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Articles avec #gambino tag

« COUSIN EDDIE » UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Edward Garafola
Edward Garafola

Vous vous souvenez d’Edward Garafola surnommé « Cousin Eddie » dans le milieu ? Pour les autorités, il était soupçonné d’être un Soldat dans la famille Gambino, mais aussi d’avoir été l’ex beau-frère de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. C’est un peu grâce à ce dernier d’ailleurs qu’Edward Garafola se fit une place dans la famille Gambino. « Combinard », « tricheur », « comploteur », les diminutifs ne manquaient pas au sein des proches de Salvatore Gravano pour cataloguer son beau-frère. Certains le conseillant même de l’assassiner, avant qu’Edward Garafola ne lui fasse un « coup tordu », ce qui arrivera finalement. Quand au début des années 1990, Salvatore Gravano fut arrêté avec John Gotti et Frank Locascio, les trois membres de la direction de la famille Gambino furent incarcérés au Métropolitan Center de New-York. A l’intérieur, John Gotti devenait de plus en plus paranoïaque et son égo démesuré créait des tensions avec les membres de sa hiérarchie. Quelques mois plus tard, Edward Garafola rendit visite à Salvatore Gravano et très vite, le Soldat de la famille Gambino conseilla à Salvatore Gravano de coopérer avec la justice. Pour Salvatore Gravano, Edward Garafola était en mode « pleurnichard » et demanda explicitement à son beau-frère de tourner sa veste : « Tu devrais peut-être coopérer. Toi et moi on coopère, on prend nos femmes et nos gosses et on commence une autre vie », laissant Salvatore Gravano perplexe sur sa situation personnelle. Au final, ce dernier décidera de coopérer et quand il « mis au courant » Edward Garafola de sa décision, celui-ci fit machine arrière : « Vous savez, c’est comme quand on est gosses et qu’on se tient à côté de la piscine, Un, deux, trois, sautez. Ducon saute, pas lui » déclara par la suite Salvatore Gravano. Pour Edward Garafola, le retrait de Salvatore Gravano de la famille Gambino lui permettrait sans doute de reprendre une partie de son buisiness dans la construction et même si sa femme est la sœur de Salvatore Gravano, la famille c’est la famille et les Gambino passe avant toute chose. En 1999, l’ordre fut donné par John Gotti d’assassiner Salvatore Gravano repéré depuis quelques temps en Arizona avec sa famille et dans ce complot il y avait qui ? Cousin Eddie. Sa participation sera mineure, mais pour Edward Garafola participait à ce genre de contrat, cela ne le dérangeait nullement, il avait bien assassiné son cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, mais ce meurtre remontera très vite à la surface. En 2003, Edward Garafola sera arrêté et inculpé de plusieurs meurtres dont celui de son cousin et pour éviter une peine de prison à perpétuité, Edward Garafola décidera non pas de collaborer, mais de plaider coupable pour au final se prendre trente ans derrière les barreaux, à soixante neuf ans, c’était au final du pareil au même, il avait de grande chance de mourir en prison. En 2015, Edward Garafola fera une demande de libération anticipée pour des problèmes médicaux qui ne pouvaient pas être « soignés » selon lui en prison. La femme d’Edward Garafola, la sœur de Salvatore Gravano qui l’a toujours soutenu, supplia le juge afin qu’il puisse terminer sa peine chez lui, mais le magistrat rejeta fermement cette demande, Edward Garafola décèdera finalement en prison il y a quelques jours. Salvatore Gravano, qui depuis sa sortie de prison en 2017, fait le tour des médias Américains afin de parler de son expérience dans la Cosa Nostra, déclara se sentir « mal » de voir son ex beau-frère décédé comme un « animal » derrière les barreaux : « Eddie était vieux et cloué au lit, il aurait été inoffensif s’ils avaient décidé de le libéré. Je me sens mal pour sa famille, ses neveux et ma sœur » déclara t’il.

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A LA RECHERCHE DE SALVATORE GRAVANO

10 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore « The Bull » Gravano est connu du grand public pour avoir été l'Underboss du célèbre Parrain John Gotti. En 1992, pour éviter une condamnation à perpétuité, il collabora avec la justice et envoya plusieurs responsables de la famille Gambino en prison dont son ancien Boss, qui terminera sa vie dans le pénitencier fédéral de Marion dans l'État de l'Illinois. Pour avoir aidé le gouvernement Américain dans sa lutte contre le crime organisé, le Juge Léo Glasser le condamna à une peine de cinq ans derrière les barreaux, une peine de prison dérisoire, alors que Salvatore Gravano avoua pendant son témoignage avoir participé à plusieurs assassinats. A sa sortie, en 1994, il rentra avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. Mais en 1995, il quitta volontairement le programme de protection des témoins après une interview donnée à une chaine de télévision. Dans celle-ci Sammy Gravano fut très clair avec ses anciens collègues mafieux : « S'ils envoient une équipe pour m'abattre, je vais les tuer. Ils ont intérêt à ne pas me manquer car s'ils me cherchent, je vais envoyer leurs cadavres jusqu'à New-York. Je n'ai pas peur d'eux... Je ne vous ai pas demandé de venir en plein milieu de nulle part et je ne me suis pas déguisé avec une fausse barbe.... Je vais vous dire, je suis un putain de pro... Qu'ils viennent me chercher, je leur réserve quelques surprises ». En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999.

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Après la publication de son livre, Salvatore Gravano avait été exclu du programme de protection des témoins et pour les Gambino, le fait de s’afficher ouvertement, pour en plus, se faire de l’argent sur leur dos, était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Peter Gotti demanda alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. En effet le Soldat de la famille Gambino, avait travaillé dans l'équipe de Salvatore Gravano quand ce dernier occupait les fonctions de Capitaine. D'ailleurs et assez curieusement, sa femme entretenait encore des bonnes relations avec Debra Gravano, l'épouse de Salvatore Gravano, et s'appelait encore régulièrement. Pour exécuter le contrat, Peter Gotti donna près de soixante quinze mille dollars et des faux papiers d’identité et donna ses consignes : agir très rapidement et faire appel à un expert de l’électronique pour faciliter la tâche. Pour exécuter le contrat, Thomas Carbonaro prit alors avec lui, un Associé de la famille Gambino, un expert ce dommaine, dénommé de Sal « Fat Sal » Mangiavillano. Ce dernier qui travaillait depuis de nombreuses années pour les Gambino, avait aussi la particularité de pouvoir créer des bombes. Dans la Cosa Nostra, cette méthode d’assassinat n’est normalement pas acceptée, mais à cette époque, les attentats à l’explosif devenaient de plus en plus récurent, surtout dans la famille Lucchese et n’ayant aucun retour négatif de la Commission, la famille Gambino, entre autre, commençait à utiliser ce procédé. Arrivé à Phoenix en Arizona, Thomas Carbonaro commença à changer d'apparence. En effet, le Soldat de la famille Gambino savait pertinemment, de part sa carrure assez imposante, il pouvait être reconnu très rapidement par Salvatore Gravano. Il décida alors de se laisser pousser la barbe et de porter continuellement une casquette, pour le reste, cela attendra, Thomas Carbonaro avait la consigne d’exécuter le contrat le plus rapidement possible. Le but était de ne pas rester trop longtemps sur les lieux, surtout dans un endroit que Salvatore Gravano connaissait très bien. Avec l’aide de son associé, ils commencèrent leur recherche dans une bibliothèque et trouvèrent très rapidement, à leur grand étonnement, une entreprise dénommée Marathon Piscine, Inc, ou le fils et la fille de Salvatore Gravano y étaient inscrits comme Associés. Grâce à toutes ces informations, Ils repérèrent rapidement le lieu ou travaillait leur ancien collègue, mais aussi le l’endroit de résidence de sa femme Débra, il ne restait plus que pour les deux mafieux, de préparer un plan pour tuer l'ancien Underboss de la famille Gambino. La première solution était de l’abattre avec dans le ranch que tenait la femme de Sammy Gravano. C'était un endroit immense et il pensait que Salvatore Gravano habitait dans un appartement proche de chez elle pour ne pas attirer l'attention. Le problème était qu'aucun véhicule ne stationnait devant chez elle et le fait de voir la même voiture trainait dans les parages plusieurs jours de suite, pouvait être suspect. Ils se rendirent alors derrière la maison de Debra Gravano, il y avait un énorme terrain qui faisait office de petite écurie, elle et son mari adorait les chevaux. Ils purent constater qu'un petit chemin était utilisé fréquemment pour des sorties équestres, ils pourraient alors se cacher et attendre que Sammy passe à cheval pour lui tendre une embuscade. De plus, pour laisser un message, ils voulaient utiliser un fusil de chasse appartenant à Liborio « Louis » Milito, un ancien Soldat de la famille Gambino, assassiné par Salvatore Gravano en 1988, pour l’assassiner et le laisser sur place. La deuxième solution avait été de le tuer dans la pizzeria de son fils, Gerard, qui se trouvait dans un centre commercial. Ils s'y rendirent et ils purent constater que la porte menant au cuisine était toujours ouverte pour permettre au livreur de pizza de déposer sa marchandise. S'ils le voyaient, ils pourraient lui tirer dessus et partir par cette même porte. Troisième solution, il y avait aussi la possibilité de garer leur véhicule à coté de celle de Salvatore Gravano sur le parking du centre commercial et de la faire exploser une fois que celui-ci se trouverait dedans, c’est cette solution qui fut adoptée par les deux mafieux. Sal Mangiavillano avait l'expérience nécessaire pour fabriquer ce genre de bombe, il ne restait plus qu'a trouver le matériel nécessaire à sa fabrication. 

Salvatore Gravano aujourd'hui
Salvatore Gravano aujourd'hui

Le duo fit alors plusieurs voyages entre Los Angeles, la Floride et New-York pour acheter les outils à l’exécution du contrat. Le plan fut mis en attente pendant un moment, la mère de Louie Vallario le Capitaine de Thomas Carbonaro venait de décéder et ce dernier retourna à New-York assister aux funérailles. Le Soldat de la famille Gambino devait se montrer, premièrement par respect pour son supérieur, mais aussi pour se faire voir auprès du FBI. En effet, les autorités auraient pu trouver étrange qu’il n'assiste pas aux funérailles de la mère de Louie Vallario. Une date fut fixée et la veille du départ, Sal Mangiavillano roula dans New-York quand il entendit une dépêche à la radio. Salvatore Gravano, son fils Gérard, sa fille Karen et sa femme Debra étaient arrêtés en Arizona pour trafic de stupéfiants. Selon les autorités, Salvatore Gravano était à la tête d'un important réseau d'amphétamines et il s'était associé à un groupe néo-nazi pour la distribution. Il appela immédiatement Thomas Carbonaro et le plan fut annulé. L'histoire du contrat manqué contre Salvatore Gravanno fut révélée quelques mois plus tard non pas par les médias, mais par un ancien Capitaine de la famille Gambino, Michael « Mikey Scars » DiLeonardo. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, ce dernier avait rapidement décidé de collaborer avec les autorités fédérales en échange d’informations. C’est lors d’un interrogatoire avec les agents fédéraux, qu’il déclara que Peter Gotti avait tout organisé pour assassiner l’ancien homme fort de la famille Gambino. Il raconta qu’après l’arrestation de Salvatore Gravano, Peter Gotti était assez énervé d’avoir dépensé autant d’argent pour rien. De sa prison, John Gotti, fulminait encore plus, surtout qu’il s’avéra par la suite que sans le retard suite à l’enterrement de la mère de Louis Vallario, Salvatore Gravano aurait été sans nul doute assassiné. Des détails sur cette opération furent révélés par la suite par Sal Mangiavillano. L’Associé de la famille Gambino venait d’être condamné à sept années de prison pour plusieurs cambriolages, une peine qu’il accepta à la base sans broncher. Mais lors de son incarcération, le changement d’attitude de ses anciens collègues mafieux et le fait d’être inculpé par la suite de tentative de meurtre, poussa Sal Mangiavillano à collaborer. Les autorités fédérales avaient désormais assez de preuves pour inculper Peter Gotti, mais aussi Thomas Carbonaro, qui de sa cellule du Metropolitan Center, commençait à paniquer. Par le biais de son avocat, il essaye de convaincre Sal Mangiavillano de revenir sur son témoignage, mais sans succès. Avec sa collaboration, l’Associé de la famille Gambino ne serait pas inculpé de la tentative de meurtre sur Salvatore Gravano, mais terminerait à purger sa peine pour cambriolage avant d’intégrer le programme de protection des témoins. Devant le tribunal, le témoignage de Sal Mangiavillano accompagné de celui de Michael DiLeonardo eut l’effet escompté. Peter Gotti et Thomas Carbonaro furent condamnés respectivement à vingt huit ans et soixante et un an de prison. Salvatore Gravano fut condamné en 2003 à une peine de dix neuf années de prison, qu'il purgea dans la prison fédérale de Supermax dans l’État du Colorado.  Son fils Gérard fut  condamné à une peine de neuf années de prison. Quant-à sa femme Debra et sa fille Karen, elles reçurent plusieurs années de prisons avec sursis. Salvatore Gravano fut libéré de prison en Janvier 2017. A ce jour, l’ancien Underboss de la famille Gambino n’est plus protégé par le gouvernement fédéral et continue occasionnellement à dédicacer son livre et à participer à des vidéos sur dans des médias Américains en souvenir du passé.

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UNE JUGE FÉDÉRALE REFUSE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

8 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Ambrosio
John Ambrosio

Après avoir été condamné à quatre années de prison pour racket, le Soldat de la famille Gambino, John « Johnny Boy » Ambrosio essaye, comme bon nombre de mafieux incarcérés, de profiter de la crise du coronavirus pour terminer sa peine à domicile. La première demande de libération effectuée par John Ambrosio, était pour s’occuper de sa femme souffrante, sans succès. Pourtant, le Soldat de la famille Gambino avait dépeint un scénario dramatique, prétextant que son épouse souffrait de démence et que seul lui pouvait l’aider dans cette épreuve. Malheureusement pour John Ambrosio, la juge fédérale Sandra Feuerstein connaît parfaitement la personnalité du mafieux, pour l’avoir condamné deux ans plus tôt. La magistrate avait tout d’abord rejeté cette requête, prétextant que cela n’est pas un motif valable pour le libérer de prison, mais surtout, la juge avait gentiment fait la leçon au Soldat de la famille Gambino, en lui rappelant que pour toute demande de libération auprès d’un tribunal fédéral, celui-ci était dans l’obligation d’avertir le directeur de la prison ou il est incarcéré, ici à Fort Dix dans le New-Jersey. Surement vexé d’avoir été rappelé à l’ordre, John Ambrosio décida de limoger son avocat, qui pour lui, était le seul coupable de ce rejet et décida de faire appel à son ancien avocat, celui qu’il avait fait « viré » il y a deux ans, après sa condamnation pour racket. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, les tribunaux fédéraux ont reçu de nombreuses demandes de libération anticipée venant de membre de la Cosa Nostra, tous pour des raisons médicales. Certaines étaient justifiées, d’autres, comme celle de John Ambrosio, essaye de profiter de la brèche judiciaire engendrée par cette épidémie, pour en tirer des avantages. Pour l’avocat de John Ambrosio, son client souffre de « divers problèmes médicaux », qui en fait un « patient à risque » si celui-ci contractait le coronavirus. Devant la juge fédéral, l’avocat détailla avec minutie les problèmes médicaux, qui poussent John Ambrosio à demander une libération anticipée : Hypertension, diabète, rétention d’eau dans une jambe, un monologue de plusieurs minutes qui laissa la juge complètement indifférente : « Je connaissais déjà ces problèmes avant sa précédente condamnation » déclara la juge, mettant fin à tout suspense sur une éventuelle libération de John Ambrosio. Prétextant que le Soldat de la famille Gambino n’avait « même pas » purgé la moitié de sa peine, elle déclara par la même occasion que John Ambrosio refusait obstinément de prendre les médicaments délivrait par le BOP pendant son incarcération, aggravant de ce fait son état de santé.

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DEMANDE DE LIBÉRATION REJETÉE POUR FRANK LOCASCIO

27 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, âgé désormais de quatre vingt seize ans, le même qui avait jugé au début des années 1990, John Gotti, a rejeté la demande de libération sous caution de Frank « Frankie Loc » Locascio pour raison « humanitaire ». La décision du juge, ne remet nullement en cause la requête déposée par l'avocate de la défense, autorisant un appel sur sa condamnation pour le meurtre du Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Alors oui même si une procédure judiciaire pour faire libérer Frank Locascio est toujours en cours, ce verdict rendu récemment ne présage rien de bon pour l’ancien Consigliere de la famille Gambino, qui âgé de quatre vingt sept ans, à de forte chance de terminer sa vie derrière les barreaux, comme John Gotti précédemment. Dans son compte rendu d’audience, Leo Glasser, sans mentionner une seule fois le cas de Louis DiBono, fit remarquer que « depuis soixante ans », Frank Locascio a « juré fidélité » à la famille Gambino et a vécu selon « le code de la Cosa Nostra et non celui de la société ». Leo Glasser reste aussi sur sa position en indiquant, que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, approuvait forcément les décisions de John Gotti. Contrairement à d’autres mafieux, Frank Locascio n’a jamais renié son passé criminel dans la Cosa Nostra et n’a jamais été enclin à quitter cette organisation criminelle et sur ce dossier cela reste problématique. Pendant son incarcération, Frank Locascio s’est fait remarquer une fois pour une bagarre avec un autre détenu, mais des photos récentes trouvés dans la maison du Capitaine Andrew Campos, démontrent que Frank Locascio est toujours respecté dans la famille Gambino. Alors même si après près de trente années derrière les barreaux, Frank Locascio est éligible à une libération anticipée et même si ce dernier souffre de plusieurs problèmes de santé, le juge fédéral Leo Glasser considère que son état de santé restait stable et ne permettait pas une remise en liberté. Désormais tout va se jouer sur cette fameuse demande d’appel, orchestrée par l’avocate de Frank Locascio, une ancienne juge fédéral et professeur de droit à l’université d’Harward, Nancy Gertner. Cette dernière est une femme expérimentée, qui connaît parfaitement les rouages de la justice Américaine. Il y a quelques mois, une première étape fut franchie, quand une cours d’appel fédérale accepta de réexaminer la condamnation pour meurtre et seulement pour meurtre de Frank Locascio et c’est sur ce point précis que tout va se jouer. Le juge fédéral peut demander à faire revenir à la barre des témoins Salvatore Gravano, qui apportera sans nul doute des éléments de réponse sur l’assassinat de Louis DiBono, ou suivre les recommandations des procureurs, en rejetant tout simplement cette requête et tout sera terminé pour Frank Locascio. L’ancien Underboss de la famille Gambino a toujours exprimé son désacord avec le verdict rendu en Avril 1992, stipulant qu’il avait été condamné seulement pour avoir été un « grand ami » à John Gotti. Au fil des années effectuées derrière les barreaux, sa stratégie de défense a changé et se concentre désormais sur sa condamnation pour meurtre. A cette époque, les procureurs fédéraux avaient réussi à faire condamner Frank Locascio pour l’assassinat de Louis DiBono, en raison seulement de sa position au sein de la famille Gambino et non sur des preuves concrètes prouvant la culpabilité de Frank Locascio dans ce meurtre. Pour eux, un Underboss d’une famille aussi importante que les Gambino ne pouvait ignorer le contrat lancé sur Louis DiBono et de ce fait, il était coupable. 

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VEILLÉE FUNÈBRE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE GAMBINO EN PLEINE ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS

13 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Alphonse Truccio
Alphonse Truccio

Alors même si Frank Roccaforte n’était qu’un Associé de la Cosa Nostra, son enterrement a suscité un vif intérêt dans les rangs de la famille Gambino, dont la plupart de ses membres sont venus rendre un dernier hommage à l’un des leurs, décédé prématurément à l’âge de trente neuf ans. Les Roccaforte dans la famille Gambino, ce ne sont pas n’importe qui. Michael, l’ainé, a été pendant longtemps un Soldat dans l’équipe de Ronald « Ronnie » Trucchio avant de devenir un Acting Capo au début des années 2010. Un enterrement en pleine épidémie de coronavirus, dans une ville aussi touchée que New-York est problématique et même très encadré. Comme en France, les enterrements sont limités à un nombre de personnes très limités, le plus souvent des proches du défunt, mais pour les Gambino, respectaient les règles, ne fait pas forcément partis de leurs habitudes. Pour le pasteur Colamaria, qui avoue sans crainte de représailles de la justice, que pendant le confinement, il a effectué des messes sur le parking situé à proximité de son église, l’enterrement de Frank Roccaforte devait se dérouler comme n’importe quel individu. Pour ce dernier, la famille Roccaforte est une famille « sympathique » et malgré des liens supposés avec le crime organisé, ne pas célébrer un enterrement pour une famille pratiquante, aurait été un « scandale public notable ». Le pasteur Calamaria sait que cette cérémonie était particulière, que plusieurs des individus présents étaient des Associés ou des membres de la Cosa Nostra, ce qui ne l’empêcha pas de placer quelques « petites blagues » bien placés sur les personnes présentes. Pendant la cérémonie, le pasteur Roccaforte déclara que « ce jour », il était lui aussi un « homme fait », mais un « homme fait » dans un autre domaine, en raison de sa foi envers la religion catholique. Les mafieux présents acceptèrent ce genre de remarque sans broncher, en pleine épidémie de coronavirus, il était difficile d’intervenir. Tirés à quatre épingles, lunettes de soleil, avec un masque couvrant leur visage la protection était de mise pour les Gambino. Les Roccaforte étaient proche des Gotti et c’est tout naturellement que pendant cette « messe clandestine », Caesar Gurino, un Soldat de la famille Gambino et vieil ami de John Gotti, ainsi que Gene Gotti et Thomas « Tommy Sneakers » Cacciopoli firent acte de présence. Les premiers délits de Frank Roccaforte remontent au début des années 2000, avant de faire la une des médias Américains après une vague d’arrestations orchestrée par le FBI sur les familles de la Cosa Nostra, en particulier chez les Gambino. A cette époque, Frank Roccaforte, accompagné de son frère Michael et du Capitaine Alphonse Trucchio, ont été inculpés de racket, trafic de drogue, jeux de hasard et voies de fait. Après un accord de plaidoyer, Frank Roccaforte purgera près de quatre années dans un pénitencier fédéral, ces années d’incarcération lui seront bénéfiques et lui permettront de décrocher totalement à l’usage de plusieurs produits stupéfiants et l’alcool. Avec un pédigrée criminel aussi large, on pourrait se demander pourquoi Frank Roccaforte n’a pas été un membre intronisé de la famille Gambino, en réalité, ce dernier n’a jamais voulu suivre les traces de son frère, Michael. Dans un enregistrement effectué quelques mois après sa sortie de prison, il avait déclaré à un individu non identifié : « Il y a des avantages et des inconvénients à être un membre intronisé » mais qu’en ce moment, il ne « voulait pas » faire « partie de la foule ». A une époque pas si lointaine, ce genre de remarque aurait pu entrainer une condamnation à mort, de nos jours, refuser de devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra est devenu une chose courante dans n’importes quelles familles mafieuses.  

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LES FAMILLES DE LA COSA NOSTRA Â L'ARRÊT PENDANT L'ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

11 Avril 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Gambino, #Lucchese, #Colombo, #Genovese

La crise du coranavirus a réussi là ou des personnalités comme Robert Kennedy et Rudolph Giulani ont échoué, en gelant les activités des familles de la Cosa Nostra. Premier exemple, les jeux d’argent, qui en réalité, est une vraie fontaine d’argent pour les mafieux de la Cosa Nostra. A New-York, les gens sont accros aux jeux et jouent sur tout et n’importe quoi, dans n’importe quels domaines, mais avec l’épidémie du coronavirus les sports majeurs, comme la NBA, la MLB, la LNH ou encore la MLS sont à l’arrêts et les trafics des mafieux par la même occasion. Il y a quelques années encore, cette situation aurait pu poser un problème pour les familles de la Cosa Nostra. Désormais et avec l’amplification d’internet, les mafieux se sont adoptés aux nouvelles technologies et peuvent toujours proposer des paris venant d’autres pays du monde, les joueurs peuvent alors jouer sur des matchs de cricket Africain ou encore du football en Australie, tout est bon à prendre pour se faire de l’argent même les paris les plus improbables. La restauration, avec les bars et les clubs de striptease, est l’une des spécialités des familles de la Cosa Nostra. Les restaurants permettent aux mafieux de blanchir leur argent et servent aussi de façade auprès du gouvernement fédéral. Dans l’un de mes articles, j’expliquais que la plupart des membres de la Cosa Nostra gèrent ou ont des parts dans des restaurants aux quatre coins de New-York, mais depuis trois semaines, le gouverneur de l’État de New-York, Andrew Cuomo, a décrété leur fermeture, laissant seulement l’ouverture aux commerces dit « de nécessité ». Alors certes, certains lieux de restauration continuent à effectuer des livraisons ou des ventes à emporter, mais les bénéfices engendrés par ce buisness est en constante baisse, laissant même supposé la fermeture de plusieurs restaurants à la fin du confinement. A New-York, on a coutume de dire que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». Avec l’épidémie du coronavirus, la plupart des entreprises sont arrêts, les chantiers aussi, mais les familles de la Cosa Nostra profitent encore des succursales, toujours actives, comme le camionnage et les ports de New-York encore contrôlés en parties par les familles mafieuses. Il faut noter aussi que des entreprises qui sont fermées, génèrent moins d’ordure, l’un des rackets historiques de la Cosa Nostra. Alors comment les familles de la Cosa Nostra vont essayer de faire du buisiness pendant ce confinement ? il est fort probable que les membres de la Cosa Nostra  s’appuient de plus en plus sur le trafic de drogue. Car malgré les mesures de confinement, la plupart des agents fédéraux sont toujours affectés à la surveillance des familles mafieuses et des récents enregistrements, opérés grâce à des informateurs, présagent que le trafic de drogue va prendre une ampleur considérable pendant cette période. Le trafic de drogue est généralement interdit dans les familles de la Cosa Nostra, même si la plupart des Parrain ferment les yeux au vu des bénéfices engendrés. 

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UNE LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO EST DÉSORMAIS POSSIBLE ?

29 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio
Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio

La défense de Frank Locascio, composée d’une ancienne juge fédérale, professeur de droit à Harward ainsi que trois de ses Associés, ont sorti l’artillerie lourde cette semaine, en envoyant à un tribunal fédéral de New-York, un dossier de plusieurs dizaines de pages prouvant l’innocence de Frank Locascio dans l’assassinat de l’ancien Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Nous arrivons actuellement à un tournant dans cette affaire et il est désormais plus que probable que le procès de Frank Locascio se rejoue dans la même cour fédérale qui le vit condamner vingt huit ans plus tôt. Il faut dire que la défense de Frank Locascio a entamé depuis plusieurs mois, une enquête poussée, détaillée et le rapport envoyé, composé de solides raisons juridiques, met à mal les arguments des procureurs fédéraux, qui avaient fait condamner Frank Locascio à la prison à perpétuité sans possible de libération conditionnelle. Maintenant l’objectif de la défense est simple, faire libérer dans les prochaines semaines Frank Locascio de la prison fédérale de Butner, lieu ou il est actuellement incarcéré, dans une section médicale. Utilisant de nouvelles preuves, provenant de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’équipe de la défense démontre que Frank Locascio n’a jamais approuvé, de près ou de loin, l’assassinat de Louis DiBono. Louis DiBono appartenait à l’équipe de Pasquale Conte, un Capitaine influent de la famille Gambino qui siégeait au conseil d’administration de la Key Food Cooperative, une chaine de supermarchés indépendants. Impliqué dans la construction, Louis DiBono possédait l’une des plus grosses firmes de maçonnerie de la ville et avec l’aide des syndicats, négociait les plus gros chantiers de New-York. Gagnant des centaines de milliers de dollars, Louis DiBono fut rapidement en conflit ouvert avec Salvatore Gravano, qui gérait lui une entreprise de construction, la Ace Partitions, ce dernier accusant Louis DiBono de voler la famille Gambino. Paul Castellano effectuait la plupart de ses réunions à son domicile et un soir, Salvatore Gravano fut convoqué pour répondre aux accusations de Louis DiBono qui avait déclaré à son Capitaine, Pasquale Conte, que Salvatore Gravano l’avait menacé de mort. La réunion fut mouvementée et pour éviter un bain de sang, Paul Castellano négocia une solution pacifique et la situation fut ainsi résolue. Sous le règne de John Gotti, les choses évoluèrent, Salvatore Gravano prit du galon et Louis DiBono continua ses petits trafics en tout genre, comme avant, sauf que John Gotti

Louis DiBono
Louis DiBono

n’avait pas le même tempérament que Paul Castellano. Après plusieurs convocations où Louis DiBono refusa de venir afin de rendre des comptes au Parrain de la famille Gambino, un contrat fut mis sur sa tête. Pendant le procès de John Gotti et Frank Locascio, aucun enregistrement démontra formellement l’implication de Frank Locascio dans l’assassinat de Louis DiBono, au contraire. Au contraire, celui-ci essaya de dissuader John Gotti de lancer un contrat, prétextant que Louis DiBono était prêt à donner une certaine somme d’argent au Parrain de la famille Gambino pour résoudre ce conflit. Selon les avocats, il n’y a désormais plus « d’obstacles juridiques ou techniques, que les procureurs peuvent utiliser pour maintenir Frank Locascio en détention. La carte maitresse de la défense reste sans nul doute le témoignage de Salvatore Gravano, qui déclara dans une récente interview donnée à un média Américain, que lors du procès pour meurtre de John Gotti et Frank Locascio en 1992, il était prêt à témoigner à la barre que Frank Locascio était innocent dans l’assassinat de Louis DiBono, mais les procureurs fédéraux l’en auraient dissuadé : « J’ai dis au gouvernement que je voulait témoigner sur ce sujet, mais ils m’ont arrêté et m’ont de demandé de répondre seulement à leurs questions » déclara Salvatore Gravano. Pendant des années, la défense a essayé à plusieurs reprises de faire parler Salvatore Gravano sur ce sujet, sans succès. En 2002, Frank Locascio demanda à ses avocats de contacter l’avocat de Sammy The Bull. A cette époque, l’ancien Underboss de la famille Gambino était accusé d’un meurtre dans le New-Jersey, des charges qui furent abandonnées par la suite, mais l’avocat de Salvatore Gravano était retissant et refusa que son client puisse parler avec quiconque travaillant pour le compte de Frank Locascio. Le comportement de l’avocat de Salvatore Gravano était compréhensible. A cette époque, Salvatore Gravano était toujours dans le programme de protection des témoins et selon Sammy the Bull, si un membre de la famille Gambino l’avait approché, il lui aurait sans nul doute « tiré dessus » déclara t'il.

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SALVATORE GRAVANO PRÊT À VENIR TÉMOIGNER DANS LE NOUVEAU PROCÈS DE FRANK LOCASCIO ?

23 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et John Gotti
Frank Locascio et John Gotti

Près de vingt-huit ans après avoir témoigné contre l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano sera bien de retour à la barre des témoins, non pas pour faire condamner un membre de la Cosa Nostra, mais pour essayer de faire sortir de prison, son ancien Associé en affaire, Frank Locascio. Depuis des années, l’ancien Consiglere de la famille Gambino essaye par tous les moyens de sortir de prison. Le motif ? Frank Locascio ne nie pas avoir commis des délits pendant sa longue carrière criminelle, mais il n’admet pas que la justice Américaine ait pu le condamner pour un meurtre qu’il n’a pas éxécuter, celui de Louis DiBono. Dernièrement, les choses se sont rapidement accélérées depuis que Frank Locascio et son avocate, une ancienne juge fédérale et professeur de droit à Harward, ont multiplié les requêtes pour prouver l’innocence de Frank Locascio dans cet assassinat. L’avocate de l’ancien Consigliere de la famille Gambino, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de disculper son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américians, en déclarant que Frank Locascio avait essayé de de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono. Car en réalité, la condamnation de Frank Locascio sur ce meurtre, ne tient que par sa position hiérarchique au sein de la famille Gambino au moment des faits. En effet, lors de son procès en 1992, les procureurs fédéraux n’avaient pas montré preuves sur l’implication réelle de Frank Locascio sur l’assassinat de Louis DiBono et se sont tenus à dire que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, avait approuvé le contrat voulu par John Gotti, une stratégie de défense que les procureurs fédéraux continuent toujours à maintenir. L’avocate de

Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio
Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio

la défense sait pertinemment que cette tactique de défense, de nos jours, ne tiendrait plus une seule seconde devant un grand jury. Finalement, une cour d’appel fédéral accepta la requête apportée par la défense et serait finalement prêt à rejuger Frank Locascio sur ce crime. Après des années de procédure, cette décision sonne comme une victoire et une immense avancée pour le clan Locascio, qui a déjà prévu de faire revenir à la barre des témoins, Salvatore Gravano, celui qui aura ébranlé la famille Gambino au début des années 1990 et qui serait désormais prêt à sauver l’un des leurs de la prison. Car malgré la personnalité de Salvatore Gravano, ancien repenti, condamné pour trafic de drogue alors qu’il était dans le programme de protection des témoins, son témoignage peut s’avérer déterminent lors des prochaines plaidoiries. Selon Salvatore Gravano, Frank Locascio « n’a joué aucun rôle dans la planification de ce meurtre », déclarant même que le comportement de Frank Locascio sur le cas DiBono avait incité John Gotti à le rétrograder, le faisant passer du statut d'Underboss à celui de Consigliere. Alors aujourd’hui, le gouvernement fédéral est-il prêt à revoir Salvatore Gravano à la barre des témoins, pour parler d’un meurtre vieux de plus de 30 ans ?, pas si sûr. Le témoignage de Salvatore Gravano va surement être à charge contre le gouvernement fédéral et ce dernier va surement appuyer sur les petites cachoteries gardées précieusement par les procureurs fédéraux lors du dernier procès. En effet, quand Salvatore Gravano décida, au début des années 1990, de coopérer avec les fédéraux, il avait déjà certifié que Frank Locascio n'était pas impliqué dans l'assassinat de Louis DiBono, mais à cette époque, les procureurs fédéraux n'en n'avaient pas parlé pendant le procès, pour éviter que Frank Locascio soit acquitté de cette charge fédérale. Alors quelle va être la stratégie du gouvernement fédéral sur ce dossier épineux ? Affaire à suivre.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DANS LA LIGNE DE MIRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

22 Février 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Frank Locascio et Andrew Campos
Frank Locascio et Andrew Campos

Les procureurs et les agents fédéraux en tête, n’ont actuellement qu’un seul objectif en vue, que le Capitaine de la famille Gambino, Andrew Campos, retourne en prison. Inculpé en Décembre dernier dans une enquête, qui aura duré plusieurs années, Andrew Campos avait été, lors de sa première comparution dans un tribunal, incarcéré sans caution possible. A l’audience, les procureurs avaient appuyé sur le fait, qu’en plus d’avoir des ramifications dans tout New-York, Andrew Campos n’hésitait pas une seule seconde à faire appel à certains de ses Associés afin d’utiliser la violence à son avantage. Dans cette affaire, Andrew Campos est considéré par les autorités comme l’inculpé numéro 1, qui pendant des années et avec l’aide de John Simonlacaj, un cadre de la société CWC Contrating Corpexploita des chantiers de construction au profit de la famille Gambino, lui apportant plusieurs millions de dollars de revenus. Avec le refus d’une libération sous caution, les procureurs fédéraux pensaient avoir fait le plus dur, surtout qu’Andrew Campos, à la grande satisfaction du gouvernement fédéral, allait passer les fêtes de Noël derrière les barreaux, un événement important pour les familles de la Cosa Nostra, ou les repas entre Associés, se couplent avec les enveloppes remplies de billets. Mais la défense contre-attaqua rapidement, et le 26 Décembre, à la grande surprise, Andrew Campos sera finalement libéré, après avoir accepté de mettre près de 4,5 millions de dollars sur la table, de l’argent provenant essentiellement de plusieurs hypothèques. Face au tollé suscité par sa libération, le juge fédéral essaya tant bien que mal de se justifier, en déclarant qu’Andrew Campos sera détenu à domicile, avec l’interdiction de passer le moindre appel, même à son père, George Campos, Soldat dans la famille Gambino.  En début de mois, les avocats d’Andrew Campos déposèrent au juge une demande de sortie exceptionnelle, afin que ce dernier puisse emmener sa fille chez le médecin, une demande qui fut acceptée. En apprenant la nouvelle, les agents fédéraux ont essayé d’élaborer un plan, leur permettant d’appréhender Andrew Campos à la moindre infraction. Les fédéraux se sont alors rassemblés à des points stratégiques le long de la rue où se trouvait le cabinet médical, car les agents du FBI étaient persuadés qu’Andrew Campos allait profiter de ce petit moment de liberté pour communiquer avec des membres de la famille Gambino, et non pas d'une cabine téléphonique, mais grâce au portable de sa propre fille. Lors que sa libération sous caution fut acceptée, la fille d’Andrew Campos eu l’interdiction de donner son téléphone portable à son père, mais aussi de communiquer le code secret permettant son ouverture. Une fois installés dans la salle d’attente du cabinet médical, les fédéraux, appareils photos à la main, essayèrent de guetter le moindre mouvement suspect d’Andrew Campos, qui leur permettrait de le remettre derrière les barreaux. A un moment, alors que la fille d’Andrew Campos était avec le médecin, les fédéraux aperçurent le Capitaine de la famille Gambino, tête baissée, en train de fixer quelque chose. Pour les agents du FBI, c’était une évidence, Andrew Campos communiquait avec le téléphone portable de sa fille. Plusieurs photographies furent prises, mais les fédéraux n’étaient pas sûr de leur coup. A l’évidence, si Andrew Campos avait été pris en flagrant délit, ce dernier aurait été arrêté à l'intérieur de la salle d'attente, mais rien de tout ça se produisit, car les fédéraux avaient un doute. Finalement, alors qu’Andrew Campos était installé au volant de son véhicule avec sa fille, un agent du FBI essaya de bluffer et déclara au Capitaine de la famille Gambino l’avoir vu avec un téléphone portable, chose qu’Andrew Campos nia farouchement. L’agent en question en profita alors pour fouiller Andrew Campos, sa fille, ainsi que le véhicule, mais seul le téléphone portable de sa fille fut trouvé. Alors plutôt de demander un mandat de perquisition pour fouiller dans ce téléphone, les procureurs fédéraux remontèrent seulement une histoire rocambolesque au juge fédéral, sans pour autant fournir des preuves concrètes. Le juge fédéral, qui s'en voulait surement d'avoir mis une partie des procureurs à dos, accorda une nouvelle audience de libération afin d’approfondir cette histoire. Suite à cette décision, les avocats de la défense, visiblement très énervés, ont déclaré que lors de cette prochaine audience, ils allaient sortir l’artillerie lourde, en prétextant que leur client était harcelé par les fédéraux, mais aussi, qu’ils étaient prêts à faire témoigner la fille d’Andrew Campos. Deux jours plus tard, les procureurs fédéraux décidèrent de jeter l'éponge et annula leur demande de révocation de caution sur le Capitaine de la famille Gambino.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO LIBÉRÉ SOUS CAUTION

25 Janvier 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Andrew Campos
Andrew Campos

Inculpé avec d’autres membres de la famille Gambino, dont les Capitaines, Andrew Campos, Richard Martino et le Soldat George Campos, le Soldat Vincent Fiore vient d’être libéré sous caution, après avoir accepté de payer près d’un million de dollars à la justice Américaine. La libération anticipée de Vincent Fiore arrive tardivement, car le Soldat de la famille Gambino reste un élément clé dans cette affaire, ce qui aurait permis aux agents fédéraux d’opérer plusieurs arrestations en Décembre dernier. Alors non, Vincent Fiore ne collabore pas avec les autorités, mais le Soldat des Gambino fut enregistré à différentes reprises, des enregistrements compromettant qui ont permis aux enquêteurs d’assembler les pièces du puzzle et confirmer la présence de la famille Gambino dans le domaine de la construction. En effet, ces enregistrements sont assez embarrassants pour Vincent Fiore, qui n’aurait pas caché une certaine satisfaction de voir Francesco « Frank » Cali se faire assassiner. Pour un Soldat de la famille Gambino, s’extasier de la mort de son chef, cela est un peu contradictoire avec le serment d’allégeance que prête le futur initié à sa famille, mais Vincent Fiore voyait en ce meurtre la possibilité de voir les fonctions d’Andrew Campos, son Capitaine au sein de la famille Gambino augmenter et surement les siennes par la même occasion. Andrew Camps, a été libéré quant-lui le 26 Décembre dernier, juste après les fêtes de Noël, après avoir payé une caution de près de 4,5 million de dollars. Mais face à toutes ces libérations anticipées, les procureurs fédéraux ont fait valoir leur mécontentement auprès du juge fédéral et ont aussi montré leur étonnement de voir Vincent Fiore, qui fut enregistré à plusieurs reprises en train de menacer des individus, être aussi facilement libéré de prison. Mais pour le magistrat en charge de ce dossier, le verdict prononcé est loin d’être choquant et selon ce dernier, la libération anticipée du Soldat de la famille Gambino est justifiée au vu que la caution d’un million de dollars est garantie par des propriétés venant de ses parents basés à Porto Rico et à Long-Island, ainsi qu’une maison dans le New-Jersey. Concernant la libération d’Andrew Campos, le juge se justifie, déjà d’une part que la caution prononcée reste très élevée, mais aussi que le Capitaine de la famille Bonanno est soumis à des restrictions très strictes sur sa détention à domicile. Des contraintes tellement restrictives pour Andrew Campos, que ce dernier se serait plaint à à ses avocats qu’il ne pouvait même pas communiquer avec son propre père, George, Soldat dans la famille Gambino et inculpé lui aussi dans cette affaire. Les procureurs fédéraux soutiennent pour une fois dans ce dossier, la décision du juge, prétextant qu’un contact entre le père et le fils, pourrait être dommageable dans cette affaire, alors qu’Andrew Campos demande a être en contact avec son père, non pas pour parler d’affaires, mais seulement pour que ce dernier puisse rendre visite à ses petites-filles, afin de lui parler « de problèmes de parents et autres problèmes familiaux ».

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