Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

gambino

LES CLUBS SOCIAUX DANS LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

12 Septembre 2021, 10:23am

Publié par Xav

Wimpy Boys Social Club : Pendant des années, cet endroit fut le repère de l’un des mafieux les plus redoutables de la famille Colombo, Gregory Scarpa Sr. Dénommé « The Grim Reaper », il était un Capitaine qui collabora avec le FBI pendant plus de vingt ans, une relation trouble avec les services fédéraux qui lui permit de continuer ses activités criminelles, tout en étant protégé par le gouvernement fédéral. Le Wimpy Boys Social Club était un endroit lugubre, aussi sordide que le personne occupant ces lieux. Un jour, l’un des membres de l’équipe Scarpa assassina froidement une femme, qu’il soupçonnait de collaborer, d’une balle dans la tête et la laissa enroulé dans un tapis dans un coin du Club. Aujourd’hui, le Wimpy Boys Social Club est deveny un barbier qui a décoré les lieux de plusieurs photos de Marlon Brando dans le rôle du Parrain ou de Al Pacino dans le rôle de Scarface.

The Bergin Hunt and Fish Club : Situé à Ozone Park dans le Queens, cet ancien club social était l’un des repères préférés de John Gotti, qui, en tant que simple Soldat, sous les ordres du Capitaine Carmine Fatico, gérait son buisness avec ses frères pour le compte de la famille Gambino. Actif jusqu’au milieu des années 2000, le Bergin Hunt and Fish Club a désormais été “coupé” en deux boutiques, un salon de toilettage pour animaux et une pharmacie.
 

Ribera Social Club : Situé dans la ville d’Élizabeth dans l’État du New-Jersey, ce club social très fréquenté des membres de la famille DeCavalcante a été ouvert par un ancien Acting Boss, Francesco Guaracci, originaire de la ville de Ribera en Sicile. Contremaître de métier, Francesco Guaracci, qui fréquentait très régulièrement ce lieu de rencontre de la communauté Italienne du quartier, avait tenu sa position au sein de la famille DeCavalcante tellement opaque, que peu de personnes ne connaissait réellement son influence au sein de la Cosa Nostra. A la base le Ribera Social Club avait ouvert ses portes à New-York, à Manhattan, avant de déménager dans le New-Jersey. Comptant près de deux cent membres actifs, le Ribera Social Club reste, malgré le décès de Frances Guaracci, encore actif et accueille toujours bon nombre de festivités Italiennes.

Just Us Lounge : Situé à Brooklyn, ce club social appartenait au Soldat de la famille Bonanno, Thomas Pitera. En plus d’être un membre de la Cosa Nostra, Thomas Pitera est considéré, pour la plupart des autorités fédérales, comme un “tueur en série”, qui aurait assassiné des dizaines de personnes, la plupart sans autorisation formelle de la famille Bonanno. Arrêté au début des années 1990 pour racket et meurtre, Thomas Pitera purge actuellement une peine à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle dans le pénitencier fédéral de McCreary dans l’État du Kentuky. Son ancien repère miteux, un bar de mauvaise fortune, est désormais devenu une boutique spécialisée dans les assurances.

The Gemini Lounge : Situé dans le quartier de Flatlands à New-York, ce club social était l’un des repères d’un ancien Soldat de la famille Gambino, Roy DeMeo. Avec son équipe composée entre autres, de Joseph Testa et Anthony Senter, elle fut l’une des équipes les plus impitoyables de la famille Gambino, soupçonnée dans des dizaines de meurtres crapuleux pour le compte ou non de cette organisation criminelle. Devenant de plus en plus paranoïaque, Roy DeMeo sera exécuté par son propre Capitaine, Nino Gaggi en 1983. Le Gemini Lounge est désormais devenu une église.

Lire la suite

MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

28 Août 2021, 07:18am

Publié par Xav

Vincent Artuso, un Capitaine de la famille Gambino implanté dans l’État de la Floride, vient de décéder de causes naturelles, il avait soixante seize ans. Dès son adolescence, Vincent Artuso travaille dans la boulangerie familiale, un travail acharné qui permit, selon ses proches, à pouvoir payer les études de ses trois jeunes frères. Mais dans le Bronx, Vincent Artuso était connu aussi sous le pseudonyme de “Vinnie A”, gravitant autour du club social d’un Capitaine réputé de la famille Gambino, Frank “Frankie Loc” Locascio. Au début des années 1980, Vincent Artuso purgera une peine d’un an de prison pour histoire de trafic de drogue. A sa sortie et avant le décès de Paul Castellano, le gouvernement fédéral estime que Vincent Artuso aurait été intronisé dans la famille Gambino, placé sous la coupe de Frank Locascio, proche du clan Gotti, qui préparait l’un des assassinats les plus retentissant de la Cosa Nostra. Le 16 Décembre 1985, devant le restaurant populaire de Manhattan, le Sparks Steak House, une réunion d’affaire à lieu entre Paul Castellano et le clan Gotti, le but, essaye de résoudre un conflit qui risquait de dégénérer en guerre interne à l’intérieur de la famille Gambino. En pleine période de préparation de Noël, une équipe de tueurs, vêtus de blanc, de trench-coats et de chapkas noires se positionnèrent devant le restaurant. Cette équipe était composée de : Vincent Artuso, Salvatore Scala, Edward Lino et John Carneglia. À quelques pas de là se trouvait une équipe de secours composée prétendument de Dominick Pizzonia, Angelo Ruggiero et Anthony Rampino. Quand Paul Castellano sortit de son véhicule, Vincent Artuso et John Carneglia se rapprochèrent, mais seul John Carneglia tira à plusieurs reprises sur l’ancien Parrain de la famille Gambino, l’arme de Vincent Artuso s’étant enrayée.

Anthony Scotto, ancien Capitaine de la famille Gambino, vient de décéder à l’âge de quatre vingt sept ans. Originaire de Brooklyn, Anthony Scotto travailla dès son adolescence sur les docks de New-York, Anthony Scotto avait la particularité de s’être marié avec la fille d’Anthony Anastasio, neveu d’Albert Anastasio, célèbre Parrain de la famille Mangano, l’ancien nom de la famille Gambino. Intronisé dans la Cosa Nostra, il prend, à la mort d’Anthony Anastasio en 1963, le contrôle du Local 1814 de L’ILA (International Longshoreman's Association), qui à cette époque, était un important collecteur de fonds pour le parti démocrate. Très vite mis en lumière en raison de ses nombreuses relations avec certains politiciens locaux, Anthony Scotto devint très rapidement l’un des membres les plus influents de la famille Gambino. Mais à la fin des années 1970, tout s’écroule, Anthony Scotto est inculpé de plusieurs charges fédérales dont de corruption, de racket et condamné, en 1980, à cinq années de prison. Anthony Scotto a eu de la chance, la peine aurait pu être beaucoup plus lourde. Les procureurs avaient en effet demandé une peine de plus de vingt ans derrière les barreaux, mais le juge en décida autrement après avoir été “impressionné” de toutes les lettres de soutien, de nombreux politiques, qui pour la plupart, se portaient “garant” de son comportement avant sa condamnation. Pendant son incarcération, son équipe est gérée par l’un de ses anciens Soldats, Anthony “Sonny” Cicconne. Libéré de prison au milieu des années 1980, Anthony Scotto se fit plus discret. Le nouveau Parrain en exercice, John Gotti, décida de maintenir Anthony Ciccone comme Capitaine de l’ancien équipe de Scotto et de reléguer un peu ce dernier en arrière plan, ce qui ne dérangeait nullement Anthony Scotto, qui se concentra plus sur sa famille et dans des affaires plus légitimes. En 1993, il ouvrit le Fresco By Scotto, un restaurant en plein Manhattan, géré actuellement par fille, Rosanna Scotto.

Lire la suite

DEMANDE DE LIBÉRATION REFUSÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

12 Août 2021, 16:34pm

Publié par Xav

Thomas “Huck” Carbonaro
Thomas “Huck” Carbonaro

Une juge fédérale vient de balayer d’un revers de la main la demande de libération d’un ancien protégé de Salvatore Gravano, le Soldat Thomas “Huck” Carbonaro. Il faut dire que la magistrate est reconnue pour n'avoir que très peu de compassion avec les mafieux de la Cosa Nostra et même si ces derniers présentent un “pléthore” de problèmes médicaux. Par exemple, cette même juge avait refusé l’année dernière, quelques mois avant son décès, une demande de libération exceptionnelle pour l’ancien Parrain de la famille Gambino, Peter Gotti, qui implorait la justice de laisser terminer sa peine au domicile de sa fille à Howard Beach. Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti décédera en Février 2021 à l’âge de quatre vingt et un an. Dans le cas de Thomas Carbonaro, celui-ci est légèrement différent. Ce dernier n’était qu’un simple Soldat dans la famille Gambino mais avec une réputation certaine de tueur à gage. Homme à tout faire dans l’équipe de Salvatore Gravano, Thomas Carbonaro avait essayé de remercier, à sa manière, son ancien Capitaine, en tentant de l’assassiner quand celui-ci était parti dans le programme de protection des témoins avec sa famille, caché dans une petite ville d’Arizona. Aujourd’hui âgé de soixante treize ans, Thomas Carbonaro est toujours incarcéré et purge sa peine de prison dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, avec une date de libération possible en 2063.

Cette demande de libération avait été préparée par l’avocat de Thomas Carbonaro, jouant sur le fait que son client avait reçu une peine "disproportionnellement élevée", mais aussi que le Soldat de la famille Gambino souffrait d’une multitude de problèmes ne permettant par une incarcération convenable. La juge fédérale est revenue assez longuement sur ce dernier point, précisant un à un les divers problèmes de santé de Thomas Carbonaro, tout en précisant que selon le bureau du BOP (Fédéral Bureau Of Prisons), ce dernier “fonctionnait en grande partie de manière indépendante” et qu’il “recevait un traitement médical adéquat à sa pathologie”. La magistrate est allée beaucoup plus loin dans son argumentation, en précisant que même si l’avis du BOP avait été favorable à Thomas Carbonaro, elle aurait tout de même refusé cette demande de libération, justifiant sa décision sur “l’historique” et le “passif criminel” du Soldat de la famille Gambino : “Seule la peine maximale autorisée par la loi est adaptée dans ce cas. Thomas Carbonaro a montré toute sa vie sa volonté de tuer des personnes et il sera difficilement ré-adaptable dans la société”. 

Lire la suite

QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

14 Juillet 2021, 17:20pm

Publié par Xav

Alex Rudaj
Alex Rudaj

La Cosa Nostra n'a plus la même "splendeur" d’antan, il n’empêche que cette dernière reste encore une organisation criminelle très structurée, qui effraie bon nombre de truands qui voudraient marcher sur ses plates de bandes. En effet, la Cosa Nostra Italo-Américaine a encore bon nombre de familles implantées un peu partout aux États-Unis et même si cette dernière utilise de moins en moins le meurtre pour arriver à ses fins, elle peut compter sur des membres qui ont prêté serment d’allégeance, de commettre des crimes pour le bien de cette organisation. Même si son influence à diminuer, la Cosa Nostra, arrive à garder son aura, et traite assez facilement avec d’autres mafias voire des gangs de rue implantées sur leur territoire. Malgré cela, certaines organisations criminelles ont tenté par le passé de tester les limites de différentes familles de la Cosa Nostra, pour savoir si cette dernière, qui a changé radicalement de stratégie ces dernières années, préférant prospérer dans l’ombre, serait prête à déclencher une guerre pour défendre ses positions, petit retour en arrière. Au début des années 1990, une organisation criminelle Albanaise dénommée « The Corporation » a commencé à prendre le contrôle de plusieurs clubs sociaux contrôlés certaines familles New-Yorkaise. Cette « mini mafia », était dirigée par Alex Rudaj  un individu déjà connu des services de police et identifié comme un ancien Associé de la famille Gambino.

Rao's restaurant
Rao's restaurant

Mais arrivé à un moment de sa carrière criminelle, Alex Rudaj voulait prendre son indépendance, et s’inspira de l’organisation hiérarchique mise en place par la Cosa Nostra, pour fonder sa propre famille. Généralement l’entente avec les Albanais et les mafieux Italiens a toujours été très cordiales. Ces derniers, de par leur influence avaient l’habitude d’utiliser les Albanais comme une force de frappe dans différentes affaires. Durement mais surement, Alex Rudaj accompagné par des individus d’origine Albanaise mais aussi Italiennes, la plupart Associés à des familles de la Cosa Nostra, commencèrent à se former pour tenter quelque chose d’invraisemblable, attaquer des clubs sociaux ou des lieux détenus par des membres de la Cosa Nostra. Au départ, ils commencèrent à travailler dans le comté de Westchester, avant de s’étendre dans le Queens et dans le Bronx, des endroits ou la Cosa Nostra a et encore aujourd'hui, une très grande influence. Pendant plusieurs années, ce qui était au début une petite équipe de truands, se transforma en une organisation criminelle gagnant son argent grâce au racket et à la violence. A l’été 2001, Alex Rudaj accompagné d’au moins six hommes, rentrèrent dans une salle de jeux contrôlée par la famille Lucchese, frappèrent le gérant à la tête et déclarèrent aux clients qui étaient en train de jouer clandestinement dans ce tripot : «Messieurs désormais cet établissement est fermé. Je le jure devant Dieu, que si je vois encore une personne ici, je le frapperais à mort ». Bizarrement, la famille Lucchese ne réagit pas tout de suite, ce sont plus les familles Bonanno et Gambino, qui étaient plus inquiétées de l’influence grandissante que prenait cette organisation criminelle. La tension fut à son paroxysme quand les Albanais essayèrent de rentrer de force dans le restaurant Italien Rao’s , connu pour avoir été le lieu de prédilection de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Alex Rudaj était venu au départ manger, mais en raison des dernières altercations avec les mafieux Italiens, il fut rejeté par le personnel car selon eux, le restaurant était plein. Ce dernier ne se dégonfla pas et revint quelques heures après avec près d'une douzaine d'hommes, prêt à rendre des comptes pour ce manque de respect. Pris de panique, le propriétaire lui trouva finalement une place de premier choix. Cet incident fut un message fort adressé aux mafieux Italiens. En attaquant un lieu « sacré », les Albanais leur disaient clairement « Montrez nous un peu de respect, ou on ira encore plus loin ». La famille Gambino comprit immédiatement le message.

Arnold « Zeke » Squitieri
Arnold « Zeke » Squitieri

A cette époque, l'Underboss de la famille Gambino, un membre de la vieille école dénommé, Arnold « Zeke » Squitieri, était visiblement très énervé et excédé que ces « malfrats de bas étage » puissent s’en prendre à une organisation aussi tentaculaire que la sienne et demanda un rendez-vous à Alex Rudaj pour résoudre ce conflit, qui pouvait à juste titre dégénérait en guerre dans les rues de New-York. La réunion se déroula dans une station essence, en pleine nuit. Arnold Squitieri ramena près de vingt hommes, tous armés de battes de baseball, barres de fer ou d'armes automatiques. Devant eux, Alex Rudaj était en infériorité numérique avec ses six hommes, se rendant compte qu’il avait devant lui une petite partie des effectifs de la Cosa Nostra et que si ces derniers déclaraient la guerre, son clan allait tout droit vers une défaite certaine. Arnold Squitieri commença à déclarer que désormais la « partie était terminée » pour les Albanais, qu’ils « étaient allés trop loin ». Mais l’un des lieutenants de The Corporation, braqua son arme sur l’Acting Boss de la famille Gambino et menaça par la même occasion de tirer sur les jerricanes d’essence. Prêt à tout faire sauter, les deux organisations criminelles reculèrent et décidèrent de quitter les lieux sans accord possible, la guerre allait bientôt éclater. Finalement c’est le FBI qui mit fin aux hostilités, en arrêtant une bonne partie de la famille Rudaj. Alex Rudaj et plusieurs des ses hommes furent inculpés de charges tenant de la loi RICO et condamnés à de longue peine de prison. En une seule arrestation, la famille Albanaise fut complètement détruite et n’existe plus au jour d’aujourd’hui. Arnold Squitieri fut lui aussi arrêté et condamné à sept ans de prison pour extorsion, jeux illégaux et évasion fiscale, mais contrairement à Alex Rudaj, la famille Gambino avait assez de membres « compétents » pour pouvoir le remplacer à son poste.

Lire la suite

UN ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE GAMBINO VA JOUER SA LIBERTÉ DANS UN NOUVEAU PROCÈS FÉDÉRAL

30 Mai 2021, 09:38am

Publié par Xav

Après un revers judiciaire qui laissait supposer que l’ancien Consigliere de la famille Gambino, Frank « Frankie Loc » LoCascio, allait terminer sa vie derrière les barreaux, la décision d’une cour d’appel fédérale donne une dernière lueur d’espoir à Frank Locascio, qui jouera sa liberté dans un nouveau procès fédéral. Pourtant la décision donnée, en Décembre dernier, par le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, ne donnait guère d’espoir d’un nouveau procès, demandé depuis des mois par l’équipe de la défense, qui voulait, ironiquement, faire appel à l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano, pour aider leur client. Pour le magistrat, âgé de quatre-vingt douze ans et toujours en exercice, Salvatore Gravano est un menteur, tout en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Toujours selon Leo Glasser, les écoutes avaient formellement indiqué que John Gotti avait donner l'ordre d’assassiner Louis DiBono car le Soldat de la famille Gambino lui avait manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, ces écoutes avaient prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : “Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre” déclara le juge Leo Glasser.

Dans un jugement unanime, très rare dans ce genre d’affaires liées au crime organisé, trois juges ont décidé que les nouvelles déclarations venant de Salvatore Gravano devaient être prises en compte, car ils pouvaient jouer sur “une future liberté” de Frank Locascio. Cette décision a rendu “fou de joie” Salvatore Gravano, qui, dans une déclaration de plusieurs pages,  stipula qu’il était heureux de pouvoir dire “une nouvelle fois la vérité” au juge fédéral Leo Glasser dans un nouveau procès : “J’espère que j’aurai l’occasion de dire ce que je sais à ce sujet. Frank Locascio n’a strictement rien à voir avec le meurtre de Louis DiBono. En réalité, c’est John Gotti qui nous a trahis et a menacé ses avocats de ne pas me poser des questions pendant le procès à ce sujet, car il savait que j’allais dire la vérité” stipula Salvatore Gravano. Alors qu’en 1992, Frank Locascio défendait ardemment la stratégie imposée par John Gotti, ajoutant même que “S’il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays”, désormais Frank Locascio espère s’appuyer sur le futur témoignage de celui qu’il qualifiait de “rat”, quand celui-ci avait décider de se retourner contre la famille Gambino, pour pouvoir enfin sortir de prison. Mais du côté de Salvatore Gravano, il n’y aucune rancune et ce dernier reste dans la même stratégie, dire la vérité sur cette affaire. De plus, il déclara que Frank Locascio, qui est désormais âgé de quatre-vingt huit ans, ne représentait plus un “réel problème”, plus une menace et pouvait terminer sa peine chez lui. 

Lire la suite

UN ANCIEN SOLDAT DANS L'EQUIPE DE SALVATORE GRAVANO ESSAYE DE RÉDUIRE SA PEINE DE PRISON

23 Mai 2021, 10:16am

Publié par Xav

Thomas Carbonaro (à droite)
Thomas Carbonaro (à droite)

Salvatore Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino doit sans doute bien rigoler de la situation actuelle de l’un de ses anciens Associés. Ce dernier qui, depuis sa sortie de prison, fait le tour des médias Américains, a dû entendre parler de la demande de réduction de peine de Thomas “Huck” Carbonaro. Ce dernier a longtemps été un Soldat dans l’équipe de Salvatore Gravano quand celui-ci occupait le poste de Capitaine au sein de la famille Gambino. Dans son livre Underboss, Salvatore Gravano considère Thomas Carbonaro comme un tueur à gage, ayant des gros problèmes d'obésité, qui l’ont obligé à un moment à résoudre une situation plus que cocasse. Un soir, un Associé de la famille Gambino, Joe Paruta, avait commandé des tartes au restaurant ou Salvatore Gravano avait ses habitudes, le “Tali’s” un restaurant de Bensonhurst. Le problème est que Thomas Carbonaro avait profité de cette commande pour manger toutes les tartes, rendant furieux Joe Paruta qui demanda à Salvatore Gravano la permission de l'exécuter. Celui-ci, forcément, refuse et sauve la vie de Thomas Carbonaro qui par la suite aura très vite oublié cette petite anecdote.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Quand Salvatore Gravano décide de coopérer avec le gouvernement fédéral, il rentre avec sa famille dans le programme de protection des témoins, le but étant bien entendu de protéger Salvatore Gravano de ses anciens “amis” de la famille Gambino. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999. Peter Gotti demande alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. Heureusement pour Salvatore Gravano, ce dernier se fera arrêter dans une histoire de trafic de stupéfiants avant que le contrat ne puisse être exécuté. Quant-à Thomas Carbonaro, il sera condamné en 2003 à soixante et un an de prison pour plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont pour avoir essayé d'assassiner son ancien mentor. 

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Aujourd’hui âgé de soixante treize ans, Thomas Carbonaro est toujours incarcéré et purge sa peine de prison dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, avec une date de libération possible en 2063. Cette semaine, par le biais de son avocat, Thomas Carbonaro a effectué une demande de réduction de peine auprès d’un juge fédéral, en essayant de réduire sa peine initialement prévue à soixante et un an à près de vingt-cinq ans, ce qui le rendrait libérable en 2028. Son avocat joue sur le fait que le Soldat de la famille Gambino a reçu une peine "disproportionnellement élevée" par rapport à d’autres accusés comme Peter Gotti ou encore le cousin de Salvatore Gravano, Edward Garafola, qui avaient reçu des peines moindre pour les mêmes accusation et même si ces derniers sont désormais décédés derrière les barreaux : “En condamnant mon client à une peine aussi sévère, le juge est allé au delà et très largements des premières recommandations qui prévoyait une peine de trente années de prison” déclara son avocat. Justifiant cette demande par le fait que Thomas Carbonaro, en dix huit années de prison, n’a eu reçu aucun rapport sur son comportement venant des services pénitentiaires, tout en déclarant que ce dernier souffrait de plusieurs problèmes cardiaques : “Mon client a un appareil dans la poitrine permettant de suivre son rythme cardiaque, il a déjà fait deux pneumonies et deux septicémies”. L’avocat de la défense ne demande pas, contrairement à ses collègues, une demande de libération immédiate mais simplement une réduction de peine, afin que Thomas Carbonaro puisse se projeter vers une date de sortie et enfin tourner la page de la famille Gambino.

Lire la suite

PETER GOTTI PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO EST DÉCÉDÉ EN PRISON

26 Février 2021, 17:16pm

Publié par Xav

Peter Gotti, Parrain de la famille Gambino, est décédé à l’âge de 81 ans, dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Peter Gotti a toujours suivi les traces de son frère. Né dans le Bronx en Octobre 1939, Peter est issu d'une famille de treize enfants. Comme la plupart de ses frères, John, Gene, Richard et Vincent, Peter commencera très rapidement à travailler pour le compte de la famille Gambino et deviendra l'un de ses Associés dans les années 1960. En plus de ses activités criminelles, Peter Gotti travaillait par la même occasion dans une entreprise d'assainissement, avant de prendre sa "retraite" et de toucher une pension d'invalidité en raison d'un accident de travail. Cette supposée invalidité ne l’empêcha pas pour autant d’arrêter son activité au sein de la famille Gambino, bien au contraire, Peter Gotti s’y consacra désormais à 100%. Après l’assassinat de Paul Castellanno, la famille Gambino est dirigée par son frère, John et Peter qui n’avait encore que le statut de simple Associé vit une possibilité de devenir, enfin, un membre intronisé. Ce fut le cas à la fin des années 1980, Peter Gotti devient un Soldat de la famille Gambino et en récompense, deviendra une année plus tard, un Capitaine.  Peter Gotti était un Capitaine loyal et respecté, qui avait pour rôle de collecter l'argent pour le compte de la famille Gambino. Surnommé « One Eyed Pete » car il était aveugle d'un oeil, Peter Gotti sera aussi appelé par la suite, par les membres, de la famille Gambino, « The Dumbest Don », ou le « Parrain stupide » en raison de son incapacité à pouvoir gérer convenablement une famille de la Cosa Nostra. Au début des années 1990, John Gotti fut condamné à la prison à vie. Depuis l'USP Marion, ce dernier gardait le rôle de Parrain, mais il était évident que dans les rues de New-York, il fallait qu'un Gotti gère les activités sur le terrain. Son fils John Jr fera alors office d'Acting Boss, puis Peter prendra le relais à la fin des années 1990.

A la mort de John Gotti en 2002, il fut évident que Peter Gotti était le candidat le mieux placé pour reprendre les rênes de la famille Gambino. Pourtant, au sein de la famille, les Capitaines étaient un peu sceptiques sur sa capacité à pouvoir gérer une famille aussi importante que les Gambino. Peter Gotti était certes loyal à la Cosa Nostra, mais intellectuellement, il n’était pas aussi “rusé” que son frère. Selon Michael “Mickey Scars” DiLeonardo, Peter Gotti était un “bon Capitaine”, mais il n’avait pas “les compétences et les qualifications nécessaires pour devenir un bon Parrain”. Michael DiLeonardo précisant qu’il aurait refusé le poste de Consigliere quand Peter Gotti arriva au pouvoir. Sa “promotion” au poste de Parrain sera officialisée en 2002,  mais son règne sera de courte durée. Peter Gotti sera très vite inculpé de racket fédéral et de tentative d’extorsion sur l’acteur de films d’action, Steven Seagal. L’acteur, septième dam d'aïkido, en avait assez d’être catalogué toujours aux mêmes rôles, un ex-flic ou ex-militaire en proie à des terroristes ou à des gangsters. Voulant changer définitivement de registre, il demanda à l’un de ses producteurs, Julius Nasso, un Associé de la famille Gambino, de le faire apparaître dans d’autres catégories, mais celui-ci refusa. Ne se laissant pas faire, la situation dégénéra très rapidement et Steven Seagal se fera menacé par le Capitaine de la famille Gambino Anthony “Sonny”  Ciccone et le Soldat Richard "The Lump" Bondi. Pour cette affaire, Peter Gotti sera condamné à neuf ans et demi. Une année après sa condamnation pour racket et extorsion, Peter Gotti sera, grâce au témoignage d’un ancien Associé de la famille Gambino, Sal Mangiavillano, inculpé de complot d’assassinat sur l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano. Peter Gotti venait de signer son arrêt de mort et le juge fédéral sera intransigeant en condamnant le Parrain de la famille Gambino à près de vingt-cinq années de prison, une peine qu’il purgera au départ dans la prison fédérale de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana. 

Au début de sa condamnation, Peter Gotti raisonnait comme un Parrain et suivait la même stratégie que son frère, John, ne jamais collaborer de près ou de loin avec les autorités. Mais au fil du temps et les ennuis de santé se dégradant petit à petit, Peter Gotti, essaya, par le biais de ses avocats, de formuler des demandes de libération. Selon ses avocats, Peter Gotti essayait de faire une croix sur son passé criminel, de "réévaluer sa pensée et de considérer ses valeurs morales''. Il ne tente pas de justifier ses actes, ni de se défendre ses choix qui l’ont amené à terminer en prison, il veut maintenant dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a vraiment aucun bénéfice à effectuer une activité illégale”. Cette technique, surprenante pour un individu ayant encore l’étiquette de Parrain sur le dos, n’aura aucune influence sur le juge en charge de ce dossier, qui rejettera une à une ses demandes. En Janvier dernier, les avocats de Peter Gotti formulèrent un énième et dernier appel, suppliant un juge fédéral de laisser leur client terminer sa peine dans la maison de sa fille, à Howard Beach. Les avocats stipulèrent par la même occasion, que les problèmes de santé de Peter Gotti étaient incompatibles avec une incarcération, mais l’étiquette de Parrain de la Cosa Nostra lui collait encore trop à la peau. Malgré son inactivité certaine en prison et malgré le fait, que Peter Gotti n’a pratiquement plus aucune influence dans la famille Gambino, un membre de la Cosa Nostra reste un individu du crime organisé, avec ses réseaux et peut très bien ordonner de commettre un délit voire un meurtre par le biais de quelqu’un d’autre et le juge fédéral décidera, une nouvelle fois, de rejeter cette demande. Suite à son décès, la question que tout le monde se pose désormais est : Qui va devenir le nouveau Parrain de la famille Gambino ?.

Lire la suite

THOMAS ET ROSEMARIE UVA

5 Février 2021, 17:51pm

Publié par Xav

Thomas et Rosemarie Uva
Thomas et Rosemarie Uva

Ils étaient appelés les "Bonnie and Clyd" des temps modernes. En 1992, Thomas Uva âgé de 32 ans venait de sortir de prison et avait trouvé un travail dans une société de recouvrement à New-York. Rosemarie Uva était aussi connue par la police pour avoir participé à plusieurs cambriolages. Elle avait épousé Thomas en 1987 après son incarcération. Le couple logeait tous les deux dans un appartement à Ozone Park, lieu ou John Gotti célèbre parrain de la famille Gambino tenait, avec ses frères, le club social "Bergin Hunt and Fish Club". Pendant quelques mois, le couple commença à braquer des clubs sociaux de la Famille Bonanno et Gambino, chose inconcevable pour la plupart des criminels de New-York, que de s'attaquer à la mafia. Thomas Uva exposa son plan à sa compagne Rosemarie. Celui ci était simple, elle attendait dans la voiture prête à partir, pendant que Thomas se précipitait à l'intérieur des clubs sociaux armé d'un "Uzi" pour aller braquer les mafieux. A l'intérieur d'un club social, on retrouve généralement des membres du crime organisé en train de jouer aux cartes ou de boire tranquillement un verre et Thomas Uva savait que les mafieux avaient toujours sur eux beaucoup de liquidité. Après avoir menacé les "clients", il leur demanda de mettre leur argent et leur bijoux dans son sac. Un jour, Thomas Uva rentra au Liberty Cafe à Ozone Park, un club social appartenant à Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, Soldat de la famille Gambino. Pendant qu'il dépouillait les mafieux, il profita de l'occasion pour baisser leur pantalon, puis il quitta précipitamment les lieux. Il monta dans la voiture de sa compagne qui démarra à toute vitesse pour filer le plus loin possible. Pendant le braquage un Capitaine de la famille Gambino lança à Thomas Uva "Tu vas mourir, si on te retrouve on va te découper en rondelle". "On doit tous mourir un jour" répliqua calmement Thomas Uva. Les mafieux déshabillés ne pouvaient pas sortir du club pour essayer de noter la plaque d'immatriculation du véhicule et généralement les membres de la Cosa Nostra ne vont pas au poste de police pour porter plainte.

Dominick Pizzonia
Dominick Pizzonia

Le Liberty Café fut braqué une deuxième fois et Thomas Uva profita de l'occasion cette fois ci pour décoiffer un Soldat de la famille Gambino devant ses supérieurs. Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, le propriétaire du club social était fatigué de leurs actes. Il demanda à John Gotti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque l'autorisation de se venger en lançant un contrat contre le couple. La Cosa Nostra ne s'attaque jamais aux "civils", mais Thomas et Rosemarie Uva avaient franchi la "ligne rouge". Un plan fut mis au point pour retrouver le couple et pendant l'un des braquages, un mafieux réussit à s'échapper et nota la plaque d'immatriculation de la voiture de Rosemarie Uva. Le 24 décembre 1992, le couple profita de l'heure matinale pour faire leurs derniers achat de Noël. Leur voiture s'approcha à l'intersection de Woodhaven Boulevard près de Ozone Park, ils furent exécutés tous les deux de trois balles dans la tête. La police retrouva dans leur voiture, plus de 1000 $ en liquide ainsi qu'une quantité non négligeable de montres et de bijoux cachés dans la boite à gant du véhicule. Après le meurtre, les enquêteurs fouillèrent l'appartement du couple à Ozone Park. A l'intérieur, ils découvrirent un portefeuille appartenant à Joseph "Joe Brewer" Delmonico un associé de la famille Gambino. Dans ce portefeuille, une liste pliée contenait les numéros de téléphone de plusieurs membres importants de mafieux plus ou moins gradés. La police comprit tout de suite que le meurtre était lié à la famille Gambino et essaya de renouer les liens par rapport à cette liste. Pour la police et pour plusieurs spécialistes, cela était logique, les criminels avaient généralement plusieurs milliers de dollars dans leur poche et ils n'iront jamais se plaindre à la police. Mais les enquêteurs furent incapables de retrouver la trace des meurtriers et décidèrent de classer l'affaire.

Michael DiLeonardo
Michael DiLeonardo

Le 22 septembre 2005, le FBI arrêta Dominick "Skinny Dom" Pizzonia chez lui grâce au témoignage d'un ancien capitaine de la famille Gambino Michael "Mickey Scars" DiLeonardo. Dominick Pizzonia prétextant ne sachant ni lire ni écrire, plaida non coupable et fut incarcéré sans caution possible en attendant son jugement. Le FBI utilisa aussi le témoignage de Salvatore Vitale, l'ancien Underboss de la famille Bonanno pour essayer de retrouver les meurtriers de Thomas et Rosemarie Uva. Selon les informations de Salvatore Vitale, John Goti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, avait certifié à Joseph Massino Boss en exercice de la famille Bonanno, que la famille Gambino avait exécuté le contrat. "C'est "Skinny Dom" (en référence à Dominick Pizzonia) qui a effectué le contrat. Ce couple c'est notre "trophée" déclara John Gotti Jr lors d'une réunion. En effet des membres de la famille Bonanno s'étaient attribués le meurtre de Thomas et Rosemarie Uva, ce qui avait entrainé plusieurs réunions pour essayer de régler le litige entre les deux familles. Dominick Pizzonia était déjà connu des autorités, il avait déjà été accusé d'avoir tué Franck Bocia, un truand de bas étage, beau fils d'Angelo "Fat Andy" Rugierro un puissant capitaine des Gambino. Franck Bocia avait frappé la femme d'Angelo et John Gotti avait ordonné la liquidation de ce dernier lors d'une réunion. Le contrat avait été effectué dans la cour du club social de Dominick Pizzonia et comble de l'ironie, ce dernier avait été initié dans la famille Gambino la veille de Noël en 1988 en récompense de ce meurtre. A l'ouverture du procès, le procureur fédéral Paige M. Petersen déclara au jury que "Thomas et Rosemarie Uva avait été exécutés en pleine rue la veille de Noël et leurs corps abandonnés aux yeux de tous". Le procureur déclara que Ronald Trucchio et Dominick Pizzonia avaient exécute le contrat et que ce dernier avait demandé à John Gotti Jr son autorisation pour tuer le couple. Dominck Pizzonia était selon les témoins visiblement très énervé que son club social le Liberty Café ait été cambriolé deux fois de suite.

La défense joua sur le fait que Dominick "Skinny Dom" Pizzonia était un homme fidèle, dévoué, grand père de six petits enfants, un chauffeur de camion qui travaillait dur pour faire vivre sa famille. Mais le procureur essaya de montrer un autre visage du mafieux, en démontrant que celui-ci était un criminel endurcit, un bookmaker, un escroc, un assassin, membre d'une des organisations criminelles les plus puissantes des États-Unis. "D'un côté, vous avez une personne bien habillée, à la voix douce, polie, aimée de ses voisins. Et de l'autre vous avez un criminel, prêt à commettre des actes odieux, avec un passé criminel de plus de 20 ans" déclara le procureur Le patron de Thomas et Rosemarie Uva témoigna aussi lors du procès. Le couple travaillait tous les deux dans une entreprise de recouvrement à New-York. Michael Schüssel déclara à la barre que le couple avait pris une journée de congé pour assister au procès de John Gotti le parrain de la famille Gambino en 1992. Pour le chef d'entreprise, le couple était intrigué par la mafia, Thomas et Rosemarie avaient grandi tous les deux à Ozone Park et Thomas avait connu beaucoup de mafieux dans son quartier. Il précisa aussi qu'un jour ou les tabloïds Américains faisaient les gros titres du cambriolage d'un club social appartenant à la mafia, le couple s'était disputé et en était même venu aux mains dans son entreprise. Rosemarie de plus en plus stressée avait fait un malaise et le couple avait été licencié quelques semaines plus tard. Le 11 Mai 2007, Dominick "Skinny Dom" Pizzonia fut déclaré coupable d'avoir comploté pour tuer le couple, mais le jury ne l'a pas reconnu coupable des meurtres. Il ne fut pas non plus reconnu coupable du meurtre de l'associé de la famille Gambino Frank Boccia. A l'énoncé du verdict Dominick Pizzonia se retourna pour esquisser un léger sourire aux personnes venues le soutenir au tribunal. La plupart était des personnes âgées, très bien habillées, chaussées de mocassins. Plusieurs d'entre eux réagirent à la sortie du tribunal, "Les imbéciles qui ont témoigné contre lui étaient des criminels endurcis, Dominick a beaucoup aidé les gens et surtout l'église". Plusieurs jurés s’interrogèrent encore des actions menées par le couple "Pourquoi ont-ils fait ça? c'était du suicide...". Pour la mère de Rosemarie c'est un drame qu'elle vivra au quotidien "Ma fille adorait Noël, pour moi il n'y aura plus de fête pendant cette période". Dominick Pizzonia purgea la totalité de sa peine dans la prison fédérale de Butner dans l'État de la Caroline du Nord. Il fut libéré en Mai 2019. 

Lire la suite

RICHARD MARTINO PLAIDE COUPABLE D'OBSTRUCTION À LA JUSTICE

30 Janvier 2021, 17:03pm

Publié par Xav

Richard Martino
Richard Martino

Dans une conversation enregistrée au-dessus du Ravenite Club, John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino, s’était vanté de l’intronisation de Richard Martino, prétextant qu'il fallait désormais : “ Des personnes qui font plus que tuer. Ce sont des jeunes, dans la vingtaine, dans la trentaine, qui feront dans une dizaine d'années la fierté des Gambino”. Aujourd’hui âgé de soixante ans, Richard Martino se retrouve une nouvelle fois devant un tribunal fédéral pour accepter un accord de plaidoyer. Dans le hall, à quelques mètres de la salle, Richard Martino fait les cent pas. Il se lamente et râle contre le gouvernement fédéral, qui selon lui, l’aurait poussé à enfreindre la loi pour payer ses dettes. Dans la famille Gambino, Richard Martino, a toujours préféré être considéré comme un escroc de haut de niveau, un criminel à col blanc rapportant des millions de dollars dans des rackets frauduleux, que d’être etiqueté de tueur ou de d'homme de main pour les Gambino. Contrairement aux autres membres de la famille, qui pour la plupart, ont du mal à joindre les deux bouts, Richard Martino a toujours vécu dans le luxe, portant des vêtements de marque, roulant dans des grosses berlines et possédant plusieurs villas à New-York et dans le New-Jersey. En 1996, Richard Martino s'associa avec le fils de Frank Locascio, Salvatore, un Soldat, tout comme lui, dans l’ouverture de sites pornographiques. Le but était simple, les visiteurs payaient avec leur carte de crédit pour avoir accès à du contenu pornographique, mais le site prélevait un abonnement tous les mois sans que la plupart des consommateurs ne soient au courant. Ils mirent aussi en place un stratagème sur la base aussi de forfaits téléphoniques, incitant les individus à s’inscrire à des « services premiums » qui leur donnaient accès à différents services, comme leur horoscope ou l’accès à certains sites pornographiques très privés. Selon le gouvernement fédéral, cette escroquerie avait touché des milliers de personnes à travers les États-Unis, l’Europe et l’Asie rapportant près de sept cent cinquante millions de dollars à la famille Gambino. En 2004, Richard Martino sera arrêté et condamné, deux années plus tard, à neuf années de prison, qu’il purgera sans broncher.

Salvatore Locascio et Richard Martino
Salvatore Locascio et Richard Martino

En prison, Richard Martino commença à rembourser ses dettes auprès du gouvernement fédéral. Le Soldat de la famille Gambino devait près de neuf millions de dollars à la justice Américaine et décida de vendre plusieurs de ses propriétés et biens afin de satisfaire les ordonnances du juge fédéral. En 2007, ce même magistrat signa un papier stipulant que Richard Martino avait remboursé la totalité de ses dettes. En 2014, quand le Soldat de la famille Gambino fut libéré de prison, il fut contraint de passer plusieurs années en liberté surveillé. A chaque déplacement et ou sortie, Richard Martino devait rendre des comptes. Quatre mois plus tard, le Soldat de la famille Gambino demanda de partir en vacances avec sa famille, une demande qui fut rejetée par la justice, prétextant que Richard Martino n’avait pas payé la totalité de son amende au gouvernement fédéral. Le Soldat de la famille Gambino refusa de signer le moindre papier stipulant qu’il devait encore de l’argent, mais sur conseil de son avocat, et afin de pouvoir partir en vacances, il accepta de rembourser près de 350 dollars par mois. Devant le juge, Richard Martino avoua qu’il n’avait pas communiqué son appartenances avec plusieurs entreprises afin que son “échéancier” avec le gouvernement fédéral, ne soit pas revu à la hausse. Avec cet accord de plaidoyer, Richard Martino risque au maximum de passer au maximum près de vingt et un mois derrière les barreaux. Dès le début de son incarcération, il devra rembourser le gouvernement fédéral à hauteur de mille dollars par mois sur dix neuf ans, afin de rembourser la totalité de ses dettes.

Lire la suite

MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

17 Janvier 2021, 16:09pm

Publié par Xav

La nouvelle année commence assez mal pour la famille Gambino, qui risque de voir plusieurs de ses membres terminer derrière les barreaux pendant quelques années. La première affaire découle d’une opération lancée par le gouvernement fédéral en Décembre 2019. Il y a un peu plus d’un an, le Capitaine Andrew Campos, l’Acting Capo, Richard Martino ainsi que différents Soldats et Associés sont arrêtés et inculpés de différentes charges fédérales tenant de la loi RICO. Pour le gouvernement fédéral, Andrew Campos, qui était le propriétaire d’une entreprise de construction, la CWC Contracting Corp, avait élaboré avec Richard Martino, un stratagème permettant de recevoir les meilleurs chantiers dans la ville de New-York. Selon la justice Américaine, des employés corrompus, la plupart Associés à la famille Gambino, auraient payé des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin à différents entrepreneurs, afin d’assurer des futurs chantiers de construction dans la ville de New-York. Pour faire fonctionner son entreprise, Andrew Campos et ses Associés passèrent en priorité par HFZ Capital et l’un des cadres de cette société, John Simonlacaj, dont le rôle était de superviser certains des meilleurs projets de développement de la ville. Pour la famille Gambino, John Simonlacaj était une cible privilégiée. Cousin d’un Associé de la famille Gambino et salarié chez CWC Contracting Corp, Mark « Chippy » Kocaj, John Simonlacaj fit passer l’entreprise d’Andrew Camps, dans des chantiers de construction de grande envergure, dont le XI, un complexe de 272 copropriétés, un hôtel de 137 chambres avec des espaces de vente, un projet pouvant rapporter des centaines de millions de dollars. Après avoir passé près de neuf année derrière les barreaux, Richard Martino, s’était lancée à sa sortie, en 2014, dans un stratagème afin d’éviter de rembourser la dette qu’il devait à la justice Américaine, tout en « contrôlant » de nombreuses sociétés liées à la construction ainsi que des pizzerias. Selon les procureurs fédéraux, Richard Martino, un criminel en col blanc, se faisait passer pour un simple salarié de revêtements de sol, la Tarul’s Flooring Company pour essayer de rester sous le radar de la justice. En fin de semaine, la plupart des accusés ont accepté un accord de plaidoyer, prévoyant une peine maximale de vingt années derrière les barreaux pour Richard Martino et Andrew Campos, cinq années de prison pour George Campos, le père d’Andrew Campos et trois années pour John Simonlacaj. Dans ce genre d'affaires, seul le juge fédéral détermine la peine et peut, s' il le veut, suivre ou non les directives des procureurs fédéraux. 

Peter Tuccio
Peter Tuccio

Vous vous souvenez de Peter Tuccio ?. Cet Associé de la famille Gambino avait fait parlé de lui dans les médias Américains, après être apparu à côté de Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie, en plein procès relatif à l’opération East Coast. Cette semaine, Peter Tuccio a décidé, lui aussi, de plaider coupable d’extorsion et d’incendie criminel, un accord qui prévoit une peine maximale de dix années derrière les barreaux, petit retour en arrière. Peter Tuccio avait pris l’habitude depuis quelques mois, d’extorquer le propriétaire d’une petite pizzeria familiale, près de cinq milles dollars par mois. Au bout d’un moment, le restaurateur en avait assez de payer la famille Gambino et décida d’arrêter de payer les membres de la famille Gambino et c’est là que Peter Tuccio entre en scène. Un soir, alors que le restaurateur quittait sa petite pizzeria, il se fit accoster par Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli. Tous les trois commencèrent à le menacer, lui déclarant qu’il avait le “bonjour” d’un Capitaine de la famille Gambino, à qui il devait de l’argent et en se rapprochant de sa voiture, une Mercedes flambant neuf, Peter Tuccio déclara : “Dis donc, vous avez une belle voiture”. Quelques heures plus tard, les trois Associés de la Cosa Nostra, Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli se rendirent dans le club social du Capitaine de la famille Gambino et lui parlèrent en premier lieu du refus de paiement, mais aussi de cette fameuse voiture, une très belle Mercedes dernier modèle. Au lieu de passer directement à la menace physique, les Gambino voulaient faire passer un message au propriétaire de cette pizzeria, en mettant le feu à son véhicule. Le soir même, les trois Associés arrivèrent devant le domicile de l’individu en question, la Mercedes était garée dans l’allée de garage. Le problème, c’est que Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli n’avaient pas remarqué qu’une caméra de surveillance était positionnée sur le toit de la maison, filmant l’ensemble des passages. Les images furent édifiantes. Sur cette vidéo, on pouvait distinguer très nettement Gino Gabrielli en train d’asperger d’essence la Mercedes, mais alors que la voiture s’enflammait, l’Associé de la famille Gambino qui était resté un peu trop proche du véhicule, vit le bas de son jogging s’enflammer. Moins de deux heures plus tard, à l’entrée du Jamaïcain Hospital, une autre vidéo-surveillance filma Peter Tuccio et Jonathan Gurino en train d’accompagner Gino Gabrielli, gravement brûlé à la jambe. Aux urgences, Gino Gabrielli ne se dégonfla pas et raconta aux infirmiers que cette brûlure était due à un simple accident domestique. 

Lire la suite

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>