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MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

28 Août 2021, 07:18am

Publié par Xav

Vincent Artuso, un Capitaine de la famille Gambino implanté dans l’État de la Floride, vient de décéder de causes naturelles, il avait soixante seize ans. Dès son adolescence, Vincent Artuso travaille dans la boulangerie familiale, un travail acharné qui permit, selon ses proches, à pouvoir payer les études de ses trois jeunes frères. Mais dans le Bronx, Vincent Artuso était connu aussi sous le pseudonyme de “Vinnie A”, gravitant autour du club social d’un Capitaine réputé de la famille Gambino, Frank “Frankie Loc” Locascio. Au début des années 1980, Vincent Artuso purgera une peine d’un an de prison pour histoire de trafic de drogue. A sa sortie et avant le décès de Paul Castellano, le gouvernement fédéral estime que Vincent Artuso aurait été intronisé dans la famille Gambino, placé sous la coupe de Frank Locascio, proche du clan Gotti, qui préparait l’un des assassinats les plus retentissant de la Cosa Nostra. Le 16 Décembre 1985, devant le restaurant populaire de Manhattan, le Sparks Steak House, une réunion d’affaire à lieu entre Paul Castellano et le clan Gotti, le but, essaye de résoudre un conflit qui risquait de dégénérer en guerre interne à l’intérieur de la famille Gambino. En pleine période de préparation de Noël, une équipe de tueurs, vêtus de blanc, de trench-coats et de chapkas noires se positionnèrent devant le restaurant. Cette équipe était composée de : Vincent Artuso, Salvatore Scala, Edward Lino et John Carneglia. À quelques pas de là se trouvait une équipe de secours composée prétendument de Dominick Pizzonia, Angelo Ruggiero et Anthony Rampino. Quand Paul Castellano sortit de son véhicule, Vincent Artuso et John Carneglia se rapprochèrent, mais seul John Carneglia tira à plusieurs reprises sur l’ancien Parrain de la famille Gambino, l’arme de Vincent Artuso s’étant enrayée.

Anthony Scotto, ancien Capitaine de la famille Gambino, vient de décéder à l’âge de quatre vingt sept ans. Originaire de Brooklyn, Anthony Scotto travailla dès son adolescence sur les docks de New-York, Anthony Scotto avait la particularité de s’être marié avec la fille d’Anthony Anastasio, neveu d’Albert Anastasio, célèbre Parrain de la famille Mangano, l’ancien nom de la famille Gambino. Intronisé dans la Cosa Nostra, il prend, à la mort d’Anthony Anastasio en 1963, le contrôle du Local 1814 de L’ILA (International Longshoreman's Association), qui à cette époque, était un important collecteur de fonds pour le parti démocrate. Très vite mis en lumière en raison de ses nombreuses relations avec certains politiciens locaux, Anthony Scotto devint très rapidement l’un des membres les plus influents de la famille Gambino. Mais à la fin des années 1970, tout s’écroule, Anthony Scotto est inculpé de plusieurs charges fédérales dont de corruption, de racket et condamné, en 1980, à cinq années de prison. Anthony Scotto a eu de la chance, la peine aurait pu être beaucoup plus lourde. Les procureurs avaient en effet demandé une peine de plus de vingt ans derrière les barreaux, mais le juge en décida autrement après avoir été “impressionné” de toutes les lettres de soutien, de nombreux politiques, qui pour la plupart, se portaient “garant” de son comportement avant sa condamnation. Pendant son incarcération, son équipe est gérée par l’un de ses anciens Soldats, Anthony “Sonny” Cicconne. Libéré de prison au milieu des années 1980, Anthony Scotto se fit plus discret. Le nouveau Parrain en exercice, John Gotti, décida de maintenir Anthony Ciccone comme Capitaine de l’ancien équipe de Scotto et de reléguer un peu ce dernier en arrière plan, ce qui ne dérangeait nullement Anthony Scotto, qui se concentra plus sur sa famille et dans des affaires plus légitimes. En 1993, il ouvrit le Fresco By Scotto, un restaurant en plein Manhattan, géré actuellement par fille, Rosanna Scotto.

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LES CLUBS SOCIAUX DANS LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

21 Août 2021, 09:08am

Publié par Xav

Par définition, un club social est un lieu ou des personnes se rencontrent généralement autour d'un intêret, d'un métier ou d'une activité commune. Dans la Cosa Nostra, les mafieux se rencontrent aussi dans un club social mais pour parler de sujets plus spécifiques, l'extorsion, le racket voire le meurtre. Il faut dire qu'à New-York, les clubs sociaux sont une tradition pour les membres de la Cosa Nostra. A l’intérieur, les mafieux y vont pour boire un verre, jouer aux cartes, raconter leur vie, assister à des réunions entre membres de différentes familles, mais surtout, parler business. Sur la porte, est généralement marquée la fameuse phrase “Members Only”, déconseillant fortement les individus non affiliés à la Cosa Nostra d’y entrer pour boire un verre et même si ces derniers voulaient s’y aventurer, le prix des boissons étant tellement prohibitif, qu’ils repartent généralement aussitôt. C’est un peu une coutume pour les familles de la Cosa Nostra de se réunir dans ce genre d’endroit. Mais avec le renforcement de la surveillance opéré par les agences gouvernementales sur les familles mafieuses, celles-ci sont devenues plus rares, plus discrètes et certains des clubs sociaux, emblématiques, ont définitivement fermé leur porte. Petit tour d’horizon sur certains de ces clubs, qui ont fait et qui continuent à faire l’histoire de la Cosa Nostra aux États-Unis :

Le Palma Boys : Ce fameux club social était situé au 416 East 115th Street à East Harlem un quartier de Manhattan. Connu des autorités pour avoir été le repère de l’ancien Acting Boss de la famille Genovese, Anthony “Fat Tony” Salerno. A l'intérieur, ce dernier y gérait, depuis ce club social, une partie de ses business dans les quartiers de Harlem et du Bronx. Inculpé, en 1985, dans le procès dit de la “Commission”, Anthony Salerno sera condamné à près de cent ans de prison, il y décédera en 1992. Par la suite, le Palma Boys a fermé ses portes. Il avait été remplacé par une boutique avant de devenir, par la suite, une résidence privée.

Triangle Social Club : Ce club détenu par l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent “The Chin” Gigante, se situait à Sullivan Street, dans un immeuble de six étages dans le Greenwich Village de New York et proche de l’appartement détenu par sa propre mère. A l’intérieur, l’endroit était minuscule, avec à peine une machine à expresso, mais elle servait aussi de “centre commande” pour Vincent Gigante, qui pouvait y donner ses ordres en toute discrétion. Passant la plupart du temps en robe de chambre pour plaider la folie et ainsi essayer de détourner la surveillance des fédéraux, Vincent Gigante avait en réalité toute sa tête. D’après Peter Savano, un ancien Associé de la famille Genovese, devenu un informateur du gouvernement, Vincent Gigante ne parlait que très rarement des activités criminelles de la famille dans la pièce principale de son club social. Un jour, il raconta qu'il fut convoqué au Triangle Social Club pour y parler d’un futur contrat. De nature paranoïaque, Vincent Gigante avait convié Peter Savano dans les toilettes du club, avait ouvert les robinets et lui avait chuchoté les directives à voix basse à son oreille. Vincent Gigante décèdera finalement en prison en 2005 et à ce jour, ce fameux club social est devenu une épicerie populaire.

The Motion Lounge : Ce club social était le repère de l’équipe de l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Dominic “Sonny Black” Napolitano. Connu du grand public pour avoir été l’un des protégés d’un agent infiltré du FBI, Joseph D. Pistone, qui en utilisant le pseudonyme de Donnie Brasco, infiltra en profondeur la famille Bonanno au début des années 1980. Situé au 420 Graham Avenue à Williamsburg à Brooklyn, The Motion Lounge a depuis longtemps fermé ses portes et cet endroit qui était à la base un quartier ouvrier, industriel, est devenu un quartier très prisé. Le club social est devenu un cabinet d’architectes.

Robert’s Lounge : Ancien repaire du célèbre Associé de la famille Lucchese, James “Jimmy The Gent” Burke, ce club social était à la base un endroit où les ouvriers du quartier y venaient pour se détendre en buvant un verre. Au fil des années le Robert’s Lounge est devenu sous contrôle de la famille Lucchese et est même devenu un “cimetière” personnel pour James Burke qui y enterrait les corps des personnes exécutées par lui et son équipe. Le Robert’s Lounge se situait au ​​114-45 Lefferts Boulevard à Ozone Park dans le Queens, proche de l’aéroport JFK, où s'est déroulé le fameux braquage dit de la “La Lufthansa”, orchestré par James Burke et son équipe. Ce braquage qui fit grand bruit à l'époque, rapporta des millions de dollars à la famille Lucchese. Le Robert’s Lounge à désormais fermé ses portes et est devenu un restaurant Caribéen.

Toyland Social Club : Ce club social était détenu par Nicholas “Nicky Glasses” Marangello ancien Underboss de la famille Bonanno au milieu des années 1970. Ce dernier avait un casier judiciaire depuis l’adolescence, purgeant à ses dix neuf ans, une peine de dix années de prison pour vol dans le pénitencier de Sing-Sing. Par la suite, il deviendra très influent dans les jeux d’argent. Situé au 94 Hester Street, à Manhattan, la “frontière” entre le Little Italy et Chinatown, le Toyland Social Club a très vite été pris d'assaut par le FBI, qui a enregistré et photographié une bonne partie des membres de la famille Bonanno. Fermé depuis de nombreuses années, ce club social est devenu désormais un salon de massage asiatique.

The Ravenite Social Club : Situé au 247 Mulberry Street à Manhattan, ce club social fut l’un des repères préférés de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Quelques jours après l’assassinat de Paul Castellano, près de deux cent membres et Associés de la famille Gambino se sont présentés au Ravenite pour présenter leur respect au nouveau Parrain. Par la suite, le FBI se rendit très vite compte que John Gotti utilisait un appartement au deuxième étage, juste au dessus du club, pour y organisait des réunions privées. Un micro sera installé et les enregistrements effectués seront par la suite dévastateur pour John Gotti qui sera condamné à la prison à perpétuité. Aujourd’hui, le Ravenite Social Club n’existe plus et a été remplacé par un magasin de chaussures. 

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DEMANDE DE LIBÉRATION REFUSÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

12 Août 2021, 16:34pm

Publié par Xav

Thomas “Huck” Carbonaro
Thomas “Huck” Carbonaro

Une juge fédérale vient de balayer d’un revers de la main la demande de libération d’un ancien protégé de Salvatore Gravano, le Soldat Thomas “Huck” Carbonaro. Il faut dire que la magistrate est reconnue pour n'avoir que très peu de compassion avec les mafieux de la Cosa Nostra et même si ces derniers présentent un “pléthore” de problèmes médicaux. Par exemple, cette même juge avait refusé l’année dernière, quelques mois avant son décès, une demande de libération exceptionnelle pour l’ancien Parrain de la famille Gambino, Peter Gotti, qui implorait la justice de laisser terminer sa peine au domicile de sa fille à Howard Beach. Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti décédera en Février 2021 à l’âge de quatre vingt et un an. Dans le cas de Thomas Carbonaro, celui-ci est légèrement différent. Ce dernier n’était qu’un simple Soldat dans la famille Gambino mais avec une réputation certaine de tueur à gage. Homme à tout faire dans l’équipe de Salvatore Gravano, Thomas Carbonaro avait essayé de remercier, à sa manière, son ancien Capitaine, en tentant de l’assassiner quand celui-ci était parti dans le programme de protection des témoins avec sa famille, caché dans une petite ville d’Arizona. Aujourd’hui âgé de soixante treize ans, Thomas Carbonaro est toujours incarcéré et purge sa peine de prison dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, avec une date de libération possible en 2063.

Cette demande de libération avait été préparée par l’avocat de Thomas Carbonaro, jouant sur le fait que son client avait reçu une peine "disproportionnellement élevée", mais aussi que le Soldat de la famille Gambino souffrait d’une multitude de problèmes ne permettant par une incarcération convenable. La juge fédérale est revenue assez longuement sur ce dernier point, précisant un à un les divers problèmes de santé de Thomas Carbonaro, tout en précisant que selon le bureau du BOP (Fédéral Bureau Of Prisons), ce dernier “fonctionnait en grande partie de manière indépendante” et qu’il “recevait un traitement médical adéquat à sa pathologie”. La magistrate est allée beaucoup plus loin dans son argumentation, en précisant que même si l’avis du BOP avait été favorable à Thomas Carbonaro, elle aurait tout de même refusé cette demande de libération, justifiant sa décision sur “l’historique” et le “passif criminel” du Soldat de la famille Gambino : “Seule la peine maximale autorisée par la loi est adaptée dans ce cas. Thomas Carbonaro a montré toute sa vie sa volonté de tuer des personnes et il sera difficilement ré-adaptable dans la société”. 

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QUE DEVIENT LA FAMILLE DECAVALCANTE ? - PARTIE 2

6 Août 2021, 16:45pm

Publié par Xav

  Voici un aperçu de la plupart de ses membres, dont certains pourraient être rentrés dans la hiérarchie familiale depuis leur sortie de prison :

Charles “Big Ear” Majuri : Venant d’une longue lignée de mafieux du New-Jersey, son père Frank Majuri occupa pendant de nombreuses années le poste de Consigliere de la famille DeCavalcante, Charles Majuri a un casier judiciaire commençant depuis les années 1960. Charles Majuri gravit un à un les échelons de la famille mafieuse, jusqu'à en devenir un élément important, fiable et rapportant beaucoup d'argent. A la fin des années 1990, suite à l'incarcération de Giovanni Riggi, ce dernier forma un panel de trois capitaines composé de Vincent Palermo et de Girolamo Palermo et de Charles Majuri, ce qui ne lui convenait pas totalement. En effet, ce dernier se sentait un peu trahi et « criait sur tous les toits » qu’il ne recevait pas une part convenable des bénéfices par rapport aux deux autres Capitaines. Face à cette situation,Vincent Palermo prit l’initiative de lancer un contrat contre Charles Majuri et envoya trois Soldats, dont Anthony Capo, devant son domicile. Mais finalement après plusieurs jours d’attente, à guetter les moindres mouvements du vieux mafieux, le contrat fut annulé. Libéré de prison en 2009, Charle Majuri est considéré, depuis le décès de Francesco Guaracci, comme l'actuel Parrain de la famille DeCavalcante.

Frank "Goombah Frank” Nigro : Son nom est apparu lors des arrestations en 2015, mais avant cela, celui qui a été identifié par le Capitaine Charles Stango, comme l’actuel Consigliere de la famille DeCavalcante, était resté inconnu des agences gouvernementales. Toujours selon Charles Stango, celui-ci aurait fait “ses os”, assassiner quelqu’un, il y a plusieurs “lunes” avec Frank Nigro. Inculpé en même temps que Charles Stango de divers délits fédéraux, Frank Nigro verra par la suite les charges abandonnées.

 

Charles “Beeps” Stango : Connu des autorités fédérales pour des condamnations antérieures, dont un homicide en 1981, Charles Stango aurait été enregistré en train de planifier le meurtre d’un membre initié de la famille DeCavalcate, Luigi Oliveri, qui aurait manqué de respect à l’ancien Acting Boss de la famille DeCavalcante, Francesco Guaracci. Pour Charles Stango, l’individu en question devenait « hors de contrôle » et il devait soit « mourir » ou terminer « sa vie dans un fauteuil roulant », et en lui jetant par la même occasion de « l’acide sur le visage ». Il sera condamné à dix années de prison en 2017, une peine qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Jesup dans l'État de la Géorgie

Philip “The King Of Wall Street” Abramo : Né à New-York, Philip Abramo est un criminel à col blanc d’où son surnom de « King Of Wall Street ». Intronisé dans la famille DeCavalcante, Philip Abramo est un membre très actif dans le prêt usuraire et la fraude immobilière. Grâce à ses relations avec les autres familles de New-York et en particulier la famille Gambino, il se rapprocha de John Gotti, qui n'hésita pas à se servir de Philip Abramo comme un membre de liaison entre les deux familles. D’après les procureurs fédéraux, pour prouver son amitié avec l'ancien Parrain emblématique de la Cosa Nostra, ce dernier aurait aussi participé au meurtre de Fred Weiss en 1989, mais aussi de l’Acting Boss de la famille DeCavalcante, John D’Amato en 1991. Opérant principalement depuis son domicile dans le quartier chic de Saddle River , Philip Abramo a fait gagner des millions de dollars à la famille DeCavalcante grâce aux fraudes boursières. En 1996 et en raison de cette fraude, celui qui venait d'être promu Capitaine sera condamné à quelques mois de prison dans un pénitencier fédéral, avant d’être libéré en 1998. En 1999, nouvelle opération contre la famille DeCavalcante et Phillip Abramo sera inculpé et condamné par la suite en 2003 à la prison à perpétuité pour racket et meurtre. Incarcéré actuellement au Métropolitan Center à New-York, son jugement fut renversé par une cour fédérale en 2008. Philip Abramo sortira de prison en Janvier 2018.
 

Giuseppe Schifilliti : Intronisé dans la famille DeCavalcante dans les années 1970, par le Parrain historique, Simone “Sam The Plumber” DeCavalcante, qui en fit très rapidement un Capitaine pour gérer les activités criminelles de la famille depuis la ville d'Elizabeth. Pino, comme il est surnommé par les membres de la famille, est une personnalité de haut rang chez les DeCavalcante, impliqué dans le racket et anciennement propriétaire d’un restaurant au bord de mer : By The Sea Too. Inculpé au début des années 2000 de plusieurs crimes fédéraux dont le meurtre de l’ancein Underboss de la famille DeCavalcante, Louis “Fat Lou” LaRosso et l’ancien Acting Boss Joseph D’Amato, Giuseppe Schifilliti sera condamné en 2003 à la prison à perpétuité avant qu’une cour fédérale ne rejette ce verdict cinq années plus tard.

Jerry Balzano : Le Soldat de la famille DeCavalcante a déjà un lourd passif dans le crime organisé. Intronisé pendant la gouvernance de Francesco Guarraci, Jerry Balzano a la particularité d’avoir géré plusieurs rackets dans différents États Américains, du New-Jersey, à New-York, en passant par la Floride. En 2011, il fut accusé d’avoir orchestré plusieurs rackets sur différentes entreprises dans l'État de la Floride. A New-York, il est très actif dans le trafic de cigarettes. Condamné à deux années de prison et quinze mille dollars d’amende, Jerry Balzano était en liberté conditionnelle, quand il fut filmé, en 2017 en train d’agresser un automobiliste sur une route du New-Jersey. Ce jour-là, de rage, Jerry Balzano, stoppa sa voiture en pleine voie rapide, sortit de son véhicule, et commença à agresser verbalement un automobiliste, qui à ses yeux, ne cessait de le provoquer depuis quelques minutes : « Vous voulez jouer c’est ça ? Je vais te couper les couilles moi. Tu veux me dépasser comme un dur ? ». Suite à cette altercation, Jerry Balzano sera condamné à près deux ans de prison avant de sortir en Février 2018.

Louis “Louis Eggs” Consalvo : Intronisé dans la famille DeCalvancante en Noël 1991, Louis Consalvo fut condamné en 2002, après avoir plaidé coupable, de bookmaking et d’avoir été l’un des tireurs dans l’assassinat de Louis LaRosso. Condamné entre vingt et vingt-cinq années de prison, Louis Consalvo sera finalement libéré d’un pénitencier fédéral en 2012 et sera nommé deux années plus tard au rang de Capitaine, reprenant ainsi l’équipage de Philip Abramo, à cette époque incarcéré. Comme Philip Abramo, Louis Consalvo est très apprécié des membres des familles New-Yorkaise et aurait détenu un club social pendant des années, avec son ami, le Soldat Gregory Rago en plein Manhattan à New-York.

Joseph “Tin Ear” Sclafani : Il est considéré comme un gangster de la vieille école chez les DeCavalcante, intronisé dans cette famille depuis le début des années 1980. Considéré comme un tueur à gages, impliqué dans plusieurs assassinats, Joseph Sclafani évitera les lourdes condamnations avant de se faire incarcérer à la fin des années 1990 à près de huit années prison suite au témoignage d’un ancien Associé, l’un de ses protégés, Ralph Guarino. Quelques mois avant son arrestation, il sera enregistré par ce même Ralph Guarino, en train de parler de la série télévisée très populaire à cette époque : The Sopranos. Joseph Sclafani parla en premier : "C'est quoi de cette putain de série, Les Sopranos. C'est supposé être nous ?". "Tu sais que tu es dans la série, ils ont mentionné ton nom" plaisanta Anthony Rotondo. Joseph Sclafani hésitait à le croire. "Ah ouais ?". Les mafieux se mirent à rire et Anthony Rotondo continua : "Ils disent, fais attention à ce mec (en rigolant). Chaque fois que tu regardes un épisode, tu reconnais quelqu'un, un soir c'était Corky (Gaetano "Corky" Vastola) par exemple".  

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