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VERDICT EN APPROCHE POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

30 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino et son avocat Edwin Jacobs
Joseph Merlino et son avocat Edwin Jacobs

Après des années d’enquête, des milliers d’heures d’enregistrement, deux ans après cette opération qui avait fait la une des médias Américains, l’opération East Coast va se terminer définitivement le 17 Octobre prochain après la comparution de Joseph Merlino devant le juge fédéral Richard Sullivan. Le Parrain de la famille de Philadelphie est le seul des dizaines d’accusés dans cette affaire, à avoir comparu devant un tribunal fédéral. En Février dernier, après plusieurs semaines d’un procès fleuve, celui-ci fut annulé, faute d’un jury qui se retrouva dans une impasse pour trouver un verdict. Pour Joseph Merlino, près de dix sept ans après sa condamnation pour racket, l’annulation de ce procès fut une victoire mais de courte durée. Il se révéla très vite, que le Parrain de la famille de Philadelphie était à deux doigts de passer plusieurs dizaines d’années derrière les barreaux. Sur douze jurés, dix d’entre eux étaient favorables pour rendre un verdict de culpabilité et pour son inculpation de fraude médicale, Joseph Merlino doit sa libération à un seul juré. Pour les avocats de la défense, il fallait trouver très rapidement une issue dans ce dossier, pour éviter qu’un nouveau procès puisse être défavorable pour Joseph Merlino. En Avril, soit deux mois après la fin de ce procès, Joseph Merlino accepta un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Malgré le fait que le Parrain de la famille de Philadelphie fut proche d’une condamnation, avec l’annulation de son procès et pour avoir, depuis le début de l’opération, décidait de plaider non-coupable, fait que Joseph Merlino était en position de force pour pouvoir négocier. Les négociations ne durèrent que quelques jours, montrant une forte volonté du gouvernement fédéral d’en terminer avec cette affaire riche en rebondissements. Joseph Merlino accepta alors de plaider coupable d’une infraction mineure, de jeux illégaux, prévoyant ainsi une peine maximale de deux années derrière les barreaux. Mais dans une affaire fédérale, le verdict final revient au juge, qui peut s’il le souhaite diminuer voire augmenter la peine négociée, en se basant sur les antécédents criminels de l’accusé et même sur des soupçons de culpabilité, même si ce dernier ne fut reconnu coupable d’aucune charge fédérale. Lors de la dernière comparution de Joseph Merlino devant le juge Richard Sullivan, ce dernier s’en était pris ouvertement aux procureurs fédéraux : « De part mon expérience, je me suis dis que vous alliez tenter un nouveau procès. Pourquoi ce changement radical de direction ? ». L’un des procureurs essaya de répondre tant bien que mal : « Vous savez, ce n’est jamais satisfaisant de ce faire bloquer un verdict par un jury » : « Je m’en fous » déclara de nouveau le juge Sullivan, « Vous m’aviez assuré que le jury allait avoir des preuves accablantes ». Le verdict était prévu à la base le 14 Septembre dernier, mais fut repoussé d’un mois par le magistrat. Si ce dernier suit les recommandations des procureurs, Joseph Merlino aurait une petite chance de sortir en homme libre, ou il effectuera quelques mois dans une prison fédérale. Pour essayer de convaincre le juge que l’accord effectué avec les procureurs fédéraux est juste, l’avocat de la défense demanda au juge fédéral de sceller deux lettres d’un célèbre cardiologue de Boca Raton, contenant selon eux des informations médicales « protégées, sensibles et confidentielles » sur Joseph Merlino. Dernièrement le Parrain de la famille de la Philadelphie, qui est sous contrôle judiciaire, a eu l’autorisation de se rendre dans l’État de la Pennsylvanie, pour se rendre au mariage de sa fille et ni le bureau de probation, ni même les procureurs fédéraux ne se sont opposés à cette demande. Mais quand Joseph Merlino en aura terminé avec cette affaire, il semblerait que les procureurs fédéraux n’en n’ont pas terminé pour autant avec le Parrain de la famille de Philadelphie. Cette organisation criminelle pourrait faire l’objet dans les prochains mois, d’une opération encore plus vaste que l’affaire East Coast et grâce à qui ? à des informateurs bien implantés dans cette famille et qui renseignent le gouvernement fédéral depuis déjà plusieurs années. L’arrestation en Mars dernier, du Soldat de la famille de Philadelphie, Joseph « Joey Electric » Servidio, pour trafic de la drogue avait relancé la suspicion d’un nombre assez important de collaborateurs, voire d'agents infiltrés. La psychose est telle, qu’il serait possible que l’un d’entre eux, soit un haut placé dans l’organigramme de la famille.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE PLAIDE COUPABLE ET MET EN DIFFICULTÉ SA HIÉRARCHIE

29 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Joseph Datello
Joseph Datello

Mauvaise nouvelle pour la hiérarchie de la famille Lucchese, le Soldat, Joseph « Joey Glasses » Datello, a plaidé coupable cette semaine devant un tribunal fédéral de racket et de tentative de meurtre. Cet accord de plaidoyer prévoit une peine de prison allant de dix à vingt ans, permettant à Joseph Datello d’éviter l’incarcération à vie et d’avoir un espoir par la suite, de pouvoir retrouver la liberté. A la base, le Soldat de la famille Lucchese avait dès son arrestation plaidé non-coupable et voulait tenter sa chance dans un procès fédéral. Cette stratégie avantageait nettement la hiérarchie mafieuse, qui en plus de voir les procureurs fédéraux s’enlisaient dans cette nouvelle affaire, la faute à la perte de crédibilité de certains témoins, pensait que cette optique de partir tous au front contre le gouvernement fédéral, ne pouvait que se terminer par des acquittements. Mais pour reprendre la main sur ce dossier et éviter une nouvelle désillusion après l’affaire East Coast les procureurs fédéraux voulaient faire intervenir leur pièce maitresse, Sean Richard. Ce dernier n’est certes pas un membre intronisé de la Cosa Nostra, mais il à une particularité dans cet univers très cloisonné, d’avoir été le beau-fils de l’ancien Parrain de la famille DeCavalcante, Giovanni « The Eagle » Riggi. Sean Richard adorait ce monde et n’hésitait pas à côtoyer des membres des différentes familles New-Yorkaise, en particulier la famille Lucchese. A la base, ce dernier n’était qu’un simple ouvrier travaillant dans la sous-traitance, mais avec les membres de la Cosa Nostra, il allait apprendre les rouages de la construction, du contrôle des syndicats, du racket. Son contact privilégié dans la famille Lucchese, n’était autre que Joseph Datello, qui depuis des années était très actif dans ce domaine et en plus, était un proche de Steven « Wonderboy » Crea, l’actuel Underboss. Mais généralement, le « faste » de cette vie ne dure qu’un temps et ennuis peuvent commencer

Dominic Truscello
Dominic Truscello

rapidement, engendrant des conséquences très difficiles à supporter pour des individus n’ayant à la base, aucun lien avec la Cosa Nostra. Dès l’été 1999, les agents fédéraux perquisitionnèrent la maison et la société détenue par Sean Richard, un événement qui le traumatisa, il sombra alors dans une forte dépression. La famille Lucchese s’en rendit compte et le convoqua rapidement, dès l’Automne 1989, à deux reprises. La première fois, Sean Richard, qui commençait à collaborer avec les autorités fédérales, avait pris le risque de porter un dispositif d’enregistrement, permettant ce soir là, dans un bar de New-York, de mémoriser Steven Crea en train de parler de racket et sa crainte d’avoir des informateurs dans la famille. Sean Richard, ne broncha pas, mais pour lui l’étau se resserrait de plus en plus. Quelques jours plus tard, cette fois-ci, Sean Richard fût convoqué par le Capitaine de Joseph Datello, Dominic « Crazy Dom » Truscello. Cette fois-ci la pression monta d’un cran. Alors qu’il attendait devant un Diner du New-Jersey, Sean Richard monta alors dans une camionnette à l’abris des regards. A l’intérieur Dominic Truscello le fixa droit dans les yeux et lui demanda : « Vous avez des péchés à avouer ? ». Après cette rencontre, Sean Richard, rentrera sous protection du gouvernement et commencera à témoigner contre ses anciens Associés. Après avoir témoigné, Sean Richard commença une nouvelle vie dans le programme de protection des témoins, sous une autre autre identité, dans une autre État, loin de New-York et du New-Jersey, mais finalement pas si éloigné que ça. En 2016, Joseph Datello avait reçu une information capitale, Sean Richard, serait toujours en vie et habiterait dans l’État du New-Hampshire, dans la Région de la Nouvelle-Angleterre. Le Soldat de la famille Lucchese demanda alors l’autorisation à sa hiérarchie, d’effectuer lui même le contrat, une demande qui fut acceptée. Et c’est là que tout se complique. Après plusieurs journées de surveillance devant le domicile supposé de Sean Richard, Joseph Datello n’arrivera jamais à exécuter ce contrat, mais avec cet accord de plaidoyer sur cette tentative de meurtre manquée, Joseph Datello, mit en difficulté très nettement la hiérarchie de la famille Lucchese. Un Soldat de la Cosa Nostra ne peut exécuter un contrat sans l’accord préalable de son supérieur, son Capitaine voire au dessus, la direction de la famille. Pour les procureurs fédéraux, cet accord de plaidoyer est une petite victoire, car même si Joseph Datello ne collabore pas avec les autorités, la pression qui va être exercée contre la hiérarchie mafieuse, sera sans nul doute, de plus en plus importante.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE BONANNO INTÈGRE UNE MAISON DE TRANSITION PRÈS DE NEW-YORK

23 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Michael Mancuso
Michael Mancuso

Michael « The Nose » Mancuso, l’actuel Parrain de la famille Bonanno vient de quitter un pénitencier fédéral dans l’État de la Caroline du Sud, pour intégrer une maison de transition à Brooklyn. Michael Mancuso est loin d’être un inconnu pour le gouvernement fédéral, considéré comme un criminel multirécidiviste, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux. En 1984, il avait tué sa femme lors d’une dispute conjugale, un « drame horrible » selon son avocat, qui l’avait fortement marqué. Comme une scène ressemblant fortement à la série télévisée The Sopranos, ou Janice Soprano tua son futur mari Richie Aprile, Michael Mancuso avait abattu sa femme d’une balle à bout portant dans la tête, avant de laisser son corps sans vie sur un banc devant un hôpital New-Yorkais. En 1986, lors de son procès, Michael Mancuso évita la prison à perpétuité, et sera condamné pour homicide involontaire, à une peine de dix années, qu’il purgera sans broncher. A cette époque, Michael Mancuso était âgé de trente un an, cette peine pour lui ne signifiait rien et il savait qu’il pouvait prouver sa loyauté envers les Bonanno en effectuant sa peine comme un homme d’honneur. Quand Michael Mancuso fut libéré au milieu des années 1990, la famille était dirigée d’une main de fer par Joseph « The Ear » Massino. Ce dernier avait réorganisé la famille Bonanno à sa manière, en fermant la plupart des clubs sociaux et ordonnant aux membres de ne jamais prononcer son nom, sous peine de mort. Michael Mancuso devint au fil des années un personnage de plus en plus important, un Capitaine respecté. Mais en 2005, alors qu’il s’apprêtait à partir en vacances à Las Vegas, ce dernier fut arrêté à l’aéroport de New-York. Inculpé de racket et de meurtre, Michael Mancuso risquait gros, les procureurs fédéraux avaient même envisagé de demander la peine de mort pour tous ces crimes. Incarcéré au Métropolitan Center de New-York en attendant un futur procès, Michael Mancuso devait vite trouver une solution. Avec l’aide de ses avocats, ce dernier accepta un accord de plaidoyer, qui prévoyait au maximum vingt années derrière les barreaux, mais au final Michael Mancuso sera condamné à quinze années de prison. En 2013, les autorités

Frank Salerno
Frank Salerno

pénitentiaires remarquèrent que l’un des visiteurs de Michael Mancuso en prison, son propre neveu, faisait des aller-retours beaucoup plus réguliers entre New-York et la prison fédéral de Danbury dans l’État du Connecticut, lieu ou il était incarcéré. Si Michael Mancuso n’avait pas été identifié comme un membre de la Cosa Nostra, ses passages réguliers n’auraient pas

été jugés inquiétants par les services pénitenciers, sauf que le neveu de Michael Mancuso, un dénommé Frank « Frankie Boy » Salerno était lui aussi identifié par les autorités fédérales comme un Soldat de la famille Bonanno. Alors pourquoi une telle activité, alors que les premières années d’incarcération de Michael Mancuso avaient été jugées tranquilles. Après une enquête plus approfondie, il s’avéra que les Bonanno avaient décidé, dix années après la défection de Joseph Massino, de nommer un nouveau Parrain, et le nom avait très vite filtré dans la rue, il s’agissait de Michael Mancuso. De sa cellule, et avec l’aide de Franck Salerno, le nouveau Boss essaya de réorganiser la famille, et nomma, un nouvel Acting Boss, Joseph Cammarano Jr pour l’aider dans sa tâche. Gérer une famille de la Cosa Nostra depuis une prison fédérale, n’est jamais simple, mais quand on se trouve à Danburry, une prison de minimum sécurité, considéré comme un « Country Club » pour les prisonniers selon des agents du FBI, cela est beaucoup plus simple. Les visites en prison sont plus longues, plus régulières et permettent de passer des messages beaucoup plus facilement. Après que le nouveau rôle de Michael Mancuso dans la famille Bonanno fut officialisé par le FBI, le bureau fédéral des prisons décida de transférer Michael Mancuso dans la prison fédérale de Seagoville dans l’État du Texas, histoire de couper les liens avec cette organisation criminelle, avant de le transférer de nouveau, dans un autre pénitencier dans l’État de la Caroline du Sud, peu avant d’intégrer une maison de transition. Cette période qui est « transitoire », permet au détenu de faciliter sa réinsertion dans la société. Forcément, de par son statut, Michael Mancuso sera un détenu beaucoup plus observé que les autres, qui même en quittant cette maison de transition, sera encore en liberté surveillée pendant plusieurs années. Quant-à Frank Salerno, il fut arrêté et inculpé en 2017 de racket et de trafic de drogue. Le Soldat de la famille Bonanno acceptera par la suite un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux et risque désormais une peine maximale de dix années à purger dans un pénitencier fédéral.

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CARMINE PERSICO VA DEVOIR RESTER EN PRISON

22 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Carmine Persico
Carmine Persico

En Janvier 2017, Carmine « The Snake »  Persico, l’actuel Parrain de la famille Colombo, a fêté un événement assez particulier, sa trentième année derrière les barreaux. Condamné en 1987, dans le procès dit de la Commission, Carmine Persico sait pertinemment qu’il va terminer sa vie derrière les barreaux, mais depuis quelques années, il essaye avec l’aide de ses avocats, de faire annuler son verdict afin de pouvoir retrouver la liberté. En 2016, Carmine Persico avait déjà déposé devant une cour fédérale de Manhattan, des documents démontrant que le FBI avait dissimulé des preuves prouvant sa non-culpabilité dans plusieurs affaires. Les avocats de Carmine Persico s’étaient appuyés sur le Freedom Of Information Act, une loi Américaine qui oblige les agences fédérales à délivrer leurs informations à quiconque en ferait la demande, mais cette manœuvre n’aboutira finalement pas. En 2017, les avocats de la défense ont contre-attaqué, en déclarant que lors du procès dit de la Commission, les procureurs avaient stipulé que Carmine Persico avait participé, avec d’autres chefs mafieux, au vote pour éliminer Carmine Galante. Mais selon le témoignage de l’ancien Parrain de la famille Bonanno, désormais repenti, Joseph Massino, cet assassinat s’est décidé « en famille », une tambouille à l’interne effectuée au sein des Bonanno par Philip « Rusty » Rastelli depuis sa cellule de prison, sans l’accord de la Commission. De plus, les avocats de la défense veulent prouver que Carminer Persico avait pris le pouvoir au sein de la famille Colombo au début des années 1980 et non dans les années 1970, comme indiqué par les procureurs fédéraux lors du procès de la Commission et de ce fait les crimes qui se sont passées pendant cette période, ne peuvent pas lui être imputés. Carmine Persico purge actuellement sa peine dans l’établissement fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Ce complexe, composé d’un centre médical est un pénitencier « apprécié » des prisonniers fédéraux pour ces conditions de détention. Le Parrain de la famille Colombo qui est désormais âgé de quatre vingt cinq ans, serait selon ses avocats, aveugle d’un œil et souffrirait de divers problèmes, dont une maladie cardiaque et rénale. Mais dernièrement, peu après avoir « fêté » sa trente troisième année en prison, le directeur de la prison fédéral de Butner envoya une lettre à Carmine Persico, lui expliquant que l’équipe médicale de la prison avait confirmé que ce dernier pouvait mener ses activités quotidiennes dans la pénitencier et qu’il pouvait se déplacer de manière indépendante, sans aucune difficulté. En attendant un éventuel transfert dans l’aile de sécurité « médium » de la prison, Carmine Persico restera détenu dans le centre médical de Butner. Dans la lettre adressée au Parrain de la famille Colombo, le directeur de la prison confirma par la même occasion que ce dernier souffrait de « problèmes chroniques qui étaient dus à son vieillissement », mais qu’il n’avait « aucune détérioration physique ou mentale pouvant démontrer son incapacité à rester incarcérer ». Récemment, une audience de libération conditionnelle avait été accordée, mais cette dernière fut annulée, le jour ou Carmine Persico devait se présenter devant un juge fédéral, sans réel motif. Les avocats de la défense ont tout de suite fait appel de cette décision et ont fait comprendre aux procureurs fédéraux, que leur client continuera à se battre pour sortir de prison.
 

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GENE GOTTI EST DÉSORMAIS UN HOMME LIBRE

19 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Gene Gotti
Gene Gotti

Après vingt neuf années passées derrière les barreaux pour trafic d’héroïne, Gene Gotti est désormais un homme libre. Le 14 Septembre dernier, le Soldat de la famille Gambino a quitté un pénitencier fédéral, pour rejoindre la maison familiale située à Valley Stream dans le Long Island. Après avoir passé autant de temps derrière les barreaux, Gene Gotti va devoir se familiariser avec un nouvel environnement, loin de sa vie sulfureuse des années 1980, ou la famille Gambino était gérée d’une main de fer, par son frère John. Désormais, cette organisation criminelle à radicalement changé de stratégie. Alors que John Gotti adorait se montrer à son avantage devant les médias, aujourd’hui, la famille Gambino est gérée pas des membres de la vieille école, d’origine Sicilienne, Francesco « Franky Boy » Cali et Domenico « Italian Dom » Cefalu, étant les deux personnages les plus importants. Dorénavant, les membres de la famille Gambino doivent continuer à faire du business, mais sous le radar du FBI et surtout des médias Américains. Mais après avoir passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, Gene Gotti se retrouve face à un dilemme, que les agents fédéraux n’hésiteront pas à scruter. Continuer sa vie criminelle dans la famille Gambino, ou tourner définitivement la page et partir dans une semi-retraite. A la fin des années 1980, après trois procès, Gene Gotti avait été finalement condamné et après avoir refusé un accord de plaidoyer très avantageux avec les procureurs fédéraux, finira par accepter sa peine sans broncher. Mais après avoir passé autant d’années derrière les barreaux, Gene Gotti mérite forcément un certain respect, dans ce monde très cloisonné, ce qui peut inquiéter certaines personnes de sa famille : « Les Gambino fonctionnent encore très bien. Jeux de hasard, vente frauduleuse de médicaments, contrôle des syndicats liés à la construction. Mais aujourd’hui la seule chose que peut inquiéter la direction, c’est qu’elle refasse, comme avant, la une des médias Américains » déclara un agent du NYPD. Depuis la prise de pouvoir de Francesco Cali et de Domenico Cefalu, la protection de l’actuelle direction de la famille Gambino fut l'une des priorités. Après avoir composé sa hiérarchie, les Gambino se sont munis d’un panel « de protection » composé de Capitaines expérimentés, faisant le relais entre la hiérarchie et les Soldats dans la rue : « Ils ne veulent plus de dirigeants voyous et surtout plus de réunions hebdomadaires dans des clubs sociaux » déclara ce même agent. Il est difficile aujourd’hui de savoir comment Gene Gotti va commencer sa nouvelle vie. Même s’il a été incarcéré pendant de nombreuse années, son nom de famille et son allégeance absolu envers les Gambino, pourrait en faire un futur Capitaine. Mais malgré sa libération, Gene Gotti reste contraint à des restrictions très strictes sur sa liberté surveillée et doit rester dans les clous, sous peine de terminer sa vie derrière les barreaux. En attendant, Gene Gotti a profité de ses premiers jours de liberté, pour se revigorer avec sa famille, près du lac Petenweel, le plus grand lac de l’État du Wisconsin.

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L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA CONDAMNÉ À LA PRISON À PERPÉTUITÉ

16 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Francis Salemme
Francis Salemme

En Juin dernier, après quatre jours de délibération, l’ancien Parrain de la famille Patriarca Francis « Cadillac Frank » Salemme, fut reconnu coupable du meurtre de Steven DiSarro. Cette affaire riche en rebondissements, montra la vraie personnalité de Francis Salemme, un individu dangereux, qui a n’a cessé de mentir aux autorités fédérales pendant plusieurs années, pour sauver sa peau. Après avoir intégré le programme de protection des témoins à la fin des années 1990, Francis Salemme, vivait tranquillement sa nouvelle vie dans un autre État sous une autre identité, mais le meurtre de Steven DiSarro le hanta à plusieurs reprises. La première fois, ce fut en en 2004, quand il fut arrêté et inculpé de parjure. A cette époque, les procureurs fédéraux avaient déclaré que Francis Salemme n’avait pas tout dit sur la disparition de cet ancien propriétaire de boite de nuit, proche des Patriarca. Acceptant de plaider coupable, Francis Salemme sera condamné à quatre années de prison et réintègrera à sa sortie, le programme de protection des témoins. Mais près d’une décennie plus tard, et grâce au témoignage de l’un de ses anciens Associés, un dénommé William Ricci, la vie confortable de Francis Salemme s’arrêta brusquement.  L’ancien Parrain de la famille Patriarca qui s’était vanté un jour, auprès de l’un des détenus, d’avoir manipulé le gouvernement fédéral, en leur donnant de fausses informations, allait désormais payer le prix fort, d’une vie basée sur le crime et le mensonge. Âgé de quatre vingt cinq ans, c’est aujourd'hui un homme se déplaçant difficilement, mais qui est loin d’avoir perdu toute sa tête, qui se présenta devant un juge fédéral, surement pour la dernière fois de sa vie. La famille de Steven DiSarro était présente pour assister au verdict, une sentence qui leur permettra sans nul doute de tourner définitivement la page et de panser leur blessure : « Même si cela se termine, la guérison pour nous ne fait que commencer » déclara fille de Steven DiSarro, tout en ajoutant : « Ce n’est pas un film, c’est l’histoire de notre famille qui a été privée de l’amour d’un père ». Francis Salemme écouta attentivement, avant de se lever de sa chaise pour juger cette procédure de « ridicule » : « La véritable histoire n’a pas encore été révélée, mais cela va bientôt arriver, ne vous inquiétez pas », laissant penser qu’il allait faire appel par la suite. Avant de se rasseoir, le juge fédéral pris alors la parole pour condamner définitivement Francis Salemme et Paul Weadick, à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de prison conditionnelle. Pour le Parrain de la famille Patriarca, ce verdict est une condamnation à mort et il terminera sa vie dans un pénitencier fédéral, cette fois-ci sans la protection du gouvernement.

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LA TENTATIVE DE MEURTRE CONTRE SALVATORE ZOTTOLA MONTRE QUE LA COSA NOSTRA EST ENCORE BIEN ACTIVE

9 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Sylvester Zottola et Vincent Basciano
Sylvester Zottola et Vincent Basciano

L’attaque n’aura duré que dix sept secondes, mais elle aura ravivé de mauvais souvenirs aux policiers du NYPD. Il faut dire qu’une tentative d’assassinat effectuée en plein de mois de Juillet, contre un individu identifié comme un Associé de la Cosa Nostra, cela n’était plus arrivé depuis longtemps. Alors cette tentative de meurtre manquée, marquait-elle une future guerre entre famille ?, ou un simple règlement de compte entre gangs rivaux ?. La victime, Salvatore Zottola est loin d’être un inconnu des services de police. Identifié depuis des années comme un Associé de la famille Bonanno, il venait de quitter sa maison dans un quartier paisible du Bronx, quand il fut pris en embuscade par un individu non-identifié. La scène qui fut filmée par une caméra de sécurité, montra comment Salvatore Zottola, blessé de plusieurs coups de feu, essaya tant bien que mal de s'en sortir, en se roulant par terre, pour éviter de se faire tuer. Miraculeusement, ce dernier s’en sortira, gravement blessé certes, mais en vie. Le même jour, son père, Sylvester Zottola, identifié lui aussi comme un Associé de la Cosa Nostra, comparaissait dans un tribunal pour répondre à des accusations, qui ressemblèrent étrangement à la scène vécue par son fils le matin même. En Juin dernier, Sylvester Zottola avait brandi une arme à feu contre deux personnes qui l’avaient menacé devant son domicile. Les deux individus ayant menacé le patriarche de la famille, ne seront jamais retrouvés, mais Sylvester Zottola sera inculpé quant-à lui de possession illégale d’arme à feux. Ces deux affaires auraient pu être une simple coïncidence, mais les enquêteurs ont très vite fait le rapprochement, vu le pédigrée criminel du père et du fils. Le NYPD transféra très rapidement la tentative de meurtre contre Salvatore Zottola au FBI et même si ce dernier après avoir récupéré de ses blessures, commença à parler aux enquêteurs, les agents fédéraux n’ont jamais jugé ces propos comme une future collaboration avec les autorités fédérales. Cette nouvelle affaire ajoute une note supplémentaire à la Cosa Nostra, qui a énormément changé. L’époque ou Paul Castellano était abattu devant le Sparks Steak House en plein Manhattan est révolue. De Chicago, en passant par Boston et Philadelphie, pour terminer à New-York, les membres de l’ancienne génération encore en vie, sont soient emprisonnés, ont décidé de collaborer ou sont partis dans une semi-retraite loin du crime organisé. Mais malgré le fait que cette organisation criminelle soit affaiblie, son influence est toujours intacte : « Je ne pense pas que la Cosa Nostra soit morte. Malheureusement, les gens l’ont romancé et sont devenus sympathiques avec ce genre d’individus » déclara une ancienne procureure fédérale qui était intervenue dans une affaire concernant les Zottola. La famille Zottola a toujours été proche de Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano, ancien Acting Boss de la famille Bonanno. Avec sa bénédiction, les Zottola géraient des centres de jeux clandestins dans les secteurs contrôlés par les Bonanno. Mais aujourd’hui, Vincent Basciano, purge une peine à perpétuité incompressible pour racket et meurtre et avec son emprisonnement l’influence des Zottola à diminué, leur protection aussi.

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GENE GOTTI VA PROCHAINEMENT SORTIR DE PRISON APRÈS VINGT NEUF ANNÉES DERRIÈRE LES BARREAUX

5 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Gene Gotti
Gene Gotti

Vingt neuf années de prison, vingt neuf années dans un enfer carcéral et bientôt la liberté pour Gene Gotti, frère de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Condamné en 1989 à cinquante années de prison pour avoir été à la tête d’un réseau de distribution d’héroïne, rapportant des centaines de millions de dollars à la famille Gambino. Gene Gotti avait accepté sa peine sans broncher. Pourtant, les procureurs fédéraux lui avaient proposé une offre de plaidoyer alléchante de sept années derrière les barreaux, si ce dernier acceptait de plaider coupable devant un juge fédéral, mais Gene Gotti a toujours refusé, par peur surement. Peur de décevoir son frère, peur de voir un contrat arriver sur sa tête, car John Gotti menaçait de mort à cette époque, les membres de la famille Gambino qui avaient l’intention d’accepter un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Les premiers enregistrements effectués en 1983 par les agents du FBI, avaient démontré formellement que Gene Gotti vendait de la drogue, bravant l’interdiction formelle du Parrain de la famille Gambino à cette époque, Paul Castellano. A partir de ce moment, les tensions entre l’équipe Gotti basée au Bergin Hunt and Fish Club à Ozone Park et le Parrain de la famille Gambino étaient de plus en plus palpables, ce qui mènera au final, à l’assassinat de Paul Castellano devant le Sparks Steak House en Décembre 1985. En 1989, lors de son procès pour trafic de drogue, la famille Gotti avait réussi à retourner l'un des jurés, ce qui provoquera son annulation. Lors du deuxième procès, les jurés étaient restés indécis sur un verdict, le juge fédéral n’eut d’autre choix que d’annuler une nouvelle fois. Mais les procureurs ne se démontèrent pas et après avoir appris le refus de Gene Gotti sur un accord de plaidoyer, décidèrent non pas de classer l’affaire, mais de tenter une troisième fois leur chance dans un nouveau procès. Cette dernière représentation sera finalement fatale pour Gene Gotti, qui sera condamné à cinquante années de prison, une peine qu’il purgera essentiellement dans le pénitencier fédéral de Pollock dans l’État de la Louisiane. Pour un ancien agent du FBI, qui a supervisé la famille Gambino pendant des années, Gene Gotti est un véritable « Affranchi », qui n’a pas eu « besoin de son frère » pour rentrer dans le crime organisé. La question qui se pose aujourd’hui et que va faire Gene Gotti, une fois de retour dans les rues de New-York ?. Les Gotti qui ont régné dans la famille Gambino pendant plusieurs années, n’ont plus la même influence que lors de son incarcération. Son frère Peter Gott purge actuellement une peine fédérale pour racket, terminera surement sa vie derrière les barreaux et son deuxième frère, Richard, serait rentré dans une semi-retraite. Gene Gotti qui avait rétrogradé au rang de Soldat, va se retrouver avec une famille dirigée actuellement par des membres d’origine Sicilienne. Avec le départ des Gotti, la famille Gambino s’est réorganisée et essaye de protéger le plus possible sa hiérarchie, en mettant un panel de sécurité en dessous de l’organe de direction. Cette nouvelle organisation a été actée par des membres de la vieille école dont Domenico « Italian Dom » Cefalu et Francesco « Franky Boy » Cali, qui sont actuellement les personnes les plus importantes de la famille Gambino. Agé de soixante et onze ans, Gene Gotti, se retrouve avec un important dilemme : Retrouver vers son ancienne qui l’a faite incarcérer pendant près de trente ans, ou enfin tourner cette page sombre de sa vie et profiter des années restantes auprès de sa vraie famille. Réponse à partir du quinze Septembre prochain, date de sa prochaine libération.

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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE PATRIARCA ÉVITE LA PRISON À PERPÉTUITÉ GRÂCE À SON TÉMOIGNAGE

2 Septembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

Robert DeLuca
Robert DeLuca

En 2006, Robert « Bobby The Cigar » DeLuca, ancien Underboss de la famille Patriarca, qui était incarcéré depuis la fin des années 1990, venait d’être transféré dans une prison de minimum de sécurité, à ACI Cranston dans l’État du Rohdes-Island. Le choix de ce pénitencier fédéral n’est pas anodin, Robert DeLuca, qui devait être libérable en 2009, venait d’être admissible à une libération conditionnelle et quitter sa cellule tous les matins, pour aller travailler dans un restaurant du centre ville, appartenant à l’un de ses anciens avocats, Buddy Cianci. Mais Robert DeLuca allait prendre une décision qui allait changer sa vie, trahir son serment d’allégeance à la Cosa Nostra et commencer à collaborer avec les autorités fédérales. La collaboration de Robert DeLuca fut jugée d’« extraordinaire » pour les procureurs fédéraux, qui décidèrent de le libérer plus rapidement et de le faire intégrer avec sa famille, dans le programme de protection des témoins. L’ancien Underboss de la famille Patriarca pensait en avoir définitivement fini avec son ancienne vie, de ces longs procès à venir témoigner face à ses anciens Associés, et voulait désormais profiter de sa nouvelle vie en Floride, lieu ou il avait été installé par le gouvernement fédéral il y a quelques années. Mais en 2016, le passé criminel de Robert DeLuca le rattrapa de nouveau. Un mafieux qui signe un accord de collaboration avec les autorités fédérales, est soumis à des règles très strictes. En effet, le futur repenti doit retranscrire dans les moindre détails son ancienne vie criminelle, en fournissant aux autorités compétentes, toutes les informations possibles permettant d’inculper par la suite des membres de la Cosa Nostra. Le repenti ne doit surtout pas cacher ou mentir sur sa participation sur un délit, sous peine de se voir exclure du programme de protection des témoins, voire de retourner en prison sans la protection du gouvernement fédéral. En 2016, Williamn Ricci, un ancien Associé de la famille Patriarca et une très bonne connaissance de Robert DeLuca, venait d’être inculpé et pour éviter la prison, il donna une mine d’informations aux enquêteurs, surtout sur la disparition d’un ancien propriétaire de boite de nuit proche des Patriarca Steven DiSarro. Il déclara aux agents fédéraux de fouiller près de son moulin, ou selon lui, les restes d’un corps enterré par Robert DeLuca avaient été déposés. Les fouilles furent concluantes et le témoignage de William Ricci fut alors pris très au sérieux. Rapidement, Francis « Cadillac Frank » Salemme, ancien Parrain de la famille Patriarca, qui avait lui aussi intégré le programme de protection des témoins, fut arrêté, ainsi que son ancien bras droit Robert DeLuca. Francis Salemme décidera de plaider non-coupable et de tenter sa chance dans un procès fédéral. Robert DeLuca quant-à lui, décidera une nouvelle de fois d’aider les enquêteurs, en se déclarant prêt de venir témoigner contre son ancien Parrain. Le témoignage de Robert DeLuca fut une nouvelle fois décisif et Francis Salemme sera reconnu coupable du meurtre de Steven DiSarro. Pour Robert DeLuca, il ne restait plus qu’à comparaitre devant un juge fédéral pour recevoir son verdict. Incarcéré depuis son arrestation en 2016, Robert DeLuca s’était préparé à recevoir une peine de prison et avait écrit une lettre au juge fédéral prétextant avoir « trouvé la religion » en prison et critiqué son ancienne vie dans la Cosa Nostra : « Il ne faut pas m’excuser pour ce que j’ai pu faire, je sais que c’est mal. Je suis désolé et j’en assume l’entière responsabilité. Mais vous devriez savoir qu’après ma sortie de prison en 2006, j’ai commencé à donné des informations à la police d’État du Rhodes-Island ». Officiellement, Robert DeLuca avait disparu avec sa famille en 2011, son absence prolongée démontrait qu’il coopérait avec les autorités fédérales : « Avant mon arrestation, je devais me faire baptiser. Ce sera l’une des premières choses que je ferai quand je sortirai » déclara t’il. Robert DeLuca sera condamné à cinq années de prison, mais au final et après avoir déjà passé deux années derrière les barreaux, l’ancien Underboss de la famille Patriarca, devrait purger au maximum trois années et demi dans un pénitencier fédéral. Mais tout n’est pas encore fini pour Robert DeLUca qui pourrait être condamné du meurtre de Kevin Hanrahan, un ancien Associé de la famille Patriarca qui avait été assassiné pendant pendant le règne de Francis Salemme. Les procureurs fédéraux font actuellement pression pour que l’ancien homme fort de la famille Patriarca, soit condamné à une peine de dix années supplémentaires.

 

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