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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE COLOMBO COLLABORAIT DEPUIS PLUS DE VINGT CINQ ANS AVEC LE FBI

26 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

Frank Sparaco
Frank Sparaco

La vie de Frank « Frankie Blue Eyes » Sparaco serait digne d’un film à la Martin Scorsese. Capitaine dans la famille Colombo, ce dernier avait activement participé à la guerre interne qui avait éclaté dans cette organisation criminelle au début des années 1990. Frank Sparaco était un tueur à gages, un membre craint et respecté, proche de la faction Persico, qui à cette époque était en guerre contre une autre faction, celle de l’Acting Boss, Vittorio « Little Vic » Orena, qui essayait de prendre le contrôle total de la famille. Il était aussi le meilleur ami du fils du Parrain Carmine « The Snake » Persico, Alhponse dit « Allie Boy » et selon le FBI, les mafieux savaient pertinemment que si Frank Sparaco se déplaçait lors d’une réunion, alors du « sang allait couler ». En plus d’effrayer bon nombre de mafieux, Frank Sparaco était comme insaisissable et Vittorio Orena qui avait eu plusieurs fois l’envie de l’assassiner, décidera finalement d’abandonner. Finalement le FBI l’arrêtera en 1993 et les procureurs décideront de l’inculper de plusieurs meurtres. Pour éviter une peine de prison à perpétuité voire pire, la peine de mort, Frank Sparaco plaidera coupable et sera condamné à vingt quatre années dans une prison fédérale, qu’il purgera à Loretto dans l’État de la Pennsylvanie. En prison, Frank Sparaco était quelqu’un de respecté par les autres détenus, un individu qui avait une certaine « carrure », qui impressionnait les autres prisonniers. De plus derrière les barreaux, Frank Sparaco continua à gérer son buisiness. Grâce à l’aide se des Associés, il extorqua John LeBoutillier, un diplômé d’Harvard, membre du parti Les Républicains, pour près de huit cent mille dollars. Du fait d’une certaine notoriété derrière les barreaux, Frank Sparaco entretenait des relations avec des mafieux de la Cosa Nostra, mais aussi avec des membres de la mafia Russe. La libération de Frank Sparaco approchait à grand pas, après vingt quatre années passées dans une prison fédérale, le Capitaine de la famille Colombo allait pouvoir retrouver les rues de New-Yorkaise et devenir pourquoi pas, un membre influent de la hiérarchie, dans une famille en pleine incertitude depuis quelque temps. Le problème est que les procureurs fédéraux n’avaient pas forcément oublié Frank Sparaco et se préparaient à l’inculper dans de nouveaux meurtres. Quand il apprit la nouvelle par le biais de son avocat, ce dernier pris peur, il ne voulait pas terminer sa vie derrière les barreaux et décida alors de coopérer avec les autorités. Cette nouvelle fit rapidement le tour de la prison de Loretto, ou Frank Sparaco était connu pour être un individu solide à toute épreuve, en réalité, on apprendre par la suite, que le Capitaine de la famille Colombo collaborait avec le FBI depuis plusieurs années, depuis la guerre interne des Colombo au début des années 1990. De plus, Frank Sparaco aurait profité de son statut de membre privilégié par le gouvernement fédéral pour assassiner des membres affiliés à la Cosa Nostra sous l’approbation des agents fédéraux. Lors de cette période instable chez les Colombo, un autre Capitaine, Gregory Scarpa Sr, surnommé The Grim Reaper, collaborait lui aussi avec la justice Américaine et profitait aisément des largesses laissées par les agents fédéraux, pour continuer son buisiness, mais aussi assassiner ses concurrents. Selon les procureurs fédéraux qui décidèrent d’inculper Frank Sparaco, ce dernier aurait aussi profité de sa protection pour assassiner des mafieux, mais aussi des individus qui n’avaient aucune relation avec la Cosa Nostra. Désormais la protection de Frank Sparaco à l'intérieur de la prison fédérale n'était plus assurée et le Capitaine de la famille Colombo se fera même frappé par un prisonnier qui le traita pas la même occasion de « sale rat ». En attendant sa future libération, Fran Sparaco est désormais placé à l'isolement total, à l'écart des autres prisonniers. Celui qui rêvait sans nul doute de pouvoir être reconnu comment un membre important à sa sortie de prison, intégrera le programme de protection des témoins, loin de son ancienne famille.

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LE DÉCÈS DE VENERO MANGANO MARQUE T-IL LA FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE GENOVESE ?

19 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Venero Mangano
Venero Mangano

L’ancien Underboss de la famille Genovese, Venero « Benny Eggs » Mangano est décédé cette semaine, il avait quatre vingt quinze ans. Considéré comme une « légende » dans la Cosa Nostra, Venero Mangano est né le 7 Septembre 1921 à Greenwich Village, un quartier résidentiel situé dans l’arrondissement de Manhattan. La famille de Venero Mangano a toujours été liée de près ou de loin à la Cosa Notra et même si sa mère détenait une boutique d’œufs, ce qui lui valut son surnom, ce dernier décidera de suivre une autre voie et s’affilia très rapidement à la famille Genovese. Pendant toute sa carrière criminelle, Venero Mangano a géré une équipe de plusieurs Soldats et de centaines d’Associés, toujours depuis Greenwich Village. Ses activités étaient larges et variées. De manière légale, Venero Mangano était un grossiste. Il détenait l’entreprise M&J Entreprises, qui achetait des vêtements de couturier comme Calvin Klein, dont il fut un ami, pour les revendre l’étranger. Illégalement, Venero Mangano était aussi un racketeur et un bookmaker, dont il fut plusieurs fois arrêté et incarcéré pendant sa longue carrière criminelle. Le 6 Août 1981, Venero Mangano fut convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à des questions relatives au crime organisé, mais au cours de cette audience, ce dernier resta muet. Pour ce refus, Venero Mangano sera condamné à près de neuf mois d’emprisonnement. A sa sortie, ce dernier continua à gérer son empire criminel, toujours depuis son quartier natal. Considéré à cette époque par le FBI, comme étant un Capitaine très influent dans la famille Genovese, les agents fédéraux soupçonnèrent très rapidement Venero Mangano d’être un personnage clé dans ce qu’on nommera par la suite, l’affaire dit du Windows Case. De 1978 à 1990, quatre des cinq familles de New-York, les familles Genovese, Colombo, Lucchese et Gambino formèrent un cartel d’entreprise de remplacement des fenêtres. Chaque famille avait plusieurs représentants pour gérer le racket. Pour la famille Genovese, Venero Mangano était accompagné du Soldat Gerard Pappa et de l’Associé Peter Savino. Ce fameux cartel, réussi à signer, grâce à certaines pressions bien connues des mafieux, un contrat avec le New York Housing Authority, qui fournit des logements pour les résidents de faible et de moyens revenus dans les cinq arrondissements de New-York. De plus grâce à la famille Lucchese, le

cartel avait aussi réussi a contrôler l’Iron Workers Union et monopolisa ainsi l’industrie du remplacement de fenêtres dans tout New-York. Le racket était simple. Pour chaque fenêtre remplacée, les familles de la Cosa Nostra touchaient, en plus des différents pots de vins versés par les entreprises, près d’un ou deux dollars supplémentaires. Les sommes furent colossales, plusieurs centaines de millions de dollars furent amassés chaque année par les différentes familles mafieuses. L’argent gagné fut réparti par la famille Genovese et son représentant, Venero Mangano, ce qui rendit les trois autres familles, qui voulaient avoir une part du gâteau plus importante, furieuses. Lors d’une réunion organisée avec les représentants des familles Lucchese et Gambino, Venero Mangano mit rapidement les choses au clair et déclara que c’était eux (la famille Genovese) « qui décidait ». Considérée comme la Rolls Royce du crime organisé et fort des plusieurs centaines de membres, les Lucchese et les Gambino ne firent par la suite plus aucune remarque. Mais au début des années 1990, le FBI arrêta l’ensemble du cartel, grâce notamment aux informations données par l’Associé de Venero Mangano, Peter Savino, qui portait depuis des années un micro et avait enregistré à de nombreuses reprises les différents mafieux qui parlaient de ce racket. L’enquête en elle même fut mal ficelée et les enregistrement de Peter Savino n'avaient pas été jugés concluant.

Vincent Gigante
Vincent Gigante

Les procureurs fédéraux avaient demandé une peine de trois années d’emprisonnement pour Venero Mangano, mais en raison de son appartenance à la Cosa Nostra, le juge fédéral décidera de faire condamner ce dernier à près de quinze années d’emprisonnement, une peine qu’il acceptera sans broncher. Venero Mangano purgea sa peine tant bien que mal. Souffrant

de plusieurs problèmes de santé, le Capitaine de la famille Genovese, sera opéré à différentes reprises. Pendant son emprisonnement, Venero Mangano sera de nouveau convoqué devant un grand jury fédéral pour répondre à certaines questions sur l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante. Lors de cette audience, Venero Mangano refusa obstinément de parler aux procureurs fédéraux : « Vous allez me faire quoi ?, vous allez me tirer dessus si je refuse de répondre ? ». En 2006, quelques semaines avant sa libération, Venero Mangano intégra une maison de transition, et eut la possibilité de passer quelques week-end en famille chez sa fille et son fils. Selon ces derniers, leur père qui était devenu à moitié aveugle, fut harcelé par le gouvernement fédéral, qui n’hésitait pas à appeler en pleine nuit pour vérifier que Venero Mangano était bien à son domicile. Libéré par la suite de ses contraintes sur sa liberté surveillée, il fut pendant un temps, soupçonné par le FBI, que Venero Mangano avait repris le contrôle de la famille Genovese après le décès de Vincent Gigante. Le problème est que Venero Mangano était très affaibli et ne se déplaçait qu’en fauteuil roulant, celui-ci sera finalement nommé au poste d’Underboss, laissant sa place, à l’actuel Parrain de la famille Genovese, Liborio « Barney » Bellomo, même si les autorités fédérales n'ont jamais confirmé la hiérarchie exacte de la famille Genovese.

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UN SOLDAT DE LA OUTFIT VIENT DE DÉCÉDER

15 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Joseph LaMantia
Joseph LaMantia

Un Soldat de la Outfit, Rocco LaMantia est décédé la semaine dernière, il avait cinquante neuf ans. Fils de Joseph « Shorty » LaMantia, un ancien cadre de cette organisation, la carrière criminelle de Rocco LaMantia, restera à jamais marqué avec l’assassinat de son ancienne petite amie Martha DiCaro en 1979. Cette dernière qui été âgée de vingt ans, fut retrouvée criblée de balles dans la maison familiale de Rocco LaMantia située dans le SouthSide. A cette époque, le Soldat de la Outfit avait expliqué aux autorités que Martha DiCaro s’était rendue à son domicile pour lui expliquer qu’elle comptait arrêter leur relation. En colère, Rocco LaMantia aurait utilisé le fusil de son père pour abattre froidement Martha DiCaro qui décédera sur le coup. Curieusement, le Soldat de la Outfit plaidera non-coupable, son avocat jouant sur le fait que le meurtre ne pouvait pas être attribué à son client, car l’arme du crime ne sera jamais retrouvée et curieusement, ce dernier sera acquitté dans cette affaire. On apprendra quelques années plus tard, que le juge en charge de ce dossier avait été payé gracieusement par les mafieux de la Outfit et sera condamné à des dizaines d’années derrière les barreaux. Après cette affaire, Rocco LaMantia sera positionné dans l’équipe d’un célèbre Capitaine de la Outfit, connu pour son gout prononcé pour la violence, Angelo « The Hook » LaPietra. Propriétaire d’une entreprise de location de camions dénommée, la Dialex Trucking Company, Rocco LaMantia avait selon le FBI, fortement impliqué dans le vol et la corruption. En 2007, Rocco LaMantia sera inculpé dans le vol d’une bijouterie, rapportant près de cent soixante quinze mille dollars aux mafieux concernés. Le problème dans cette histoire est que lors du cambriolage, plusieurs témoins avaient assisté à la scène et identifièrent formellement Rocco LaMantia. Lors de son procès, son avocat, un spécialiste de la défense des membres du crime organisé, prétexta que son client était bien présent, mais seulement pour déplacer de la marchandise et qu’il avait été une victime dans cette histoire, car agressé par les vrais voleurs, qui ne seront jamais retrouvés. Mais son pédigrée criminel ne plaida pas en sa faveur et Rocco LaMantia sera condamné à six années de prison, qu’il purgera dans une prison d’État proche de Chicago. A sa sortie de prison, Rocco LaMantia rejoignit l’équipe de Frank « Tootsie » Caruso. Les Caruso, un nom déjà bien connu des autorités fédérales, présent dans le secteur de Chinatow depuis près de cinquante ans, d’ailleurs la sœur de Rocco LaMantia, Sarah est marié avec l’un des membres de la famille Caruso.

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L'IDENTITÉ D'UN INFORMATEUR DE LA FAMILLE LUCCHESE RÉVÉLÉ

14 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael Spinelli
Michael Spinelli

En Mai dernier, la famille Lucchese était frappée par une opération du FBI visant principalement sa hiérarchie. Outre les Capitaines Dominic Truscello, John « Big John » Castelucci ou encore Tindaro « Tino » Corso, Steven Crea Sr, qui avait pendant un temps, été soupçonné par le FBI d’être le nouveau Parrain de la famille, mais qui occuperait le statut d’Underboss, fut arrêté en même temps que Joseph DiNapoli ou encore Matthew Madonna. Les charges retenues contre les membres de la famille Lucchese sont larges et variées : meurtre, tentative de meurtre, racket ou encore trafic de drogue, des inculpations qui pourraient amener les membres inculpés à terminer leur vie derrière les barreaux. Tout est parti de l’assassinat de Michael Meldish, un ancien membre du Purple Gang, proche des familles de New-York, assassiné en Novembre 2013. Quelques mois avant ces arrestations, le Soldat Christopher Londonio est l’un de ses Associés avaient été arrêtés et inculpés de ce meurtre, mais le FBI savait pertinemment que le Soldat de la famille Lucchese avait eu l’autorisation préalable de la famille Lucchese pour commettre ce meurtre. Les arrestations des « têtes pensantes » de cette organisation criminelle venaient sans nul doute d’un ou plusieurs collaborateurs au sein de la famille. La semaine il s’est avéré, que l’un d’entre eux n’était autre que Robert Spinelli, un Associé, qui avec son frère, a déjà un passé tumultueux dans l'histoire de la Cosa Nostra, petit retour en arrière. Nous sommes au début des années 1990, la  famille est dirigée par Vittorio « Vic » Amuso et son Underboss, Anthony « Gaspipe » Casso. Les deux hommes se complétaient à merveille. Paranoïaques, violents, les deux mafieux avaient lancé une multitude de contrats, contre des membres de leur propre famille qui osaient critiquer leur façon de gouverner ou qui selon eux, avaient l’intention de collaborer avec les autorités fédérales. En Mai 1991, alors qu’il était en train de réparer une voiture dans une station service, un Capitaine de la famille Lucchese, Peter « Fat Pete » Chiodo fut criblé de plusieurs balles dans le corps, par une équipe de mafieux envoyée par Anthony Casso. Miraculeusement, Peter Chiodo eut la vie sauve, grâce notamment, à sa forte corpulence qui avait empêcher certaines balles d’atteindre des organes vitaux. Pour le Capitaine de la famille Lucchese, il ne restait plus qu’une seule solution pour sauver sa vie, collaborer avec la justice Américaine. En apprenant la nouvelle, Anthony Casso devint incontrôlable et alors que la Cosa Nostra interdit aux mafieux de s’en prendre à la famille d’un membre de l’organisation, Vittorio Amuso et Anthony Casso transgressèrent

Robert Spinelli
Robert Spinelli

cette règle pour faire changer d’avis Peter Chiodo. La cible fut rapidement choisie, la sœur de Peter Chiodo, Patricia Capozzalo, qui n’avait aucun lien avec la Cosa Nostra. Le contrat fut confié à un Capitaine dénommé, Richard Pagliarulo, qui le sous-traita à son Soldat, Jody Calabrese, qui demanda alors à trois Associés, Dino Basciano et les frères Spinelli, Michael surnommé « Baby Milke » et Robert de s’en occuper. Heureusement pour la sœur de Peter Chiodo, l’arme utilisée par cette équipe de bras cassée était détériorée et Patricia Capozzalo « ne sera touchée qu’au cou et au dos ». Après cette tentative d'assassinat, les mafieux furent rapidement arrêtés par le FBI, mais le profil des frères Spinelli intéressaient fortement les autorités fédérales. Michael l’ainé, espérait qu’avec ce contrat, il deviendrait un membre intronisé de la famille Lucchese. Après sa condamnation à trente années de prison et alors que ce dernier attendait son incarcération dans une prison fédérale, Michael Spinelli verra son voeu exaucé. Alors qu'il était au Métropolitan Center de New-York, ce dernier sera intronisé dans les toilettes de la prison, en compagnie d’Anthony Casso et du Capitaine Anthony « Bowat » Baratta. Pour simuler l’image pieuse généralement utilisée lors d’une intronisation, les deux mafieux utilisèrent du papier toilette. Suite à cette « cérémonie » qui n'a pas été fait dans les règles de l'art, Michael Spinelli ne reçut pas le respect escompté via à  vis autres membres de la Cosa Nostra, certains d'entre eux, ne le considéreront pas comme un membre à part entière de leur organisation criminelle. En ayant participé à cette tentative d’assassinat, Robert Spinelli risquait la même peine de prison, mais selon son avocat, l’Associé de la famille Lucchese avait des circonstances atténuantes. Selon lui, Robert Spinelli qui avait très vite quitté le système scolaire et qui est doté d’un QI évalué à 63, n’avait aucune connaissance des détails dans cette affaire. De plus, son état général était fortement altéré par une consommation active de marijuana et de différentes substances toxiques. Face à autant de facteurs, la juge avait décidé de condamner Robert Spinelli à douze années de prison. A sa sortie, Robert Spinelli, malgré son retard mental, continua sans sourciller ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, bien entendu au vu de ses facultés mentales, ce dernier ne sera jamais proposé à la moindre intronisation. Actuellement, les avocats de la défense ne savent pas réellement la portée des déclarations de Robert Spinelli, mais ces derniers pourront jouer sans nul doute sur le faible conscient intellectuel de l'Associé la famille Lucchese.

 

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 4

13 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Casino Stardust
Casino Stardust

C’était une époque dangereuse, les membres de la Outfit étaient tellement sous tension, que le moindre soupçon d’une éventuelle collaboration ou la moindre inculpation pouvait entrainer une mort certaine. Des années de surveillance et d’écoutes téléphoniques commençaient à produire des mises en accusations aux quatre coins des Etats-Unis. A Las Vegas, outre The Hole In The Wall Gang, Allen Dorfman, un assureur qui faisait office de syndicaliste, qui trempait dans les magouilles de la Outfit dans le racket des casinos fut inculpé et condamné de plusieurs charges fédérales. Quelques jours avant de recevoir son verdict, Allen Dorfman sera exécuté en pleine rue de plusieurs balles dans la tête. A Milwaukee, Kansas City et Chicago, les familles étaient sur les rotules et les différents Parrains encouraient de peines de prison à perpétuité. Les avocats de la défense essayaient de retarder au maximum les procédures lancées par le ministère public, laissant le temps à leur client de faire le ménage en interne. Inculpé lui aussi, Anthony Spilotro savait qu’il était aussi sur la sellette, surtout que Frank Rosenthal venait se faire refuser une licence du Gaming Control Board, lui interdisant de ce fait, tout travail dans un casino à Las Vegas. Le 14 Juillet 1982, la Cadillac de Frank Rosenthal explosa, heureusement pour ce dernier, il avait réussi quelques secondes plus tard à s’extirper du véhicule. Pour les enquêteurs, cette tentative de meurtre portait la signature d’Anthony Spilotro. Bien entendu la Outfit de Chicago n’avait jamais donné son autorisation pour ce meurtre, Anthony Spilotro faisait la loi lui même à Las Vegas et la Outfit était de plus en plus agacé par ce comportement. Inculpé dans trois affaires différentes, ce dernier, qui était défendu par le futur maire de Las Vegas, Oscar Goldman  simula des crises cardiaques, Anthony Spilotro avait bien appris de son ancien mentor, Sam DeStefano qui pendant ses procès, simulait différentes maladies mentales. Pour l’ancien Parrain de la Outfit, Joseph Aiuppa qui venait se faire arrêter à son domicile devant sa femme, les coupables dans cette affaire n’avait qu’un nom, les Spilotro. Après le décès d’Anthony et de Michael Spilotro en Juin 1986, la Outfit de Chicago relâcha considérablement son emprise sur les casinos à Las Vegas, pour se concentrer sur lui business dans Chicago et ses environs. Après des années de procédure, les principaux dirigeants furent condamnés à de lourde peine de prison, et la Outfit devait avant tout se reconstruire, avant de vouloir revenir faire des affaires dans d’autres États. En 1999, l’ancien avocat d’Anthony Spilotro devenu maire de Las Vegas, Oscar Goodman, déclara que : « Depuis quinze années, il n’y a plus aucune présence de la Cosa Nostra ». Malgré des propos qui se veut rassurant, Las Vegas reste toujours un territoire ouvert pour la Cosa Nostra et alors même si les casinos actuels sont désormais gérés par des grosses sociétés, il s’est révélé récemment, que certains mafieux de différentes familles s’étaient installés dans les environs pour faire du business, toujours du business.

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 3

12 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Anthony Spilotro
Anthony Spilotro

Dans la Cosa Nostra, assassiner son meilleur ami ou tuer son propre frère est accepté, si bien sûr la hiérarchie mafieuse en a donné l’autorisation. L'Outfit de Chicago était conscient qu’Anthony Spilotro avait exécuté bon nombre d’individus sans son approbation. Des mauvais payeurs, des personnes lui ayant de manqué de respect, Anthony Spilotro était devenu de plus en plus paranoïaque, mais cela ne dérangeait pas tellement les patrons de la Outfit, l’argent rentrait encore en masse tous les mois, peut être un peu moins qu’avant, mais ces derniers ne pouvaient pas cracher sur des centaines de millions de dollars. Mais certaines règles ne peuvent être transgressées sous peine de mort. L’une d’entre elle, est ne de pas avoir de relation avec l’épouse d’un Associé, voire pire, un membre de l’organisation. Cette règle fondamentale permet aux différents buisiness de pouvoir se dérouler correctement. Depuis quelques temps, Anthony Spilotro avait tendance à fréquenter de plus en plus la femme de Frank Rosenthal, Geri. Cette dernière qui était une ancienne serveuse et stripteaseuse, était mariée avec Frank Rosenthal et avait deux enfants. Depuis quelques temps, le comportement de Geri inquiétait de plus en plus Frank Rosenthal. Devenu accro à certaines drogues et à l'alcool, Geri Rosenthal cachait les moindre de ses mouvements à son mari, mais pour Frank Rosenthal, une romance entre Geri et Anthony Spilotro était devenue une évidence. Face à cette situation, la relation entre ce dernier et le Soldat de la Outfit était de plus en plus compliquée, voire explosive par moment et le business en pâtissait forcément. De son côté, Anthony Spilotro ne voulait surtout pas ébruiter qu’il entretenait une relation avec l’épouse d'un Associé qui ramenait des centaines de millions de dollars par an à cette organisation criminelle. Son bras droit Frank Culotta, qui était souvent convoqué à Chicago pour rendre des comptes sur le buisiness à Las Vegas, tournait autour du pot, il ne voulait surtout pas donner l’occasion à la hiérarchie mafieuse de pouvoir lancer un contrat sur lui et son ami. Cette situation devenait de plus en plus intenable. En 1979, un Associé de la Outfit, dénommé Sherwin « Jerry » Lisner opérant depuis Las Vegas, venait d’être inculpé de vol et racket. Anthony Spilotro qui voyait des « balances » partout, était persuadé que Sherwin Lisner allait collaborer avec le gouvernement fédéral et ordonna à Frank Culotta de

Joseph Aiuppa
Joseph Aiuppa

l’assassiner. L’Associé de la Outfit sera retrouvé dans sa piscine, exécuté de plusieurs balles dans la tête. Quand la hiérarchie mafieuse apprit que Sherwin Lisne fut assassiné, Frank Culotta sera de nouveau convoqué, et comme à son habitude nia en bloc l’appartenance

d’Anthony Spilotro dans ce meurtre. La même année, Anthony Spilotro sera ajouté au célèbre Black Book et sera exclu définitivement des Casinos de Las Vegas. Mais Anthony Spilotro ne voulait pas s’arrêter là et prépara avec ses Associés du Hole In The Wall Gang, un gros coup, le cambriolage du Bertha’s, un magasin haut de gamme de Las Vegas qui devait lui rapporter près de un million de dollars. Mais le soir du braquage, la police entoura très rapidement les lieux et une grande partie de l’équipe du Hole In The Wall Gang fut arrêté, tout le monde sauf Anthony Spilotro et Sal Romano. Frank Culotta était en rage, Anthony Spilotro était introuvable et en plus il était persuadé que si le braquage avait mal tourné, c’était en partie à case de Sal Romano, un Associé d’Anthony Spilotro qui selon lui avait décidé de collaborer avec les autorités. Lors de l’interrogatoire de Frank Culotta, le FBI passa un enregistrement ou on pouvait entendre Anthony Spilotro demandait l’autorisation de lancer un contrat contre ce dernier, en réponse la hiérarchie mafieuse avait répondu : « Vous savez ce que vous devez faire de votre linge sale ». Et là Frank Culotta se rappela qu’en Avril 1982, son voisin s’était fait assassiné en plein jour alors qu’il quittait son domicile. Ce meurtre ne l’avait pas plus préoccupé que ça, sauf qu’une heure lus tard, Anthony Spilotro appelait chez lui. Pour Frank Culotta, il ne restait plus qu’une seule solution pour sauver sa vie, collaborer avec la justice Américaine. Ami depuis de nombreuses années, Frank Culotta en savait beaucoup, trop même, surtout qu'au même moment une partie de la hiérarchie mafieuse fut arrêté pour le racket organisé dans les casinos de Las Vegas, pour Anthony Spiltro, c'était le début de la fin.

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 2

11 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Circus Circus Casino
Circus Circus Casino

Las Vegas, la ville du péché, un lieu qui correspondait très bien à Anthony Spilotro. A son arrivée à l’aéroport, en 1971, Anthony Spilotro fut accueilli par la police qui essaya de l’intimider en lui faisant comprendre poliment que sa place n’était pas ici, mais plus à Chicago. Cette tentative d’intimidation n’eut aucun effet, le Soldat de la Outfit en avait connu d’autre et il savait qu’à Las Vegas, il y avait beaucoup d’argent à se faire. Las Vegas est un territoire dit « ouvert », toutes les familles de la Cosa Nostra peuvent y venir pour faire du buisiness, mais à cette époque, la Outfit et la famille de Kansas City, géraient à eux deux, une grande partie des Casinos. Les autorités fédérales n’avaient sans doute pas conscience que dans les années 1970, des centaines de millions de dollars étaient absorbés par les mafieux de la Cosa Nostra grâce à différents types de racket. Pour la Outfit, Las Vegas était un endroit stratégique, il fallait donc quelqu’un de dur et respecté pour faire tourner l’affaire, Anthony Spilotro était donc l’homme parfait. En utilisant le nom de sa femme, Anthony Spilotro ouvrit rapidement une boutique dans le Circus Circus Casino, un magasin de godes  qui servira en faite de façade par la suite pour ses futurs braquages. Mais même installé à Las Vegas, la police de Chicago n’avait pas dit son dernier mot et inculpa de nouveau Anthony Spilotro et Sam DeStefano en 1972, pour le meurtre de Leo Foreman. Ce dernier était un agent immobilier qui avait prêté de l’argent à Sam DeStefano. Mais lorsque celui-ci s’aperçu que le mafieux de la Outfit ne comptait pas le rembourser, Leo Foreman s’énerva et chose improbable, fit dégager de sa boutique Sam DeStefano qui était venu lui rendre une petite visite. Quelques temps plus tard, Leo Forement sera kidnappé et torturé sauvagement. Son corps, ses genoux, ses mains et ses

Frank Rosenthal
Frank Rosenthal

parties génitales furent brisés avec un marteau. Avec cette affaire, la Outfit était très inquiète. Une condamnation d’Anthony Spilotro pouvait arrêter leur buisiness à Las Vegas pendant un moment, il fallait donc agir, surtout que Sam DeStefano devenait de plus en plus instable. Dans ce milieu, le mot « ami » n’existe pas et quand la hiérarchie mafieuse demanda à Anthony Spilotro de s’« occuper » de son ancien mentor, ce dernier accepte sans broncher. Avec l’aide du propre frère de Sam DeStefano, Mario, Anthony Spilotro se présenta à la maison de Mad Sam. Ce dernier qui était dans son garage reçu plusieurs balles de fusil à pompe, on était le 14 Avril 1973, quelques jours plus tard, Anthoy Spilotro sera acquitté du meurtre de Leo Foreman et pourra retourner à Las Vegas continuer son buisiness, au grand soulagement de la Outfit. Frank Rosenthal était né lui aussi dans le West Side, dans le même quartier qu’Anthony Spilotro. Avant de quitter l'État de l'Illinois, Frank Rosenthal gérait des paris sportifs depuis Cicero. Ses talents dans ce domaine rapportèrent énormément d'argent à la Outfit, qui par la suite demanda à ce dernier de s'installer dans une ville ou le jeux était roi. Installé à Las Vegas, Frank Rosenthal gérait avec l'aide de la Outfit différents casinos dont le fameux Stardust. L’argent coulait à flot, Frank Rosenthal pour éviter les ennuis avec les autorités fédérales, changeait constamment de poste au sein du Casino, mais au final, c’était lui qui dirigeait l’affaire, avec celui qui était devenu son ami,

Holel In The Wall Gang
Hole In The Wall Gang

Anthony Spilotro. Mais la pression exercée sur le Soldat de la Outfit était de plus en plus forte. Le FBI avait constaté que depuis l’arrivé d’Anthony Spilotro à Las Vegas, les homicides avaient considérablement augmenté, bien sûr les corps ne furent jamais retrouvés, enterrés surement dans le désert voisin qui entoure Sin City. En 1976, ce dernier décida

d’ouvrir The Gold Rush, en partenariat avec son frère Michael, de son bras droit Frank Culotta et une bande d’Associés, spécialisés dans les braquages. En ouvrant The Gold Rush à l’extérieur de Las Vegas, Anthony Spilotro voulait diminuer la pression exercée par les autorités. Son équipe surnommé Hole In The Wall Gang, ont braqué de nombreuses bijouteries et de banques en utilisant le même stratagème. Les différentes alarmes étaient généralement désactivés à l’avance et par la suite un trou dans la façade qui était effectué depuis une camionnette, permettait à l’équipe d’Anthony Spilotro de charger argent et autres bijoux en toute sécurité, sans être vu.

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LA VIE D'ANTHONY SPILOTRO DE CHICAGO À LAS VEGAS - PARTIE 1

10 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Anthony Spilotro
Anthony Spilotro

Anthony « The Ant » Spilotro est né le 19 mai 1938, dans le West Side a proximité de Chicago, dans un quartier dénommé The Patch, connu pour sa violence et sa population à forte densité Italienne, un vrai vivier pour la mafia qui contrôlait déjà l'endroit depuis plusieurs années. C’est dans ce quartier gangrené par la Cosa Nostra, ou avait naquit auparavant, Anthony Accardo, Jackie Cerone ou encore Sam Giancana, qu’Anthony Spilotro fit ses premières armes avec le crime organisé, par le biais des mafieux qui opéraient en toute quiétude dans son quartier, mais aussi grâce à son père, Patsy, qui détenait un restaurant dénomme le Patsy’s Restaurant. Outre la nourriture Italienne, ce restaurant était aussi un lieu incontournable pour tous les membres de la Outfit qui discutaient affaires sous le regard d’un Anthony Spilotro, fasciné par ce mode de vie. Très rapidement, ce dernier fut reconnu comme un bagarreur, capable de « déboiter des mâchoires » pour de l’argent. Ce dernier était tellement performant que ses frères payaient des dizaines de dollars dans des combats de rue, qu'Anthony Spilotro remportaient à chaque fois. Anthony et ses frères eten particulier Michael, étaient aussi très actifs dans le vol à l’étalage. A l’âge de seize ans, il fut pour la première fois arrêté par la police de Chicago, inculpé d’avoir tenté de voler une chemise. Condamné à une amende, il fut mis en probation pour quelques mois. Cette arrestation ne freina pas pour autant les activités criminelles d’Anthony Spilotro. Pour ce dernier, se faire arrêter et condamner n’était qu’une étape, qui faisait qu'augmenter son respect et les mafieux de la Outfit le suivaient de plus en plus près. Très rapidement, il côtoya des futures pointures de la Cosa Nostra, comme Joseph « Joey The Clown » Lombardo et se lia d’amitié à Sam « Mad Sam » DeStafano, un sociopathe, un tueur à gages, qui le servira par la suite de mentor dans le monde souterrain de la Cosa Nostra. Comme Sam DeStafano, Anthony Spilotro était assujetti à des crises de violence et son comportement imprévisible inquiétait par moment les membres de la Outfit. Mais Anthony Spilotro était conscient que pour se faire reconnaître et avoir la chance d’être

Sam DeStefano
Sam DeStefano

intronisé dans la Outftit, il fallait faire ses preuves, assassiner une personne pour le compte de cette organisation criminelle. Grâce aux conseils de Sam DeStefano, Anthony Spilotro se « positionna » pour exécuter le contrat Billy McCarthy et Jimmy Miraglia, deux cambrioleurs âgés de vingt quatre ans, qui venaient d’assassiner les frères Scalvo, Ronnie et

Phil, des individus connectés à la Outfit. Ce double meurtre effectué sans aucune autorisation, avait visiblement très énervé la hiérarchie mafieuse. Il fallait, pour la Outfit, passer un message clair et précis, en exécutant ces deux individus, mais avant de les tuer, il fallait les torturer. Anthony Spilotro avec l’aide Frank Culotta, qui deviendra par la suite son bras droit à Las Vegas, arriveront à kidnapper Billy McCarthy. Ce dernier sera sauvagement torturé, à coups de pics à glace dans différents parties du corps, mais Billy McCarthy ne voulait pas pour autant donner le nom de son complice. Après près de trois jours, Anthony Spilotro furieux par ce comportement, décidera de placer la tête de ce dernier dans un étau et lui fit exploser en quelques minutes les orbites. Sous la douleur, ce dernier décidera alors de donner le nom de son ancien ami, Jimmy Miraglia. Quelques jours plus tard, les deux hommes seront retrouvés dans le coffre d’un véhicule. Anthony Spilotro avait fait ses preuves, il pouvait maintenant être intronisé. Peu de temps après avoir été initié dans la Cosa Nostra, Anthony Spilotro fut inculpé avec Sam DeStafano de meurtre grâce notamment à la collaboration à l’un de ses anciens Associés. Malgré des preuves irréfutables, Anthony Spilotro et Sam DeStefano seront curieusement acquittés de toutes les charges retenues contre eux. Une fois les ennuis judiciaires passés, Anthony Spilotro se spécialisa dans le bookmaking et cette nouvelle activité rapportait énormément d’argent à la Outfit. Joseph « Joey Doves » Aiuppa qui servait comme Parrain à cette époque, eu alors l’idée de lancer Anthony Spilotro dans le grand bain, à Las Vegas, pour remplacer Marshall Caifano, qui de con côté allait faire du business en Floride pour le compte de la Outfit. Avant de partir, Joseph Aiuppa lui donna quelques conseils, comme se rapprocher de Frank Rosenthal, un important bookmaker, prêt à prendre le contrôle de certains casinos de Las Vegas.

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L'ASSASSINAT DES FRÈRES SPILOTRO

9 Août 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

Michael et Anthony Spilotro
Michael et Anthony Spilotro

Le 14 Juin 1986, Michael Spilotro était-il au mauvais endroit au mauvais moment ? frère d’un ancien Soldat de la Outfit, Anthony « The Ant » Spilotro, Michael Spilotro aurait pu choisir une autre voix, une autre vie, que celle de la Cosa Nostra, mais la tentation de l’argent facile et du pouvoir était trop forte. Alors même si Michael Spilotro n’était pas un membre intronisé, l’influence qu’avait son frère dans les affaires de la Outfit, en faisait un mafieux incontournable. Dans les soirées, Michael Spilotro aimait se faire photographier avec les cadres de la Outfit, le respect n’était pas forcément mutuelle, mais ce dernier ramenait de l’argent, énormément d’argent. Mais ce jour là, Michael Spilotro était soucieux, il savait que la réunion qui était prévue pouvait être à double sens. Soit il en sortait comme un membre intronisé de la Outfit, soit il en sortait entre quatre planches. Depuis quelques mois, la hiérarchie de cette organisation criminelle était très énervée des agissements d’Anthony Spilotro dans leur business à Las Vegas. De plus, différents membres de son équipe, comme Frank Culotta, son bras droit, avaient décider de collaborer, menant par la suite aux inculpations de Joseph « Joey Doves » Aiuppa, Parrain de la Outfit à cette époque et de son Underboss John « Jackie The Lackey » Cerone, son Underboss. La goutte d'eau qui fit débordée le vase, fut sans nul doute quand Joseph Aiuppa se fit arrêter par des agents fédéraux à son domicile devant sa femme, cet événement fut marqué comme une humiliation pour ce dernier, les frères Spilotro devaient payer. Avant d'être incarcéré, Joseph Aiuppa laissa ses directives : « Je ne me soucie pas de la façon dont vous allez le tuer, je le veux tout simplement ». Le contrat était lancé. Les frères Spilotro géraient leurs affaires depuis Las Vegas et n'allaient qu'à Chicago qu'en dernier recours, pour donner le pourcentage des bénéfices récoltés et rendre de temps en temps hommage aux dirigeants de la famille. Toute réunion en dehors de l'État du Nevada pouvait donc être suspect pour les deux mafieux. Des tueurs de la Outfit avaient donc été envoyés à Las Vegas, comme Nick Calabrese, avec pour de préparer un attentat à la bombe, qui fut par la suite abandonné. Trop suspicieux, les membres de la Outfit devaient convaincre les deux frères de se rendre à une réunion pour une promotion, non pas à Las Vegas, mais à Chicago. En plus de l’intronisation de Michael, la hiérarchie mafieuse prévoyait une promotion pour Anthony Spilotro, de Soldat, il serait devenu un Capitaine. Ce 14 Juin, Michael Spilotro avait déclaré à sa femme : « Si je ne reviens pas avant 19 heures, ce n’est pas bon ». Avant de quitter leur domicile pour rejoindre l'aéroport les menant à Bensenville, une petite ville située non loin de Chicago, Anthony et Michel Spilotro avaient laissé derrière eux leurs bijoux et leur portefeuille. Superstitieux ? surement, les deux mafieux connaissaient très bien ce genre de réunion, et généralement, l'individu convoqué n'en sort jamais vivant. Mais les deux frères n’avaient jamais pour autant envisagé de collaborer et acceptèrent de se rendre à cette réunion. En arrivant sur les lieux, Michael et Anthony Spilotro furent accueillis par de nombreux mafieux influents de la Outfit comme James Marcello, James La Pietra, Sam Carlisi, John DiFronzo ou encore, John Fecarotta, laissant présager pour les deux frères les éventuelles promotions promises. Mais en arrivant au sous-sol, Michael serra la main à l'un des Associés et remarqua très vite que ce dernier portait de gants en caoutchouc, Anthony Spilotro comprit très vite le message et demande à ses bourreaux une dernière prière, qu'il n'obtiendra jamais. La Outfit devait laisser un message, à la hauteur de sa cruauté. Les deux frères furent battus à mort à coups de poing et coups de pied. Quelques jours plus tard, les corps des deux frères furent retrouvés enterrés dans un champ de maïs, à la périphérie d’Endos, dans l’État de l’Indiana. Les médecins légistes déclarèrent que les poumons Michael Spilotro et Anthony étaient tellement remplis de sang, qu'ils s'étaient sans doute etouffer, une agonie qui aura duré plusieurs heures. Suite à cet assassinat, John Fecarotta, qui était en charge par la suite de se « débarrasser » des corps, sera assassiné et ça s’arrêta là.

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