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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino, #Lucchese, #Colombo, #Bonanno, #Genovese

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE OPÉRANT DEPUIS LA VILLE DE SPRINGFIELD PLAIDE COUPABLE

30 Octobre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

Springfield, une petite ville tranquille dans l’État du Massachusetts. Pourtant cette petite bourgade se trouvant à plusieurs heures de New-York, a toujours été un « laboratoire criminel » pour la famille Genovese  Très bien implantée depuis de nombreuses années, elle a longtemps été gérée par Adolfo Bruno, un Capitaine de la vieille école, qui sera assassiné en 2003, pour des rumeurs, qui ne seront jamais avérées, d'une éventuelle collaboration avec le FBI, mais surtout, d'avoir gardé une partie de l'argent, qui devait rentrer dans les poches de la hiérarchie New-Yorkaise. Après ce meurtre, l’équipage de la Genovese à Springfield fut gérée par Anthony Arillota, avant que ce dernier décide de collaborer avec la justice Américaine en 2010. Depuis ce jour, et selon les procureurs fédéraux, cette équipe qui était auparavant extrêmement respecté, n’a strictement plus rien à voir : « Ces gars là sont une blague totale. Avant il y avait une sorte de fierté pour les mafieux de travailler avec quelqu’un qui inspirait le respect. Aujourd’hui, nous avons des voleurs de bas étage, des trafiquants de drogue sur qui on ne peut pas faire confiance ». Dans l’affaire East Coast, Ralph Santaniello, un Soldat de la famille Genovese fut inculpé de bookmaking et de prêt usuraire, des délits qui lui rapporteraient selon les agents fédéraux, près de cinq cent mille dollars par an. La position de Ralph Santaniello dans l’équipage de Springfield est stratégique. Cousin et bras-droit de l’actuel Capitaine de la famille Genovese, Albert Cavanese, Ralph Santaniello est aussi selon les agents du FBI, un très bon homme de main, prêt à utiliser la violence physique pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs. Il y a quelques années, il avait plaidé coupable d’avoir fracassé une bouteille de bière sur la tête d’un individu lors d’une soirée. Mais les paris sportifs, c’est vraiment la grande spécialité de Ralph Santaniello. Avec l’aide de sa propre mère et de plusieurs Associés de la famille Genovese, il avait, au début des années 2000, montait un énorme réseau de bookmaking dans les environs de Springfield, lui rapportant des dizaines de milliers de dollars tous les mois. Dans l’affaire East Coast, le Soldat de la famille Genovese est de nouveau inculpé des mêmes délits. Condamné par le passé à deux années de prison pour bookmaking, ce dernier sait pertinemment que s’il est déclaré coupable, il risque de terminer de longues années derrière les barreaux. L’opération East Coast lancée contre plusieurs familles de la Cosa Nostra, devait être l’affaire qui allait pouvoir relancer la « machine de guerre » des agences fédérales dans sa lutte contre le crime organisé. Mais encore une fois, après de nombreux dysfonctionnements  les procureurs fédéraux ont été dans l’obligation de proposer des offres de plaidoyer assez avantageuses aux différents mafieux inculpés, pour essayer de tourner la page au plus vite. Ralph Santaniello fut l’un d’entre eux et après avoir pesé le « pour et le contre » avec l’aide de ses avocats, ce dernier serait prêt à plaider coupable très prochainement. Les détails sur cet accord n’ont pas encore filtré, mais nous savons désormais que les inculpations des membres de l’équipe de Springfield sont venues grâce à l’aide d’un propriétaire d’une entreprise de remorquage. Ce dernier, déclara qu’à une époque, il avait accepté de payer les « hommages » à Adolfo Bruno en échange de sa protection avec un virement hebdomadaire, mais suite à son assassinat le chef d’entreprise décidera d’arrêter de payer la nouvelle hiérarchie installée. Les menaces verbales et physiques devinrent alors omniprésentes. Un soir, alors que la victime dans cette affaire, sortait tranquillement de chez lui, il fut accueilli « gentiment » par Albert Cavanese et Ralph Santaniello. Ce dernier commença à frapper le chef d’entreprise à plusieurs reprises, en lui ordonnant de « rembourser ses dettes » s’il ne voulait pas voir sa « tête tranchée » et son « corps enterré dans un bois ». Paniqué, le chef d’entreprise se rapprocha alors de la police du Massachusetts qui avec l’aide des agents fédéraux, accepta de le prendre sous leur protection, en échange de sa collaboration. Pour régler le différend entre les mafieux, une certaine somme d’argent fut donnée au chef d’entreprise par des agents fédéraux. En inscrivant un certain climat de confiance, ce dernier pouvait alors enregistrer et filmer Ralph Santaniello en train de parler tranquillement de ces différents rackets.

 

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE INCULPÉ D'ÉVASION FISCALE

14 Octobre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Salvatore DeMeo
Salvatore DeMeo

Cinq ans de probation pour racket prêt usuraire, ce n’était visiblement pas assez pour les procureurs fédéraux, encore effarés du verdict rendu contre Salvatore « Sallie » DeMeo, un Soldat de la famille Genovese en Août dernier. En Décembre 2016, le FBI avait frappé la famille Genovese avec l’opération Shark Bait. Au total, une douzaine d’arrestations contre des individus affiliés de près ou de loin à la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis. Le jour des arrestations, la photo de Salvatore DeMeo, de part sa position au sein de la famille Genovese, le haut de l’affiche. Selon les procureurs fédéraux, ce dernier, avec l’aide de plusieurs Associés, auraient engendré des millions de dollars après avoir utilisé des faux sites de paris, la plupart basés au Costa Rica, pour soutirer de l’argent à des individus avides de miser sur différentes compétitions sportives. En plus de ses activités de paris illégaux, Salvatore DeMeo, aurait prêtait à des taux exorbitants, de l’argent à des individus au bord de la faillit, rendant selon les procureurs fédéraux, « impossible le moindre remboursement ». Pour tous ces délits, Salvatore DeMeo sera condamné à près cinq années de probations, après un accord de plaidoyer, une petite « tape sur les doigts » pour un criminel multirécidiviste, mais au moindre délit, Salvatore DeMeo pouvait retourner en prison. Les procureurs fédéraux ont donc essayé depuis quelques mois, de chercher la moindre faille et ont trouvé que ce dernier avait oublié de déclarer près de deux millions de dollars aux impôts, après avoir vendu différentes propriétés à Brooklyn entre 2013 et 2014, des bâtiments qui appartenaient à son père décédé au début des années 1990 et qui aurait rapporté au Capitaine de la famille Genovese près de dix huit millions de dollars. Pour les procureurs fédéraux, Salvatore DeMeo a de nouveau commis un délit et sera bientôt inculpé d’évasion fiscale, après une comparution devant un tribunal fédéral New-Yorkais, jeudi prochain. Selon les procureurs fédéraux, les nouvelles charges fiscales, ne sont pas liées à l’opération Shark Balt, mais ils rappellent tout de même, l’adhésion de « longue date » de Salvatore DeMeo à la famille Genovese. Dans une déclaration commune, les procureurs fédéraux ont stipulé, que le vieux mafieux avait utilisé une multitude de stratagèmes pour éviter de se faire arrêter par le FBI. En effet, Salvatore DeMeo aurait versé des centaines de millions de dollars à des entreprises « amis », dans le bâtiment. Un million de dollars pour une entreprise de plomberie, près de trois cent cinquante cinq mille dollars pour une autre société du BTP et la plus grosse partie, pour qui ?, pour la hiérarchie de la famille Genovese.

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PASQUALE PARRELLO CONDAMNÉ À SEPT ANS DE PRISON

10 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Pasquale Parrello
Pasquale Parrello

Sept ans dans une prison fédérale, c’est six mois de plus que l’accord de plaidoyer conclu entre Pasquale Parrello, un Capitaine de la famille Genovese et les procureurs fédéraux en Mai dernier. Par ce verdict, le juge fédéral en charge du dossier East Coast, a voulu faire passer plusieurs messages. Le premier, était de montrer son inflexibilité face à Pasquale Parrello, un mafieux multirécidiviste, en démontrant qu’il ne s’était pas laissé influencer par les dizaines de lettres de soutien envoyées par ses proches, pour essayer d’avoir un verdict plus favorable. Le deuxième message va plutôt en direction de Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie et de Eugene « Rooster » ONofrio, un autre Capitaine des Genovese, qui ont décidé quant-à eux de tenter leur chance dans un procès fédéral. Par ce verdict, le juge a voulu démontrer qu’aucune négociation était possible et que désormais, la justice Américaine traiterait avec plus de sévérité les membres de cette organisation criminelle. Agé de soixante treize ans, le Capitaine de la famille Genovese aurait espéré une issue plus favorable, en admettant sa culpabilité, il espérait sortir de prison plus tôt, dans moins de cinq ans. Mais le juge fédéral n’a pas tellement apprécié que Pasquale Parrello n’ait pas respecté la seconde chance laissée, par ce même magistrat en 2003, quand le Capitaine de la famille Genovese avait été condamné pour racket à près de quatre vingt huit mois dans un pénitencier fédéral. A sa sortie de prison, ce dernier avait très rapidement repris ses activités au sein des Genovese, gérant son business depuis son restaurant dénommé le Pasquale’s Rigoletto Restaurant : « Bon nombre de Capitaines de la Cosa Nostra sont décédés en prison » déclara le juge fédéral : « Vous auriez du réfléchir aux conséquences de cette vie  lors de votre dernière condamnation ». Continuant sur sa lancée, le juge fédéral, visiblement très énervé, déclara que les lettres de soutien adressées par la famille de Pasquale Parrello, ressemblaient mots pour mots, à celles envoyées lors de sa condamnation en 2003 pour racket : « Ces lettres, ne peuvent pas être des cartes de sortie de prison, surtout, si elles ont déjà été utilisées par le passé » déclara t’il. Il ironisa aussi par la même occasion sur les remarques de l’avocat de la défense, prétextant, que son client était un catholique pratiquant, lui rétorquant que cette religion n’approuvait pas l’extorsion comme un moyen légal de gagner sa vie. Atteint de surdité et se déplaçant difficilement, Pasquale Parrello resta muet tout au long du verdict, mais s’adressa au final, une dernière fois à ses amis, à sa famille, au tribunal : « Tout d’abord, je voudrais m’excuser pour tout ce j’ai pu faire, je ressens beaucoup de remords. Je prends toutes les responsabilités et j’essaierai par la suite de devenir une meilleures personne ». Escorté par les policiers présents dans le tribunal, Pasquale Parrello, menotte aux poignets, adressa de nouveau quelques mots à ses soutiens présents dans la salle. Ces derniers visiblement émus ont commencé à crier des « Nous t’aimons Patsy » : « Je vous 

aime » déclara le Capitaine de la famille Genovese avant de quitter le tribunal pour rejoindre sa cellule du Metropolitan Center de New-York.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE COMPTE SUR SES SOUTIENS POUR SORTIR PLUS RAPIDEMENT DE PRISON

3 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Pasquale Parrello
Pasquale Parrello

Inculpé dans l’affaire East Coast, Pasquale « Patsy » Parrello, un Capitaine de la famille Genovese, avait décidé de plaider coupable en Mai dernier. Au départ, le propriétaire du Rigoletto Restaurant, risquait de terminer sa vie derrière les barreaux, mais le manque de sécurisation de certaines communications établies entre les agents du FBI et le principal témoin John Rubio, avait considérablement renverser la tendance. Face à la perspective de voir un énième procès se solder par des acquittements en règle, les procureurs fédéraux décidèrent de proposer des accords de plaidoyer assez avantageux avec les mafieux inculpés. Certains, comme Joseph Merlino, Parrain de la famille Philadelphie ou encore Eugene « Rooster » Onofrio, un Capitaine des Genovese, décideront de tenter leur chance dans un prochain procès fédéral. Pasquale Parrello quant-à lui, accepta l’offre et décidera de plaider coupable. Avec cet accord, le Capitaine de la famille Genovese pourra être condamné à une peine comprise entre cinq et six années de prison dans un pénitencier fédéral, un verdict qui sera rendu le sept Septembre prochain. En attendant, les soutiens de Pasquale Parrello ont commencé à envoyé des lettres au juge fédéral, pour essayer de l’influencer vers un verdict plus favorable. Accusé par les procureurs fédéraux d’être un criminel endurci, qui a participé dans une multitude d’activités criminelles pour le compte de la famille Genovese, ses amis et une partie de sa famille ont essayé de dépeindre Pasquale Parrello comme un homme sincère, aimant vis à vis de son entourage, qui n’a pas hésité par exemple à abriter un chat avec ses chatons chez lui pendant une tempête. Mais pour les procureurs fédéraux, Pasquale Parrello est une personne intraitable quand on parle de business et aurait un goût très prononcé pour la violence. Par exemple, en Juin 2011, il avait demandé à deux membres de son équipe de casser les genoux d’un individu, qui avait osé opportuner une femme devant son restaurant. Il aurait également demandé à quelques un de ses Soldats de recourir à la violence, en utilisant des points américains et en étouffant un individu qui devait plusieurs milliers de dollars au Capitaine de la famile Genovese. Néanmoins, les amis et la famille de Pasquale Parrello ont envoyé une quarantaine de lettres, avec le faible espoir, de pouvoir faire ressortir le meilleur du Capitaine de la famille Genovese auprès du juge fédéral. Un écrivain d’ailleurs, écrivit dans sa lettre que Pasquale Parrello était l’une « des personnes les plus honnêtes, les plus généreuses et les plus réfléchies » qu’il avait pu rencontrer. Dans la Cosa Nostra, il est monnaie courante que les mafieux demandent à plusieurs de leurs connaissances, la plupart d’entre eux, des personnalités, de les soutenir pour essayer d’influencer le verdict d’un juge fédéral. Malheureusement pour eux, ces magistrats aguerris, sont habitués à ce genre de demande et généralement, suivent les directives données par les procureurs fédéraux.

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LE DÉCÈS DE VENERO MANGANO MARQUE T-IL LA FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE GENOVESE ?

19 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Venero Mangano
Venero Mangano

L’ancien Underboss de la famille Genovese, Venero « Benny Eggs » Mangano est décédé cette semaine, il avait quatre vingt quinze ans. Considéré comme une « légende » dans la Cosa Nostra, Venero Mangano est né le 7 Septembre 1921 à Greenwich Village, un quartier résidentiel situé dans l’arrondissement de Manhattan. La famille de Venero Mangano a toujours été liée de près ou de loin à la Cosa Notra et même si sa mère détenait une boutique d’œufs, ce qui lui valut son surnom, ce dernier décidera de suivre une autre voie et s’affilia très rapidement à la famille Genovese. Pendant toute sa carrière criminelle, Venero Mangano a géré une équipe de plusieurs Soldats et de centaines d’Associés, toujours depuis Greenwich Village. Ses activités étaient larges et variées. De manière légale, Venero Mangano était un grossiste. Il détenait l’entreprise M&J Entreprises, qui achetait des vêtements de couturier comme Calvin Klein, dont il fut un ami, pour les revendre l’étranger. Illégalement, Venero Mangano était aussi un racketeur et un bookmaker, dont il fut plusieurs fois arrêté et incarcéré pendant sa longue carrière criminelle. Le 6 Août 1981, Venero Mangano fut convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à des questions relatives au crime organisé, mais au cours de cette audience, ce dernier resta muet. Pour ce refus, Venero Mangano sera condamné à près de neuf mois d’emprisonnement. A sa sortie, ce dernier continua à gérer son empire criminel, toujours depuis son quartier natal. Considéré à cette époque par le FBI, comme étant un Capitaine très influent dans la famille Genovese, les agents fédéraux soupçonnèrent très rapidement Venero Mangano d’être un personnage clé dans ce qu’on nommera par la suite, l’affaire dit du Windows Case. De 1978 à 1990, quatre des cinq familles de New-York, les familles Genovese, Colombo, Lucchese et Gambino formèrent un cartel d’entreprise de remplacement des fenêtres. Chaque famille avait plusieurs représentants pour gérer le racket. Pour la famille Genovese, Venero Mangano était accompagné du Soldat Gerard Pappa et de l’Associé Peter Savino. Ce fameux cartel, réussi à signer, grâce à certaines pressions bien connues des mafieux, un contrat avec le New York Housing Authority, qui fournit des logements pour les résidents de faible et de moyens revenus dans les cinq arrondissements de New-York. De plus grâce à la famille Lucchese, le

cartel avait aussi réussi a contrôler l’Iron Workers Union et monopolisa ainsi l’industrie du remplacement de fenêtres dans tout New-York. Le racket était simple. Pour chaque fenêtre remplacée, les familles de la Cosa Nostra touchaient, en plus des différents pots de vins versés par les entreprises, près d’un ou deux dollars supplémentaires. Les sommes furent colossales, plusieurs centaines de millions de dollars furent amassés chaque année par les différentes familles mafieuses. L’argent gagné fut réparti par la famille Genovese et son représentant, Venero Mangano, ce qui rendit les trois autres familles, qui voulaient avoir une part du gâteau plus importante, furieuses. Lors d’une réunion organisée avec les représentants des familles Lucchese et Gambino, Venero Mangano mit rapidement les choses au clair et déclara que c’était eux (la famille Genovese) « qui décidait ». Considérée comme la Rolls Royce du crime organisé et fort des plusieurs centaines de membres, les Lucchese et les Gambino ne firent par la suite plus aucune remarque. Mais au début des années 1990, le FBI arrêta l’ensemble du cartel, grâce notamment aux informations données par l’Associé de Venero Mangano, Peter Savino, qui portait depuis des années un micro et avait enregistré à de nombreuses reprises les différents mafieux qui parlaient de ce racket. L’enquête en elle même fut mal ficelée et les enregistrement de Peter Savino n'avaient pas été jugés concluant.

Vincent Gigante
Vincent Gigante

Les procureurs fédéraux avaient demandé une peine de trois années d’emprisonnement pour Venero Mangano, mais en raison de son appartenance à la Cosa Nostra, le juge fédéral décidera de faire condamner ce dernier à près de quinze années d’emprisonnement, une peine qu’il acceptera sans broncher. Venero Mangano purgea sa peine tant bien que mal. Souffrant

de plusieurs problèmes de santé, le Capitaine de la famille Genovese, sera opéré à différentes reprises. Pendant son emprisonnement, Venero Mangano sera de nouveau convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à certaines questions sur l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante. Lors de cette audience, Venero Mangano refusa obstinément de parler aux procureurs fédéraux : « Vous allez me faire quoi ?, vous allez me tirer dessus si je refuse de répondre ? ». En 2006, quelques semaines avant sa libération, Venero Mangano intégra une maison de transition, et eut la possibilité de passer quelques week-end en famille chez sa fille et son fils. Selon ces derniers, leur père qui était devenu à moitié aveugle, fut harcelé par le gouvernement fédéral, qui n’hésitait pas à appeler en pleine nuit pour vérifier que Venero Mangano était bien à son domicile. Libéré par la suite de ses contraintes sur sa liberté surveillée, il fut pendant un temps, soupçonné par le FBI, que Venero Mangano avait repris le contrôle de la famille Genovese après le décès de Vincent Gigante. Le problème est que Venero Mangano était très affaibli et ne se déplaçait qu’en fauteuil roulant, celui-ci sera finalement nommé au poste d’Underboss, laissant sa place, à l’actuel Parrain de la famille Genovese, Liborio « Barney » Bellomo, même si les autorités fédérales n'ont jamais confirmé la hiérarchie exacte de la famille Genovese.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE PLAIDE COUPABLE

20 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Pasquale ParrelloPasquale « Patsy » Parrello (voir photo), un Capitaine de la famille Genovese, inculpé dans l’affaire East Coast, a décidé cette semaine de plaider coupable devant un tribunal fédéral. Ces dernières semaines, les procureurs fédéraux en charge de cette affaire, avaient, à la surprise générale, proposé des accords de plaidoyer aux différents accusés, pour plusieurs raisons. La première, est le manque de sécurisation de certaines communications établies entre les agents fédéraux et le principal témoin du gouvernement, John Rubio. La deuxième raison, est la transmission d’informations classées confidentielles à un criminologue renommé aux Etats-Unis. Avec ces déclarations, la sécurité de John Rubio fut mise à mal, sa crédibilité aussi. Pour éviter un deuxième échec cuisant, après l’acquittement du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro, les procureurs fédéraux avaient changer leur fusil d’épaule. Certains, comme le Parrain actuel de la famille de Philadelphie, s’engouffra dans la brèche, en refusant un accord, jugé selon son avocat, insuffisant, préférant tenter sa chance dans un procès fédéral, pour ainsi renforcer sa position au sein de sa famille. D’autres, comme Pasquale Parrello, n’ont pas voulu prendre ce risque. Agé de soixante douze ans, le Capitaine de la famille Genovese risquait une vingtaine d'années derrière les barreaux, une condamnation à mort certaine pour un individu qui a prospéré pendant toute sa vie dans les activités criminelles de la Cosa Nostra. En plaidant coupable, Pasquale Parrello avoua difficilement, d’avoir extorqué des individus et surtout, d’avoir demandé à certains de ses Associés d’utiliser la violence pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Alors même si le témoignage de John Rubio aurait pu être contesté par les avocats de la défense, des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux, montraient comment Pasquale Parrello, qui s’identifiait comme un honnête restaurateur, utilisait la violence pour arriver à ses fins. En 2011, il demande à des membres de son équipe, de « casser les genoux » d’un individu qui avait manqué de respect à plusieurs clientes de son restaurant. Une autre fois, il demanda d’« étouffer » avec un sac plastique, un mauvais payeur, qui devait près de trente mille dollars, pour l’exemple. De plus, il avait demandé aux membres de son équipe de lui faire passer un message : « La prochaine fois que tu ne ne lui donnes pas l’argent (à Pasquale Parrello), il va t’étouffer pour de bon ». Malgré ces actes de violences, plusieurs proches du Capitaine de la famille Genovese, dont un prête, avaient demandé au juge fédéral, une certaine clémence. Après ce passage éclair devant le juge pour plaider coupable, le Capitaine de la famille Genovese, qui sera condamné dans les prochaines semaines à une peine comprise entre cinq et sept années dans un pénitencier fédéral, quitta la salle d’audience sur les « Je t’aime » de la plupart des membres de sa famille, venus lui apporter leur soutient dans « ces moments difficiles ».

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LA COSA NOSTRA SE VENGE-T-ELLE ENCORE DES REPENTIS ?

14 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Divers

Peter « Petey Cap » Caporino a travaillé pendant des dizaines d’années pour la famille Genovese. Son club social était basé à Hoboken et a supervisé de nombreux paris illégaux, sportifs pour la plupart, générant des millions de dollars pour la famille Genovese. Travaillant pour des personnalités influentes du crime organise, comme James « Jimmy Nap » Napoli, un Capitaine de la famille Genovese, qui a contrôlé selon le FBI de 1950 à 1980 l’une des plus grandes opérations de jeux illégaux dans tout les Etats-Unis. James Napoli adorait le luxe, la belle vie, les belles voitures, et ordonnait à ses Associés de lui redonner près de vint cinq pourcents de leur activité, sur des paris sportifs, cela représentait une fortune. Peter Caporino, s’exécuta, sans broncher, et continua même à payer James Napoli quand ce dernier fut incarcéré à la fin des années 1970 pour jeux illégaux. Mais surement aigri, de n’avoir jamais été proposé à l’intronisation, Peter Caporino décida, au début des années 2000, de collaborer avec les autorités délibérément. Mais selon les procureurs fédéraux, la raison était encore plus simple que ça. Alors certes, Peter Caporino ressentait surement une forme d’aigreur, de devoir donner autant d’argent, mais en réalité, sa femme et trente individus liés aux paris illégaux, furent arrêtés, et pour éviter que cette dernière termine en prison, Peter Caporino aurait décidé de collaborer avec les autorités.Pendant plusieurs mois, il enregistra différents membres de la Cosa Nostra, près de quatre cent heures d’enregistrements, qui permettront aux procureurs fédéraux d’inculper des gros poissons comme Lawrence « Little Larry » Dentico, un Capitaine dans la famille Genovese, qui a servi de Consigliere pendant quelques années. En récompense de sa coopération, Peter Caporino sorti du tribunal en homme libre, une nouvelle vie s’offrait à lui dans le programme de protection des témoins. Mais Peter Caporino en voulait plus, toujours plus, et retourna narguer avec sa femme, ses anciens Associés à Hoboken, comme si rien ne s’était passé, en se devenant de nouveau très actif dans les paris illégaux. Comme la plupart des repentis de la Cosa Nostra, Peter Caporino connaissait parfaitement le fonctionnement de cette organisation criminelle, et savait que le meurtre n’était plus une priorité, même en cas de trahison. Se faire de l’argent dans l’ombre, sans éveiller le moindre soupçon, voici la nouvelle « feuille de route » pour la plupart des familles de la Cosa Nostra. Ironiquement, ce n’est pas la famille Genovese qui s’occupa de ce problème mais des individus qui interpellèrent les autorités, qu’un bâtiment à Hoboken était utilisé pour des paris illégaux. Cette fois-ci, il n’y avait plus de négociation possible et Peter Caporino sera condamné à sept années dans une prison fédérale.

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE DÉCIDE DE QUITTER LE PROGRAMME DE PROTECTION DES TÉMOINS

13 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Anthony ArrilotaEn 2010, Anthony Arillota (voir photo), un Capitaine de la famille Genovese opérant depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts, décida de coopérer avec les autorités. Dans cette famille mafieuse, extrêmement cloisonnée, ou le nom du actuel Parrain reste encore incertain, cette révélation fut l'effet d'une bombe, qui se propagea jusqu'à New-York et ses environs. Anthony Arillota, en savait beaucoup, trop même. Anthony Arillota décida de collaborer après avoir été inculpé pour le meurtre d’Adolfo « Big Al » Bruno, son ancien supérieur, assassiné en 2003, pour avoir été soupçonné de collaborer, à tord, avec les autorités. Ce soir de Novembre, alors qu'Adolfo Bruno, quittait un club social ou il avait ses habitudes, le Capitaine de la famille Genovese fut criblé de balles. Pendant des années, personne ne fut inculpé. Mais tout s’écroula très vite pour Anthony Arillota. Alors qu’en 2008, il fut acquitté d’extorsion, il fut inculpé très rapidement deux années plus tard, avec des membres de la famille de Genovese, d’avoir participé au meurtre d’Aldolfo Bruno. Face à une perspective de terminer sa vie derrière les barreaux, Anthony Arillota décida très rapidement de collaborer avec la justice Américaine. Sa coopération permit aux procureurs fédéraux de faire condamner les deux meurtriers, mais aussi le commanditaire, l’ancien Acting Boss de la famille Genovese, Arthur « Little Guy » Nigro, à des peines de prison à perpétuité. Pour avoir aidé la justice Américaine, Anthony Arillota fut gracieusement récompensé, et condamné pour deux meurtres, trois tentatives d'assassinats et extorsion à huit années derrière les barreaux. Il faut dire que les procureurs fédéraux ont vanté son « comportement exemplaire, honnête, un témoignage déterminant » et surtout, il a essayé de convaincre les deux meurtriers dans cette affaire, de collaborer avec la justice, sans succès. Désormais libérable, après avoir purgé près de quatre années, Anthony Arillota a décidé de changer de vie, mais voudrait retourner dans sa ville natale, à Springfield, et ceux malgré les nombreux dangers que pourraient comporter un retour dans une ville encore sous contrôle de la famille Genovese. Outre le fils, d’Adolfo Bruno, Victor, qui n’a aucun lien avec le crime organisé, mais qui ressent encore une haine féroce pour Anthony Arillota, ce dernier pourrait faire face à des membres de son ancienne équipe. Mais l’ancien Capitaine de la famille Genovese n’a aucune crainte et est prêt à continuer de nouveau sa vie à Springfield, proche de ses anciens Associés et sans protection fédérale. Alors pourquoi ce risque ?. Il est désormais révolu l’époque ou un membre intronisé de la Cosa Nostra, qui décidait de collaborer avec les autorités, était un homme mort s’il tentait de revenir dans son ancien quartier. Aujourd’hui, les mafieux ont tellement peur de voir débarquer les fédéraux fouiner sur leurs activités, qu’ils préfèrent encore laisser vivre un collaborateur de justice, même si ce dernier à fait emprisonner plusieurs de leur membre. Prendre le risque d’assassiner un repenti est assez dangereux, car la personne qui sera arrêtée pour ce meurtre, aura de forte chance de coopérer par la suite. Il est loin le temps, d’un certain code d’honneur et alors même si les rites d’intronisation perdurent, les mentalités des mafieux de la Cosa Nostra ont énormément changé. La nouvelle génération remplace petit à petit une génération dite « old school », qui n’hésitait pas à purger une peine de prison à perpétuité pour ne rien dévoiler les secrets de leur organisation. Et même si Anthony Arillota, a vécu une intronisation assez particulière, en se faisant piqué le doigt en peignoir de bain, pour éviter des enregistrements, ce dernier est bien conscient, que retourner dans sa ville natale et certes un risque, mais en se basant sur les histoires des anciens gangsters décidant de coopérer comme John Alite, ce risque est peut être bon à prendre.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE CONDAMNÉ À DIX HUIT ANS POUR TRAFIC DE DROGUE

21 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Gregorio Gigliotti Rien ne soupçonnait Gregorio Gigliotti (voir photo), propriétaire d’un restaurant festif Italien basé dans le Queens à New-York, dénommé le Cucino a Modo Mio, d’être en réalité, un trafiquant de drogue pour le compte de la famille Genovese, mais aussi, pour la N’Dranghetta, la mafia Calabraise et pourtant. Lors de son arrestation en Mars 2015, les agents fédéraux retrouvèrent dans son restaurant, entreposé dans des cartons censés contenir du manioc ou encore des fruits tropicaux, plusieurs kilos de cocaïne. Selon le gouvernement fédéral, près de cinquante kilos de drogue ont été acheminés à New-York via le Costa Rica, rapportant des centaines de millions de dollars au crime organisé. Selon la justice Américaine, Gregorio Gigliotti servait un peu d’homme à tout faire, de vendeur, de transporteur, ayant des ramifications dans plusieurs pays en Europe, comme les Pays-Bas ou l’Italie, ou des membres de la mafia Calabraise seront arrêtés ce même jour. Mais Gregorio Gigliotti adoré aussi travailler en famille. Avec la famille Genovese bien entendu, avec qui, il redonnait une partie de ses bénéfices à son supérieur, le Capitaine, Anthony Federici, propriétaire lui aussi d’un restaurant Italien dénommé Parkside Restaurant se situant lui aussi dans le Queens, mais aussi avec sa vraie famille, sa femme et son fils. Ces derniers ont aidé Gregorio Gigliotti dans les différentes tâches de son restaurant, la cuisine, le service, l’accueil, la plonge, mais aussi le trafic de drogue. Rapidement inculpé de trafic de drogue, il fut avec son fils, accusé par la même occasion, de possession illégale d’armes à feux. En effet, lors de la perquisition, les agents fédéraux retrouvèrent, six pistolets un fusil, un équipement jugé peu banal pour un simple restaurateur. Incarcérée au Metropolitan Center de New-York, la petite famille attendait patiemment leur procès. Le père et le fils décidèrent de plaider non coupable, et seront jugés en Juillet dernier. Après quelques heures de délibération, il ne fallut pas longtemps aux jurés, pour déclarer coupable Gregorio Gigliotti de toutes les charges retenues contre lui, son fils Angelo sera acquitté quant-à lui de possession illégale d’armes à feux, mais reconnu coupable de trafic de drogue. La mère, Eleonora, ne fut pas jugée en même temps que sa famille, son état de santé mental était tellement préoccupant, que son procès avait été repoussé à une date ultérieure. Mais en apprenant les verdicts de son mari et de son fils, elle prit les devant et décida de plaider coupable de conspiration. En acceptant cet accord de plaidoyer, elle devrait être condamnée à près de cinq ans et demi derrière les barreaux et devra renoncer à près d’un million et demi de dollars, établi son compte en banque. Cette semaine, ce fut au tour de l’Associé de la famille Genovese, de se retrouver devant un juge fédéral de New-York pour recevoir en verdict. Sanglotant et visiblement affaibli depuis son incarcération, Gregorio Gigliotti fut condamné sans réelle surprise à dix huit années derrière les barreaux. L’Associé de la famille Genovese demanda seulement au juge fédéral de : « montrer de la pitié pour sa femme et son fils. Ma femme ne se sent pas bien et mon fils, est un père de famille qui travaille » déclara t’il. Il est peu probable que le juge fédéral décide de changer sa position, en raison notamment de la gravité des charges. Avant de rendre la parole à son avocat, Gregorio Gigliotti déclara seulement : « Je ne suis pas dans la mafia ». Ce dernier déclara que son client, rencontrait des problèmes avec l’alcool et avec les paris illégaux. Mais pour le juge, il est incompréhensible que ce dernier puisse avoir fait du trafic de drogue, en sachant que son restaurant Italien était devenu très prospère : « L’argent est vraiment la racine du mal. Vous en vouliez toujours plus » déclara t’il.

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