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UN SOLDAT DE LA OUFIT INCARCÉRÉ POUR AVOIR MENACÉ UN TÉMOIN

30 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

UN SOLDAT DE LA OUFIT INCARCÉRÉ POUR AVOIR MENACÉ UN TÉMOIN

Pour Paul Carparelli (voir photo), un Soldat de la Outfit, il ne fait aucun doute que la Cosa Nostra passe avant toute chose. Arrêté en 2013 par le FBI et accusé d’extorsion, Paul Carparelli avait su démontré dans plusieurs enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux, que le Soldat de la Outfit « incarnait pour lui les valeurs de la Cosa Nostra » : « Je ne changerai pas. Pourquoi? car je suis un « homme fait » (membre initié de la Cosa Nostra) et que je suis fier de l'être et je le serai toute ma vie ». Opérant depuis Cicero, Paul Carparelli a d’après les procureurs, profitait de sa relation étroite avec l’actuel Parrain, Salvatore « Solly D » DeLaurentis et des membres d’autres organisations, comme les Outlaws Motocycle, pour mener des opérations criminelles pour le compte de la Outfit de Chicago. Son domaine ? l’extorsion, et pour récupérer une dette de jeux ou voler de l’argent à un individu, Paul Carparelli n’hésite pas une seule seconde à utiliser la violence ou de donner des conseils à plusieurs de ses Associés sur la « bonne technique » à adopter pour récupérer le plus rapidement son argent : « C'est facile, bordel c'est super facile. Tu l'attrapes, tu lui casses sa putain de mâchoire, tu lui casses les bras et tu le laisses dans la rue. Ca te prends que 5 minutes et après tu auras ton argent » avait déclaré le Soldat de la Outfit à un individu qui se révéla être par la suite un agent infiltré du FBI. Dans un autre enregistrement effectué quelques semaine à peine avant son arrestation, Paul Carparelli raconta à l’agent infiltré comment se « tenir » pour éviter d’avoir gros problèmes avec lui : « C’est simple, si tu me voles pas et que me balances pas, je serais fidèle à mille pourcents ». Pour les personnes qui ne rentraient pas dans les « critères », la sanction tombée très vite et pouvait entrainer des blessures graves pour les individus. Car la violence fait partie quotidiennement de la vie de Paul Carparelli et dans un autre enregistrement, on pouvait entendre le Soldat de la Outfit, raconter à l’agent infiltré comment il avait « exploser les côtes et la tête » d’une personne qui devait de l’argent à la Cosa Nostra. Malgré les nombreuses menaces répétées par le Soldat de la Outfit, le juge fédéral en charge du dossier, avait décidé en Août 2013, de le libérer sous caution, en attendant un procès qui devait commencer dans plusieurs mois. En attendant, Paul Carparelli devait bien sur se tenir à carreau, et de ne côtoyer en aucun cas les principales victimes dans cette affaire et bien entendu, ses Associés de travail. Mais la tentation était trop forte pour Paul Carparelli, et quand ce dernier se balada au bord de sa Cadillac il y a quelques semaines, il repéra très vite l’une des victimes qui avait porté plainte contre lui pour différentes menaces. Le Soldat de la Outfit devait plaider coupable des accusations portées contre lui le mois prochain, mais une petite provocation contre la personne qui l’avait fait arrêter semblait tout à fait normal pour lui. S’arrêtant devant un restaurant ou se tenait l’individu en question, il demanda à un des employés de venir s’approcher de sa voiture pour qu’il transmette un message : « Dites lui que c’est un putain de rat et dites lui surtout ce que l’ont fait aux rats ». Malheureusement pour Paul Carparelli, la scène fut filmée par une vidéo de surveillance se trouvant près du lieu en question. Face à ces menaces, les procureurs fédéraux demandèrent à juste titre la révocation de sa libération sous caution, qui fut accordée par le juge fédéral. Ne bronchant pas une seule seconde, Paul Carparelli enleva tranquillement sa montre et sa chaîne en or, avant d’être emmener directement en prison en attendant son verdit : « Vous pensiez seulement que c’était des paroles anodines contre une personne qui vous avez accusé » déclara le juge fédéral. L’avocat du Soldat de la Outfit resta assez perplexe face à cette décision, se demandant pourquoi son client prendrait le risque de menacer un individu alors qu’un accord de plaidoyer était sur le point d’être finalisé : « Pourquoi ferait-il cela » déclara son avocat. La raison est surement très simple et évidente dans le sens ou Paul Carparelli vit depuis des années pour une seule chose, la Cosa Nostra.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE EST DÉSORMAIS UN HOMME LIBRE

27 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE EST DÉSORMAIS UN HOMME LIBRE

Le Parrain de la famille de Philadelphie, Joey Merlino (voir photo) est désormais un homme libre. Condamné à près de quatre mois de prison pour une violation de libération conditionnelle en Janvier dernier, Joey Merlino a quitté un pénitencier fédéral situé en Floride il y a quelques jours, pour y intégrer une maison de transition. Sa sortie officielle était normalement programmée au 04 Mai prochain, mais une cour d’appel fédérale décida de libérer le présume Boss de la famille de Philadelphie, dix jours avant, sous prétexte que le gouvernement fédéral avait « mal informé » Joey Merlino des infractions commises lors de sa libération conditionnelle : « Il est sorti, c’est une homme libre » déclara son avocat Edwin Jacobs, connu pour ne défendre que des membres du crime organisé. Joey Merlino était sorti de prison en 2011 après y avoir purgé près de douze années pour des charges de racket. Dès sa sortie, il avait décidé d’emménager avec sa famille dans l’État de Floride, pour y commencer selon lui « une nouvelle vie », « loin » du crime organisé. Joey Merlino, avait des conditions très strictes sur sa libération conditionnelle et la moindre infraction, pouvait le faire retourner purger le reste de sa peine. En Juin 2014, Joey Merlino qui était suivi depuis un moment par la police d’Etat, rencontra, selon son avocat « fortuitement » un Capitaine de la famille de Philadelphie, John « Johnny Chang » Ciancaglini un proche de Joey Merlino, dans un bar à cigare à Boca Raton. Lors de cette rencontre, deux membres du crime organisé proche de la Cosa Nostra, étaient eux aussi présents ce qui confirmèrent pour les procureurs fédéraux que Joey Merlino avait bien violé ses restrictions en matière de libération conditionnelle, de plus Joey Merlnio aurait « oublié » selonlui, de parler de cette rencontre avec son contrôleur judiciaire. Finalement, même après ce retour à la case prison en Janvier 2014, l’actuel Parrain pris assez à la rigolade cette incarcération, déclarant que ces « quatre mois de détention » tombaient bien, car il avait « besoin de repos ». De plus, une fois sortie, il sera un homme libre et pourra côtoyer et rencontrer sans aucun souci ses anciens Associés. Dernièrement, des sources proches venant du bureau des procureurs en charge du dossier contre la famille de Philadelphie, indiquaient que le gouvernement fédéral essayait de faire le rapprochemententre le meurtre de l’Associé de la famille de Philadelphie, Gino DiPietro, assassiné en Décembre 2013, en pleine rue par le Soldat Anthony Nicodemo et Joey Merlino. Selon eux, cet assassinat aurait été approuvé par Steven « Handsomme Steve » Mazonne actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie qui aurait eu le feu vert de Joey Merlino. Une fois sortie de prison, cela m’étonnerait fort que Joey Merlino retourne directement à Philadelphie reprendre en main et sur le terrain sa famille de crime. Gérait les affaires depuis la Floride à plusieurs avantages. Premièrement, il est loin des membres de la famille de Philadelphie et des querelles internes qui y règnent surtout en ce moment. De plus, en ouvrant un restaurant à son nom à Boca Raton, il peut toujours prétexter au gouvernement fédéral, qu’il ne gère qu’en fait une activité tout à fait légale. Les procureurs fédéraux par le biais de David Fritchey, ont déclaré que la décision du juge de libérer Joey Merlino, était « discutable », mais qu’il ne comptait pas faire appel de ce verdict : « Au mieux, il resterait en résidence surveillée pendant une semaine, cela ne sert pas à grand-chose » déclara le procureur fédéral. Par ailleurs, il a refusé de commenter les rumeurs comme quoi un dossier RICO était en préparatif contre l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie et plusieurs membres de la Cosa Nostra, dans le but surtout de ne pas trop éveiller les soupçons et laisser les mains libres à Joey Merlino de continuer à gérer ses affaires sous l’œil attentif du gouvernement fédéral.

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DES MEMBRES INFLUENTS DE LA COSA NOSTRA CONDAMNÉS A DE COURTES PEINES DE PRISON

24 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Stephen « Beach » DePiro (voir photo à gauche) est un l’un des Soldats les plus influents de la famille Genovese dans l’État du New-Jersey. Arrêté en 2011, en même temps que plusieurs Associés de son équipe, Stephen Depiro fut accusé d’utiliser l’intimidation et la violence pour contrôler d’une main de fer le Port de Newark (Elizabeth Marine Terminal). Au regard de son casier judiciaire, aucun crime violent n’est à signalé, c’est pour cela que le juge en charge de ce dossier, avait décidé de le libérer sous caution et de le maintenir par une détention à domicile. Mais son influence est telle, qu’une grande partie des marchandises arrivant dans le port du New-Jersey, continuaient à être détournées malgré son absence. En Décembre 2014, soit pratiquement trois ans après son arrestation, Stephen DePiro décida de plaider coupable des charges retenues contre lui, un accord avec les procureurs qui lui permit de faire baisser considérablement sa peine de prison. La semaine dernière, en arrivant devant la cour fédérale de New-York ou le Soldat de la famille Genevose, s’apprêtait à recevoir son verdict, Stephen DePiro est arrivé comme à son habitude, habillé des plus grandes marques de vêtements, au volant de sa voiture de sport. L’audience ne dura que quelques minutes, une formalité pour la juge fédérale Claire Cecchi qui condamna le Soldat de la famille Genovese à près de trois ans et demi derrière les barreaux, un verdict que Sephen DePiro accepta sans broncher, refusant même la possibilité de parler une dernière fois avant son incarcération. Avant ce verdict, son avocat essaya par tous les moyens possibles de raccourcir au maximum la peine de son client, en déclarant que Stephen DePiro était un « citoyen modèle », qu’il était « profondément religieux », et qu’il allait tous les dimanches à la messe. De plus, rajouta t’il, plusieurs prêtres avaient écrit des lettres de soutien quand ce dernier fut arrêté en 2011. Toujours d’après son avocat, côté familiale, Stephen DePiro est « un exemple à suivre », car sa femme l’a toujours dis, son mari est « un homme dévoué et sympathique, qui est capable de gérer n’importe quelle situation ». Pour les procureurs fédéraux, le son de cloche est forcément différent. Oui Stephen DePiro est quelqu’un de « dévoué », mais pour sa deuxième famille, les Genovese : « Il est surtout très fidèle à la famille Genovese» ironisa le procureur Anthony Mahajan. Stephen DePiro qui se tenait debout à quelques mètres seulement, ne réagissait pas. Le procureur fédéral se lança alors dans des attaques contre le Soldat de la famille Genovese, expliquant que les dockers du port de Newark, qui avaient été convoqués devant un grand jury fédéral avant l’inculpation de Stephen DePiro pour y venir témoigner, avaient tous menti, craignant des représailles par la suite. Anthony Mahajan déclara qu’a cause de la peur et des menaces répétées des différentes familles de la Cosa Nostra, sur le port de Newark , le port « n’était plus le centre prospère du commerce international comme il pouvait l’être auparavant ».

Alors que le Soldat de la famille Genovese était condamné à trois ans et demi de prison, quelques jours avant la comparution de Stephen DePiro, un Capitaine de la famille Bonanno était lui aussi présenté devant un tribunal fédéral pour y recevoir son verdict. Giacomo « Jack » Bonventre (voir photo à drote), qui est considéré par la justice Américaine, comme un membre très haut placé des Bonanno, se permettant même de « refuser » le poste de Consgiliere, comparaissait devant une cour fédérale après avoir plaidé coupable d’avoir essayé de récupérer de l’argent venant d’un prêt usuraire. Contrairement aux autres accusés dans cette affaire, Giacomo Bonventre avait été libéré sous caution, et comme Stephen DePiro, maintenu à domicile. Malgré le fait qu’il soit reconnu comme un membre très haut placé dans la famille Bonanno, Giacomo Bonventre, n’a « que » deux précédentes condamnations qui furent soldées par des courtes peines de prison pour falsification de documents en 2005 et jeu illégal en 2007, des charges beaucoup moins importantes que ses compatriotes, accusés la plupart pour de meurtres crapuleux s’étant déroulés il y a des dizaines d’années. Giacomo Bonventre fut pendant des années un Soldat dans l’équipe de Jérôme Asaro, condamné dernièrement à sept ans et demi de prison pour avoir déplacé le corps de Paul Katz, un Associé de la famille Lucchese qui coopérait avec les autorités. D’après les procureurs fédéraux, Giacomo Bonventre était content de sa situation en tant que Soldat dans une équipé dont il respectait son supérieur et à montré pendant des années son dévouement complet à la famille Bonanno, qui pour le récompenser lui avait proposé un poste de Capitaine puis dans la hiérarchie, qu’il refusa alors. Toujours selon les procureurs, même si la peine encourue est « dérisoire » par rapport au « gabarie » de l’accusé, il fallait condamner le Capitaine de la famille Bonanno à la peine maximale, mais la juge Allyne Ross, décida de condamner Giacomo Bonventre à vingt et un mois de prison dans un pénitencier fédéral.

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LE MEURTRE D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE APPROUVÉ PAR LA HIÉRARCHIE ?

21 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LE MEURTRE D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE APPROUVÉ PAR LA HIÉRARCHIE ?

Selon de nombreux rapports, le meurtre de Gino DiPietro (voir photo), un Associé de la famille de Philadelphie, abattu en pleine rue en Décembre 2012, aurait été approuvé par la hiérarchie de la famille mafieuse et en particulier par son Parrain, Joey Merlino. Gino DiPietro était un trafiquant de drogue notoire, qui fut condamné à plusieurs reprises à des peines de prison et qui pour éviter d’être incarcéré à une plus longue peine, avait décidé de collaborer avec la justice Américaine, en mettant des membres de la famille de Philadelphie derrière les barreaux, dont son propre cousin Victor DiPietro. En Décembre 2012, en pleine heure de pointe et devant des nombreux témoins, Gino DiPietro, fut abattu de plusieurs balles dans le corps, par un individu masqué qui prit immédiatement la fuite au bord d’un véhicule tout terrain. Face aux nombreuses personnes présentes lors de cet assassinat, l’identification de la voiture se révéla très facile et quelques minutes plus tard, la police se trouvait déjà devant la maison d’Anthony Nicodemo, un Soldat de la famille de Philadelphie, qui était déjà soupçonné par les autorités dans plusieurs meurtres de style mafieux. Les preuves trouvées lors de son arrestation furent accablantes, car pour réaliser ce meurtre, Anthony Nicodemo n’avait pas hésité à utiliser son propre véhicule personnel, ce qui lui valut d’être considéré comme « le meurtre mafieux le plus stupide » opéré aux États-Unis. Incarcéré le jour même, Anthony Nicodemo décida de plaider non coupable et suivit une ligne de défense assez incroyable, en prétextant qu’un individu l’avait forcé à prendre son véhicule pour commettre ce meurtre crapuleux. Le procès qui commença en Mai 2014, s’arrêta très vite quand les procureurs fédéraux soupçonnèrent le Soldat de la famille de Philadelphie d’avoir essayé avec l’aide de membres de sa famille, de corrompre une partie du jury. Quelques mois plus tard, retournement de situation et alors que son deuxième procès allait bientôt commencer, Anthony Nicodemo décida de plaider coupable de cet assassinat et fut condamné à une peine allant de vingt-cinq ans à cinquante de prison dans un pénitencier fédéral. Le fait de plaider coupable, donne à Anthony Nicodemo augmente considérablement son respect auprès de la famille de la Philadelphie, mais elle permet aussi de couvrir certaines personnes qui auraient pu être impliquées dans ce meurtre, car les procureurs en étaient persuadés, Anthony Nicodemo, n’avait pas organisé lui-même cet assassinat et surtout, il n’était pas tout seul ce jour-là. Les procureurs pensent en effet, qu’un ami proche d’Anthony Nicodemo, Dominic « Baby Dom » Grande, qui n’est pas encore un membre initié de la famille de Philadelphie était le vrai « tireur » dans cette histoire, Anthony Nicodemo n’aurait servi ce jour-là « que » de chauffeur. De plus, cet assassinat a eu lieu en Décembre 2012, en plein procès contre l’ancien Acting Boss, Joseph « Uncle Joe » Ligambi et de son Consigliere, George « Georgie Boy » Borgesi (Ils seront pas la suite acquittés des charges fédérales retenues contre eux). Pour les procureurs, il ne fait alors aucun doute que la décision de tuer Gino DiPietro fut prise par Joey Merlino, actuel Parrain de la famille. Ce dernier, va en Mai prochain, terminer une peine de quatre mois de prison pour une violation de libération conditionnelle, après avoir rencontré le Capitaine de la famille de Philadelphie, John Ciancaglini en Juin dernier dans un bar à cigares à Boca Raton, lieu où réside l’actuel Parrain. Lors de sa libération de prison en 2011, Joey Merlino fut soumis à des lourdes contraintes sur sa liberté surveillée, alors comment a-t-il pu donner son autorisation pour le meurtre de Gino DiPIetro ?. Pour les procureurs cela est simple, en profitant de l’enterrement de son père, Salvatore « Chuckie » Merlino, un ancien membre dirigeant de la Cosa Nostra, décédé dans une prison fédérale en Octobre 2012. Son enterrement eut lieu en Novembre 2012, soit un mois avant l’assassinat Gino DiPietro, et pendant cette période, Joey Merlino, eut l’autorisation exceptionnelle de son contrôleur judiciaire de partir à Philadelphie pour assister aux funérailles de son père, pendant un peu plus de sept jours. Selon les procureurs, c’est pendant ces sept jours, que Joey Merlino rencontra Anthony Nicodemo secrètement dans un restaurant de la ville et donna son autorisation de commettre ce meurtre. Toujours selon les procureurs, le feu vert aurait été de nouveau approuvé par Steven Mazzone la veille de l’assassinat, par une rencontre entre ce dernier, Anthony Nicodemo et Dominic Grande. Alors pourquoi avoir tué Gino DiPietro ? Premièrement, il était avéré que ce dernier collaborait avec la justice depuis déjà un petit moment, mais aussi surtout car les mafieux avaient peur qu’ils finissent par raconter aux autorités l’implication de Joey Merlino et d’Anthony Nicodemo dans le meurtre du Soldat John « Johnny Gongs » Casasanto en 2003, un assassinat qui ne fut pas encore résolu par la justice Américaine. La première personne à avoir découvert le corps gisant de John Casanto fut Victor DiPietro actuellement incarcéré, qui raconta que son grand frère Salvatore DiPietro, un Associé de la famille de Philadephie lui aussi derrière les barreaux, avait raconté à un de ses compagnons de cellule que son cousin Gino connaissait les meurtriers dans cette affaire.

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UN REPENTI DE LA COSA NOSTRA DONNE DES DÉTAILS SUPPLÉMENTAIRES SUR LE VOL DE LA LUFTHANSA

18 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN REPENTI DE LA COSA NOSTRA DONNE DES DÉTAILS SUPPLÉMENTAIRES SUR LE VOL DE LA LUFTHANSA

En Janvier 2014, des membres de la famille Bonanno avaient été arrêtés et inculpés dans le casse de la « Lufthansa ». D’après les enquêteurs, Vincent « Vinny » Asaro qui est identifié comme un Capitaine de la famille Bonanno, fut grâce à de nombreux enregistrements, considéré comme l’un des cerveaux de ce fameux vol ,qui sera immortalisé quelques années plus tard par Martin Scorsese dans le film « Les Affranchis » en 1990. Au départ l’idée de ce braquage était venu dans l’esprit d’un homme, James « Jimmy The Gent » Burke (voir photo), un célèbre Associé de la famille Lucchese et compagnon de fortune de l’ancien repenti Henry Hill. Pendant des années, la justice Américaine avec le FBI en tête, pensaient que le casse de la Lufthansa avait été un « coup » entièrement monté par la famille Lucchese, avec l’aide de son puissant Capitaine Paul Vario, mais des enregistrements dévoilés près de vingt ans plus tard démontrèrent le contraire. Le vol avait eu lieu dans l’aéroport JFK et à cette époque et encore aujourd’hui, les différentes familles de la Cosa Nostra ont une présence significative et contrôlent plusieurs secteurs à l’intérieur de l’enceinte. A la fin des années 1970, Vincent Asaro, qui était à l’époque encore un simple Soldat, y contrôlait les rackets et pour effectuer correctement ce braquage, James Burke, qui était l’un de ses amis d’enfance, dût faire appel à lui. Depuis dix ans à peu près, la famille Bonanno se fit remarquée par son nombre d’informateurs. Elle qui se vantait au début des années 2000, d’être l’une des cinq familles à ne pas avoir eu de membres coopérant avec la justice Américaine, à vu en quelques années, le nombre de repentis grandement augmentés après la désertion de son Parrain Joseph Massino. La plupart d’entre eux, sont entrés dans le programme de protection des témoins, profitant que la justice Américaine leur accorde une seconde chance, pour pouvoir commencer une nouvelle vie loin du crime organisé, dans un autre Etat. D’autres, profitent de leur passé dans la Mafia pour raconter leur vie via des livres autobiographiques, ou en apparaissant dans différents médias Américains, très friands encore de ce genre d’infos. La semaine dernière par exemple, un ancien Capitaine de la famille de Bonanno, Dominick Cicale, qui décida de collaborer après avoir été inculpé du meurtre de Randolph Pizzolo, donna sa version de l’histoire sur ce célèbre braquage. Pour lui, il ne fait aucun doute que James Burke fut l’auteur de ce vol historique, mais il confirma ce que les procureurs fédéraux pensaient depuis un moment, que la famille Bonanno était bien complice dans cette affaire. Pour lui, il en a eu la certitude de son ancien « ami », Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano (Acting Boss de la famille Bonanno pendant l’incarcération de Joseph Massino, il sera condamné à la prison à perpétuité quelques années plus tard). Le 14 Décembre 2001, au célèbre restaurant Rao dans East Harlem, Dominick Cicale était attablé avec Vincent Basciano et le beau-fils de James Burke, Soldat dans la famille Bonanno, Anthony « Bruno » Indelicato. A table, les trois mafieux parlent forcément de business, pensant que leur conversation serait cachée par la musique ambiante qui envahit le restaurant Italien, mais Dominick Cicale se souvenait de tout, des moindres paroles. Il se souvient par exemple que Vincent Basciano lui avait déclaré savoir ou « se cacher l’argent » de la Lufthansa. Vincent Basciano expliqua que James Burke avait demandé à « un de ses amis » de « louer » un coffre-fort dans une banque du Queens, pour y déposer une partie du fameux butin tant recherché par le FBI pendant des années. Une fois le coffre mis à disposition, James Burke y aurait déposé pour près de quatre millions de dollars, une énorme somme à cette époque, et aurait donné les clefs à ses deux filles Cathy et Robin. Interrogée par un journaliste à ce sujet, Cathy Burke qui est la femme d’Anthony Indelicato (actuellement emprisonné pour meurtre) éclata de rire et raccrocha à la figure du journaliste. Le problème dans cette histoire, c’est que Cathy Burke, s’était confiée à son mari en 1998, qui l’époque venait de sortir de prison après avoir purgé plus de dix ans dans le procès dit de la « Commission » (Anthony Indelicato avait été identifié comme l’un des principaux tueurs dans le meurtre de l’ancien Parrain de la famille Bonanno, Carmine Galante). En bon Soldat dévoué à la famille Bonanno, Anthony Indelicato en parla à Vincent Basciano, qui grâce la clef récupéré, a pu se servir pendant des mois dans le coffre qui était à l’origine destiné à Cathy Burke.D’après l’ancien Capitaine Dominick Cicale, Anthony Indelicato, l’ex beau-fils et Vncent Basciano, auraient en plusieurs mois, retiré plusieurs centaines de milliers de dollars qu’ils utilisèrent en jouant à Las Vegas, ou dans le projet d’un film sur les « furets » chose inconcevable et qui ne rapporta au final pas un dollar aux deux mafieux. Toujours d’après Dominick Cicale, Vincent Basciano ne s’arrêta pas là et se permit de prendre près dans les fonds personnels de Cathy Burke en lui prenant près de quarante mille dollars qui était réservé aux études de sa fille. En apprenant ça, cette dernière aurait été furieuse et aurait immédiatement demandé le divorce envers Anthony Indelicato, plus préoccupé par les affaires de la famille Bonanno que sa propre famille. Quant-à James Burke, il décéda dans une prison fédérale en 1996 en raison d’une longue maladie.

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LA COMMISSION, ORGANE SUPRÊME DE LA COSA NOSTRA EST-ELLE ENCORE ACTIVE ?

15 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

LA COMMISSION, ORGANE SUPRÊME DE LA COSA NOSTRA EST-ELLE ENCORE ACTIVE ?

Pour éviter d’être dirigé par un seul chef, par un Capo Di Tutti Capi qui contrôlerait les chefs des différentes familles mafieuses, Salvatore Lucania ou Charles « Lucky » Luciano, mafieux légendaire, avait formé un organe de contrôle appelé « La Commission » dès 1931. La Commission, c'est comme un conseil d’administration du crime organisé, ou les différents Parrains des familles de la Cosa Nostra se réuniraient pour prendre des décisions, régler les arbitrages financiers et territoriaux, ouvrir « les livres » (autoriser le recrutement de nouveaux membres dans les familles), autoriser le partenariat avec d’autres organisations criminelles (Juifs, Irlandais, Russes), mais surtout essayer de résoudre les conflits. Au jour d’aujourd’hui, les Parrains des familles restantes de la Cosa Nostra implantées aux États-Unis, se réunissent très rarement et selon le FBI, la dernière réunion officielle daterait de l’année 2000, il y a de cela quinze ans. Quand on parle de Commission, on pense immédiatement à la « réunion d’Apalachin », véritable fiasco pour la Cosa Nostra et qui montra au grand jour, à un public Américain qui pensait que la Mafia était une société secrète ou rien ne filtrait, la véritable image du crime organisé. Ce rassemblement de plusieurs dizaines de mafieux venant des quatre coins des Etats-Unis, s’était déroulé en 1957, dans la propriété d’un membre de la famille Bufalino, Joseph « Joe The Barber » Barbara. Les décisions qui devaient être prises ce jour là était assez importantes et concernaient en autre : le trafic international de stupéfiants avec Cosa Nostra en Sicile et la répartition des différents rackets dans la ville de New-York et dans les grandes villes des Etats-Unis. Joseph Barbara avait subi une crise cardiaque l’année précédente et les chefs mafieux quand ils se firent arrêtés, prétextèrent qu’ils venaient seulement au « chevet » d’un ami malade, drôle de coïncidence. Ce jour là, des personnalités comptant comme les plus influentes du crime organisé, comme Carlo Gambino de la famille Gambino, Joe Profaci de la future famille Colombo, Vito Genovese de la famille Genovese et Joseph Bonanno, de la famille Bonanno, furent arrêtés et condamnés à des peines allant à des amendes de plusieurs milliers de dollars, à de la prison, des verdicts qui seront pour la plupart annulés l’année suivante. Malgré l’image désastreuse que provoqua ce sommet pour la Cosa Nostra, cette dernière continua à se réunir à différentes reprises. D’après le FBI, les chefs mafieux se sont rassemblés en 1966 au restaurant la Sella dans le Queens, et en 1978 à Brooklyn au restaurant Tommaso. Les pouvoirs de la Commission sont très importants. Elle peut approuver le contrat sur un Parrain en exercice comme ce fut le cas en autre pour Carmine Galante de la famille Bonanno, ou encore plus drastique, elle peut exclure temporairement une famille de la Cosa Nostra siégeant au conseil à cause de son instabilité ou en raison d’un manquement grave par rapport aux règles établies, comme ce fut le cas avec la famille Bonanno, qui a été retirée temporairement en raison de son implication trop forte dans le trafic de drogue. Entre temps, des commissions dites « restreintes » ou ne sont présents seulement que les Parrains New-Yorkais, eurent lieux à divers endroits tenus par des membres de la Cosa Nostra pour y discuter d’affaires « moins importantes ». D’après l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, Paul Castellano « raffolé » de ce genres de réunions au grand détriment des autres Parrains, qui ne voulaient se réunir que pour des choses importantes. L’ancien Boss de la famille Gambino s’intéressait à tous les conflits qui pouvaient découler du racket de la construction ou des autres domaines liés à la Cosa Nostra, des millions de problèmes à résoudre. Au fond de lui, même s’il était un membre initié de la Cosa Nostra, il se comportait vraiment comme un homme d’affaire. C’est aussi dans les années 1980, que les procureurs fédéraux lancèrent le procès dit de « La Commission » pour reprendre le terme d’un organe suprême du crime organisé, qui contrôle les différents rackets dans la ville de New-York. Les condamnations furent exemplaires et les familles Gambino, Genovese, Colombo et Lucchese perdirent leur leadership à l’exception de la famille Bonanno, qui profitant de l’affaire Donnie Brasco fut épargnée par cette enquête et se reconstruit alors plus rapidement. Dans les années 1990, les rencontres officielles eurent lieu dans différents Hôtels-Casinos de Las Vegas au Stardust plus précisément. Depuis, les réunions de la Commission se firent les plus discrètes. Au début des années 2000, la répression policière était tellement forte que les mafieux changèrent de méthode. Toujours d’après le FBI, la réunion qui se déroula en 2000, eut lieu dans la cave d’une maison modeste à Rego Park dans le Queens, appartenant à un Soldat de la famille Bonanno, Louis Restivo. A cette époque, la hiérarchie des différentes familles étaient complètement différentes que celle d’aujourd’hui. Au début des années 2000, Joseph « The Last Don » Massino, de la famille Bonanno, régnait d’une main de fer et était considéré comme le dernier Parrain à ne pas être incarcéré dans un pénitencier fédéral. En effet, les autres familles New-Yorkaises, étaient dirigées à cette période par des Acting Boss qui retranscrivaient les ordres des Parrains emprisonnés. Ce « conclave » qui avait réuni les cinq familles de New-York n’était pas dans la même forme qu’il y a plusieurs décennies. Les offensives lancées par le FBI avec l’aide de la loi fédérale RICO avaient décimés une partie de la Cosa Nostra, qui désormais pour prendre des décisions, ne pouvaient plus se permettre de s’afficher au grand jour, il fallait donc se cacher. Depuis la stratégie des familles de la Cosa Nostra est simple, pour éviter l’attention du gouvernement fédéral, il faut éviter les réunions clandestines, qui permettrait au FBI de se faire une idée plus précise des « forces environnantes ». Même aujourd’hui, des conflits entre famille existent toujours, mais la plupart son réglés par l’intermédiaires de Capitaines expérimentés, évitant ainsi la surexposition des Parrains, plus concentrés à éviter les pièges de la justice.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE DE DEVENIR CONSIGLIERE

12 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE DE DEVENIR CONSIGLIERE

Il n’y a que dans les films de gangsters ou le Parrain d’une famille de la Mafia fait « une offre qui ne se refuse pas ». En réalité, les Associés et les membres initiés de la Cosa Nostra décident ou non de leur propre avenir, face à une mentalité mafieuse qui a beaucoup changé ces dernières années. En 2013 déjà, la procureure fédérale Liz Geddes, avait révélé que l’Associé de la famille Gambino Joseph Petillo avait tout simplement refusé son intronisation dans la Cosa Nostra, une chose invraisemblable qui aurait pu couter la mort sans avertissement il y a encore quelques décennies. Ce cas n’est vraiment pas isolé, et d’autres comme Francis « BF » Guerra de la famille Colombo on en fait autant. Mais cette pratique est tout aussi vraie pour les membres initiés d’une famille mafieuse qui décident ou non de leur évolution au sein de la borgata. Le Capitaine de la famille Bonanno, Giacomo « Jack » Bonventre (voir photo) a été arrêté en même temps que d’autres membres en Janvier 2014 et soupçonné de différents crimes. Contrairement à ses collègues mafieux, il a eu la chance par le juge fédéral en charge de ce dossier, d’être assigné à résidence en attendant son futur procès, ce qui ne l’empêcha pas à plusieurs reprises de demander au tribunal des autorisations de sorties pour des raisons strictement personnelles. Le mafieux qui avait décidé de plaider dès son arrestation non-coupable de prêt usuraire, revint sur sa décision en Octobre dernier en plaidant coupable des charges retenues contre lui, ce qui diminua considérablement sa peine encourue. Ces derniers temps, les membres de la famille Bonanno qui furent arrêtés l’année dernière et qui ont décidé d’avoué leur crime à la justice Américaine, sont en train de recevoir un par un leur peine, des verdicts qui sont pour la plupart assez cléments. L’Acting Boss en exercice Thomas « Tommy D » DiFiore fut condamné à vingt et mois de prison pour complot, alors Jérôme « Jerry » Asaro, fils de Vncent Asaro, principal suspect dans le vol dit de la « Lufthansa »,fut condamné à sept ans et demi de prison, pour avoir déplacé le corps de l’Associé Paul Katz, un Associé de la famille Lucchese que les mafieux soupçonnaient de collaborer avec la justice Américaine La semaine dernière, les procureurs fédéraux avaient déclaré que Giacomo Bonventre avait tout simplement refusé le poste de Consigliere de la famille Bonanno, pour un membre de la Cosa Nostra, cela peut se révéler être une drôle de décision. Pour l’avocat de Giacomo Bonventre, l’info lancée par les procureurs fédéraux, n’a que pour seul but que d’influencer le juge fédéral, à donner un verdict plus sévère contre son client, il soutient d’ailleurs que son soi-disant rôle de « conseiller » n’a rien avoir avec son affaire pour laquelle il avait décidé de plaider coupable. Pour prouver ce qu'ils disent, es procureurs fédéraux avaient envoyé un enregistrement au juge fédéral ou on pouvait entendre Vincent Asaro, qui sera jugé ultérieurement, dire à un des Associés de la famille Bonanno que Giacomo Bonventre avait « refusé » le poste de Consigliere : « Il ne voulait pas de ça, il voulait pas avoir autant de responsabilités » déclara t’il. « En supposant que cette information soit vraie, les familles de la Cosa Nostra n’ont plus la même influence qu’il y a vingt ou trente ans. Être « Consigliere » d’une famille n’a plus la même signification aujourd’hui » déclara l’avocat de la défense Gordon Mehler. Pour prouver l’innocence de son client, Gordon Mehler décrivit le Capitaine de la famille Bonanno, comme le simple propriétaire d’une entreprise de carrosserie, que des prêtres avaient même envoyé plusieurs lettres de soutient après son arrestation, pour dire que Giacomo Bonvenventre les avait aidé après l’ouragan Sandy qui frappa New-York en 2012. Le rôle d’un Consigliere est de par son nom de conseiller le Parrain d’une famille, mais aussi grâce à son expérience, de résoudre les litiges entre les différents membres. Généralement, c’est un « poste de l’ombre », mais le titre en fait l’une des personnes les plus importantes de la famille derrière l’Underboss. La marge de manœuvre de l’actuel Parrain Michael « The Nose » Mancuso incarcéré pour meurtre et libérable en Juin 2019 reste très limitée. De sa prison, il peut essayer de faire passer des messages par le biais d’intermédiaires, comme son neveu et fraichement nommé Soldat de la faille Bonanno, Frank « Frankie Boy » Salerno. Mais l’organisation d’une nouvelle hiérarchie reste très difficile à construire à distance, c’est pour cela que les procureurs pensent que la famille Bonanno change régulièrement d'Acting Boss pour éviter les poursuites judiciaires à leur encontre. Pourtant, sur le papier, l’actuel Consigliere est Anthony « Fat Anthony » Rabito, qui occupe ce poste depuis 2004, mais ses différentes condamnations ces dernières années ont grandement fragilisé sa position. D’après la justice Américaine, la famille Bonanno aurait initié plus d’une dizaine de membres ces derniers mois, la plupart très proches de Michael Mancuso, dans le but de renfoncer son pouvoir et de reprendre les rênes convenablement lors de sa sortie de prison.

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UNE « LÉGENDE » DE LA FAMILLE DE DÉTROIT DÉCÈDE, LE PARRAIN RÉORGANISE SES ÉQUIPES

9 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

UNE « LÉGENDE » DE LA FAMILLE DE DÉTROIT DÉCÈDE, LE PARRAIN RÉORGANISE SES ÉQUIPES

Une légende de la famille de Détroit, Anthony « Tony Z » Zerilli (voir photo), connu par la justice Américaine pour avoir occupé plusieurs postes à responsabilité pendant des décennies, est décédé la semaine dernière dans sa résidence ou il séjournait dans l’État de Floride. Pour un agent du FBI qui a travaillé dans la surveillance du « Partnership » pendant des dizaines d’années, les décès de Giacomo Tocco l’été dernier et celle d’Anthony Zerilli il y a quelques jours, marquent clairement « la fin d’une époque » : « Il était le dernier d’une génération » déclara l’agent spécial. Les deux hommes avaient été inculpés en 1996, dans une opération de grande envergure lancée par le FBI, dans l’écrémage de plusieurs casinos à Las Vegas par la famille de Détroit. Giacomo Tocco qui occupait déjà à cette époque le poste de Parrain, en avait ouvertement voulu à Anthony Zerilli dont il accusait des membres de son équipe d'avoir été enregistrés dans leur voiture, donnant de nombreuses informations à la justice Américaine. Finalement, le Parrain de la famille de Détroit fut acquitté dans cette affaire, mais purgera en 1998 un peu plus d’un an dans une maison de transition et par la suite dans un établissement fédéral. Quant-à Anthony Zerilli, il purgea près de six années de prison entre 2002 et 2008, à sa sortie tout avait changé pour lui. Sur le papier et malgré son incarcération, Anthony Zerilli occupait encore le poste d’Underboss, mais en réalité, dès qu'il fut un homme libre, il fut rétrogradé au simple rang de Soldat, une situation que l’ancien membre fort de cette organisation criminelle accepta très mal. A plusieurs reprises, il demanda à Giacomo Tocco de pouvoir « récupérer » ses galons au sein de la famille, mais le Parrain vieillissant refusa à chaque fois. Pour « se venger » Anthony Zerilli, donna une interview à la chaine NBC en Janvier 2013, sur la disparation du célèbre syndicaliste des Teamsters James « Jimmy » Hoffa. Pour se justifier de son comportement, une chose assez rare dans la famille de Détroit, ou les membres liés par les liens du sang sont plus enclins à accepter les décisions de la hiérarchie, l’ancien Underboss de la famille de Détroit déclara qu’il était « complètement fauché », et que sa « qualité de vie était égale à zéro ». Déclarant qu’il considérait Jimmy Hoffa comme un « gentleman », il avait stipulé que ce dernier avait été battu à mort et enterré dans une "tombe peu profonde", dans un champs, à quelques mètres seulement de la propriété de Giacomo Tocco : « Si je n'étais pas en prison à ce moment là, il n'aurait jamais disparu » avait déclaré Anthony Zerilli. Pour la justice Américaine, il était clair qu’Anthony Zerilli avait fait ce genre de choses pour des raisons « purement financières », mais aussi en raison de sa relation qui devenait de plus en plus tendue avec Giacomo Tocco. Quelques mois plus tard, les agents du FBI avaient fouillé l’emplacement donné par Anthony Zirelli, mais bizarrement aucun corps ne fut retrouve, ni aucun ossement. Le Parrain actuel de la famille Jack « Jackie The Kid » Giacalone n’assistera sans nul doute pas à l’enterrement de l’ancien Underboss de la famille mafieuse, jugée trop indésirable par son comportement. De plus, d’après certains spécialistes, le Boss actuel est entrain de réorganiser ses équipes, en ne mettant en place que quatre Capitaines au lieu de cinq habituellement. Jackie Giacalone a tout simple décider de supprimer l’équipe de son actuel Underboss, Anthony « Tony Chicago » LaPiana, pour la transférer vers les équipes des frères Ruggirello, Antonino et Antonio. Les Ruggirello est une famille très enracinée dans la Cosa Nostra. Leur frère Joseph est décédé il y a deux ans pour cause de diabète, leur père Luigi était lui aussi un Capitaine de cette organisation : « Jackie veut minimiser l’exposition de sa famille Depuis qu’il a repris les rênes, il essaye d’interagir le moins de personnes possible de façon quotidienne. Il ne veut pas avoir les mêmes problèmes qu’à Chicago » déclara une source préférant rester anonyme.

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UN FUTUR CONFLIT INTERNE DANS LA FAMILLE BONANNO ?

6 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN FUTUR CONFLIT INTERNE DANS LA FAMILLE BONANNO ?

Les procureurs fédéraux appuyés par le juge fédéral Nicholas Garaufis en sont certains, ils ont évité une guerre interne au sein de la famille Bonanno. Il y a quelques semaines, John Palazzolo (voir photo) , un Soldat de la famille Bonanno âgé de 77 ans, a été arrêté par des agents du FBI pour violation de sa libération conditionnelle. Le vieux mafieux qui a été libéré d’une prison fédérale en 2012, après y avoir purgé près de dix années pour tentative de meurtre, avait obligation de ne jamais rencontrer ses anciens collègues mafieux. John Palazzolo a été présenté alors dans la journée précédant son arrestation devant le juge fédéral Nicholas Garaufis ou les procureurs fédéraux ont expliqué leur crainte d’un futur conflit qui pourrait éclater dans la famille Bonanno, un chose assez surprenante. Depuis Juin 2013, la famille mafieuse a nommé un nouveau Parrain à sa tête, Michael « The Nose » Mancuso, un Boss qui est incarcéré dans un pénitencier fédéral après une condamnation à quinze années de prison pour meurtre et qui sera libérable dès 2019. Sur le papier, cette organisation criminelle a trouvé depuis plusieurs années une certaine stabilité. Thomas « Tommy D » DiFiore, considéré comme l’Acting Boss de la famille, a été condamné récemment à vingt et un mois de prison pour complot, mais sera un homme libre avant cet été. Michael Mancuso n’a pas tellement touché à la hiérarchie de la famille. Même si son autorité dans la rue est très importante, sa capacité de manœuvre du fait de son incarcération reste limité. Sur le papier, le Consigliere reste encore Anthony « Fat Tony » Rabito , un individu condamné à des petites peines de prison, sa dernière condamnation datant de 2010, après avoir purgé près de trente trois mois pour divers rackets. Ce dernier reste encore un mafieux a la carrure importante et essaye rester le plus possible sous le radar du FBI, contrairement à l’Underboss actuel de la famille Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, un mafieux multirécidiviste. Connu pour avoir été dans l’équipe du célèbre Capitaine Dominick « Sonny Black » Napolitano pendant l’infiltration de l’agent du FBI Joseph D. Pistone, Nicholas Santora a pendant ses dernières années montré sa capacité à se faire condamner à plusieurs reprises pour diverses infractions allant, de violation à sa libération conditionnelle ou différents complots. Comme dans toute organisation criminelle, des tensions peuvent très bien ressurgir entre des membres mécontents de leur sorts pour diverses raisons, cela ce fut le cas récemment à Chicago avec la Outfit. Le problème dans une famille dirigée par des individus incarcérés et que certaines personnes peuvent essayer d’en profiter pour prendre le pouvoir. Pendant l’incarcération de John Palazzolo, ce dernier fut rétrogradé au rang de Soldat et à sa libération et même après avoir attendu plusieurs années, John Palazzolo s’exaspérait et commencer à rager de ne pas pouvoir reprendre son titre de Capitaine durement gagné avant sa condamnation. Quelques semaines avant son arrestation, le Soldat de la famille Bonanno a été vu par des agents fédéraux sur le parking d’un restaurant en compagnie du Consigliere en exercice, Anthony Rabito. Cette méthode de communication est assez classique pour les membres de la Cosa Nostra, préférant les réunions nocturnes que des rencontres en plein jour. De plus, d’après les agents fédéraux, John Palazzolo avait rencontré un proche collaborateur du Parrain en exercice, il était donc clair pour eux que le Soldat de la famille Bonanno essayait d’activer ses réseaux et de passer en force pour reprendre le contrôle de son ancien secteur dans le Queens. Ces rencontres suspectes ont été un prétexte pour les procureurs fédéraux pour arrêter John Palazzolo avant de plus gros problèmes. Dans le tribunal, le juge fédéral demanda si Michael Mancuso dirigeait encore bien la famille Bonanno : « Malheureusement oui » déclara la procureure fédérale Nicole Argentie. Cette dernière expliqua que John Palazzolo avait perdu « beaucoup d’influence » et qu’il était visiblement « énervé » par cette situation. L’avocat du Soldat de la famille Bonanno Flora Edwards déclara que cette rencontre était surement « fortuite » et expliquant les nombreux problèmes de santé dont peut souffrir son client. Par précaution, le juge fédéral Nichoals Garaufis préféra incarcérer John Palazzolo en attendant une prochaine audience : « Je pensais qu’un individu de votre âge, avec autant de problèmes de santé, préférerait avoir une vie plus tranquille » ironisa le juge fédéral.

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LA OUTFIT AJUSTE LES DERNIERS DÉTAILS DE SON ORGANISATION

4 Avril 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

LA OUTFIT AJUSTE LES DERNIERS DÉTAILS DE SON ORGANISATION

Ces derniers mois, la Outfit de Chicago s’orienta vers une nouvelle hiérarchie. Salvatore « Solly D » DeLaurentis, un Capitaine très respecté et qui était utilisé depuis quelques temps pour résoudre les conflits interne dans la famille, remplaça John « No Noze » DiFronzo, qui était en place depuis de nombreuses années, mais en raison de ses problèmes de santé, n’avait plus les « facultés » nécessaires pour tenir son rang. Salvatore DeLaurentis essaya de mettre sa marque et changea certaines personnes de place. John « Dodu » Matassa Jr fut nommé Underboss à la place de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi qui prit le titre de Consigliere. Mais en réalité, ce dernier fait face lui aussi à certains problèmes de santé et préfère selon certains spécialistes, garder son rôle de Capitaine, Marco « The Mover » D’Amico qui tenait le poste sous John « No Noze » DiFronzo fut alors rappelé à la rescousse. Marco D’Amico a un passé trouble dans cette organisation, n’hésitant pas en plaidant coupable en 1995, de révéler son appartenance à la Cosa Nostra. Alors qu’il fut inculpé de bookmaking, Marco D’Amico essaya de provoquer les procureurs en leur demandant que ces derniers prouvent son appartenance dans la Outfit de Chicago. Mais face aux nombreux témoins prêts à témoigner dans son procès, il décida de faire machine arrière et admit son appartenance à la Mafia, il enfreignait alors une règle élémentaire de la Cosa Nostra. Avec cet accord, il fut condamné à près de quinze ans de prison et fut libéré de prison en 2005, la même année que Salvatore DeLaurentis et reprit tranquillement ses activités dans la famille. En réalité, pour que tout se passe et que la transition se fasse dans les règles, Joseph Andriarchi, qui est un proche de l’ancien Parrain, John DiFronzo joua le rôle de « Conseiller » entre les différents membres avant que la hiérarchie ne se mette définitivement en place. Homme d’expérience, qui connait parfaitement les ficelles de son organisation et ne tenant qu’une condamnation pour cambriolage en 1968, Joseph Andriacchi a servi depuis plusieurs années différents postes à responsabilité au sein de la Outfit, passant de Consigliere à Underboss, tout en gérant une équipe active à Elmwood Park, un quartier à forte densité Italienne, et lieu proche de sa résidence familiale. Quand Joseph Andriacchi fut nommé Consigliere par Salvatore DeLaurentis, Marco D’Amico a d’après les autorités judiciaires très mal pris sa « rétrogradation » au sein de l’organisation. Connu pour son fort caractère, Marco D’Amico se plaignit de sa situation auprès de différents membres : « Il pensait qu’il pouvait faire aussi bien que Joe (Andriacchi), il estimait être mis de côté » déclara une source policière. Après avoir pensé a tord que le poste d’Underboss avait été donné au Capitaine John « Dodu » Matassa Jr, le FBI pense que finalement il serait occupé par l’ancien protégé de Michael Sarno, un ancien Capitaine de la célèbre ville de Cicero emprisonné à vie, Salvatore Cataudella qui aurait repris les rênes. Ce dernier avait été soupçonné dans le meurtre de l’ancien Underboss de la Outfit, Anthony « Little Tony » Zizzo disparu en 2006, et avait évité par la même occasion une tentative d’assassinat orchestré par des membres de la famille, qui en voulant tuer Salvatore Cataudella, avait tiré sur Gerry Dhamer, un employé dans une entreprise de plomberie. Le nouveau Parrain, Salvatore DeLaurentis, veut s’entourer de gens fiables, qui ont su démontrer dans leur parcours criminel, soit en faisant de la prison ou au nombre d’argent rapportait pour la famille, qu’ils ont les épaules assez large pour tenir des fonctions importantes. Pour gérer les activités criminelles de la Outfit, Salvatore DeLaurentis continua à faire confiance à James « Jimmy I » Inendino, Capitaine sous John DiFronzo, qui gère la ville de Cicero depuis la condamnation de Michael Sarno. Albert « Albie The Falcon » Verna, ancien protégé de Joseph Lombardo superviserait le « WestSide » vers Grand Avenue. Daniel Marino qui vient de sortir d’une maison de transition gérerait Lake County, alors que Rudy « Chin » Fratto qui a purgé récemment une peine d’un an pour fraude, superviserait quant-à lui le Nord-Est de l’État.

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