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NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LA DISPARITION DE JIMMY HOFFA ?

24 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Detroit, #Buffalo

The Irishman
The Irishman

A moins d’une semaine du prochain film de Martin Scorsese, The Irishman, racontant la vie de Frank Sheeran, syndicaliste et tueur à gage, soupçonné dans l’assassinat de l’ancien patron des Teamsters, Jimmy Hoffa, des nouvelles spéculations sur ce meurtre, non résolu, font de nouveau surface. La dernière fois que l’on a vu Jimmy Hoffa, c’était le 30 Juillet 1975 sur le parking du restaurant le Machus Red Fox. A cette époque, ce dernier n’étai

t plus que l’ombre de lui même et essayait tant bien que mal de revenir sur le devant de la scène depuis sa sortie de prison en 1971. Condamné à plusieurs années de prison pour corruption et fraude, Jimmy Hoffa fut gracié par le Président des Etats-Unis, Richard Nixon, une grâce qui passa mal auprès de l’opinion publique, mais Richard Nixon, n’avait dans un sens pas d’autre choix, que de rendre l’appareil à une personne qui avait largement contribué lors de sa dernière campagne présidentielle. Jimmy Hoffa était le leader d’un des plus importants syndicats des Etats-Unis, côtoyant célébrité, personnalités politique, mais aussi des membres de la Cosa Nostra. Jimmy Hoffa faisait un peu la pluie et le beau temps sur le pays et ses relations avec certains dirigeants de familles mafieuses, en faisait un personnage craint et respecté, qui savait en plus, beaucoup de choses sur certaines personnalités du pays. Après sa sortie de prison, des dirigeants de la Cosa Nostra, comme Russell Bufalino de la famille portant le même nom, ainsi que les frères Giacalone de Détroit en passant par la famille Genovese, craignaient sans nul doute, que Jimmy Hoffa, désespéré de sa situation actuelle, puisse décider de collaborer avec les autorités. Ce n’est qu’une supposition, mais après la disparition de Jimmy Hoffa, il fut révélé que l’ancien leader des Teamsters devait avoir rendez-vous ce jour là, avec un important Capitaine de la famille Genovese, opérant depuis le New-Jersey, Anthony « Tony Pro » Provenzano et Anthony Giacalone de la famille de Détroit, Forcément, quand les autorités ont appris la disparition de Jimmy Hoffa, ils ont commencé à enquêter sur ces individus, mais ils se sont vite cassés les dents Et Frank Sheeran dans

Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano
Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano

cette histoire ? D’après ce dernier, et d’après le livre de l’écrain Charles Brandt « I Heard You Paint Houses », il aurait tiré à deux reprises sur Jimmy Hoffa, alors que ce dernier venait de rentrer dans une maison, pensant y rejoindre une réunion avec des membres de la Cosa Nostra. Une fois abattu, son corps aurait été trainé par deux individus, qui auraient mis Jimmy Hoffa dans un sac mortuaire, pour l’incinérer par la suite dans une maison funéraire tenue par la famille de Détroit, fin de l’histoire. D’après Frank Sheeran, il avait l’habitude de laisser la place de passager avant à Jimmy Hoffa, quand les deux hommes se déplaçaient en voiture. Le jour du meurtre, alors qu’il venait d’arriver devant le restaurant Machus Red Fox avec Chuckie O'Brien, Frank Sheeran avait pris la place de l’ancien patron des Teamstersà l’avant du véhicule, un geste qui voulait montrer à Jimmy Hoffa, que quelque chose clochait, mais ce dernier ne comprit jamais le message. Aujourd’hui, les spéculations vont vers une autre famille de la Cosa Nostra, les Genovese et l’un de ses Capitaines les plus influents, Anthony « Tony Pro » Provenzano. La carrière syndicale de Tony Proc commença en 1945 quand il devint délégué syndical dans une entreprise de camionnage. Cinq années plus tard, il devenait « organisateur » pour les Teamsters et touchait près de cent mille dollars par an, une fortune à cette époque. Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano

Frank Sheeran et Jimmy Hoffa
Frank Sheeran et Jimmy Hoffa

commencèrent à être de plus en plus proche et se retrouveront des années plus tard dans le pénitencier fédéral de Lewisburg dans l’État de la Pennsylvanie. A l’intérieur des murs de la prison, le Capitaine de la famille Genovese contrôlait les prisonniers et protéger de la même façon Jimmy Hoffa. Mais au fur et à mesure, les relations entre les deux hommes se détériorèrent, après que Jimmy Hoffa fut dans l’incapacité d’obtenir un prêt des Teamsters pour l’ouverture d’un restaurant qu'Anthony Provenzano voulait ouvrir à sa sortie de prison. Une fois leur peine terminée, les deux hommes auraient eu une violente confrontation lors d’une réunion fortuite dans un aéroport, qui verra Jimmy Hoffa, cassé aux pieds d’Anthony Provenzano, une bouteille en verre, un manque de respect que le syndicaliste aura sans doute payé au pris cher quelques années plus tard. Cette semaine, le fils d’un ancien Soldat de la famille Genovese, Philip « Brother » Moscato déclara à des médias Américains que son père fut responsable de l’enterrement de Jimmy Hoffa. Il stipula que le bras droit d’Anthony Provenzano, Salvatore « Sally Bugs » Briguglio aurait tiré sur la gâchette ce fameux d’après midi du 30 Juillet 1975. Selon le fils de Philip Moscato, Tony Pro, avait tout préparé et avait ordonné que le corps de l’ancien homme fort des Teamsters soit ramené dans le New-Jersey, comme un « trophée ». Le vieux Moscato, quelques jours avant sa mort, déclara à son fils que Jimmy Hoffa avait été assassiné à Détroit, le fief des frères Giacalone, puis transporté dans un camion de Gateway Transportation, puis mis au repos dans une décharge de Jersey City. Il déclara par la même occasion, que le corps de Jimmy Hoffa aurait été déplacé par la suite vers un autre endroit, suite au témoignage d’un ancien membre de l’équipe d’Anthony Provenzano, Ralph « Little Ralphie » Piccardo, qui avait amené les autorités vers cette décharge, détenue à cette époque par la famille Genovese.

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UN JUGE FÉDÉRAL EXAMINE LE DOSSIER FRANK LOCASCIO

17 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio
Frank Locascio

Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts, Frank « Frankie Loc » Locascio, qui est désormais âgé de quatre vingt six ans, continue sa bataille juridique avec le gouvernement fédéral, avec un seul objectif, sortir de prison. Condamné à perpétuité, en même temps que l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Frank Locascio a toujours clamé son innocence sur l’objet même de sa condamnation, l’assassinat de Louis DiBono. Dernièrement, une lettre écrite et envoyée à un juge fédéral ainsi que différents témoignages effectués sur des médias Américains, par l’ancien renégat et Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravno, prouverait que Frank Locascio aurait été condamné à tord pour un crime qu’il n’aurait pas commis. Alors oui, les procureurs fédéraux n’ont jamais certifié que Frank Locascio avait personnellement assassiné Louis DiBono, mais qu’il aurait utilisé son influence au sein de la famille Gambino, pour approuver ce meurtre. Dans une famille de la Cosa Nostra, le Parrain a toujours le dernier mot, mais dans des enregistrements effectués à l’époque par le gouvernement fédéral, on entendait clairement John Gotti se plaindre du comportement de Louis DiBono, qui refusait obstinément de le rencontrer et ceux malgré les convocations de son Parrain. Pour ce motif, John Gotti voulait la mort de son Soldat et en aurait parlé ouvertement à Frank Locascio, qui selon les procureurs, n’aurait jamais « contredit » John Gotti dans cette démarche. Pour le gouvernement fédéral, le fait de ne s'opposer, au moins oralement, à un ordre venant de son supérieur, en fait directement complice dans cette affaire. Mais aujourd'hui les choses ont changé et le nouvel avocat de Frank Locascio, une ancienne juge fédérale et ancienne professeur de droit à Harward, a réussi à apporter des nouvelles preuves laissant supposé l’innocence de son client, des informations crédibles qui ont convaincu un juge fédéral de New-York de relancer cette affaire. Désormais, dans le même tribunal qui a fait condamner John Gotti et Frank Locascio plus de vint cinq ans auparavant, avocats de la défense et procureurs fédéraux se retrouvent pour réponde aux questions du juge. Le gouvernement fédéral n’a pas changé d’un iota sa stratégie d’attaque, prétextant que l’enregistrement du 12 Décembre 1989, ou on entendait John Gotti dire « Il (Louis DiBono) va mourir car il a refusé de me voir », prouve que Frank Locascio, qui n’était pas intervenu, avait « approuvé » ce meurtre. La défense quant-à elle, déclara que leur client n’avait pas eu, à cette époque, une défense qui lui aurait permis de prouver son innocence dans ce dossier, certifiant qu'avant l'ouverture de son procès, John Gotti aurait menacé son avocat de mort s’il différenciait son affaire avec celle de Frank Locascio. De plus, la défense joue aussi sur un enregistrement ou leur client aurait dit à John Gotti, que Louis DiBono était « prêt » à donner près de cinquante mille dollars, afin de se faire « pardonner », une remarque que John Gotti avait balayé d’un revers de la main : « Je ne prendrai pas cet argent Frank, il me doit beaucoup plus ».

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GUILTY !!

16 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea et Matthew Madonna
Steven Crea et Matthew Madonna

Malgré l’apparition de témoins peu crédibles tout au long de ce procès, Steven Crea, Matthew Madonna, Christopher Londonio et Terrence Caldwell, ont été reconnus coupables de l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Une grande victoire pour les procureurs fédéraux, qui ont réussi à convaincre un jury, assez médusé des débats assez musclés qui ont lieu avec les avocats de la défense, que Matthew Madonna a comploté, avec Steven Crea, afin d'assassiner Michael Meldish pour une histoire de dette impayée : « Les quatre accusés ont été reconnus coupables d’actes odieux, mais aussi de fraude, d’extorsion de fonds. Grâce aux travaux d’enquête de la police de New-York et des agents du FBI, nous poursuivons notre engagement à faire disparaître pour de bon le crime organisé » déclara le ministère de la justice. En 2013, Matthew Madonna était enragé de voir que Michael Meldish refusait obstinément de rembourser la moindre somme, d’une dette qu’il avait contractée auprès de la direction de la famille Lucchese. Michael Meldish, ancien leader du célèbre Purple Gang était « en roue libre » et son comportement exaspéré de plus en plus la plupart des familles New-Yorkaise. Après plusieurs menaces et autres intimidation, Matthew Madonna décida alors d’envoyer le Soldat Christopher Londonio et son Associé, Terrence Caldwell, pour s’occuper de ce contrat. Matthew Madonna aurait ainsi discuté de ce meurtre avec Steven Crea, qui officiait à cette époque en tant qu’Underboss, de la nécessité d’« écarter » pour de bon Michael Meldish des rues de New-York. Ce jour du 15 Avril 2013, Christopher Londonio qui aurait servi comme chauffeur, aurait suivi en voiture Michael Meldish, attendant patiemment que celui-ci sorte de son véhicule. Une fois son véhicule garée, Terrence Caldwell en aurait profité pour lui tirer une balle en pleine tête, avant de s’enfuir dans la voiture de Christopher Londonio. Reconnus coupables, les différents accusés, qui sont désormais incarcérés au Métropolitan Center de New-York, connaitront leur verdict dans les prochains jours et sans nul doute, ils seront condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Plus d’informations à suivre…

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PROCÈS LUCCHESE : LE DERNIER TÉMOIN DU GOUVERNEMENT DISCRÉDITÉ EN RAISON D'UNE PHOTO COMPROMETTANTE

11 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Anthony Zoccolillo
Anthony Zoccolillo

Anthony Zoccolillo est désormais une « vedette » du petit écran. Mais avant de devenir une célébrité dans l’émission de téléréalité « Mama's Boy » diffusé sur la chaîne NBC, Anthony Zoccolillo était par le passé un Associé de la famille Genovese. Ce dernier faisait parti de l’équipe du Soldat, Salvatore « Sally KO » Larca qui opérait depuis le Bronx. Inculpé pour trafic de drogue, il décida d’enregistrer des membres supposés de la Cosa Nostra dans une vente de plusieurs kilos de drogue. Cette semaine, Anthony Zoccolilo fut le dernier témoin envoyé par les procureurs fédéraux pour donner des éléments d’information sur les différents accusés de la famille Lucchese. Son témoignage n’apportera pas de révélations sur la supposé culpabilité des accusés sur l'assassinat de Michael Meldish, mais les procureurs comptent sur ces déclarations pour confirmer les tensions entre les familles Bonanno et Lucchese. Mais malheureusement pour lui et pour le gouvernement fédéral, son témoignage fut complètement discrédité par les avocats de la défense et cela en seulement quelques minutes, la faute à qui ?, un Soldat de la famille Lucchese, Vincent Bruno. Arrêté en même temps que les membres actuellement jugés, Vincent Bruno avait été inculpé d’une tentative d’assassinat contre un Associé de la famille Bonanno, Carl Ulzheimer et de racket, des charges pouvant le faire condamner à la prison à perpétuité. Vincent Bruno en était conscient et décida de passer un accord assez avantageux avec les procureurs fédéraux. Cet accord prévoyait une peine maximale de quinze années derrière les barreaux, mais à la surprise générale, le juge en charge de ce dossier, touché par la lettre adressée par la grand-mère de Vincent Bruno, âgée de quatre vingt quinze ans, demandant à la justice d’être indulgent avec « son petit-fils qu’elle aime tant », condamna Vincent Bruno à six années de prison, une petite tape sur les doigts. Le problème est que les procureurs avaient oublié (ou pas) de transmettre au juge une photo très compromettante. Une photo qui aurait sans doute permis au magistrat de condamner Vincent Bruno à une peine beaucoup plus lourde, si celui-ci l’avait eu en sa possession. Cette photo, les avocats de la défense l’ont montré au jury et montre Vincent Bruno posait fièrement avec sa grand mère, un sac de marijuana à la main et plusieurs autres sachets posés à terre. Selon les avocats de la défense, il y aurait eu sur cette photo pour près de « vingt kilos » de drogue et malheureusement pour les procureurs fédéraux, l’individu ayant pris cette photographie n’est autre que Anthony Zoccolillo, la célèbre vedette de l’émission Mama’s Boy. Forcément, après la diffusion de cette photo, le témoignage de l’ancien Associé de la famille Genovese passa un peu inaperçu. Anthony Zoccolillo, qui est désormais un habitué des cours fédérales, raconta que quand les membres de la famille Bonanno s’étaient déplacés dans le club social de Steven Crea afin d’avoir une petite explication, Carl Ulzheimer  l’Associé de la famille Bonanno, avait ouvertement manqué de respect à l'ancien Underboss de la famille Lucchese. Un affront que Steven Crea ne voulait pas laisser passer, il demanda alors à son fils, le Capitaine Steven Crea Jr, de s’occuper de ce contrat. Celui-ci le sous-traita au Soldat Vincent Bruno, qui à deux reprises, se déplaça au domicile de Carl Ulzheimer pour l’assassiner, fort heureusement pour l’Associé de la famille Bonanno, celui-ci n’était pas présent. 

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PROCÈS LUCCHESE : UN ENREGISTREMENT DU PARRAIN DE LA FAMILLE BONANNO DIFFUSÉ AU TRIBUNAL

10 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Lucchese

Michael Mancuso
Michael Mancuso

19 Août 2011, dans la prison fédérale de Edgefield dans l’État de la Caroline du Sud, l’appel d’un détenu est particulièrement surveillé par les surveillants de la prison. A cette époque, des rumeurs circulaient comme quoi, ce prisonnier allait prendre dans les prochaines mois

 la direction de l’une des cinq familles de la Cosa Nostra installées à New-York, les Bonanno. Malgré son incarcération, son autorité et son respect étaient intacts et les autorités savaient que Michael Mancuso, dénommé « The Nose » par ses collègues mafieux, était dans la capacité de passer des ordres depuis sa cellule de prison, ils ne sont pas trompés. Ce jour là, Michael Mancuso était au téléphone avec l’un de ses proches et il expliqua avec beaucoup de satisfaction, comment deux Soldats de la famille Bonanno, Ernest « Ernie » Aiello et Johnny « Joe Junior » Spirito ont passé à tabac, à la sortie du célèbre restaurant Italien Rao’s sur East Harlem et devant un public médusé, l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Le motif de ce tabassage en règle ? Michael Mancuso en avait assez que Michael Meldish puisse fréquenter sa petite amie et malgré de nombreux avertissements, l’ancien l’homme fort du Purple Gang, qui se sentait surement intouchable, se fit frapper à plusieurs reprises. Sur l’enregistrement de la prison, Michael Mancuso fanfaronne, il déclara que Michael Meldish gisait « sur le sol », alors que les Soldats de la famille Bonanno lui donnaient des coups de pieds au visage et au ventre : « Cette sale merde de Meldish a eu ce qu’il méritait » déclara Mancuso, tout en stipulant qu’il « avait du sang partout sur lui ». Cet enregistrement a été diffusé au procès des membres de la famille Lucchese et curieusement, ce ne sont pas les avocats de la défense qui ont pris l’initiative de faire écouter ses pistes audio, mais les procureurs fédéraux. Pour ces derniers, faire écouter cet enregistrement permet de fixer la date selon laquelle l’un des accusés, Terence Caldwell, avait été emprisonné pour un crime sans rapport avec lui et cela aiderait au passage à corroborer les déclarations de certains témoins du gouvernement, selon lesquels Michael Meldish, qui se sentit humilié, et son ami, Terrence Caldwell, eurent la volonté de se venger. Le procès des membres de la famille Lucchese arrive dans sa dernière ligne droite et les deux camps usent de stratégies diverses pour essayer de convaincre le jury de la culpabilité ou de la non-culpabilité des accusés. Les avocats de la défense se sont forcément engoufrer dans la diffusion de cet enregistrement, en pretextant que Michael Mancuso, qui est reconnu comme un homme dur dans les rues de New-York, aurait pu très bien demander l’assassinat de Michael Meldish deux ans plus tard. Contre-attaque des procureurs, qui certifient que le Parrain de la famille Bonanno était surtout satisfait de voir que Michael Meldish se soit fait frapper devant une foule de personnes et que cette humiliation était encore « mieux » que de le voir « assassiner ».

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PROCÈS LUCCHESE : LE PRINCIPAL TÉMOIN DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL AVOUE AVOIR MENTI EN PLEIN PROCÈS

2 Novembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Meldish
Michael Meldish

Le témoignage de John Penissi la semaine dernière, a plus démontré l’influence que pouvait avoir la plupart des accusés dans la famille Lucchese, sans pour autant les rendre coupable de l’assassinat de Michael Meldish. Les procureurs fédéraux en sont conscients et espèrent  que seul le témoignage de David Evangelista pourra convaincre un jury populaire que le meurtre de l’ancien leader du Purple Gang a bien été commandité par la direction de la famille Lucchese. Devant la barre des témoins, ce dernier commença à répondre aux questions des procureurs, mais aussi des avocats de la défense et il avoua rapidement avoir eu des contacts avec les fédéraux avant même de rencontrer Christopher Londonio au Métropolitan Center de New-York. Sa première rencontre avec le gouvernement fédéral aura lieu en Décembre 2016, juste après que David Evangelista ait braqué deux banques à Manhattan. A cette époque, David Evangelista terminait de purger une peine de douze années de prison pour des multiples braquages et venait de s’échapper d’une maison de transition dans le Bronx. Cette tentative d’évasion l’avait conduit directement au Métropolitan Center de New-York, lieu où la plupart des mafieux de la famille Lucchese étaient incarcérés. Même incarcéré, David Evangelista continua à donner des informations aux fédéraux sur des détenus radicalisés ou en attente de procès. Il est pas forcément étonnant de voir David Evangelista se trouvait dans le même quartier cellulaire que Christopher Londonio, les fédéraux ont sans doute voulu profiter d'un informateur à l'intérieur de la prison afin d'essayer de soutirer des informations au Soldat de la famille Lucchese. Curieusement, le contact entre les deux hommes se fit facilement et Christopher Londonio commença à se confier à David Evangelista. Pour ce dernier, le fait de pouvoir donner des informations aux fédéraux sur le Soldat de la famille Lucchese était une aubaine, qu'il espérait en profité par la suite en demandant une réduction de peine. A cette époque, David Evangelista broyait du noir, il déprimait derrière les barreaux et simula des tendances suicidaires afin d’obtenir des meilleures conditions de détention. Mais David Evangelista jouait gros et ne pouvait pas aborder Christopher Londonio sur des sujets tel que l'assassinat de Michael Meldish sans éveiller les soupçons du mafieux, il fallait donc jouer prudemment face à un individu, étiqueté comme un tueur à gage dans la famille Lucchese. Lors du procès, David Evangelista déclara que Christopher Londonio lui avait montré le matériel qu’il prévoyait d’utiliser pour s’évader de prison. Il stipula par la même occasion, que le Soldat de la famille Lucchese suivait un régime très strict afin de pouvoir passer à travers les barreaux de sa cellule. Son témoignage créa certaines tensions entre l’équipe des avocats de la défense et les procureurs fédéraux, les deux parties s’accusant l’un l’autre, soit de mentir sur le témoin en place ou d’exagérer les propos de David Evangelista. Lors d’un contre-interrogatoire assez efficace de l’avocat de Steven Crea, David Evangelista avoua avoir menti, par le passé, à plusieurs reprises aux agents fédéraux et déclara même, qu’il s’était enfuit d’une maison de transition située dans le Bronx afin d’assouvir sa dépendance à l’héroïne. Cette manœuvre, orchestrée par les avocats de la défense, vise à discréditer le principal témoin du gouvernement et donner au jury une image d’un individu mythomane et toxicomane, prêt à enfreindre la loi pour acheter de la drogue. Les procureurs fédéraux ne voulaient pas que le problème de toxicomanie de David Evangelista soit évoqué lors de ce procès et quand le procureur fédéral interrogea le témoin sur les motifs de son évasion d’une maison de transition, David Evangelista avait déclaré sous serment : « Pour des raisons familiales ». Mentir aux fédéraux est déjà très grave, continuer à mentir lors d’un procès fédéral pourra certainement profiter aux avocats de la défense, pour faire acquitter leurs clients du meurtre de Michael Meldish. Verdict la semaine prochaine.

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