tué pendant la guerre Stanfa/Merlino.

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ET PENDANT CE TEMPS LA...

11 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Divers

ET PENDANT CE TEMPS LA...

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE COLOMBO DÉFIE LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL ;

Contrairement aux membres de sa famille, Michael Persico (voir photo) a toujours prétendu ne pas être un Soldat de la Cosa Nostra. Il faut dire que son père Carmine « The Snake » Persico est toujours le Parrain officiel de la famille Colombo malgré sa condamnation à perpétuité. Son frère Alphonse « Allie Boy » Perscico, fut pendant plusieurs années le « messager » entre son père emprisonné et la rue, en occupant le rôle d’Acting Boss, mais comme son père il sera condamné à perpétuité pour le meurtre William Cutolo en 2007. Son cousin Théodore Persico, identifié comme un Soldat de la famille Colombo, qui fut condamné à douze ans de prison pour meurtre. Michael Persico a réussi à gagner très bien sa vie en étant le propriétaire d’une entreprise de location de limousines, mais le gouvernement fédéral, pensait que Michael Persico, jouait un drôle de jeu avec la famille Colombo. Oui bien sûr, ce dernier n’était pas un membre initié, mais des enregistrements troublants ou on entendait un membre légendaire de la famille Colombo, John « Sonny » Franzese, déclarait que : « Michael ne doit pas être un Affranchi, il fait un autre travail pour nous » on poussait le FBI à s’intéressé de plus près aux activités de Michael Persico. En 2010, il fut arrêté et accusé de racketter une entreprise de camionage. Incarcéré, il fut de nouveau accusé d’avoir été un membre actif dans l’assassinat de Ralph Scopo pendant la guerre interne qui éclata dans la famille Colombo au début des années 1990. Mais en Juin 2012, les procureurs fédéraux proposèrent une offre à Michael Persico qu'il ne pouvait pas refuser. Il plaidait coupable des accusations de racket et il oubliait l’histoire avec Ralph Scopo, mais Michael Persico devait purger une peine de quatre ans dans un pénitencier fédéral. Les deux parties s’étaient mise d’accord, il ne restait plus qu’a Michael Persico de comparaitre devant un tribunal fédéral pour accepter de plaider coupable. Mais en fin de semaine dernière, retournement de situation, Michael Persico décida de rompre son accord avec les procureurs et de défendre son cas dans un procès. Pour ce dernier, le gouvernement fédéral a violé son accord, ils auraient mis la pression sur les agents de probation, en déclarant que Michael Persico était soupçonné dans plusieurs meurtres, dans le but de le faire retomber rapidement après sa libération. En mettant fin à cet accord, Michael Persico risque maintenant la prison à vie s’il est reconnu coupable.

ET PENDANT CE TEMPS LA...

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE CONDAMNE POUR PRÊT USURAIRE :

Un Capitaine de la famille Genovese a été condamné à près de trente mois dans une prison fédérale pour prêt usuraire. Pasquale « Uncle Patty » Falcetti (voir photo à gauche) avait consenti de prêter près de 34000 dollars à un Associé de la famille mafieuse, Anthony Zocolillo, pour pouvoir lancer une opération de trafic de marijuana. Le problème est que ce dernier se fit très rapidement arrêté par le FBI, et pour éviter une longue peine de prison, décida de collaborer avec le gouvernement, en portant un micro sur lui, ce qui permit d’enregistrer des membres de la Cosa Nostra dans plusieurs réunions. Ces enregistrements permirent d’arrêter, Pasquale Falcetti, âgé de 55 ans, un membre très respecté de l’organisation, déjà condamné à six ans de prison en 2003 pour racket. Après avoir collaboré, Anthony Zocolillo essaya de lancer une émission de télé réalité, dénommée « Mama’s Boy Of The Bronx », mais sa performance d’acteur se révéla catastrophique, ce dernier étant beaucoup plus doué pour enregistrer ses collègue mafieux, que pour faire le pitre derrière un petit écran, le programme s’arrêta au bout de deux semaines de diffusion. Pour Pasquale Falcetti, cela est différent, étant reconnu comme un membre de la Cosa Nostra, le juge fédéral Lorna Schofield déclara : « C’est une infraction très gave. Je suis inquiet, une fois libéré que vous vous engagiez de nouveau dans des activités criminelles ». Le Capitaine de la famille Genovese accepta son verdict sans broncher, et préféra s’excuser devant le tribunal : « Je tenais à m’excuser auprès de la cours et de la famille pour mes erreurs. Je vais mettre tout ça derrière moi » .

ET PENDANT CE TEMPS LA...

DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VONT PLAIDER COUPABLE :

En Septembre dernier, les membres de la famille Bonanno, l’Acting Boss Thomas « Tommy D » DiFiore, l’Acting Capitaine, Jack Bonventre et le Soldat John « Bazoo » Ragano (voir photo), arrêtés pour plusieurs charges fédérales, avaient réussi à avoir un procès distinct par rapport aux deux autres accusés, Vincent Asaro et Jérôme Asaro. Cette décision prise par le juge fédérale, avait mis fin à plusieurs mois de tractation entre les procureurs fédéraux et les avocats de la défense, ou ces derniers n’acceptaient pas, que leurs clients puissent être jugés dans une affaire qui ne les concernait pas. En effet, quand les membres de la famille Bonanno avaient été arrêtés, les médias Américains avaient relayé l’information pendant plusieurs jours en raison de la nature des accusations. Le vol de la Lufthansa rendu célèbre par le film de Martin Scorsese, « Les Affranchis » avait été enfin résolu, et l’un des investigateurs, n’était autre que Vincent Asaro, un Capitaine de longue date de la famille Bonanno. Mais la plupart des membres inculpés ce jour là, étaient impliqués dans des histoires d’extorsion et Thomas DiFiore avait peur que cette publicité négative, ne puisse le faire condamner à une peine beaucoup plus lourde. Aujourd’hui, l’Acting Boss de la famille Bonanno, se sent beaucoup plus soulagé, même s’il reste encore très énervé de devoir être incarcéré en attendant son procès, mais pour son avocat la prochaine étape est de négocier un « plaidoyer de culpabilité » avec les procureurs fédéraux. Essayer de trouver une entente avec les procureurs, pourrait permettre aux membres de la famille Bonanno, d’avoir une peine beaucoup plus réduite si ces derniers acceptaient de plaider coupable des accusations retenues contre eux, mais les procureurs peuvent très bien demander aux accusés d’avouer leur appartenance à la Cosa Nostra, une chose qui peut être très difficile, voir contraire au règle de l’omerta. En fin de semaine dernière, un autre Capitaine, Jérôme Asaro a réussi à dissocier son affaire de celui de son père, , laissant Vincent Asaro subir son procès tout seul pour des charges de racket et d’assassinat, pouvant l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux.

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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE PATRIARCA ARRÊTÉ POUR EXTORSION

8 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Patriarca

L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE PATRIARCA ARRÊTÉ POUR EXTORSION

Ils ont plus de soixante dix ans, ont du mal à entendre les accusations des différents procureurs, ont l’air tellement inoffensif avec leur survêtement de jogging et leur paire de sandales, mais en réalité les deux hommes sont des membres très influents de la famille Patriarca, une famille de la Cosa Nostra opérant dans les États du Rhode-Island et du Massachusetts. Arrivant menottes aux poignets, Anthony « Spucky » Spagnolo, considéré par le FBI comme l’actuel Acting Boss et le Soldat Pryce « Stretch » Quintina, ont été accusés par la justice Américaine d’avoir extorqué pendant plusieurs années, une entreprise de fabrication de machines de poker, demandant des milliers de dollars au propriétaire de la société comme signe de protection. Les deux individus sont déjà connus depuis des dizaines d’années par la justice Américaine, comme étant des membres importants et actifs de la Cosa Nostra, respectant l’omerta malgré les nombreuses condamnations qu’ils ont pu avoir à cause de leurs activités criminelles : « Ils représentent l’histoire de la famille Patriarca » déclara le lieutenant de police Stephen P. Johnson, en charge de la lutte contre le crime organisé à Boston, stipulant qu’Anthony Spagnalo avait été fortement impliqué dans le trafic de drogue pour le compte de la famille mafieuse. Les deux individus avaient déjà montré leur loyauté auprès de la famille Patriarca au début des années 1990, quand ils refusèrent d’admettre devant un tribunal fédéral, qu’ils étaient des membres initiés de la Cosa Nostra, mais avaient accepté par ailleurs de plaider coupable à des accusations d’extorsion et de trafic de drogue. Le verdict avait été assez clément pour les deux mafieux, Anthony Spagnalo avait été alors condamné à neuf ans de prison alors que Pryce Quintina, avait purgé près de sept années dans un pénitencier fédéral. Face aux arrestations affectant la hiérarchie de la famille Patriarca, le FBI suppose qu’Anthony Spaganlo serait en train de gérer les activités de l’organisation criminelle, en attendant que les frères DiNunzio, Anthony et Carmen, condamnés respectivement à six ans et demi et six ans de prison pour plusieurs charges fédérales, ne soient enfin libres. Dans cette affaire, Anthony Spaganlo aurait ordonné au Soldat Pryce Quintina d’aller extorquer tous les mois l’entreprise, en demandant au gérant près de cinquante mille dollars par mois entre 2004 et 2012. L’installation des machines de poker dans les clubs sociaux détenus par la famille Patriarca, a toujours été un business très lucratif pour les mafieux, qui engendrent très facilement des milliers de dollars de bénéfice sans devoir débourser le moindre sous aux propriétaires des différentes machines. D’après les procureurs fédéraux, les membres de la famille Patriarca, auraient chassé volontairement les concurrents de la société qu’ils étaient en train d’extorquer, pour être dans une situation de quasi monopole dans ce domaine. Mais le chef d’entreprise en avait plus qu’assez d’obéir aux ordres des mafieux, et avait pour projet d’installer des machines hors des clubs sociaux, dans des bars non détenus par la famille Patriarca, c'est à ce moment là que l'Acting Boss de la famille Patriarca intervint. Anthony Spaganlo ne se dégonfla pas et alla voir directement le propriétaire pour le menacer de faire machine arrière sous peine de recevoir des dommages corporels. En attendant, les deux individus ont été libérés sous caution et placés en résidence surveillée, ils risquent jusqu'à vingt ans de prison.

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"GUILTY" !!

5 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

"GUILTY" !!

Malgré la grosse performance de l’avocat de la défense dans ce procès, il n’aura fallu que cinq heures au jury, pour déclarer coupable Ron Galati, un Associé de la famille Philadelphie, de la tentative de meurtre contre Andrew Tuono et de fraude fiscale. Aucune date n’a été fixée par le juge fédéral, pour la fixation de la peine, mais Ron Galati qui est aujourd’hui âgé de 64 ans, risque au maximum près de vingt ans derrière les barreaux. D’après les journalistes présents dans le tribunal, Anthony Voci, son avocat, va essayer de convaincre le juge de faire condamner son client au maximum à une peine de vingt années dans un pénitencier fédéral, mais le fait que Ron Galati soit un récidiviste ne joue pas en sa faveur, et il pourrait très certainement terminer sa vie derrière les barreaux : « Nous ne sommes pas surpris, mais forcément très déçus » déclara Anthony Voci à la sortie du tribunal, alors que la famille de l’Associé de la famille de Philadelphie fut complètement « dévastée » par ce verdict, en particulier la sœur jumelle de Ron Galati, Renée : « Je n’arrive pas y croire. C’est une chose que mon frère n’est pas capable de faire » déclara t’elle. Le jury composé de dix femmes et deux hommes ont pensé différemment et ont préféré croire la version du procureur fédéral Jason Richardson, alors que le réquisitoire de l’avocat de la défense, avait selon plusieurs spécialités semé le doute dans le tribunal. En effet, selon ce dernier, « oui » Galati était bien coupable d’avoir orchestré la tentative de meurtre contre Andrew Tuono, mais ce n’était pas Ron Galati, mais sa fille Tiffany, une « personne arrogante et sans scrupule » qui avait « engagé » Ronald Walker, un des tireurs qui deviendra par la suite un témoin du gouvernement, une personne qu’elle connaissait très bien, pour se débarrasser de son petit-ami qui devenait de plus en plus « violent », et de mettre ce meurtre sur le dos de son père, déjà connu depuis des années par les services de police, comme étant une personne ayant des liens très étroits avec la Cosa Nostra. Mais cette version n’a pas été retenue par le jury car les témoignages des différents témoins du procureur fédéral étaient accablants. Car même si les preuves physiques manquées dans cette affaire, il y avait le témoignage de Ronald Walker, l’un des tireurs, arrêté quelques minutes seulement après la tentative de meurtre, mais aussi celui d’Alvin Matthews, son complice, qui racontèrent tous les deux que Ron Galati, leur avait proposé près de 20000 dollars pour effectuer le contrat. Pour ces derniers, l’Associé de la famille de Philadelphie, voulait voir Andrew Tuono « mort », car il avait une influence néfaste sur sa fille et « l’éloigner » d’après lui de sa famille. Mais la relation qu’entretenait Ron Galati avec sa fille, n’était pas aussi merveilleuse que l’on pouvait le croire. D’après Tiffany Galati qui témoigna dans ce procès, son père « l’harcelait » d’appels téléphoniques, près de « douze appels par jour », une attitude que Tiffany Galati ne supportait plus et avait depuis quelques temps, commençait à couper les ponts avec son père et les membres de sa famille. Mais pour Anthony Voci, ces témoignages venaient pour la plupart, d’individus dangereux, multi récidivistes, qui ne voulaient qu’éviter la prison, ne veulent rien dire, car aucune preuve matérielle reliait Ron Galati à cette tentative de meurtre : « Nous avons livré une bataille difficile. Mais chaque fois que vous avez une affaire de complot avec plusieurs témoins, il y a toujours des problèmes » déclara Anthony Voci à la sortie du tribunal. Ce dernier déclara, qu’il était quand même confiant quand les jurés avaient commencé à délibérer, surtout que peu de temps après, le président du jury avait envoyé une note au juge fédéral, prétextant être dans une « impasse ». En effet, deux jurés n’étaient pas d’accord sur la culpabilité de Ron Galati, mais le juge fédéral avait demandé aux douze personnes de se « mettre d’accord » sur un verdict. Mais après ce verdict, plusieurs spécialistes s’interrogent sur l’attitude que pourrait avoir Ron Galati, une fois sa peine validée par le juge fédéral. La première des solutions et la plus probable, serait que Ron Galati avec l’aide de son avocat, essaye de négocier une peine en dessous du maximum autorisé pour la tentative de meurtre, pour la fraude, mais aussi pour l’arnaque à l’assurance, une affaire qui sera jugée plus tard devant un tribunal d’Etat. La deuxième solution, dont plusieurs journalistes en parlent depuis son arrestation, serait que l’Associé de la famille de Philadelphie, collabore avec le gouvernement fédéral. En effet, les relations qu’il entretenait avec Joseph Merlino, le Boss actuel de la Cosa Nostra à Philadelphie, avec George Borgesi et Joseph Ligambi, actuel Consigliere et Acting Boss, peuvent intéresser les procureurs. Car pour ces derniers, il ya encore des crimes liés à la Cosa Nostra qui ne furent pas encore résolus, et le témoignage de Ron Galati, même s’il n’est pas un membre initié, pourrait faire condamner pour de bon, la hiérarchie actuel de la Cosa Nostra. Mais pour la famille Galati, il y a trop de doutes sur cette affaire pour que Ron Galati puissent être condamné, et ils sont persuadés qu’un procès en appel, pourra faire acquitter ce dernier : « Je suis dans un brouillard. C’est mon frère jumeau, c’est comme si j’avais perdu un membre » déclara sa sœur jumelle Renée Galati. Elle déclara que Vicky Galati, la femme de l’accusé, avait fêté leur quarantième anniversaire de mariage toute seule, sans son mari et sans sa fille, Tiffany, reniée depuis que cette dernière aida le gouvernement pour faire condamner son père.

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L'ANCIEN BEAU-FILS DU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON

2 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

L'ANCIEN BEAU-FILS DU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON

Hector Pagan (voir photo), un ancien Associé de la famille Bonanno et ex-vedette de la série de télévisée « Mob Wives » aura tout essayé pour éviter la prison. Ce dernier, depuis son adolescence avait toujours rêvé d’être un gangster, un membre initié de la Cosa Nostra, mais en raison de ses origines, cela était impossible. Pourtant Hector Pagan connaissait du monde dans le milieu, son ex beau-père n’était autre qu’Anthony Graziano, l’ancien Consigliere de la famille Bonanno, un mafieux multi récidiviste, ancien bras droit de Joseph Massino au début des années 2000, qui vient de sortir de prison pour une violation de libération conditionnelle car si Anthony Graziano avait été de nouveau incarcéré, c’était à cause d’Hector Pagan. L’ancien Consigliere de la famille Bonanno était sorti de prison fédérale après avoir purgé près de neuf ans pour des faits de racket en Août 2011, mais comme à son habitude, ce dernier avait repris très rapidement ses activités au sein de la famille mafieuse. Malheureusement pour lui, Hector Pagan qui gravitait tous les jours autour des membres de la famille Bonanno, avait depuis quelques temps décidait de coopérer avec le FBI. En effet, en 2011, Hector Pagan fut arrêté par la DEA pour trafic de drogue. Mise en accusation par la justice Américaine, il est libéré sous caution en attendant son procès, une chose qui peut s’avérer tout à fait normal dans ce genre d’affaire, mais en réalité l’Associé de la famille Bonanno venait de conclure un accord avec le gouvernement fédéral. En liberté, Hector Pagan enregistra son ex beau-père dans des réunions avec des membres de la Cosa Nostra, ou il était en train de discuter sur la possibilité d’extorquer des individus liés à la Mafia Italienne. Ces enregistrements ont permis à la justice Américaine de renvoyer l’ancien Consigliere de la famille Bonanno pour dix neuf mois derrière les barreaux, mais pour Hector Pagan, cette affaire n’était pas suffisante pour éviter les problèmes avec la justice, surtout que le FBI venait de le relier au meurtre de James Donovan, un Associé de la famille Lucchese, qui fut tué en pleine rue en 2011, dans un braquage qui avait mal tourné. Pris au piège, Hector Pagan, accusa rapidement Richard Riccardi et Luigi Grasso, des Associés de différentes familles de la Cosa Nostra dans cette histoire. Ces deux derniers furent très rapidement arrêtés, mais contrairement à Hector Pagan, ils refusèrent de coopérer avec la justice. Après des années de longue procédure judiciaire, le procès contre les deux accusés commença en début d’année 2014, avec comme témoin vedette Hector Pagan. Ce procès fut une simple formalité pour les procureurs fédéraux, tellement les preuves contre Richard Riccardi et Luigi Grasso étaient accablantes, et les deux accusés furent tous les deux condamnés à des peines allant de trente ans de prison à la perpétuité. Face à ce procès réussi, les procureurs fédéraux voulaient « récompenser » Hector Pagan pour sa collaboration, en lui « offrant » la liberté, mais c’était à l’ancien procureur fédéral et aujourd’hui juge fédéral, John Gleeson de décider, si l’Associé de la famille Bonanno pouvait de nouveau être libre malgré tous les crimes commis par le passé. Cette décision arriva seulement en fin de semaine dernière. Quelques jours avant le verdict, la famille de James Donovan avait supplié le juge fédéral, de ne pas prendre en considération sa coopération et de laisser enfermer à vie Hector Pagan : « Il lui a tiré dessus alors qu’il fuyait, et l’a laissé agoniser en pleine rue. S’il vous plait, ne montrait aucune pitié pour cet individu qui n’a aucun respect pour la vie humaine » déclara la mère de James Donovan. Mais malheureusement pour Linda Donovan, toute coopération avec la justice Américaine dans sa lutte contre la Cosa Nostra mérite récompense et John Gleeson condamna Hector Pagan à onze années dans un pénitencier fédéral. Avant de rendre son verdict l’ancien Associé de la famille Bonanno avait tenu à s’excuser auprès de la famille de James Donovan, qui avait fait diffuser une série de photos de l’ancien Associé de la famille Lucchese, avec comme fond sonore, la chanson de Frank Sinatra « My Way » : « Je n’entendrai plus sa voix, je ne suis plus la même, il a ruiné ma vie » déclara la fille de James Donovan. John Gleeson donna raison à la famille de la victime mais il rappela que la coopération d’Hector Pagan devait être récompensée à juste titre. L’ancien Associé de la famille Bonanno ne broncha pas quand le juge fédéral John Gleeson rendit son verdict et fut emmené immédiatement par les Us-Marshalls hors de la salle de tribunal.

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