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Articles avec #bonanno tag

MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Gambino

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO SE VOIT REFUSER UNE NOUVELLE DEMANDE DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE

19 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony Santoro
Anthony Santoro

Incarcéré depuis son arrestation en Juillet 2013, le Soldat de la famille Bonanno, Anthony « Skinny » Santoro avait vu son procès en première instance annulé, faute d’un accord sur un éventuel verdict de la part des jurés. Suite à ce nouveau revers pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro avait la possibilité de pouvoir négocier un accord de plaidoyer avantageux par le biais de ses avocats. Ce fut chose faite en Avril dernier, quand le Soldat de la famille Bonanno reconnu devant un juge fédéral, qu’il avait commis des crimes pour le compte d’une organisation criminelle, sans préciser par ailleurs, qu’il s’agissait de la famille Bonanno. Avec cet accord, Anthony Santoro espérait retrouver plus rapidement sa liberté, après avoir effectué de nombreuses demandes de libération conditionnelle, qui avaient toutes échouées depuis son arrestation : « Je prends toutes les responsabilités par rapport à ce que j’ai pu faire » déclara t’il, tout en précisant qu’il voulait continuer « le reste de sa vie en homme libre ». Cet accord, qui fut accepté par l’équipe de procureurs apportait plusieurs avantages. Outre, une diminution de sa peine, Anthony Santoro avait été condamné entre quatre et huit années de prison, ce dernier pouvait prétendre à une libération conditionnelle qui intervenait à la moitié de sa peine, soit en Juillet 2017. C’est donc confiant que le Soldat de la famille Bonanno se présenta, avec un certain désir de pouvoir retrouver la liberté, après avoir fait le plus dur dans cette affaire, devoir plaider coupable devant un tribunal, une chose encore inenvisageable il y a quelques années. Malheureusement pour lui, sa demande fut refusée, et Anthony Santoro pourra prétendre de nouveau à une nouvelle audience en Décembre 2018, il aura alors cinquante quatre ans. Visiblement énervé d’avoir été incarcéré depuis le début en raison de sa dangerosité, Anthony Santoro pourra se consoler d’être le premier au final à pouvoir retrouver la liberté. Ses deux collègues mafieux, Ernest Aiello et Vito Badamo qui ont été inculpés en même temps que lui dans cette affaire avaient eux aussi accepter des offres de plaidoyer, mais contrairement à Anthony Santoro, ces derniers profitaient déjà d’une libération conditionnelle depuis plusieurs mois. L’Acting Capo Ernest Aiello devra donc purger prochainement une peine entre deux et quatre années de prison, alors que Vito Badamo purgera quant-à lui, une peine comprise entre trois ans et demi et sept années dans une prison fédérale. Seul l’ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, fortement diminué et se déplaçant en permanence à l’aide d’un fauteuil roulant, n’a pas encore accepté une offre de plaidoyer et devrait tenter de nouveau sa chance dans un deuxième procès fédéral.

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L'ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO RÉTROGRADÉ À CAUSE DE SES FILLES ?

9 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony « TG » Graziano
Anthony « TG » Graziano

Anthony « TG » Graziano a toujours été considéré comme un dur à cuir dans la famille Bonanno. Intronisé dans la Cosa Nostra au milieu des années 1970, il devint rapidement, un Capitaine influent dans les années 1980. Fidèle à son serment d’allégeance, Anthony Graziano, était un individu extrêmement respecté, brutal, impliqué dans de nombreux assassinats liés à la famille Bonanno. En 1990, Anthony Graziano sera condamné à cinq années de prison pour évasion fiscal, une peine qu’il purgera au pénitencier fédéral de Loretto dans l’État de la Pennsylvanie. Quelques heures avant que le juge ne puisse rendre son verdict, Anthony Graziano avait déclaré, sans jamais confirmer sa présence dans la famille Bonanno, que ce dernier gagnait son argent légalement : « Je suis un courtier, je travaille avec certaines personnes ». Pendant son incarcération, Anthony Graziano était un peu le chef de la prison. Accompagné de différents Associés ou membres de la Cosa Nostra, ce dernier n‘hésitait pas à narguer les gardiens de prison en les provoquant du regard ou en se moquant ouvertement d’eux lors des différentes promenades, un comportement qui fit l'admiration des prisonniers de la prison. A sa sortie de prison en 1993, il se rapprocha du nouveau Parrain, Joseph « The Ear » Massino, et devint rapidement un membre clé de cette organisation criminelle, en étant promu au début des années 2000, au poste de Consigliere. Mais en Juillet 2003, Anthony Graziano sera inculpé de racket, de conspiration, dans deux assassinats liés à la famille Colombo et condamné à neuf ans de prison. A l’énoncé du verdict, Anthony Graziano ironisa auprès des procureurs qui l’avaient inculpé : « Si j’avais été plus jeune, j’aurai gagné cette affaire ».  Malgré sa condamnation, sa position dans la famille Bonanno ne fut pas mise à mal, il gardera même ses fonctions de Consigliere, seulement d’autres éléments qui interviendront pendant son incarcération, feront que TG, comme il est surnommé dans le milieu, deviendra par la suite un membre lambda de la famille Bonanno. Alors que pendant toutes ces années dans la Cosa Nostra, Anthony Graziano accumula du respect, dans sa deuxième famille, chez lui, tout ne se passait pas comme il le souhaitait.

 

Anthony Graziani a trois filles, Lana, Jennifer et Renée. Ces dernières seront tous mariées avec des membres de la famille Bonanno. La première, Lana, sera l’épouse pendant quelques

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

années d’un ancien Soldat dans l’équipe de Dominick « Sonny Black » Napolitano, John « Porky » Zancocchio. Ce dernier profita de sa relation avec Anthony Graziano, désormais son beau-père, pour augmenter son influence dans la famille Bonanno. Mais chez lui, selon certains témoins, c’était sa femme Lana qui gérait les « affaires ». Cette dernière n’hésitait pas à menacer son mari et pire encore, de l’insulter en public devant ses collègues mafieux. Cette situation devenait ingérable, et John Zancocchio décidera de divorcer deux années plus tard. Mais les trois filles Graziano qui selon elles, furent élevées à la « dure », décidèrent d’apparaître dans une télé-réalité « Mob Wives ». Diffusé sur la chaine VH1, cette émission suit la vie de différentes femmes, dont les maris ou les pères ont été incarcérés pour leur relation avec la Cosa Nostra. Cette télé-réalité aborde publiquement des sujets liés à la Cosa Nostra, dans se cellule, Anthony Graziano fulminait. Ce dernier, qui a tout au long de sa vie, suivi les règles élémentaires de l’omerta, voit ses trois filles se pavanaient devant des millions de téléspectateurs, relevant par la même occasion certains secrets bien gardés. A sa sortie de prison en 2011, Anthony Graziani décidera de couper les ponts avec ses enfants, mais le mal était déjà fait. La famille Bonanno n’appréciait pas tellement que ce genre d’informations puissent être révélées à une heure de grande écoute. Pire encore, comme à son habitude, Anthony Graziani à sa sortie de prison, reprit instantanément, et malgré sa liberté surveillée, son activé au sein de la famille Bonanno. Le problème est que l’Associé qui le suivait dans régulièrement, n'était autre que l’époux de sa fille Renée, Hector Pagan Jr, qui collaborait avec les autorités fédérales et enregistrait secrètement son beau-père. Inculpé de racket et d’extorsion, Anthony Graziano sera condamné à dix neuf mois de prison et sortira de prison en 2013. Avec l’arrivée de Michael « The Nose » Mancuso à la tête de la famille Bonanno, le rôle d’Anthony Graziani reste marginal et aurait été rétrogradé au poste de Soldat, une mise au placard synonyme d’une retraite forcée ?. Avec ses filles, il aura fallu quelques années à l'ancien homme fort de la famille Bonanno pour renouer le contact.

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COMMENT LA FAMILLE BONANNO A SU SE RECONSTRUIRE APRÈS L'ÈRE MASSINO

5 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Joseph Massino
Joseph Massino

Joseph « The Ear » Massino, l’ancien Parrain de la famille Bonanno, s’était toujours vanté qu’il n'y avait aucun collaborateur dans ses rangs. Mais à la fin de l’année 2002, après plusieurs années d’enquête, Joseph Massino savait que les procureurs fédéraux allaient sortir l’artillerie lourde, avec une multitude d’inculpations, pouvant stopper son ascension et le faire incarcérer définitivement. Quelques semaines plus tôt, sa garde rapprochée venait de se faire arrêter. Frank Coppa, un Capitaine des Bonanno, avait été inculpé et condamné pour fraude. Incarcéré immédiatement, ce dernier s’était mis à pleurer, lors de sa première journée derrière les barreaux, devant des détenus effarés de voir un membre de la Cosa Nostra se comportait de la sorte. Devenue la risée de la famille Bonanno, Frank Coppa décidera par la suite de collaborer avec les autorités. Richard Cantarella, un autre Capitaine tournera lui aussi sa veste, en décidant de coopérer avec les autorités fédérales, après avoir eu vent des intentions de son mentor, Frank Coppa. Ces deux hommes en savaient énormément sur l’organisation tentaculaire qu’avait construit Joseph Massino pendant toute ces années et désormais les procureurs fédéraux avaient assez d'éléments pour arrêter The Last Don. Le 9 Janvier 2003, le FBI passa à l’offensive. Le Parrain de la famille Bonanno connaissait le jour exact de son arrestation et quand les fédéraux frappèrent à la porte de son domicile, ce dernier s’était déjà apprêté pour être emmené et incarcéré, profitant même pour lancer quelques petites blagues aux agents l'ayant surveillé le Parrain pendant toutes ces années. La même journée, son beau-frère, Salvatore « Good Looking Sal » Vitale, qui faisait office d’Underboss été lui aussi inculpé. Après sa condamnation pour prêt usuraire, Joseph Massino commentait avoir des doutes sur une possible collaboration de son beau-frère, et avait songé l’idée de lancer un contrat. Seulement, une chose le repoussait, sa femme Joséphine, sœur de Salvatore Vitale, qui aurait très mal vécu le fait de voir son frère disparaître du jour au lendemain. Incarcéré au Métropolitan Center de New-York, les procureurs fédéraux firent écouter rapidement à Salvatore Vitale, des enregistrements de Joseph Massino, qui sous-entendait une possible rétrogradation, voire pire, l’assassinat de son ancien protégé. Ce dernier, sans sourciller, décida alors de collaborer avec la justice Américaine. Une implosion, ce fut vraiment le mot qui fut utilisé pour incarner ce qui venait de se passer dans la famille Bonanno, cette dernière pouvait à juste titre, être définitivement rayée de la carte. Le coup de grâce fut sans nul doute la collaboration de Joseph Massino, celui que l’on surnommait alors « The Last Don », décidera de coopérer avec la justice Américaine, pour sauver les meubles vis à vis de sa « vraie famille », mais surtout pour éviter une condamnation à mort. Le lendemain de sa collaboration, le Daily News sortait en une, le Capo Di Tutti Ratti, les déclarations de Joseph Massino allaient être explosive.

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

A la barre des témoins, pendant le procès de son ancien Acting Boss Vincent « Vinny » Basciano, Joseph Massino, raconta son intronisation dans la Cosa Nostra en 1977, mais aussi les règles qu’ils avait imposées, après avoir été nommé Parrain de cette organisation criminelle en 1991. Il demanda à ses membres de ne jamais prononcer son nom. Pour se référencer à lui, ces derniers devaient seulement se toucher l’oreille, signe de son surnom. Après avoir fermé la plupart des clubs sociaux appartenant à la famille Bonanno, Joseph Massino ordonna à ses troupes, de ne jamais parler dans une voiture, dans un club social, dans leur propre maison ou encore pire sur leur téléphone. Pour Joseph Massino, la seule façon de communiquer était la rue tout simplement. Son témoignage ne permit pas de faire condamner comme voulu par les procureurs, Vincent Basciano à la peine de mort, mais en récompense de sa collaboration, Joseph Massino sera libéré de prison en Juillet 2013. L’hémorragie engendrait par ces nombreuses défections fut atteinte quand la famille Bonanno avait l’idée de tuer un procureur fédéral ou encore d’assassiner les familles des renégats, pour l’exemple. Mais même au bord du gouffre, la famille Bonanno réussît en quelques années à se reconstruire. Cette dernière profita tout d’abord de la baisse des effectifs liée à la Cosa Nostra, pour pouvoir se réorganiser dans l’ombre. Le Parrain de la famille était Vincent Basciano, mais incarcéré dans la prison de haute sécurité de Florence dans le Colorado, sa liberté de mouvement et de parole était extrêmement limitée. Ce dernier se basa alors sur différents Acting Boss, dont un, Michael « The Nose » Mancuso, qui deviendra par la suite l’homme fort de cette organisation criminelle. En 2004, il avait brièvement gouter le pouvoir, en étant nommé Acting Boss de la famille Bonanno, mais alors qu’il s’apprêtait à partir en vacances à Las Vegas, ce dernier sera arrêté a l’aéroport et inculpé de racket de plusieurs meurtre. La prison, Michael Mancuso connaissait déjà. En 1984, il avait été condamné à dix années de prison pour le meurtre de sa femme. Mais alors qu’il avait réussi à plaider l’homicide involontaire avec l’assassinat de son épouse, cette fois-ci, Michael Mancuso risquait la peine de mort. Mais grâce à un accord de plaidoyer, Michael Mancuso sera condamné à quinze années de prison. En 2013, alors que Michael Mancuso pourra prétendre à libération conditionnelle en 2019, ce dernier sera nommé nouveau Parrain de la famille Bonanno. Avec l’aide de différents Acting Boss, la famille Bonanno commença à réorganiser ses rangs, à travailler de nouveau dans l’ombre et injecta du sang neuf, en intronisant près de dix membres en moins de dix huit moi, redevenant une famille viable à New-York. En 2016, Michael Mancuso nomma Joseph « Joe C » Cammarano Jr comme nouvel Acting Boss, une promotion que ce dernier fêta en grande ponte au restaurant Bocelli, un rendez-vous scruté par les agents fédéraux. Le FBI savait pertinemment que bon nombre de mafieux qui sont venus témoigner leur respect à Joseph Cammarano Jr, étaient en libération conditionnelle avec des restrictions très stricte et c’était l’occasion pour eux de les remettre à l’ombre pendant quelques mois. Cette réorganisation inquiéta le gouvernement fédéral qui décida de transférer Michael Mancuso dans une autre prison, encore plus loin de New-York, au pénitencier de Seagoville dans l’État du Texas. Ce transfert n’a qu’un seul but couper ses liens de communication avec la famille Bonanno.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO PLAIDE POUR LA PREMIERE FOIS DE SA VIE COUPABLE

29 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Vincent Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille de Bonanno n’avait sans doute pas d’autres choix que d’accepter une offre de plaidoyer de la part des procureurs. Alors que ce dernier, s’était fait acquitté de plusieurs charges fédérales, suite à l’affaire dit de La Lufthansa quelques mois plus tôt, cette fois-ci, ce dernier qui est âgé de quatre vingt deux ans, n’a pas voulu prendre de risque, pour ne pas terminer sa vie derrière les barreaux. En Mars dernier, Vincent Asaro avait été inculpé avec des Associés de la famille Bonanno, et du petit fils de John Gotti, John Gotti Jr, d’avoir incendié volontairement le véhicule d’un individu lui ayant manqué de respect quelques semaines plus tôt. Cette fois-ci, dans cette affaire, Vincent Asaro n’était plus tout seul, des témoins à charge et des des accusés qui allaient bientôt décidé accepter une offre de plaidoyer, on fait que Vincent Asaro a fait pour la première fois de sa vie, devoir se retrouver devant un juge fédéral pour avouer ses crimes. Le Capitaine de la famille Bonanno, bras croisé, vêtu de l’habit classique des prisonniers fédéraux, n’a pas tellement apprécié cette mise en scène, surtout pour avouer qu’il avait demandé à plusieurs de ses Associés, d’incendier le véhicule d’un individu lu ayant coupé la route devant son domicile d’Howard Beach en 2012 : « J’ai demandé à une personne de bruler sa voiture, J’ai pris des dispositions pour que mon ordre soit effectué » déclara Vincent Asaro, très amer, d’en arriver à se justifier à son âge, devant un juge fédéral. Une fois sa déclaration effectuée, Vincent Asaro sorti du tribunal pour retrouver sa cellule du Métropolitan Center de New-York et laissa sa place à John Gotti Jr. Ce dernier qui purge actuellement une peine de huit années

Ronald Giallanzo
Ronald « Ronnie G » Giallanzo

de prison pour trafic de drogue, a admis avoir participé à cet incendie volontaire : « Je me suis mis d’accord avec d’autres personnes pour mettre le feu à une voiture dans le Queens » déclara t’il. Le verdict sera déterminé le vingt quatre Octobre prochain, mais selon Elizabeth Macedonio, avocate de Vincent Asaro : « Nous espérons une peine légère, qui prend en compte le plaidoyer, mais aussi de l’état de santé de mon client » déclara t’elle. Mais un autre problème juridique est en train de dérouler. L’avocate de Vincent Asaro, défend également le neveu de Vincent Asaro, Ronald « Ronnie G » Giallanzo (voir photo à droite), un Acting Capo de la famille Bonanno, inculpé en Avril dernier de plusieurs charges tenant de la loi RICO, comme le meurtre, le racket ou encore l’extorsion, cette défense pourrait entrainer un conflit d’intérêt. Mais pour Vincent Asaro, son avocate est la seule personne à pouvoir le défendre correctement : « Je veux rester avec Madame Macedonio. Elle m’a défendu lors de mon dernier procès et je suis plus que satisfait de sa performance », tout en déclarant qu’il ne « coopérerait jamais contre son neveu ». Mais la juge fédérale en charge du dossier contre Vincent Asaro, a suggéré au Capitaine de la famille Bonanno de changer d’avocat, pour éviter de devoir témoigner de force contre son propre neveu lors d’un prochain procès.

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UN PROCUREUR FÉDÉRAL MENACÉ DE MORT PAR LA FAMILLE BONANNO ?

20 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent AsaroAu début des 2000, alors que la famille Bonanno était au bord de l’implosion, l’ancien Acting Boss, Vincent « Vinny Georges » Basciano avait demandé la permission, à Joseph « The Ear » Massino, de lancer un contrat contre le procureur fédéral en charge de leur malheur, Greg Andres, sans savoir que l’ancien Parrain des Bonanno enregistrait secrètement les conversations. Cette affaire avait fait grand bruit. En effet, contrairement à sa cousine Sicilienne, la Cosa Nostra Italo-Américaine ne franchit pratiquement jamais la ligne rouge qui sépare le judiciaire à leurs activités criminelles. Mais cette fois-ci, Vincent Basciano avait tout prévu, il voulait tuer Greg Andres dans le restaurant le Campagnola, ou ce dernier avait ses habitudes. De plus, il voulait exécuter le contrat lui même, pour selon lui « montrer l’exemple » et ainsi renforcer sa position au sein de la famille Bonanno, qui voyait la plupart de ses membres collaboraient avec la justice Américaine. Finalement, Vincent Basciano sera arrêté avant l’exécution de ce contrat, et sera condamné par la suite à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Aujourd’hui, ce fut le tour de Vincent Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno, d’envisager, encore une fois, de faire justice soit même, en essayant de trouver une possibilité, pour assassiner la procureur fédérale en charge de son dossier, Nicole Argentieri. Alors que Vincent Asaro avait fait le plus dur, en se faisant acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa en Mars 2015, ce dernier avait du mal à accepter, d’être de nouveau incarcéré au Métropolitan Center, pour avoir ordonné d’incendier le véhicule d’un individu qui s’était, selon lui, mal comporté. C’est dans ce pénitencier, ou des détenus de tout genre, sont en attente d’un procès ou d’un transfert dans un pénitencier, que Vincent Asaro, se confia à un prisonnier, qui reste à ce jour non identifié. Visiblement très énervé, il déclara qu’il « devait faire quelque chose pour cette pute », tout en affirmant, qu’il ne voulait pas que ça se termine « comme Vinny (Vincent Basciano ». Pour confirmer leurs propos, les procureurs fédéraux sont prêts à transmettre des enregistrements audio et même vidéos, pour pouvoir collaborer leurs affirmations. Vincent Asaro, rempli d’aigreur, continua dans sa lancée, en certifiant à son voisin de cellule, qu’il allait tuer aussi son propre cousin, Gaspard Valenti, qui était venu témoigner contre lui, lors du procès de la Lufthansa. Ces nouvelles allégations marquent un tournant majeur contre le Capitaine de la famille Bonanno. Alors que ce dernier, risquait une peine minimale pour un incendie volontaire, ces nouvelles inculpations, pourraient voir les chances du Capitaine de la famille Bonanno de sortir prison diminuer fortement. Une audience sur une future libération conditionnelle est prévue jeudi prochain. Vincent Asaro, qui selon ses avocats, souffrent de nombreux problèmes de santé, pourrait avec ces nouvelles révélations, voir sa demande très certainement rejetée.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE UNE LIBÉRATION SOUS CAUTION

6 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent AsaroVincent « Vinny » Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno, pensait avoir fait le plus difficile, en se faisant acquitter en Novembre 2015, d’avoir orchestré le fameux casse dit de la Lufthansa. Agé à cette époque de quatre vingt un ans, Vincent Asaro pensait en avoir alors terminé avec le FBI, avec les procureurs fédéraux, et qu’il pouvait désormais, profiter des petits moments de la vie, comme fêter les fêtes traditionnelles en famille, tout en continuant son business avec la famille Bonanno. Mais surement vexé de cette défaite, les procureurs fédéraux n’en avaient pas pour autant terminé avec lui. En Mars dernier, ce dernier fut inculpé dans une sombre affaire d’incendie volontaire. Selon les autorités, le Capitaine de la famille Bonanno roulait tranquillement dans le Queens pour retourner vers son domicile, quand il se fit couper la route par un automobiliste, qui ne se doutait pas une seule seconde, qu’il venait de faire une énorme erreur. Enervé, très énervé même, Vincent Asaro, nota la plaque d’immatriculation du véhicule et demanda à l’un de ses Associés, de s’occuper de l’automobiliste. Ce dernier sous-traita la demande de Vincent Asaro, au petit fils de John Gott, qui avec l’aide de complices, incendia le véhicule. Quelques jours, plus tard, l’Associé de Vincent Asaro le conduisit dans une casse automobile pour montrer que son ordre avait bien été exécuté. Quand le Capitaine de la famille Bonanno se fit arrêter, le juge fédéral décida d’incarcérer immédiatement Vincent Asaro, en raison de son lourd passif dans le crime organisé. Emprisonné au Métropolitan Center de New-York, un endroit que ce dernier connaît très bien, Vincent Asaro est détenu dans une aile spéciale de la prison. Mais ce dernier qui est désormais âgé de quatre vingt deux ans, n’a plus la même dextérité qu’il y a plusieurs années. La semaine dernière, alors qu’il quittait sa cellule pour allait prendre sa douche, ce dernier chuta lourdement, le laissant complètement « hagard » selon son avocat, qui lui rendait visite le jour même : « Il ne reçoit pas les soins médicaux appropriés » déclara son avocat, stipulant que son client souffrait de « plusieurs anomalies coronarienne ». Pour les avocats de la défense, il faut agir vite et le procès pourrait débuter en Août prochain. Pour ces derniers, il n’est plus possible de laisser leur client dans un endroit aussi cloisonné, prétextant que depuis son incarcération, Vincent Asaro était enfermé vingt quatre heures sur vingt quatre dans sa cellule. Une nouvelle demande de libération sous caution devrait intervenir rapidement, pour pouvoir permettre selon les avocats de Vincent Asaro, que le Capitaine de la famille Bonanno, puisse préparer sa défense en toute sérinité.

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LA SÉCURITÉ DES INFORMATEURS DE LA FAMILLE BONANNO REMISE EN CAUSE ?

23 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Metropolitan CenterLes procureurs fédéraux préparent minutieusement le procès contre les différents membres de la famille Bonanno. Le principal accusé dans cette affaire, est l’Acting Capo Ronald « Ronnie G » Giallanzo (voir photo), neveu de Vincent Asaro, inculpé avec plusieurs de ses Associés, de racket, de prêt usuraire ou encore de tentative de meurtre. Les procureurs fédéraux avec l’aide du FBI, ne veulent cette fois-ci, ne pas avoir de surprise. Fini les acquittements avec des témoins qui n’ont pas su convaincre des jurés, peu enclin de faire condamner un mafieux pour des crimes datant de plus de vingt ans. Cette fois-ci, la justice Américaine veut tout essayer pour faire condamner les différents accusés, même s’il faut surprotéger les témoins dans cette affaire, des membres de la famille Bonanno, actuellement incarcérés dans des prisons fédérales, sous protection du gouvernement. Le procès ne commencera pas avant plusieurs mois, mais les procureurs fédéraux seront dans l’obligation, de dévoiler prochainement, dans des audiences dites de préparation, les enregistrements des différents collaborateurs auprès des avocats de la défense. Le premier Associé, Gene Borrello a déjà été identifié, mais renom des autres témoins n'ont pas encore été dévoilés. Combien sont-ils ? quels sont leur rôles ? leurs positions dans la famille Bonanno ? les procureurs fédéraux restent silencieux et ne font pas tellement confiance aux gardiens du Métropolitan Center de New-York pour garder leur bouche fermée. Lors d’une première audience, les procureurs fédéraux ont déclaré, que dévoiler des enregistrements, ou on pouvait entendre clairement les voix des différents informateurs, engendreraient un risque certain pour leur sécurité. Une solution pour ces derniers, était alors de les déplacer dans en endroit secret, en attendant un futur procès. Pour éviter ce genre de problèmes, les procureurs fédéraux ont demandé que les avocats des différents témoins puissent être présents lors de la diffusion des enregistrements audio. Ces derniers pourront intervenir et ainsi omettre des objections, mais ils pourront aussi convaincre le juge fédéral en charge de cette affaire, que leurs clients ne sont pas en sécurité, dans un pénitencier ou la corruption des gardiens, a déjà été dévoilée à plusieurs reprises. Le Métropolitan Center de New-York (voir photo), accueille des détenus en transit. En attente de transfert dans différentes prisons fédérales ou dans un attente d'un procès, dont plusieurs mafieux des cinq familles, la plupart étant des membres de la famille Bonnano. Pendant ce laps de temps, les détenus sont ainsi emprisonnés dans le même quartier disciplinaire, un risque certain pour les procureurs fédéraux. Il existe bien une aile dans la prison, qui est strictement réservée aux détenus les plus difficiles, ou qui encourent un énorme risque pour leur vie. Cette partie de la prison est considérée par la plupart des prisonniers, comme très restrictive, pire que la prison de Guantanamo. Mais les avocats de la défense ont une crainte. Ils craignent qu’une fois les enregistrements seront dévoilés prochainement devant un tribunal, que les témoins coopérants, pas encore identifiés, incarcérés actuellement avec les différents accusés, ne soient actuellement en danger de mort : « Certains membres de la famille Bonanno ont été accusés de violence, mais aussi de tentative de meurtre ». Alors même si ces derniers seront transférés très certainement dans des ailes sécurisées du Métropolitain Center, pour les procureurs fédéraux, l’influence des membres de la Cosa Nostra sur le personnel de la prison est tellement grande, que le risque est vraiment réel, il faut donc prendre une décision au plus vite.

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ANTHONY SANTORO PLAIDE COUPABLE ET EVITE UN NOUVEAU PROCÈS AUX PROCUREURS FÉDÉRAUX

12 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Anthony Santoro, Vito Badame et Ernest AielloMalgré l’absence d’un verdict lors du premier procès, le Soldat Anthony « Skinny » Santoro (voir photo) ne veut pas tenter une nouvelle fois de jouer sa vie dans un nouveau procès fédéral. Ce dernier qui est selon le FBI, le bras armé de la famille Bonanno, utilisé pour recouvrir les créances des mauvais payeurs et pour effectuer les sales besognes, décida la semaine dernière de plaider coupable devant un tribunal de fédéral, des charges retenues contre lui. Incarcéré depuis Juillet 2013, et ne pouvant pas profiter d’une libération conditionnelle, malgré un procès annulé, Anthony Santoro, se morfondait au Métropolitan Center, demandant à ses avocats d’essayer de trouver un verdict de culpabilité, pour sortir de prison au plus vite. Après plusieurs semaines de négociation avec les procureurs fédéraux, un accord fut trouvé. Anthony Santoro décide de plaider coupable et admet devant le tribunal, qu’il a commis des crimes et des délits pour le compte d’une organisation criminelle, sans préciser pour autant qu’il s’agit de la famille Bonanno. En acceptant cet accord, le Soldat de la famille Bonanno serait condamné au maximum à huit années de prison, ayant purgé déjà pratiquement la moitié de sa future peine, Anthony Santoro pourrait espérer une sortie de prison dans quelques mois. Alors que l’Acting Capo Vito Badamo et le Capitaine Ernest Aiello ont pu bénéficier d’une libération sous caution après l’annulation de leur procès, Anthony Santoro avait été maintenu en détention en raison de sa dangerosité. Ces deux compères ont eux aussi décidé de plaider coupable. Ernest Aiello sera condamné de deux à quatre années de prison dans un pénitencier d’État, alors que Vito Badamo purgera quant-à lui, entre trois ans et demi et sept ans de prison, pour corruption d’entreprise, des verdicts qui seront confirmés en Mai prochain. Devant le juge fédéral, Anthony Santoro fut bref : « J’avoue ma culpabilité. Maintenant, je veux retrouver ma liberté, ce qui reste de ma vie ». Dans sa déclaration, Anthony Santoro avoua avoir possédé près de cinq armes à feux et que son rôle consistait à menacé et à agresser les mauvais payeurs. En plus de certifier qu’il possédait chez lui des armes, généralement obtenues de manières illégales avec des numéros de séries enlevés, le Soldat de la famille Bonanno déclara qu’il avait aussi à son domicile un stock de pilules de viagra, qu’il vendait entre cinq et dix dollars le cachet dans els rues de New-York. Ces verdicts de culpabilité arrangent sans nul doute les procureurs fédéraux, qui voyaient défiler un second procès dans deux semaines, sans pouvoir certifier si ce procès allait être concluant pour le ministère public.

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UN ASSOCIÉ DE LA COSA NOSTRA IDENTIFIÉ COMME UN TÉMOIN DU GOUVERNEMENT

8 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Le témoin du gouvernement qui a permis les dernières arrestations contre la famille Bonanno, a été identifié, il s’agit de Gene Borrello. Selon le FBI, ce dernier aurait travaillé dans l'équipe du Capitaine Vincent Asaro depuis plus d'une dizaine d'années. Toujours selon les agents fédéraux, Gene Borrello était un Associé actif dans le vol de voitures et serait selon les procureurs fédéraux, l’un des témoins clés dans différentes affaires liées à la famille Bonanno en cours d'instruction. La première, concerne un incendie criminel commandité par Vincent Asaro contre un chauffard qui lui aurait coupé la route proche de son domicile dans le Queens. La deuxième affaire, concerne l’arrestation pour plusieurs charges tenant de la loi RICO dont le racket et le prêt usuraire, contre le propre neveu de Vincent Asaro, l’Acting Capo, Ronald « Ronnie G » Giallanzo. Dans la troisième affaire, il est prêt à aider le gouvernement contre plusieurs cambriolages qui eurent lieu en 2014 orchestrés eux aussi par la famille Bonanno, rapportant selon la justice Américaine près de deux cent cinquante mille dollars aux mafieux de la Cosa Nostra. Toujours selon les procureurs fédéraux, Gene Borrello, qui malgré ses trente deux années, a déjà un lourd passif criminel. Selon ces derniers, dans l’affaire contre Vincent Asaro, c’est l’Associé de la famille Bonanno, qui aurait versé l’essence sur le véhicule avant que son complice Matthew « Fat Mike » Rullan, ne « fasse craquer une allumette ». Proche du petit fils de John Gotti, il aurait aussi été impliqué dans différents cambriolages, des vols de banques ou de boutiques dans les environs de New-York. Efficace dans son business criminel et apprécié des membres intronisés de la famille Bonanno, Ronald Giallanzo l'aurait aussi à différentes reprises, dont une fois pour agresser physiquement un individu qui devait plusieurs milliers de dollars à l’Acting Capo de la famille Bonanno. En 2014, Gene Borrello fut arrête pour cambriolage et condamné à une année de prison. C’est à sa sortie, que ce dernier décida de lui même, de coopérer avec les autorités pour aider à faire arrêter des membres de la famille Bonanno. La question qui se pose actuellement, est de savoir si le témoignage de Gene Borrello, qui n’est même pas un membre intronisé de la Cosa Nostra, pourra être efficace pour faire condamner Vincent Asaro et son neveu dans les futurs procès fédéraux. Actuellement, les témoignages des repentis de la Cosa Nostra ne sont plus tellement jugés crédibles par les jurés. En effet, la plupart des témoins du gouvernement décident de coopérer pour éviter des longues peines de prison, alors que la plupart ont été accusés dans des meurtres crapuleux, ce qui peut agacer fortement un jury, . Mais dans cette affaire, tout est différent. Force est de constater que Gene Borrello, a décidé de parler de lui même, sans contrainte judiciaire, par une envie surement, d’en terminer avec sa vie dans le crime organisé, fait de violence et d’incarcération. Ce témoignage qui pourrait sembler sincère dans l'approche, pourrait pâtir de quelques faiblesses. Gene Borrello par son statut d'Associé de la Cosa Nostra, aura forcément des informations assez limitées sur la structure interne de la famille Bonanno. De plus, son lourd passif criminel, surtout provenant d'agression contre des individus extérieurs aux affaires de la Cosa Nostra, pourrait se retourner très rapidement contre lui.

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