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UNE LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO EST DÉSORMAIS POSSIBLE ?

29 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio
Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio

La défense de Frank Locascio, composée d’une ancienne juge fédérale, professeur de droit à Harward ainsi que trois de ses Associés, ont sorti l’artillerie lourde cette semaine, en envoyant à un tribunal fédéral de New-York, un dossier de plusieurs dizaines de pages prouvant l’innocence de Frank Locascio dans l’assassinat de l’ancien Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Nous arrivons actuellement à un tournant dans cette affaire et il est désormais plus que probable que le procès de Frank Locascio se rejoue dans la même cour fédérale qui le vit condamner vingt huit ans plus tôt. Il faut dire que la défense de Frank Locascio a entamé depuis plusieurs mois, une enquête poussée, détaillée et le rapport envoyé, composé de solides raisons juridiques, met à mal les arguments des procureurs fédéraux, qui avaient fait condamner Frank Locascio à la prison à perpétuité sans possible de libération conditionnelle. Maintenant l’objectif de la défense est simple, faire libérer dans les prochaines semaines Frank Locascio de la prison fédérale de Butner, lieu ou il est actuellement incarcéré, dans une section médicale. Utilisant de nouvelles preuves, provenant de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’équipe de la défense démontre que Frank Locascio n’a jamais approuvé, de près ou de loin, l’assassinat de Louis DiBono. Louis DiBono appartenait à l’équipe de Pasquale Conte, un Capitaine influent de la famille Gambino qui siégeait au conseil d’administration de la Key Food Cooperative, une chaine de supermarchés indépendants. Impliqué dans la construction, Louis DiBono possédait l’une des plus grosses firmes de maçonnerie de la ville et avec l’aide des syndicats, négociait les plus gros chantiers de New-York. Gagnant des centaines de milliers de dollars, Louis DiBono fut rapidement en conflit ouvert avec Salvatore Gravano, qui gérait lui une entreprise de construction, la Ace Partitions, ce dernier accusant Louis DiBono de voler la famille Gambino. Paul Castellano effectuait la plupart de ses réunions à son domicile et un soir, Salvatore Gravano fut convoqué pour répondre aux accusations de Louis DiBono qui avait déclaré à son Capitaine, Pasquale Conte, que Salvatore Gravano l’avait menacé de mort. La réunion fut mouvementée et pour éviter un bain de sang, Paul Castellano négocia une solution pacifique et la situation fut ainsi résolue. Sous le règne de John Gotti, les choses évoluèrent, Salvatore Gravano prit du galon et Louis DiBono continua ses petits trafics en tout genre, comme avant, sauf que John Gotti

Louis DiBono
Louis DiBono

n’avait pas le même tempérament que Paul Castellano. Après plusieurs convocations où Louis DiBono refusa de venir afin de rendre des comptes au Parrain de la famille Gambino, un contrat fut mis sur sa tête. Pendant le procès de John Gotti et Frank Locascio, aucun enregistrement démontra formellement l’implication de Frank Locascio dans l’assassinat de Louis DiBono, au contraire. Au contraire, celui-ci essaya de dissuader John Gotti de lancer un contrat, prétextant que Louis DiBono était prêt à donner une certaine somme d’argent au Parrain de la famille Gambino pour résoudre ce conflit. Selon les avocats, il n’y a désormais plus « d’obstacles juridiques ou techniques, que les procureurs peuvent utiliser pour maintenir Frank Locascio en détention. La carte maitresse de la défense reste sans nul doute le témoignage de Salvatore Gravano, qui déclara dans une récente interview donnée à un média Américain, que lors du procès pour meurtre de John Gotti et Frank Locascio en 1992, il était prêt à témoigner à la barre que Frank Locascio était innocent dans l’assassinat de Louis DiBono, mais les procureurs fédéraux l’en auraient dissuadé : « J’ai dis au gouvernement que je voulait témoigner sur ce sujet, mais ils m’ont arrêté et m’ont de demandé de répondre seulement à leurs questions » déclara Salvatore Gravano. Pendant des années, la défense a essayé à plusieurs reprises de faire parler Salvatore Gravano sur ce sujet, sans succès. En 2002, Frank Locascio demanda à ses avocats de contacter l’avocat de Sammy The Bull. A cette époque, l’ancien Underboss de la famille Gambino était accusé d’un meurtre dans le New-Jersey, des charges qui furent abandonnées par la suite, mais l’avocat de Salvatore Gravano était retissant et refusa que son client puisse parler avec quiconque travaillant pour le compte de Frank Locascio. Le comportement de l’avocat de Salvatore Gravano était compréhensible. A cette époque, Salvatore Gravano était toujours dans le programme de protection des témoins et selon Sammy the Bull, si un membre de la famille Gambino l’avait approché, il lui aurait sans nul doute « tiré dessus » déclara t'il.

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EN PLEINE PÉRIODE DE CORONAVIRUS UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE DEMANDE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE

20 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

John Tortora
John Tortora

Inculpé de jeux illégaux, mais aussi pour le meurtre d’un Associé en 1997, le Soldat de la famille Genovese John « Johnny T » Tortora est actuellement incarcéré sans caution possible au Métropolitan Center de New-York. L’emprisonnement ne dérange pas forcément John Tortora, qui par le passé a passé quelques années derrière les barreaux, mais une chose chagrine au plus haut point le Soldat de la famille Genovese, la vétusté du Métropolitan Center, surtout en pleine période Coronavirus. Désormais âgé de soixante et un ans, John Tortora a une peur bleue d’être contaminé par ce virus, en pleine période d’expansion aux Etats-Unis, qui compte désormais plus de quatre mille personnes infectés. Par le biais de ses avocats, John Tortora sollicita alors un juge fédéral de la cour fédéral de Manhattan, afin qu’il examine et fixe une nouvelle audience de libération sous caution. Pour ses avocats, il est évident que John Tortora, en cette période, ne peut continuer à être incarcéré. Souffrant de diverses maladies, dont le diabète, l’asthme et de problèmes cardiaque, John Tortora en fait une personne à risque s’il était atteint du COVID-19 et pour ses raisons, ce dernier demande un confinement à domicile avant de recevoir son verdict en Juin prochain. Car se sentant menacer pour un procès pour meurtre, qui pourrait lui être défavorable au vue de son pédigrée criminel, John Tortora accepta un accord de plaidoyer, qui prévoit une peine maximale de sept années de prison pour jeux illégaux et obstruction. Cet accord, signé entre John Tortora et les procureurs fédéraux, ne parle en aucun cas du meurtre de Richard Ortiz, dont le gouvernement fédéral cible le Soldat de la famille Genovese comme le principal suspect, mais depuis son arrestation en 2018, les choses ont évolué. En effet, l’enquête se révéla difficile et malgré une arrestation en grande pompe, les procureurs fédéraux ne sont plus optimistes sur une éventuelle condamnation. Manque de preuve ? ou des témoins défaillants ? nous ne savons pas exactement ce qui pousse le gouvernement fédéral à s’écarter de cette inculpation, sans pour autant annuler toutes les charges, John Tortora est toujours susceptible d’être confronté à un procès pour meurtre, même si celui-ci clame son innocence depuis son arrestation. Mais dans l’immédiat et pour les avocats de John Tortora, la santé de leur client est en jeu. Face à cette pression, la direction du Métropolitan Center confina John Tortora à l’isolement, afin de lui apporter les soins les plus appropriés, mais aussi pour éviter le moindre contact avec les autres détenus, mais pour les avocats de la défense cela n’est pas suffisant. Jugeant sur le fait, que des rapports médicaux stipulent que les « adultes de plus de soixante ans et les personnes souffrant de maladies chroniques » ont un « risque plus élevé » de mourir si ils contractaient le virus, les avocats jugent qu’une détention à domicile permettrait à leur client de pouvoir se mettre en quarantaine et si nécessaire, avoir accès à des soins médicaux plus appropriés. Pour les procureurs, une libération anticipée au vue du contexte actuel de John Tortora, ne devrait pas poser de problème, tout en stipulant que ce dernier devra se soumettre à des conditions très strictes sur sa liberté surveillée, dont une surveillance électronique et une caution estimée à près de deux millions de dollars.

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UN ANCIEN REPENTI DE LA FAMILLE LUCCHESE INCARCÉRÉ POUR FRAUDE

8 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Frank Gioia Jr
Frank Gioia Jr

Frank Gioia Jr est né en 1967 dans le Little Italy de New-York, dans une famille ancrée dans la Cosa Nostra. Son grand-père et son père étaient tous les deux des membres impliqués dans le crime organisé et c’est tout naturellement que Frank Gioia Jr commença, dès l’âge de douze ans, à trainer dans les clubs sociaux appartenant à la famille Lucchese. Rapidement, Frank Gioia Jr se fit un nom dans la rue et dès l’âge de dix huit ans, commençait un peu à être le larbin des mafieux du coin, qu’ils utilisaient pour voler les commerçants, pour trafiquer de la drogue, ou encore d’utiliser Frank Gioia Jr comme homme de main pour le compte de la famille Lucchese. Car à cette époque, Frank Gioia Jr avait déjà une certaine réputation dans les rues de New-York et n'hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins. En 1985, il tira dans la jambe d’un videur d’une boite de nuit qui avait manqué de respect à un Associé de la Cosa Nostra. Allongé à terre, couvert de sang et devant une foule médusée, Frank Gioia Jr lui fourra l’arme dans la bouche comme dernier avertissement. Par la suite, Frank Gioia Jr se lança dans le trafic de stupéfiants à grande échelle, dans la vente de marijuana et d’héroïne, un commerce normalement interdit dans les règles de la Cosa Nostra, mais dont les familles New-Yorkaise acceptaient les millions de dollars de bénéfice qu’engendrait ce trafic, en fermant les yeux sur leur origine. En Octobre 1991, à l’âge de vingt et un an, Frank Gioia Jr se fit introniser dans la famille Lucchese, parrainait par le Capitaine George Zappola, sept ans plus vieux, mais qui était déjà une personnalité dans la famille, il deviendra l’un de ses bras droits. Mais tout bascula en 1993 quand Frank Gioia Jr se fit arrêter pour trafic de drogue et risquait désormais une peine comprise entre vingt sept et trente trois ans derrière les barreaux. Le Soldat de la famille Luchesse ruminait. Sa femme venait de donner naissance à son premier enfant et Frank Gioia Jr remis en question son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Rapidement, il prit une décision et contacta le gouvernement fédéral pour leur donner des informations sur la famille Lucchese. Deux années plus tard, il signera un accord de coopération et après avoir témoigné contre plusieurs membres de la Cosa Nostra, intégrera, au début des années 2000, le programme de protection des témoins avec son père, sa mère, sa sœur et son beau frère, toute la famille, sauf sa femme, dont il avait appris qu’elle l’avait enregistré à différentes reprises en prison, afin de donner des informations aux mafieux de la famille Lucchese. Installé à Phoenix dans l’État de l’Arizona, Frank Gioia Jr qui se fit désormais appeler Frank Capri, se lança dans l’immobilier et comme un investisseur dans la restauration. Pendant des années et avec l’aide de sa famille recomposée, Frank Gioia Jr aurait eu l’intention d’entreprendre la construction de plusieurs restaurants, avec une implantation possible dans près de cinquante villes des Etats-Unis. Pour concrétiser son projet, Frank Gioia Jr s’était associé avec la chaine de restaurants I Love This Bar and Grill de Toby Keith, dont l’entreprise de Frank Gioia Jr, la Boomtown Entertainment, avait promis l’implantation de vingt nouveaux restaurants, mais au final, Frank Gioia Jr n’aura ouvert que deux restaurants, tout en récupérant la modique somme de soixante quatre millions de dollars venant de plusieurs investisseurs. Pour le gouvernement fédéral, c’est une escroquerie à grande échelle qu’a orchestré Frank Gioia Jr avec l’aide de sa famille et en particulier de sa mère, très impliquée dans cette affaire. Actuellement âgé de cinquante deux ans, Frank Gioia Jr fut inculpé et incarcéré et avec la possibilité, une nouvelle fois, de terminer sa vie derrière les barreaux. Mais désormais Frank Gioia Jr est seul et n’a plus la possibilité de pouvoir collaborer avec les autorités en dénonçant ses collègues mafieux, à moins qu’il veuille donner des informations sur sa propre mère, accusé quant-à elle de fraude et de blanchiment d’argent. Pour les procureurs fédéraux, la famille Gioia avait tout prévu, pour siphonner l’argent de personnes crédules, qui avaient investi des millions de dollars, tout en mettant en péril leur propre chaine de restaurants et plusieurs milliers d’emplois. Toujours selon les procureurs fédéraux, Frank Gioi Jr n’aurait jamais eu de compte bancaire à son nom, mais aurait utilisé ou bénéficié de près de cent comptes différents, qui lui aurait permis de placer son argent à l’abri des regards indiscrets. Pendant ses années dans le programme de protection des témoins, Frank Gioia Jr vivait un peu la Dolce Vita avec sa nouvelle compagne et sa famille. Malgré le fait qu’il conduisait une vieille Lexus, appartenant à sa mère, une façace, Frank Gioia Jr possédait des véhicules de luxe, comme des Ferrari, une Rolls Royce ou encore une Cadillac Escalade. Investissant son argent dans les œuvres d’art ou des bijoux, le gouvernement fédéral déclara que la sœur de Frank Gioia Jr,  qui n’est pas inculpée dans cette affaire, aurait gardé une partie des diamants, en réserve, afin que son frère puisse y accéder plus tard, en cas de problème. De plus, l’ancien Soldat de la famille Lucchese aurait utilisé aussi les millions de dollars investis dans son projet bidon, pour se faire construire des propriétés à Chicago ou encore dans l'État de la Californie. Actuellement incarcéré, Frank Gioia Jr essaye par tous les moyens possibles, de sortir sous caution, des demandes qui ont pour l’instant ont toutes été rejetées, car le gouvernement fédéral est persuadé, que Frank Gioia Jr profiterait de cette occasion pour se volatiliser une nouvelle fois, dans un autre État Américain.

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JOHN FRANZESE : LA COSA NOSTRA AVANT TOUTE CHOSE - PARTIE 2

7 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Franzese
Michael Franzese

Quand vous rentrez dans la Cosa Nostra, c’est pour la vie. Le serment d’allégeance à la Cosa Nostra passe avant toute chose, avant ta propre famille, avant tes amis, avant Dieu. En acceptant de venir un Soldat dans la famille Profaci, John Franzese connaissait les conséquences et les répercutions que pouvaient avoir sa vie dans la mafia sur sa vie de famille. John Franzese, de part sa personnalité, en était conscient et demanda à ses fils de s’éloigner de cette vie, faite de trahison et d’embuches. Né le 27 Mai 1951 à Brooklyn, Michael Franzese est le premier fils de John Franzese. Dès sa jeunesse, Michael Franzese a tout de suite compris que son père effectuait un « travail » qui ne rentrait pas dans les cadres réglementaires. Pourtant et malgré certains souvenirs d’enfance qui resteront à jamais marqués dans sa mémoire, Michael Franzese vouait un culte à son père et méprisait les policiers qui tournaient autour de la maison familiale à longueur de journée. Malgré une certaine attirance pour la vie qu’entretenait son père, Michael Franzese ne dérogea pas les règles établies par sa famille et suivit alors un parcours scolaire classique et termina ses études secondaires sans réelle motivation. Pour faire plaisir à son père, qui le voyait dans le futur comme un médecin réputé, Michael Franzese s’inscrivit à l’université d’Hofstra dans le Long-Island pour y suivre des cours de médecine, avant d’arrêter deux années plus tard. A cette époque, John Franzese était incarcéré après avoir été condamné à une peine maximale de cinquante années de prison pour diverses charges fédérales. Michael Franzese était inquiet de cette situation et n’avait qu’une préoccupation en tête, aider son père et sa famille. Celui-ci lui rendait visite régulièrement, alors incarcéré, afin de lui parler de ses problèmes quotidiens, de son envie d’arrêter les études, de changer radicalement de vie et de suivre les traces de son père dans la Cosa Nostra. Au début, face à l’attitude de son fils, John Franzese s’énerva, lui déclarant qu’il devait continuer ses études et qu’il ne devait pas se mêler de ses affaires, puis face à

Joseph Colombo
Joseph Colombo

l’insistance de Michael, John Franzese accepta, tout en imposant ses conditions : « Tu veux choisir cette vie ? D’accord, mais si tu veux être un gangster, je veux tu le fasses bien », puis avant de partir il lui déclara qu’une personne prendrait contact avec lui. Nous étions en 1971 et la famille Colombo qui était gérée par Joseph Colombo vivait une époque assez trouble. Adepte des rassemblements de foule, le Parrain avait crée la Ligue de Défense des Droits Civique des Italos Américains, une surexposition qui agaçait fortement les membres de la Commission. Lors d’un rassemblement de foule au Columbus Circle, en Juin 1971, Joseph Colombo se fit tirer dessus par un Afro-Américain, Jérôme Johnson, qui sera par la suite descendu par ses gardes du corps. Le Parrain de la famille Colombo survécut miraculeusement, mais gravement touché, il restera invalide jusqu'à la fin de sa vie, avec l’impossibilité de pourvoir continuer à gérer les affaires familiales. Le jour de cette tentative de meurtre, Michael Franzese était présent pour distribuer des tracts à une foule, qui s’était déplacée très largement afin d'écouter le Parrain de la famille Colombo et il comprit que cette vie, qu’il avait toujours voulu, allait le changer à jamais. Peu de temps après, Michael Franzese reçut un appel d’un Soldat de la famille Colombo, qui l’amena au club social de Thomas DiBella. Après le retrait de Joseph Colombo, la Commission regroupant certaines familles de la Cosa Nostra, demanda à Thomas DiBella de gérer les affaires courantes. Michael Franzese connaissait Thomas DiBella, c’était un ami de son père et en arrivant sur les lieux du rendez-vous, celui-ci lui fit un topo des règles à respecter au sein de la Cosa Nostra et lui déclara que désormais, il allait être sous la tutelle du Capitaine, Andrew « Andy Mush » Russo. En tant qu’Associé, Michael Franzese ne gagnait pas beaucoup d’argent, et ses journées consistaient à faire acte

John Franzese et Michael Franzese
John Franzese et Michael Franzese

de présence dans divers clubs sociaux détenus par la famille Colombo. A l’intérieur, les gangsters, entre deux parties de cartes, parlaient des prochains « coups à faire », des astuces pour gagner de l’argent, Michael Franzese écoutait attentivement les moindres conseils et essayait de s’imprégner de cette nouvelle vie. Mais être le fils de John Franzese avait aussi certains avantages et régulièrement, Michael Franzese accompagnait Thomas DiBella et Andrew Russo dans leur véhicule, assis à l’arrière, il emmagasinait beaucoup d’informations qui lui serviront par la suite. Quatre ans plus tard, en 1975, Michael Franzese reçu un appel d’Andrew Russo lui demandant de se présenter dans une maison près de Caroll Street, toujours à Brooklyn, avec obligation de bien s’habiller. Une fois sur place, Michael Franzese entra dans une salle sombre où seulement quelques bougies éclairaient la pièce. Face à lui, se trouvait Thomas DiBella, qui était devenu l’Acting Boss de Carmine Persico, le nouveau Parrain de la famille Colombo, entouré de tous les Capitaines de cette organisation. L’initiation commença et Andrew Russo lui pris la main afin de lui entailler le doigt. Le sang coula alors sur une image pieuse et Michael Franzese commença à réciter le rite d’initiation à la Cosa Nostra, il venait de devenir un Soldat de la famille Colombo.

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