Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
LCN

ASSASSINER UN PARRAIN DE LA COSA NOSTRA SANS ACCORD DE LA COMMISSION

30 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Cosa NostraAngelo « The Gentle Don » Bruno a régné sur la famille de Philadelphie pendant plus de vingt ans. Pendant sa gouvernance, la violence n’était utilisée qu’en dernier recours, les membres trop violents étaient automatiquement écartés de certains business et le trafic de drogue interdit. Mais en 1980, certaines de ses équipes en avaient plus qu’assez de ce système de « management » et quand les cinq familles New-Yorkaise, réclamaient de pouvoir opérer sur le territoire d’Atlantic City, le Las Vegas de la Côte Est, l’acceptation d’Angelo Bruno scella définitivement son destin. Atlantic City rapportait énormément d’argent, trop surement pour une seule famille comme celle de Philadelphie, mais Angelo Bruno savait très bien que refuser que les cinq familles de New-York puissent y opérer, amènerait à court terme une mort certaine de sa famille. Le 21 Mars 1980, alors qu’Angelo Bruno était assis du côté passager de sa voiture, un individu lui tira à plusieurs reprises dans le dos et dans la tête. Cette mort violente aura des conséquences, on ne tue pas un Parrain de la Cosa Nostra sans l’autorisation préalable de la Commission, des mafieux devaient donc payés d'avoir transgressé une règle sacrée de cette organisation criminelle. Le coupable fut tout trouvé, son Consigliere Antonio « Tony Bananas » Caponigro, qui s'était vanté juste après ce meurtre, d’avoir eu l’accord de Frank « Finzi » Tieri, le Parrain de la famille Genovese, qui n’avait pas toujours digéré d’avoir perdu près de huit millions de dollars dans plusieurs affaires liées aux jeux dans le New-Jersey à cause d’Angelo Bruno. Mais même si Frank Tieri était l’un des Parrains les puissants de la Cosa Nostra à cette époque, il ne représentait au final qu’une voix lors d’un vote de la Commission. Suite à ce meurtre non approuvé, Antonio Caponigro sera retrouvé criblé de balles. Selon les enquêteurs, l’ancien Consigliere de la famille de Philadelphie, aurait été sauvagement torturé, des poignets de dollars insérés dans ses orifices. Le message était clair, Antonio Caponigo était avide d’argent, et son avidité le mena à sa perte. Pour essayer de rétablir la situation, les cinq familles New-Yorkaise se mirent d’accord pour promouvoir Philip « The Chicken Man » Testa, qui sera assassiné lui aussi en 1981 dans un attentat à la bombe alors u'il sortait de son domicile dans le sud de Philadelphie, une première. La Commission en avez plus qu’assez de cette situation, et n’avait qu’une idée en tête, faire passer un message. Peter Casella son Underboss décidera de fuir en Floride et décèdera finalement de causes naturelles, mais pour Frank « Chickie » Narducci, l’un des autres investigateurs de l’assassinat de Philip Testa, sera assassiné par Salvatore Testa, le fils de l’ancien Parrain, devant son domicile lui aussi le message était passé et le règne de Nicodemo Scarfo Sr pouvait enfin commencer. Un règne sanguinaire, rythmé par une volonté farouche de tuer tout ceux qui s’opposerait à lui. Nicodemo Scarfo Sr de nature paranoïaque, avait installé dans sa famille un régime de terreur, et les familles New-Yorkaise, voulaient réagir face à cette situation, qui à court terme pouvaient nuire à leurs business. Finalement, Nicodemo Scarfo Sr sera condamné à la prison à perpétuité, grâce notamment au témoignage de son neveu et Underboss, Philip Leonetti. Nicodemo Scarfo Sr incarcéré, Giovanni « John » Stanfa pris alors le relais. D’origine Sicilienne, John Staffa était très apprécié des familles de New-York, pour sa nature à rester sous le radar du FBI et sa volonté de réinstaurer une certaine stabilité dans une famille, qui fut la proie des autorités fédérales pendant plusieurs années. Mais sans le savoir, des membres fraichement intronisés dans la Cosa Nostra, voulaient quant-à eux, orienter la famille de Philadelphie, dans une nouvelle direction. Certains de ses membres, comme Joseph Merlino, George Borgesi, Martin Angelina, Steven Mazzone ou encore Joseph Ligambi, n’avaient qu’une ambition, prendre le pouvoir. Une guerre interne éclata très rapidement, sous l’œil attentif des familles de New-York, qui avaient prévu un plan de secours, exécuter ceux qui sèmeraient le désordre dans cette famille. John Stanfa sera condamné par la suite à une peine de prison à perpétuité, Joseph Merlino quant-à lui sera condamné à quatorze années de prison pour racket. Joseph Ligambi reprendra le pouvoir, en occupant le poste d’Acting Boss, et arrivera à engager la famille de Philadelphie dans une certaine stabilité. Quelques années plus tard, un ancien mafieux qui décidera de collaborer avec les autorités, Peter « The Crumb » Caprio, révèlera, que les familles Gambino et Genovese étaient prêts à planifier une série de meurtre pour remettre de l’ordre dans cette famille enclin à la violence depuis tellement d’années. Ces contrats furent finalement stoppés quand les différents membres de la famille de Philadelphie furent inculpés et condamnés à plusieurs années de prison sur des charges fédérales tenant de la loi RICO. Toujours selon Peter Caprio, le projet était déjà bien avancé que les « trous » destinés à enterrer les corps avaient déjà été choisis, la plupart situés dans des sites d’enfouissements ou dans des chantiers de construction.

Lire la suite

UN REPENTI DE LA COSA NOSTRA AGRESSÉ PENDANT LA FÊTE DE SAN GENNARO

29 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

San GennaroJoseph « Joe Mook » D’Amico, voulait comme plusieurs centaines de milliers de New-Yorkais, célébrer la fête de San Gennaro, une fête traditionnelle Italienne, qui se déroule chaque année dans le Little Italy de New-York. Pendant cette période qui dure une dizaine de jours, nourriture, jeux et surtout procession de la statue de San Gennaro, qui sera recouverte de plusieurs dollars sont au rendez-vous. Mais Joseph D’Amico n’était pas un citoyen lambda, c’était un ancien Soldat de la famille Bonanno, qui décidera de collaborer avec les autorités au début des années 2000, lors d’une opération de grande envergure lancée par celle, qui était dirigée à l’époque par Joseph « The Last Don » Massino. Joseph D’Amico était rentré pendant son incarcération dans le programme de protection des témoins, et curieusement après avoir purgé une courte peine de prison en raison de sa collaboration, décida de ne pas poursuivre sa vie dans la clandestinité, sous une nouvelle identité, dans un autre État. Selon le FBI, Joseph D’Amico n’aurait pas quitté pour autant la côte Est, passant alors sa vie entre New-York et le New-Jersey, tout en évitant le plus possible les anciens quartiers encore sous contrôles de la Cosa Nostra. Alors pourquoi avoir pris un risque aussi grand en se rendant au San Gennaro ?. L’ancien Soldat de la famille Bonanno se sentait surement en sécurité face à cette foule compacte, qui ne pensait qu’à une chose, s’amuser. Le problème est que la fête de San Genarro a toujours été une business très lucratif pour la Cosa Nostra. La plupart des stands sont gérés par des Associés ou membres de cette organisation criminelle, qui profitent de cette occasion, pour gagner des milliers de dollars sur le dos des touristes venus pour y passer un bon moment en famille. Mais ce soir là, alors que Joseph D’Amico se promenait tranquillement dans les rues bondées, un Associé de la famille Genovese le reconnu très rapidement. Même n’étant pas de la même famille, cet individu avait habité dans le même quartier que l’ancien Soldat de la famille Bonanno, à Knickerbocker Village. Les insultes fusèrent très rapidement : « Sale rat » aurait déclaré l’Associé de la Cosa Nostra, avant de le tabasser avec d’autres individus à plusieurs reprises, nécessitant une hospitalisation pendant plusieurs jours pour Joseph D’Amico. Selon les enquêteurs, Joseph D’Amico aurait refusé de dénoncer son agresseur. Ce dernier occuperait le même métier que Joseph D’Amico auparavant, chauffeur de camion, et travaillerait dans l’équipe de Peter « Petey Red » DiChiara, l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, qui gérerait actuellement ses affaires dans un club social dans Market Street. L’ancien Soldat de la famille Bonanno avait été intronisé dans la famille Bonanno en 1977, il avait alors 22 ans. Quand il accepta de coopérer avec les autorités, il avoua aux agents du FBI, avoir participé à près de quatre meurtres pour le compte de la famille Bonanno. Au début des années 1980, alors que l’affaire Donnie Brasco venait d’éclater, Joseph D’Amico qui était le neveu d’Anthony Mirra, avait été convoqué devant un grand jury fédéral et avait décidé d’effectuer un faux témoignage, ce qui lui valut une peine de dix huit mois d’emprisonnement. Mais en 2003 quand son cousin, un Capitaine des Bonanno, Richard « Shellackhead » Cantarella décida de passer « à table », Joseph D’Amico, savait pertinemment qu’il terminerait sa vie derrière les barreaux, et décidera à son tour de coopérer avec les autorités. L’ancien Soldat de la famille Bonanno, fut un témoin très convainquant. Pendant le procès de Joseph Massino, il déclara que l’ancien Parrain, utilisait le Casa Blanca, son restaurant dans le Queens, comme son quartier général. Joseph D’Amico raconta une anecdote intéressante sur l’ancien restaurant de Joseph Massino, qui avait l’habitude d’accueillir bon nombre de personnalités. Joe Mook avait pris pour habitude de manger de temps en temps au Casa Blanca, pour sa bonne nourriture, mais aussi par respect envers son Parrain. Mais ce jour là, une erreur dans la cuisson de sa viande, provoqua une colère soudaine du Soldat de la famille Bonanno, qui pris son couteau et le planta dans son entrecôte devant le serveur apeuré par ce qui venait de se passer. Cet incident arriva très rapidement aux oreilles de Joseph Massino, visiblement très énervé. Joseph D’Amico se rendit alors très rapidement dans le Queens pour lui présenté ses excuses, avant que les choses ne s’enveniment. 

Lire la suite

LE FILS DE CARMINE PERSICO ATTEND SON VERDICT ET MOBILISE SES SOUTIENS

22 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Michael Persico (Michael Persicovoir photo) a une longue histoire avec la Cosa Nostra. Son père, Carmine « The Snake » Persico est actuellement et malgré son incarcération à perpétuité, le Parrain de la famille Colombo. Michael Persico quant-à lui n’a jamais été intronisé, mais son statut au sein de la pègre, lui vaut d’être un individu encore plus influent que certains membres initiés. Ce dernier qui se vantait de gagner sa vie légalement, à toute fois, toujours frôlé la ligne rouge et le FBI le savait très bien. À la fin des années 2000, une surveillance plus étroite des agents fédéraux sur Michael Persico, ont permis aux procureurs d’arrêter ce dernier pour racket et pour avoir été un acteur majeur dans l’assassinat de Ralph Scopo, un Capitaine de la famille Colombo, exécuté pendant la guerre interne qui éclata au sein de cette famille mafieuse au début des années 1990. Risquant une peine de prison à perpétuité, les procureurs fédéraux lui proposèrent une offre qu’il ne pouvait pas refuser. Il plaidait coupable de racket, purgeait au maximum cinq années dans un pénitencier fédéral, et la justice Américaine oubliait l’histoire avec Ralph Scopo. Michael Persico, malgré une certaine réticence au début, accepta cette offre, et sera condamné le 2 Novembre prochain par un juge fédéral de New-York. En attendant de recevoir son verdict, ses soutiens se mobilisent pour essayer d’influencer le juge, et de réduire sa peine de prison, en particulier sa mère Joyce Persico, qui en plus qu’assez de voir les membres de sa famille se faire incarcérer les uns après les autres. La faute à qui ?, à la justice Américaine ? ou à l’influence néfaste qu’a pu avoir Carmine Persico, qui régnait en Patriarche au sein de sa famille et qui ouvert les portes de la Cosa Nostra à l'ensemble de sa « vraie famille » : « Je suis vieille, et j’ai besoin de mon fils pour m’aider dans les tâches quotidiennes. J’ai peur que s’il est incarcéré, je ne le verrai surement plus à l’extérieur » déclara t’elle. Son deuxième fils, Alphonse « Allie Boy » Persico, âgé de soixante et un an, purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour plusieurs meurtres orchestrés alors qu’il occupait le poste d’Acting Boss. Son troisième fils, Laurewnce, est désormais un individu complètement déconnecté de la société. Ancien usurier et actuellement livreur de pizza, il n’aurait plus aucun contact avec sa famille actuelle. Pour les procureurs fédéraux, Michael Persico devrait recevoir la peine maximum, en raison d’un statut privilégié dans une famille qui amasse des millions de dollars par an grâce au racket. De plus, selon leurs eux, il ne faut pas être indulgent avec un individu ayant participé au meurtre de Ralph Scopo, même si ce dernier ne fut pas inculpé dans cette affaire. Mais même en n’étant pas inculpé, le juge fédéral pourrait prendre en compte cette histoire pour alourdir la peine de l’accusé. Bizarrerie de la justice Américaine qui permet à un juge d'alourdir une peine de prison s'il pense que les preuves amassées contre l'accusé sont suffisantes. Pour soutenir l’appuie de Joyce Persico, les avocats de la défense ont déclaré, qu’une lourde peine pouvait sans nul doute, aggraver sa condition de santé. Michael Persico souffrirait d’emphysème et de polyarthrite : « Quand ont regarde toutes ses lettres de soutien, il est convainquant de se dire que Michael Persico, a toujours voulu respecter la loi, et surtout, qu'il a essayé de nettoyer toutes ces histoires qui ont souillé son nom de famille » déclarèrent ses avocats.

Lire la suite

UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE ACCUSÉ DE TENTATIVE DE MEURTRE BIENTÔT LIBÉRÉ DE PRISON ?

16 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Cosa NostraLa semaine dernière dans un tribunal fédéral de New-York, une scène surréaliste était en train de se produire. Dans la salle d’audience, des membres et Associés de la famille Genovese étaient regroupés avec des gangsters des Crips dans le box des accusés, petit retour en arrière. En Mai 2016, un Soldat de la famille Genovese, Robert « The Old Man » DeBello est soupçonné d’avoir préparé l’assassinat contre Joseph Bonelli, un trafiquant de drogue, extrêmement violent, qui n’hésitait pas à semer le désordre dans le secteur du Soldat de la famille Genovese. En demandant non pas à ses Associés de se charger du contrat, mais à des gangsters de rue, appartenant aux Crips, la Cosa Nostra confirme une pratique qu’elle utilise souvent pour le « sale boulot » payer des membres d’un gang allié plus enclin à utiliser la violence. Robert DeBello a toujours voulu rester sous le radar du FBI et a surement pensé qu’en utilisant des gangsters Afro-Américains pour exécuter un meurtre, ferait partir les agences fédérales dans une autre direction, loin de ses activités criminelles. Proche de l’actuel Acting Boss Peter « Petey Red » DiChiara, Robert DeBello avait refusé poliment il y a quelques mois, une promotion pour devenir Capitaine, pour ne pas attirer l’attention des agents fédéraux. La plupart des accusés qui étaient présents dans cette salle d’audience la semaine dernière, ont décidé de plaider coupable des accusations retenues contre eux, tous sauf une personne, Robert DeBello, qui préfère tenter sa chance dans un procès. Pour son avocat cela est simple et purement stratégique, pourquoi plaider coupable et être emprisonné, alors que les procureurs ne disposent d’aucune preuve tangible contre son client. Le Soldat de la famille Genovese qui est incarcéré depuis son arrestation, avait fait une demande de libération sous caution en début de mois, prétextant que malgré plusieurs milliers d’heures d’enregistrements, sa voix ne fut jamais captée une seule fois par un dispositif sonore. Alors oui, des photos démontrant Robert DeBello participer à certaines réunions entre mafieux ont bien été prises, mais ces photos, ne sont selon son avocat, des preuves assez conséquentes pour maintenir Robert DeBello au vu de son âge avancé, au Métropolitan Center de New-York. De plus, pourquoi l’un des accusés, un Associé dans l’équipe de Robert DeBello, Luigi « Louie Sunoco » Romano, accusé de tentative de meurtre, a put être quant-à lui libéré de prison, après avoir payé une caution de près d’un million de dollars et autorisé à retrouver son travail d’ouvrier dans une usine de gaz, avec des horaires de sorties comprises entre six heure et vingt heure du soir. Une nouvelle audience préliminaire est prévu la semaine prochaine pour décider ou non de la libération sous caution pour Robert DeBello. Toujours d’après son avocat, le juge fédéral serait prêt prêt a accepter leur demande en raison d’une caution de près de dix millions de dollars, dont 3,5 millions en hypothèque. Alors pourquoi le juge décida de revenir sur sa décision. Il y a quelques jours, un individu collaborant avec les autorités fédérales dont le n’identité restera inconnue, stipula que Robert DeBello n’était pas du tout impliqué dans la tentative de meurtre sur Joseph Bonelli. Une très bonne nouvelle pour les avocats de la défense qui n’attendent plus qu’une chose, que les procureurs décident de retirer les accusations contre leur client.

Lire la suite

UN VÉHICULE QUI EMBARRASSE ÉNORMÉMENT LES PROCUREURS FÉDÉRAUX DANS L'OPÉRATION EAST COAST

15 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Arrestation dans la Cosa NostraAgostino Camacho, un Associé de la famille Genovese arrêté dans l’opération East Coast, a sans le vouloir, aidé l’un des principaux informateurs du gouvernement, John « JR » Rubeo. Ce dernier qui a été arrêté en 2011 dans une sombre affaire de trafic de drogue, a très vite décidé de coopérer avec les autorités pour éviter de terminer sa vie derrière les barreaux. C’est en 2011, que les agents fédéraux ont commencé à récolter des informations sur les familles New-Yorkaise et la famille de Philadelphie, qui aboutiront cinq années plus tard à cette opération qui fut très médiatisée. C’est cette même année, qu’Agostino Camacho qui devait beaucoup d’argent à John Rubeo, décida de lui donner sa voiture pour régler une partie de sa dette. Le FBI vit alors l’occasion idéale alors pour poser des micros à l’intérieur du véhicule, qui serait désormais conduit par John Rubeo identifié comme CW-1 par le gouvernement fédéral. John Rubeo de part son statut au sein des Genovese, côtoyait des Soldats, des Capitaines et surtout un individu qui intéressait particulièrement les agents fédéraux, Pasquale « Patsy » Parrello, qui sera lui aussi arrêté lors de cette opération. Règle mafieuse, le véhicule fut donné à John Rubeo, qui se garda bien de prévenir son assurance et mettre les papiers du véhicule à son nom, laissant alors de ce fait Agostino Camacho comme le propriétaire d’une voiture qu’il n’utilise plus. Le problème, est que John Rubeo, est désormais rentré dans le programme de protection des témoins, caché sous une autre identité loin de New-York, et comme cadeau en avance de sa collaboration, le FBI décida qu’il pouvait garder son véhicule. Mais John Rubeo même protégé fit encore parlé de lui. Dernièrement, alors q'iil se baladait tranquillement, profitant de sa nouvelle vie, il renversa un pauvre piéton. De plus, son véhicule n’était plus assuré et son immatriculation n’était plus bonne, Agostino Camacho s’était très vite rendu compte que lors de sa première comparution devant un tribunal, accompagné de ses collègues mafieux, John Rubeo n’était pas présent, le confortant dans l'idée que ce dernier avait décidé de collaborer avec la justice Américaine. Libérable sous caution après avoir payé près de deux cent mille dollars, il se précipita alors pour résilier l’assurance de son véhicule. Après cette histoire, John Rubeo n’utilisa plus ce véhicule et un casse tête est en train de se produire pour le FBI, qui se demande actuellement comment ramener le véhicule à New-York. Le problème est de taille. Le FBI avait pensé à faire appel à un transporteur pour acheminer le véhicule jusqu’à New-York, mais cette solution pouvait donner des indices sur l’actuel localisation de John Rubeo. En attendant ce véhicule serait caché dans un garage que possède l’ancien Associé de la famille Genovese. Malgré une annonce effectuée par le FBI et les procureurs fédéraux le jour des arrestations, démontrant une certaine solidarité entre les deux services, il se dit, qu'en réalité, l’agence fédéral et certains procureurs seraient en profond désaccords. L’enquête fut longue et compliquée. Le FBI aurait voulu voir certaines personnes inculpées dans cette affaire, mais les procureurs ont décidé de ne pas suivre leurs recommandations faute de preuves suffisantes. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de faire condamner des membres de la Cosa Nostra, surtout si la plupart des témoins sont des anciens membres affiliés au crime organisé, le dossier doit être solide, en béton armé. D’après l’avocat d’Agostino Camacho, ce dernier voudrait récupérer son véhicule, laissant un certain malaise auprès des procureurs, qui voudraient quant-à eux, confisquer le véhicule au « titre de l’enquête ». Selon les agents fédéraux, Agostino Camacho a toujours été rempli de dettes, et doit plusieurs milliers de dollars à des usuriers. L’année dernière, l’Associé de la famille Genovese aurait été menacé de mort par un Associé de la famille Lucchese, un dénommé Harold Thomas, qui lui aurait dit : « La prochaine fois que tu ne me donnes pas mon argent, je te tuerais ici, maintenant. Si le premier jour de chaque mois, je n’ai pas mon argent, je vais chercher mon arme dans ma voiture et je te tue ».

Lire la suite

QUI A TUÉ SAM « MOMO » GIANCANA ?

9 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

QUI A TUÉ SAM « MOMO » GIANCANA ?

La mort de Sam « Momo » Giancana (voir photo) reste encore aujourd’hui un mystère. L’ancien Parrain de la Outfit assassiné en Juin 1975, était devenu un personnage qui dérangeait bon nombre de mafieux, mais au vu de son statut au sein de la Cosa Nostra, personne ne voulait s’opposer à lui. Mais Sam Giancagna en savait beaucoup, trop surement, et pas seulement sur les activités d’une famille qui à cette époque était à son apogée. Sam Giancagna côtoyait les stars, les politiques, et avait une telle influence, que certains diront qu’il aurait pu être l’investigateur de l’assassinat de l’ancien Président Américain, John Fitzgeral Kennedy en Novembre 1963. Sam Giancana avait déménagé au Mexique à la fin des années 1960, pour éviter une surveillance et une pression du FBI qui devenait de plus en plus forte. Le FBI le surveillait vingt quatre heures sur vingt quatre, ne le quittait plus d’une semelle. Quand Sam Giancana se déplaçait au restaurant ou il avait pris ses habitudes, les agents fédéraux venaient manger avec lui, quand Momo allait au toilette, un agent était juste à ses cotés, prêt à intervenir au moindre mouvement suspect. Ce n'était pas une surveillance discrète, les agents fédéraux voulaient montrer au Parrain de la Outfit qu'il ne pouvait plus vivre normalement. Sam Giancana n’arrivait plus à gérer cette situation et décida de partir, laissant sa place de Parrain, mais pas sa réputation et son respect accumulé depuis des années. Éloigné partiellement des affaires de la Outftit, sa vie fut en sursit, mais quand il se fit expulser en 1974 par les autorités Mexicaines et de retour dans les rues Chicago, Sam Giancana devenait sans le vouloir une cible à abattre, le plus rapidement possible. Il ne fait aucun doute que le meurtrier était un ami proche de l’ancien Parrain de la Outfit. Alors que Sam Giancagna cuisinait tranquillement dans sa maison, l’assassin lui tira alors dans le dos et dans la tête, avant de recouvrir sa bouche de plusieurs balles. Le message était clair, Sam Giancagna en savait beaucoup trop, et la peur qu’il finisse par parler devant la Church Committee une commission remplie de sénateurs quelques jours plus tard, était trop importante, pour laisser Sam Giancagna continuait à vivre tranquillement. S’il le voulait, l’ancien Parrain de la Outfit aurait pu très bien établir les liens secrets entre la CIA et la Cosa Nostra pour essayer d’assassiner Fidel Castro, ou encore donner des détails supplémentaires dans l’assassinat de JFK, mais la Cosa Nostra ne voulait à cette époque ne pas attirer l’attention, et de telles déclarations auraient pu anéantir une fois pour toute la Outfit. Sam Giancagna était aussi un ami proche de Johnny Roselli, un mafieux de la famille de Los Angeles ayant des ramifications sur toute la Côte Est. C’est Johnny Roselli, qui avait été engagé par Sam GIancana pour « empoisonner » Fidel Castro en 1961. C’est ce même Johnny Roselli qui se serait trouvé à Dallas le 22 Novembre 1963, une pure coïncidence ? Ce dernier sera retrouvé dans un bidon un an plus tard, étranglé et le corps partiellement démembré, très certainement par les mafieux de Chicago. L’année de son assassinat, la Outfit de Chciago était gérée par Joseph « Joey Doves » Aiuppa et Anthony Accardo, des gangsters de la vieille école, qui tenaient la famille d’une main de fer. Joseph Aiuppa allait devenir par la suite le Parrain, et de ce fait avait un peu plus d’influence. Anthony Achards voulait continuer quant-à lui à prospérer dans l’ombre, il avait la carrure et l’influence pour occuper le poste de Parrain, mais Anthony Achards voulait gérer ses affaires sans attirer l’attention des agents fédéraux. Des rumeurs diront que c’est Joseph Aiuppa qui lancera le contrat contre Sam Giancana par peur que ce dernier se décide finalement de se mettre à table. Bizarrement, son domicile qui était étroitement surveillé, n’empêcha pas le tueur de rentrer, d’assassiner et de quitter la maison de Sam Giancana sans y être inquiété et sans y être aperçu, ce qui spécula une hypothèse que la CIA était le commanditaire de ce meurtre crapuleux. Ce jour là, les policiers surveillant le domicile de l’ancien Parrain de la Outfit furent rappelés pour intervenir sur une scène de crime inexistante, laissant le champ libre à la Outfit de Chicago de terminer le sale boulot. Un associé et ami de longue date de Sam Giancana Dominic « Blutch » Blasi a longtemps été soupçonné d’être le tueur dans cette affaire. Selon les enquêteurs, Sam Giancana préparait ce soir là des plats épicés, que l’ancien Parrain ne pouvait manger en raison de plusieurs ulcères à l’estomac, laissant supposer que Sam Giancana était au courant à l’avance d’une visite à son domicile, d’une personne qu’il connaît déjà très bien, une personne de confiance. Une autre théorie voudrait qu’Anthony Acardo aurait scellé définitivement le destin de Momo, car ce dernier ne voulait pas partager ses bénéfices à Las Vegas. On ne saura sans doute vraiment jamais qui a assassiné l’un des Parrains les plus influents de la Outfit de Chicago après Al Capone. Avec sa mort, Sam Giancana s’en est allé avec ses secrets, qui auraient sans doute permis de classer certains affaires, restées encore non classées actuellement.

Lire la suite

UN ANCIEN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE DEVENU ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE À SORTIR DE PRISON

8 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN ANCIEN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE DEVENU ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE À SORTIR DE PRISON

Ronald « Monkey Man » Filocomo a toujours rêvé d’être un gangster, mais avant de travailler pour la famille Bonanno, ce dernier avait décidé au début de suivre le droit chemin, en devenant gardien de prison, sans savoir que le fait d’avoir travaillé pour le gouvernement fédéral, l’empêcherait à tout jamais de devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra. Alors certains diront, que l’ancien Underboss de la famille Bonanno, Salvatore « Handsome Sal » Vitale, qui a travaillé temporairement comme agent de probation auprès de détenus toxicomanes, a pu quant-à lui être initié dans la Cosa Nostra, mais ce dernier était le beau-frère de Joseph Massimo, un membre influent de la famille Bonanno qui deviendra par la suite un Parrain tout puissant, et les passes droits étaient alors plus faciles. Ronald Filocomo travailla avec les Bonanno, à une époque la famille était interdite d’un siège à la Commission en raison du trafic de drogue. L’Associé de la famille Bonanno était un dur à cuir. Travaillant avec Frank « Curly » Lino, un Capitaine, qui deviendra des années plus tard un collaborateur de justice, Ronald Filocomo n’hésita pas à assassiner un dealer qui travaillait avec la famille Colombo, avait proposé par erreur de la drogue au cousin de Frank Lino. Selon le FBI, Ronald Filocomo aurait été l’un des tueurs du célèbre Capitaine de la famille Bonanno, Dominick « Sonny Black » Napolitano (voir photo) en 1981. L’Associé de la famille Bonanno, voulant démontrer sa valeur à sa famille mafieuse, avait organisé le meurtre de Sonny Black dans le sous-sol de la maison de ses parents. En 2004, alors que la famille Bonanno était pleine implosion et avant que Joseph Massino ne passe à table, Ronald Filocomo décida de plaider coupable d’avoir participé à plusieurs meurtres mafieux au début des années 1980. Une situation qui inquiéta fortement l’entourage de Joseph Massino, qui envoya son avocat au Métropolitan Center de New-York, pour y rencontrer l’Associé de la famille Bonanno, sans l’accord de sa défense. Un problème juridique se créa alors très rapidement, et le juge fédéral Nicholas Garaufis décida d’incarcérer Ronald Filocomo dans une autre aile de la prison, sous protection rapprochée, le pensant en danger immédiat. En plaidant coupable, Ronald Filocomo évita la prison à vie, mais sera condamné à vingt années derrière les barreaux, une peine qu’il acceptera sans broncher. Mais alors qu’il lui reste quatre années à purger, son avocat a fait une demande de libération anticipée, en raison de la santé de son client devenant de plus en plus défaillante : « Monsieur Filocomo est une personne appréciée des détenus et du personnel. Il est toujours aimable et prêt à aider les autres », déclara son avocat. Mais le juge fédéral Nicholas Garaufis, qui avait condamné l’Associé de la famille Bonanno, douze ans plus tôt, rejeta sa requête, prétextant, qu’une libération anticipée pour des problèmes médicaux, devait émaner du directeur de la prison, et non du prisonnier.

Lire la suite

LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE FAIT-IL DES AFFAIRES EN SOLO ?

2 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE FAIT-IL DES AFFAIRES EN SOLO ?

Le Parrain de la famille de Philadelphie est sous le coup d’une inculpation pour plusieurs charges fédérales, mais chose étonnante, le Boss est arrêté, mais aucun de ses membres ne furent de près ou loin inquiétés dans cette affaire. Alors Joseph Merlino (voir photo) a t’il décidé volontairement de se faire du business avec les familles New-Yorkaise, sans en parler préalablement à sa hiérarchie, voire encore à ses Capitaines ?. Si c’était le cas, ce contexte pourrait entrainer une situation de forte instabilité dans une famille connue pour avoir un gout prononcé pour la violence et le meurtre. Les procureurs fédéraux en sont désormais persuadés que le Parrain de la famille de Philadelphie a depuis, sa sortie d’une prison fédérale pour une violation de conditionnelle, enchainait les réunions avec les familles Gambino et Genovese pour la mise en place de plusieurs rackets. Ce dernier se fit sans le savoir enregistrer à plusieurs reprises par John « JR » Rubeo, un Associé de la famille Genovese qui travaillait très souvent avec un Capitaine de la même famille, Pasquale « Pasty » Parrello. Étrangement, en 2013, au début de cette affaire, Joseph Merlino qui était encore en liberté surveillée, avait demandé non pas à des membres de confiance d’assister à des réunions avec la famille Genovese, mais à des simples Associés. Alors cette stratégie était faite seulement pour ne pas incriminer sa famille, ou pour seulement récupérer entièrement l'argent avec les familles New-Yorkaise ?. Cette question est en suspend, mais sans nul doute, on en saura plus ces prochains mois. Joseph Merlino qui a été libéré sous caution après avoir payé une près de cinq millions de dollars, doit sans nul doute avoir des explications avec certains membres de sa famille, qui ne le portaient déjà pas dans leur cœur comme la faction de Joseph « Joe Punge » Pungitore. Joseph Merlino a toujours déclaré que sa vie dans la Cosa Nostra était désormais du « passé », qu’il y avait aujourd’hui « trop de rats », mais pendant plusieurs années, Joseph Merlino s’est efforcé à reconstruire une famille qui était en pleine implosion après l’inculpation de Joseph Ligambi. Pour Robert Luisi Jr, un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, qui a collaboré avec la justice Américaine et qui s’est désormais reconvertit au christianisme, il n’y a qu’une seule solution pour aider Joseph Merlino, qu’il décide de changer de vie pour de bon. Originaire de Boston, et transféré à Philadelphie pour éviter une rébellion après la mort de son père, Robert Lusi Jr, a eu selon lui beaucoup de mal à collaborer contre les membres de la famille de Philadelphie : « Ils m’ont toujours bien traité, ce fut extrêmement dur ». Malgré son témoignage le jour du procès qui fut très hasardeux, Joseph Merlino, George Borges furent condamnés à de lourdes peines de prison au début des années 2000, essentiellement pour racket.

Lire la suite

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DECAVALCANTE CONDAMNÉ POUR TRAFIC DE DROGUE

1 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #DeCavalcante

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DECAVALCANTE CONDAMNÉ POUR TRAFIC DE DROGUE

Au début des années 2000, la famille DeCavalcante était selon le FBI « au bord du gouffre ». La vaste opération lancée par le gouvernement fédéral par la petite cousine des familles New-Yorkaise, entrainant une multitude de collaborateurs, avait donné raison au FBI qui l’a voyait pratiquement disparaitre. Aujourd’hui avec plus d'une cinquantaine de membres intronisés, dont la plupart ces dernières années, elle reste une famille viable qui malgré la présence significative des cinq familles dans l’État du New-Jersey, continue à gagner son argent grâce aux différents rackets. En Mars 2015, le FBI arrêta plusieurs membres de cette organisation criminelles, inculpés pour la plupart, d’extorsion, de trafic de drogue, de racket, ou encore de tentative de meurtre. Outre les arrestations de Charles Stango (voir photo), un Capitaine de la famille DeCalvante opérant depuis l’État du Nevada, et de l’Actuel Consigliere, Frank Nigro qui décidèrent de plaider non-coupables, les autres accusés, décidèrent quant-à eux, de plaider coupable, pour éviter une longue peine de prison. La semaine dernière, un juge fédéral de Newark décida de condamner John Capozzi trente six à près de trente mois de prison pour avoir vendu un demi kilo de cocaïne. À sa sortie de prison, l’Associé de la famille DeCalvante sera sous surveillance judiciare pendant deux années. Le fils de Charles Stango, un Soldat dans cette organisation criminelle a quant-à lui été condamné il y a quelques mois à six années de prison pour trafic de drogue. Une peine beaucoup plus lourde, en raison de sa stature plus importante au sein de la Cosa Nostra. Dans des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux lors d’une audience au tribunal, on pouvait entre Charles Stango actuellement incarcéré, encouragé son fils dans la poursuite de ses activités criminelles : « Tu sais Anthony, seul les ours et les lions survivent, les porcs eux, sont abattus ». D’après le FBI, le Capitaine de la famille DeCavalcante, essayait d’organiser l’assassinat d’un Soldat de cette famille mafieuse qui avait manqué de respect à l’ancien Acting Boss, Francesco « Milk » Guarraci décédé en Avril dernier.

Lire la suite