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LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VIENT DE COMMENCER

31 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Il a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, il est considéré par les agences gouvernementales comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, c’est désormais l’heure de vérité pour Joseph Melino. Son procès, découlant de l’affaire East Coast, avait été reporté de deux semaines pour raison médicale, mais dorénavant, le juge fédéral a décidé que Joseph Merlino était en pleine capacité pour se défendre et avait fixé son procès au mardi 30 Janvier, un procès qui devrait durer plusieurs semaines. Joseph Merlino peut tout perdre, mais peut aussi renforcer son respect au sein d’une famille en proie à des tensions entre certains membres. Pourtant, les procureurs fédéraux lui avaient proposé deux à trois ans derrière les barreaux s’il acceptait de plaider coupable, une peine dérisoire au vu de l’ampleur des charges qui avaient été retenues à la base, mais Joseph Merlino veut sans nul doute défier la justice Américaine, les ridiculiser une nouvelle fois aux yeux du grand public. Pour ses avocats, leur client a refusé de « plaider coupable », car selon lui, « il n’a rien fait de mal ». La sélection du jury a eu lieu ce lundi et l’affaire va se concentrer sur une seule personne, John Rubeo. Ce dernier était un Associé de la famille Genvoese, qui avait décidé de collaborer avec les autorités après une arrestation pour trafic de drogue. Sa coopération fut assez fructueuse, enregistrant des mafieux en train de parler business et reliant la famille Genovese avec la famille de Philadelphie dans certains business. Mais John Rubeo, au fil du temps, fut un boulet de plus en plus lourd à porter pour les agences gouvernementales. Il s’avéra très vite que deux agents du FBI en charge de sa surveillance, avaient transgressé certaines règles. L’un d’entre eux sera même exclu définitivement. Quelques semaines avant l’ouverture du procès, John Rubeo vit sa caution révoquée, après que le gouvernement fédéral ait appris que ce dernier avait des contacts très prononcés avec certains médias et que par la même occasion, il avait supprimé des enregistrements effectués pendant son infiltration. Dernièrement, on apprenait encore, que dans le programme de protection des témoins, John Rubeo avait été interpellé pour violence conjugale, en quelques mois sa crédibilité s’est effondré et le témoignage de l’ancien Associé de la famille Genovese risque de ne pas porter bien lourd devant un jury fédéral. Lors de la première journée d’audience, c’est un Joseph Merlino très souriant, détendu, rigolant avec certains médias Américains, leur conseillant de parier par exemple sur le prochain match des Eagles du Super Bowl, qui se présenta dans le tribunal fédéral. Pour ce dernier, les prochaines semaines de procès ne seraient qu’une formalité, pas besoin de stresser inutilement. Lors de sa première apparition, le procureur fédéral déclara au jury que cette affaire était un « cas de cupidité » : « Vous allez entendre Joseph Merlino parler de pigeons, de rats. Au final, Joseph Merlino ne s’est jamais débarrassé de ses problèmes ». Pour les avocats de la défense, Joseph Merlino est certes un « joueur dégénéré », qui a une seule faiblesse « demander de l’argent. John Rubeo a offert de l’argent à Joseph Merlino, il l’a pris, tout en stipulant qu’une fois que son restaurant marcherait, il ne l’oublierait pas ». Au final, son restaurant finira par fermer ses portes quelques mois plus tard. Continuant sur sa lancée, l’avocat de la défense déclara que les procureurs fédéraux feront appel à des criminels endurcis, qui ont décidé de coopérer avec les autorités fédérales « pour sauver leur peau ». Pourtant selon lui, Joseph Merlino avait décidé de déménager en Floride, à Boca Raton, pour vivre une vie tranquille avec sa famille, mais ses problèmes liés aux jeux étaient très vite revenus. Pour conclure cette première journée d’audience, les procureurs fédéraux firent appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio qui identifia formellement Joseph Merlino comme un membre de la Cosa Nostra. Face a cette accusation, l’avocat de la défense demanda à Peter Lovaglio d’admettre aux jurés, qu’il n’avait jamais enregistré Joseph Merlino de parler d’affaires criminelles, mais qu’il avait été seulement contacté il y a seulement deux mois par les procureurs fédéraux, après leur avoir expliqué à ces derniers, qu’il avait déjà parlé à Joseph Merlino par le passé.

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LA FAMILLE DE BUFFALO EST-ELLE TOUJOURS ACTIVE ?

28 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Buffalo

Stefano Magaddino

En 1931, Charles « Lucky » Luciano créait la Commission. Cet organe de direction de la Cosa Nostra, devait permettre à cette organisation criminelle de gérer les problèmes, les conflits et le business de façon collégiale. A sa création, sept familles supervisaient l’ensemble de l’activité de la Cosa Nostra aux Etats-Unis : Les cinq familles de New-York, la Outfit de Chicago et la famille de Buffalo. Buffalo, situé dans l’État de New-York, est la petite voisine des cinq familles New-Yorkaise, mais son Parrain, à l’époque Stefano Magaddino, qui est né sur une terre mafieuse, à Castellamare Del Golfo en Sicile, cousin de Joseph Bonanno, avait une une énorme influence dans d’autres États Américains, comme l’État de l’Ohio, mais aussi au Canada, en particulier en Ontario. Stefano Magaddino s’installa à Niagara Falls près de la frontière Canadienne et étendit son business en se spécialisant dans le racket, le prêt usuraire, le jeu, mais aussi dans le trafic de stupéfiant. Au milieu des années 1930, Stefano Magaddino était devenu un personnage incontournable de la Cosa Nostra, mais sa notoriété attirait bon nombre de jalousie. Pendant des années, le vieux mafieux Sicilien échappa à plusieurs tentatives d’assassinat, Stefano Maggadino, se sentait alors indestructible, rien ne pouvait l'arrêter. Mais en 1968 tout s’écroula. En effet, le FBI, qui voulait démontrer que la lutte contre la Cosa Nostra était l’une de ses priorités, attaqua la famille de Buffalo de plein fouet, au sommet de la pyramide. Son Parrain et son frère Peter, furent inculpés de bookmaking. Stefano Magaddino, qui avait toujours réussi à échapper aux griffes des fédéraux, se sentit menacer et pour préserver son empire criminel, décida de passer la main, de laisser la place à du sang neuf. Mais après son départ, la famille de Buffalo se scinda très vite en plusieurs factions et au fil des années perdit de sa superbe et de son influence à New-York, mais aussi dans les autres États Américains. Au milieu des années 1980,  jusqu’au début des années 2000, la famille de Buffalo fut gérée par Joseph Todaro Sr, qui essaya de rassembler une famille affaiblie, en renforçant ses réseaux avec un équipage de mafieux Italiens basé en Ontario. En 2006, Joseph Todaro Sr décida de prendre sa retraite et le FBI décida alors de revisiter l’ensemble de la hiérarchie mafieuse, pour essayer de savoir

Joseph Todaro Jr et Joseph Todaro Sr
Joseph Tordaro Jr et Joseph Todaro Sr

si réellement, la famille de Buffalo était toujours aussi influente. Au final, l’agence gouvernementale, avait une certitude, les Todaro ne géraient plus l’ensemble de la famille de Buffalo, surtout que Joseph Todaro Jr, fils de l'ancien Parrain, qui devait reprendre la relève de la famille de Buffalo, décida plutôt, de se consacrer à des affaires légitimes avec la gérance de plusieurs pizzerias. Pour le FBI, Leonard « The Calzone » Falzone avait alors repris les rênes. Ce denier était resté pendant des années sous le radar de la justice Américaine, jusqu‘au début des années 1990, ou une enquête du FBI sur une section locale de Buffalo, gangrénée par la Cosa Nostra, avait démontré que Leonard Falzone avait détourné plusieurs millions de dollars et l’avait mis sous les feux des projecteurs. Son statut d’homme fort fut confirmé quelques années plus tard, quand un informateur de la famille de Buffalo, révéla qu’il devait demander l’autorisation de Leonard Falzone pour lancer une opération de prêt usuraire à Las Vegas. En tant que second, le FBI avait identifié Benjamin « Sonny » Nicoletti, comme Underboss, un Consilgiere, quatre Capitaines et une équipe de seize Soldats, une estimation qui avait été jugée un « peu lourde » à cette époque, certains spécialistes du crime organisé pensaient que la famille de Buffalo était devenue inactive voire défunte. Une information qui avait été confirmée en Mars 2017 par un célèbre journal de Buffalo, qui indiquait que cette organisation criminelle était trop « dispersée » et que ses membres étaient « inactifs voire défunts ». Cependant, en Novembre dernier, une opération conjointe lancée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, permit d’arrêter et d’inculper plusieurs membres de la famille de Buffalo, surnommée désormais par les médias, comme la famille de Todaro. Cette enquête qui aura duré près de quatre années, aurait confirmé une présence significative des membres de la famille Todaro à Buffalo, mais aussi au Canada, indiquant ainsi que le rectangle transfrontalier entre Hamilton, Buffalo, Montréal et New-York, était toujours intact. Pour être plus précis et selon les informations dévoilées par un informateur ayant infiltré la famille Bonanno pendant le temps de l’enquête, la famille de Buffalo serait actuellement composée d’une quarantaine de Soldats actifs, répartis par huit Capitaines. Elle serait actuellement gérée par Frank « Butchie Bifocals »  BiFulco, un Capitaine et redoutable tueur à gage sous Stefano Magaddino, qui aurait repris les rênes de la famille, après le décès de Josep Todaro Sr de cause naturelle en 2012. Pour se renforcer, la famille de Buffalo aurait de nouveau repris des contacts très avancés avec sa branche Canadienne, notamment avec Giuseppe « Joe » Violi, fils d’un défunt Parrain, Paolo Violi, assassiné par le clan Rizzuto en 1978, dont le FBI soupçonnerait d’être le nouvel Acting Boss de cette organisation criminelle. Si ces informations son exactes, la famille de Buffalo aurait profité d'un relâchement complet des services gouvernementaux, pour se restructurer tranquillement. La question qui se pose actuellement est de savoir si les familles de la Cosa Nostra, que l'on juge défuntes au jour d'aujourd'hui, ne seraient-elles par entrain de se reconstruire, en particulier à l'Ouest des États-Unis, ou à une époque pas si lointaine, ces familles mafieuses faisaient la pluie et le beau temps dans leur État respectif.

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VINCENT BASCIANO ESPÈRE FAIRE ANNULER SES CONDAMNATIONS

21 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent Basciano
Vincent Basciano

Le cas Vincent « Vinny Georgeous » Basciano, l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, est un véritable casse tête pur les procureurs fédéraux. Après la défection de son Parrain, Joseph « The Ear » Massino au début des années 2000, la justice Américaine en avait profité pour inculper Vincent Basciano pour le meurtre de Frank Santoro, un Associé de la famille Bonanno, soupçonné d’avoir voulu kidnapper l’un des fils de l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno. Pour cet assassinat, il sera condamné à la perpétuité, mais les procureurs fédéraux n’en avaient pas terminé avec lui. Avec le témoignage de Joseph Massino, les procureurs fédéraux voulaient désormais le voir dans le couloir de la mort, essayant cette fois-ci, de le faire condamner pour l’assassinat de Randolph Pizzolo, lui aussi Associé de la Cosa Nostra, devenu « ingérable » selon les déclarations de Vincent Basciano. Le rêve de Randolph Pizzolo était de devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra, mais sa grande gueule en a finalement décidé autrement. Irrespectueux envers sa hiérarchie, violent et paranoïaque, il avait tiré dans les genoux de son meilleur ami à la sortie d’un bar, pour un motif qui reste encore inconnu. La famille Bonanno, agacé, avait fermé les yeux sur cet acte, Dans la Cosa Nostra, on pardonne plus facilement à un Associé, qu’à un membre intronisé. Mais un soir, alors que Randolph Pizzolo mangeait dans un restaurant très apprécié des familles de New-Yorkaise, il s’était vanté devant plusieurs personnes, qu’il était le « seul véritable tueur » de la famille Bonanno. Pour Vincent Basciano, cette énième provocation avait scellé le destin de son ancien protégé et ordonna son exécution. Pour essayer de l’appâter, Randolph Pizzolo avait été convoqué à une réunion d’affaire dans une zone industrielle de Greenpoint à Brooklyn. En arrivant sur les lieux avec sa voiture de marque Allemande, l’Associé de la famille Bonanno fut accueilli par Anthony Aiello, fraichement nommé Soldat et Anthony Indelicato, fils de l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Alphonse « Sonny Red » Indelicato. Au bout de quelques minutes, Anthony Aiello, pour prouver une nouvelle fois son allégeance à la famille Bonanno et confirmer son surnom de Luca Brasi, avait criblé de balles le corps de Randolph Pizzolo, qui sera retrouvé le lendemain par les policiers du NYPD, avec près de mille dollars dans ses

Vincent Basciano à ADX Florence
Vincent Basciano à ADX Florence

poches, le moteur de son véhicule garé a proximité tournait encore. Pour ce meurtre, les procureurs fédéraux voulaient la mort pour Vincent Basciano, surtout qu’ils n’avaient pas tellement apprécié de voir ce dernier lancer un contrat contre l’un des leurs, le procureur fédéral Greg Andres, qui avait inculpé une bonne partie de la famille Bonanno au début 2000 et qui l’avait laissé pratiquement en ruine. Malheureusement pour eux, après un procès qui verra l’un des premiers Parrains de la Cosa Nostra, Joseph Massino, venir témoigner à la barre d'un tribunal, l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno sera reconnu coupable, mais condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, une peine qu’il purgera à ADX Florence, une prison Supermax dans l’État du Colorado. Mais alors que Vincent Basciano était placé à l’isolement dans un endroit, surnommé « l’enfer sur terre », ou ses voisins de cellule étaient des chefs de gang, des terroristes et malgré un enfermement quasi permanent, près de vingt trois heure trente par jour dans une cellule de trois mètres et demi sur deux, l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno s’acclimata parfaitement à ces conditions. Comportement irréprochable diront même les services pénitenciers, qui décideront après quelques années d'isolement, de transférer Vincent Basciano, dans une prison « un peu » moins contraignante, à l’USP Big Sandy, dans l’État du Kentucky. Désormais, Vincent Basciano ne se concentre que sur une seule chose, la révision de ces procès avec l’aide de ses avocats. L’ancien Acting Boss de la famille Bonanno a le temps et l’argent nécessaire pour pouvoir réviser ces deux procès et essayer pourquoi pas de retrouver un jour, la liberté. Selon ses avocats, une demande va être envoyée dans les prochaines semaines, à un juge fédéral à New-York, pour essayer de faire annuler le verdict de Vincent Basciano dans l’assassinat de Frank Santoro. Selon les avocats de la défense deux juges auraient commis des irrégularités, dont Nicholas Garaufis, qui avait condamné Vincent Basciano à la prison à perpétuité lors de son premier procès. Et pour quel motif ?. Toujours selon les avocats, le juge fédéral Nicholas Garaufis aurait eu des « contacts officieux » avec un écrivain qui avait publié un livre, discréditant complètement Vincent Basciano, et mettant en avant ses activités criminelles au sein de la Cosa Nostra. Selon ces derniers, il est curieux, qu’un juge aussi expérimenté que Nicholas Gauraufis, qui a jugé des centaines de membres de la Cosa Nostra, ait pu se laisser influencer, en sachant que l’impartialité d’un juge est une obligation déontologique.  

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JOSEPH MERLINO VOIT SON PROCÈS REPOUSSÉ D'UNE SEMAINE POUR RAISON MÉDICALE

14 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

La pression devenait-elle trop forte ? A quelques jours de l’ouverture de son procès, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, a été hospitalisé dans un hôpital de Boca Raton pour des douleurs thoraciques. Selon l’avocat de Joseph Merlino, Edwin Jacobs, spécialisé dans la défense des membres de la Cosa Nostra, son client s’était « présenté aux urgences de l’hôpital pour un essoufflement ». Selon ce dernier, les médecins ont alors décelé des « résultats anormaux » et deux « blocages significatifs ». Joseph Merlino qui est actuellement sous surveillance médicale, ne peut pas voyager pendant au moins deux semaines. Face à cette situation, le juge fédéral en charge de ce dossier, décida de repousser le procès du Parrain de la famille de la Philadelphie d’une semaine, pour permettre à ce dernier d’être en bonne santé pour pouvoir se défendre convenablement. Un autre accusé dans cette affaire, Eugene « Rosster » ONofrio, un Capitaine de la famille Genovese inculpé à côté de Joseph Merlino dans l’opération East Coast, avait vu lui aussi son procès repoussé à une date, qui reste encore à définir par le juge fédéral pour des raisons médicales. Selon ses avocats, la santé défaillante d’Eugene ONorfrio ne lui permet pas actuellement de pouvoir se présenter devant un tribunal fédéral pour répondre à des charges de rackets dont il est accusé et dont il risque près de vingt ans derrière les barreaux. Le juge, surement agacé de devoir repousser une nouvelle fois un procès d’une affaire qui commence à s’éterniser, à demander aux avocats du Capitaine de la famille Genovese, de se présenter une fois par mois dans son bureau, pour prendre une décision et ainsi fixer une date le plus rapidement possible.

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OPÉRATION CONTRE LES FAMILLES BONANNO ET LUCCHESE : JOSEPH CAMMARANO JR INCULPÉ

13 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Lucchese

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Joseph « Joe C »  Cammarano Jr, l’actuel Acting Boss de la famille Bonanno a été arrêté et inculpé d’une variété de crimes, dans une opération lancée par le FBI contre différentes famille New-Yorkaise, vendredi dernier. Les charges retenues contre Joseph Cammarano Jr, qui depuis sa nomination en Décembre 2015, est sous étroite surveillance des agences gouvernementales, sont assez grave pour le voir terminer sa vie derrière les barreaux. Le meurtre, l’extorsion, le prêt usuraire mais aussi le trafic de drogue, des grands classiques des familles mafieuses et de la famille Bonanno, qui depuis quelques années se restructure tranquillement, avant le retour à la maison de leur Parrain, Michael « The Nose » Mancuso, incarcéré actuellement pour meurtre dans une prison fédérale et qui devrait libéré en 2019. En plus de l’arrestation de Joseph Camarrano Jr, John « Porky » Zancocchio, identifié comme Consigliere de la famille Bonanno a été arrêté pour les mêmes délits. Les agences gouvernementales sont désormais convaincues, qu’Anthony « Fat Tony » Rabito, qui jouait ce rôle de conseiller pendant plusieurs années pour la famille Bonanno, s’est retiré de ses fonctions, pour laisser sa place à l’ancien beau-fils d’Anthony Graziano, ancien Consigliere sous Joseph « The Ear » Massino à la fin des année 1990. Selon les documents révélés par les procureurs fédéraux, les membres de la famille Bonanno, sont devenus de plus en plus paranoïaques et essayent le plus possible de dénicher les éventuels informateurs qui ont pu infiltrer les rangs mafieux. Il faut dire, que cette situation a toujours été d'une grande préoccupation pour la famille Bonanno. Après l’infiltration pendant plusieurs années d’un ancien agent du FBI, Joseph D.Pistone, qui s’était soldée par près de cent condamnations et de la collaboration, au début des années 2000, de leur ancien Parrain, Joseph Massino, et de plusieurs membres de haut rang,  les mafieux de la famille Bonanno, étaient tellement à bout de nerfs, qu’ils avaient envisagé pendant un moment, d’assassiner les femmes et les enfants des membres ayant décidé de transgresser leur serment d’allégeance à la Cosa Nostra. En plus de Joseph Cammarano Jr et de John Zancocchio,,différents membres de la famille Bonanno dont, Joseph « Joe Valet » Sabella, George Tropiano surnommé « Grumpy », Simone Esposito ou encore Albert « Al Muscle » Armetta ont été arrêtés. Selon les procureurs, ce dernier, avait tabassé à plusieurs reprises, un individu devenant trop récalcitrant pour la famille Bonanno, le soir d’Halloween en 2015, dans un seul but, essayer de gagner sa place dans la Cosa Nostra, devenir un membre intronisé. Joseph Camarrano Jr a décidé de plaider non-coupable et a été incarcéré sans caution possible au Métropolitan Center de New-York, en attendant une prochaine comparution à une date ultérieure. A noter qu'Eugene « Boobsie » Castelle et Ernest « Butch » Montevecchi, des Soldats de la famille Lucchese, ont aussi été arrêtés dans cette opération.

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ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE GENOVESE : LE FILS DU ODDFATHER ARRÊTÉ

13 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Vincent Esposito
Vincent Esposito

Steven Arena, Frank Giovinco, Frank Cognetta et Vincent Esposito, quatre membres présumés de la famille Genovese, ont été arrêtés en fin de semaine et inculpés de diverses charges fédérales tenant de la loi RICO, dont l’extorsion et la fraude. L’un des accusés, Vincent Esposito, à la particularité d’être le fils de l’ancien Parrain de la famille Genovese , Vincent « The Chin » Gigante. Ce dernier qui a géré la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, de 1981 jusqu’à son décès en 2005, avait pendant plusieurs années, berné les enquêteurs en charge de sa surveillance, en se promenant dans les rues de New-York en peignoir de bain, pour se faire passer pour une personne inapte mentalement à se faire juger devant un tribunal fédéral. En réalité, Vincent Gigante gérait un empire criminel tentaculaire, lui rapportant des centaines de millions de dollars par an. De nature discrète, il avait échappé au procès dit de la Commission, un procès qui avait vu les Parrains des cinq familles New-Yorkaise se faire inculper et condamner à des peines de prison à perpétuité. A cette époque, les agents fédéraux n’avaient pas conscience de l’influence de Vincent Gigante, qui pour rester sous le radar du FBI, avait ordonné aux membres de sa famille de ne jamais prononcer son nom sous peine de mort et demandait plutôt à ces derniers de se toucher le menton pour se référencer à lui. Les procureurs fédéraux avaient inculpé Anthony « Fat Tony » Salerno, son Acting Boss, pensant à tort, que le vieux gangster gérait la famille Genovese. Pendant des années, le rôle de Vincent Eposito dans cette organisation criminelle n’a jamais été clair. Associé ? Membre intronisé ?, les agents fédéraux savaient qu’il jouait un rôle certain dans divers rackets, mais n’a jamais eu la certitude de sa position au sein de la hiérarchie mafieuse. Selon l’acte d’accusation, Vincent Esposito a extorqué pendant des années, un syndicat d’une section locale basée dans l’agroalimentaire. Vincent Esposito a été formée à la bonne écolé et connaît parfaitement les techniques utilisées par les membres de la Cosa Nostra pour voler de l’argent. L’agent récalcitrant au début, s’est vu menacer à plusieurs reprises de mort et de violence physique, avant d’accepter de donner mensuellement une partie de son salaire, ainsi que les avantages liés à sa fonction, pour éviter de perdre son emploi. Les mafieux demandaient même à cet individu de détourner de l’argent de sa propre section syndicale. Selon les procureurs fédéraux, ils ont désormais la preuve, que Vincent Esposito joue un rôle déterminant dans les affaires quotidiennes de la famille Genovese, qui d’après eux, s’est vanté à différents Associés de la famille Genovese, d’avoir une très bonne influence auprès de la hiérarchie mafieuse. Toujours selon les procureurs fédéraux, des enregistrements ont été effectués par un proche collaborateur de Vincent Esposito pendant près de six mois. Ne voulant pas donner sa position exacte dans l’esquicher mafieux, les procureurs fédéraux ont seulement stipulé qu’il « viendra témoigner lors d’un futur procès ». La fouille de la maison de Vincent Esposito a aussi été très fructueuse. En effet, en plus de trouver plusieurs caches d’arme à feux ainsi que des coups de poing Américain, les agents fédéraux ont aussi déniché près d’un million de dollars en liquide. Au sous-sol de la maison, les agents fédéraux ont aussi découvert une liste comprenant l’ensemble des membres intronisés de la famille Genovese, qui va permettre aux agences gouvernementales d’avoir un très bon aperçu de la composition actuelle d’une famille encore extrêmement cloisonnée. Cette anecdote rappelle sans nul doute, une histoire qui s’était déroulée avec le fils de John Gotti, John Gotti Jr. Dans les années 1990, John Gotti, incarcéré à perpétuité dans le pénitencier fédéral de Marion, avait décider de nommer Acting Boss son propre fils, pour gérer les affaires familiales. Lors de son arrestation pour plusieurs charges de racket quelques années plus tard, les fédérux avaient trouvé dans la maison de John Gotti Jr, une liste très exhaustive des membres intronisés de la famille Gambino, avec à cote leur identité, le montant versé lors de son mariage. Cette liste lui avait valu le surnom de Dumbdfella dans le monde souterrain de la Cosa Nostra et avait rendu furieux John Gotti, qui fulminait dans sa cellule. Pour revenir à la famille Genovese, les différents accusés ont comparu devant un juge fédéral et ont décidé de plaider non coupable. Vincent Esposito s’il est déclaré coupable, risque une quarantaine d’années de prison.

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LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA BIENTÔT COMMENCER

6 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie, #Genovese

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le 16 Janvier prochain, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, va se présenter devant un tribunal fédéral à New-York, pour répondre à des accusations découlant de l’opération East Coast. Dès son arrestation Skinny Joey comme il est surnommé dans le milieu, avait payé une caution de cinq millions de dollars et avait pu alors profiter des fêtes de Noël et de fin d’année en famille. Les dernières ? au contraire, selon ses avocats, Joseph Merlino, reste très confiant. Il faut dire que depuis son intronisation dans la Cosa Nostra, le Parrain de la famille de Philadelphie, à su se forger une mentalité d'acier, en évitant plusieurs tentatives d’assassinat à son encontre, lors de la guerre interne qui avait éclaté au début des années 1990, avec l’ancien Parrain, Giovanni Staffa, mais aussi à des accusations de meurtre, dont il sera finalement acquitté. Avec l’opération East Coast, le gouvernement fédéral voulait arrêter cette mascarade qui dure depuis tant d’années et le faire incarcérer à perpétuité. Joseph Merlino à l’égo et le charisme nécessaire pour narguer et énerver les autorités fédérales. A sa sortie de prison en 2012, le Parrain de la famille à Philadelphie, s’était installé à Boca Raton, une station balnéaire située dans le comté de Palm Beach dans l’État de la Floride. D’emblée, il avait déclaré aux médias que sa vie dans la Cosa Nostra était « terminée », beaucoup trop de « rats » selon lui. Au final, quelques mois plus tard, il sera incarcéré pour une violation de libération conditionnelle et il ne faisait plus aucun doute pour les autorités fédérales, que Joseph Merlino avait bien repris les commandes de cette organisation criminelle. L’opération East Coast, comme toutes les affaires liées à la Cosa Nostra, avaient fait la une des médias Américains, mais malheureusement, elle est vite tombée à l’eau et faute à qui ? à des agents du FBI qui ont très largement transgressé le cadre légal, lors de la surveillance du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese. Ce dernier pourtant, avait réalisé un énorme travail, risquant sa vie à plusieurs reprises en enregistrant durant des mois, des

conversations entre Joseph Merlino et deux Capitaines de la famille Genovese, Eugene « Rooster » ONofrio et Pasquale Parrello parlant tranquillement de racket. Mais aujourd’hui, ce témoin qui s’est vu récemment sa caution révoquée pour d’obscures raisons, est actuellement incarcéré dans un lieu tenu secret. Le témoignage d’un ancien repenti de la Cosa Nostra n’est plus tellement jugé crédible par les jurés. Pendant le procès de Joseph Merlino, celui de John Rubeo risque d’être très compliqué, et les avocats du Parrain de la famille de Philadelphie, spécialisés dans la défense des membres de la Cosa Nostra,  ne se priveront sans doute pas pour discréditer une fois de plus, ce témoin devenu trop gênant pour les procureurs fédéraux, mais aussi les agents du FBI qui viendront eux aussi témoigner à la barre. C’est surement pour cette raison, que Joseph Merlino refusa plusieurs offres de plaidoyer de la part de ces mêmes procureurs, qui lui avaient proposé une peine dérisoire pour classer cette affaire rapidement. Le Parrain de la famille de la Philadelphie sait pertinemment que dans cette affaire, il a une énorme carte à jouer et un nouvel acquittement pourrait voir réputation grandit dans sa famille. Du côté de la famille Genovese, on ne veut pas prendre de risque. L’un des accusés, le Capitaine, Eugène ONofrio, se défendra lui aussi dans un procès en fédéral, mais à une autre date. C’était une volonté du mafieux de ne pas vouloir se présenter à côté de Joseph Merlino, qui selon lui, dégage une image trop arrogante, trop flamboyante et qui pourrait l’entrainer dans sa chute. Eugene O’Nofrio a été intronisée dans une famille très cloisonnée et le style de vie de l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, il le connaît très bien avec John Gotti, l’ancien Boss des Gambino, qui avait la couverture du Times et attiré par la même occasion les autorités fédérales sur le business des familles New-Yorkaise. Selon ses avocats, ce n’est pas pour ce motif que leur client aura un procès séparé, mais seulement pour des raisons purement médicales, Eugne ONofrio veut être tout simplement en forme pour pouvoir se défendre convenablement, une demande qui fut acceptée par le juge fédéral en charge de ce dossier.

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