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PETER GOTTI PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO EST DÉCÉDÉ EN PRISON

26 Février 2021 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Peter Gotti, Parrain de la famille Gambino, est décédé à l’âge de 81 ans, dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Peter Gotti a toujours suivi les traces de son frère. Né dans le Bronx en Octobre 1939, Peter est issu d'une famille de treize enfants. Comme la plupart de ses frères, John, Gene, Richard et Vincent, Peter commencera très rapidement à travailler pour le compte de la famille Gambino et deviendra l'un de ses Associés dans les années 1960. En plus de ses activités criminelles, Peter Gotti travaillait par la même occasion dans une entreprise d'assainissement, avant de prendre sa "retraite" et de toucher une pension d'invalidité en raison d'un accident de travail. Cette supposée invalidité ne l’empêcha pas pour autant d’arrêter son activité au sein de la famille Gambino, bien au contraire, Peter Gotti s’y consacra désormais à 100%. Après l’assassinat de Paul Castellanno, la famille Gambino est dirigée par son frère, John et Peter qui n’avait encore que le statut de simple Associé vit une possibilité de devenir, enfin, un membre intronisé. Ce fut le cas à la fin des années 1980, Peter Gotti devient un Soldat de la famille Gambino et en récompense, deviendra une année plus tard, un Capitaine.  Peter Gotti était un Capitaine loyal et respecté, qui avait pour rôle de collecter l'argent pour le compte de la famille Gambino. Surnommé « One Eyed Pete » car il était aveugle d'un oeil, Peter Gotti sera aussi appelé par la suite, par les membres, de la famille Gambino, « The Dumbest Don », ou le « Parrain stupide » en raison de son incapacité à pouvoir gérer convenablement une famille de la Cosa Nostra. Au début des années 1990, John Gotti fut condamné à la prison à vie. Depuis l'USP Marion, ce dernier gardait le rôle de Parrain, mais il était évident que dans les rues de New-York, il fallait qu'un Gotti gère les activités sur le terrain. Son fils John Jr fera alors office d'Acting Boss, puis Peter prendra le relais à la fin des années 1990.

A la mort de John Gotti en 2002, il fut évident que Peter Gotti était le candidat le mieux placé pour reprendre les rênes de la famille Gambino. Pourtant, au sein de la famille, les Capitaines étaient un peu sceptiques sur sa capacité à pouvoir gérer une famille aussi importante que les Gambino. Peter Gotti était certes loyal à la Cosa Nostra, mais intellectuellement, il n’était pas aussi “rusé” que son frère. Selon Michael “Mickey Scars” DiLeonardo, Peter Gotti était un “bon Capitaine”, mais il n’avait pas “les compétences et les qualifications nécessaires pour devenir un bon Parrain”. Michael DiLeonardo précisant qu’il aurait refusé le poste de Consigliere quand Peter Gotti arriva au pouvoir. Sa “promotion” au poste de Parrain sera officialisée en 2002,  mais son règne sera de courte durée. Peter Gotti sera très vite inculpé de racket fédéral et de tentative d’extorsion sur l’acteur de films d’action, Steven Seagal. L’acteur, septième dam d'aïkido, en avait assez d’être catalogué toujours aux mêmes rôles, un ex-flic ou ex-militaire en proie à des terroristes ou à des gangsters. Voulant changer définitivement de registre, il demanda à l’un de ses producteurs, Julius Nasso, un Associé de la famille Gambino, de le faire apparaître dans d’autres catégories, mais celui-ci refusa. Ne se laissant pas faire, la situation dégénéra très rapidement et Steven Seagal se fera menacé par le Capitaine de la famille Gambino Anthony “Sonny”  Ciccone et le Soldat Richard "The Lump" Bondi. Pour cette affaire, Peter Gotti sera condamné à neuf ans et demi. Une année après sa condamnation pour racket et extorsion, Peter Gotti sera, grâce au témoignage d’un ancien Associé de la famille Gambino, Sal Mangiavillano, inculpé de complot d’assassinat sur l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano. Peter Gotti venait de signer son arrêt de mort et le juge fédéral sera intransigeant en condamnant le Parrain de la famille Gambino à près de vingt-cinq années de prison, une peine qu’il purgera au départ dans la prison fédérale de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana. 

Au début de sa condamnation, Peter Gotti raisonnait comme un Parrain et suivait la même stratégie que son frère, John, ne jamais collaborer de près ou de loin avec les autorités. Mais au fil du temps et les ennuis de santé se dégradant petit à petit, Peter Gotti, essaya, par le biais de ses avocats, de formuler des demandes de libération. Selon ses avocats, Peter Gotti essayait de faire une croix sur son passé criminel, de "réévaluer sa pensée et de considérer ses valeurs morales''. Il ne tente pas de justifier ses actes, ni de se défendre ses choix qui l’ont amené à terminer en prison, il veut maintenant dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a vraiment aucun bénéfice à effectuer une activité illégale”. Cette technique, surprenante pour un individu ayant encore l’étiquette de Parrain sur le dos, n’aura aucune influence sur le juge en charge de ce dossier, qui rejettera une à une ses demandes. En Janvier dernier, les avocats de Peter Gotti formulèrent un énième et dernier appel, suppliant un juge fédéral de laisser leur client terminer sa peine dans la maison de sa fille, à Howard Beach. Les avocats stipulèrent par la même occasion, que les problèmes de santé de Peter Gotti étaient incompatibles avec une incarcération, mais l’étiquette de Parrain de la Cosa Nostra lui collait encore trop à la peau. Malgré son inactivité certaine en prison et malgré le fait, que Peter Gotti n’a pratiquement plus aucune influence dans la famille Gambino, un membre de la Cosa Nostra reste un individu du crime organisé, avec ses réseaux et peut très bien ordonner de commettre un délit voire un meurtre par le biais de quelqu’un d’autre et le juge fédéral décidera, une nouvelle fois, de rejeter cette demande. Suite à son décès, la question que tout le monde se pose désormais est : Qui va devenir le nouveau Parrain de la famille Gambino ?.

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THOMAS ET ROSEMARIE UVA

5 Février 2021 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Thomas et Rosemarie Uva
Thomas et Rosemarie Uva

Ils étaient appelés les "Bonnie and Clyd" des temps modernes. En 1992, Thomas Uva âgé de 32 ans venait de sortir de prison et avait trouvé un travail dans une société de recouvrement à New-York. Rosemarie Uva était aussi connue par la police pour avoir participé à plusieurs cambriolages. Elle avait épousé Thomas en 1987 après son incarcération. Le couple logeait tous les deux dans un appartement à Ozone Park, lieu ou John Gotti célèbre parrain de la famille Gambino tenait, avec ses frères, le club social "Bergin Hunt and Fish Club". Pendant quelques mois, le couple commença à braquer des clubs sociaux de la Famille Bonanno et Gambino, chose inconcevable pour la plupart des criminels de New-York, que de s'attaquer à la mafia. Thomas Uva exposa son plan à sa compagne Rosemarie. Celui ci était simple, elle attendait dans la voiture prête à partir, pendant que Thomas se précipitait à l'intérieur des clubs sociaux armé d'un "Uzi" pour aller braquer les mafieux. A l'intérieur d'un club social, on retrouve généralement des membres du crime organisé en train de jouer aux cartes ou de boire tranquillement un verre et Thomas Uva savait que les mafieux avaient toujours sur eux beaucoup de liquidité. Après avoir menacé les "clients", il leur demanda de mettre leur argent et leur bijoux dans son sac. Un jour, Thomas Uva rentra au Liberty Cafe à Ozone Park, un club social appartenant à Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, Soldat de la famille Gambino. Pendant qu'il dépouillait les mafieux, il profita de l'occasion pour baisser leur pantalon, puis il quitta précipitamment les lieux. Il monta dans la voiture de sa compagne qui démarra à toute vitesse pour filer le plus loin possible. Pendant le braquage un Capitaine de la famille Gambino lança à Thomas Uva "Tu vas mourir, si on te retrouve on va te découper en rondelle". "On doit tous mourir un jour" répliqua calmement Thomas Uva. Les mafieux déshabillés ne pouvaient pas sortir du club pour essayer de noter la plaque d'immatriculation du véhicule et généralement les membres de la Cosa Nostra ne vont pas au poste de police pour porter plainte.

Dominick Pizzonia
Dominick Pizzonia

Le Liberty Café fut braqué une deuxième fois et Thomas Uva profita de l'occasion cette fois ci pour décoiffer un Soldat de la famille Gambino devant ses supérieurs. Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, le propriétaire du club social était fatigué de leurs actes. Il demanda à John Gotti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque l'autorisation de se venger en lançant un contrat contre le couple. La Cosa Nostra ne s'attaque jamais aux "civils", mais Thomas et Rosemarie Uva avaient franchi la "ligne rouge". Un plan fut mis au point pour retrouver le couple et pendant l'un des braquages, un mafieux réussit à s'échapper et nota la plaque d'immatriculation de la voiture de Rosemarie Uva. Le 24 décembre 1992, le couple profita de l'heure matinale pour faire leurs derniers achat de Noël. Leur voiture s'approcha à l'intersection de Woodhaven Boulevard près de Ozone Park, ils furent exécutés tous les deux de trois balles dans la tête. La police retrouva dans leur voiture, plus de 1000 $ en liquide ainsi qu'une quantité non négligeable de montres et de bijoux cachés dans la boite à gant du véhicule. Après le meurtre, les enquêteurs fouillèrent l'appartement du couple à Ozone Park. A l'intérieur, ils découvrirent un portefeuille appartenant à Joseph "Joe Brewer" Delmonico un associé de la famille Gambino. Dans ce portefeuille, une liste pliée contenait les numéros de téléphone de plusieurs membres importants de mafieux plus ou moins gradés. La police comprit tout de suite que le meurtre était lié à la famille Gambino et essaya de renouer les liens par rapport à cette liste. Pour la police et pour plusieurs spécialistes, cela était logique, les criminels avaient généralement plusieurs milliers de dollars dans leur poche et ils n'iront jamais se plaindre à la police. Mais les enquêteurs furent incapables de retrouver la trace des meurtriers et décidèrent de classer l'affaire.

Michael DiLeonardo
Michael DiLeonardo

Le 22 septembre 2005, le FBI arrêta Dominick "Skinny Dom" Pizzonia chez lui grâce au témoignage d'un ancien capitaine de la famille Gambino Michael "Mickey Scars" DiLeonardo. Dominick Pizzonia prétextant ne sachant ni lire ni écrire, plaida non coupable et fut incarcéré sans caution possible en attendant son jugement. Le FBI utilisa aussi le témoignage de Salvatore Vitale, l'ancien Underboss de la famille Bonanno pour essayer de retrouver les meurtriers de Thomas et Rosemarie Uva. Selon les informations de Salvatore Vitale, John Goti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, avait certifié à Joseph Massino Boss en exercice de la famille Bonanno, que la famille Gambino avait exécuté le contrat. "C'est "Skinny Dom" (en référence à Dominick Pizzonia) qui a effectué le contrat. Ce couple c'est notre "trophée" déclara John Gotti Jr lors d'une réunion. En effet des membres de la famille Bonanno s'étaient attribués le meurtre de Thomas et Rosemarie Uva, ce qui avait entrainé plusieurs réunions pour essayer de régler le litige entre les deux familles. Dominick Pizzonia était déjà connu des autorités, il avait déjà été accusé d'avoir tué Franck Bocia, un truand de bas étage, beau fils d'Angelo "Fat Andy" Rugierro un puissant capitaine des Gambino. Franck Bocia avait frappé la femme d'Angelo et John Gotti avait ordonné la liquidation de ce dernier lors d'une réunion. Le contrat avait été effectué dans la cour du club social de Dominick Pizzonia et comble de l'ironie, ce dernier avait été initié dans la famille Gambino la veille de Noël en 1988 en récompense de ce meurtre. A l'ouverture du procès, le procureur fédéral Paige M. Petersen déclara au jury que "Thomas et Rosemarie Uva avait été exécutés en pleine rue la veille de Noël et leurs corps abandonnés aux yeux de tous". Le procureur déclara que Ronald Trucchio et Dominick Pizzonia avaient exécute le contrat et que ce dernier avait demandé à John Gotti Jr son autorisation pour tuer le couple. Dominck Pizzonia était selon les témoins visiblement très énervé que son club social le Liberty Café ait été cambriolé deux fois de suite.

La défense joua sur le fait que Dominick "Skinny Dom" Pizzonia était un homme fidèle, dévoué, grand père de six petits enfants, un chauffeur de camion qui travaillait dur pour faire vivre sa famille. Mais le procureur essaya de montrer un autre visage du mafieux, en démontrant que celui-ci était un criminel endurcit, un bookmaker, un escroc, un assassin, membre d'une des organisations criminelles les plus puissantes des États-Unis. "D'un côté, vous avez une personne bien habillée, à la voix douce, polie, aimée de ses voisins. Et de l'autre vous avez un criminel, prêt à commettre des actes odieux, avec un passé criminel de plus de 20 ans" déclara le procureur Le patron de Thomas et Rosemarie Uva témoigna aussi lors du procès. Le couple travaillait tous les deux dans une entreprise de recouvrement à New-York. Michael Schüssel déclara à la barre que le couple avait pris une journée de congé pour assister au procès de John Gotti le parrain de la famille Gambino en 1992. Pour le chef d'entreprise, le couple était intrigué par la mafia, Thomas et Rosemarie avaient grandi tous les deux à Ozone Park et Thomas avait connu beaucoup de mafieux dans son quartier. Il précisa aussi qu'un jour ou les tabloïds Américains faisaient les gros titres du cambriolage d'un club social appartenant à la mafia, le couple s'était disputé et en était même venu aux mains dans son entreprise. Rosemarie de plus en plus stressée avait fait un malaise et le couple avait été licencié quelques semaines plus tard. Le 11 Mai 2007, Dominick "Skinny Dom" Pizzonia fut déclaré coupable d'avoir comploté pour tuer le couple, mais le jury ne l'a pas reconnu coupable des meurtres. Il ne fut pas non plus reconnu coupable du meurtre de l'associé de la famille Gambino Frank Boccia. A l'énoncé du verdict Dominick Pizzonia se retourna pour esquisser un léger sourire aux personnes venues le soutenir au tribunal. La plupart était des personnes âgées, très bien habillées, chaussées de mocassins. Plusieurs d'entre eux réagirent à la sortie du tribunal, "Les imbéciles qui ont témoigné contre lui étaient des criminels endurcis, Dominick a beaucoup aidé les gens et surtout l'église". Plusieurs jurés s’interrogèrent encore des actions menées par le couple "Pourquoi ont-ils fait ça? c'était du suicide...". Pour la mère de Rosemarie c'est un drame qu'elle vivra au quotidien "Ma fille adorait Noël, pour moi il n'y aura plus de fête pendant cette période". Dominick Pizzonia purgea la totalité de sa peine dans la prison fédérale de Butner dans l'État de la Caroline du Nord. Il fut libéré en Mai 2019. 

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RICHARD MARTINO PLAIDE COUPABLE D'OBSTRUCTION À LA JUSTICE

30 Janvier 2021 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Richard Martino
Richard Martino

Dans une conversation enregistrée au-dessus du Ravenite Club, John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino, s’était vanté de l’intronisation de Richard Martino, prétextant qu'il fallait désormais : “ Des personnes qui font plus que tuer. Ce sont des jeunes, dans la vingtaine, dans la trentaine, qui feront dans une dizaine d'années la fierté des Gambino”. Aujourd’hui âgé de soixante ans, Richard Martino se retrouve une nouvelle fois devant un tribunal fédéral pour accepter un accord de plaidoyer. Dans le hall, à quelques mètres de la salle, Richard Martino fait les cent pas. Il se lamente et râle contre le gouvernement fédéral, qui selon lui, l’aurait poussé à enfreindre la loi pour payer ses dettes. Dans la famille Gambino, Richard Martino, a toujours préféré être considéré comme un escroc de haut de niveau, un criminel à col blanc rapportant des millions de dollars dans des rackets frauduleux, que d’être etiqueté de tueur ou de d'homme de main pour les Gambino. Contrairement aux autres membres de la famille, qui pour la plupart, ont du mal à joindre les deux bouts, Richard Martino a toujours vécu dans le luxe, portant des vêtements de marque, roulant dans des grosses berlines et possédant plusieurs villas à New-York et dans le New-Jersey. En 1996, Richard Martino s'associa avec le fils de Frank Locascio, Salvatore, un Soldat, tout comme lui, dans l’ouverture de sites pornographiques. Le but était simple, les visiteurs payaient avec leur carte de crédit pour avoir accès à du contenu pornographique, mais le site prélevait un abonnement tous les mois sans que la plupart des consommateurs ne soient au courant. Ils mirent aussi en place un stratagème sur la base aussi de forfaits téléphoniques, incitant les individus à s’inscrire à des « services premiums » qui leur donnaient accès à différents services, comme leur horoscope ou l’accès à certains sites pornographiques très privés. Selon le gouvernement fédéral, cette escroquerie avait touché des milliers de personnes à travers les États-Unis, l’Europe et l’Asie rapportant près de sept cent cinquante millions de dollars à la famille Gambino. En 2004, Richard Martino sera arrêté et condamné, deux années plus tard, à neuf années de prison, qu’il purgera sans broncher.

Salvatore Locascio et Richard Martino
Salvatore Locascio et Richard Martino

En prison, Richard Martino commença à rembourser ses dettes auprès du gouvernement fédéral. Le Soldat de la famille Gambino devait près de neuf millions de dollars à la justice Américaine et décida de vendre plusieurs de ses propriétés et biens afin de satisfaire les ordonnances du juge fédéral. En 2007, ce même magistrat signa un papier stipulant que Richard Martino avait remboursé la totalité de ses dettes. En 2014, quand le Soldat de la famille Gambino fut libéré de prison, il fut contraint de passer plusieurs années en liberté surveillé. A chaque déplacement et ou sortie, Richard Martino devait rendre des comptes. Quatre mois plus tard, le Soldat de la famille Gambino demanda de partir en vacances avec sa famille, une demande qui fut rejetée par la justice, prétextant que Richard Martino n’avait pas payé la totalité de son amende au gouvernement fédéral. Le Soldat de la famille Gambino refusa de signer le moindre papier stipulant qu’il devait encore de l’argent, mais sur conseil de son avocat, et afin de pouvoir partir en vacances, il accepta de rembourser près de 350 dollars par mois. Devant le juge, Richard Martino avoua qu’il n’avait pas communiqué son appartenances avec plusieurs entreprises afin que son “échéancier” avec le gouvernement fédéral, ne soit pas revu à la hausse. Avec cet accord de plaidoyer, Richard Martino risque au maximum de passer au maximum près de vingt et un mois derrière les barreaux. Dès le début de son incarcération, il devra rembourser le gouvernement fédéral à hauteur de mille dollars par mois sur dix neuf ans, afin de rembourser la totalité de ses dettes.

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MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

17 Janvier 2021 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

La nouvelle année commence assez mal pour la famille Gambino, qui risque de voir plusieurs de ses membres terminer derrière les barreaux pendant quelques années. La première affaire découle d’une opération lancée par le gouvernement fédéral en Décembre 2019. Il y a un peu plus d’un an, le Capitaine Andrew Campos, l’Acting Capo, Richard Martino ainsi que différents Soldats et Associés sont arrêtés et inculpés de différentes charges fédérales tenant de la loi RICO. Pour le gouvernement fédéral, Andrew Campos, qui était le propriétaire d’une entreprise de construction, la CWC Contracting Corp, avait élaboré avec Richard Martino, un stratagème permettant de recevoir les meilleurs chantiers dans la ville de New-York. Selon la justice Américaine, des employés corrompus, la plupart Associés à la famille Gambino, auraient payé des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin à différents entrepreneurs, afin d’assurer des futurs chantiers de construction dans la ville de New-York. Pour faire fonctionner son entreprise, Andrew Campos et ses Associés passèrent en priorité par HFZ Capital et l’un des cadres de cette société, John Simonlacaj, dont le rôle était de superviser certains des meilleurs projets de développement de la ville. Pour la famille Gambino, John Simonlacaj était une cible privilégiée. Cousin d’un Associé de la famille Gambino et salarié chez CWC Contracting Corp, Mark « Chippy » Kocaj, John Simonlacaj fit passer l’entreprise d’Andrew Camps, dans des chantiers de construction de grande envergure, dont le XI, un complexe de 272 copropriétés, un hôtel de 137 chambres avec des espaces de vente, un projet pouvant rapporter des centaines de millions de dollars. Après avoir passé près de neuf année derrière les barreaux, Richard Martino, s’était lancée à sa sortie, en 2014, dans un stratagème afin d’éviter de rembourser la dette qu’il devait à la justice Américaine, tout en « contrôlant » de nombreuses sociétés liées à la construction ainsi que des pizzerias. Selon les procureurs fédéraux, Richard Martino, un criminel en col blanc, se faisait passer pour un simple salarié de revêtements de sol, la Tarul’s Flooring Company pour essayer de rester sous le radar de la justice. En fin de semaine, la plupart des accusés ont accepté un accord de plaidoyer, prévoyant une peine maximale de vingt années derrière les barreaux pour Richard Martino et Andrew Campos, cinq années de prison pour George Campos, le père d’Andrew Campos et trois années pour John Simonlacaj. Dans ce genre d'affaires, seul le juge fédéral détermine la peine et peut, s' il le veut, suivre ou non les directives des procureurs fédéraux. 

Peter Tuccio
Peter Tuccio

Vous vous souvenez de Peter Tuccio ?. Cet Associé de la famille Gambino avait fait parlé de lui dans les médias Américains, après être apparu à côté de Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie, en plein procès relatif à l’opération East Coast. Cette semaine, Peter Tuccio a décidé, lui aussi, de plaider coupable d’extorsion et d’incendie criminel, un accord qui prévoit une peine maximale de dix années derrière les barreaux, petit retour en arrière. Peter Tuccio avait pris l’habitude depuis quelques mois, d’extorquer le propriétaire d’une petite pizzeria familiale, près de cinq milles dollars par mois. Au bout d’un moment, le restaurateur en avait assez de payer la famille Gambino et décida d’arrêter de payer les membres de la famille Gambino et c’est là que Peter Tuccio entre en scène. Un soir, alors que le restaurateur quittait sa petite pizzeria, il se fit accoster par Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli. Tous les trois commencèrent à le menacer, lui déclarant qu’il avait le “bonjour” d’un Capitaine de la famille Gambino, à qui il devait de l’argent et en se rapprochant de sa voiture, une Mercedes flambant neuf, Peter Tuccio déclara : “Dis donc, vous avez une belle voiture”. Quelques heures plus tard, les trois Associés de la Cosa Nostra, Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli se rendirent dans le club social du Capitaine de la famille Gambino et lui parlèrent en premier lieu du refus de paiement, mais aussi de cette fameuse voiture, une très belle Mercedes dernier modèle. Au lieu de passer directement à la menace physique, les Gambino voulaient faire passer un message au propriétaire de cette pizzeria, en mettant le feu à son véhicule. Le soir même, les trois Associés arrivèrent devant le domicile de l’individu en question, la Mercedes était garée dans l’allée de garage. Le problème, c’est que Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli n’avaient pas remarqué qu’une caméra de surveillance était positionnée sur le toit de la maison, filmant l’ensemble des passages. Les images furent édifiantes. Sur cette vidéo, on pouvait distinguer très nettement Gino Gabrielli en train d’asperger d’essence la Mercedes, mais alors que la voiture s’enflammait, l’Associé de la famille Gambino qui était resté un peu trop proche du véhicule, vit le bas de son jogging s’enflammer. Moins de deux heures plus tard, à l’entrée du Jamaïcain Hospital, une autre vidéo-surveillance filma Peter Tuccio et Jonathan Gurino en train d’accompagner Gino Gabrielli, gravement brûlé à la jambe. Aux urgences, Gino Gabrielli ne se dégonfla pas et raconta aux infirmiers que cette brûlure était due à un simple accident domestique. 

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2020

31 Décembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Gambino, #Lucchese, #Bonanno, #Colombo, #DeCavalcante, #Philadelphie, #Patriarca, #Buffalo, #Outfit

L’année 2020 restera à jamais marqué par la pandémie du coronavirus qui se propagea dans le monde entier. Aux États-Unis, où la situation n’est toujours pas sous contrôle, la plupart des États Américains ont adopté des confinements, plus ou moins longs, plus ou moins strictes, pour essayer d’endiguer l’épidémie. Les familles de New-York ont été impactées, un confinement, dit forcément moins de business. Les restaurants, les bars, tous les lieux de rencontre et de brassage de public furent fermés. Les chantiers de construction ont été pour la plupart à l’arrêt et le confinement dit, forcément, moins de ramassage d'ordures, un secteur encore bien contrôlé par les familles mafieuses. Mais cette pandémie a aussi des “avantages” pour le crime organisé. Les agences gouvernementales n’ont pas pu surveiller aussi activement les familles de la Cosa Nostra et les arrestations pendant ce confinement furent pratiquement inexistantes. En revanche, les demandes de libération anticipée ont explosé. Le virus s’étant propagé dans la plupart des prisons fédérales, les tribunaux ont été ensevelis de plusieurs requêtes provenant de membres de la Cosa Nostra, demandant aux différents juges de faire preuve de compassion, en les laissant effectuer le reste de leur peine à domicile, sous surveillance. La plupart d’entre eux ont été libérés, d’autres ont essayé, mais sont restés incarcérés. L’année 2020 restera aussi l’année où John “Sonny” Franzese, l’ancien homme fort de la famille Colombo, est décédé, de causes naturelles, à l’âge 103 ans dans une maison de soin à New-York. L’année 2020 restera aussi les condamnations à perpétuité de l’ancienne hiérarchie de la famille Lucchese, reconnus coupables d’avoir orchestré l’assassinat de Michael Meldish. Pour terminer cette année, qui restera sans nul doute dans les mémoires, le gouvernement fédéral lança une opération contre la famille de Philadelphie, arrêtant l’Underboss en exercice, Steven Mazzone de plusieurs délits tenant de la loi Rico :
 

La Famille Genovese :

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?
Membres : + 200-220

Associés : + 1000

Encore une année très calme pour la famille Genovese et ou les agences gouvernementales se cassent encore les dents pour connaître la hiérarchie de l’une des organisations criminelles les plus cloisonnées des États-Unis. Une chose est sûre, Liborio “Barney” Bellomo est l’actuel Parrain, mais depuis le décès de l’ancien Acting Boss, Peter “Petey Red” DiChiara, il est difficile de poser des noms sur les postes à responsabilité. Daniel Pangano, un important Capitaine, qui rencontrait très souvent Peter DiChiara dans son club de Cherry Streets à Manhattan, aurait repris les rênes, sans certitude. Cette année, seule l’inculpation du Soldat, Christopher Chierchio aurait fait pendant quelques jours la une des médias Américains. Ce dernier qui fut inculpé de fraude, aurait essayé, avec l’aide d’un avocat spécialisé, d’extorquer des gros gagnants de la loterie Américaine. A noter que, Joseph Zito, un ancien Capitaine, qui gérait le restaurant le Ruggiero, un très bon restaurant Italien, mais qui était aussi un repère pour les mafieux de la famille, dont Anthony Salerno, est décédé à l’âge de quatre vingt trois ans du coronavirus dans une maison médicale à New-York, 


 

La Famille Gambino

Lorenzo Mannino
Lorenzo Mannino

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Lorenzo Mannino
Underboss : 
Consigliere : Michael « Mickey Boy » Paradiso
Membres : + 190-210
Associés : + 1000

L’année 2019 s’était terminée avec les inculpations des Capitaines, Andrew Campos et Richard Martino, l’année 2020, quant-à elle, s’est plus tournée sur les demandes de libération successives effectuées par Frank Locascio. En Décembre dernier, Frank Locascio s’est vu rejeté une révision de son procès par le juge fédéral Leo Glasser, laissant supposer une fin de vie derrière les barreaux pour l’ancien Consigliere de la famille Bonanno. Au niveau de sa hiérarchie, celle-ci reste stable. Peter Gotti, le Parrain actuel, qui a essayé de profiter de la pandémie du coronavirus pour purger le reste de sa peine chez lui, restera finalement derrière les barreaux. Son titre de Parrain est plus honorifique qu’autre chose, Peter Gotti, au vu de son état de santé, ne prendrait plus aucune décision sur les activités criminelles de la famille Gambino. Celle-ci est toujours dirigée massivement par la faction Sicilienne, avec Lorenzo Mannino à la barre et Domenico “Italian Dom” Cefalu, qui resterait derrière pour donner des conseils et même si le poste de Consigliere a été donné à Michael “Mickey Boy” Paradiso. Sa nomination est stratégique. Michael Paradiso, qui a passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, est un gars de la rue, de la vieille école, qui arrivera à faire approuver les autres factions derrière les décisions prises par Lorenzo Mannino.

 

La Famille Bonanno :

Michael Mancuso
Michael Mancuso

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : John « Johnny Skyway » Palazollo 
Underboss : ?
Consigliere : 
Membres : + 120-150
Associés : + 1000

Contrairement à 2019, ou la famille Bonanno, avec son Parrain, Michael Mancuso, avait remanié une grande partie de sa hiérarchie, l’année 2020 fut extrêmement calme. Michael Mancuso continue à gérer les Bonanno d’une main de fer. Libéré de la prison de Danburry en Mars 2019, Michael Mancuso est toujours sous contrôle judiciaire et pour éviter de retourner derrière les barreaux, le Parrain de la famille Bonanno fait marcher ses membres aux pas. Fini les réunions “bling-bling” de l’époque de l’ancien Acting Boss, Joseph Cammarano, désormais la consigne est de faire du business sous le radar du FBI. Pour l’aider dans sa tâche, Michael Mancuso nomma au poste d'Acting Boss John Palazollo. D’après les agents fédéraux, John Palazzolo avait pour habitude de communiquer assez souvent avec Anthony « Fat Tony » Rabito ancien Consigliere et le neveu de Michael Mancuso, le Soldat Frank Salerno lors de l’incarcération de Michael Mancuso. Les discussions portaient essentiellement sur la pression que mettaient Joseph Cammarano Jr et John Zancocchio pour prendre le pouvoir au sein de la famille Bonanno, une situation qui énervait profondément John Palazzolo.

 

La Famille Lucchese :

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Michael « Big Mike » DeSantis
Underboss : Patrick « Patty » DeRusso
Consigliere : Andrew DeSimone
Membres : + 100-140
Associés : + 1000

L’actualité en 2020 s’est concentrée essentiellement sur le procès de la famille Lucchese. Dans le box des accusés, Steven Crea, Matthew Madonna, Christopher Londonio et l’Associé Terrence Caldwell sont accusés d’avoir assassiné l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Ce procès était loin d’être gagné d’avance, au vu des témoins présentés à la barre, mais l’un d’entre eux a réussi à convaincre un jury médusé, John Pennisi. Dans la famille Lucchese, John Pennisi était loin d’être une “pointure”, mais sa position assez centrale dans les activités criminelles de la famille Lucchese, ont permis de faire condamner les quatres accusés. De par les informations apportées, John Pennisi a confirmé que Vittorio Amuso est toujours l’actuel Parrain et que depuis sa cellule de Cumberland, il aurait ordonné de dépouiller entièrement l’ancienne faction du Bronx de toutes responsabilités. A sa tête désormais, les Lucchese sont gérés par des fidèles de Vittorio Amuso, mais pour de courte durée ?. Selon les informations qui auraient filtré pendant ce dernier procès, les procureurs fédéraux sont en train de préparer un dossier Rico contre cette nouvelle hiérarchie, histoire de mettre à terre les Lucchese une deuxième fois de suite. 
 

La Famille Colombo :

Théodore Persico
Théodore Persico

 

Parrain : Théodore Persico - Joel Cacace, Andrew Russo, Michael Persico ?
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?
Membres : + 110-130
Associés : + 1000

Depuis le décès de Carmine Persico, le poste de Parrain de la famille Colombo n’a pas encore été défini, mais les candidats sont loin de manquer à l’appel. En cette année 2020, la plus petite des familles New-Yorkaise a vu des membres importants être libérés de prison. Le premier est Théodore Persico, qui est le neveu de Carmine Persico. Considéré par les autorités fédérales comme un individu "extrêmement dangereux”, une “tête brûlée", Théodore Persico est sorti d’une prison fédérale en Mai dernier après avoir purgé près de quinze années derrière les barreaux. De part son statut au sein de la famille Colombo, Theodore Persico est un candidat potentiel au poste de Parrain, mais son tempérament pourrait jouer contre lui, dans une famille qui a déjà connu plusieurs guerres internes. Le deuxième candidat potentiel est Joel Cacace, qui est sorti de prison une semaine avant Theodore Persico, après avoir purgé près de vingt ans pour meurtre. Joel Cacace est un gangster de la vieille école, très apprécié au sein de la famille Colombo, mais l’ancien Acting Boss de la famille Colombo approche de la 80 ème année et des conflits au sein de sa propre famille pourrait décider Joel Cacace de prendre sa “retraite”. Ensuite, il y a Michael Persico, fils de Carmine, qui quant-à lui est sorti d’une prison fédérale en Novembre dernier, après avoir purgé près de cinq ans pour racket. La position de Michael Persico au sein de la famille Colombo est incertaine. Certains diront que Michael Persico n’est pas un membre intronisé, que de part son statut et son nom de famille, il occupe déjà une place de choix au sein des affaires familialles. D’autres diront que Michael Persico a déjà été intronisé par le passé dans la famille Colombo et qu’ils pourraient prétendre à occuper le poste de Parrain, une fois que les contraintes liées à sa liberté surveillée seront terminées. 
 

La Famille DeCavalcante :

Charles Marjuri
Charles Marjuri

Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro
Membres : + 40-60
Associés : + 200

L’année dernière, on se demandait qui pouvait diriger la famille DeCavalcante, aujourd’hui la même question se pose toujours. L’actualité concernant cette famille a été pratiquement inexistante en 2020, avec une seule condamnation en juillet dernier d’un Associé pour trafic de drogue. Au niveau de sa hiérarchie, le mystère reste entier. Quand Charles Stango, un Capitaine, fut arrêté en 2015 au Nevada, le gouvernement fédéral avait fait remonter certaines informations sur l’état actuel de la famille DeCavalcante. Pour Charles Stango, la famille DeCavalcante “travaillait” sous la coupe de la famille Gambino. Ceci n’est pas forcément un scoop, la famille Gambino ayant toujours eu des liens étroits avec sa petite cousine du New-Jersey. De plus Charles Stango avait certifié, dans des enregistrements, que Frank Nigro occupait un poste à responsabilité au sein de la famille, celui de Consigliere. En 2014, suite à une réunion, Charles Stango avait aussi donné certains détails sur le poste d’Acting Boss, un dénommé “Horse” ou “Milk”. Le mystère demeure, mais une chose est sûre, la famille DeCavalcante est toujours bien implantée dans le New-Jersey.

 

La Famille de Philadelphie :

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti 
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne 
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi - Francis Iannarella ?
Membres : + 50-70
Associés : + 500

Dans cette famille, une chose est sûre, la hiérarchie est connue de tout le monde, même si certaines interrogations se portent encore sur un poste, celui de Consigliere. La famille de Philadelphie est de loin, la famille de la Cosa Nostra la plus en vue aux États-Unis. La plupart de ses membres n’hésitent pas à s’afficher sur les réseaux sociaux, en train de boire des verres dans des clubs branchés de la ville ou encore en train de traîner devant des clubs sociaux. Cette année, Joseph Merlino fut libéré de prison et intégra rapidement une maison de transition à Boca Raton, avant de rejoindre sa luxueuse villa à Palm Beach. La position actuelle de Joseph Merlino ne fait aucun doute, il est bien le Parrain de la famille de Philadelphie, mais ce dernier est encore en liberté surveillée et sa marge de manœuvre reste limitée. A Philadelphie, là où tout se passe, le gouvernement fédéral a lancé une opération contre plusieurs membres quelques semaines avant les fêtes et quelques semaines après la condamnation du Soldat Joseph Servidio pour trafic de drogue. Dans cette opération, le Soldat Salvatore Mazzone, le Capitaine Domenic Grande et l’Underboss en exercice, Steven Mazzone furent inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi Rico. Ce coup de filet juste avant cette nouvelle année prouve encore une chose, la famille de Philadelphie est toujours hantée par ces vieux démons et cette affaire surgit grâce aux informations de différents informateurs dans la famille. Alors que va t’il se passer en 2021 ?. Il est fort probable que Steven Mazzone et Domenic Grande aillent chercher un accord de plaidoyer assez avantageux, avec à la clé, quelques années derrière les barreaux. Mais dans la famille de Philadelphie, rien n’est plus dangereux que le changement. Certaines factions, dont celle de Phil Narducci et Joseph Pungitore, n’ont jamais tellement apprécié la gouvernance de Joseph Merlino et ses amis. D’autres, comme George Borgesi, attend son tour, le bon moment, pour se positionner de nouveau dans la hiérarchie mafieuse, avec un poste de futur Acting-Boss à la clé ?.
 

La Outfit :

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : James « Jimmy The Ice Pick » Inendino
Consigliere : Joseph « The Builder » Andriarchi
Membres : + 40-60
Associés : + 1000

Marco D’Amico, ancien Consigliere de la Outfit, est décédé à l’âge de quatre vingt quatre ans de cause naturelle et son décès tourne définitivement la page de l’ancienne hiérarchie. Avec l’arrivée au poste d’Acting Boss d’Albert Vena, les choses ont changées et celui qui est considéré comme “l’individu le plus dangereux de Chicago” a réparti les rôles afin de satisfaire le plus de monde possible et surtout éloigner le FBI du radar de Salvatore DeLaurentis. En 2020 ? rien à signaler, a part que l’ancien Capitaine de Cicero, Michael Sarno, s’est vu refusé une demande de libération anticipée pour cause de coronavirus. Peter DiFronzo, Soldat de la Outfit et frère de l'ancien Parrain, John DiFronzo est décédé début décembre à l'âge de quatre vingt sept ans du coronavirus.
 

La Famille Patriarca :

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

Parrain : Carmen « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : Anthony DiNunzio ?
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille
 Membres : + 40-50
Associés : + 200 

Comme en 2019, l’année 2020 fut très calme pour la famille Patriarca qui continue à gérer son business sous les ordres de Carmen DiNunzio. Le frère de Carmen, Anthony, est en passe de terminer ses contraintes liées à sa libertée surveillée et il ne serait pas étonnant, que l’ancien Acting Boss de la famille Patriarca, reprenne ses fonctions. 


La Famille de Détroit :

Jack Giacalone
Jack Giacalone

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : 
Membres : + 40-50
Associés : + 200

Comme à son habitude, l’une des familles les plus cloisonnées de la Cosa Nostra, avec la famille Genovese, n’a rien délivré de ses secrets en 2020.

La Famille de Buffalo :

Joseph Todaro Jr
Joseph Todaro Jr

Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : + 30-40
Associés : + 100

2018 avait été une année assez mouvementée pour la famille de Buffalo avec l’arrestation de son Underboss Domenico Violi. Son arrestation n’avait pas échappé à la presse Américaine et Canadienne et démontra que la famille de Buffalo, depuis la prise de pouvoir de Joseph Todaro Jr, tentait de la reconstruire ses ramifications basées au Canada. En Novembre dernier, le Consigliere de la famille de Buffalo, Frank Bifulco est décédé à l’âge de soixante-quinze ans, laissant la place supposée à Victor Sansanese ?.

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NOUVEAU REVERS JUDICIAIRE POUR FRANK LOCASCIO

6 Décembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, vient de rejeter une demande de révision de procès à l’ancien Consilidere de la famille Bonanno. Depuis des années, Frank Locascio, essaye, avec l’aide de son avocate, une ancienne juge fédérale, par tous les moyens possibles, de faire sauter sa condamnation relative au meurtre de Louis DiBono. Reconnu coupable, Frank Locascio a toujours clamé son innocence, accusant le gouvernement fédéral d’avoir délibérément caché certaines preuves et d’avoir empêché certains témoins, dont Salvatore Gravano, de disculper Frank Locascio dans le meurtre de Louis DiBono. L’avocate de Frankie Loc, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de blanchir son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américains  en déclarant que Frank Locascio avait essayé de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono et c’est sur ce point précis que le juge fédéral Leo Glasser justifia sa décision, dans un rapport sans équivoque. Pour ce dernier, il est ironique d’entendre Frank Locascio considéré Salvatore Gravano comme son « sauveur » et jugé la « crédibilité » de ses propos, alors qu’il a été catalogué depuis des années, comme un « rat », un mythomane compulsif par les membres de la famille Gambino.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore Gravano affirme, à qui voudrait bien l’entendre, que Frank Locascio a toujours empêché John Gotti de lancer un contrat sur Louis DiBono. Sauf que pour le juge fédéral Leo Glasser, Salvatore Gravano n’était pas présent le 12 Décembre 1989, où dans un petit appartement au dessus du QG du Parrain de la famille Gambino, le Ravenite Social Club, John Gotti acta la mort de Louis DiBono : « Monsieur Gravano a été vilipendé pendant des années, dans les mots les plus durs, comme un menteur, un rat, un tueur de sang froid, mais il semblerai qu’aujourd’hui, la parole de Monsieur Gravano à un sens pour faire libérer un ancien ami de la mafia de prison » déclara le juge fédéral Leo Glasser. Le considérant comme « malhonnête », le juge fédéral Leo Glasser fustigea Salvatore Gravano en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Pour le magistrat, les écoutes avaient dévoilé formellement un John Gotti indiquant son attention d’assassiner Louis DiBono, pour lui avoir manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, avait prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : « Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre » déclara le juge Leo Glasser. L’avocate de Frank Locasciao, une ancienne juge fédérale à la retraite de Boston, Nancy Getner devrait faire appel. En attendant, Leo Glasser âgé de quatre vingt seize ans, a conclu son rapport par la petite phrase d’adieu de Frank Locascio, adressée aux membres du tribunal et aux jurés, le soir de sa condamnation, en 1992  : « Si il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays ».

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« COUSIN EDDIE » UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Edward Garafola
Edward Garafola

Vous vous souvenez d’Edward Garafola surnommé « Cousin Eddie » dans le milieu ? Pour les autorités, il était soupçonné d’être un Soldat dans la famille Gambino, mais aussi d’avoir été l’ex beau-frère de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. C’est un peu grâce à ce dernier d’ailleurs qu’Edward Garafola se fit une place dans la famille Gambino. « Combinard », « tricheur », « comploteur », les diminutifs ne manquaient pas au sein des proches de Salvatore Gravano pour cataloguer son beau-frère. Certains le conseillant même de l’assassiner, avant qu’Edward Garafola ne lui fasse un « coup tordu », ce qui arrivera finalement. Quand au début des années 1990, Salvatore Gravano fut arrêté avec John Gotti et Frank Locascio, les trois membres de la direction de la famille Gambino furent incarcérés au Métropolitan Center de New-York. A l’intérieur, John Gotti devenait de plus en plus paranoïaque et son égo démesuré créait des tensions avec les membres de sa hiérarchie. Quelques mois plus tard, Edward Garafola rendit visite à Salvatore Gravano et très vite, le Soldat de la famille Gambino conseilla à Salvatore Gravano de coopérer avec la justice. Pour Salvatore Gravano, Edward Garafola était en mode « pleurnichard » et demanda explicitement à son beau-frère de tourner sa veste : « Tu devrais peut-être coopérer. Toi et moi on coopère, on prend nos femmes et nos gosses et on commence une autre vie », laissant Salvatore Gravano perplexe sur sa situation personnelle. Au final, ce dernier décidera de coopérer et quand il « mis au courant » Edward Garafola de sa décision, celui-ci fit machine arrière : « Vous savez, c’est comme quand on est gosses et qu’on se tient à côté de la piscine, Un, deux, trois, sautez. Ducon saute, pas lui » déclara par la suite Salvatore Gravano. Pour Edward Garafola, le retrait de Salvatore Gravano de la famille Gambino lui permettrait sans doute de reprendre une partie de son buisiness dans la construction et même si sa femme est la sœur de Salvatore Gravano, la famille c’est la famille et les Gambino passe avant toute chose. En 1999, l’ordre fut donné par John Gotti d’assassiner Salvatore Gravano repéré depuis quelques temps en Arizona avec sa famille et dans ce complot il y avait qui ? Cousin Eddie. Sa participation sera mineure, mais pour Edward Garafola participait à ce genre de contrat, cela ne le dérangeait nullement, il avait bien assassiné son cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, mais ce meurtre remontera très vite à la surface. En 2003, Edward Garafola sera arrêté et inculpé de plusieurs meurtres dont celui de son cousin et pour éviter une peine de prison à perpétuité, Edward Garafola décidera non pas de collaborer, mais de plaider coupable pour au final se prendre trente ans derrière les barreaux, à soixante neuf ans, c’était au final du pareil au même, il avait de grande chance de mourir en prison. En 2015, Edward Garafola fera une demande de libération anticipée pour des problèmes médicaux qui ne pouvaient pas être « soignés » selon lui en prison. La femme d’Edward Garafola, la sœur de Salvatore Gravano qui l’a toujours soutenu, supplia le juge afin qu’il puisse terminer sa peine chez lui, mais le magistrat rejeta fermement cette demande, Edward Garafola décèdera finalement en prison il y a quelques jours. Salvatore Gravano, qui depuis sa sortie de prison en 2017, fait le tour des médias Américains afin de parler de son expérience dans la Cosa Nostra, déclara se sentir « mal » de voir son ex beau-frère décédé comme un « animal » derrière les barreaux : « Eddie était vieux et cloué au lit, il aurait été inoffensif s’ils avaient décidé de le libéré. Je me sens mal pour sa famille, ses neveux et ma sœur » déclara t’il.

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A LA RECHERCHE DE SALVATORE GRAVANO

10 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore « The Bull » Gravano est connu du grand public pour avoir été l'Underboss du célèbre Parrain John Gotti. En 1992, pour éviter une condamnation à perpétuité, il collabora avec la justice et envoya plusieurs responsables de la famille Gambino en prison dont son ancien Boss, qui terminera sa vie dans le pénitencier fédéral de Marion dans l'État de l'Illinois. Pour avoir aidé le gouvernement Américain dans sa lutte contre le crime organisé, le Juge Léo Glasser le condamna à une peine de cinq ans derrière les barreaux, une peine de prison dérisoire, alors que Salvatore Gravano avoua pendant son témoignage avoir participé à plusieurs assassinats. A sa sortie, en 1994, il rentra avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. Mais en 1995, il quitta volontairement le programme de protection des témoins après une interview donnée à une chaine de télévision. Dans celle-ci Sammy Gravano fut très clair avec ses anciens collègues mafieux : « S'ils envoient une équipe pour m'abattre, je vais les tuer. Ils ont intérêt à ne pas me manquer car s'ils me cherchent, je vais envoyer leurs cadavres jusqu'à New-York. Je n'ai pas peur d'eux... Je ne vous ai pas demandé de venir en plein milieu de nulle part et je ne me suis pas déguisé avec une fausse barbe.... Je vais vous dire, je suis un putain de pro... Qu'ils viennent me chercher, je leur réserve quelques surprises ». En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999.

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Après la publication de son livre, Salvatore Gravano avait été exclu du programme de protection des témoins et pour les Gambino, le fait de s’afficher ouvertement, pour en plus, se faire de l’argent sur leur dos, était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Peter Gotti demanda alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. En effet le Soldat de la famille Gambino, avait travaillé dans l'équipe de Salvatore Gravano quand ce dernier occupait les fonctions de Capitaine. D'ailleurs et assez curieusement, sa femme entretenait encore des bonnes relations avec Debra Gravano, l'épouse de Salvatore Gravano, et s'appelait encore régulièrement. Pour exécuter le contrat, Peter Gotti donna près de soixante quinze mille dollars et des faux papiers d’identité et donna ses consignes : agir très rapidement et faire appel à un expert de l’électronique pour faciliter la tâche. Pour exécuter le contrat, Thomas Carbonaro prit alors avec lui, un Associé de la famille Gambino, un expert ce dommaine, dénommé de Sal « Fat Sal » Mangiavillano. Ce dernier qui travaillait depuis de nombreuses années pour les Gambino, avait aussi la particularité de pouvoir créer des bombes. Dans la Cosa Nostra, cette méthode d’assassinat n’est normalement pas acceptée, mais à cette époque, les attentats à l’explosif devenaient de plus en plus récurent, surtout dans la famille Lucchese et n’ayant aucun retour négatif de la Commission, la famille Gambino, entre autre, commençait à utiliser ce procédé. Arrivé à Phoenix en Arizona, Thomas Carbonaro commença à changer d'apparence. En effet, le Soldat de la famille Gambino savait pertinemment, de part sa carrure assez imposante, il pouvait être reconnu très rapidement par Salvatore Gravano. Il décida alors de se laisser pousser la barbe et de porter continuellement une casquette, pour le reste, cela attendra, Thomas Carbonaro avait la consigne d’exécuter le contrat le plus rapidement possible. Le but était de ne pas rester trop longtemps sur les lieux, surtout dans un endroit que Salvatore Gravano connaissait très bien. Avec l’aide de son associé, ils commencèrent leur recherche dans une bibliothèque et trouvèrent très rapidement, à leur grand étonnement, une entreprise dénommée Marathon Piscine, Inc, ou le fils et la fille de Salvatore Gravano y étaient inscrits comme Associés. Grâce à toutes ces informations, Ils repérèrent rapidement le lieu ou travaillait leur ancien collègue, mais aussi le l’endroit de résidence de sa femme Débra, il ne restait plus que pour les deux mafieux, de préparer un plan pour tuer l'ancien Underboss de la famille Gambino. La première solution était de l’abattre avec dans le ranch que tenait la femme de Sammy Gravano. C'était un endroit immense et il pensait que Salvatore Gravano habitait dans un appartement proche de chez elle pour ne pas attirer l'attention. Le problème était qu'aucun véhicule ne stationnait devant chez elle et le fait de voir la même voiture trainait dans les parages plusieurs jours de suite, pouvait être suspect. Ils se rendirent alors derrière la maison de Debra Gravano, il y avait un énorme terrain qui faisait office de petite écurie, elle et son mari adorait les chevaux. Ils purent constater qu'un petit chemin était utilisé fréquemment pour des sorties équestres, ils pourraient alors se cacher et attendre que Sammy passe à cheval pour lui tendre une embuscade. De plus, pour laisser un message, ils voulaient utiliser un fusil de chasse appartenant à Liborio « Louis » Milito, un ancien Soldat de la famille Gambino, assassiné par Salvatore Gravano en 1988, pour l’assassiner et le laisser sur place. La deuxième solution avait été de le tuer dans la pizzeria de son fils, Gerard, qui se trouvait dans un centre commercial. Ils s'y rendirent et ils purent constater que la porte menant au cuisine était toujours ouverte pour permettre au livreur de pizza de déposer sa marchandise. S'ils le voyaient, ils pourraient lui tirer dessus et partir par cette même porte. Troisième solution, il y avait aussi la possibilité de garer leur véhicule à coté de celle de Salvatore Gravano sur le parking du centre commercial et de la faire exploser une fois que celui-ci se trouverait dedans, c’est cette solution qui fut adoptée par les deux mafieux. Sal Mangiavillano avait l'expérience nécessaire pour fabriquer ce genre de bombe, il ne restait plus qu'a trouver le matériel nécessaire à sa fabrication. 

Salvatore Gravano aujourd'hui
Salvatore Gravano aujourd'hui

Le duo fit alors plusieurs voyages entre Los Angeles, la Floride et New-York pour acheter les outils à l’exécution du contrat. Le plan fut mis en attente pendant un moment, la mère de Louie Vallario le Capitaine de Thomas Carbonaro venait de décéder et ce dernier retourna à New-York assister aux funérailles. Le Soldat de la famille Gambino devait se montrer, premièrement par respect pour son supérieur, mais aussi pour se faire voir auprès du FBI. En effet, les autorités auraient pu trouver étrange qu’il n'assiste pas aux funérailles de la mère de Louie Vallario. Une date fut fixée et la veille du départ, Sal Mangiavillano roula dans New-York quand il entendit une dépêche à la radio. Salvatore Gravano, son fils Gérard, sa fille Karen et sa femme Debra étaient arrêtés en Arizona pour trafic de stupéfiants. Selon les autorités, Salvatore Gravano était à la tête d'un important réseau d'amphétamines et il s'était associé à un groupe néo-nazi pour la distribution. Il appela immédiatement Thomas Carbonaro et le plan fut annulé. L'histoire du contrat manqué contre Salvatore Gravanno fut révélée quelques mois plus tard non pas par les médias, mais par un ancien Capitaine de la famille Gambino, Michael « Mikey Scars » DiLeonardo. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, ce dernier avait rapidement décidé de collaborer avec les autorités fédérales en échange d’informations. C’est lors d’un interrogatoire avec les agents fédéraux, qu’il déclara que Peter Gotti avait tout organisé pour assassiner l’ancien homme fort de la famille Gambino. Il raconta qu’après l’arrestation de Salvatore Gravano, Peter Gotti était assez énervé d’avoir dépensé autant d’argent pour rien. De sa prison, John Gotti, fulminait encore plus, surtout qu’il s’avéra par la suite que sans le retard suite à l’enterrement de la mère de Louis Vallario, Salvatore Gravano aurait été sans nul doute assassiné. Des détails sur cette opération furent révélés par la suite par Sal Mangiavillano. L’Associé de la famille Gambino venait d’être condamné à sept années de prison pour plusieurs cambriolages, une peine qu’il accepta à la base sans broncher. Mais lors de son incarcération, le changement d’attitude de ses anciens collègues mafieux et le fait d’être inculpé par la suite de tentative de meurtre, poussa Sal Mangiavillano à collaborer. Les autorités fédérales avaient désormais assez de preuves pour inculper Peter Gotti, mais aussi Thomas Carbonaro, qui de sa cellule du Metropolitan Center, commençait à paniquer. Par le biais de son avocat, il essaye de convaincre Sal Mangiavillano de revenir sur son témoignage, mais sans succès. Avec sa collaboration, l’Associé de la famille Gambino ne serait pas inculpé de la tentative de meurtre sur Salvatore Gravano, mais terminerait à purger sa peine pour cambriolage avant d’intégrer le programme de protection des témoins. Devant le tribunal, le témoignage de Sal Mangiavillano accompagné de celui de Michael DiLeonardo eut l’effet escompté. Peter Gotti et Thomas Carbonaro furent condamnés respectivement à vingt huit ans et soixante et un an de prison. Salvatore Gravano fut condamné en 2003 à une peine de dix neuf années de prison, qu'il purgea dans la prison fédérale de Supermax dans l’État du Colorado.  Son fils Gérard fut  condamné à une peine de neuf années de prison. Quant-à sa femme Debra et sa fille Karen, elles reçurent plusieurs années de prisons avec sursis. Salvatore Gravano fut libéré de prison en Janvier 2017. A ce jour, l’ancien Underboss de la famille Gambino n’est plus protégé par le gouvernement fédéral et continue occasionnellement à dédicacer son livre et à participer à des vidéos sur dans des médias Américains en souvenir du passé.

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UNE JUGE FÉDÉRALE REFUSE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

8 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Ambrosio
John Ambrosio

Après avoir été condamné à quatre années de prison pour racket, le Soldat de la famille Gambino, John « Johnny Boy » Ambrosio essaye, comme bon nombre de mafieux incarcérés, de profiter de la crise du coronavirus pour terminer sa peine à domicile. La première demande de libération effectuée par John Ambrosio, était pour s’occuper de sa femme souffrante, sans succès. Pourtant, le Soldat de la famille Gambino avait dépeint un scénario dramatique, prétextant que son épouse souffrait de démence et que seul lui pouvait l’aider dans cette épreuve. Malheureusement pour John Ambrosio, la juge fédérale Sandra Feuerstein connaît parfaitement la personnalité du mafieux, pour l’avoir condamné deux ans plus tôt. La magistrate avait tout d’abord rejeté cette requête, prétextant que cela n’est pas un motif valable pour le libérer de prison, mais surtout, la juge avait gentiment fait la leçon au Soldat de la famille Gambino, en lui rappelant que pour toute demande de libération auprès d’un tribunal fédéral, celui-ci était dans l’obligation d’avertir le directeur de la prison ou il est incarcéré, ici à Fort Dix dans le New-Jersey. Surement vexé d’avoir été rappelé à l’ordre, John Ambrosio décida de limoger son avocat, qui pour lui, était le seul coupable de ce rejet et décida de faire appel à son ancien avocat, celui qu’il avait fait « viré » il y a deux ans, après sa condamnation pour racket. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, les tribunaux fédéraux ont reçu de nombreuses demandes de libération anticipée venant de membre de la Cosa Nostra, tous pour des raisons médicales. Certaines étaient justifiées, d’autres, comme celle de John Ambrosio, essaye de profiter de la brèche judiciaire engendrée par cette épidémie, pour en tirer des avantages. Pour l’avocat de John Ambrosio, son client souffre de « divers problèmes médicaux », qui en fait un « patient à risque » si celui-ci contractait le coronavirus. Devant la juge fédéral, l’avocat détailla avec minutie les problèmes médicaux, qui poussent John Ambrosio à demander une libération anticipée : Hypertension, diabète, rétention d’eau dans une jambe, un monologue de plusieurs minutes qui laissa la juge complètement indifférente : « Je connaissais déjà ces problèmes avant sa précédente condamnation » déclara la juge, mettant fin à tout suspense sur une éventuelle libération de John Ambrosio. Prétextant que le Soldat de la famille Gambino n’avait « même pas » purgé la moitié de sa peine, elle déclara par la même occasion que John Ambrosio refusait obstinément de prendre les médicaments délivrait par le BOP pendant son incarcération, aggravant de ce fait son état de santé.

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DEMANDE DE LIBÉRATION REJETÉE POUR FRANK LOCASCIO

27 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, âgé désormais de quatre vingt seize ans, le même qui avait jugé au début des années 1990, John Gotti, a rejeté la demande de libération sous caution de Frank « Frankie Loc » Locascio pour raison « humanitaire ». La décision du juge, ne remet nullement en cause la requête déposée par l'avocate de la défense, autorisant un appel sur sa condamnation pour le meurtre du Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Alors oui même si une procédure judiciaire pour faire libérer Frank Locascio est toujours en cours, ce verdict rendu récemment ne présage rien de bon pour l’ancien Consigliere de la famille Gambino, qui âgé de quatre vingt sept ans, à de forte chance de terminer sa vie derrière les barreaux, comme John Gotti précédemment. Dans son compte rendu d’audience, Leo Glasser, sans mentionner une seule fois le cas de Louis DiBono, fit remarquer que « depuis soixante ans », Frank Locascio a « juré fidélité » à la famille Gambino et a vécu selon « le code de la Cosa Nostra et non celui de la société ». Leo Glasser reste aussi sur sa position en indiquant, que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, approuvait forcément les décisions de John Gotti. Contrairement à d’autres mafieux, Frank Locascio n’a jamais renié son passé criminel dans la Cosa Nostra et n’a jamais été enclin à quitter cette organisation criminelle et sur ce dossier cela reste problématique. Pendant son incarcération, Frank Locascio s’est fait remarquer une fois pour une bagarre avec un autre détenu, mais des photos récentes trouvés dans la maison du Capitaine Andrew Campos, démontrent que Frank Locascio est toujours respecté dans la famille Gambino. Alors même si après près de trente années derrière les barreaux, Frank Locascio est éligible à une libération anticipée et même si ce dernier souffre de plusieurs problèmes de santé, le juge fédéral Leo Glasser considère que son état de santé restait stable et ne permettait pas une remise en liberté. Désormais tout va se jouer sur cette fameuse demande d’appel, orchestrée par l’avocate de Frank Locascio, une ancienne juge fédéral et professeur de droit à l’université d’Harward, Nancy Gertner. Cette dernière est une femme expérimentée, qui connaît parfaitement les rouages de la justice Américaine. Il y a quelques mois, une première étape fut franchie, quand une cours d’appel fédérale accepta de réexaminer la condamnation pour meurtre et seulement pour meurtre de Frank Locascio et c’est sur ce point précis que tout va se jouer. Le juge fédéral peut demander à faire revenir à la barre des témoins Salvatore Gravano, qui apportera sans nul doute des éléments de réponse sur l’assassinat de Louis DiBono, ou suivre les recommandations des procureurs, en rejetant tout simplement cette requête et tout sera terminé pour Frank Locascio. L’ancien Underboss de la famille Gambino a toujours exprimé son désacord avec le verdict rendu en Avril 1992, stipulant qu’il avait été condamné seulement pour avoir été un « grand ami » à John Gotti. Au fil des années effectuées derrière les barreaux, sa stratégie de défense a changé et se concentre désormais sur sa condamnation pour meurtre. A cette époque, les procureurs fédéraux avaient réussi à faire condamner Frank Locascio pour l’assassinat de Louis DiBono, en raison seulement de sa position au sein de la famille Gambino et non sur des preuves concrètes prouvant la culpabilité de Frank Locascio dans ce meurtre. Pour eux, un Underboss d’une famille aussi importante que les Gambino ne pouvait ignorer le contrat lancé sur Louis DiBono et de ce fait, il était coupable. 

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