Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

Articles avec #gambino tag

MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

17 Janvier 2021 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

La nouvelle année commence assez mal pour la famille Gambino, qui risque de voir plusieurs de ses membres terminer derrière les barreaux pendant quelques années. La première affaire découle d’une opération lancée par le gouvernement fédéral en Décembre 2019. Il y a un peu plus d’un an, le Capitaine Andrew Campos, l’Acting Capo, Richard Martino ainsi que différents Soldats et Associés sont arrêtés et inculpés de différentes charges fédérales tenant de la loi RICO. Pour le gouvernement fédéral, Andrew Campos, qui était le propriétaire d’une entreprise de construction, la CWC Contracting Corp, avait élaboré avec Richard Martino, un stratagème permettant de recevoir les meilleurs chantiers dans la ville de New-York. Selon la justice Américaine, des employés corrompus, la plupart Associés à la famille Gambino, auraient payé des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin à différents entrepreneurs, afin d’assurer des futurs chantiers de construction dans la ville de New-York. Pour faire fonctionner son entreprise, Andrew Campos et ses Associés passèrent en priorité par HFZ Capital et l’un des cadres de cette société, John Simonlacaj, dont le rôle était de superviser certains des meilleurs projets de développement de la ville. Pour la famille Gambino, John Simonlacaj était une cible privilégiée. Cousin d’un Associé de la famille Gambino et salarié chez CWC Contracting Corp, Mark « Chippy » Kocaj, John Simonlacaj fit passer l’entreprise d’Andrew Camps, dans des chantiers de construction de grande envergure, dont le XI, un complexe de 272 copropriétés, un hôtel de 137 chambres avec des espaces de vente, un projet pouvant rapporter des centaines de millions de dollars. Après avoir passé près de neuf année derrière les barreaux, Richard Martino, s’était lancée à sa sortie, en 2014, dans un stratagème afin d’éviter de rembourser la dette qu’il devait à la justice Américaine, tout en « contrôlant » de nombreuses sociétés liées à la construction ainsi que des pizzerias. Selon les procureurs fédéraux, Richard Martino, un criminel en col blanc, se faisait passer pour un simple salarié de revêtements de sol, la Tarul’s Flooring Company pour essayer de rester sous le radar de la justice. En fin de semaine, la plupart des accusés ont accepté un accord de plaidoyer, prévoyant une peine maximale de vingt années derrière les barreaux pour Richard Martino et Andrew Campos, cinq années de prison pour George Campos, le père d’Andrew Campos et trois années pour John Simonlacaj. Dans ce genre d'affaires, seul le juge fédéral détermine la peine et peut, s' il le veut, suivre ou non les directives des procureurs fédéraux. 

Peter Tuccio
Peter Tuccio

Vous vous souvenez de Peter Tuccio ?. Cet Associé de la famille Gambino avait fait parlé de lui dans les médias Américains, après être apparu à côté de Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie, en plein procès relatif à l’opération East Coast. Cette semaine, Peter Tuccio a décidé, lui aussi, de plaider coupable d’extorsion et d’incendie criminel, un accord qui prévoit une peine maximale de dix années derrière les barreaux, petit retour en arrière. Peter Tuccio avait pris l’habitude depuis quelques mois, d’extorquer le propriétaire d’une petite pizzeria familiale, près de cinq milles dollars par mois. Au bout d’un moment, le restaurateur en avait assez de payer la famille Gambino et décida d’arrêter de payer les membres de la famille Gambino et c’est là que Peter Tuccio entre en scène. Un soir, alors que le restaurateur quittait sa petite pizzeria, il se fit accoster par Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli. Tous les trois commencèrent à le menacer, lui déclarant qu’il avait le “bonjour” d’un Capitaine de la famille Gambino, à qui il devait de l’argent et en se rapprochant de sa voiture, une Mercedes flambant neuf, Peter Tuccio déclara : “Dis donc, vous avez une belle voiture”. Quelques heures plus tard, les trois Associés de la Cosa Nostra, Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli se rendirent dans le club social du Capitaine de la famille Gambino et lui parlèrent en premier lieu du refus de paiement, mais aussi de cette fameuse voiture, une très belle Mercedes dernier modèle. Au lieu de passer directement à la menace physique, les Gambino voulaient faire passer un message au propriétaire de cette pizzeria, en mettant le feu à son véhicule. Le soir même, les trois Associés arrivèrent devant le domicile de l’individu en question, la Mercedes était garée dans l’allée de garage. Le problème, c’est que Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli n’avaient pas remarqué qu’une caméra de surveillance était positionnée sur le toit de la maison, filmant l’ensemble des passages. Les images furent édifiantes. Sur cette vidéo, on pouvait distinguer très nettement Gino Gabrielli en train d’asperger d’essence la Mercedes, mais alors que la voiture s’enflammait, l’Associé de la famille Gambino qui était resté un peu trop proche du véhicule, vit le bas de son jogging s’enflammer. Moins de deux heures plus tard, à l’entrée du Jamaïcain Hospital, une autre vidéo-surveillance filma Peter Tuccio et Jonathan Gurino en train d’accompagner Gino Gabrielli, gravement brûlé à la jambe. Aux urgences, Gino Gabrielli ne se dégonfla pas et raconta aux infirmiers que cette brûlure était due à un simple accident domestique. 

Lire la suite

LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2020

31 Décembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Gambino, #Lucchese, #Bonanno, #Colombo, #DeCavalcante, #Philadelphie, #Patriarca, #Buffalo, #Outfit

L’année 2020 restera à jamais marqué par la pandémie du coronavirus qui se propagea dans le monde entier. Aux États-Unis, où la situation n’est toujours pas sous contrôle, la plupart des États Américains ont adopté des confinements, plus ou moins longs, plus ou moins strictes, pour essayer d’endiguer l’épidémie. Les familles de New-York ont été impactées, un confinement, dit forcément moins de business. Les restaurants, les bars, tous les lieux de rencontre et de brassage de public furent fermés. Les chantiers de construction ont été pour la plupart à l’arrêt et le confinement dit, forcément, moins de ramassage d'ordures, un secteur encore bien contrôlé par les familles mafieuses. Mais cette pandémie a aussi des “avantages” pour le crime organisé. Les agences gouvernementales n’ont pas pu surveiller aussi activement les familles de la Cosa Nostra et les arrestations pendant ce confinement furent pratiquement inexistantes. En revanche, les demandes de libération anticipée ont explosé. Le virus s’étant propagé dans la plupart des prisons fédérales, les tribunaux ont été ensevelis de plusieurs requêtes provenant de membres de la Cosa Nostra, demandant aux différents juges de faire preuve de compassion, en les laissant effectuer le reste de leur peine à domicile, sous surveillance. La plupart d’entre eux ont été libérés, d’autres ont essayé, mais sont restés incarcérés. L’année 2020 restera aussi l’année où John “Sonny” Franzese, l’ancien homme fort de la famille Colombo, est décédé, de causes naturelles, à l’âge 103 ans dans une maison de soin à New-York. L’année 2020 restera aussi les condamnations à perpétuité de l’ancienne hiérarchie de la famille Lucchese, reconnus coupables d’avoir orchestré l’assassinat de Michael Meldish. Pour terminer cette année, qui restera sans nul doute dans les mémoires, le gouvernement fédéral lança une opération contre la famille de Philadelphie, arrêtant l’Underboss en exercice, Steven Mazzone de plusieurs délits tenant de la loi Rico :
 

La Famille Genovese :

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?
Membres : + 200-220

Associés : + 1000

Encore une année très calme pour la famille Genovese et ou les agences gouvernementales se cassent encore les dents pour connaître la hiérarchie de l’une des organisations criminelles les plus cloisonnées des États-Unis. Une chose est sûre, Liborio “Barney” Bellomo est l’actuel Parrain, mais depuis le décès de l’ancien Acting Boss, Peter “Petey Red” DiChiara, il est difficile de poser des noms sur les postes à responsabilité. Daniel Pangano, un important Capitaine, qui rencontrait très souvent Peter DiChiara dans son club de Cherry Streets à Manhattan, aurait repris les rênes, sans certitude. Cette année, seule l’inculpation du Soldat, Christopher Chierchio aurait fait pendant quelques jours la une des médias Américains. Ce dernier qui fut inculpé de fraude, aurait essayé, avec l’aide d’un avocat spécialisé, d’extorquer des gros gagnants de la loterie Américaine. A noter que, Joseph Zito, un ancien Capitaine, qui gérait le restaurant le Ruggiero, un très bon restaurant Italien, mais qui était aussi un repère pour les mafieux de la famille, dont Anthony Salerno, est décédé à l’âge de quatre vingt trois ans du coronavirus dans une maison médicale à New-York, 


 

La Famille Gambino

Lorenzo Mannino
Lorenzo Mannino

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Lorenzo Mannino
Underboss : 
Consigliere : Michael « Mickey Boy » Paradiso
Membres : + 190-210
Associés : + 1000

L’année 2019 s’était terminée avec les inculpations des Capitaines, Andrew Campos et Richard Martino, l’année 2020, quant-à elle, s’est plus tournée sur les demandes de libération successives effectuées par Frank Locascio. En Décembre dernier, Frank Locascio s’est vu rejeté une révision de son procès par le juge fédéral Leo Glasser, laissant supposer une fin de vie derrière les barreaux pour l’ancien Consigliere de la famille Bonanno. Au niveau de sa hiérarchie, celle-ci reste stable. Peter Gotti, le Parrain actuel, qui a essayé de profiter de la pandémie du coronavirus pour purger le reste de sa peine chez lui, restera finalement derrière les barreaux. Son titre de Parrain est plus honorifique qu’autre chose, Peter Gotti, au vu de son état de santé, ne prendrait plus aucune décision sur les activités criminelles de la famille Gambino. Celle-ci est toujours dirigée massivement par la faction Sicilienne, avec Lorenzo Mannino à la barre et Domenico “Italian Dom” Cefalu, qui resterait derrière pour donner des conseils et même si le poste de Consigliere a été donné à Michael “Mickey Boy” Paradiso. Sa nomination est stratégique. Michael Paradiso, qui a passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, est un gars de la rue, de la vieille école, qui arrivera à faire approuver les autres factions derrière les décisions prises par Lorenzo Mannino.

 

La Famille Bonanno :

Michael Mancuso
Michael Mancuso

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : John « Johnny Skyway » Palazollo 
Underboss : ?
Consigliere : 
Membres : + 120-150
Associés : + 1000

Contrairement à 2019, ou la famille Bonanno, avec son Parrain, Michael Mancuso, avait remanié une grande partie de sa hiérarchie, l’année 2020 fut extrêmement calme. Michael Mancuso continue à gérer les Bonanno d’une main de fer. Libéré de la prison de Danburry en Mars 2019, Michael Mancuso est toujours sous contrôle judiciaire et pour éviter de retourner derrière les barreaux, le Parrain de la famille Bonanno fait marcher ses membres aux pas. Fini les réunions “bling-bling” de l’époque de l’ancien Acting Boss, Joseph Cammarano, désormais la consigne est de faire du business sous le radar du FBI. Pour l’aider dans sa tâche, Michael Mancuso nomma au poste d'Acting Boss John Palazollo. D’après les agents fédéraux, John Palazzolo avait pour habitude de communiquer assez souvent avec Anthony « Fat Tony » Rabito ancien Consigliere et le neveu de Michael Mancuso, le Soldat Frank Salerno lors de l’incarcération de Michael Mancuso. Les discussions portaient essentiellement sur la pression que mettaient Joseph Cammarano Jr et John Zancocchio pour prendre le pouvoir au sein de la famille Bonanno, une situation qui énervait profondément John Palazzolo.

 

La Famille Lucchese :

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Michael « Big Mike » DeSantis
Underboss : Patrick « Patty » DeRusso
Consigliere : Andrew DeSimone
Membres : + 100-140
Associés : + 1000

L’actualité en 2020 s’est concentrée essentiellement sur le procès de la famille Lucchese. Dans le box des accusés, Steven Crea, Matthew Madonna, Christopher Londonio et l’Associé Terrence Caldwell sont accusés d’avoir assassiné l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish. Ce procès était loin d’être gagné d’avance, au vu des témoins présentés à la barre, mais l’un d’entre eux a réussi à convaincre un jury médusé, John Pennisi. Dans la famille Lucchese, John Pennisi était loin d’être une “pointure”, mais sa position assez centrale dans les activités criminelles de la famille Lucchese, ont permis de faire condamner les quatres accusés. De par les informations apportées, John Pennisi a confirmé que Vittorio Amuso est toujours l’actuel Parrain et que depuis sa cellule de Cumberland, il aurait ordonné de dépouiller entièrement l’ancienne faction du Bronx de toutes responsabilités. A sa tête désormais, les Lucchese sont gérés par des fidèles de Vittorio Amuso, mais pour de courte durée ?. Selon les informations qui auraient filtré pendant ce dernier procès, les procureurs fédéraux sont en train de préparer un dossier Rico contre cette nouvelle hiérarchie, histoire de mettre à terre les Lucchese une deuxième fois de suite. 
 

La Famille Colombo :

Théodore Persico
Théodore Persico

 

Parrain : Théodore Persico - Joel Cacace, Andrew Russo, Michael Persico ?
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?
Membres : + 110-130
Associés : + 1000

Depuis le décès de Carmine Persico, le poste de Parrain de la famille Colombo n’a pas encore été défini, mais les candidats sont loin de manquer à l’appel. En cette année 2020, la plus petite des familles New-Yorkaise a vu des membres importants être libérés de prison. Le premier est Théodore Persico, qui est le neveu de Carmine Persico. Considéré par les autorités fédérales comme un individu "extrêmement dangereux”, une “tête brûlée", Théodore Persico est sorti d’une prison fédérale en Mai dernier après avoir purgé près de quinze années derrière les barreaux. De part son statut au sein de la famille Colombo, Theodore Persico est un candidat potentiel au poste de Parrain, mais son tempérament pourrait jouer contre lui, dans une famille qui a déjà connu plusieurs guerres internes. Le deuxième candidat potentiel est Joel Cacace, qui est sorti de prison une semaine avant Theodore Persico, après avoir purgé près de vingt ans pour meurtre. Joel Cacace est un gangster de la vieille école, très apprécié au sein de la famille Colombo, mais l’ancien Acting Boss de la famille Colombo approche de la 80 ème année et des conflits au sein de sa propre famille pourrait décider Joel Cacace de prendre sa “retraite”. Ensuite, il y a Michael Persico, fils de Carmine, qui quant-à lui est sorti d’une prison fédérale en Novembre dernier, après avoir purgé près de cinq ans pour racket. La position de Michael Persico au sein de la famille Colombo est incertaine. Certains diront que Michael Persico n’est pas un membre intronisé, que de part son statut et son nom de famille, il occupe déjà une place de choix au sein des affaires familialles. D’autres diront que Michael Persico a déjà été intronisé par le passé dans la famille Colombo et qu’ils pourraient prétendre à occuper le poste de Parrain, une fois que les contraintes liées à sa liberté surveillée seront terminées. 
 

La Famille DeCavalcante :

Charles Marjuri
Charles Marjuri

Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro
Membres : + 40-60
Associés : + 200

L’année dernière, on se demandait qui pouvait diriger la famille DeCavalcante, aujourd’hui la même question se pose toujours. L’actualité concernant cette famille a été pratiquement inexistante en 2020, avec une seule condamnation en juillet dernier d’un Associé pour trafic de drogue. Au niveau de sa hiérarchie, le mystère reste entier. Quand Charles Stango, un Capitaine, fut arrêté en 2015 au Nevada, le gouvernement fédéral avait fait remonter certaines informations sur l’état actuel de la famille DeCavalcante. Pour Charles Stango, la famille DeCavalcante “travaillait” sous la coupe de la famille Gambino. Ceci n’est pas forcément un scoop, la famille Gambino ayant toujours eu des liens étroits avec sa petite cousine du New-Jersey. De plus Charles Stango avait certifié, dans des enregistrements, que Frank Nigro occupait un poste à responsabilité au sein de la famille, celui de Consigliere. En 2014, suite à une réunion, Charles Stango avait aussi donné certains détails sur le poste d’Acting Boss, un dénommé “Horse” ou “Milk”. Le mystère demeure, mais une chose est sûre, la famille DeCavalcante est toujours bien implantée dans le New-Jersey.

 

La Famille de Philadelphie :

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti 
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne 
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi - Francis Iannarella ?
Membres : + 50-70
Associés : + 500

Dans cette famille, une chose est sûre, la hiérarchie est connue de tout le monde, même si certaines interrogations se portent encore sur un poste, celui de Consigliere. La famille de Philadelphie est de loin, la famille de la Cosa Nostra la plus en vue aux États-Unis. La plupart de ses membres n’hésitent pas à s’afficher sur les réseaux sociaux, en train de boire des verres dans des clubs branchés de la ville ou encore en train de traîner devant des clubs sociaux. Cette année, Joseph Merlino fut libéré de prison et intégra rapidement une maison de transition à Boca Raton, avant de rejoindre sa luxueuse villa à Palm Beach. La position actuelle de Joseph Merlino ne fait aucun doute, il est bien le Parrain de la famille de Philadelphie, mais ce dernier est encore en liberté surveillée et sa marge de manœuvre reste limitée. A Philadelphie, là où tout se passe, le gouvernement fédéral a lancé une opération contre plusieurs membres quelques semaines avant les fêtes et quelques semaines après la condamnation du Soldat Joseph Servidio pour trafic de drogue. Dans cette opération, le Soldat Salvatore Mazzone, le Capitaine Domenic Grande et l’Underboss en exercice, Steven Mazzone furent inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi Rico. Ce coup de filet juste avant cette nouvelle année prouve encore une chose, la famille de Philadelphie est toujours hantée par ces vieux démons et cette affaire surgit grâce aux informations de différents informateurs dans la famille. Alors que va t’il se passer en 2021 ?. Il est fort probable que Steven Mazzone et Domenic Grande aillent chercher un accord de plaidoyer assez avantageux, avec à la clé, quelques années derrière les barreaux. Mais dans la famille de Philadelphie, rien n’est plus dangereux que le changement. Certaines factions, dont celle de Phil Narducci et Joseph Pungitore, n’ont jamais tellement apprécié la gouvernance de Joseph Merlino et ses amis. D’autres, comme George Borgesi, attend son tour, le bon moment, pour se positionner de nouveau dans la hiérarchie mafieuse, avec un poste de futur Acting-Boss à la clé ?.
 

La Outfit :

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : James « Jimmy The Ice Pick » Inendino
Consigliere : Joseph « The Builder » Andriarchi
Membres : + 40-60
Associés : + 1000

Marco D’Amico, ancien Consigliere de la Outfit, est décédé à l’âge de quatre vingt quatre ans de cause naturelle et son décès tourne définitivement la page de l’ancienne hiérarchie. Avec l’arrivée au poste d’Acting Boss d’Albert Vena, les choses ont changées et celui qui est considéré comme “l’individu le plus dangereux de Chicago” a réparti les rôles afin de satisfaire le plus de monde possible et surtout éloigner le FBI du radar de Salvatore DeLaurentis. En 2020 ? rien à signaler, a part que l’ancien Capitaine de Cicero, Michael Sarno, s’est vu refusé une demande de libération anticipée pour cause de coronavirus. Peter DiFronzo, Soldat de la Outfit et frère de l'ancien Parrain, John DiFronzo est décédé début décembre à l'âge de quatre vingt sept ans du coronavirus.
 

La Famille Patriarca :

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

Parrain : Carmen « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : Anthony DiNunzio ?
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille
 Membres : + 40-50
Associés : + 200 

Comme en 2019, l’année 2020 fut très calme pour la famille Patriarca qui continue à gérer son business sous les ordres de Carmen DiNunzio. Le frère de Carmen, Anthony, est en passe de terminer ses contraintes liées à sa libertée surveillée et il ne serait pas étonnant, que l’ancien Acting Boss de la famille Patriarca, reprenne ses fonctions. 


La Famille de Détroit :

Jack Giacalone
Jack Giacalone

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : 
Membres : + 40-50
Associés : + 200

Comme à son habitude, l’une des familles les plus cloisonnées de la Cosa Nostra, avec la famille Genovese, n’a rien délivré de ses secrets en 2020.

La Famille de Buffalo :

Joseph Todaro Jr
Joseph Todaro Jr

Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : + 30-40
Associés : + 100

2018 avait été une année assez mouvementée pour la famille de Buffalo avec l’arrestation de son Underboss Domenico Violi. Son arrestation n’avait pas échappé à la presse Américaine et Canadienne et démontra que la famille de Buffalo, depuis la prise de pouvoir de Joseph Todaro Jr, tentait de la reconstruire ses ramifications basées au Canada. En Novembre dernier, le Consigliere de la famille de Buffalo, Frank Bifulco est décédé à l’âge de soixante-quinze ans, laissant la place supposée à Victor Sansanese ?.

Lire la suite

NOUVEAU REVERS JUDICIAIRE POUR FRANK LOCASCIO

6 Décembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, vient de rejeter une demande de révision de procès à l’ancien Consilidere de la famille Bonanno. Depuis des années, Frank Locascio, essaye, avec l’aide de son avocate, une ancienne juge fédérale, par tous les moyens possibles, de faire sauter sa condamnation relative au meurtre de Louis DiBono. Reconnu coupable, Frank Locascio a toujours clamé son innocence, accusant le gouvernement fédéral d’avoir délibérément caché certaines preuves et d’avoir empêché certains témoins, dont Salvatore Gravano, de disculper Frank Locascio dans le meurtre de Louis DiBono. L’avocate de Frankie Loc, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de blanchir son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américains  en déclarant que Frank Locascio avait essayé de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono et c’est sur ce point précis que le juge fédéral Leo Glasser justifia sa décision, dans un rapport sans équivoque. Pour ce dernier, il est ironique d’entendre Frank Locascio considéré Salvatore Gravano comme son « sauveur » et jugé la « crédibilité » de ses propos, alors qu’il a été catalogué depuis des années, comme un « rat », un mythomane compulsif par les membres de la famille Gambino.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore Gravano affirme, à qui voudrait bien l’entendre, que Frank Locascio a toujours empêché John Gotti de lancer un contrat sur Louis DiBono. Sauf que pour le juge fédéral Leo Glasser, Salvatore Gravano n’était pas présent le 12 Décembre 1989, où dans un petit appartement au dessus du QG du Parrain de la famille Gambino, le Ravenite Social Club, John Gotti acta la mort de Louis DiBono : « Monsieur Gravano a été vilipendé pendant des années, dans les mots les plus durs, comme un menteur, un rat, un tueur de sang froid, mais il semblerai qu’aujourd’hui, la parole de Monsieur Gravano à un sens pour faire libérer un ancien ami de la mafia de prison » déclara le juge fédéral Leo Glasser. Le considérant comme « malhonnête », le juge fédéral Leo Glasser fustigea Salvatore Gravano en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Pour le magistrat, les écoutes avaient dévoilé formellement un John Gotti indiquant son attention d’assassiner Louis DiBono, pour lui avoir manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, avait prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : « Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre » déclara le juge Leo Glasser. L’avocate de Frank Locasciao, une ancienne juge fédérale à la retraite de Boston, Nancy Getner devrait faire appel. En attendant, Leo Glasser âgé de quatre vingt seize ans, a conclu son rapport par la petite phrase d’adieu de Frank Locascio, adressée aux membres du tribunal et aux jurés, le soir de sa condamnation, en 1992  : « Si il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays ».

Lire la suite

« COUSIN EDDIE » UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Edward Garafola
Edward Garafola

Vous vous souvenez d’Edward Garafola surnommé « Cousin Eddie » dans le milieu ? Pour les autorités, il était soupçonné d’être un Soldat dans la famille Gambino, mais aussi d’avoir été l’ex beau-frère de Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. C’est un peu grâce à ce dernier d’ailleurs qu’Edward Garafola se fit une place dans la famille Gambino. « Combinard », « tricheur », « comploteur », les diminutifs ne manquaient pas au sein des proches de Salvatore Gravano pour cataloguer son beau-frère. Certains le conseillant même de l’assassiner, avant qu’Edward Garafola ne lui fasse un « coup tordu », ce qui arrivera finalement. Quand au début des années 1990, Salvatore Gravano fut arrêté avec John Gotti et Frank Locascio, les trois membres de la direction de la famille Gambino furent incarcérés au Métropolitan Center de New-York. A l’intérieur, John Gotti devenait de plus en plus paranoïaque et son égo démesuré créait des tensions avec les membres de sa hiérarchie. Quelques mois plus tard, Edward Garafola rendit visite à Salvatore Gravano et très vite, le Soldat de la famille Gambino conseilla à Salvatore Gravano de coopérer avec la justice. Pour Salvatore Gravano, Edward Garafola était en mode « pleurnichard » et demanda explicitement à son beau-frère de tourner sa veste : « Tu devrais peut-être coopérer. Toi et moi on coopère, on prend nos femmes et nos gosses et on commence une autre vie », laissant Salvatore Gravano perplexe sur sa situation personnelle. Au final, ce dernier décidera de coopérer et quand il « mis au courant » Edward Garafola de sa décision, celui-ci fit machine arrière : « Vous savez, c’est comme quand on est gosses et qu’on se tient à côté de la piscine, Un, deux, trois, sautez. Ducon saute, pas lui » déclara par la suite Salvatore Gravano. Pour Edward Garafola, le retrait de Salvatore Gravano de la famille Gambino lui permettrait sans doute de reprendre une partie de son buisiness dans la construction et même si sa femme est la sœur de Salvatore Gravano, la famille c’est la famille et les Gambino passe avant toute chose. En 1999, l’ordre fut donné par John Gotti d’assassiner Salvatore Gravano repéré depuis quelques temps en Arizona avec sa famille et dans ce complot il y avait qui ? Cousin Eddie. Sa participation sera mineure, mais pour Edward Garafola participait à ce genre de contrat, cela ne le dérangeait nullement, il avait bien assassiné son cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, mais ce meurtre remontera très vite à la surface. En 2003, Edward Garafola sera arrêté et inculpé de plusieurs meurtres dont celui de son cousin et pour éviter une peine de prison à perpétuité, Edward Garafola décidera non pas de collaborer, mais de plaider coupable pour au final se prendre trente ans derrière les barreaux, à soixante neuf ans, c’était au final du pareil au même, il avait de grande chance de mourir en prison. En 2015, Edward Garafola fera une demande de libération anticipée pour des problèmes médicaux qui ne pouvaient pas être « soignés » selon lui en prison. La femme d’Edward Garafola, la sœur de Salvatore Gravano qui l’a toujours soutenu, supplia le juge afin qu’il puisse terminer sa peine chez lui, mais le magistrat rejeta fermement cette demande, Edward Garafola décèdera finalement en prison il y a quelques jours. Salvatore Gravano, qui depuis sa sortie de prison en 2017, fait le tour des médias Américains afin de parler de son expérience dans la Cosa Nostra, déclara se sentir « mal » de voir son ex beau-frère décédé comme un « animal » derrière les barreaux : « Eddie était vieux et cloué au lit, il aurait été inoffensif s’ils avaient décidé de le libéré. Je me sens mal pour sa famille, ses neveux et ma sœur » déclara t’il.

Lire la suite

A LA RECHERCHE DE SALVATORE GRAVANO

10 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore « The Bull » Gravano est connu du grand public pour avoir été l'Underboss du célèbre Parrain John Gotti. En 1992, pour éviter une condamnation à perpétuité, il collabora avec la justice et envoya plusieurs responsables de la famille Gambino en prison dont son ancien Boss, qui terminera sa vie dans le pénitencier fédéral de Marion dans l'État de l'Illinois. Pour avoir aidé le gouvernement Américain dans sa lutte contre le crime organisé, le Juge Léo Glasser le condamna à une peine de cinq ans derrière les barreaux, une peine de prison dérisoire, alors que Salvatore Gravano avoua pendant son témoignage avoir participé à plusieurs assassinats. A sa sortie, en 1994, il rentra avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. Mais en 1995, il quitta volontairement le programme de protection des témoins après une interview donnée à une chaine de télévision. Dans celle-ci Sammy Gravano fut très clair avec ses anciens collègues mafieux : « S'ils envoient une équipe pour m'abattre, je vais les tuer. Ils ont intérêt à ne pas me manquer car s'ils me cherchent, je vais envoyer leurs cadavres jusqu'à New-York. Je n'ai pas peur d'eux... Je ne vous ai pas demandé de venir en plein milieu de nulle part et je ne me suis pas déguisé avec une fausse barbe.... Je vais vous dire, je suis un putain de pro... Qu'ils viennent me chercher, je leur réserve quelques surprises ». En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999.

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Après la publication de son livre, Salvatore Gravano avait été exclu du programme de protection des témoins et pour les Gambino, le fait de s’afficher ouvertement, pour en plus, se faire de l’argent sur leur dos, était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Peter Gotti demanda alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. En effet le Soldat de la famille Gambino, avait travaillé dans l'équipe de Salvatore Gravano quand ce dernier occupait les fonctions de Capitaine. D'ailleurs et assez curieusement, sa femme entretenait encore des bonnes relations avec Debra Gravano, l'épouse de Salvatore Gravano, et s'appelait encore régulièrement. Pour exécuter le contrat, Peter Gotti donna près de soixante quinze mille dollars et des faux papiers d’identité et donna ses consignes : agir très rapidement et faire appel à un expert de l’électronique pour faciliter la tâche. Pour exécuter le contrat, Thomas Carbonaro prit alors avec lui, un Associé de la famille Gambino, un expert ce dommaine, dénommé de Sal « Fat Sal » Mangiavillano. Ce dernier qui travaillait depuis de nombreuses années pour les Gambino, avait aussi la particularité de pouvoir créer des bombes. Dans la Cosa Nostra, cette méthode d’assassinat n’est normalement pas acceptée, mais à cette époque, les attentats à l’explosif devenaient de plus en plus récurent, surtout dans la famille Lucchese et n’ayant aucun retour négatif de la Commission, la famille Gambino, entre autre, commençait à utiliser ce procédé. Arrivé à Phoenix en Arizona, Thomas Carbonaro commença à changer d'apparence. En effet, le Soldat de la famille Gambino savait pertinemment, de part sa carrure assez imposante, il pouvait être reconnu très rapidement par Salvatore Gravano. Il décida alors de se laisser pousser la barbe et de porter continuellement une casquette, pour le reste, cela attendra, Thomas Carbonaro avait la consigne d’exécuter le contrat le plus rapidement possible. Le but était de ne pas rester trop longtemps sur les lieux, surtout dans un endroit que Salvatore Gravano connaissait très bien. Avec l’aide de son associé, ils commencèrent leur recherche dans une bibliothèque et trouvèrent très rapidement, à leur grand étonnement, une entreprise dénommée Marathon Piscine, Inc, ou le fils et la fille de Salvatore Gravano y étaient inscrits comme Associés. Grâce à toutes ces informations, Ils repérèrent rapidement le lieu ou travaillait leur ancien collègue, mais aussi le l’endroit de résidence de sa femme Débra, il ne restait plus que pour les deux mafieux, de préparer un plan pour tuer l'ancien Underboss de la famille Gambino. La première solution était de l’abattre avec dans le ranch que tenait la femme de Sammy Gravano. C'était un endroit immense et il pensait que Salvatore Gravano habitait dans un appartement proche de chez elle pour ne pas attirer l'attention. Le problème était qu'aucun véhicule ne stationnait devant chez elle et le fait de voir la même voiture trainait dans les parages plusieurs jours de suite, pouvait être suspect. Ils se rendirent alors derrière la maison de Debra Gravano, il y avait un énorme terrain qui faisait office de petite écurie, elle et son mari adorait les chevaux. Ils purent constater qu'un petit chemin était utilisé fréquemment pour des sorties équestres, ils pourraient alors se cacher et attendre que Sammy passe à cheval pour lui tendre une embuscade. De plus, pour laisser un message, ils voulaient utiliser un fusil de chasse appartenant à Liborio « Louis » Milito, un ancien Soldat de la famille Gambino, assassiné par Salvatore Gravano en 1988, pour l’assassiner et le laisser sur place. La deuxième solution avait été de le tuer dans la pizzeria de son fils, Gerard, qui se trouvait dans un centre commercial. Ils s'y rendirent et ils purent constater que la porte menant au cuisine était toujours ouverte pour permettre au livreur de pizza de déposer sa marchandise. S'ils le voyaient, ils pourraient lui tirer dessus et partir par cette même porte. Troisième solution, il y avait aussi la possibilité de garer leur véhicule à coté de celle de Salvatore Gravano sur le parking du centre commercial et de la faire exploser une fois que celui-ci se trouverait dedans, c’est cette solution qui fut adoptée par les deux mafieux. Sal Mangiavillano avait l'expérience nécessaire pour fabriquer ce genre de bombe, il ne restait plus qu'a trouver le matériel nécessaire à sa fabrication. 

Salvatore Gravano aujourd'hui
Salvatore Gravano aujourd'hui

Le duo fit alors plusieurs voyages entre Los Angeles, la Floride et New-York pour acheter les outils à l’exécution du contrat. Le plan fut mis en attente pendant un moment, la mère de Louie Vallario le Capitaine de Thomas Carbonaro venait de décéder et ce dernier retourna à New-York assister aux funérailles. Le Soldat de la famille Gambino devait se montrer, premièrement par respect pour son supérieur, mais aussi pour se faire voir auprès du FBI. En effet, les autorités auraient pu trouver étrange qu’il n'assiste pas aux funérailles de la mère de Louie Vallario. Une date fut fixée et la veille du départ, Sal Mangiavillano roula dans New-York quand il entendit une dépêche à la radio. Salvatore Gravano, son fils Gérard, sa fille Karen et sa femme Debra étaient arrêtés en Arizona pour trafic de stupéfiants. Selon les autorités, Salvatore Gravano était à la tête d'un important réseau d'amphétamines et il s'était associé à un groupe néo-nazi pour la distribution. Il appela immédiatement Thomas Carbonaro et le plan fut annulé. L'histoire du contrat manqué contre Salvatore Gravanno fut révélée quelques mois plus tard non pas par les médias, mais par un ancien Capitaine de la famille Gambino, Michael « Mikey Scars » DiLeonardo. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, ce dernier avait rapidement décidé de collaborer avec les autorités fédérales en échange d’informations. C’est lors d’un interrogatoire avec les agents fédéraux, qu’il déclara que Peter Gotti avait tout organisé pour assassiner l’ancien homme fort de la famille Gambino. Il raconta qu’après l’arrestation de Salvatore Gravano, Peter Gotti était assez énervé d’avoir dépensé autant d’argent pour rien. De sa prison, John Gotti, fulminait encore plus, surtout qu’il s’avéra par la suite que sans le retard suite à l’enterrement de la mère de Louis Vallario, Salvatore Gravano aurait été sans nul doute assassiné. Des détails sur cette opération furent révélés par la suite par Sal Mangiavillano. L’Associé de la famille Gambino venait d’être condamné à sept années de prison pour plusieurs cambriolages, une peine qu’il accepta à la base sans broncher. Mais lors de son incarcération, le changement d’attitude de ses anciens collègues mafieux et le fait d’être inculpé par la suite de tentative de meurtre, poussa Sal Mangiavillano à collaborer. Les autorités fédérales avaient désormais assez de preuves pour inculper Peter Gotti, mais aussi Thomas Carbonaro, qui de sa cellule du Metropolitan Center, commençait à paniquer. Par le biais de son avocat, il essaye de convaincre Sal Mangiavillano de revenir sur son témoignage, mais sans succès. Avec sa collaboration, l’Associé de la famille Gambino ne serait pas inculpé de la tentative de meurtre sur Salvatore Gravano, mais terminerait à purger sa peine pour cambriolage avant d’intégrer le programme de protection des témoins. Devant le tribunal, le témoignage de Sal Mangiavillano accompagné de celui de Michael DiLeonardo eut l’effet escompté. Peter Gotti et Thomas Carbonaro furent condamnés respectivement à vingt huit ans et soixante et un an de prison. Salvatore Gravano fut condamné en 2003 à une peine de dix neuf années de prison, qu'il purgea dans la prison fédérale de Supermax dans l’État du Colorado.  Son fils Gérard fut  condamné à une peine de neuf années de prison. Quant-à sa femme Debra et sa fille Karen, elles reçurent plusieurs années de prisons avec sursis. Salvatore Gravano fut libéré de prison en Janvier 2017. A ce jour, l’ancien Underboss de la famille Gambino n’est plus protégé par le gouvernement fédéral et continue occasionnellement à dédicacer son livre et à participer à des vidéos sur dans des médias Américains en souvenir du passé.

Lire la suite

UNE JUGE FÉDÉRALE REFUSE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

8 Octobre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

John Ambrosio
John Ambrosio

Après avoir été condamné à quatre années de prison pour racket, le Soldat de la famille Gambino, John « Johnny Boy » Ambrosio essaye, comme bon nombre de mafieux incarcérés, de profiter de la crise du coronavirus pour terminer sa peine à domicile. La première demande de libération effectuée par John Ambrosio, était pour s’occuper de sa femme souffrante, sans succès. Pourtant, le Soldat de la famille Gambino avait dépeint un scénario dramatique, prétextant que son épouse souffrait de démence et que seul lui pouvait l’aider dans cette épreuve. Malheureusement pour John Ambrosio, la juge fédérale Sandra Feuerstein connaît parfaitement la personnalité du mafieux, pour l’avoir condamné deux ans plus tôt. La magistrate avait tout d’abord rejeté cette requête, prétextant que cela n’est pas un motif valable pour le libérer de prison, mais surtout, la juge avait gentiment fait la leçon au Soldat de la famille Gambino, en lui rappelant que pour toute demande de libération auprès d’un tribunal fédéral, celui-ci était dans l’obligation d’avertir le directeur de la prison ou il est incarcéré, ici à Fort Dix dans le New-Jersey. Surement vexé d’avoir été rappelé à l’ordre, John Ambrosio décida de limoger son avocat, qui pour lui, était le seul coupable de ce rejet et décida de faire appel à son ancien avocat, celui qu’il avait fait « viré » il y a deux ans, après sa condamnation pour racket. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus, les tribunaux fédéraux ont reçu de nombreuses demandes de libération anticipée venant de membre de la Cosa Nostra, tous pour des raisons médicales. Certaines étaient justifiées, d’autres, comme celle de John Ambrosio, essaye de profiter de la brèche judiciaire engendrée par cette épidémie, pour en tirer des avantages. Pour l’avocat de John Ambrosio, son client souffre de « divers problèmes médicaux », qui en fait un « patient à risque » si celui-ci contractait le coronavirus. Devant la juge fédéral, l’avocat détailla avec minutie les problèmes médicaux, qui poussent John Ambrosio à demander une libération anticipée : Hypertension, diabète, rétention d’eau dans une jambe, un monologue de plusieurs minutes qui laissa la juge complètement indifférente : « Je connaissais déjà ces problèmes avant sa précédente condamnation » déclara la juge, mettant fin à tout suspense sur une éventuelle libération de John Ambrosio. Prétextant que le Soldat de la famille Gambino n’avait « même pas » purgé la moitié de sa peine, elle déclara par la même occasion que John Ambrosio refusait obstinément de prendre les médicaments délivrait par le BOP pendant son incarcération, aggravant de ce fait son état de santé.

Lire la suite

DEMANDE DE LIBÉRATION REJETÉE POUR FRANK LOCASCIO

27 Juillet 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, âgé désormais de quatre vingt seize ans, le même qui avait jugé au début des années 1990, John Gotti, a rejeté la demande de libération sous caution de Frank « Frankie Loc » Locascio pour raison « humanitaire ». La décision du juge, ne remet nullement en cause la requête déposée par l'avocate de la défense, autorisant un appel sur sa condamnation pour le meurtre du Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Alors oui même si une procédure judiciaire pour faire libérer Frank Locascio est toujours en cours, ce verdict rendu récemment ne présage rien de bon pour l’ancien Consigliere de la famille Gambino, qui âgé de quatre vingt sept ans, à de forte chance de terminer sa vie derrière les barreaux, comme John Gotti précédemment. Dans son compte rendu d’audience, Leo Glasser, sans mentionner une seule fois le cas de Louis DiBono, fit remarquer que « depuis soixante ans », Frank Locascio a « juré fidélité » à la famille Gambino et a vécu selon « le code de la Cosa Nostra et non celui de la société ». Leo Glasser reste aussi sur sa position en indiquant, que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, approuvait forcément les décisions de John Gotti. Contrairement à d’autres mafieux, Frank Locascio n’a jamais renié son passé criminel dans la Cosa Nostra et n’a jamais été enclin à quitter cette organisation criminelle et sur ce dossier cela reste problématique. Pendant son incarcération, Frank Locascio s’est fait remarquer une fois pour une bagarre avec un autre détenu, mais des photos récentes trouvés dans la maison du Capitaine Andrew Campos, démontrent que Frank Locascio est toujours respecté dans la famille Gambino. Alors même si après près de trente années derrière les barreaux, Frank Locascio est éligible à une libération anticipée et même si ce dernier souffre de plusieurs problèmes de santé, le juge fédéral Leo Glasser considère que son état de santé restait stable et ne permettait pas une remise en liberté. Désormais tout va se jouer sur cette fameuse demande d’appel, orchestrée par l’avocate de Frank Locascio, une ancienne juge fédéral et professeur de droit à l’université d’Harward, Nancy Gertner. Cette dernière est une femme expérimentée, qui connaît parfaitement les rouages de la justice Américaine. Il y a quelques mois, une première étape fut franchie, quand une cours d’appel fédérale accepta de réexaminer la condamnation pour meurtre et seulement pour meurtre de Frank Locascio et c’est sur ce point précis que tout va se jouer. Le juge fédéral peut demander à faire revenir à la barre des témoins Salvatore Gravano, qui apportera sans nul doute des éléments de réponse sur l’assassinat de Louis DiBono, ou suivre les recommandations des procureurs, en rejetant tout simplement cette requête et tout sera terminé pour Frank Locascio. L’ancien Underboss de la famille Gambino a toujours exprimé son désacord avec le verdict rendu en Avril 1992, stipulant qu’il avait été condamné seulement pour avoir été un « grand ami » à John Gotti. Au fil des années effectuées derrière les barreaux, sa stratégie de défense a changé et se concentre désormais sur sa condamnation pour meurtre. A cette époque, les procureurs fédéraux avaient réussi à faire condamner Frank Locascio pour l’assassinat de Louis DiBono, en raison seulement de sa position au sein de la famille Gambino et non sur des preuves concrètes prouvant la culpabilité de Frank Locascio dans ce meurtre. Pour eux, un Underboss d’une famille aussi importante que les Gambino ne pouvait ignorer le contrat lancé sur Louis DiBono et de ce fait, il était coupable. 

Lire la suite

VEILLÉE FUNÈBRE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE GAMBINO EN PLEINE ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS

13 Juin 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Alphonse Truccio
Alphonse Truccio

Alors même si Frank Roccaforte n’était qu’un Associé de la Cosa Nostra, son enterrement a suscité un vif intérêt dans les rangs de la famille Gambino, dont la plupart de ses membres sont venus rendre un dernier hommage à l’un des leurs, décédé prématurément à l’âge de trente neuf ans. Les Roccaforte dans la famille Gambino, ce ne sont pas n’importe qui. Michael, l’ainé, a été pendant longtemps un Soldat dans l’équipe de Ronald « Ronnie » Trucchio avant de devenir un Acting Capo au début des années 2010. Un enterrement en pleine épidémie de coronavirus, dans une ville aussi touchée que New-York est problématique et même très encadré. Comme en France, les enterrements sont limités à un nombre de personnes très limités, le plus souvent des proches du défunt, mais pour les Gambino, respectaient les règles, ne fait pas forcément partis de leurs habitudes. Pour le pasteur Colamaria, qui avoue sans crainte de représailles de la justice, que pendant le confinement, il a effectué des messes sur le parking situé à proximité de son église, l’enterrement de Frank Roccaforte devait se dérouler comme n’importe quel individu. Pour ce dernier, la famille Roccaforte est une famille « sympathique » et malgré des liens supposés avec le crime organisé, ne pas célébrer un enterrement pour une famille pratiquante, aurait été un « scandale public notable ». Le pasteur Calamaria sait que cette cérémonie était particulière, que plusieurs des individus présents étaient des Associés ou des membres de la Cosa Nostra, ce qui ne l’empêcha pas de placer quelques « petites blagues » bien placés sur les personnes présentes. Pendant la cérémonie, le pasteur Roccaforte déclara que « ce jour », il était lui aussi un « homme fait », mais un « homme fait » dans un autre domaine, en raison de sa foi envers la religion catholique. Les mafieux présents acceptèrent ce genre de remarque sans broncher, en pleine épidémie de coronavirus, il était difficile d’intervenir. Tirés à quatre épingles, lunettes de soleil, avec un masque couvrant leur visage la protection était de mise pour les Gambino. Les Roccaforte étaient proche des Gotti et c’est tout naturellement que pendant cette « messe clandestine », Caesar Gurino, un Soldat de la famille Gambino et vieil ami de John Gotti, ainsi que Gene Gotti et Thomas « Tommy Sneakers » Cacciopoli firent acte de présence. Les premiers délits de Frank Roccaforte remontent au début des années 2000, avant de faire la une des médias Américains après une vague d’arrestations orchestrée par le FBI sur les familles de la Cosa Nostra, en particulier chez les Gambino. A cette époque, Frank Roccaforte, accompagné de son frère Michael et du Capitaine Alphonse Trucchio, ont été inculpés de racket, trafic de drogue, jeux de hasard et voies de fait. Après un accord de plaidoyer, Frank Roccaforte purgera près de quatre années dans un pénitencier fédéral, ces années d’incarcération lui seront bénéfiques et lui permettront de décrocher totalement à l’usage de plusieurs produits stupéfiants et l’alcool. Avec un pédigrée criminel aussi large, on pourrait se demander pourquoi Frank Roccaforte n’a pas été un membre intronisé de la famille Gambino, en réalité, ce dernier n’a jamais voulu suivre les traces de son frère, Michael. Dans un enregistrement effectué quelques mois après sa sortie de prison, il avait déclaré à un individu non identifié : « Il y a des avantages et des inconvénients à être un membre intronisé » mais qu’en ce moment, il ne « voulait pas » faire « partie de la foule ». A une époque pas si lointaine, ce genre de remarque aurait pu entrainer une condamnation à mort, de nos jours, refuser de devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra est devenu une chose courante dans n’importes quelles familles mafieuses.  

Lire la suite

LES FAMILLES DE LA COSA NOSTRA Â L'ARRÊT PENDANT L'ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

11 Avril 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno, #Gambino, #Lucchese, #Colombo, #Genovese

La crise du coranavirus a réussi là ou des personnalités comme Robert Kennedy et Rudolph Giulani ont échoué, en gelant les activités des familles de la Cosa Nostra. Premier exemple, les jeux d’argent, qui en réalité, est une vraie fontaine d’argent pour les mafieux de la Cosa Nostra. A New-York, les gens sont accros aux jeux et jouent sur tout et n’importe quoi, dans n’importe quels domaines, mais avec l’épidémie du coronavirus les sports majeurs, comme la NBA, la MLB, la LNH ou encore la MLS sont à l’arrêts et les trafics des mafieux par la même occasion. Il y a quelques années encore, cette situation aurait pu poser un problème pour les familles de la Cosa Nostra. Désormais et avec l’amplification d’internet, les mafieux se sont adoptés aux nouvelles technologies et peuvent toujours proposer des paris venant d’autres pays du monde, les joueurs peuvent alors jouer sur des matchs de cricket Africain ou encore du football en Australie, tout est bon à prendre pour se faire de l’argent même les paris les plus improbables. La restauration, avec les bars et les clubs de striptease, est l’une des spécialités des familles de la Cosa Nostra. Les restaurants permettent aux mafieux de blanchir leur argent et servent aussi de façade auprès du gouvernement fédéral. Dans l’un de mes articles, j’expliquais que la plupart des membres de la Cosa Nostra gèrent ou ont des parts dans des restaurants aux quatre coins de New-York, mais depuis trois semaines, le gouverneur de l’État de New-York, Andrew Cuomo, a décrété leur fermeture, laissant seulement l’ouverture aux commerces dit « de nécessité ». Alors certes, certains lieux de restauration continuent à effectuer des livraisons ou des ventes à emporter, mais les bénéfices engendrés par ce buisness est en constante baisse, laissant même supposé la fermeture de plusieurs restaurants à la fin du confinement. A New-York, on a coutume de dire que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». Avec l’épidémie du coronavirus, la plupart des entreprises sont arrêts, les chantiers aussi, mais les familles de la Cosa Nostra profitent encore des succursales, toujours actives, comme le camionnage et les ports de New-York encore contrôlés en parties par les familles mafieuses. Il faut noter aussi que des entreprises qui sont fermées, génèrent moins d’ordure, l’un des rackets historiques de la Cosa Nostra. Alors comment les familles de la Cosa Nostra vont essayer de faire du buisiness pendant ce confinement ? il est fort probable que les membres de la Cosa Nostra  s’appuient de plus en plus sur le trafic de drogue. Car malgré les mesures de confinement, la plupart des agents fédéraux sont toujours affectés à la surveillance des familles mafieuses et des récents enregistrements, opérés grâce à des informateurs, présagent que le trafic de drogue va prendre une ampleur considérable pendant cette période. Le trafic de drogue est généralement interdit dans les familles de la Cosa Nostra, même si la plupart des Parrain ferment les yeux au vu des bénéfices engendrés. 

Lire la suite

UNE LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO EST DÉSORMAIS POSSIBLE ?

29 Mars 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio
Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio

La défense de Frank Locascio, composée d’une ancienne juge fédérale, professeur de droit à Harward ainsi que trois de ses Associés, ont sorti l’artillerie lourde cette semaine, en envoyant à un tribunal fédéral de New-York, un dossier de plusieurs dizaines de pages prouvant l’innocence de Frank Locascio dans l’assassinat de l’ancien Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Nous arrivons actuellement à un tournant dans cette affaire et il est désormais plus que probable que le procès de Frank Locascio se rejoue dans la même cour fédérale qui le vit condamner vingt huit ans plus tôt. Il faut dire que la défense de Frank Locascio a entamé depuis plusieurs mois, une enquête poussée, détaillée et le rapport envoyé, composé de solides raisons juridiques, met à mal les arguments des procureurs fédéraux, qui avaient fait condamner Frank Locascio à la prison à perpétuité sans possible de libération conditionnelle. Maintenant l’objectif de la défense est simple, faire libérer dans les prochaines semaines Frank Locascio de la prison fédérale de Butner, lieu ou il est actuellement incarcéré, dans une section médicale. Utilisant de nouvelles preuves, provenant de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’équipe de la défense démontre que Frank Locascio n’a jamais approuvé, de près ou de loin, l’assassinat de Louis DiBono. Louis DiBono appartenait à l’équipe de Pasquale Conte, un Capitaine influent de la famille Gambino qui siégeait au conseil d’administration de la Key Food Cooperative, une chaine de supermarchés indépendants. Impliqué dans la construction, Louis DiBono possédait l’une des plus grosses firmes de maçonnerie de la ville et avec l’aide des syndicats, négociait les plus gros chantiers de New-York. Gagnant des centaines de milliers de dollars, Louis DiBono fut rapidement en conflit ouvert avec Salvatore Gravano, qui gérait lui une entreprise de construction, la Ace Partitions, ce dernier accusant Louis DiBono de voler la famille Gambino. Paul Castellano effectuait la plupart de ses réunions à son domicile et un soir, Salvatore Gravano fut convoqué pour répondre aux accusations de Louis DiBono qui avait déclaré à son Capitaine, Pasquale Conte, que Salvatore Gravano l’avait menacé de mort. La réunion fut mouvementée et pour éviter un bain de sang, Paul Castellano négocia une solution pacifique et la situation fut ainsi résolue. Sous le règne de John Gotti, les choses évoluèrent, Salvatore Gravano prit du galon et Louis DiBono continua ses petits trafics en tout genre, comme avant, sauf que John Gotti

Louis DiBono
Louis DiBono

n’avait pas le même tempérament que Paul Castellano. Après plusieurs convocations où Louis DiBono refusa de venir afin de rendre des comptes au Parrain de la famille Gambino, un contrat fut mis sur sa tête. Pendant le procès de John Gotti et Frank Locascio, aucun enregistrement démontra formellement l’implication de Frank Locascio dans l’assassinat de Louis DiBono, au contraire. Au contraire, celui-ci essaya de dissuader John Gotti de lancer un contrat, prétextant que Louis DiBono était prêt à donner une certaine somme d’argent au Parrain de la famille Gambino pour résoudre ce conflit. Selon les avocats, il n’y a désormais plus « d’obstacles juridiques ou techniques, que les procureurs peuvent utiliser pour maintenir Frank Locascio en détention. La carte maitresse de la défense reste sans nul doute le témoignage de Salvatore Gravano, qui déclara dans une récente interview donnée à un média Américain, que lors du procès pour meurtre de John Gotti et Frank Locascio en 1992, il était prêt à témoigner à la barre que Frank Locascio était innocent dans l’assassinat de Louis DiBono, mais les procureurs fédéraux l’en auraient dissuadé : « J’ai dis au gouvernement que je voulait témoigner sur ce sujet, mais ils m’ont arrêté et m’ont de demandé de répondre seulement à leurs questions » déclara Salvatore Gravano. Pendant des années, la défense a essayé à plusieurs reprises de faire parler Salvatore Gravano sur ce sujet, sans succès. En 2002, Frank Locascio demanda à ses avocats de contacter l’avocat de Sammy The Bull. A cette époque, l’ancien Underboss de la famille Gambino était accusé d’un meurtre dans le New-Jersey, des charges qui furent abandonnées par la suite, mais l’avocat de Salvatore Gravano était retissant et refusa que son client puisse parler avec quiconque travaillant pour le compte de Frank Locascio. Le comportement de l’avocat de Salvatore Gravano était compréhensible. A cette époque, Salvatore Gravano était toujours dans le programme de protection des témoins et selon Sammy the Bull, si un membre de la famille Gambino l’avait approché, il lui aurait sans nul doute « tiré dessus » déclara t'il.

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>