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PROCÈS LUCCHESE : LE PRINCIPAL TÉMOIN DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL AVOUE AVOIR MENTI EN PLEIN PROCÈS

2 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Meldish
Michael Meldish

Le témoignage de John Penissi la semaine dernière, a plus démontré l’influence que pouvait avoir la plupart des accusés dans la famille Lucchese, sans pour autant les rendre coupable de l’assassinat de Michael Meldish. Les procureurs fédéraux en sont conscients et espèrent  que seul le témoignage de David Evangelista pourra convaincre un jury populaire que le meurtre de l’ancien leader du Purple Gang a bien été commandité par la direction de la famille Lucchese. Devant la barre des témoins, ce dernier commença à répondre aux questions des procureurs, mais aussi des avocats de la défense et il avoua rapidement avoir eu des contacts avec les fédéraux avant même de rencontrer Christopher Londonio au Métropolitan Center de New-York. Sa première rencontre avec le gouvernement fédéral aura lieu en Décembre 2016, juste après que David Evangelista ait braqué deux banques à Manhattan. A cette époque, David Evangelista terminait de purger une peine de douze années de prison pour des multiples braquages et venait de s’échapper d’une maison de transition dans le Bronx. Cette tentative d’évasion l’avait conduit directement au Métropolitan Center de New-York, lieu où la plupart des mafieux de la famille Lucchese étaient incarcérés. Même incarcéré, David Evangelista continua à donner des informations aux fédéraux sur des détenus radicalisés ou en attente de procès. Il est pas forcément étonnant de voir David Evangelista se trouvait dans le même quartier cellulaire que Christopher Londonio, les fédéraux ont sans doute voulu profiter d'un informateur à l'intérieur de la prison afin d'essayer de soutirer des informations au Soldat de la famille Lucchese. Curieusement, le contact entre les deux hommes se fit facilement et Christopher Londonio commença à se confier à David Evangelista. Pour ce dernier, le fait de pouvoir donner des informations aux fédéraux sur le Soldat de la famille Lucchese était une aubaine, qu'il espérait en profité par la suite en demandant une réduction de peine. A cette époque, David Evangelista broyait du noir, il déprimait derrière les barreaux et simula des tendances suicidaires afin d’obtenir des meilleures conditions de détention. Mais David Evangelista jouait gros et ne pouvait pas aborder Christopher Londonio sur des sujets tel que l'assassinat de Michael Meldish sans éveiller les soupçons du mafieux, il fallait donc jouer prudemment face à un individu, étiqueté comme un tueur à gage dans la famille Lucchese. Lors du procès, David Evangelista déclara que Christopher Londonio lui avait montré le matériel qu’il prévoyait d’utiliser pour s’évader de prison. Il stipula par la même occasion, que le Soldat de la famille Lucchese suivait un régime très strict afin de pouvoir passer à travers les barreaux de sa cellule. Son témoignage créa certaines tensions entre l’équipe des avocats de la défense et les procureurs fédéraux, les deux parties s’accusant l’un l’autre, soit de mentir sur le témoin en place ou d’exagérer les propos de David Evangelista. Lors d’un contre-interrogatoire assez efficace de l’avocat de Steven Crea, David Evangelista avoua avoir menti, par le passé, à plusieurs reprises aux agents fédéraux et déclara même, qu’il s’était enfuit d’une maison de transition située dans le Bronx afin d’assouvir sa dépendance à l’héroïne. Cette manœuvre, orchestrée par les avocats de la défense, vise à discréditer le principal témoin du gouvernement et donner au jury une image d’un individu mythomane et toxicomane, prêt à enfreindre la loi pour acheter de la drogue. Les procureurs fédéraux ne voulaient pas que le problème de toxicomanie de David Evangelista soit évoqué lors de ce procès et quand le procureur fédéral interrogea le témoin sur les motifs de son évasion d’une maison de transition, David Evangelista avait déclaré sous serment : « Pour des raisons familiales ». Mentir aux fédéraux est déjà très grave, continuer à mentir lors d’un procès fédéral pourra certainement profiter aux avocats de la défense, pour faire acquitter leurs clients du meurtre de Michael Meldish. Verdict la semaine prochaine.

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PROCÈS LUCCHESE : UN TÉMOIN DU GOUVERNEMENT RACONTE DES ANECDOTES SUR STEVEN CREA

26 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Lors du procès d’Eugene Castelle en Juin dernier, l’ancien Soldat de la famille Lucchese, John Pennisi avait fait sensation. Posé et précis, le nouvel informateur du gouvernement fédéral avait apporté un regard neuf sur la nouvelle direction de la famille Lucchese et sur les querelles, liées essentiellement à une lutte de pouvoir entre différentes factions. Son témoignage fut tellement jugé impressionnant, qu’il fit condamné facilement Eugene Castelle. Lors du procès de la famille Lucchese, qui se déroule actuellement dans un tribunal fédéral de New-York, les procureurs fédéraux ont voulu faire appel de nouveau à lui, pour non pas parler de l’assassinat de Michael Meldish, mais de la personnalité des différents accusés. Il raconta comment Eugene Castelle, lui avait demandé de « casser la figure » du gendre de Steven Crea, une demande faite par l’Acting Boss de la famille Lucchese, qui n’avait pas digéré la rupture houleuse avec sa fille. Le questionnement du procureur sur cette histoire laisse assez perplexe les avocats de la défense. En effet, les accusés ont été inculpés pour l’assassinat de Michael Meldish et non pour une bagarre entre couple. De plus, le fait que John Pennisi ne soit pas interrogé sur le meurtre de l’ancien leader du Purple Gang est assez surprenant. Ce dernier a été intronisé dans la famille Lucchese sept mois seulement avant cet assassinat crapuleux et il est improbable que John Pennisi n’ait pas entendu des discussions sur ce sujet. Quand John Pennisi débarqua de lui même au siège du FBI de New-York afin de collaborer, les enquêteurs lui ont posé beaucoup de questions sur l’assassinat de Michael Meldish, mais tout se qu’aurait pu entendre l’ancien Soldat de la famille Lucchese était trop juste pour le faire comparaitre dans le procès de Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio. Quand les procureurs fédéraux décident de faire venir John Pennisi à la barre des témoins, c’est juste pour montrer aux jurés, la personnalité des différents accusés. John Pennisi parla d’un conflit entre la famille Lucchese et la famille Bonanno. Les deux familles étaient en conflit car Matthew Madonna ne voulait pas reconnaître Michael « Mikey Nose » Mancuso comme le Parrain de la famille Bonanno. Humilié, les Bonnano ont envoyé quelques Soldats et plusieurs Associés dans un club social détenu par Steven Crea à Coddington Avenue. Il faut rappeler que nous étions en 2012, et des rumeurs dans les rues de New-York circulaient que la tentative d’assassinat manquée contre Enzo Stagno, Soldat de la famille Bonanno, avait été commanditée par Steven Crea. Ce jour là, dans le club social, l’ambiance était bouillante et un gangster de la famille Bonanno empêcha même Steven Crea de rentrer à l'intérieur. Pour les Bonanno, il était impensable que la famille Lucchese ne reconnaisse pas leur nouveau Parrain sous prétexte qu’il était incarcéré, alors Vittorio Amuso Parrain de la famille Lucchese est emprisonné depuis plusieurs décennies dans une prison fédérale. Finalement cette confrontation se terminera sans aucune violence. Pour revenir sur l’histoire du gendre de Steven Crea, John Pennisi déclara que son Capitaine, Eugene Castelle, lui avait donné une photo de l’individu ainsi que son adresse personnelle et professionnelle. John Penissi déclara qu’il n’avait pas pu effectuer la demande de son Capitaine, car le gendre de Steven Crea vivait dans une impasse et ou il était difficile de guetter sans eveiller les soupçons du voisinage. Par la suite, Eugene Castelle lui a dit de ne pas le « frapper » car le gendre de Steven Crea devait comparait au tribunal et il ne fallait pas qu’il se présente avec « la gueule bousillée », puis par la suite, il lui demanda de ne plus s’occuper de cette historie. Quelques mois plus tard, Eugene Castelle revint vers lui : « Tu te souviens de cette chose que tu as mis plus d’un an, pour finalement ne rien faire. Tu sais quoi ? Mon frère (Anthony Castelle) s’en ai occupé en seulement deux jours ».

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PROCÈS LUCCHESE : LE TÉMOIGNAGE DES REPENTIS REMIS EN DOUTE ?

25 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Joseph Datello
Joseph Datello

Les procureurs fédéraux se préparent à appeler le principal témoin de cette affaire, un braqueur de banque, David Evangelista. Incarcéré pendant plusieurs semaines au Métropolitan Center, dans la même section que le Soldat de la famille Lucchese, Christopher Londonio, David Evangelista aurait entendu des confessions privilégiés venant de la part du mafieux, des confidences sur l'assassinat de Michael Meldish. Ce témoignage risque d'être compliqué et les procureurs fédéraux sont persuadés que leur témoin risque de se faire attaquer de toute part par les avocats de la défense, prêts à montrer au jury, que le témoignage de David Evangelista est un ramassis de mensonges. Les procureurs en sont conscients et ont demandé au juge fédéral si le témoignage de David Evangelista pouvait être confirmé par la suite avec celui de Robert Spinelli, un ancien Associé de la famille Lucchese. Frère de Michael Spinelli, un Soldat de la famille Lucchese, intronisé dans les toilettes du Metropolitan Center, son témoignage est certes important dans cette affaire, mais ne risque pas de convaincre pour autant les jurés présents. Pourquoi ?, petit retour en arrière. Au début des années 1990, la famille est déjà dirigée par Vittorio « Vic » Amuso et son Underboss, Anthony « Gaspipe » Casso. Les deux hommes se complétaient à merveille. Paranoïaques, violents, les deux mafieux avaient lancé une multitude de contrats contre des membres de leur propre famille qui osaient critiquer leur façon de gouverner ou qui selon eux, avaient l’intention de collaborer avec les autorités fédérales. En Mai 1991, alors qu’il était en train de réparer une voiture dans une station service, un Capitaine de la famille Lucchese, Peter « Fat Pete » Chiodo fut criblé de plusieurs balles dans le corps, par une équipe de mafieux envoyée par Anthony Casso. Miraculeusement, Peter Chiodo eut la vie sauve, grâce notamment, à sa forte corpulence qui avait empêcher certaines balles d’atteindre des organes vitaux. Pour essayer de sauver sa vie, Peter Chiodo décidera de collaborer, une nouvelle qui rendit fou Anthony Casso, qui pour essayer de faire changer d’avis le Capitaine de la famille Lucchese, décidera de faire assassiner la sœur de Peter Chiodo, Patricia Capozzlo, transgressant largement les règles de la Cosa Nostra. Le contrat fut confié à un Capitaine dénommé, Richard Pagliarulo, qui le sous-traita à son Soldat, Jody Calabrese, qui demanda alors à trois Associés, Dino Basciano et les frères Spinelli, Michael surnommé « Baby Milke » et Robert de s’en occuper. Heureusement pour la sœur de Peter Chiodo, l’arme utilisée par cette équipe de bras cassée était détériorée et Patricia Capozzalo « ne sera touchée qu’au cou et au dos ». C’est avec cette affaire sur le dos que Robert Spinelli, jugé comme déficient mental par des experts, va se présenter à la barre des témoins. Surtout que l’Associé de la famille Lucchese a clairement dit aux agents fédéraux, qu’il avait accepté de collaborer avec les autorités, car Vittorio « Vic » Amuso, ne l’avait pas intronisé dans la famille Lucchese après cette tentative d’assassinat, heureusement manquée. La collaboration de Robert Spinelli s’étend sur plusieurs années, mais la plupart des conversations enregistrées étaient sans intérêt pour le gouvernement fédéral. La raison et que les mafieux de la famille Lucchese ne voulaient pas trop trainer avec l'Associé de la famille Lucchese, jugé instable et trop « simple » d'esprit. Mais par la suite, un enregistrement éveilla la curiosité des agents du FBI. Nous sommes en Août 2014 et Robert Spinelli est dans un appartement, en grande discussion avec le Soldat Joseph « Joey Glasses » Datello. Celui-ci s'étend un peu trop sur les activités de la famille Lunchese et en particulier sur l'assassinat de Michael Meldish. Dans cet enregistrement, Joseph Datello déclara : « Ce gars (Matthew Madonna), vient de découper un gars (Michael Meldish) pour cent mille dollars » et ce témoignage n’est rien d’être anodin, car il concorde avec les accusations du procureur fédéral, qui avait déclaré, en ouverture de procès, que Matthew Madonna avait ordonné le meurtre de Michael Meldish pour une dette impayée. 

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JOSEPH LOMBARDO ANCIEN CONSIGLIERE DE LA OUTFIT VIENT DE DÉCÉDER

24 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Joseph Lombardo
Joseph Lombardo

L’ancien Consigliere de la Outfit de Chicago, Joseph « Joey The Clown » Lombardo, qui était incarcéré à perpétuité dans la prison fédérale d’ADX Florence dans l’État du Colorado, est décédé, il avait quatre vingt dix ans. Inculpé de racket, d’extorsion et de meurtre en 2007 dans le procès dit des « Secrets de famille », Joseph Lombardo sera reconnu coupable deux années plus tard dans un procès fleuve, qui verra une partie de la direction de la Outfit de Chicago se faire décimer. Avant de rendre son verdict, le juge fédérale James Zalger prononça une dernière parole à chacun des accusés. En arrivant au tour de Joseph Lombardo, le juge fédéral mis fin, en quelques mots, à une carrière criminelle s’étalant sur des dizaines d’années : « A la fin » déclara le juge : « Nous sommes jugés par nos actions, pas par nos blagues et nos sourires. Nous sommes jugés pour les pires choses que nous avons faites et ces choses sont terribles ». Même incarcéré, Joseph Lombardo envoyait des courriers au juge fédéral, pour se plaindre de ses conditions de détention, mais aussi pour clamer son innocence dans le meurtre de Daniel Seifert, l’un de ses anciens Associés.Daniel Seifert et Joseph Lombardo étaient amis et aussi collaborateurs en affaires dans une entreprise de production de plastique soutenue par la Outfit de Chicago. Mais quand quand Daniel Seifert fut inculpé d’avoir détourné de l’argent du syndicat desTeamsters pour pouvoir gérer son entreprise, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales, une coopération qui ne durera que quelques semaines avant qu’il ne se fasseassassiner. Au moment de ce meurtre, Joseph Lombardo était une étoile montante dans la Outfit de Chicago, de part son activité et sa faculté à rapporter énormément d’argent à la famille, il venait d’être promu Capitaine. Dans la lettre de Joseph Lombardo, ce dernier stipule que le jury l’avait condamné d’un meurtre, alors qu’il se trouvait ce jour là, loin des lieux du crime. Mais pour les procureurs fédéraux c’était une évidence, Joseph Lombardo, par son statut de Capitaine, avait ordonné le contrat et l’avait confié à plusieurs de ses Soldats, une douzaine d’hommes, qui n’hésiteront pas à assassiner Danny Seifert devant sa femme et son fils. Le jour de son procès, le juge fédéral James Zagel interrogea longuement Joseph Lombardo sur ce meurtre crapuleux. Quand le juge déclara qu’il avait demandé à ses hommes d’assassiner Daniel Seifert, Joseph Lombardo botta en touche et fit l’étonné en affirmant qu’il n’était pas « au courant » que son Associé allait témoigner contre lui, encore une fois Joseph Lombardo faisait une mauvaise blague au gouvernement fédéral. Né dans en 1929, dans la section Italienne du Near West Side, surnommé aussi « The Patch », Joseph Lombardo se fit très vite un nom auprès des mafieux de son quartier. A cette époque la Outfit était en plein essor, en gagnant essentiellement son argent grâce à la prostitution, les jeux d'argent, l'usure et bien entendu le meurtre. Grâce à son influence et à un réseau tentaculaire s'étendant sur plusieurs États, cette organisation criminelle engendrait des centaines de millions de dollars par an et attirait une multitude de petits voyous de toutes nationalités, qui essayait de se faire un nom auprès des pontes de la Outfit. Pendant des années, Joseph Lombardo avança petit à petit ses pions, sans se faire pour autant appréhender par les agents fédéraux. C'est seulement en 1978, lors d'un diner d'affaire dans un restaurant Italien de Chicago, que Joseph Lombardo se fit photographier avec l'un des personnages les plus influent de la Outfit, Anthony Accardo, la surveillance de Joseph Lombardo se fit alors de plus en plus pressante.  Au début des années 1980, ce dernier est inculpé et condamné à une peine de quinze années d’emprisonnement, pour avoir conspiré avec d’autres individus afin de corrompre un Sénateur Américain et dix années supplémentaires, pour avoir déboursé près de deux millions de dollars dans un Casino à la solde de la Outfit. A sa sortie de prison, lui et son frère fêteront sa libération dans un motel de Chicago avec comme spectateur privilégié, les agents fédéraux postés à quelques mètres de la fête. C’était ça Joseph Lombardo, un gangster connu pour être une personne joviale, mais aussi reconnu comme un individu caractériel, manipulateur et prêt à assassiner n’importe quel individu essayant de se mettre à travers son chemin.

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PROCÈS LUCCHESE : TENTATIVE D'ÉVASION MANQUÉE POUR CHRISTOPHER LONDONIO ?

20 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Londonio
Christopher Londonio

En Février 2017, le Soldat de la famille Lucchese Christopher Londonio fut inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO dont l’assassinat de Michael Meldish. Incarcéré sans caution possible au Métropolitan Center de New-York, Christopher Londonnio se lamentait dans sa cellule, se demandant s’il allait terminer sa vie derrière les barreaux, ou pire, condamné à mort pour tous ces crimes, une issue que le Soldat de la famille Lucchese n’accepta pas. Cette semaine, toujours dans la continuité des débats dans le procès de la famille Luccese, les procureurs fédéraux révélèrent comment en 2017, Christopher Londonio avait essayé de s’échapper de prison. Son plan aurait été finalement déjoué, après qu’un détenu, décidera, encore, de collaborer avec les autorités. Lors d’une visite mensuelle, le père de Christopher Londonio, lui aurait parlé d’un défaut de construction sur les fenêtres de cellules du Métropolitan Center de New-York et de le certaine légèreté des gardiens en charge de la surveillance du parking la prison. Le Soldat de la famille Lucchese sauta alors sur l’occasion et prépara son plan minutieusement. Avec l’aide de ses parents, il récupéra différents objets en contrebande. Avec son fil dentaire, il espérait pouvoir scier une partie du contour de la fenêtre et avec l’aide d’une lame de scie à métaux, qu’il aurait pu récupérer par le biais du personnel de la prison, comme un prêtre compatissant, retirer les derniers barreaux. Après avoir scié les barreaux, Christopher Londonio et un membre des Bloods, auraient récupéré les draps de lit afin de les utiliser comme corde pour atterrir directement sur le parking de la prison. Mais il restait encore un problème, son poids. En effet, Christopher Londonio pesait plus de cent kilos, une corpulence qui aurait pu être bloquant pour se faufiler à travers la fenetre de sa cellule. Christopher Londonio ne se découragea pas. Pour donner toutes les chances de son côté, le Soldat de la famille Lucchese commença à pratiquer du sport dans le gymnase de la prison et se fixa un régime alimentaire très stricte. A l’extérieur, le père de Christopher Londonio préparait la logistique. Le Soldat de la famille Lucchese n’était pas le seul à vouloir s’évader avec son fils et le père de famille avait prévu un sac d’armes et avait même prévu un lieu sûr pour les empêcher de se faire repérer en cours de route. Mais à la dernière minute, Christopher Londonio voulu changer l'itinéraire de  son trajet afin

Metropolitan Center
Metropolitan Center

de faire une petite halte chez la femme de Matthew Madonna et pourquoi faire ? l’assassiner. Christopher Londonio était en rage, après tant d’années passées dans la famille Lucchese, le Soldat de la famille Lucchese n’avait pas du tout apprécié que lors des premières comparutions des différents accusés dans un tribunal, la femme de Matthew Madonna salua tout le monde, même des agents fédéraux, tout le monde sauf les parents et la femme de Christopher Londonio stupéfaits. Ce fameux plan fut reporté aux autorités grâce aux informations de David Evangelista, incarcéré dans le même quartier disciplinaire que Christopher Londonio. David Evangelista, un braqueur de banque, qui souffre de nombreux problèmes psychiatrique, a commencer à parler aux autorités, car il avait peur de se faire inculper par la suite comme un conspirateur. Du côté des avocats de Christopher Londonio, cette histoire est sortie de l’imagination débordante d’un criminel multirécidiviste et malgré l’inculpation de leur client, ils décideront de plaider non-coupable. Car malgré ce témoignage, aucune preuve matérielle n’a pu corroborer les déclarations de David Evangelista, sauf la perte de poids de Christopher Londonio. Une perte de poids tellement impressionnante, que l’ancien Associé de Christopher Londonio, Joseph Foti aurait eu du mal à le reconnaître lors de sa première apparition devant la barre des témoins. Mais toujours selon ses avocats, cette perte de poids n’avait rien à voir avec cette supposée tentative d’évasion, mais seulement en raison de dix neuf mois d’incarcération à l’isolement, dans des « conditions terribles ».

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PROCÈS LUCCHESE : LES AVOCATS ATTAQUENT L'INTÉGRITÉ DES DIFFÉRENTS INFORMATEURS

19 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Matthew Madonna
Matthew Madonna

Le procès contre Steven « WonderBoy » Crea » et Matthew Madonna vient de débuter dans un tribunal fédéral de New-York. Dès le début de ce procès, l’avocat de Terrence Caldwell, un Associé du Soldat de la famille Lucchese, soupçonné dans le meurtre de Michael Meldish fit une déclaration assez stupéfiante. Alors oui, son client a tenté d’assassiner le Soldat de la famille Bonanno, Enzo « The Baker » Stagno en mai 2013, une faveur accordée à son « ami », Michael Meldish, mais jamais il n’a participé à son assassinat six mois plus tard. L’avocat de Terrence Caldwell essaya de contrer les arguments des procureurs fédéraux, qui déclaraient en ouverture du procès, que la tentative de meurtre contre Enzo Stagno était à l’origine d’un désaccord profond entre la famille Bonanno et la famille Lucchese. En réalité, Michael Meldish voulait la tête d’Enzo Stagno, après avoir été frappé à plusieurs reprises par des membres de la famille Bonanno, à la sortie du restaurant « Rao ». Cet incident avait traumatisé Michael Meldish, ancien leader du Purple Gang, et il voulait tout simplement « se venger » déclara l’avocat de Terrence Caldwell. Michael Meldish était depuis un moment dans le collimateur de la famille Bonanno et en particulier de la famille Lucchese. Son irrespect envers les familles de la Cosa Nostra irrita au plus au point certains pontes de la famille Lucchese, en particulier Steven Crea et Matthew Madonna. Ce dernier n’avait toujours pas digéré que Michael Meldish « s’assoit » sur un prêt de cent mille dollars que lui avait accordé le mafieux. Michael Meldish ne voulait en aucun cas rembourser ses dettes et avait comprendre à Matthew Madonna d'aller « se faire foutre », grave erreur. Dès le début du procès, les avocats des différents accusés ont clairement attaquer la crédibilité des informateurs, essayant de semer le doute, pour convaincre le jury que le dossier des procureurs ne tenait que sur des éléments venant de personnes peu scrupuleuses et prêtes à tout pour éviter la prison. L'un d'entre eux, Frank Pasqua III, fils d’un Soldat de la famille Lucchese, avait certifié que son propre père, en collaboration avec Terrence Caldwell et le Soldat Christopher Londonio, avait participé au meurtre de Michael Meldish. Mais son témoignage fut complètement discrédité, après que Frank Pasqua III ait avoué avoir menti par le passé à plusieurs reprises au gouvernement fédéral. Mais le témoignage le plus intéressant de ce procès risque d’être celui de Joseph Foti, un Associé de Christopher Londonio, qui a pu enregistrer à plusieurs reprises, le Soldat de la famille Lucchese en train de discuter de vol, de racket, d’extorsion, mais aussi du meurtre de Michael Meldish. Au début de sa collaboration, Joseph Foti n’avait jamais indiqué que Christopher Londonio, avait participé de près ou de loin, à l’assassinat de Michael Meldish. C’est seulement cinq ans plus tard, que curieusement, Joseph Foti se souvenu d’une discussion entre lui et le Soldat de la famille Lucchese ou Christopher Londonio s’incrimina comme être l’auteur de ce meurtre crapuleux. Les avocats de la défense, forcément, sautèrent sur l’occasion. Pour ces derniers, ce procès est un assemblement de mensonges et d’incohérences qui ne peuvent que profiter à leur client. Une affaire sans doute bâclée, mais les inculpés sont loin d’être des enfants de chœur et leurs anciennes condamnations pourront profiter au gouvernement fédéral dans leur optique de prouver que Steven Crea, Matthew Madonna et Christopher Londonio doivent rester à vie derrière les barreaux.

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ANIELLO MIGLIORE ANCIEN HOMME FORT DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Aniello Migliore
Aniello Migliore

L’ancien Acting Boss de la famille Lucchese, Aniello « Neil » Migliore est décédé, il avait quatre vingt cinq ans. Aniello Migliore a longtemps vécu tranquillement sous le radar du gouvernement fédéral, à Oyster Bay, une petite ville Américaine située dans le comté de Nassau. Aniello Migliore avait alors comme voisin Anthony « Tony Ducks » Corallo, l’influent Parrain, qui pendant des années, dirigea la famille Lucchese de façon pacifique. Mais au milieu des années 1980, le procès dit de « La Commission » décima une bonne partie des hiérarchies des cinq familles New-Yorkaise, dont Anthony Corallo, qui sera condamné à la prison à perpétuité. De sa cellule, le vieux Parrain voulait que sa famille perdure avec un nouveau Parrain en liberté, mais la chose n’était pas si simple et les candidats à ce poste, peu recommandables. Anthony Corallo voulait éviter une guerre interne, mais aussi satisfaire certaines factions de la famille, qui auraient pu se rebeller faute d’un choix favorable. Après plusieurs consultations, il donna finalement sa bénédiction à Vittorio « Vic » Amuso, Capitaine de l’ancienne équipe de Christopher « Christie Tick » Furnari, pour prendre ses nouvelles fonctions, sans savoir que ce choix entrainera l’une des périodes les plus sombre de la famille Lucchese. Paranoïaque et ayant un goût prononcé pour la violence, Vittorio Amuso, accompagné de son Underboss Anthony Casso, fit régner la terreur envers les membres de la famille, condamnant à mort, pour des prétextes farfelus, le moindre individu qui osait se mettre sur leur chemin. A cette époque, Aniello Migliore venait de sortir de prison après avoir passé trois années derrière les barreaux et attendait un procès pour racket qui sera finalement annulée en appel plusieurs mois plus tard. Anielo Migliore était un Capitaine très apprécié, influent, qui gênait beaucoup Vittorio Amuso. Il était très riche et avait des intérêts financiers dans plusieurs restaurants New-Yorkais, possédant aussi différentes entreprises qu’ils géraient comme un vrai homme d’affaire, de manière légitime. Son réseau tentaculaire, en fit l’un des mafieux les plus influent dans le domaine du bâtiment, en particulier dans le carrelage et le marbre. Vittorio Amuso, malgré son statut de Parrain, jalousait Aniello Migliore qui était très respecté auprès des autres familles New-Yorkaise. Alfonse « Little Al » D’Arco, ancien Acting Boss de la famille Lucchese, devenu informateur, avait déclaré qu’au milieu des années 1970, lorsque les « livres étaient fermés », une « exception a été faite pour Aiello Migliore qui fut amené dans un autre État Américain, intronisé et ramené à New-York afin d'intégrer la famille Lucchese. Les autorités prévenaient régulièrement que Vittorio Amuso voulait s’en prendre à sa vie et qu’un contrat en cours, mais Aniello Migliore ignora complètement les avertissements effectués par les fédéraux et continua son train de vie comme si de rien n’était. En Avril 1992, Anielo Migliore qui fêtait dans un restaurant l’anniversaire de la petite fille de l’un de ses Associés, fut pris pour cible par plusieurs hommes armés au bord d’un véhiculé, qui lui tirèrent dessus à plusieurs reprises. Touché à la tête et à la poitrine, Anielo Migliore survécut miraculeusement. Cette attaque fut signée de la griffe de Vittorio Amuso, qui de plus en plus paranoïaque, pensait que Anielo Migliore voulait prendre sa place de Boss.

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LES FÉDÉRAUX SOUHAITENT GARDER PETER GOTTI DERRIÈRE LES BARREAUX

29 Septembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Peter Gotti (au centre)
Peter Gotti (au centre)

Condamné à près de trente années de prison, le Parrain de la famille Gambino sait pertinemment que sa peine prononcée au début des années 2000 fait office d’une condamnation à mort. Incarcéré pendant des années dans le pénitenicer fédéral de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti est désormais emprisonné dans une prison plus adaptée à ses problèmes médicaux, à Butner dans l’État de la Caroline Du Nord. Mais malgré des conditions de détention plus favorable, Peter Gotti essaye depuis des années d’être libéré de prison, sans succès. Le frère de John Gotti a aussi changé son regard sur son passé criminel et essaye d’attendrir le gouvernement fédéral, en indiquant qu’il était « désolé » pour ses crimes passés et qu’il voudrait se faire « pardonner » en « prêchant contre ce mode de vie » en homme libre. Des déclarations qui satisferont la justice Américaine, tout en indiquant qu’il pouvait prêcher la bonne parole depuis sa chambre d’hôpital, car pour les procureurs fédéraux, Peter Gotti n’est pas « assez malade » pour prétendre à une libération anticipée. Dans un dépôt de plus de dix neuf pages effectué par les procureurs à un juge fédéral de New-York, il est indiqué que Peter Gotti n’avait pas revendiqué « une maladie incurable en phase terminale » ou qu’il « était complètement invalide et incapable de faire quoi que ce soit », tout en indiquant que Peter Gotti, qui est désormais âgé de soixante dix neuf ans, est toujours considéré comme un danger pour la société et qu’il pourrait « se livrer à des actes de violence » avec l’aide d’une famille du crime organisé. Des propos qui contredisent un peu la réalité du terrain, qui veut que l’influence de Peter Gotti dans la famille Gambino soit quasi-nulle et que depuis l’assassinat de Frank Cali, cette organisation criminelle a décidé de prendre des décisions stratégiques sans l’autorisation préalable de Peter Gotti. Pour les avocats de la défense, leur client ne « cherche pas à justifier ses actes ni à défendre les choix qui l’ont conduit en prison ». Car même si Peter Gotti revenait dans les rues de New-York, la famille Gambino, devrait quand même prendre une décision, ce qui voudrait dire réunir l’ensemble des Capitaines pour effectuer un choix simple : Assassiner Peter Gotti ou le mettre au placard, la deuxième option étant la plus privilégiée. Mais ce dernier qui souffre de divers problèmes médiaux, dont la goutte, l’arthrite, le reflux gastrique, des pertes auditives, une déficience visuelle ne font pas de Peter Gotti, un détenu prioritaire pour une future libération. Un juge fédéral n’a pas encore statué sur ce dossier, mais pour Peter Gotti, il semble que la route avant une éventuelle libération risque encore d’être très longue. En effet, les procureurs fédéraux ont les moyens nécessaires pour faire ralentir l’avancée de ce dossier et à l’âge actuel de Peter Gotti, cela pourrait lui être fatal. Peter Gotti est libérable en Mai 2032.

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DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNÉS

28 Septembre 2019 , Rédigé par Bonanno

Les enregistrements capturés par un informateur du gouvernement furent sensationnels. Nous étions en 2015, mais cette opération, qui fut ébruitée deux années plus tard suite aux arrestations de plusieurs membres de la Cosa Nostra, avait permis aux agences gouvernementales ainsi que la GRC, la Police Canadienne, de confirmer la présence de la famille Bonanno sur le sol Canadien. Vincent Morena, qui collaborait avec les autorités suite à une arrestation pour trafic de cocaïne une année auparavant, avait enregistré son intronisation dans la famille Bonanno. Cette initiation, qui avait été effectué par l’Acting Capo Damiano Zummo, ne restera pas dans dans les anales de cette organisation criminelle et se fit par quelques paroles prononcées et un serrage de main, rien de fulgurant. A cette époque, cette opération et les enregistrements qui en découlèrent firent grand bruit. La plupart des médias s’avançaient une nouvelle fois, surement un peu trop vite, en déclarant que la Cosa Nostra avait été percée à vif et que la famille Bonanno était en ruine. Mais au final, près de deux ans après ces arrestations, cette organisation criminelle est toujours présente et les inculpés de l’époque ont réussi à négocier des accords de plaidoyer assez avantageux. Salvatore Russo, l’un des membres présents lors de cette intronisation, vient de plaider coupable d’avoir vendu pour un kilo de cocaïne à un agent infiltré. Cet accord prévoit une peine maximale de neuf années de prison dans un pénitencier fédéral, mais laisse la possibilité aux avocats de la défense de se pourvoir en appel si la peine prononcée est supérieure à cinq ans. Salvatore Russo est le cousin de Damiano Zummo, qui quant-à lui, à plaidé coupable en Janvier dernier de charges relatives au trafic de drogue. Curieusement et malgré plusieurs relances de son avocat, Damiano Zummo n’a pas encore reçu son verdict qui prévoit une peine maximale de cinq années derrière les barreaux. L’Acting Capo de la famille Bonnano qui a été incarcéré lors de son arrestation en 2017 a été remis en liberté deux mois plus tard après avoir payé une caution de deux millions de dollars. Il est actuellement confiné dans son domicile au Nord-Est de New-York, avec des heures de sortie lui permettant de travailler dans son entreprise de construction du Queens. Salvatore Russo quant-à lui, est resté libre après avoir payé une caution de 500 000 mille dollars, mais ce dernier n’en a toujours pas fini avec la justice et risque deux années supplémentaires pour avoir vendu de la cocaïne alors qu’il est en liberté surveillée.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE DANS LE COLLIMATEUR DES PROCUREURS FÉDÉRAUX

12 Septembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Metropolitan Center de New-York
Metropolitan Center de New-York

Alors que le procès contre les membres de la famille Lucchese se rapproche à grand pas, les procureurs fédéraux sont désormais prêts à dégainer l’artillerie lourde, en diffusant des enregistrements incriminant directement le Soldat Christopher Londonio dans plusieurs rackets. La clé de cette affaire reste l’assassinat de Michael Meldish, mais le gouvernement fédéral a énormément du mal à relier Steven « WonderBoy » Crea et Matthew Madonna, des anciens cadres de la famille Lucchese dans ce meurtre crapuleux. Mais même si les preuves manquent dans ce dossier et même si la plupart des témoins ont été discrédités, les procureurs fédéraux peuvent toujours compter sur les enregistrements effectués sur Christopher Londonio qui leur ont fourni une multitude d’informations. Alors non, Christopher Londonio n’est pas un informateur du gouvernement, mais le Soldat de la famille Lucchese à eu tendance ces derniers moi à parler un peu trop souvent auprès de n’importe qui, une situation qui affligea nettement les autres accusés dans cette affaire. Ce dernier n’a jamais parlé ouvertement du meurtre de Michael Meldish, mais Christopher Londonio en a profité pour se vanter, auprès de certaines personnes, sur son pédigrée criminel, fait d’extorsion, de racket, de violence et de tentative de meurtre. Le rôle potentiel de ses cassettes pourrait énormément jouer lors de ce procès et pourrait par la même occasion, rendre un accord avec les procureurs fédéraux encore plus difficiles à obtenir. En effet, il y a un moins d’un mois, Steven Crea Jr avait signé un accord de plaidoyer lui obtenant une peine maximale de treize années de prison. Steven Crea Sr, Matthew Madonna avait refusé toute offre, préférant tenter leur chance dans un

Michael Meldish
Michael Meldish

procès fédéral, âgé respectivement de soixante douze ans et quatre vingt trois ans, les deux mafieux savent pertinemment qu’un accord signifierait automatiquement une mort assurée derrière les barreaux. Pourtant Christopher Londonio était prêt à accepter un accord prévoyant une peine maximale de trente années de prison, mais cet accord était suspendu à la décision de Steven Crea et Matthew Madonna qui forcément, ont refusé respectivement des offres de dix huit ans et vingt ans dans un pénitencier fédéral. Malgré un début d’affaire difficile, les procureurs fédéraux sont désormais sur une pente ascendante et ont très bien compris que le maillon faible dans la famille Lucchese n’était autre que le Soldat Christopher Londonio, alors ces derniers en profitent pour le discréditer le plus possible. Dans un enregistrement qui sera dévoilé lors du procès, on peut entendre clairement Christopher Londonio menacer des mauvais payeurs : « Tu sais quoi ? Je vais te retrouver et te frapper, il y a que comme ça que tu comprendras ». Dans une autre conversation enregistrée, il dit à la même personne « Je vais te défoncer le crâne ». Les enregistrements sont nombreux, à croire que Christopher Londonio n’a jamais pris conscience que communiquer avec un téléphone cellulaire lui procuré un risque de se faire écouter par les agences gouvernementales. En plus des écoutes téléphoniques, Christopher Londonio s’est fait enregistré à différentes reprises par l’un de ses Associés, Joseph Foti. Ce dernier, surement aigri que Christopher Londonio n’ait jamais prononcé son nom pour une future intronisation, réussit à faire parler le Soldat de la famille Lucchese sur ses activités illégales, mais jamais sur l’assassinat de Michael Meldish.

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