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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE NON-COUPABLE

27 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE NON-COUPABLE

Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le sud de Philadelphie a été accusé en début de semaine pour complot d’assassinat et intimidation de témoin par un grand jury. Présenté devant un juge fédéral, Ron Galati plaida non-coupable des accusations retenues contre lui, ce qui mis fin sans nul doute, à des spéculations comme quoi ce dernier s’apprêtait à coopérer avec la justice Américaine (Cf : Le changement d’avocat d’un Associé de la famille de Philadelphie, intrigue les accusés). Au départ, Ron Galati avait été arrêté pour fraude à l’assurance, une accusation passible d’une peine d’emprisonnement de six ans maximum dans un pénitencier fédéral, mais entre temps, l’Associé de la famille de Philadelphie fut accusé par la justice Américaine d’avoir engagé deux tueurs à gages pour tuer un témoin du gouvernement. Le problème pour lui, est ce que ces derniers ont été arrêtés par la police après avoir essayé d’assassiner le petit-ami de sa fille, Andrew Tuono, qui fut tiré dessus de trois balles dans le corps le 30 Novembre dernier à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement à ses blessures. Risquant de terminer leur vie derrière les barreaux, les deux individus avaient vite dénoncé Ron Galati comme étant l’investigateur de cette tentative de meurtre. Mais la police le soupçonna aussi d’avoir eu pour « projet d’abattre » Joseph Rao et son fils Joe, qu’il soupçonnait de collaborer avec la justice et de vouloir témoigner contre lui dans son procès pour fraude à l’assurance. Incarcéré en attendant son procès, Ron Galati, s’il est reconnu coupable, encours près de 30 ans derrière les barreaux, ce qui signifierait au vu de son âge avancé, une mort certaine en prison : « Ce type sait des choses sur moi sur une affaire d’assurance » aurait déclaré Ron Galati à un des tueurs à gages, Walker Mathews. Lui et son frère rencontrèrent peu avant Halloween Ron Galati et un de ses associés du nom de Jérôme Johnson, qui fut lui aussi inculpé dans cette affaire. Le rendez-vous avait été fixé juste en face du garage que gérait Ron Galati, l’ « American Collision Inc. ». Cette réunion avait été organisée par Jérôme Johnson, qui leur avait juste signalé que Ron Galiti avait « un problème » et qu’il voulait parler aux frères Mathews : « Ron Galati voulait que j’aille au garage que tenait Joseph Rao et que je lui tire deux balles dans la tête ». Toujours d’après Walker Mathews, ce dernier aurait demandé 20000 dollars pour chaque personne, chose que l’Associé de la famille de Philadelphie accepta tout de suite, en donnant même à l’un des frères un acompte de plusieurs milliers de dollars. Mais ce que Ron Galati ne savait pas, c’est que depuis plusieurs mois, une caméra était installée près de son garage et que l’entretien avec les deux individus fut filmé, une preuve cruciale qui sera bien évidement exploitée par les procureurs lors de son procès. Michael Romano l’inspecteur de police en charge du dossier contre Ron Galati passa des heures a scruté les moindres mouvements de l’Associé de la famille de Philadelphie, avant d’arriver à cette rencontre avec ces deux individus, une certaine victoire pour l’enquêteur, car même s’il n’y a pas de son sur la vidéo, cela pourra collaborer le témoignage des frères Mathews pendant le procès. Une fois l’accord passé entre Walker Mathews et Ron Galati, les deux frères partirent voir à l’intérieur de l’atelier de carrosserie de Joseph Rao et de son fils Joe pour « repérer » les lieux. Leur plan était simple, se faire passer pour un individu intéressé par une offre d’emploi comme laveur de voiture, que le garage Rao proposé. Walker Mathews, aurait donné un faux nom, un faux numéro et aurait attendu que Joseph Rao lui présente le secteur ou il allait travailler, pour tenir une embuscade et l’abattre avec un fusil de chasse. Interrogé par les policiers, Joseph Rao se souvint bien avoir eu dans sa boutique en « Octobre-Novembre », un homme « noir » qui était fortement intéressé par le poste que proposé le garage. Ce dernier était d’accord pour lui donner le boulot mais il avait déclaré à l’individu (Walker Mathews) qu’il devait d’abord en parler à son fils Joe, ce qui décala de quelques jours le contrat des frères Mathews et sans le vouloir sauva la vie à Joseph et Joe Rao. Quand les deux frères retournèrent au garage « Rao », la boutique était fermée par la police dans le cadre d’une enquête pour « fraude à l’assurance », et c’est à ce moment là, que d’après Walker Mathews, lui et son frère se concentrèrent sur le troisième contrat qu'avait demandé Ron Galati, celui du beau-fils, Andrew Tuono. Cela fait des années que la police de Philadelphie et le FBI suivent le « parcours criminel » de Ron Galati. D’après Louis "Finger Bent Lou" Monacello, un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie qui témoigna lors du procès de Joseph Ligambi et George Borgesi (Louis Monacello continue son témoignage contre les membres de la famille de Philadelphie), Ron Galati faisait une copie des clés de ses clients dont il avait réparé les voitures pour pouvoir les voler et les revendre par la suite, un business qui fut très lucratif. Pendant des années, Ron Galati côtoya des « personnalités » du crime organisé, comme George Borgesi l’actuel Consigliere de la famille mafieuse, ou encore Joseph Merlino, qui d’après certains journalistes serait le Boss de la Cosa Nostra à Philadelphie (Cf : Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). Depuis la Floride, ou ce dernier réside actuellement, l’ancien Parrain déclara au journaliste « La seule chose que connait Ron Galati sur moi, ce sont la couleur de mes cheveux ».

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"LA COSA NOSTRA N'A PLUS UN CONTROLE TOTAL SUR LES SYNDICATS"

25 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Divers

"LA COSA NOSTRA N'A PLUS UN CONTROLE TOTAL SUR LES SYNDICATS"

Il y a près de trente ans, les New-Yorkais, payaient pratiquement deux fois plus chère le prix des crevettes, du saumon ou des autres fruits de mer, en raison du contrôle de la Cosa Nostra sur le Fulton Fish Market, (un des plus importants marché aux poissons et de produits de la mer des États-Unis, situé à New York). Les membres de la Mafia extorquaient pratiquement tous les marchands présents sur le marché, qui pour rentabiliser leurs marchandises, devait demander aux restaurateurs un prix plus élevé pour la vente de leurs poissons et autres crustacés « Le contrôle des syndicats par les cinq famille de la Cosa Nostra, a beaucoup fait de mal aux petits commerçants qui n’osaient pas s’opposer au racket » déclara James Jacobs, professeur à l’Université de New-York Mais outre le Fulton Fish Market, les familles de la Cosa Nostra étaient et le sont toujours, très impliquées dans la construction, dans le textile, dans les déchets et dans les frets à l’aéroport ou dans le transport de marchandises dans les ports, ce qui génère des milliards de dollars chaque année pour la Cosa Nostra : « C’était normale à une époque de traiter avec eux » déclara de nouveau James Jacobs. Ce dernier, précisa qu’un changement a été effectué au milieu des années 1980, grâce à un homme, Rudolph Giuliani ancien procureur fédéral et ancien maire de New-York de 1994 à 2001. Ce dernier, connait parfaitement bien les familles de la Cosa Nostra, pour avoir été un des premiers procureurs, à avoir fait condamner les principaux Parrains de la Mafia, dans le procès dit de « La Commission » en 1985. Ces condamnations ont permis d’après certains spécialistes, de faire reculer la Cosa Nostra dans le domaine du bâtiment. Mais malgré ce succès, une procédure engagée par des procureurs fédéraux au début des années 1990, avait démontré que les cinq familles de New-York, utilisaient un syndicat corrompu pour l’obtention d’un contrat de près de 150 millions de dollars pour le changement des fenêtres pour les bâtiments étant sous le contrôle de l’Housing Authority (un organisme gouvernemental qui régit certains aspects des logements). Chaque famille avait attribué plusieurs membres pour gérer les bénéfices engendrés par ce racket. Cette affaire a aboutit au procès dit « Windows Case » condamnant des membres importants de la Cosa Nostra, comme Venero "Benny Eggs" Mangano (voir photo) et Benedetto "Benny" Aloi qui à cette époque était respectivement l’Underboss de la famille Genovese et le Consigliere de la famille Colombo à des peines de quinze ans de prison dans un pénitencier fédéral. Venero Mangano qui a servi pendant la seconde guerre mondiale et à son retour devenu très rapidement une figure emblématique de la famille Genovese. Au départ, ce dernier devait recevoir une peine maximale de trois ans de prisons pour cette affaire, mais en raison de son casier judiciaire, sa peine fut multipliée par cinq, une décision que Venero Mangano accepta sans broncher. En 1997, alors qu’il était incarcéré dans un pénitencier fédéral, il refusa à plusieurs reprises de répondre aux questions d’un juge pendant le procès de son Boss, Vincent « The Chin » Gigante : « Que voulez-vous faire, vous allez me tirer dessus ? Allez y, je ne répondrai à aucune de vos questions » prétexta t’il. Dans l’affaire de la « Windows Case », le Soldat de la famille Lucchese, Peter "Fat Pete" Chiodo, avait lui aussi été condamné, mais avant qu’il ne reçoit sa peine de prison, il fut atteint de douze balles dans le corps lors d’une tentative d’assassinat, orchestré par Vic Amuso et Anthony Casso, Boss et Underboss de la famille Lucchese au début des années 1990. Peter Chiodo survécu miraculeusement, grâce notamment à sa forte corpulence et décida de collaborer avec la justice. Même si la lutte contre la Mafia Italo-Américaine, s’est considérablement améliorée, les familles de la Cosa Nostra, gardent toujours un contrôle assez important sur les différents syndicats à New-York : « Des syndicats ont été « nettoyés » de la présence mafieuse, d’autres, sont encore contrôlés par la Mafia. Mais le problème vient surtout des syndicats qui ont été de nouveau infiltrés par des membres de la Cosa Nostra » déclara l’agent du FBI Richard Frankel,

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NOUVELLE COMPARUTION POUR LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

23 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

NOUVELLE COMPARUTION POUR LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

En fin de semaine, les membres de la famille Bonanno impliqués dans le casse de la « Lufthansa » (Cf : Des membres de la famille Bonanno impliqués dans le case de la « Lufthansa ») ont comparu une nouvelle fois devant un juge fédéral à New-York. Par mesure de sécurité, les procureurs avaient demandés aux US-Marshall « d’enchainer » aux pieds et aux mains les différents accusés, ce qui énerva visiblement certains de leurs avocats, qui pensent que ces mesures sont comparables à ceux infligés aux terroristes se présentant devant un tribunal fédéral. Steve Zissou l’avocat de Thomas « Tommy D » DiFiore l’actuel Acting Boss de la famille Bonanno, déclara au juge que cela était « inapproprié » de présenter son client âgé de 70 ans avec autant de mesure de sécurité à son encontre : « Il a plaidé coupable, il est toujours présumé innocent. Je comprends les mesures de sécurité, mais je ne comprends pas pourquoi, on présente mon client enchainé dans un tribunal fédéral » déclara t’il. A l’extérieur du tribunal, l’avocat du Soldat de la famille Bonanno, John " Bazoo " Ragano stipula : « Je pense que pour les procureurs, cela est un spectacle. Regardez leurs âges, regarder les US-Marshalls, qui les accompagnent. Ces hommes là, ne sont pas des terroristes, ils n’ont pas besoin d’être enchainés comme ça devant leur famille ». La juge fédérale Allyne Ross promis aux avocats de la défense de « soulever » cette question avant la prochaine audience qui aura lieu le 04 Avril prochain. Cette dernière audience fut très rapide, mais c’est la première fois que les accusés étaient réunis dans un tribunal fédéral après leur arrestation en Janvier dernier. Quand ils avaient été arrêtés, les membres de la famille Bonanno, avaient comparu très brièvement devant la juge fédéral pour savoir si ces derniers, décidaient de plaider coupable ou non-coupable des charges retenues contre eux. Vincent « Vinny » Asaro (voir photo), qui est selon le FBI serait le « cerveau » présumé dans le casse de la « Lufthansa » en 1978, avait décidé comme ses Associés de plaider non-coupable. Vincent Asaro, qui fut arrêté en même temps que son fils, Jérôme Asaro, un Capitaine de la famille Bonanno, fut aussi accusé par la justice d’avoir commandité le meurtre d’un Associé de la famille Lucchese, Paul Kats, tué par James « Jimmy The Gent » Burke, étranglé avec une chaîne pour chien. Le dilemme du mafieux qui est aujourd’hui âgé de 78 ans est simple, plaider coupable et mourir très certainement derrière les barreaux ou plaider non-coupable et essayer de défendre son cas devant le tribunal et espérer sortir en homme libre, même si d’après les procureurs les preuves contre lui sont accablantes. Depuis près de 35 ans le vol de la « Lufthansa » fut un des crimes les plus spectaculaires qui ne fut jamais résolu, même si tout portait à croire, que James Burke qui fut joué par Robert DeNiro dans le film de Martin Scorsese « Les Affranchis » fut tout de suite considéré par le FBI comme un des suspects. La difficulté pour les autorités de retrouver les suspects et du au faites que James Burke avait fait le "ménage" dans les individus qui étaient liés au célèbre casse. En un peu plus d'un an, près de dix personnes furent tuées en raison de leur relation avec James Burke. Ce dernier ne fut jamais inquiété dans cette affaire, et mourut en prison d'un cancer du poumon en 1996, il avait 64 ans. Assis à quelques mètres l’un de l’autre, Vincent Asaro et son fils Jérôme Asaro ne se parlèrent pas une seule fois, écoutant silencieusement leurs avocats plaider leur cause. Il faut dire que dans les enregistrements dévoilés par les procureurs aux moments des arrestations, Vincent Asaro avait déclaré à son cousin, devenu informateur, Gaspare "Gary" Valenti, qu’il « avait perdu son fils », quand il avait demandé à Thomas DiFiore d’en faire un « Skiper (Un Capitaine) ». L’Acting Boss de la famille Bonanno, visiblement très énervé par son arrestation, à demandé à son avocat, d’être jugé « séparément » des autres accusés, car selon lui, il n’a rien avoir avec le casse de la « Lufthansa ». L’avocat de John Ragano demanda la même chose au juge fédéral, pretextant qu’au moment du vol en 1978, son client « n’avait que 18 ans ».

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LA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA, UN CERCLE SANS FIN

21 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Divers

LA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA, UN CERCLE SANS FIN

A chaque opération menée par le FBI, les médias Américains déclarent que la Cosa Nostra est détruite. Mais malgré les arrestations, la Mafia Italo-Américaine, profite de la baisse des effectifs au sein du FBI chargée de sa surveillance (Cf : le FBI réduit ses effectifs pour la surveillance des familles de la Cosa Nostra), pour se reconstruire petit à petit. Le terrorisme devient important et cela profite sans nul doute aux différentes familles de la Cosa Nostra implantées dans tout les États-Unis. Salvatore Gravano l'ancien Underboss de la famille Gambino au début des années 1990, avait déclaré au FBI alors qu'il coopérait : "On fait profil bas pendant dix ans, le gouvernement nous oublie et on revient deux fois plus fort". Cela fait désormais pratiquement plus de vingt ans que les FBI s’efforce grâce à l’aide de la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act), à faire vaciller les cinq familles de la Cosa Nostra présentes à New-York, sans y parvenir totalement. Même si la plupart du temps, plusieurs membres de la Mafia ont été condamnés à de longue peine de prison et que certains d’entre eux ont décidé de collaborer avec la justice, pour aider le gouvernement à mettre en prison certains de leurs membres, la Cosa Nostra, a su, et malgré les nouvelles techniques mises en place par le gouvernement fédéral à s’adapter et à se réorganiser petit à petit. Même si pour plusieurs agents du FBI, la Cosa Nostra est sur le point de disparaitre, pour certains spécialistes, les cinq familles de New-York, même s’ils n’ont plus la même puissance que par le passé, sont loin d’être totalement décimées : « Je dirais qu’ils ne sont plus à leur apogée, mais certainement pas qu’ils sont partis » déclara Richard Frankel, agent du FBI, spécialisé dans la surveillance des cinq familles de la Cosa Nostra à New-York. "Malgré les nombreuses « vagues » de poursuites contre les familles Genovese, Gambino, Bonanno, Lucchese et Colombo, ces dernières existent toujours, et chacune à une « hiérarchie » en place" déclara un ancien procureur fédéral John Buretta. Les dernières opérations lancées contre les familles de la Cosa Nostra, s’étaient déroulées le 23 Janvier dernier, entrainant l’arrestation de plusieurs membres de la famille Bonanno, soupçonnés, d’avoir participé au « casse » de la « Lufthansa » en 1978 (Cf : Des membres de la famille Bonanno arrêtés pour le casse de la « Lufthansa ») et début Février avec l’opération « New Bridge » qui fut menée avec la participation de la police Italienne, entrainant des arrestations au sein de la famille Gambino (Cf : Opération « New Bridge »). Les arrestations menées contre la famille Bonanno, avait permis d’arrêter Vincent « Vinny » Asaro, un capitaine réputé de la famille mafieuse, mais aussi Thomas « Tommy D » DeFiore, qui d’après le FBI serait l’actuel Acting Boss de la famille Bonanno. Les accusations contre Vincent Asaro pourrait lui valoir une peine de prison à perpétuité, mais pour les autres membres arrêtés ce jour là, un accord de plaidoyer avec les procureurs, les feront condamner très certainement à quelques mois derrière les barreaux et cela est la grande difficulté que rencontre le gouvernement fédéral pour lutter contre la Cosa Nostra. Ces arrestations sont toujours très spectaculaires, elle montre au grand jour et devant les médias Américains, des membres de la Cosa Nostra arrêtés pour divers crimes, montrant que le gouvernement fédéral poursuit sa lutte contre les différentes familles mafieuses à travers les États-Unis. Mais les condamnations qui en découlent, ne sont pas souvent à la hauteur des espérances. Petit rappel, en 2008, le FBI avait mené contre plusieurs familles de la Cosa Nostra, l’opération baptisée « Old Bridge », qui avait mené à l’arrestation de plusieurs membres de la famille Gambino, dont Domenico Cefalu et Frank « Franky Boy » Cali, respectivement Boss et Underboss de la famille mafieuse, des arrestations qui avaient démontré la force de frappe du FBI contre les cinq familles de la Cosa Nostra. Mais les condamnations qui ont suivi n’ont pas été aussi spectaculaire que cette opération. En effet, Domenico Cefalu, en acceptant de plaider coupable de dievrs crimes, avait été condamné à 33 mois de prison, alors que Frank Cali, avait été condamné à un peu plus d’un an derrière les barreaux. Aujourd’hui ces derniers, ont repris leurs activités au sein de la famille Gambino et ont d’après plusieurs spécialistes, crée un « panel de sécurité » composé de Capitaines de confiance, pour éviter que ces derniers ne soient arrêtés de nouveau par le FBI (Cf : La famille Gambino forme un panel de sécurité pour lutter contre les informateurs). Car aujourd’hui la lutte du FBI, n’est plus les familles de la Cosa Nostra, mais belle et bien le terrorisme international. Il y a encore quelques années, le FBI, avait une équipé dédiée pour chacune des cinq familles. Aujourd’hui, une équipe est chargée de la surveillance de la famille Genovese, Bonanno et Colombo, la deuxième est chargée de la surveillance, de la famille Gambino et Lucchese. Ce remaniement au sein du FBI, a permis aux différentes familles de se réorganiser, en nommant pour la plupart des nouveaux Parrains (Steven « Wonder Boy » Crea pour la famille Lucchese et Michael « The Nose » Mancuso pour la famille Bonanno). L’époque ou John Gotti le Parrain de la famille Gambino au début des années 1990 (Cf : John Gotti : Le Don en Tefflon Partie 1), qui faisait la couverture du « Times » est maintenant terminée. D’après le FBI, la famille Genovese, qui a toujours été considérée par les autorités comme la « Rolls Royce » du crime organisée aux États-Unis, utilise depuis quelques années, différents Capitaines, pour gérer au quotidien, les affaires criminelles de la famille. Autre nouveauté, Joaquin « Jack » Garcia, un agent du FBI qui infiltra la famille Gambino sous le pseudonyme de « Jack Falcone » au début des années 2000 et en particulier le Capitaine Gregoy DePalma raconta quelque chose de très intéressant. La famille Gambino est composée d’un peu plus de deux cent membres, répartis sur plus d’une dizaine de Capitaines. La particularité de la famille Gambino est que chaque équipe ne connait strictement pas les activités criminelles d’un autre groupe, cela pour éviter qu’un informateur ne puisse « balancer » plusieurs membres de « haut rang » de la famille mafieuse. Même si les activités de la Cosa Nostra n’ont pas réellement changé depuis des années, elle gagne toujours son argent, grâce au racket, au prêt usuraire, à l’extorsion et au trafic de drogue, les mentalités ont quand à elle, bien changées. A une époque, les membres de la « l’ancienne école », purgeaient leur peine de prison sans sourciller, respectant à la lettre le code d’honneur ("l’omerta") pour lequel, il avait prêté serment. Aujourd’hui, la « jeune génération » commence à prendre le relais et certains d’entre eux, ne veulent pas terminer leur vie derrière les barreaux. Toujours d’après l’ancien procureur fédéral, John Buretta : « Ils sont plus jeunes et certains d’entre eux ne veulent pas terminer leur vie derrière les barreaux. Nous leur disons « Écoute la prochaine fois que tu verras ta petite fille, elle aura 27 ans » et la plupart accepte de collaborer avec la justice ».

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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE RECLAME DES MILLIONS DE DOLLARS A LA JUSTICE AMERICAINE

19 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Genovese

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE RECLAME DES MILLIONS DE DOLLARS A LA JUSTICE AMERICAINE

James Galante (voir photo à droite) est un Associé de la famille Genovese, qui est le propriétaire d’une vingtaine d’entreprises d’éliminations des déchets dans l’État du Connecticut. D’après le FBI, ce dernier faisait parti de l’équipe d’une « légende » dans la famille Genovese, un membre extrêmement respecté, qui fut Acting Boss pendant plusieurs années, Matthew « Matty The Horse » Ianniello. D’après le FBI, son business était tellement fleurissant, que tous les mois, près de 30000 dollars arrivait directement dans les proches de Matthew Ianniello, comme un hommage rendu au vieux mafieux, qui mourut de cause naturelle en 2012. Cet État, est d'après le FBI, considérablement « gangrené » par la Cosa Nostra dans le domaine des ordures, qui outre l’implantation de la famille Genovese, fut le théâtre il y a quelques mois, d’une série d’arrestations au sein de la famille Gambino pour ces mêmes délits. En effet, le Soldat de la famille Gambino, Dean "The Kid" DePreta, qui est d'après les autorités, le "représentant" de la famille Gambino dans le Connecticut, en l'absence d'Anthony Megale qui est incarcéré, fut condamné à près de 71 mois de prison pour racket (Cf : un Soldat de la famille Gambino condamné à 71 mois de prison) D’après plusieurs spécialistes, avant son arrestation, une guerre avait faillit éclater entre les deux familles de la Cosa Nostra, pour une histoire de territoire, avant que plusieurs réunions entre les Gambino et les Genovese, ne puissent apaiser un peu les choses. Arrêté en 2006 avec plusieurs membres de la Cosa Nostra, James Galante fut accusé par la justice Américaine, d’avoir utilisé son statut au sein de la famille Genovese pour faire main basse sur les entreprises de déchets dans tout l’État. Après plusieurs années de procédure judiciaires, James Galante accepta finalement de plaider coupable en 2008 d’avoir « fraudé » le fisc Américain et fut condamné à sept ans de prison dans un pénitencier fédéral. En plaidant coupable, James Galante évita une plus lourde peine de prison, mais en contrepartie, il accepta de ne plus travailler dans l’industrie des déchets. Et pour éviter que ce dernier ne revienne dans son ancien domaine de prédilection, le gouvernement Américain décida de revendre la totalité de ses entreprises et devait lui reverser revanche, la modique somme de 10,6 millions de dollars. Mais pour son avocat, James H. Pickerstein, la justice Américaine, n’a pas respecté son accord. Dans des documents déposés à un tribunal fédéral en début de semaine, l’avocat de James Galante, déclara que son client n’avait touché pour l’instant « que » 7.6 millions de dollars. Appelé pour s’expliquer devant le tribunal, le procureur Tom Carson expliqua la situation de manière très simple, le gouvernement n’a pas déboursé les trois millions de dollars restants, en raison des nombreux travaux effectués dans les anciennes entreprises de James Galante, pour les remettre aux normes vis-à-vis du gouvernement Américain. Pour mieux comprendre la situation, les entreprises de James Galante traitées pratiquement près de quatre vingt pourcents des ordures dans le Sud Ouest du Connecticut et tout l’argent récolté par l’Associé de la famille Genovese, allait directement, soit dans les poches de ses supérieurs au sein de la famille mafieuse, ou pour entretenir son train de vie luxueux, une chose que les procureurs fédéraux avaient toujours eu du mal à accepter. De plus, d’après la justice Américaine, James Galante, profitait de son statut de chef d’entreprise pour donner des emplois fictifs dans ses sociétés d’ordures à plusieurs femmes de joueurs appartenant à son équipe de hockey, les "Danbury Trasher".

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LE PROCES DE NICODEMO SCARFO JR CONTINUE

16 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Lucchese

LE PROCES DE NICODEMO SCARFO JR CONTINUE

Alors que le procès de Joseph Ligambi et George Borgesi, s’est soldé par des acquittements pour les deux accusés (Cf : « Not Guilty »). Le procès de Nicodemo Scarfo Jr, un Capitaine de la famille Lucchese et fils de l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie Nicodemo Scarfo Sr est toujours en cours dans un tribunal fédéral du New-Jersey. Ce dernier, est accusé par la justice Américaine, avec un de des Associés, Salvatore Pelullo (voir photo) d’avoir « joué » de son influence au sein de la Cosa Nostra, pour racketter pendant plusieurs années, une société financière dénommée « FistPlus » basée au Texas (Cf : Le procès de Nicodemo Scarfo Jr a débuté). En début de semaine, les procureurs fédéraux racontèrent comment Salvatore Pelullo arriva, grâce à l’appuie de Nicodemo Scarfo Jr, à la tête du conseil d’administration de l’entreprise. Pour témoigner lors de ce procès, les procureurs appelèrent, une personne qui connaissait très bien la compagnie et qui a travaillé pendant des années avec Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo, Robert O’Neal, un ancien président de « FirstPlus ». A la barre des témoins, il raconta comment Salvatore Pelullo, pour célébrer sa nomination en Octobre 2007, avait invité tout les membres du conseil d’administration dans un restaurant chic de Dallas, dénommé le « DelFrisco ». A l’intérieur du restaurant, Salvatore Pelullo, « trônait » au bout de la table, et pendant le repas, il avait demandé au patron du « DelFrisco » de mettre la musique du « Parrain », le célèbre film de Francis Ford Copolla : « Il a mis le thème du Parrain, au moins trois ou quatre fois pendant le repas » répondit Robert O’Neal au procureur Adam Small. Il raconta aussi par ailleurs que sa signature avait été « contrefaite » dans au moins deux documents, permettant l’achat d’une société à 1.8 millions de dollars. Cet achat, est d’après les procureurs fédéraux, un des premiers méfaits de Salvatore Pelullo et Nicodemo Scarfo Jr à la tête de « FirstPlus ». Car pour ces derniers, cela est évident que les deux mafieux ont « vidé » les caisses de l’entreprise pour « assouvir », leur mode de vie jugés luxueux par les procureurs fédéraux. En plusieurs années, Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo auraient dépensé près de 12 millions de dollars dans l’achat de voitures de luxe, dans des maisons somptueuses ou encore dans un yacht qu’ils appelèrent « Priceless ». Dans la même journée, un autre témoin, David Roberts, qui avait servi de « conseiller » auprès de Salvatore Pelullo, déclara avoir été « menacé » à plusieurs reprises par ce dernier. Il stipula que l’Associé de la famille Lucchese, utilisait la peur et l’intimidation pour arriver à ses fins, tout en se « vantant » de ses « connexions » auprès de la famille Lucchese de New-York. Devant le tribunal, David Roberts raconta qu’il était « effrayé » par la personnalité de Salvatore Pelullo et qu’une fois que ce dernier était arrivé à la tête de l’entreprise, il avait menacé David Roberts de « faire violer » sa femme, si ce dernier décidait de "coopérer avec la justice" : « Ma femme aurait été violé et mes enfants mis sur le trottoir. Même si ce que je faisais été illégal, je devais le faire, car j’avais peur. » déclara, encore paniqué l’ancien conseiller de Salvatore Pelullo. Au cours du contre-interrogatoire, les avocats de la défense, essayèrent de discréditer le témoignage de David Roberts en déclarant qu’il avait emprunté 38000 dollars à Salvatore Pelullo, et qu’il ne l'avait jamais remboursé, chose surprenant pour une personne, qui martela devant le jury qu’il avait peur de l’Associé de la famille Lucchese. Mais surtout pourquoi emprunter de l’argent, alors que d’après les avocats des deux accusés, David Roberts gagnait très bien sa vie, près de 150000 dollars par an. D'après le FBI, en Septembre 2008, huit mois après avoir été « viré » de l’entreprise, David Roberts ne fut pas surpris de recevoir la visite de plusieurs agents du fédéraux, qui lui posèrent plusieurs questions sur ses anciens employeurs. Ce dernier savait que Salvatore Pelullo "vidé" les caisses de l'entreprise, mais il ne savait pas que celui-ci, avait déjà eu des condamnations dans le passé pour le même genre de crimes Juste avant lui, Robert O’Neal raconta la même chose, pour lui, il ne savait pas que Salvatore Pelullo avait déjà été condamné plusieurs fois pour fraude quelques années auparavant. Avant de clôturer la séance, les procureurs racontèrent la première rencontre de Robert O'Neal avec Nicodemo Scarfo Jr. Celle-ci se se déroula dans un restaurant Italien à Philadelphie, ville ou son père fut pendant des années un des Parrains les plus puissants mais aussi les plus craints de la Cosa Nostra. Ce jour là, son ami, William Maxwell, qui l’avait accompagné sur les lieux du rendez-vous, montra Nicodemo Scarfo Jr de loin, alors que ce dernier se tenait près du restaurant : « Vous le voyez, c’est lui qui à l’argent, c’est notre Parrain » déclara t’il.

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OPERATION « NEW BRIDGE »

13 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Gambino

OPERATION « NEW BRIDGE »

Après l’opération baptisée « Old Bridge » le 07 Février 2008, qui s’était soldée par des multiples arrestations au sein de la famille Gambino (Domenico Céfalu, Actuel Boss de la famille Gambino, Franck Cali l’Underboss, Joseph Corozzo le Consigliere ainsi que son frère Nicholas Corozzo et plusieurs autres Soldats et Capitaines), le FBI et la police Italienne, ont procédé en début de semaine à des arrestations de membres de la 'Ndrangheta, la Mafia Calabraise, mais aussi à des Associés de la famille Gambino à New-York et en Italie. Cette nouvelle opération dénommée « The New Bridge » a permis de démontrer que certaines familles de la 'Ndrangheta et la famille Gambino ont "conspiré" pour exporter plusieurs tonnes de drogue à travers plusieurs pays d'Europe, grâce à leur relation avec des cartels Mexicains. Ces arrestations ont pu être possibles, grâce à l’infiltration d’un agent du FBI au sein de la famille Gambino pendant près de deux ans affirma la justice Américaine, dans un communiqué de presse. Les membres arrêtés aux États-Unis sont, Raffaele Valente, aussi connu sous le nom de "Lello", un Associé de la famille Gambino, ayant des connexions très importantes avec la ‘Ndrangheta. Un autre Associé de la famille Gambino, Franco Lupoi, un Associé de la famille Bonanno, Charles Centaro, aussi connu sous le pseudonyme de "Charlie Pepsi", mais aussi Dominic Ali, Alexander Chan, Christos Fasarakis et Jose Alfredo Garcia, des individus fortement impliqués dans le trafic entre les deux familles. D’après le FBI, Franco Lupoiqui est le propriétaire d’une boulangerie dénommée « Royal Crown Bakery » dans le quartier de Bensonhurst à New-York, aurait aussi des liens très étroits avec des familles de la Mafia au Canada, mais aussi en Italie. Les personnes arrêtés sont passés dans la journée même devant un tribunal fédéral Américain, ou ils furent accusés de plusieurs chefs d'inculpation, dont le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et de vente d'armes. Le 15 Février 2012, Franco Lupoiqui a été enregistré par l’agent du FBI infiltré dans la famille Gambino, ou il déclara qu’il pouvait importer près de 150 kilos de marijuana par mois à partir du Canada. Une semaine plus tard, l’agent infiltré connu sous le pseudonyme de « Jimmy l’Américain », qui était devenu très proche de l’Associé de la famille Gambino, stipula qu’il était intéressé par l’achat d’une grosse quantité de drogue.
Agent Infiltré : " Vous l’avez déjà fait ?, Je veux dire, vous avez déjà fait ce genre de choses avant ?. Ce sont des gens de confiance ?"
Franco Lupoiqui : « Oui, c’est un de mes cousins, c’est quelqu’un de ma famille. Mais le problème c’est que si ils ne vous connaissent pas, je vais devoir avancer l’argent, donc je vous fais confiance ».
Le 16 Mars 2012, Franco Lupoiqui déclara à l’agent du FBI qu’il venait de « commander » pour 50 kilos de marijuana à son cousin du Canada :
Agent Infiltré : "Donc c’est bien vingt cinq kilos ?"
Franco Lupoiqui : "Oui c’est ça, vingt cinq".
Cette même année, l’Associé de la famille Gambino, en relation avec son beau-frère, Nicola Antonio Simonetta, un membre de la ‘Ndranghetta ont commencé à mener des opérations, pour acheminer de l’héroïne, mais aussi de la cocaïne via des ports de Guyane vers l’Italie. Pour cela, il avait soudoyé un responsable d’un port Calabrais, pour qu’il ne regarde pas les cargaisons envoyées depuis la Guyane. La cocaïne, venait principalement des cartels Mexicains avec qui les membres de la ‘Ndranghetta et les Associés de la Cosa Nostra à New-York collaboraient pour le trafic de drogue. Cette dernière, était introduite à l’intérieur de poissons congelés. Les premières livraisons avaient déjà commencés, mais l'une d'entre elle, avait été saisie, alors qu'elle faisait escale en Malaisie. Les policiers avaient intercepté pour près de sept millions de dollars de cocaïne, cachée dans des boites d’ananas et dans du lait de coco. D’après le FBI , un membre de la ‘Ndranghetta implanté aux Etats-Unis, Raphael Valente, aurait vendu un pistolet muni d’un silencieux, à l’agent fédéral infiltré dans la famille Gambino. Toujours d’après la justice Américaine, ce dernier avait l’intention de vendre pour près de 1 millions de dollars en argent contrefait dans les jours qui arrivent. Dans un enregistrement, Raphael Valente déclara à l’agent du FBI, qu’il avait « réuni » un groupe d’hommes bien armés à New-York et que leurs bases d’opérations étaient aussi solide que « Fort Knox ». Il raconta aussi par ailleurs, "sa dévotion" pour l’archange Saint Michael, le Saint Patron de la ‘Ndranghetta et il ordonna à un de ses associés, Andrea Memmolo, de porter un anneau comme un signe de reconnaissance et de fierté entre les deux hommes. Pour la justice Américaine et la police Italienne, ces arrestations sont une grande victoire : « La 'Ndrangheta est une organisation criminelle particulièrement dangereuse, sophistiquée, et insidieuse avec des tentacules qui s'étendent de l'Italie vers les pays à travers le monde » déclara le procureur fédéral Lynch : « Aujourd'hui, grâce à la vigilance et une coopération soutenue du ministère de la Justice et la police Italienne, les efforts de Ndrangheta pour s'implanter à New York ont été stoppés ».

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LA FAMILLE GAMBINO EST TOUJOURS PRÉSENTE DANS L’ÉTAT DE FLORIDE

11 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Gambino

LA FAMILLE GAMBINO EST TOUJOURS PRÉSENTE DANS L’ÉTAT DE FLORIDE

L’État de la Floride, a toujours été un « territoire ouvert » pour les familles de la Cosa Nostra. Même si la famille Trafficante, qui à l’heure d’aujourd’hui, à pratiquement presque disparue, elle est toujours considéré par les autorités, comme la famille « officielle » de la Cosa Nostra implantée dans cette État, les autre familles mafieuses peuvent « librement » profiter du territoire, pour se faire de l’argent. La famille Gambino à New-York, à toujours eu une forte activité dans cet État, plusieurs membres y sont installés, dont Léonard « Lenny » DiMaria , un célèbre Capitaine de la famille Gambino. L’objectif de cette implantation dans un territoire jugé « neutre » est simple, gagner de l’argent grâce aux activités illégales. En début de semaine, un de ses membres, Anthony "Big Tony" Moscatiello (voir photo en haut), a fait parler de lui dans les médias Américains. Ce dernier fut accusé en 2005 par la justice Américaine, d’avoir commandité le meurtre d’un homme d’affaire très influent dans le milieu des « casinos », Konstantinos "Gus" Boulis. En Février 2001, alors qu’il s’apprêtait à partir travailler, Konstantinos Boulis tomba dans une embuscade et se fit tirer dessus à plusieurs reprises. Il fallut attendre plusieurs années, avant que le FBI n’arrête finalement les trois complices dans cet assassinat. Le premier est Anthony "Little Tony" Ferrari (voir photo en bas à gauche), un Associé de la famille Gambino, implanté dans l’État de la Floride, le deuxième, est James "Pudgy" Fiorillo (en bas à droite), originaire du New-Jersey, depuis des années, il faisait des petits boulots pour Anthony Ferrari. D’après les autorités, son travail consistait le soir du meurtre, à se « débarrasser » de l’arme et du véhicule, utilisait pour ce meurtre. Le troisième, est un Capitaine présumé de la famille Gambino, lui aussi implanté en Floride, Anthony Moscatiello, qui servirait de « comptable » à la famille mafieuse. Pour terminer, un dernier homme, soupçonné par le FBI d’être le tireur présumé, John Gurino, un Associé de la famille Gambino, fut abattu en 2003. La Floride, est un des États appliquant le plus la peine de mort, accusé de meurtre au premier degré, Anthony Ferrari, Anthony Moscatiello et James Fiorillo, risquaient, s’ils étaient reconnus coupable, de mourir par injection létale. Face à cette situation, James Fiorillo âgé seulement de 28 ans, décida de coopérer rapidement avec la justice. Même si les arrestations eurent lieu en 2005, il fallut attendre le début d’année 2013, pour que le procès puisse enfin commencer. Le témoin vedette dans cette affaire fut alors James Fiorillo qui, expliqua que le meurtre avait été commandité par, Anthony Ferrari et Anthony Moscatiello. Il raconta devant le tribunal, que ces derniers avaient des parts dans la société de Konstantinos Boulis, « Casino SunCruz » et que des « divergences » avec ce dernier, avait entrainé un « contrat » contre lui, car d’après James Fiorillo, les mafieux n’avaient pas tellement appréciés que ce dernier puisse vendre sa société « sans avoir été consulté au préalable ». Le soir du meurtre, il expliqua qu’il était en voiture pour aller voir Anthony Ferrari. Une fois arrivée, au domicile d’Anthony Ferrari, il raconta au jury que ce dernier, était installé dans son canapé en train de regarder les chaînes d’information, qui ne parlaient que du meurtre de Konstantinos Boulis. D’après James Fiorillo, Anthony Ferrari se retourna alors vers lui et lui déclara : « Je pense que notre ami a eu un accident, c’est lui que nous voulions avoir ». Il lui donna aussi des conseils sur la façon de débarrasser de l’arme du crime : « Mettait l’arme dans un sac et jeté le à la mer, en eau profonde ». Lors du procès, Anthony Moscatiello, ne fut pas jugé, son avocat étant tombé malade, son procès débutera en Octobre prochain. Anthony Ferrari quand à lui, fut reconnu coupable, grâce essentiellement au témoignage de James Fiorillo, d’avoir commandité le meurtre de Konstantinos Boulis. Après des journées de délibération, le jury décida de condamner ce dernier à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. James Fiorillo fut condamné à six ans de prison, en raison de sa collaboration avec la justice Américaine.

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LA FAMILLE PATRIARCA EN PLEINE REORGANISATION

9 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Patriarca

LA FAMILLE PATRIARCA EN PLEINE REORGANISATION

La famille Patriarca, est une famille de la Cosa Nostra basée dans la Nouvelle Angleterre (Région composée de six États). La particularité de cette famille, est qu’elle a deux factions distinctes, une à Providence dans le Rhode Island et une autre à Boston dans le Massachusetts. Pendant plus de trente ans, la famille Patriarca fut dirigée d’une main de fer par Raymond Patriarca Sr puis par son fils Raymond Patriarca Jr jusqu’au début des années 1990. Ces dernières années, la famille mafieuse, qui compte encore d'une trentaine de membres actifs, a subi plusieurs arrestations par le FBI au sein de ses effectifs. Anthony DiNunzio réputé comme étant l’Acting Boss de la famille en 2009, fut arrêté et accusé par la justice en Avril 2012, de racket et d’extorsion de fonds sur des boites de stripteases dans le Rhode Island. Il décida de plaider coupable et fut condamné en Novembre 2012 à 6 ans de prison dans un pénitencier fédéral. Son frère Carmine DiNunzio considéré par le FBI comme le Consigliere de la famille Patriarca, fut lui aussi arrêté en 2008 à Boston pour des affaires de corruption et condamné à 6 ans de prison. Le Boss de la Cosa Nostra dans la Nouvelle-Angleterre dans les années 2000, était Luigi "Baby Cabanes" Manocchio, un gangster de la vieille école, qui à l’âge de 86 ans plaida coupable d’extorsion et fut condamné en 2012 à 5 ans et demi de prison. En attendant que ces derniers sortent de prison, la famille est dirigée par Peter Limone, un ancien Associé de la famille Patriarca dans les années 1960, qui passa près de 33 ans de prison pour le meurtre de Edward «Teddy» Deegan. Innocenté en 2001, il fut libéré de prison et monta très rapidement les échelons de la famille Patriarca. Mais même si cette dernière a perdu une partie de ses « cadres », une ancienne génération de mafieux qui furent condamnés à de longue peine de prison il y a des dizaines d’années, sont aujourd’hui prêt à retourner dans la rue et à reprendre les affaires. Parmi eux, un ancien membre de la famille Patriarca, très influent dans les années 1980, Matthew Guglielmetti (voir photo). Ce dernier qui est aujourd'hui âgé de 65 ans, est bientôt admissible à une libération conditionnelle. D’après les services pénitenciers, Matthew Guglielmetti pourra sortir de prison en Juin prochain, pour intégrer une « maison de transition », avant d’être libéré totalement en Décembre prochain. L’ancien Capitaine de la famille Patriarca, avait été condamné en 2005 à près de 11 ans de prison pour trafic de drogue. Très respecté au sein de la famille mafieuse, il était dans les années 1980, un proche collaborateur de l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. D’après Steve « The Rifleman » Flemmi, un Associé de James « Whitey » Bulger, le célèbre gangster Irlandais, Patron du « Winter Hill Gang » dans les années 1970, qui travaillait secrètement pour le FBI, avait déclaré que Matthew Guglielmetti était « le contact principal de Raymond Patriarca Jr » quand ce dernier était le Parrain de la famille mafieuse. En 1997, il renforça sa stature d’homme craint et respecté, quand il se présenta dans un hôpital, blessé de deux coups de couteau dans le ventre. Soigné de ses blessures, il avait refusé de parler de cet « incident » aux autorités présentes ce jour làl, préférant régler ce problème par lui-même. En 1989, il fut enregistré par le FBI dans une cérémonie d’initiation, qui fut rendu célèbre par la suite et sema la « honte » au niveau de la famille Patriarca auprès des autres familles de la Cosa Nostra (Cf : Initiation dans la famille Patriarca). En 1991, il fut condamné à quatre ans de prison pour avoir « surveillé » les opérations illégales de la famille mafieuse pendant plusieurs années. A sa sortie de prison, il devint un membre du « Labourers' International Union of North America » un syndicat lié aux entreprises de construction. Pendant des années et grâce aux informations d’un collaborateur du FBI, Matthew Guglielmetti gagna des millions de dollars grâce au racket de la construction dans la Nouvelle-Angleterre. Mais aujourd’hui, et alors que le mafieux arrive à un age avancé, plusieurs spécialistes se demandent si ce dernier ne va pas reprendre « les affaires » de la famille mafieuse, très affaiblie ces derniers temps ou prendre sa « retraite » comme son ancien patron, Raymond Patriarca Jr. Le lieutenant de police Steven O'Donnell, qui avait procédé à son arrestation en 2005 déclara : « Il est comme tout le monde ici, nous lui souhaitons le meilleur, es espérant qu’il change de vie ». Mais la situation « désastreuse » de la famille Patriarca en ce moment, peut aussi profiter à Matthew Guglielmetti pour prendre du « pouvoir ». Jeffrey Sallet, l’agent spécial du FBI en charge de la famille Patriarca, déclara que cette dernière est « décimée » : « La Cosa Nostra dans le Rhode Island est très limitée, ce n’est pas évident pour eux de faire des affaires en ce moment » déclara t’il. Mais outre la libération, Matthew Guglielmetti, le Soldat de la famille Patriarca, Alfred "Chippy" Scivola qui termine de purger une peine de trois ans et demi de prison pour extorsion « On espère que ces individus vont rentrer dans le droit chemin, mais quand vous avez prêté allégeance à la Cosa Nostra, on ne peut pas revenir en arrière » déclara de nouveau le lieutenant de police, Steven O'Donnell.

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LES PROCUREURS PRÉPARENT DÉJÀ LEUR PROCÈS CONTRE LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

7 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

LES PROCUREURS PRÉPARENT DÉJÀ LEUR PROCÈS CONTRE LES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

L’équipe de procureur en charge du dossier contre le casse de la « Lufthansa » prépare déjà leur témoin pour le futur procès contre Vincent Asaro et plusieurs membres de la famille Bonanno. En début de semaine, on a pu apprendre, que l’individu qui collaborait depuis des années avec le FBI, n’était autre que le propre cousin de Vincent Asaro, Gaspare "Gary" Valenti. Vincent Asaro qui fut arrêté fin Janvier pour avoir « orchestré » le célèbre braquage de la « Lufthansa » (Cf : Des membres de la famille Bonanno arrêtés pour le casse de la Lufthansa), ce qui rapporta près de 6 millions de dollars à la famille Lucchese, et en particulier à James « Jimmy The Gent » Burke et ses Associés, fut aussi accusé par la justice Américaine, d’avoir commandité le meurtre d’un Associé de la famille Lucchese, Paul Katz. Le Capitaine de la famille Bonanno qui est aujourd’hui âgé de 78 ans, avait décidé de plaidé non-coupable devant un tribunal fédéral lors de son arrestation. Au vu de son âge avancé, Vincent Asaro, sait très bien que plaider coupable dans cette affaire, le ferait surement terminer sa vie derrière les barreaux et préféra donc tenter sa chance dans un tribunal fédéral. Pour mener à bien ce nouveau procès, qui devrait débuter dans plusieurs mois, les procureurs vont faire appel à des anciens membres de la famille Bonanno, qui connaissent parfaitement bien la personnalité de Vincent Asaro. Le premier, est Salvatore Vitale, l’ancien Underboss de la famille Bonanno au début des années 2000, qui viendra témoigner, mais aussi son ex beau-frère, et ancien Parrain de la famille Bonanno, Joseph Massino (Cf : Joseph Massino Aka The Last Don). Ce dernier, qui vient de sortir de prison après avoir aidé le gouvernement fédéral dans plusieurs procès contre des membres de la Cosa Nostra, sera sans nul doute un des témoins vedette. Joseph Massino a toujours eu une relation très tendue avec Vincent Asaro, avec qui il n’avait pas hésité a le « rétrograder » au simple rang de Soldat à la fin des années 1990, pour le remplacer par son propre fils Jérôme « Jerry » Asaro, ce qui sema le « désordre » dans la famille Asaro. D’après les autorités fédérales, Vincent Asaro a toujours eu un tempérament agressif. En 2005, a l’extérieur d’un club social détenu par la famille Bonanno, dans le quartier de Ozone Park, le mafieux s’était bagarré avec plusieurs jeunes, qui avaient jeté une bouteille en verre sur la façade de son club. Quand en Juin 2013, le FBI entreprit des fouilles dans l’ancienne maison de James Burke, Vincent Asaro comprit tout de suite que quelque chose n’allait pas (Cf : Fouille dans la maison d’un « Affranchi »). Il faut dire, que grâce aux renseignements de Joseph Massino, le FBI recherchait les restes du cadavre de Paul Katz, un vieux souvenir pour le mafieux, qui pouvait s’il était retrouvé, l’amener directement à son arrestation et à une accusation pour meurtre. Dans la voiture, avec son cousin, Gaspare Valenti, Vincent Asaro était très intrigué par ce qui était en train de se passer, il entreprit une discussion avec son cousin, sans savoir que ce dernier portait un micro ce jour là :
Vincent Asaro : Que se passe t’il ?
Gaspare Valenti : Les fédéraux sont tous sur Liberty Avenue.
Vincent Asaro : Pourquoi ils sont là bas ?
Gaspare Valenti : Je ne sais pas
Vincent Asaro : Ok très bien laisse-moi-y aller. Ne me contacte pas. Je t’appellerai plus tard.
Une fois sortie du véhicule, Vincent Asaro contacta un Associé de la famille Bonanno et avec son véhicule, passa à plusieurs reprises devant l’ancien domicile de James Burke, juste sous le nez des fédéraux. Les enregistrements de Gaspare Valenti ont permis aussi au FBI de constater que Vincent Asaro n’entretenait pas une très bonne relation avec Thomas « Tommy D » DiFiore (voir photo). La scène se passa en Juin 2012, Vincent Asaro, parla de son altercation avec le nouvel Acting Boss de la famille Bonanno : « Maintenant nous avons un putain de salaud (en parlant de Thomas Difiore), le nouveau patron, celui qui habite à Long Island ». Vincent Asaro ne s’entendait pas très bien avec Thomas DiFiore, car d’après lui, ce dernier lui prenait une grosse partie de ses bénéfices. A un moment, quand le Capitaine de la famille Bonanno récolta près de 30000 dollars, Thomas DiFiore, prit la moitié de ses gains, ce qui le rendit furieux.
Vincent Asaro : J’ai eu une grosse dispute avec lui l’autre jour. J’ai gagné 30000 dollars, et il a exigé la moitié de mes bénéfices. Je veux tuer ce fils de pute. Je lui ai dis, « Vous prenez quinze ? (15000 dollars), il m’a répondu, « Oui , car sans moi, vous auriez jamais eu cet argent.
Gaspare Valenti : Il est comme ça ?
Vincent Asaro : Oh c’est un enculé. Joey Massino ressemblait à Saint Anthony comparait à
lui.

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