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JOHN GOTTI JR AURAIT DONNÉ DES INFORMATIONS A LA JUSTICE AMERICAINE

31 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

JOHN GOTTI JR AURAIT DONNÉ DES INFORMATIONS A LA JUSTICE AMERICAINE

John Gotti, célèbre Parrain de la famille Gambino à la fin des années 1980, ressentait une profonde haine contre le gouvernement fédéral, mais aussi pour les « rats », les membres de la Cosa Nostra qui décidaient de se retourner contre « leurs anciens amis » pour éviter une peine de prison, et qui à cette époque, devenaient de plus en plus nombreux. John Gotti faisait parti d’une génération, qui après avoir prêté serment d’allégeance à la Cosa Nostra, respecté l’omerta jusqu’à la fin, malgré les pressions exercées par la justice Américaine et surtout malgré les lourde peines de prison. Depuis quelques semaines, l’actualité de la Mafia Italo-Américaine se concentre essentiellement sur le fils de John Gotti. Après la parution du livre de John Alite, ancien Associé de la famille Gambino et ancien meilleur ami de John Gotti Jr (voir photo), qui critiqua très sévèrement ce dernier, l’accusant d’avoir profité de son père pour faire « carrière » dans la Cosa Nostra et démontrant que John Gotti Jr se comportait par moment très bizarrement, John Gotti Jr avait répliqué avec lui aussi la parution d’un livre sur sa vie avec son père, de son enfance à son parcours dans l’une des cinq familles de New-York. Dans les prochains jours, George Anastasia, spécialiste de la famille de Philadelphie, va lui aussi sortir un livre sur John Gotti Jr et John Alite, révélant certains documents confidentiels pouvant créer un séisme dans le monde souterrain de la Cosa Nostra. La question qui va se poser maintenant est de savoir si John Gotti Jr aurait tenté de coopérer avec la justice Américaine lors de son arrestation en 2004. Des documents du FBI démontreraient en effet que John Gotti Jr, s’était réuni avec ses deux avocats, lors d’une réunion avec des procureurs fédéraux et certains agents du FBI en 2006, petit retour en arrière. Après sa libération de prison en 2005, John Gotti Jr fut tout de suite accusé de racket et d’avoir tenté d’assassiner Curtis Sliwa, un présentateur de radio, qui dénigrait à l'antenne son père John Gotti, alors à l’époque Parrain de la famille Gambino en 1992. En 2006, le doute planait déjà sur cette réunion, et l’avocat de John Gotti Jr, Charles Carnesi, avait balancé les rumeurs d’un revers de la main, prétextant que « oui, il y avait bien eu une réunion », mais avait « fermement » déclaré que son client n’avait incriminé personne et qu’il n’avait « jamais eu l’attention de coopérer ou de témoigner contre qui que se soit ». Mais les documents qui vont être révélés dans les prochains jours montrent autre chose de totalement différent. Même si John Gotti Jr n’avait signé aucun document stipulant sa coopération avec le gouvernement fédéral, ce dernier n’aurait pas hésité « à donner » certains noms et aurait même détaillé certaines histoires qui eurent lieu au sein de la famille Gambino, quand son père était encore le Parrain de cette organisation criminelle. Pour son ancien ami, John Alite, ce comportement est typique de John Gotti Jr, qui « blâme très rapidement » les personnes pour se couvrir personnellement. John Gotti Jr, aurait fait remarqué aux procureurs et aux agents du FBI à cette époque, que le meurtre de James Hydell, orchestré par l’ancien Underboss de la famille Lucchese, Anthony « Gaspipe » Casso, avait faillit entrainer une guerre entre la famille Gambino et la famille Lucchese. James Hydell, avait été torturé et tué, car il avait tenté d’assassiner Anthony Casso. Ce dernier, qui était un Associé de la famille Gambino, avait la particularité d’être le neveu d’un Capitaine de la famille Gambino, Daniel « Danny » Marino. Après ce meurtre, Anthony Casso, voulait des explications sur la participation d’Angelo « Couac-Couac » Ruggiero dans cette tentative de meurtre. La famille Lucchese voulait la tête d’Angelo Ruggiero sur un plateau, mais pour John Gotti cela était impossible, ce dernier était son meilleur ami, il lui ordonna plutôt de se « mettre au vert », le temps que la situation se décante un peu. John Gotti Jr déclara aussi qu’un célèbre Associé de la famille Gambino dénommé Joseph « Joe The German » Watts, s’était identifié dans plusieurs meurtres dont celui John Cannano (Au départ, le FBI avait classé l’affaire, déclarant que l’Associé de la famille Gambino s’était suicidé. Finalement, plusieurs années plus tard, il se révéla que John Gotti, aidé de plusieurs membres de la famille Gambino, ont forcé l’individu à se pendre à une branche) en 1984 et de Vito Borelli en 1975. John Gotti Jr, raconta aussi que l’ancien Soldat de la famille Gambino, Anthony « Tony Lee » Guerrieri, avait ses entrées dans les bureaux du procureur du district du Queens, dirigé à cette époque par l’ancien procureur John Santucci (Le procureur démissionna par la suite, après avoir été surpris en train de déjeuner avec un Associé de la famille Gambino dénommé Salvatore Reale). Des informations qui si elles sont confirmées pourraient être dévastatrices pour l’entourage de John Gotti Jr et pour lui-même. Ce dernier profitant allégrement de son parcours dans le crime organisé et de la personnalité de son père pour écrire un livre et faire un film sur sa vie. John Gotti n’avait déjà pas très apprécié que son fils décide de plaider coupable à la fin des années 1990. Ce dernier qui purgeait une peine à perpétuité incompressible et qui souffrait de plusieurs cancers, lui avait dit de se battre comme « un homme » plutôt que de « s’allonger » devant le gouvernement fédéral.

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JOHN GOTTI JR RACONTE SA VIE DANS LA FAMILLE GAMBINO AVEC SON PÈRE

28 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

JOHN GOTTI JR RACONTE SA VIE DANS LA FAMILLE GAMBINO AVEC SON PÈRE

Après son acquittement en 2009, John Gotti Jr (voir photo) décida de quitter sa vie dans la Cosa Nostra pour se concentrer sur sa vie de familiale, ce qui ne l’empêcha pas de mener d’autres projets lucratifs et légitimes pour cette fois. Un film sur la vie de son père est en préparation avec comme acteurs principaux, John Travolta ou encore Al Pacino. Mais dernièrement, John Gotti Jr fait le tour des plateaux télés Américains pour la sortie de son livre, racontant sa jeunesse avec son père, Parrain emblématique et charismatique de la famille Gambino à la fin des années 1980, de son parcours criminel au sein de la famille mafieuse, jusqu’à sa vie actuelle. A l’âge de sept ans, John Gotti Jr se rendit avec sa famille voir son père, qui était incarcéré pour tentative d’homicide au pénitencier fédéral de Lewisburg dans l’État de Pennsylvanie. A l’intérieur, John Goti était le roi, il était entouré de plusieurs membres de la famille Gambino comme son meilleur ami, Angelo « Couac-Couac » Ruggiero, ou encore Frank DeCicco, Michael « Mickey Boy » Paradiso, et George Remini. A cette époque John Gotti Jr ne comprenait pas le concept de la prison et son père lui expliqua, qu’il travaillait en fait avec ses amis dans une caserne, et qu’il sortirait une fois que celle-ci sera entièrement rénovée. Pendant les visites, John Gotti Jr était entouré de sa famille et des amis de son père, il naviguait de table en table, jouant près des gardiens, qui n’hésitaient pas à leur prêter leur casquette d’officier pour jouer « aux gendarmes et aux voleurs ». Lors d’une visite, John Gotti Jr expliqua à son père qu’il voulait devenir policier comme l’agent de correction qui surveillait les visites au pénitencier. John Gotti les yeux écarquillaient se retourna alors vers sa femme Victoria et lui déclara : « Tu vas laisser notre fils devenir un flic ? » fin de la discussion, puis se retournant vers son fils, il déclara : « Tu ne dois pas t’habiller comme un flic, tu ne dois pas agir comme un flic, tu ne dois pas parler comme un flic », lui agrippant le bras, John Gotti Jr fut marqué par cette scène, qui restera gravée dans sa mémoire. Une fois sorti de prison, John Gotti fut promu Capitaine, et « ses horaires de travail », semés un conflit permanent dans la famille. « Des fois, il revenait vers quatre heures du matin, voir le lendemain dans la journée. Ma mère ne l’acceptait pas, mais à la fin elle s’y faisait » déclara John Gotti Jr. Il déclara aussi par ailleurs que John Gotti préférait être dans la rue qu’à la maison. Un jour, John Gotti Jr revint en sang de l’école, il s’était bagarré avec un de ses camarades de classe. John Gotti regarda sa blessure et lui ordonna, d’aller se retourner se battre et que si son « adversaire » était plus imposant que lui, il fallait utiliser « un bâton » pour l’assommer, John Gotti préparait son fils à la dure vie dans la Cosa Nostra. Cette organisation criminelle, il n'entendit parler de la première fois que quand il regarda un match de football à la télévision, son père était dans les tribunes et le journaliste s’attarda sur lui en prétextant que « John Gotti était une étoile montante de la famille Gambino ». En 1988, à l’âge de vingt quatre ans, John Gotti Jr devint un membre initié de la Cosa Nostra, la cérémonie eut lieu à Mulberry Street un quartier à forte densité Italienne, dans un appartement détenu par le Soldat Joe « Butch » Corrao. La veille de son intronisation, son oncle Gene, lui aussi un membre de la famille Gambino et frère de John Gotti, lui avait dit en souriant : « Assure-toi de porter un costume et une cravate pour demain ». Le lendemain, John Gotti Jr rentra dans une pièce, ou une douzaine d’hommes étaient assis autour d’une table, tous étaient des Capitaines de la famille Gambino, mais John Gotti, qui occupait le poste de Parrain n’était pas présent lors de cette cérémonie. Une fois initié, John Gotti gravit très rapidement avec l’aide de son père les échelons de la famille Gambino. Quand ce dernier sera condamné à la prison à perpétuité en 1992, il occupera le poste d’Acting Boss. En occupant un poste à responsabilité, il côtoya les autres Parrains de la Cosa Nsotra, comme Vincent « The Chin » Gigante, Boss de la famille Genovese, un personnage que John Gotti n’appréciait pas tellement : « Mon père était accessible à tout instant dans la rue, alors que lui, il se faisait passer pour un fou en se baladant en peignoir. Mon père m’a toujours dit qu’il préférait être comme il était que comme lui ». En 1998, John Gotti Jr fut inculpé par la justice Américaine de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. A titre exceptionnel, il put avoir l’autorisation d’être « conseiller » par son père, qui venait d’être transféré à Devens, un centre médical fédéral dans l'Etat du Massachusetts. John Gotti venait d’être diagnostiqué d’un cancer de la langue, du cou et de la gorge et John Gotti Jr voulait ses conseils car le gouvernement fédéral lui proposait un « plaidoyer » lui permettant de passer moins de temps en prison s’il acceptait de plaider coupable des charges retenues contre lui, une chose que le Parrain de la famille Gambino n’acceptait pas du tout. Quand il était au sommet de sa gloire, il avait déjà menacé les membres de sa famille si ces derniers décidaient de plaider coupable devant un tribunal. Pour lui, un homme d’honneur doit se battre et accepter sa peine sans broncher. Malgré sa maladie, John Gotti se plaignait d’être enfermé dans les mêmes conditions qu’Hannibal Lecter, mais son esprit était toujours aussi vif, et même s’il paraissait affaiblit, la haine qu’il ressentait contre le gouvernement était toujours intact. En tant que fils, John Gotti Jr lui expliqua la raison pour laquelle il allait plaider coupable, mais John Gotti très énervé par cette décision ne le comprit pas, et préféra au bout d’un moment restait silencieux. Pour lui, il valait mieux faire de la prison et purger sa peine avec honneur et dignité que de « s’allonger » devant le gouvernement. John Gotti Jr plaidera finalement coupable des accusations portées contre lui, et sera condamné en 1999 à près de six ans derrière les barreaux.

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UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GAMBINO FUSTIGE LE FILS DE JOHN GOTTI

22 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GAMBINO FUSTIGE LE FILS DE JOHN GOTTI

Il était un Associé de la famille Gambino, mais il avait aussi la particularité d’être le meilleur ami du fils de l'un des Parrains les plus médiatisés au début des années 1990, John Gotti. John Alite est d’origine Albanaise, de ce fait il ne fut jamais un membre initié de la Cosa Nostra, mais cela ne l’empêcha pas d’être un personnage influent dans la famille Gambino, en étant très actif dans la plupart des activités criminelles, comme le meurtre ou le racket. Au fil des années, la relation entre John Alite et John Gotti Jr, se dégrada considérablement, et après avoir été inculpé de plusieurs meurtres en 2008, en relation avec la famille Gambino, John Alite décida de coopérer avec le gouvernement fédéral. Ce dernier témoignera dans le procès de plusieurs membres dont celui de John Gotti Jr pour racket, qui se soldera par un acquittement pour l’ancien Acting Boss de la famille Gambino. Condamné à dix ans de prison pour tous ses crimes, John Alite est désormais un homme libre et vit avec sa famille sous la protection des témoins. Cette protection rapprochée, ne l’empêche pas d’intervenir dans des émissions consacrées à la Cosa Nostra et d’écrire un livre sur son ancienne vie. La semaine dernière, il raconta comment John Gotti Junior était un individu « gâté par la vie », qui vivait sous l’influence de son père, John Gotti, Parrain charismatique et respecté de la famille Gambino jusqu’à son décès en 2002. Quand ce dernier fut condamné à la prison à perpétuité pour plusieurs charges fédérales en 1992, John Gotti voulait que la famille Gambino soit « dirigée par la famille Gotti ». Son frère Gene, avait été condamné à une peine de cinquante de prison pour trafic de drogue et son frère Peter, était selon John Gotti, trop « bête » pour gérer la famille, il décida donc de donner le pouvoir à son fils, John Gotti Jr, qui devint à l’âge de vingt huit ans, l’un des plus jeunes Acting Boss de la Cosa Nostra aux États-Unis. Mais pour John Alite, cette décision entraina une multitude d’évènements qui n’aura pour but, que d’affaiblir directement la famille Gambino : « Dès son plus jeune âge, il aimait se brûler avec des cigares. On faisait une partie de cartes, et celui qui perdait, devait boire un verre et se bruler la main avec un cigare ». D’après John Alite, les membres de la famille Gambino ne respectaient pas John Gotti Jr. Alors que son père était un Parrain charismatique, très craint dans sa famille, John Gotti Jr, faisait plus penser à une personne qui vivait sous le crochet et sous l’influence de son père, qui malgré son incarcération donnait encore des ordres derrière ses barreaux : « Il est aussi épais qu’une tranche de pizza Sicilienne et aussi dur que des fettuccine » déclara en rigolant John Alite, sur la personnalité de John Gotti Jr. Il faut dire, que ce derier a été glorifié de plusieurs surnoms pas très flatteurs par des membres de la Cosa Nostra. « Urkel » comme le personnage de la série, car il remontait toujours son pantalon au dessus de sa taille, « Kong » car certains membres le prenaient comme un singe : « Sa sœur le surnommait « Blinkie », car il clignotait des yeux quand il mentait, ce qui par ailleurs, arrivait très souvent » déclara de nouveau John Alite. Un jour raconta-t-il, John Gotti Jr entraina John Alite et des membres de la famille Gambino dans une discothèque dans le Queens. Pendant la soirée, l’Acting Boss de la famille Gambino, s’énerva avec un individu, qui se révéla être par la suite, le neveu d’un Capitaine de la famille Genovese, Ciro Perrone. John Gotti, prit l’arme de John Alite et tira dans la jambe de l’individu, ce qui créa un conflit entre les deux familles. Un conflit que John Gotti Sr, énervé par ce qui venait de se passer, de sa prison essaya de résoudre le problème. Le Parrain de la famille Gambino était en furie, et voulait savoir qui était le tireur dans cette histoire. John Gotti Jr n’avoua pas son implication et laissa John Alite se prendre une raclée par des membres de la famille Genovese. L’affaire était donc close entre les deux familles, mais l’amitié entre les deux individus ne sera plus jamais la même. En 1997, une perquisition à lieu dans une des propriétés appartenant à la famille Gotti à Ozone Park, chose assez classique pour des membres de la Cosa Nostra, habitués à ce que les agents fédéraux viennent fouiller eleur maison pour trouver certains indices. Généralement, les mafieux ne laissent rien trainer chez eux, et restent très prudent, généralement... En arrivant au sous-sol, les agents fédéraux découvrirent une vraie mine d’or. Sur la table, se trouvait un livre de compte, énumérant les sommes reçues par John Gotti Jr, avec les noms des personnes lors de son mariage avec Kimberly Albanese en 1990, soit près de 350 000 dollars. Chose assez surprenante, le FBI trouva une liste de noms sur un bout de papier posé sur la table, de candidats potentiels à l’initiation dans la Cosa Nostra. En effet, avant son entrer dans cette organisation criminelle, un futur membre d’une famille mafieuse, doit être validé par les cinq familles de New-York, avant que la cérémonie n’ait lieu. Cette liste facilita fortement les choses pour le gouvernement fédéral, mais la colère des membres de la Cosa Nostra, dont son père contre John Gotti Jr arriva à son paroxysme. Finalement, l’année suivante, le règne de John Gotti Jr se terminera brusquement, et sera condamné à soixante dix sept mois de prison dans un pénitencier fédéral pour des charges fédérales tenant de la loi RICO. Libéré en 2005, la justice Américaine essaya à plusieurs reprises, avec l'aide John Alite de le faire condamner de nouveau pour des histoires de meurtre, mais sans succès, le témoignage de son ancien ami n'était pas jugé crédible en raison de son passé criminel. John Gotti Jr, vit au jour d’aujourd’hui avec sa famille à Long Island.

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TOUT EST BON POUR SORTIR PLUS RAPIDEMENT DE PRISON

19 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

TOUT EST BON POUR SORTIR PLUS RAPIDEMENT DE PRISON

En 2012, l’Associé de la famille Colombo, Giuseppe « Pooch » Destefano (voir photo), avait été condamné à près de cinquante mois de prison pour extorsion de fond. Le gangster qui est incarcéré dans le pénitencier fédéral de Fort Dix dans le New-Jersey et libérable en 2017, a adressé une lettre à la juge fédérale Kiyo Matsumoto, lui demandant de pouvoir sortir avant de prison, pour préparer au mieux son mariage prévu quelques jours après sa libération. L’Associé de la famille Colombo et sa femme ont prévu de fêter leur union, au Nanina's In The Park, un célèbre endroit luxueux basé dans le New-Jersey pour fêter les grands événements de la vie d’un couple. Disposant d’un immense parc, d’une salle de banquet et d’une salle concert. Cet endroit de renommé est tellement prisé, que Giuseppe Destefano et sa femme ont du réserver près de deux années à l’avance. C’est pour cette raison que l’Associé de la famille Colombo écrivit dans une lettre bourrée de fautes d’orthographe, que sa femme qui était « dévouée et fidèle », attendait « patiemment son retour » et demanda au juge la permission de pouvoir sortir avant pour « célébrer au mieux cet événement ». Bien entendu, en apprenant la nouvelle, les procureurs fédéraux ont demandé au juge de rejeter cette requette, prétextant que Giuseppe Destefano était déjà connu pour demander ce genre de service. En 2011, après son arrestation, alors qu’il était en résidence surveillée, et portant un bracelet électronique, il avait demandé à la même juge de pouvoir célébrer Thanksgiving avec sa famille, à Broadway Mike, un restaurant Italien basé à Staten Island. Pour le procureur fédéral, Elizabeth Geddes, qui a effectué des recherches sur le futur lieu de cérémonie, il est « indécent » que l’Associé de la famille Colombo puisse fêter son mariage dans un tel endroit, coutant « près de 145 dollars par personne », en sachant que Giuseppe Destefano n’avait pas encore payé son amende de 50000 dollars après sa condamnation pour extorsion de fonds en 2012. De plus, autre inquiétude pour l’équipe de procureur, Giuseppe Destefano a prévu dès la célébration de son mariage, de partir directement vers les Caraïbes avec sa femme pour son voyage de noce, alors que dès sa sortie de prison, il sera placé sous résidence surveillé pendant près de six mois. Le procureur fédéral se demandant si l’Associé de la famille Colombo, ne demanderait pas une nouvelle fois l’autorisation au juge Kiyo Matsumoto, connue pour être très indulgente avec des mafieux de la Cosa Nostra, de pouvoir être libéré de ses contraintes liées à sa liberté surveillée. Finalement, la juge fédérale rejeta la demande du Soldat de la famille Colombo, prétextant que ce dernier pouvait très bien attendre sa libération pour pouvoir se marier normalement, qualifiant sa demande de « prématurée ». En fin de semaine dernière, c’est le Soldat de la famille Gambino, Joseph « Joe Boy » Sclafani, qui fit parler de lui. Condamné en 2013 pour trafic de drogue à quinze ans de prison, Joseph Sclafani, a vu sa peine réduite d’un an par le juge fédéral John Gleeson. Le Soldat de la famille Gambino est lui aussi un habitué de demandes, pour la plupart assez farfelues, dans le but de pouvoir sortir de prison. En Août 2013, alors qu’il venait de recevoir sa condamnation, le juge fédéral John Gleeson, avait accepté que le Soldat de la famille Gambino, puisse se déplacer sous bonne escorte pour dire « un dernier au revoir » à son père, qui était selon lui en phase terminal d’un cancer. Les procureurs s’étaient opposés à cette décision, prétextant que cela était une manœuvre pour Joseph Sclafani, pour se marier avec sa fiancée, Ramona Rizzo, petite fille de l’ancien Soldat de la famille Bonanno, Benjamin « Lefty Two Guns » Ruggerio. Finalement, le juge John Gleeson revint sur sa décision, et permit au mafieux de voir une dernière fois son père, mais lors d’une une visite prolongée au Métropolitan Center de New-York, ou le Soldat de la famille Gambino était incarcéré avant son verdict.

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DEUX MEMBRES DE LA FAMILLE DE DETROIT INCULPÉS DE RACKET

16 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

DEUX MEMBRES DE LA FAMILLE DE DETROIT INCULPÉS DE RACKET

En 2013, Giuseppe « Joe » D'Anna, âgé de 60 ans et Girolamo « Mimmo » D'Anna âgé de 48 ans, deux membres identifiés de la famille de Détroit, surnommée aussi « The Partnership », ont été accusés par la justice, d’avoir essayé d’extorquer en utilisant des battes de baseball, le propriétaire d’un restaurant Italien dénommé le « Nonna's Italian Kitchen ». Le restaurateur avait décidé d’ouvrir un restaurant juste en face de celui des deux frères. En apprenant la nouvelle, Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna étaient furieux que le propriétaire n’ait même pas pris la peine de demander leur accord pour pouvoir s’installer. Après les menaces verbales, ils virent que le restaurateur n’avait pas l’intention de payer la taxe que demandaient Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna. Un jour, les deux frères décidèrent de passer à la manière forte. En arrivant sur les lieux, ils demandèrent au propriétaire s’il était seul, répondant positivement, Girolamo D’Anna agrippa alors l’individu, tandis que Giuseppe D’Anna le frappa à plusieurs reprises au dos et à la tête avec une batte de baseball. En quittant les lieux, ils le menacèrent une dernière fois en déclarant que si le restaurateur ne payait pas, il tuerait sa famille en Sicile, les frères D’Anna ayant des liens très étroits avec une famille de Cosa Nostra basée à Terrasini. Le restaurateur ne se dégonfla pas et malgré les coups reçus et les menaces, il décida d’appeler la police et de dénoncer les deux frères, qui furent arrêtés immédiatement. Les procureurs fédéraux, accusèrent tout de suite les frères D’Arna de tentative d’assassinat et d’extorsion, des accusations qui pouvaient les amener à terminer leur vie derrière les barreaux. Mais après avoir décidé de plaider coupable, Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna ont été condamnés à des peines dérisoires, trois mois en résidence surveillé pour des accusations moins graves, « une petite tape sur les doigts » diront certains procureurs fédéraux. Pour se défendre, Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna, déclarèrent que cela était juste une « discussion qui avait mal tournée », prétextant que le propriétaire du restaurant, Pietro Ventimiglia, avait profité de cette « publicité », pour pouvoir augmenter les profits de son restaurant. De plus, les avocats des deux membres initiés de la famille de Détroit, avait prétexté que le restaurateur avait « exagéré » ses blessures, pour que Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna puissent le dédommager en conséquent. Pour les avocats de la défense, l’individu n’avait « aucun os cassé » et qu’ « au bout de deux heures », il était déjà sorti de l’hôpital. La justice en avait pas terminé avec les deux mafieux, qui les arrêtèrent de nouveau l’année dernière et accusa les deux individus de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket. D’après le FBI, Giuseppe D’Anna, a été promu Capitaine par le nouveau Parrain fraichement élu, Jack « Jackie The Kid » Giacalone, en prenant le contrôle de l’ancienne équipe d’Anthony « Tony Pal » Palazzolo, qui a été promu au poste de Consigliere. Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna sont arrivés aux États-Unis au début des années 1990, pour rejoindre directement la ville de Détroit, ou leur Oncle Anthony « Tony Cars » D’Anna était déjà un Capitaine de la famille mafieuse. D’après les autorités, les frères D’Anna ont été initiés deux fois dans la Cosa Nostra. La première fois en Sicile dans les années 1980, et la deuxième fois en 1991, par l’ancien emblématique Parrain décédé en 2014, Giacomo « Black Jack » Tocco. Soupçonné de plusieurs délits, mais jamais reconnus coupable, Giuseppe D’Anna et Girolamo D’Anna ont su consolider leur pouvoir au sein de la famille de Détroit et restent des membres influents, respectés par plusieurs membres de la Cosa Nostra.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DE RETOUR EN PRISON

13 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DE RETOUR EN PRISON

Le Parrain de la famille Philadelphie, Joey « Skinny » Merlino est bien rentré dans une prison correctionnelle fédérale à Miami lundi dernier, pour commencer à purger sa peine de quatre mois de prison pour une violation de libération conditionnelle. Joey Merlino, avait été vu par des agents fédéraux en Juin dernier, dans un bar à cigares de Boca Raton, avec des individus liés au crime organisé, dont le Capitaine de la famille de Philadelphie, John « Johnny Chang » Ciancaglini. Lors de son mini procès en Octobre dernier, l’avocat de Joey Merlino, Edwin Jacobs, célèbre pour ne défendre que des individus liés au crime organisé, avait prétexté que son client avait bien rencontré ces individus, mais que cela était un malheureux hasard, une « rencontre fortuite ». Pour Joey Merlino, la réponse était claire et précise : « J’ai bien rencontré John Ciancaglini, mais j’ai oublié d’en parler à mon agent de probation, cela m’a glissé de l’esprit ». Mais les agents fédéraux, qui surveillaient depuis un moment l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, se posaient déjà plusieurs questions sur l’actuelle activité de Joey Merlino. Ce dernier avait déjà refusé de répondre à différentes questions de la justice, sur des importantes transactions financières qui avaient eu lieu sur son compte et celui d’un membre du crime organisé, mène d’après les procureurs fédéraux, un train de vie trop luxueux pour un simple employé d’une agence de publicité. En effet, Joey Merlino vit dans une maison luxueuse à Boca Raton en Floride avec sa famille, conduit un 4X4 dernier cri et a ouvert récemment un restaurant Italien à son nom de plusieurs centaines de milliers de dollars. C’est pour cette raison, que sa peine de prison qui était au départ fixée à début Novembre, avait été décalée en Janvier, pour permettre à Joey Merlino de pouvoir célébrer ses fêtes avec sa famille, mais surtout, pour pouvoir faire l’ouverture de son restaurant gastronomique. Cette peine de prison n’a pas l’air tellement de contrarier l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie. La matin de son incarcération, Joey Merlino envoya un message à un journaliste de Philadelphie, lui déclarant qu’il « serait en grande forme » quand il sortira du centre pénitencier fédéral, ironisant même sur la situation, déclarant que cette peine tombait bien, car il « avait besoin de vacances », après tout le travail effectué dans son restaurant. A sa sortie, Joey Merlino n’aura plus aucune contrainte sur sa liberté surveillée, et pourra, s’il le veut, discuter et faire des affaires avec des membres de la famille de Philadelphie. Mais Joey Merlino s’exposera t’il aussi facilement ?, et prendra t’il le risque de revenir à Philadelphie après sa libération de prison ?, la question reste encore en suspend, alors que Steven « Stevie Handsome » Mazzone, qui d’après le FBI, occupe le poste d’Acting Boss de la famille de Philadelphie et exécuterait les ordres de Joey Merlino, essaye de réorganiser une famille ou plusieurs tensions règnent entre certains membres (Voir Article : La famille de Philadelphie dans l'incertitude). Si Joey Merlino, décide de revenir à Philadelphie, il prendrait le risque d’approuver son statut de Parrain auprès des services fédéraux, alors que s’il restait en Floride, il serait moins exposé auprès des agents du FBI, et surtout, il pourrait continuer à gérer ses activités légitimes dans cet Etat.

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PORTRAIT DES DIFFERENTS MEMBRES DE LA COSA NOSTRA QUI ONT COLLABORÉ AVEC LA JUSTICE - PARTIE 3

10 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Phil Leonetti – Underboss – Famille de Philadelphie : Neveu de l’un des Parrains les plus sanguinaires de la Cosa Nostra, Nicodemo Scarfo Sr, Phil Leonetti a occupé pendant près de trois années, le poste d’Underboss de la famille de Philadelphie de 1986 à 1989. Reconnu coupable de plusieurs charges fédérales, un an après l’emprisonnement de Nicodemo Scaro Sr à une peine de prison à perpétuité, Phil Leonetti décida de coopérer avec le gouvernement pour baisser sa peine d’emprisonnement. Sa volonté de retourner sa veste, venait aussi du fait que la relation qu’il entretenait avec son oncle, était de plus en plus tendue. Nicodemo Scarfo Sr, devenait d’après Phil Leonetti de plus en plus « paranoïaque » et détruisait petit à petit la famille de Philadelphie en raison de son régime régi par la terreur. Au départ, il devait commencer à témoigner dans le procès contre le Parrain de la famille Gambino à la fin des années 1980, John Gotti, mais Salvatore Gravano, l’Underboss de ce dernier décida à son tour de collaborer avec le FBI, prenant sa place à la barre des témoins Au final, après avoir aidé la justice Américaine à faire condamner plusieurs mafieux à des longues peines de prison, Phil Leonetti ne purgea que cinq années de prison. Aujourd’hui, il vit avec sa famille dans le programme de protection des témoins et à un travail légitime. Il aide encore la justice dans les procès contres des membres de la Cosa Nostra et intervient de temps en temps dans des documentaires sur le crime organisé.

Salvatore Vitale – Underboss - Famille Bonanno : En 2003, FBI lança une opération contre les membres de la famille Bonanno, le Parrain en exercice à cette époque, Joseph Massino et son beau-frère, qui occupait le poste d’Underboss, furent accusés de plusieurs meurtres et racket tenant de la loi RICO. Salvatore Vitale décida de coopérer avec la justice Américaine, quand il apprit que Joseph Massino avait l’intention de lancer un contrat contre ce dernier. Il faut dire, que le Parrain hésitait très fortement à faire ce genre de chose. L’assassiner pouvait créer un séisme dans la famille Bonanno, mais aussi dans sa « vraie » famille, sa femme Joséphine étant la sœur de Salvatore Vitale. Vincent Basciano, qui fut promu Acting Boss après l’incarcération de Joseph Massino, avait « analysé » les déplacements de l’Underboss de la famille Bonanno, et s’était rendu compte que Salvatore Vitale faisait souvent du sport dans une salle à New-York. Son plan était donc simple, il avait prévu de le descendre à sa sortie, mais l’ordre n’arriva finalement jamais. Salvatore Vitale fut le troisième Underboss de la Cosa Nostra à coopérer avec la justice Américaine, et sa collaboration entraina la collaboration de plusieurs membres de la famille Bonanno. Il occupait le poste de Sous-Chef, et même si Joseph Massino l’avait assez isolé ces derniers temps, il savait beaucoup de choses sur les activités criminelles de la famille mafieuse. Son témoignage permit de faire condamner entre autre l’ancien Parrain de la famille Bonanno, à une peine de prison à perpétuité et d’identifier près de cinq cent individus appartenant ou étant reliés de près ou de loin à la Cosa Nostra. Son témoignage fut jugé « extraordinaire » par la justice Américaine, permettant de résoudre des crimes orchestrés par la Cosa Nostra depuis plusieurs décennies et donnant un schéma précis de l’organisation actuelle de la famille Bonanno et des autres familles de New-York. Aujourd’hui, Salvatore Vitale à été libéré de prison et continue à intervenir dans différents procès contre des membres de la Cosa Nostra et à intégrer avec sa famille le programme de protection des témoins.

Vincent « The Fish » Cafaro – Capitaine – Famille Genovese : Capitaine dans la famille Genovese, et ancien protégé d’Anthony « Fat Tony » Salerno, Vincent Cafaro décida de collaborer avec le gouvernement fédéral, après une arrestation pour racket en 1986. Chose assez rare dans cette famille qui ne compte que quelques repentis, Vincent Cafaro fut libéré sous caution du Métropolitan Center à New-York, pour pouvoir enregistrer des membres de son ancienne famille dans différentes réunions. Il décrivit par écrit et oralement comment Vincent « The Chin » Gigante, Parrain de la famille Genovese de 1981 à 2005, avait profité d’un accident vasculaire cérébral d’Anthony Salerno, pour prendre le contrôle de la famille et laisser croire le FBI qu’Anthony Salerno était le vrai Boss dans cette histoire. Cette technique permettra à Vincent Gigante d’éviter le procès dit de « La Commission » et de laisser condamner Anthony Salerno à une peine de cent ans de prison en 1988. Lors du procès contre Liborio « Barney » Bellomo, un membre de haut rang de la famille Genovese en 1988, Vincent Cafaro refusera de répondre à plusieurs questions, ce dernier craignant pour la vie de membres de sa vraie famille, allant même jusqu'à demander de rompre son « contrat » de coopération entre lui et la justice Américaine. Finalement, Vincent Cafaro interviendra de nouveux dans différents procès contre d’autres membres de la Cosa Nostra et il est encore au jour d’aujourd’hui dans le programme de protection des témoins.

Frank Calabrese Jr – Soldat – Outfit : Fils d’un célèbre Capitaine de la Outfit, Frank « Frankie Beeze » Calabrese Sr. Frank Calabrese Jr est né ans une famille dévouée entièrement à la Cosa Nostra. En plus de son père, son oncle Nick Calabrese, tristement célèbre pour avoir participé à plusieurs meurtres mafieux, fut identifié comme un membre initié de l’Outfit. Frank Calabrese Jr, après plusieurs années passées dans cette organisation criminelle, ce dernier essaya à différentes reprises de quitter cette vie en ouvrant des restaurants et à avoir enfin un travail légitime, mais son père l’en empêcha en réclamant, l'obligeant à retourner dans sa carrière criminelle. En Juillet 1995, ce dernier et son père furent reconnus coupables de racket condamnés à plusieurs années de prison, se retrouvant dans le même pénitencier fédéral, à Milan dans le Michigan. Frank Calabrese Jr, profita alors de cette occasion pour vaincre son addiction à la drogue et commencer à coopérer avec le gouvernement fédéral. En enregistrant son père dans la cour de la prison, il permit d’inculper ce dernier et d’autres membres de l’Outfit dans le procès dit des « Secrets de famille ». Risquant une peine de prison à perpétuité, son oncle, Nick Calabrese, décida à son tour de coopérer avec la justice, c’était alors le début de la fin pour Frank Calabrese Sr. Pendant le procès, Frank Calabrese Jr viendra témoigner contre son père, racontant son histoire dans l’Outfit et expliquant les crimes mafieux qu’a pu commettre ce dernier pendant toutes ces années. Face à toutes ces preuves, il fut condamné à la prison à perpétuité, et déclara après le verdict, que son frère et son fils n'étaient que des menteurs, qu’il n’avait tué personne, et que surtout, il n’était pas un membre initié de l’Outfit. Finalement, avant de pouvoir faire appel et déjà très malade, Frank Calabrese mourut en prison en 2012. Son Oncle Nick Calabrese sera condamné à douze ans de prison, et il est aujourd’hui rentré dans le programme de protection des témoins. Pour Frank Calabrese Jr, il est lui aussi sous protection policière, profitant de sa nouvelle vie, pour écrire un livre et participer à différents débats télévisés.

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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DÉDOMMAGÉ PAR LA JUSTICE

7 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DÉDOMMAGÉ PAR LA JUSTICE

Mario « Baker » Fortunato (voir photo), a toujours été identifié par la FBI comme étant un Associé de la famille Genovese, mais un soir de 1994, tout bascula pour cet artisan boulanger. Cette nuit là, en pleine partie de cartes, deux individus rentrèrent dans un club social détenu par la famille Genovese et tirèrent à plusieurs reprises sur le Soldat Sabatino Lombardi. Très vite, Carmine Polito, qui selon certaines sources, était « un joueur dégénéré », qui devait des milliers de dollars au Soldat de la famille Genovese et Mario Fortuanto furent très vite accusés par la justice d’avoir commandité ce meurtre. Quatre ans plus tard et en partie grâce à l’aide Michael « Cookie » D’Urso, un Associé de la famille, qui collaborait avec la justice après avoir été arrêté pour un meurtre mafieux, Carmine Polito et Mario Fortunato furent condamnés à la prison à perpétuité en 2003. En 2005, les deux Associés furent rejugés et seul Mario Fortunato fut condamné de nouveau à la prison à vie. Finalement après une longue bataille judiciaire, le boulanger du Queens, sera finalement acquitté des charges retenues contre lui en 2010 par la Cour Suprême de l’État de New-York. Mario Fortunato sortit libre de prison après y avoir passé près de vingt deux mois derrière les barreaux. Mais ce dernier, ne s’arrêta pas d’avoir retrouvé sa liberté. A cause de la justice Américaine, l’Associé de la famille Genovese à perdu une partie de sa vie et avec l'appui de ses avocats, demanda plusieurs millions de dollars de compensation à un tribunal de New-York. L’année dernière, Mario Fortunato avait fait pression sur les autorités judiciaires, en déclarant qu’il irait « plus loin », si cette affaire n’était pas réglée très rapidement. Fin décembre, Mario Fortunato se présenta avec sa famille devant un juge de New-York pour recevoir la somme attribué pour son préjudice. L’Associé de la famille Genovese qui réclamait plusieurs millions de dollars, sera dédommagé à hauteur de 330 000 mille dollars, une somme que Mario Fortunato accepta, tout en sortant du tribunal grand sourire. Du côté des victimes, et en particulier pour Michael D’Urso, l’ancien Associé de la famille Genovese, qui avait décidé de collaborer avec la justice, ce verdict à un gout assez amer. Ce dernier, qui garde encore des traces de la fusillade, en ayant des fragments de balles dans son cou, était assez étonné de ce verdict : « Je suis choqué, c’est une honte totale. Mon cousin est mort à coté de moi et ma famille est obligée de voir cet individu (Mario Fortunato), se balader tranquillement dans la rue tous les jours ». Michael D’Urso, qui vit dans le programme de protection des témoins, allait devenir un Affranchi de la famille Genovese, mais une accusation de meurtre le poussa à collaborer avec la justice. Les jours suivants l’assassinat de son cousin, Michael D’Urso, avait demandé à son supérieur l’autorisation de tuer les deux individus (Mario Fortunato et Carmine Polito), mais finalement la hiérarchie de la famille avait refusé le contrat, Michael D’Urso devait donc vivre avec ses remords. Toujours d’après l’ancien Associé de la famille Genovese, Mario Fortunato, a toujours eu un comportement indigne avec sa famille, se souvenant d’une anecdote, ou ce dernier qui était en train de jouer aux cartes avec le père de Michael D’Urso, aimait bien l’humilier en public, s’asseyant à coté de lui, et le frappant même sur sa tête de temps en temps. Il y a beaucoup d’aigreur de la part de Michael D’Urso contre Mario Fortunato, et le fait que la famille Genovese ai toujours refusé d’approuver l’assassinat des deux Associés, a pu sans aucun doute poussé Michael D’Urso a collaborer avec la justice Américaine pour se venger à sa manière : « Il a échappé à une condamnation pour meurtre, et maintenant, il a gagné à la loterie » ironisa l’ancien Associé de la famille Genovese.

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GREGORY SCARPA SR AKA LA FAUCHEUSE

4 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Dénommé « The Grim Reaper », Gregory Scarpa Sr (voir photo) était un Capitaine de la famille Colombo, qui collabora avec le FBI pendant plus de vingt ans, une relation trouble avec les services fédéraux qui lui permit de continuer ses activités criminelles, tout en éliminant ses concurrents avec l’aval de son agent de liaison. Arrêté en 1962 pour un simple vol à main armé, le Capitaine de la famille Colombo décida tout de suite de coopérer avec la justice Américaine et l’aida à plusieurs reprises dans des affaires célèbres, tel que l’assassinat de trois individus par le Klu Klux Klan au Mississipi en 1963. Dans le cadre de l’opération « Mid Burns » et avec l’aide d’un agent fédéral, Gregory Scarpa se déplaça dans cet État pour kidnapper Lawrence Bird, simple employé dans une boutique de multimédia, qui était en réalité un membre du Klu Klux Klan pendant ses heures perdues. Torturé pendant plusieurs heures, il finit par donner à Gregory Scarpa Sr l’emplacement des trois corps enterrés par l’organisation suprématiste blanche. Quelques années plus tard, il reviendra au Mississippi avec l’aide du gouvernement fédéral, pour résoudre l’affaire de l’assassinat de Vernon Dahler, un jeune noir, responsable de la NAACP, tué dans l’incendie de sa maison toujours par le Klu Klux Klan. Après ces deux affaires, Gregory Scarpa Sr revint à New-York pour reprendre tranquillement ses activités au sein de la famille Colombo. Son agent de liaison à cette époque était Anthony Villano, qui le protégeait de ses ennemis et convainqua à plusieurs reprises des membres de la famille Colombo de ne pas coopérer avec le gouvernement fédéral, pour que Gregory Scarpa puisse rester un informateur essentiel pour la justice Américaine, une vraie aubaine pour le mafieux. Mais l’agent du FBI prit sa retraite en 1975, et Gregory Scarpa, « se rangea » tranquillement en ne donnant plus d’information à la justice Américaine. Mais au début des années 1980, il se fit « réactiver » par l’agent spécial Lindley DeVecchio. Originaire de New-York, ce dernier connaissait parfaitement la structure des cinq familles et la Cosa Nostra n’avait pas de secret pour lui. L’aide apporté par Gregory Scarpa permit de faire inculper et condamner les principaux Parrains de la Cosa Nostra opérant à New-York, dont Carmine « The Snake » Persico, qui est le Boss de la famille Colombo en 1986. La même année, Gregory Scarpa contracta le sida après une transfusion sanguine. Ce dernier avait attrapé une hernie hiatale et une transfusion de sang était nécessaire pour pouvoir le guérir. Le problème étant que Gregory Scarpa était raciste et ne voulait en aucun cas recevoir le sang d’un « noir » ayant le même groupe sanguin que lui, c’est pour cela qu’il fit appel à un Associé de la famille Colombo, dénommé Paul Mele. Ce dernier travaillait pour Gregory Scarpa Sr depuis des années, il avait confiance en lui, mais il avait la fâcheuse habitude de se piquer aux stéroïdes, une habitude qui lui couta très chère, car il contracta le sida lors d’un échange d’aiguille. Sans le savoir, l’hôpital ou Gregory Scarpa Sr se faisait soigné utilisa le sang de Paul Mele pendant l’opération, c’est comme cela que le Capitaine de la famille Colombo contracta le VIH. Mais même en étant malade, cela n’empêcha pas le gangster d’être très actif au sein de la famille Colombo et de participer personnellement à plusieurs assassinats lors de la troisème guerre interne qui éclata dans la famille mafieuse au début des années 1990. Lourdement condamné dans l’affaire dit de la « Commission », Carmine Persico, continua à exercer son pouvoir de sa prison fédérale en s’appuyant sur l'un de ses cousins Vittorio « Vic » Orena, tout en lui ordonnant de céder sa place une fois que le fils à Carmine Persico, Alphonse, sortira de prison. Mais Vittorio Arena aimait trop le pouvoir et en s’aidant de la famille Gambino qui à cette époque était dirigée par John Gotti, il essaya de faire évincer Carmine Persico de son fauteuil de Parrain. La réaction ne se fit pas attendre, En 1991, des tueurs envoyés par le clan Persico essayèrent de tuer Vittorio Orena à son domicile, mais la tentative échoua. Quelques jours plus tard, des tueurs à la solde du clan Orena, essayèrent de tuer Gregory Scarpa alors qu’il s'apprétait à rouler en voiture devant son domicile, une tentative, qui elle aussi échoua. Au final pendant près de deux ans, la guerre interne qui éclata au sein de la famille Colombo fit plusieurs morts et Gregory Scarpa s’aida très volontiers de l’aide son agent de liaison pour tuer personnellement les individus ralliés au clan Orena. La relation qu’entretenait Gregory Scarpa Sr avec l’agent du FBI, Lindley DeVecchio était très étrange et éveilla le soupçon de plusieurs agents fédéraux travaillant sur la famille Colombo. D’après ces derniers, Lindley DeVecchio avait pris l’habitude de parler « affaires » au domicile du Capitaine de la famille Colombo. Encore plus étrange, quand un collègue de Lindley DeVecchio, vint lui apprendre que Lorenzo Lampasi, un membre de la famille Colombo, rival de Gregory Scarpa Sr lors de la guerre interne se fit assassiner en 1992, ce dernier frappa du poing sur la table et ne cacha pas sa joie en criant « Nous allons gagner » (Cette phrase sera reprise dans le dernier épisode de la série télévisée The Sopranos, quand l’agent Harris, devenu « collaborateur » particulier du Parrain Tony Soprano, appris par son collègue que Phil Leotardo venait d’être assassiné). Cette déclaration couplait avec la révélation de plusieurs informateurs de la famille Colombo, dont l’ancien Consigliere Carmine Sessa, qui déclarèrent que Gregory Scarpa leur avaient certifié, qu’il connaissait un agent du FBI qui lui donnait des informations secrètes sur les différents collaborateurs de la Cosa Nostra, poussèrent les agents fédéraux à vouloir ouvrir une enquête contre l’agent fédéral, mais sans succès. Entre temps, Gregory Scarpa Sr se fit condamner pour plusieurs meurtres et mourut dans un centre médical fédéral en raison de complications dues à sa maladie en 1994. Lindley DeVecchio pris sa retraite en 1996, mais pour ce dernier, l’affaire était loin d’être terminée. En 2006, le procureur du district de Brooklyn Charles Hynes, lança des accusations de meurtre contre Lindley DeVecchio déclarant que c'était : « La plus grande affaire de corruption que je n’ai jamais vu ». L’ancien agent du FBI s’attendait fortement à être inculpé. En effet, un rapport de l’OPR (The Office of Professional Responsibility), avait permis à des avocats de plusieurs membres de la famille Colombo, de faire acquitter leur client, alors que ces derniers avaient été condamnés pour la plupart à des peines de prison à perpétuité. De plus, les déclarations de Linda Shiro, l’ancienne compagne de Gregory Scarpa Sr, qui déclarait que son petit ami et Lindley DeVecchio avait « préparé » plusieurs assassinats mafieux à son domicile, ont permis de faire arrêter l’agent du FBI à la retraite. Ce dernier se fit soutenir par plusieurs de ses ancienns collègues, dont Joseph D.Pistonne, célèbre agent du FBI qui infiltra la famille Bonanno au début des années 1980, en se portant garant de Lindley DeVecchio, qui fut libéré sous caution après avoir payé près d’un million de dollars. Le procès s’ouvrit en octobre 2007 et reposa en parti grâce au témoignage de Linda Schiro. Après le passage d’anciens collègues de Lindley DeVecchio, qui soupçonnaient très fortement l’ancien agent du FBI d’avoir outrepassé ses directives avec Gregory Scarpa Sr, le témoignage de Linda Schiro fut complètement discrédité quand les avocats de la défense, firent écouter une interview que Linda Schiro avait donné au journal « The Vllage Voice » en 1997,ou elle avait affirmé que Lindley DeVecchio n’avait en « aucun cas participé aux meurtres de la famille Colombo ». L’ancienne compagne de Gregory Scarpa Sr, venait donc de mentir sous serment, surement attirée par l’appât du gain et de sa « future » célébrité. En raison de cette preuve évidente, Lindley DeVecchio fut acquitté en Novembre 2007. En rendant son verdict, le juge fédéral fut particulièrement frappé de l’attitude du bureau fédéral d’avoir protégé un criminel notoire, en le laissant commettre de nombreux meurtres sous sa protection et que le FBI devait se remettre en question dans sa lutte contre le crime organisé. Le juge citant même une citation du célèbre philosophe Allemand Friedrich Nietzsche : « Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or, quand ton regard pénètre longtemps au fond d'un abîme, l'abîme, lui aussi, pénètre en toi »

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PORTRAIT DES DIFFERENTS MEMBRES DE LA COSA NOSTRA QUI ONT COLLABORÉ AVEC LA JUSTICE - PARTIE 2

1 Janvier 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

PORTRAIT DES DIFFERENTS MEMBRES DE LA COSA NOSTRA QUI ONT COLLABORÉ  AVEC LA JUSTICE - PARTIE 2

Alors qu’il occupait le poste de Parrain de la famille Bonanno, Joseph Massino se vantait que sa famille n’avait aucun informateur dans ses rangs, et que comparait aux autres familles de New-York, elle était la plus fiable. En 2003, quand le FBI lança une opération de grande envergure contre la famille Bonanno, plusieurs de ses membres décidèrent de coopérer avec la justice dont ce dernier, son ex-beau frère et Underboss Salvatore « Good Looking Sal » Vitale ainsi que de nombreux Capitaines et Soldats. La famille Bonanno était tellement mal en point que Vincent Basciano fraichement nommé Acting Boss voulait lancer un contrat contre le procureur fédéral en charge du dossier contre la famille, Greg Andres. Le FBI espérait que tous ces collaborateurs mettent fin à l’histoire d’une famille vieille de plus d’un siècle, mais aujourd’hui la famille Bonanno a repris de sa splendeur et malgré les dernières arrestations concernant le fameux casse de la « Lufthansa », une hiérarchie très solide a été mise en place et le nombre de ses membres a augmenté, pour redevenir à l'heure actuelle une famille viable à New-York.

Joseph « Big Joey » Massino – Famille Bonanno : Parrain de la famille Bonanno de 1991 à 2004, Joseph Massino fut le premier Boss d’une des cinq familles de la Cosa Nostra a collaborer avec la justice Américaine. Inculpé pour plusieurs charges fédérales dont le meurtre et le racket en 2003, le procureur fédéral en charge de l’affaire contre la famille Bonanno, Greg Andres, voulait faire condamner « The Last Don » comme il était surnommé par les médias Américains, non pas à la prison à perpétuité mais à la peine de mort. Pire encore pour le mafieux, la justice Américaine voulait geler une grande partie de ses actifs, dont le restaurant que le Parrain détenait avec sa femme dans le Queens « Le Casablanca ». Pour Joseph Massino, cela était un coup de poignard et pour éviter que le gouvernement fédéral récupère une grande partie des biens de sa vraie famille, il décida de collaborer. Secrètement, il enregistra son bras droit, qui fut nommé Acting Boss , Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano, pendant son incarcération au Métropolitan Center de New-York. Ces enregistrements permirent de faire inculper Vincent Basciano pour racket et le meurtre d’un Associé de la famille Bonanno, Randolph Pizzolo. Dans une première dans l’histoire de la Cosa Nostra Américaine, Joseph Massino, alors condamné depuis quelques mois à une peine de prison à perpétuité pour tous ses crimes, était venu témoigner au procès de Vincent Basciano, ou il expliquera en détails, son rôle de Parrain dans la famille Bonanno. Il raconta devant le tribunal, qu’il avait été toujours méfiant de la surveillance du FBI, faisant fermer plusieurs clubs sociaux, appartenant à la famille Bonanno. De plus, il refusait de « parler affaire » dans sa maison, dans sa voiture, voir même au téléphone, préférant donner ses ordres lors d’une promenade près de l’océan. Au final, l’Acting Boss de la famille mafieuse, sera condamné à la prison à perpétuité, évitant de justesse une condamnation à mort. Par la suite, Joseph Massino témoignera au procès d’un Capitaine de la famille Genovese Anthony « Rom » Romanello et du Consigliere en exercice de la famille Colombo, Thomas Farese, mais cette fois-ci sans succès. En récompense, de ses nombreux témoignages, Joseph Massino sera libéré de prison en juillet 2013, il intégrera alors le programme de protection des témoins, laissant derrière lui une famille complètement décomposée depuis qu’il a décidé de collaborer avec la justice.

Alphonse « Little Al » D’Arco – Famille Lucchese : Capitaine de la famille Lucchese, Alphonse D’Arco fut promu Acting Boss par Vittorio Amuso, Parrain en exercice au moment ou ce dernier et son Underboss, Anthony « Gaspipe » Casso furent arrêtés pour plusieurs charges fédérales. Au début des années 1990, Anthony Casso devenait de plus en plus paranoïaque, et voyait des informateurs partout. Rétrogradé en raison d’avoir manqué l’assassinat contre un Capitaine de la famille Lucchese, Peter « Fat Pete » Chiodo , que Vittorio Amuso et Anthony Casso soupçonnaient de collaborer avec la justice, Alphonse D’Arco continua, avec l’aide de trois autres Capitaines de gérer la famille Lucchese, mais il savait très bien que les deux hommes ne lui faisaient plus du tout confiance. En 1991, Alphonse D’Arco fut convoqué à une réunion avec certains dirigeants de la famille Lucchese à l’hôtel Kimberly. En arrivant sur les lieux, Alhponse D’Arco fut accueilli par Mike DeSantis, un Soldat de la famille, qui curieusement portait un gillet par balles et un fusil derrière sa chemise. Se sentant menacé, Alphonse D’Arco quitta les lieux. Le lendemain, l’ancien Acting Boss de la famille Lucchese, rejoignit les bureaux du FBI à New-York pour commencer à coopérer. Pendant plusieurs années, Alphonse D’Arco témoigna dans des procès contre des membres importants de la Cosa Nostra, menant à des dizaines de condamnations. Son témoignage permit d’en savoir plus sur les fondements d’une organisation criminelle qui reste très active à New-York. Aujourd’hui, Alphonse D’Arco est encore avec sa famille dans le programme de protection des témoins.

Angelo « Sonny » Mercurio – Famille Patriarca : Etait un Capitaine de la famille Patriarca et proche du parrain à cette époque, Raymond Patriarca Jr. Arrêté pour bookmaking, Angelo Mercurio décida de devenir un informateur du gouvernement pour éviter une peine de prison. Portant un micro sur lui, le Capitaine de la famille Patriarca, enregistra pour la première fois dans l’histoire de la Cosa Nostra Américaine, une cérémonie d’initiation qui se déroula à Medford dans le Massachussetts. Cet enregistrement marqua un important révère la famille mafieuse, qui fut totalement humiliée et sema la honte auprès des autres familles de New-York. Sa collaboration a permis au FBI de faire arrêter et condamner plusieurs membres de haut rang de la famille Patriarca, dont son Parrain en 1991. Vivant la plupart du reste de sa vie en cavale, il ne fut reconnu informateur du FBI qu’en 1997. Décédé d’une embolie pulmonaire en 2007, il aurait d’après sa famille, exprimé des regrets d’avoir trahi la famille Patriarca pendant toutes ces années.

Vincent « Vinny Ocean » Palermo – Famille DeCavalcante : Capitaine de la famille DeCavalcante, Vincent Palermo fut identifié par le FBI à la fin des années 1990, comme faisant parti d’un comité de décision avec l’aide de deux autres Capitaines, Girolamo « Jimmy » Palermo (décédé en 2014) et Charles « Big Ears » Marjuri. En 1999, la coopération d’un Associé de la famille DeCavalante, Ralph Guarino, permit d’arrêter de nombreux membres de la famille, comme Vincent Parlermo pour plusieurs crimes dont le meurtre et le racket. Se doutant qu’il pouvait terminer sa vie derrière les barreaux, Vincent Palermo décida de devenir un témoin pour le gouvernement, ce retournement de situation entraina la coopération du Soldat Anthony Capo et du Capitaine Anthony Rotondo, la famille DeCavalcante était alors au bord du gouffre. Sa coopération permit de faire condamner définitivement des membres importants de la famille, dont Stefano « Steve The Truck Driver » Vitabile, le Consigliere en exercice. Après avoir témoigné, Vincent Palermo, rejoignit avec sa famille le programme de protection des témoins et déménagea dans l’Etat du Texas sous l’identité de James Cabella, ou il résidait dans un luxueux manoir, tout en gérant deux clubs de striptease dénommées le « The Penthouse Club » et le  « All Stars Mens Club ». Mais le FBI avait des doutes sur la légitimité de ces deux affaires et soupçonnait l’ancien Capitaine de la famille DeCavalcante de gagner de l’argent avec son fils Vincent Parlermo Jr, grâce au trafic de drogue et à la prostitution. Quand les médias commencèrent à divulguer l’information  comme quoi Vincent Palermo avait commencé une nouvelle vie au Texas, ce dernier décida de déménager et de vendre son manoir.

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