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Articles avec #gambino tag

MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Gambino

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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QUAND LA FAMILLE GAMBINO VOULAIT PRENDRE LE CONTRÔLE DE LA FAMILLE COLOMBO AU DÉBUT DES ANNÉES 1990

2 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Colombo

Carmine Persico
Carmine Persico

John Gotti, Parrain de la famille Gambino a toujours voulu contrôler l’ensemble de la Commission. En appuyant la nomination de Joseph Massino comme Parrain de la famille Bonanno en 1991, il savait que ce dernier confirmerait ses choix stratégiques lors des prochains débats avec les autres familles. Mais pour John Gotti, il manquait encore une voix. La famille Genovese, impénétrable, était impossible à contourner. La famille Lucchese, qui était à cette époque en pleine implosion après l’arrestation de Vittorio Amuso et la défection de son Acting Boss, Alphonse « Little Al » D’Arco, n’était pas un choix judicieux pour le Parrain de la famille Gambino, il ne restait plus que la famille Colombo. En 1991, cette dernière venait d’entamer sa troisième guerre interne. Gennaro « Jerry Lang » Langella, l’Acting Boss, venait d’être inculpé par le FBI et Carmine Persico (voir photo) avait décidé de nommer Vittorio « Vic » Orena, un Capitaine influent de la famille pour gérer les affaires courantes. Le problème est que ce dernier, voulait contrôler totalement la famille, il voulait que la Commission, puisse destituer Carmine Persico en tant que Parrain. Cette dernière refusa, et malgré une incarcération à vie, confirma ce dernier, comme le Parrain officiel de la famille Colombo, la guerre interne pouvait alors commencer. D’un côté, le clan Orena, et d’un autre côté, les proches de Persico. Au total, une cinquantaine de mafieux, dont certains civils, seront assassinés. Vittorio Orena, évitera de justesse une tentative de meurtre orchestrée par la famille Colombo le 21 Juin 1991. La guerre s’arrêta avec l’arrestation et la condamnation de Vittori Arena à près de cent années de prison, pour plusieurs délits tenant de la loi RICO, mais cette série de meurtre aura causé énormément de dégâts. Alors certes Carmine Persico gardait le pouvoir, mais des membres influents comme Carmine Sessa, l’ancien Consigliere de la famille Colombo à la fin des années 1980, décideront de collaborer avec la justice Américaine. Les autres familles New-Yorkaise étaient très énervées de cette situation et refusa de redonner le siège à cette famille (elle retrouvera sa place en 2002) qui avait complètement désobéi les règles fixées par la Commission pendant plusieurs mois.

 

Aujourd’hui, grâce à un ancien Capitaine de la famille Gambino, devenu collaborateur,

Michael DiLeonardo
Michael DiLeonardo

Michael « Mikie Scars » DiLeonardo (voir photo), la famille Gambino aurait eu une part importante dans ce conflit, attisant les tensions entre les deux clans et lançant des rumeurs non fondées, pour essayer de contrôler la Commission. D'après Michael DiLeonardo, John Gotti redoutait Carmine Persico, de part son charisme et de son influence dans les rues de New-York et ceux malgré son incarcération. Pour lui, Vittorio Orena avait plus l’air d’un « fantoche », et il savait qu’a travers lui, il pourrait obtenir un vote supplémentaire et ainsi imposer sa stratégie au sein des séances de la Commission. John Gotti répéterait assez souvent, devant cet organe composé des familles New-Yorkaise, et de la Outfit de Chicago, que  Carmine Persico était un « rat », le tout pour le discrédité et influait la Commission de nommer Vittorio Orena comme le prochain Parrain de la famille Colombo. John Gotti relaya cette information aussi bien dans les rues grâce à ses proches, comme Michael DiLeonardo ou encore Jackie « Nose » D’Amico, le tout était de semer le doute dans la famille Colombo. Après son incarcération, John Gotti Jr repris le relais, et Michael DiLeonardo essaya de convaincre le jeune Acting Boss de la famille Gambino, de négocier une paix chez les Colombo. Le problème, est que John Gotti Jr, ne voulait pas rencontrer Alphonse « Allie Boy » Perscico : « Il connaissait ses frères, ses sœurs et demanda à Jackie D’Amico de dire aux Colombo, que je représentais la voix de John Gotti Jr dans cette affaire » déclara Michael DiLeonardo. Mais Alphonse Persico ne comprenait pas pourquoi John Gotti Jr refusait de le rencontrer et la rumeur se propageait rapidement dans le monde souterrain de la Cosa Nostra, et si la famille Gambino voulait la peau des Persico ?. Hâtivement, le clan Persico en était convaincu, et pour faire passer le message à la famille Gambino, il exécuta Joseph Scopo, un Capitaine de Colombo, un ami proche de Gene Gotti, frère de John devant son domicile à Ozone Park. Le message était bien passé et la famille Gambino organisa quelques jours plus tard,  un sit-down dans un restaurant de Brooklyn dénommé le Areo, pour confirmer que Carmine Persico était bien le Parrain reconnu de la famille Colombo, fin de l’histoire.

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L'ÈRE POST-GOTTI BÉNÉFIQUE POUR LA FAMILLE GAMBINO ?

27 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Gotti

En 1992, John Gotti (voir photo) est condamné à la prison à perpétuité et incarcéré à l’USP Marion, une prison de très haute sécurité, située dans l’État de l’Illinois. Malgré un confinement quasi-permanent, John Gotti réussi pendant de nombreuses années, à faire passer des ordres via les différents Acting Boss nommés au début de son incarcération, comme son fils John Gotti Jr et son frère Peter Gotti. Le premier a essayé de changer radicalement l’image qu’avait pu laisser son père, un Parrain flamboyant, qui faisait la couverture du Times Magazine. John Jr, ne parlait affaire qu’avec des Capitaines de confiance, généralement en marchant dans la rue et non plus dans les clubs sociaux truffés de micros. Le problème est que son inexpérience était un poids trop lourd à porter. Certains membres de la famille Gambino n’avaient pas tellement appréciés ce système digne d’une royauté, ou le père incarcéré, nommait son fils sans validation préalable des membres de sa famille. De plus, John Gotti Jr fut très vite surnommé « Dumbfella » par les médias Américains, en raison des nombreuses erreurs laissées pendant sa prise de pouvoir. En 1997, lors d’une fouille du FBI dans son domicile, les agents fédéraux retrouvèrent une liste des invités de son mariage, ainsi que les sommes reçus par les différents invités. Mais pire encore, le FBI retrouva, une liste manuscrite des différents membres de cette organisation criminelle, une véritable mine d’or qui permit à l’agence gouvernementale d’identifier rapidement les nouveaux membres intronisés. Mais en 1999, tout s’écroula, John Gotti Jr fut inculpé de plusieurs rackets et après avoir plaidé coupable, condamné à soixante dix sept mois de prison. Cette décision de plaider coupable, rendit furieux John Gotti, qui alors qu’il était encore en liberté, avait menacé de mort, tout membre de son organisation ayant l’idée d’essayer de trouver un accord avec la justice Américaine. Mais John Gotti Jr en avait assez de cette vie et en plaidant coupable, il voulait se retirer petit à petit de la famille Gambino, pour essayer de retrouver une vie normale. Le frère de John Gotti, Peter, surnommé « One Eyed Pete », remplaça au pied levé John Gotti Jr et au décès de John Gotti en 2002, sera nommé Parrain officiel de cette organisation criminelle. Cette promotion fut une véritable aubaine pour un mafieux que John Gotti rallait devant ses Associés, comme un « frère » qui « n’inspirait pas l’intelligence ». Mais ses responsabilités au sein de la famille Gambino furent très compromises, en raison d’une inculpation en 2002 pour extorsion et blanchiment d’argent, des accusations qui le feront condamnés à vingt cinq années de prison, qu’il purge actuellement dans l’établissement fédéral d’Elkton dans l’État de l’Ohio. L’ère Gotti fut relativement des années très dures pour la famille Gambino. Cette dernière qui tenait une place centrale auprès des quatre autres familles New-Yorkaise, depuis Carlos Gambino, avait perdu considérablement de sa splendeur, en mettant en lumière une famille qui s’était habituée à une certaine discrétion. Mais même en étant incarcéré, Peter Gotti ne voulait pas tellement lâcher les rênes, et nomma comme son frère auparavant, différents Acting Boss, des Capitaines de confiance dans l’organisation Gotti, pour gérer les affaires de la famille Gambino dans la rue, comme Arnold « Zeke » Squitieri et Nicholas « Little Nick » Corozzo, qui seront très vite condamnés par la suite. Mais en 2011, la famille Gambino voulut se relancer pour de bon.

 

A sa tête, elle nomma, un Capitaine très respecté, un membre de la faction Sicilienne, 

Domenico Cefalu

Domenico « Italian Dom » Cefalu (voir photo). En le nommant à une position aussi importante, la famille Gambino voulait revenir aux anciennes valeurs, celles du secret, des affaires effectuées dans l’ombre et en n’utilisant le meurtre qu’en dernier recours. Domenico Cefalu a énormément appris de son ancien Capitaine, Pasquale « Ptasy » Conte, un membre très influent des Gambino, pour qui le silence était vraiment la règle d’or. En effet, alors qu’il siégeait aux différentes réunions organisées par l’ancien Parrain, Paul Castellano, depuis sa maison surnommé la « Maison Blanche » de Staten-Island, les autorités fédérales furent dans l’incapacité d’enregistrer le moindre son de la voix, d’un Capitaine tellement influent, qu’il siégeait à cette époque au conseil d’administration de Key Food. Domenico Cefalu, malgré une condamnation à vingt quatre mois de prison après l’opération Old Bridge, protégea de manière considérable la hiérarchie de la famille Gambino. Avec son protégé, Frank « Franky Boy Cali », ils créèrent un panel de sécurité, composé de trois Capitaines expérimentés, permettant de faire la liaison entre l’administration mafieuse et les différents Capitaines et Soldats dans la rue. De plus, avec l’aide de Frank Cali, Domenico Cefalu, essaya de reprendre des contacts avec la famille Inzerillo en Sicile, dont Frank Cali est marié avec Rosaria Inzerllo, sœur de Pietro. La famille Inzerillo, une famille quasi-détruite après la guerre avec les Coroleonais, que Salvatore « Toto » Riina, disait que : « D’eux, ils ne doivent rien rester, même pas leur semence ». Avec cette nouvelle alliance, la famille Gambino voulait relancer le trafic de drogue entre les deux familles. Mais le FBI n’était pas dupe et en Août 2014, lança l’opération New Bridge confirmant les ramifications entre la famille Gambino et Cosa Nostra en Sicile, mais aussi avec des familles de la ‘Ndranghetta. A ce jour, la famille Gambino, grâce à une certaine discrétion, a repris une position centrale dans le monde souterrain de la Cosa Nostra. Selon certaines rumeurs non confirmées, Domenico Cefalu aurait laissé la place de Parrain à Frank Cali, même si d’après certains spécialistes, la voix de Peter Gotti, même étant incarcéré, aurait encore un certain impact dans une famille vieille de plus d’un siècle.

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LES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA SONT-ILS EN SÉCURITÉ EN PRISON ?

18 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino, #Outfit, #Lucchese, #Philadelphie

A une époque, les membres de la Cosa Nostra incarcérés dans des prisons fédérales, géraient entièrement la vie à l’intérieur des murs. En réalité, le pénitencier n’était qu’un passage obligé, pour augmenter son respect, mais qui en réalité, n’était pas si terrible que ça, au vu de l’influence que pouvait avoir les mafieux auprès des autres détenus. Aujourd’hui, la situation a changé. Les prisons fédérales sont désormais « contrôlées » par des gangs, comme les Aryan Brotherhood, la mafia Méxicaine, les Blood ou encore les Crips, des organisations criminelles qui ont une très forte influence dans la vie quotidienne d’une prison. Actuellement, les membres de la Cosa Nostra incarcérés un peu partout aux Etats-Unis, continuent à se regrouper ensemble. Dans une prison, les tensions et les histoires de familles s’estompent généralement et très souvent, il n’est pas rare de voir des membres de plusieurs familles différentes se réunir, pour augmenter leur force face à tous ces nouveaux gangs.

John GottiQuand il fut condamné à la prison à perpétuité, John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino, fut incarcéré à l’USP Marion, une prison de sécurité maximale située dans l’État de l’Illinois. De part sa notoriété, John Gotti aimait jouer de son influence auprès des autres détenus et même si ce dernier était incarcéré près de vingt trois heures dans sa cellule. Pendant sa seule heure de détente, John Gotti longeait les allées de son quartier disciplinaire, faisant les cents pas pour essayer de s’aérer un peu les esprits. Généralement, quand les détenus le virent arriver, ils s’écartèrent par respect, mais aussi par peur des représailles, sauf Walter Johnson. Ce dernier mit du temps à laisser le passage au Parrain de la famille Gambino. John Gotti visiblement très énervé par cet affront, l’insulta : « Fous moi le camp d’ici espèce de sale nègre. Tu ne sais pas qui je suis ? ». Walter Johnson ne broncha pas, mais le lendemain, à la même heure de détente, ce dernier frappa John Gotti à plusieurs reprises. Ce dernier surpris, tomba, et essaya de se défendre tant bien que mal, avant que des gardiens ne viennent ne les séparer. Forcément, John Gotti refusera de donner l’identité de son agresseur, préférant se charger de cette affaire lui même. Mais dans son quartier disciplinaire, John Gotti était un peu isolé. Il demanda alors aux Aryan Brotherhood, de s’occuper de Walter Johnson pour près de cent mille dollars. Cette offre fut acceptée par ce gang, qui en plus de toucher de l’argent facilement, renforcerait leur respect, en assassinant un prisonnier Afro-Américaine. Mais les autorités, sentant une vengeance se préparer, mirent Walter Johnson à l’isolement, le temps que ce dernier, puisse être quelques mois plus tard être libéré de prison.

Al CaponeAu début des années 1930, Al Capone le célèbre Parrain de la Outfit, fut condamné à près de onze années dans un pénitencier fédéral. Au départ, ce dernier fut transféré dans la prison d’Atlanta, et une visite médicale de routine révéla syphilis, le début de la fin pour celui qui dirigeait Chicago d’une main de fer. Fragilisé psychologiquement, Al Capone fut transféré par la suite dans la célèbre prison d’AlCatraz. Alors que l’ancien Parrain de la Outfit était en train de prendre sa douche, il fut poignardé à plusieurs reprises avec une paire de ciseaux par un détenu. Il terminera par la suite à l'infirmerie de la prison. La Outfit de Chicago en voyant son Parrain dans un état psychologique aussi déplorable, avait décidé depuis quelques mois de retirer ce dernier des affaires, mais aussi de son soutient pendant son incarcération.

Vittorio AmusoVittorio « Vic » Amuso est le Parrain actuel de la famille Lucchese. Incarcéré depuis le début des années 1990 à une peine de perpétuité incompressible pour plusieurs charges tenant de la loi RICO dont le racket et le meurtre. Dès son incarcération, Vic Amuso n’a jamais voulu céder le pouvoir, préférant gérant les activités criminelles de la famille Lucchese derrière les barreaux, en s’aidant de différents Acting Boss. En 1995, Vittorio Amuso était incarcéré dans la prison fédérale de Terre Haute dans l’État de l’Indiana. Le Parrain de la famille Lucchese se sentait intouchable et n’hésitait pas à critiquer le comportement de Greg Scarpa Jr, un Soldat de la famille Colombo, fils de Greg Scarpa Sr, un important Capitaine de la Cosa Nostra, qui avait collaboré avec le FBI pendant de nombreuses années. Vittorio Amuso en avait assez du comportement de Greg Scarpa Jr, qui selon lui, se « pavanait » un peu trop, alors que son père avait trahi son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Pendant une promenade avec d‘autres prisonniers, Vittorio Amuso alla au bout de sa pensée, quand il croisa Greg Scarpa Sr : « Votre père était un rat, vous devriez avoir honte ». Greg Scarpa Sr vit rouge immédiatement et sauta sur Vittorio Amuso pour lui assener plusieurs coups de poing. Le Parrain de la famille Lucchese terminera à l’infirmerie, la Commission de la Cosa Nostra réunit en urgence, décidera par la suite de lancer un contrat contre Greg Scarpa Jr. Ce dernier, qui décidera par la suite d’aider les autorités dans sa lutte contre le terrorisme, est toujours incarcéré dans une prison fédérale.

Giovanni StanfaGiovanni « John » Stanfa, ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a été condamné en 1995 à la prison à perpétuité pour plusieurs meurtres. A début des années 2000, alors que dernier était incarcéré dans la prison de Leavenworth dans l’Etat du Kansas, Giovanni Stanfa qui s’accommodait facilement à la vie carcérale, venait de rentrer dans la cantine de la prison. Derrière lui, deux membres d’un gang Afro-Américain étaient en train de se parler. D’après certains témoins, présents ce jour là, ces deux individus se disputaient, quelque chose se tramait. Alors que l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie était attablé, l’un des deux individus s’avança rapidement vers Giovanni Stanfa, sorti quelque chose de sa poche, une boite de soda rafistolée en arme blanche. Plusieurs coups furent portés, Giovanni Stanfa s’écroula au sol, alors que l’individu en question répéta : « Je ne suis pas un rat, c’est vous le rat ». Avant que les gardiens ne puissent intervenir, Giovanni Stanfa se leva tranquillement, commença à sourire et déclara : « Vous êtres une honte ». Sans le savoir, ce dernier venait d’adresser le « baiser de la mort » à sa victime.

Anthony CassoAnthony « Gaspipe » Casso a longtemps servi d’Underboss de la famille Lucchese. Paranoïaque, violent et doté d’un égo surdimensionné, il aura, avec l’aide de Vittorio Amuso, semé le désordre dans cette organisation criminelle. Pour éviter la prison à perpétuité, Anthony Casso décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Mais sa coopération fut jugée désastreuse. De plus, Anthony Casso, profitera de sa protection par les agences gouvernementales, pour soudoyer certains gardiens de prison et agresser certains individus, comme Salvatore « Big Sal » Miciotta, un Sodat de la famille Colombo, qui avait décidé de collaborer avec les autorités. En attendant son verdict dans plusieurs affaires, Anthony Casso était incarcéré dans une aile de la prison spécialement dédiée aux différents informateurs du gouvernement. Après le diner, alors que Salvatore Miciotta jouait aux cartes avec d’autrs prisonniers, Anthony Casso arriva par derrière et essaya d’assommer l’ancien de la famille Gambino avec un gourdin de fortune. Vu la corpulence de Salvatore Miciotta, ce coup porté, ne le chatouilla à peine. Il se leva donc, agrippa Anthony Casso par le col de sa chemise et le jeta par terre, avant que les gardiens n’interviennent.

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DANS LA COSA NOSTRA LA GUERRE NE SE FAIT PLUS DANS LES RUES MAIS SUR LES RESEAUX SOCIAUX

10 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Divers

John Gotti JrJohn Alite était connu sous le pseudonyme de Johnny Alleto dans la famille Gambino, malheureusement pour lui, en raison de ses origines Albanaise, il n’a jamais pu devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra. Mais en raison de son amitié avec John Gotti Jr (voir photo), fils de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Alite même en étant qu’un simple Associé, était un membre influent de cette organisation criminelle. Adepte des salles de sport et des cabines de bronzage, John Alite multipliait aussi les activités criminelles. La drogue, le meurtre, le racket, John Alite trempait un peu dans tout, mais ce genre de mélange peut s'avérer très vite explosif. Au début des années 2000, inculpé de plusieurs charges tenant de la loi RICO, dont le meurtre, John Alite devint un fugitif pendant quelques années, avant d’être finalement extradé vers les États-Unis. A son arrivé, pour lui, il n’y avait qu’une seule possibilité, plaider coupable, coopérer, et essayer de mettre définitivement derrière les barreaux son ancien ami, John Gotti Jr, afin d’éviter une longue peine de prison. Finalement son témoignage ne fut pas jugé crédible par les jurés, et malgré un procès à haute tension, John Gotti Jr sera acquitté de toutes les charges retenues contre lui. Condamné à seulement onze années de prison en 2011, John Alite sera libéré de prison en 2014, et devint petit à petit une vedette du petit écran, spécialisé dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, arpentant les rues de sa jeunesse au risque de sa vie. Mais aujourd’hui la situation est différente. La Cosa Nostra ne veut plus prendre le risque de lancer un contrat contre un individu ayant coopéré avec les autorités, et même si John Alite a collaborer contre un John Gotti Jr, tout un symbole dans la famille Gambino. Aujourd’hui, la guerre, se fait par médias interposés, sur les réseaux sociaux et John Alite n’hésite pas une seule seconde à « égratigner », l’égo de son ancien ami : « Il est aussi épais qu’une tranche de Pizza Sicilienne et aussi dur que des fettuccine (une variété de pâtes Italienne). Il a toujours vécu au crochet de son père ». Du côté des Gotti, John Jr dément « bombarder » les réseaux sociaux de messages insultants sur son ancien ami, prétextant calmement : « Mon père se considérait comme un lion, moi désormais, je suis un agneau ». Mais la pilule ne passe toujours pas dans certains quartiers. John Alite, a l’habitude de se montrer souvent devant la caméra, parlant de son ancienne vie assez naturellement, même si un garde du corps est toujours présent à ses cotés. Mais ce soir là, dans une boite de nuit, John Alite se fit interpellé par un individu lui demandant son identité. Pensant qu’il était encore l’un de ses nombreux fans, John Alite se fit frapper dessus en plein visage, avant que ce dernier, apeuré, d’après les médias Américains, ne termine sa soirée, avec son téléphone portable essayant d’appeler sa police. Outre ces problèmes dans les rues de la Little-Italy, John Alite doit aussi faire face à un procès contre son propre frère, qui demande près de deux millions de dollars pour l’avoir discrédité auprès de plusieurs commerciaux dans différentes affaires, en le faisant passer pour un « fou ». Encore très amer d’avoir un peu ruiné sa carrière, Jimmy Alite rétorqua : « C’est une personne, qui dit ouvertement qu’il a tué, dix, quinze ou trente personnes, sa version change à chaque interviews et il ose dire que j’ai des problèmes psychologiques ? ».

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QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

4 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Divers

Malgré les nombreuses arrestations orchestrées par le gouvernement fédéral ces dernières années, la Cosa Nostra reste encore une organisation criminelle très structurée, qui effraie bon nombre de truands qui voudraient marcher sur ses plates de bandes. En effet, la Cosa Nostra Italo-Américaine a encore bon nombre de familles implantées un peu partout aux États-Unis et même si cette dernière utilise de moins en moins le meurtre pour arriver à ses fins, elle peut compter sur des membres qui ont prêté serment d’allégeance, de commettre des crimes pour le bien de cette organisation. Même si son influence à diminuer, la Cosa Nostra, arrive à garder son aura, et traite assez facilement avec d’autres mafias implantées aux aussi aux États-Unis. Mais certaines organisations criminelles ont tenté par le passé, de tester les limites de la Cosa Nostra, pour savoir si cette dernière, tellement silencieuse, prospérant dans l’ombre, serait prête à déclencher une guerre pour défendre ses positions, petit retour en arrière. Au début des années 1990, une organisation criminelle Albanaise dénommée « The Corporation » a commencé à prendre le contrôle de plusieurs clubs sociaux contrôlés par la Cosa Nostra. Cette « mini mafia », était dirigée par un Alex Rudaj (voir photo), un individu déjà connu des services de police pour avoir travaillé comme Associé avec plusieurs familles à New-York et en particulier avec les Gambino. Mais arrivé à un moment de sa carrière criminelle, Alex Rudaj voulait prendre son indépendance, et s’inspira de l’organisation hiérarchique mise en place par la Cosa Nostra, pour fonder sa propre famille. Généralement l’entente avec les Albanais et les mafieux Italiens avaient toujours été cordiales. Ces derniers, de par leur influence avaient l’habitude d’utiliser les Albanais comme une force de frappe dans différentes affaires. Durement mais surement, Alex Rudaj accompagné par des individus d’origine Albanaise mais aussi Italiennes, la plupart Associés à des familles de la Cosa Nostra, commencèrent à se former pour tenter quelque chose d’invraisemblable, attaquer des clubs sociaux ou des lieux détenus par des membres de la Cosa Nostra. Au départ, ils commencèrent à travailler dans le comté de Westchester, avant de s’étendre dans le Queens et dans le Bronx, des endroits ou la Cosa Nostra a, et encore aujourd'hui, une énorme influence. Pendant plusieurs années, ce qui était au début une petite équipe de truands, se transforma en une organisation criminelle gagnant son argent grâce au racket et à la violence. A l’été 2001, Alex Rudaj accompagné d’au moins six hommes, rentrèrent dans une salle de jeux contrôlée par la famille Lucchese, frappèrent le gérant à la tête et déclarèrent aux clients qui étaient en train de jouer clandestinement dans ce tripot : «Messieurs désormais cet établissement est fermé. Je le jure devant Dieu, que si je vois encore une personne ici, je le frapperais à mort ». Bizarrement, la famille Lucchese ne réagit pas tout de suite, ce sont plus la famille Bonanno et la famille Gambino, qui étaient plus inquiètes de l’influence grandissante que prenait cette organisation criminelle. La tension fut à son paroxysme quand les Albanais essayèrent de rentrer de force dans le restaurant Italien Rao’s , connu pour avoir été le lieu de prédilection de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti et encore à l'heure actuelle sous protection de la Cosa Nostra. Alex Rudaj était venu au départ manger, mais en raison des dernières altercations avec les mafieux Italiens, il fut rejeté par le personnel car selon eux, le restaurant était plein. Ce dernier ne se dégonfla pas et revint quelques heures après avec près d'une douzaine d'hommes, prêt à rendre des comptes pour ce manque de respect. Pris de panique, le propriétaire lui trouva finalement une place de premier choix. Cet incident fut un message fort adressé aux mafieux Italiens. En attaquant un lieu « sacré », les Albanais leur disaient clairement « Montrez nous un peu de respect, ou on ira encore plus loin ». La famille Gambino compris immédiatement le message. A cette époque, la famille Gambino étaient contrôlée par un Acting Boss de la vieille école dénommé, Arnold « Zeke » Squitieri, qui était visiblement très énervé et excédé que ces « malfrats de bas étage » puissent s’en prendre à une organisation aussi tentaculaire que la sienne et demanda un rendez-vous à Alex Rudaj pour résoudre ce conflit, qui pouvait à juste titre dégénérait en guerre dans les rues de New-York. La réunion se déroula dans une station essence, en pleine nuit. Arnold Squitieri ramena près de vingt hommes, tous armés de batte de baseball, barres de fer ou d'armes automatiques. Devant eux, Alex Rudaj était en infériorité numérique avec ses six hommes et pu se rendre compte que ce qu’il avait devant lui était simplement une petite partie des effectifs de la Cosa Nostra et que si ces derniers déclaraient la guerre, son clan allait tout droit vers une défaite certaine. Arnold Squitieri commença à déclarer que désormais la « partie était terminée » pour les Albanais, qu’ils « étaient allés trop loin ». Mais l’un des lieutenants de The Corporation, braqua son arme sur l’Acting Boss de la famille Gambino et menaça par la même occasion de tirer sur les jerricanes d’essence. Prêt à tout faire sauter, les deux organisations criminelles reculèrent et décidèrent de quitter les lieux sans accord possible, la guerre allait bientôt éclater. Finalement c’est le FBI qui mit fin aux hostilités, en arrêtant une bonne partie de la famille Rudaj. Alex Rudaj et plusieurs des ses hommes furent inculpés de charges tenant de la loi RICO et condamnés à de longue peine de prison. En une seule arrestation, la famille Albanaise fut complètement détruite et n’existe plus au jour d’aujourd’hui. Arnold Squitieri fut lui aussi arrêté et condamné à sept ans de prison pour extorsion, jeux illégaux et évasion fiscale, mais contrairement à Alex Rudaj, la famille Gambino avait assez de membres « compétents » pour pouvoir le remplacer à son poste.

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LE PETIT FILS DE JOHN GOTTI INCULPÉ AVEC UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO

26 Mars 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Bonanno

Vincent AsaroAcquitté en Novembre 2015 d’avoir orchestré le fameux casse dit de la « Lufthansa », le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asaro (voir photo), n’en a pas terminé pour autant avec la justice. En effet, ce dernier qui était encore sous la contrainte d’une libération surveillée, était suivi à la « loupe » par les agents fédéraux. La semaine dernière, le FBI a décidé d’inculper le petit fils de John Gotti, déjà condamné à huit années de prison pour trafic de stupéfiants, ainsi que plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont Vincent Asaro, pour incendie criminelle. Au vue du pédigrée criminel du Capitaine de la famille Bonanno, ce dernier fut très vite incarcéré au Métropolitan Center de New-York, avant une nouvelle comparution devant un juge fédéral, qui devrait intervenir dans les prochaines semaines. Cette affaire remonte en 2012. Vincent Asaro qui rentrait tranquillement chez lui dans le Queens, se fit couper la route par un automobiliste, qui ne savait surement pas, que ce dernier était un membre intronisé de la Cosa Nostra depuis plus de trente années. Fou de rage, ce dernier, repéra la plaque d’immatriculation, puis l’adresse de l’individu en question. Après avoir récupéré toutes ces informations, Vincent Asaro ordonna l’incendie de son véhicule et sous traita l’affaire à l’un de ses Associés, qui demanda à John Gotti Jr et un autre individu dénommé Matthew « Fat Matt » Gullan d’effectuer la sale besogne. Quelques heures avant le délit, les trois complices remplirent un bidon entier d’essence dans une station proche, allèrent vers le domicile de l’individu, et Matthew Gullan commença à embraser le véhicule. avant se s’enfuir. Le feu attira l’attention d’un policier du NYPD, mais John Gotti Jr qui servait de chauffeur ce soir là, au volant d’une Jaguar, sema très rapidement le policier dans les ruelles du Queens, qui préféra abandonner la poursuite, pour éviter tout risque d’incident au vue de la conduite imprudente de John Gotti Jr. Selon les autorités, le lendemain, l’Associé de Vincent Asaro aurait conduit ce dernier dans une carrosserie ou le véhicule de l’individu avait été remorqué, pour prouver que son ordre avait bien été exécuté. Deux semaines après cet incendie criminel, John Gotti Jr, Matthew Rullan et un autre Associé, Michael Guidici, ont cambriolé le Maspeth Federal Saving and Loan, une banque à New-York. Selon les fédéraux, Michael Guidici serait rentré dans la banque et aurait transmis un message à l’agent d’accueil stipulant : « J’ai une bombe, donne-moi de l’argent ». Le guichetier, apeuré, avait donné près de cinq mille dollars. Après ce cambriolage, les trois complices quittèrent rapidement les lieux, au bord ce cette même Jaguar. Pour le procureur fédéral en charge de cette affaire : « Les membres de la Cosa Nostra inculpés cette semaine, sont accusés d’avoir commis un assortiment de crime violent, pour punir et gagner de l’argent ». Suite à l’incarcération de son client, l’avocat de Vincent Asaro, qui est prêt une nouvelle fois à convaincre un jury de l'innocence du Capitaine de la famille Bonanno, a ramené lors d'une audience préparatoire, un sachet rempli de médicaments, destiné à Vincent Asaro, stipulant, que son client n’avait pas quitté une seule fois son domicile depuis son acquittement. 

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MAUVAISE SEMAINE DANS LES RANGS DE LA COSA NOSTRA

11 Mars 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino, #Outfit

Bartolomeo VernaceL’ancien Capitaine de la famille Gambino, Bartolomeo « Bobby » Vernace (voir photo à gauche), qui a fait partie d’un panel de décision pendant plusieurs années, vient de décéder d’une crise cardiaque en prison, alors que ce dernier purgeait une peine de prison à perpétuité pour un double meurtre datant de 1981. Cette nuit là, Frank Ricardi et une femme étaient en train de boire un verre tranquillement Un homme arriva et accidentellement renversa son verre sur la robe de sa compagne, ce qui mit immédiatement en fureur l’Associé de la famille Gambino. Pour empêcher une bagarre quasi-certaine, John D'Agnese, un des propriétaires, demanda gentiment à Frank Ricardi de sortir, ce qu’il fit difficilement, mais en jurant devant tout le monde qu’il allait revenir pour régler ses comptes. Quelques minutes, plus tard, trois individus armés, rentrèrent dans le ShamRock's Bar et tirèrent à plusieurs reprises sur les deux propriétaires John D'Agnese et Richard Godkin. Les assassinats de Richard Godkin et de John Agnese ne furent pas autorisés par la famille Gambino, ce qui n’empêcha pas l’intronisation quelques années plus tard de Bartolomeo Vernace. Il fallut attendre le 20 Janvier 2011 pour que Bartelomeo Vernace soit reconnu coupable de ce double meurtre. Imperturbable pendant l’énoncé du verdict, le mafieux de la famille Gambino accepta sa peine sans broncher. Bartolomeo Vernace purgeait sa peine dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, un pénitencier composé de différents niveaux de sécurité, ou bon nombre de membres de la Cosa Nostra y sont incarcérés. D’après son avocat, la santé de Bartolomeo Vernace était défaillante. En effet ce dernier, souffrait d’un diabète assez avancé, de problème de reins, et avait subit récemment une crise cardiaque, l’obligeant à être hospitalisé, pour y décéder quelques semaines plus tard. Toujours d’après son avocat, l’ancien Capitaine de la famille Gambino, était « unique en son genre » : « Il était très intelligent. Il n’aimait pas trop parler, mais il inspirait le respect » déclara t’il.

Un Soldat de la Outfit de Chicago, Louis « Louis Tomates » Marino (voir photo à droite), vientLouis Marinode décéder de cause naturelle. Ce dernier, qui opérait depuis l’emblématique ville de Cicéro, était un ami proche de l’actuel Parrain, Salvatore « Solly D » DeLaurentis. Connu pour par ses Associés, comme un individu qui ramenait énormément d’argent, il était aussi identifié par le FBI, comme une personne extrêmement dangereuse, soupçonné d’avoir participé à plusieurs assassinats dont celui des frères Spilotro en 1986. Au début des années 1990, alors que Louis Marino était accusé de racket et du meurtre d’un Associé de la Outfit, dénommé Hal Smith, les procureurs fédéraux avaient diffusé un enregistrement assez édifiant, démontrant que Louis Marino, pouvait exécuter une personne pour une simple dette. En 1981, Louis Marino, fut enregistré par le FBI en train d’agresser un individu qui lui devait des milliers de dollars d'un prêt usuraire, sans savoir que ce dernier, effrayait des conséquences que pouvait avoir de ne pas rembourser la Outfit, avait décidé de porter un micro sous sa chemise. En arrivant sur les lieux, Louis Marino, fut accueilli par son ami Salvatore DeLaurentis, qui lui expliqua que l’individu en question « n’avait pas encore l’argent ». Enragé, Louis Marino, sorti un couteau et s’approcha de la personne en question, arme à la main : « Toi espèce de fils de pute, tu me dois de l’argent. Tu sais ce que tu dois faire pour me rembourser non ? Tu vas voler une bijouterie, un magasin, tu vends tes bijoux, les objets de ta mère, tu fais tout ce que tu veux, mais il me faut l’argent pour ce soir, tu as compris ? C’est grave putain, je suis à la porte de ta maison dès ce soir et s’il le faut je serais à côté de toi à ton réveil. Essaye d’aller nulle part, pas la peine de te cacher, sinon ça ira mal pour toi ». Reconnu non-coupable du meurtre de Hal Smith, Louis Marino sera reconnu coupable de racket, et le juge rendra un verdict exemplaire, vingt huit années derrière les barreaux, une peine que Louis Marino accepta sans broncher. En 2004, ce dernier était rentré dans une maison de transition, avant d’être libéré définitivement de prison. A sa sortie, il aurait repris très rapidement ses activités criminelles au sein de la Outfit.

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DEVENIR AFFRANCHI OU POLICIER : VIVRE DANS UN QUARTIER GANGRENÉ PAR LA COSA NOSTRA

24 Février 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese, #Genovese, #Gambino, #Divers

Anthony AccetturoBob Buccino a un parcours assez atypique. Né dans l’État du New-Jersey, d’origine Italienne, habitant dans un quartier gangréné par la Cosa Nostra et ayant fait partie à son adolescence d'un gang de rue, Bob Buccino était prédestiné à devenir un membre intronisé de la mafia, comme la plupart de ses anciens amis, qui eux le deviendront par la suite. Mais Bob Buccino, avec l’aide de sa femme, fit des études, et après être sorti de la fac, passa le concours de policier, qu’il réussit brillamment. Désormais à la retraite, c’est avec un brun de nostalgie, qu’il raconte encore son adolescence au début des années 1950, dans le Nord du New-Jersey. Comme déclara Henri Hill dans le film de Martin Scorsese, Les Affranchis : « C’était une époque bénie ». En effet, au début des années 1950, le quartier ou résidait Bob Buccino pullulé d’Affranchis, la Cosa Nostra était partout, elle faisait partie de l’atmosphère. Ce dernier raconta qu’il faisait parti d’un petit gang d’adolescents, qui espéraient tous devenir obtenir le Saint Graal, être un membre à part entière de la Cosa Nostra. Bob Buccino aidait les mafieux dans les paris, en les collectant bien sûr, mais aussi en récupérant l’argent des mauvais payeurs : « Je connaissais la Cosa Nostra bien avant le FBI. A cette époque, on pouvait parier sur tout et n’importe quoi et surtout n’importe ou. Du magasin de bonbons au coin de la rue, au restaurant du quartier » déclara t’il. Bob Buccino avoue avoir été « fasciné » par cette vie. Un peu comme Henry Hill, il voyait les gangsters avec leurs bijoux et leur Cadillac, avec les poches remplies de billets, à cette époque, ils contrôlaient tout. En particulier, Anthony « Little Pussy » Russo, l’un des plus grands usuriers du comté d’Essex, Capitaine dans la famille Genovese, qui se pavanait dans les rues avec sa Cadillac rose fluo. Bob Buccino admirait leur faculté, à « toujours avoir raison » et que personne n’osait les contredire. Ce dernier adorait le respect que pouvait dégager ces individus. Mais Bob Buccino parti vers une autre voie, et devint très rapidement, de par son expérience de la rue, un détective chargé de la surveillance des membres du crime organisé. Adolescent, il fit les quatre cent coups avec ses amis, maintenant, il allait les surveiller et si possible, les mettre derrière les barreaux. Dans le New-Jersey, outre la famille DeCavalcante, les familles Lucchese, Gambino et Genovese y sont très bien implantées. Le premier nom qui arriva sur sa short-lest, fut celui d’Anthony « Tumac » Accetturo (voir photo), un important Capitaine de la famille Lucchese, qui dirigeait ses affaires depuis le Nord du New-Jersey, mais aussi depuis l’État de la Floride. Anthony Acceturo était le frère d’un des meilleurs amis de Bob Buccino. Au début des années 1980, grâce notamment à l’un de ses informateurs, il fit condamner Anthony Acceturo à une peine de trente années de prison pour racket (Anthony Acceturo décidera par la suite de coopérer avec les autorités. Les relations qu’il entretenait avec la hiérarchie de la famille, notamment avec Vic Amuso et Anthony Casso devenait de plus en plus compliquées. Ces derniers avaient lancé un contrat contre le Capitaine de la famille Lucchese, sur son fils et même sur sa propre femme). Ce sont pendant ces arrestations, que Bob Buccino vit le côté fourbe de ces gangsters, qui simulaient la plupart des pertes de mémoire chronique, pour ne pas parler aux enquêteurs. Parmi les autres mafieux, que Bob Buccino côtoya pendant sa carrière, il cita plusieurs noms, comme Louis « Bobby » Mana, de la famille Genovese, qui fut l’un des investigateurs dans la tentative d’assassinat contre John Gotti. Robert « Bobby Cabert » Bisaccia, un Capitaine de la famille Gambino, impitoyable, dont Joe Pesci s’inspira pour jouer son personnage dans le film Les Affranchis (La scène avec Ray Liotta dans le bar). Mais aussi Tino Fimurara, un Capitaine très apprécié de la famille Genovese, et les frères Taccetta de la famille Lucchese entre autre. Ces derniers avaient la particularité d’habiter le même quartier que Bob Buccino. Michael Tacheta d’ailleurs, était dans la même classe que sa sœur, ce qui ne l’empêcha pas de réunir des preuves pour les faire incarcérer une bonne partie de leur vie derrière les barreaux : « Je n’aimais pas ce qu’ils représentaient. Mais ils m’ont toujours dit, que si j’arrivais à les arrêter, qu’il n’y aurait aucun problème avec moi. C’était un peu comme un match. J’étais le bon type et eux les truands, et mon rôle était de les attraper » déclara t’il. Alors même si Bob Buccino aurait pu dès son adolescence suivre une autre voie, il est heureux d’avoir participé à la chute de la Cosa Nostra. Pour ce dernier, cette organisation criminelle a toujours été un lourd fardeau à porter pour les individus d’origine Italienne : « Les immigrants Italiens ont construit notre pays, par leur main, avec leur cerveau et avec leur détermination » déclara t’il. Pour lui les préjugés contre les Italo-Américains sont encore très tenaces : « Encore aujourd’hui, il suffit qu’un ouvrier Italien, qui gagne durement sa vie, arrive à de mettre de l'argent de côté pour pouvoir s’acheter un camion pour travailler, on va tout de suite le cataloguer comme un gangster ».

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THOMAS ET ROSEMARIE UVA

14 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Ils étaient appelés les « Bonnie and Clyd» des temps modernes. En 1992, Thomas Uva âgé de 32 ans venait de sortir de prison et avait trouvé un travail dans une société de recouvrement à New-York. Rosemarie Uva était aussi connue par la police pour plusieurs affaires concernant des multiples cambriolages. Elle avait épousé Thomas en 1987 après son incarcération. Le couple logeait tous les deux dans un appartement à Ozone Park, lieu ou John Gotti célèbre parrain de la famille Gambino tenait avec ses frères le club social "Bergin Hunt and Fish Club". Pendant quelques mois, le couple commença à braquer des clubs sociaux de la Famille Bonanno et Gambino, chose inconcevable pour la plupart des criminels de New-York que de s'attaquer à la mafia. Thomas Uva exposa son plan à sa compagne Rosemarie. Celui ci était simple, elle attendait dans la voiture prête à partir, pendant que Thomas se précipitait à l'intérieur des clubs sociaux armé d'un "Uzi" pour aller braquer les mafieux. A l'intérieur d'un club social, on retrouve généralement des membres du crime organisé en train de jouer aux cartes ou de boire tranquillement un verre et Thomas Uva savait que les mafieux avaient toujours sur eux beaucoup de liquidité. Après avoir menacé les "clients", il leur demanda de mettre leur argent et leur bijoux dans son sac. Un jour, Thomas Uva rentra au Liberty Cafe à Ozone Park, un club social appartenant à Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, Soldat de la famille Gambino. Pendant qu'il dépouillait les "mafieux", il profita de l'occasion pour baisser leur pantalon, puis il quitta précipitamment les lieux. Il monta dans la voiture de sa compagne qui démarra à toute vitesse pour filer le plus loin possible. Pendant le braquage un Capitaine de la famille Gambino lança à Thomas Uva "Tu vas mourir, si on te retrouve on va te découper en rondelle". "On doit tous mourir un jour" répliqua calmement Thomas Uva. Les mafieux déshabillés ne pouvaient pas sortir du club pour essayer de noter la plaque d'immatriculation du véhicule et généralement les membres de la Cosa Nostra ne vont pas au poste de police pour porter plainte. Le Liberty Café fut braqué une deuxième fois et Thomas Uva profita de l'occasion cette fois ci pour décoiffer un Soldat de la famille Gambino devant ses supérieurs. Dominick "Skinny Dom" Pizzonia, le propriétaire du club social était fatigué de leurs actes. Il demanda à John Gotti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque l'autorisation de se venger en lançant un contrat contre le couple. La Cosa Nostra ne s'attaque jamais aux "civils", mais Thomas et Rosemarie Uva avaient franchi la "ligne rouge". Un plan fut mis au point pour retrouver le couple et pendant l'un des braquages, un mafieux réussit à s'échapper et nota la plaque d'immatriculation de la voiture de Rosemarie Uva. Le 24 décembre 1992, le couple profita de l'heure matinale pour faire leurs derniers achat de Noël. Leur voiture s'approcha à l'intersection de Woodhaven Boulevard près de Ozone Park, ils furent exécutés tous les deux de trois balles dans la tête. La police retrouva dans leur voiture, plus de 1000 $ en liquide ainsi qu'une quantité non négligeable de montres et de bijoux cachés dans la boite à gant du véhicule. Après le meurtre, les enquêteurs fouillèrent l'appartement du couple à Ozone Park. A l'intérieur, ils découvrirent un portefeuille appartenant à Joseph "Joe Brewer" Delmonico un associé de la famille Gambino. Dans ce portefeuille, une liste pliée contenait les numéros de téléphone de plusieurs membres importants de mafieux plus ou moins gradés. La police comprit tout de suite que le meurtre était lié à la mafia et essaya de renouer les liens par rapport à cette liste. Pour la police et pour plusieurs spécialistes, cela était logique, les criminels avaient généralement plusieurs milliers de dollars dans leur poche et ils n'iront jamais se plaindre à la police. Mais les enquêteurs furent incapables de retrouver la trace des meurtriers et décidèrent de classer l'affaire. Le 22 septembre 2005, le FBI arrêta Dominick "Skinny Dom" Pizzonia chez lui grâce au témoignage d'un ancien capitaine de la famille Gambino Michael "Mickey Scars" DiLeonardo. Dominick Pizzonia prétextant ne sachant ni lire ni écrire, plaida non coupable et fut incarcéré sans caution possible en attendant son jugement. Le FBI utilisa aussi le témoignage de Salvatore Vitale, l'ancien Underboss de la famille Bonanno pour essayer de retrouver les meurtriers de Thomas et Rosemarie Uva. Selon les informations de Salvatore Vitale, John Goti Jr, Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, avait certifié à Joseph Massino Boss en exercice de la famille Bonanno, que la famille Gambino avait exécuté le contrat. "C'est "Skinny Dom" (en référence à Dominick Pizzonia) qui a effectué le contrat. Ce couple c'est notre "trophée" déclara John Gotti Jr lors d'une réunion. En effet des membres de la famille Bonanno s'étaient attribués le meurtre de Thomas et Rosemarie Uva, ce qui avait entrainé plusieurs réunions pour essayer de régler le litige entre les deux familles. Dominick Pizzonia était déjà connu des autorités, il avait déjà été accusé d'avoir tué Franck Bocia, un truand de bas étage, beau fils d'Angelo "Fat Andy" Rugierro un puissant capitaine des Gambino. Franck Bocia avait frappé la femme d'Angelo et John Gotti avait ordonné la liquidation de ce dernier lors d'une réunion. Le contrat avait été effectué dans la cour du club social de Dominick Pizzonia et comble de l'ironie, ce dernier avait été initié dans la famille Gambino la veille de Noël en 1988 en récompense de ce meurtre. A l'ouverture du procès, le procureur fédéral Paige M. Petersen déclara au jury que "Thomas et Rosemarie Uva avait été exécutés en pleine rue la veille de Noël et leurs corps abandonnés aux yeux de tous". Le procureur déclara que Ronald Trucchio et Dominick Pizzonia avaient exécute le contrat et que ce dernier avait demandé à John Gotti Jr son autorisation pour tuer le couple. Dominck Pizzonia était selon les témoins visiblement très énervé que son club social le "Liberty Café" ait été cambriolé deux fois de suite. La défense joua sur le fait que Dominick "Skinny Dom" Pizzonia était un homme fidèle, dévoué, grand père de six petits enfants, un chauffeur de camion qui travaillait dur pour faire vivre sa famille. Mais le procureur essaya de montrer un autre visage du mafieux, en démontrant que celui-ci était un criminel endurcit, un bookmaker, un escroc, un assassin, membre d'une des organisations criminelles les plus puissantes des États-Unis. "D'un côté, vous avez une personne bien habillée, à la voix douce, polie, aimée de ses voisins. Et de l'autre vous avez un criminel, prêt à commettre des actes odieux, avec un passé criminel de plus de 20 ans" déclara le procureur Le patron de Thomas et Rosemarie Uva témoigna aussi lors du procès. Le couple travaillait tous les deux dans une entreprise de recouvrement à New-York. Michael Schüssel déclara à la barre que le couple avait pris une journée de congé pour assister au procès de John Gotti le parrain de la famille Gambino en 1992. Pour le chef d'entreprise le couple était intrigué par la Mafia, Thomas et Rosemarie avaient grandi tous les deux à Ozone Park, une zone de forte concentration mafieuse et Thomas avait connu beaucoup de mafieux dans son quartier. Il précisa aussi qu'un jour ou les tabloïds Américains faisaient les gros titres du cambriolage d'un club social appartenant à la Mafia, le couple s'était disputé et en était même venu aux mains dans son entreprise. Rosemarie de plus en plus stressée avait fait un malaise et le couple avait été licencié quelques semaines plus tard. Le 11 Mai 2007, Dominick "Skinny Dom" Pizzonia fut déclaré coupable d'avoir comploté pour tuer le couple mais le jury ne l'a pas reconnu coupable des meurtres. Il ne fut pas non plus reconnu coupable du meurtre de l'associé de la famille Gambino Frank Boccia. A l'énoncé du verdict Dominick Pizzonia se retourna pour esquisser un léger sourire aux personnes venues le soutenir au tribunal. La plupart était des personnes âgées, très bien habillées, chaussées de mocassins. Plusieurs d'entre eux réagirent à la sortie du tribunal, "Les imbéciles qui ont témoigné contre lui étaient des criminels endurcis, Dominick a beaucoup aidé les gens et surtout l'église". Plusieurs jurés s’interrogèrent encore des actions menées par le couple "Pourquoi ont-ils fait ça? c'était du suicide...". Pour la mère de Rosemarie c'est un drame qu'elle vivra au quotidien "Ma fille adorait Noël, pour moi il n'y aura plus de fête pendant cette période".

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