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UN ANCIEN SOLDAT DE LA OUTFIT DEVENU COLLABORATEUR DE LA JUSTICE DE RETOUR A CHICAGO ?

31 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

UN ANCIEN SOLDAT DE LA OUTFIT DEVENU COLLABORATEUR DE LA JUSTICE DE RETOUR A CHICAGO ?

En 2005, le procès dit des « Secrets de famille » a complètement bouleversé la hiérarchie d’une des organisations criminelles les plus connues aux États-Unis, la Outfit de Chicago. Plusieurs membres de haut rang furent inculpés et condamnés à des peines de prison à perpétuité, mettant à la vue de tout le monde les péripéties d’une des familles de la Cosa Nostra les plus violentes, qui règne sans partage depuis des dizaines d’années dans l’État de l’Illinois grâce au racket, à l’intimidation et au meurtre. Pendant ce procès historique, l’un des mafieux inculpés, Frank Calabrese Sr (voir photo), a eu la particularité d’avoir deux membres de sa famille venir témoigner contre lui. Ce dernier était un ancien Capitaine de la Outfit, qui pendant ses heures perdues, a exécuté une multitude de contrats pour cette famille de la Cosa Nostra. Personnage très instable et doté d’une violence sans précédente, Frank Calabrese Sr emmènera dans son parcours criminelle son fils Frank Jr, et son frère Nicholas Calabrese, qui deviendront tous les deux des membres initiés de la Outfit. Grâce aux témoignages de son fils et de son frère, ce dernier sera condamné à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, ou il décèdera en 2012. au centre médical pour les prisonniers fédéraux à Butner en Caroline du Nord. Pour Frank Jr et Nicholas, une deuxième chance leur a été accordée, en raison de leur collaboration. Le premier, a complètement changé de vie et apparait de temps en temps dans des médias Américains pour parler de son passé criminel et de la relation difficile qu’il entretenait avec son père. Le second, a du purger une peine de douze années de prison pour tous ces crimes, un verdict assez clément en raison des nombreux meurtres dont ce dernier a pu effectuer pour le compte de la Outfit. Libéré de prison en 2013, Nicholas Calabrese rentra dès sa sortie dans le programme de protection des témoins et d’après les agents fédéraux auraient multiplié depuis quelques mois des allers-retours dans son ancienne ville, Chicago. On ne sait pas vraiment pourquoi cet ancien Soldat de la Outfit puisse prendre le risque de retourner dans une ville ou les membres de la Mafia veulent sa mort, mais Nicholas Calabrese qui est aujourd’hui âgé de soixante douze ans connait parfaitement les risques, la Outfit il l’a connait par cœur, dans tous ses recoins, il a travaillé pour elle pendant des dizaines d’années. Nicholas Calabrese aura participé pendant toute sa carrière criminelle à différents assassinats, dont la plupart seront restés célèbre dans l’histoire de la Mafia Italo-Américaine, comme le meurtre des frères Spilotro qui le mènera à sa perte. Anthony Spilotro est connu du grand public pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le film de Matin Scorsese, Casino. Soldat de la Outfit, il travaillait très activement dans « l’écrémage » des casinos à Las Vegas, mais au milieu des années 1980 l’arrestation du Parrain en exercice Joseph « Joey Doves » Aiuppa, signera son arrêt de mort. Ce dernier s’était ouvertement senti humilié quand les agents fédéraux étaient venus l’arrêter chez lui devant sa femme, pour des crimes dont Anthony Spilotro avait selon lui toute la responsabilité. Avant sa condamnation à plus de vingt cinq ans de prison en 1986, Joey Aiuppa scella définitivement le sort frères Spilotro en lançant un contrat contre ces derniers et Nicholas Calabrese faisait parti comme à son habitude de l’équipe de tueurs. Battus et étranglés à mort dans le sous-sol d’une maison appartenant à un membre initié de la Outfit, les frères Spilotros devaient être enterrés par la suite dans un champ de maïs se situant dans l’État de l'Indiana, voisin de l'Illinois, une tache qui avait été confié à un autre Soldat, John « Big Stoop » Fecarotta, mais ce dernier « bâclera » le travail. En effet, les corps avaient été retrouvés quelques jours plus tard, ce qui mirent en fureur la plupart des membres influents de la Outfit dont le Boss Joseph Aiuppa, qui ordonnera sa mort, un contrat qui sera de nouveau confié aux frères Calabrese. John Fecarotta était un tueur à gages et pour qu’il ne se doute de rien, Nicholas Calabrese et Frank Calabrese Sr avaient certifié à John Fecarotta, qu’ils allaient mettre une bombe à un individu qui devait de l'argent à la Outfit. Le problème est que dans la voiture les amenant sur les lieux, Nicholas Calabrese sorti une arme au lieu de la bombe en question. John Fecarotta comprit tout de suite ce qu’il allait lui arriver et commença à se battre avec Nicholas Calabrese. Dans l’affrontement, ce dernier se tira accidentellement dans l’épaule, avant de sortir du véhicule à visage découvert pour abattre de plusieurs balles dans le dos et dans la tête le Soldat de la Outfit. Pendant cette assassinat, Nicholas Calabrese laisse par inadvertance un gant en cuir remplit de sang. Ce meurtre fut totalement bâclé, mais il fallut près de vingt ans aux enquêteurs pour résoudre cette affaire, grâce aux enregistrements de Frank Calabrese Jr, qui incarcéré avec son père au début des années 2000 dans un pénitencier fédéral, lui avait raconté dans les moindres détails cet assassinat.

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DES FRERES JUMEAUX, ASSOCIES DE LA FAMILLE COLOMBO, ESSAYENT DE TROMPER LA JUSTICE AMÉRICAINE

28 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

DES FRERES JUMEAUX, ASSOCIES DE LA FAMILLE COLOMBO, ESSAYENT DE TROMPER LA JUSTICE AMÉRICAINE

John, Joseph et Anthony Cerbone sont trois frères qui ont deux particularités. La première est leur apparence, les trois frères ont en effet, un air de ressemblance très prononcé, surtout entre John et Joseph qui sont de vrais jumeaux. La deuxième particularité, est leur dévouement très prononcé pour la famille Colombo, d’ailleurs pour les procureurs fédéraux, les trois individus ont tous été identifiés comme des Associés d’une équipe très active dans le trafic de drogue dirigée par le Capitaine Joseph Amato, une autre particularité de la famille Cerbone. Au milieu du mois de Mai, la DEA (Drug Enforcement Administration) a arrêté John Cerbone au domicile familial et l’accusa de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, mais pendant son arrestation les agents fédéraux ont fait un contrôle d’identité plus poussé que d'habitude sur ce dernier, juste au cas où. En effet, l’année dernière lors d’une citation à comparaitre, John Cerbone s’était fait passer pour son frère jumeau Joseph, un doute qui avait permis à l’Associé de la famille Colombo d’éviter d'être embêter par les agents fédéraux ce jour là et surtout les ennuis avec la justice le temps de quelques mois. Le problème de John Cerbone, c’est que dans son « domaine d’activité », le trafic de drogue, il côtoie des individus susceptibles de collaborer avec les autorités. La plupart d’entre eux, sont des toxicomanes et pour éviter une peine de prison, sont prêts à aider le gouvernement fédéral dans sa guerre contre les familles de la Cosa Nostra. C’est lors d’un enregistrement d’ailleurs que John Cerbone s’était vanté d’avoir « berné » les agents de la DEA lors de son arrestation l’année dernière. En milieu de semaine dernière, lors de sa comparution devant un juge fédéral, ce dernier demanda à John Cerbone et à ses frères (qui étaient présents dans la salle) de délivrer leur passeport pour éviter toute tentative de fuite. En effet, d’après les procureurs, John Cerbone serait capable « d’emprunter » le passeport de l’un de ses frères pour s’enfuir loin de New-York. Cette demande énerva l’un d’entre eux, qui assis à l'arrière du tribunal, se leva et commença à crier : « Je vais leur donner mon putain de passeport, je m’en fous » déclara t’il. Toujours d’après les procureurs, le jour de l’arrestation de John Cerbone, ce dernier s’apprêtait à acheter pour près de soixante huit mille dollars de drogue. De plus d’après le gouvernement fédéral, John Cerbone se servirait de son entreprise de plomberie pour blanchir son argent « dûment gagné ». D’après la justice Américaine, John Cerbone aurait blanchit pour une seule année près de deux cent mille dollars et a commencé à « râler » quand le juge fédéral fixa sa caution à près de cinq cent mille dollars. John Cerbone demanda une journée de plus pour que son oncle puisse hypothéquer sa maison et qu’il puisse de ce fait sortir libre du tribunal, mais le juge fédéral refusa : « Je vais donc dormir en prison ce soir » demanda l’Associé de la famille Colombo : « Oui » déclara sèchement le juge Go Marilyn. John Cernone secoua alors la tête de dégout. La procureure fédérale Elizabeth Geddes déclara que le Capitaine Joseph Amato lui avait confié plusieurs tâches très peu recommandables les unes que les autres ces derniers temps, faisant valoir qu’il pouvait être un candidat sérieux à une futur intronisation dans la Cosa Nostra. A la sortie du tribunal, la famille Cerbone, composée des deux frères, Anthony et Joseph, commencèrent à insulter les journalistes présents devant le tribunal.

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LA COSA NOSTRA EST-ELLE VRAIMENT UNE MENACE POUR LES COLLABORATEURS DE JUSTICE ?

25 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

LA COSA NOSTRA EST-ELLE VRAIMENT UNE MENACE POUR LES COLLABORATEURS DE JUSTICE ?

Pour la plupart des membres de la Cosa Nostra qui décident de coopérer avec la justice, une nouvelle vie dans le programme de protection des témoins commence, loin de tout, de leurs anciens amis, « associés de travail », loin des personnes qui seraient susceptibles d’en vouloir à leur vie. Avant de changer d’État et de rentrer dans l’anonymat, certains purgent une peine de prison en raison des nombreux crimes qu’ils ont pu avouer, car témoigner dans un tribunal ne garantit pas à cent pourcent une libération d’office, car la justice qui peut être très clémente, peut aussi condamner certains repentis à de nombreuses années de prison selon les crimes avoués. Majoritairement, les membres de la Mafia Italo-Américaine, qu’il s soient ancien membres initiés ou anciens Associés, qui ont décidé de se retourner contre leurs anciens « amis », ne gardent plus aucun contact avec la Cosa Nostra et vivent désormais dans la légalité, en ayant un travail légitime et seront appelés quelques fois par les procureurs fédéraux pour venir témoigner dans certaines affaires. Mais certains irréductibles décident de continuer à vivre de leur ancienne vie par le biais d’interviews télévisées, en sortant différents livres pour raconter leur ancien parcours criminel, n’hésitant pas à habiter et ceux malgré la grande dangerosité, dans la ville ou ils ont effectué une grande partie de leur vie avec la Cosa Nostra. Certains vivent à visage découvert, ont même ouvert des comptes twitter et sont devenus des personnages marquants de l’après Mafia. La question qui se pose actuellement est comment leurs anciennes familles de crime réagissent-ils, quand ces derniers voient les personnes qui ont collaboré contre eux et qui ont permis de mettre de nombreux membres derrière les barreaux, se « pavaner » dans les médias Américains ?. A une époque pas si lointaine, il n’y avait qu’une solution, le meurtre, une sanction immédiate pour avoir trahit l’omerta, une sanction qui était appliqué automatiquement après ce genre de méfaits, mais ça c’était avant. Aujourd’hui, les mentalités ont beaucoup changé et les familles de la Cosa Nostra veulent prospérer dans l’ombre pour éviter les ennuis avec la justice, et commettre un assassinat contre un ancien membre aussi médiatisé peut avoir des conséquences très négatives et amener des arrestations. Alors la Mafia Italo-Américaine contrairement aux autres Mafia est t’elle aussi tolérante ? Pas forcément. Il faut garder à l’esprit, qu’une organisation criminelle comme la Cosa Nostra est très patiente, elle peut attendre de nombreuses années, voir plusieurs dizaines d’années pour se venger. Pour un ancien membre des Us-Marshalls qui suivaient quotidiennement les membres de la Cosa Nostra dans leur nouvelle vie, cette dernière est très patiente : « Il ne faut pas croire qu’il y des « laissez passer » déclara t’il « La Mafia est très patiente est attend seulement le bon moment ». Parlons de John Alite, un ancien Associé de la famille Gambino, qui fut l’un des amis proche de John Goti Jr. Ce dernier décida de coopérer avec la justice après avoir été inculpé de plusieurs meurtres. Condamné à dix ans de prison en 2010, il sera libéré en 2013 et retournera vivre à proximité de New-York, près de ses anciens « amis ». Aujourd’hui John Gotti Jr et John Alite se livrent à une guerre médiatique sans merci, avec la publication de livres et d’interview télévises, augmentant de ce fait les tensions entre les deux hommes. Alors qu'avant les règlements de compte s'effectuaient dans les rues à coup de mittrailleuse, maintenant elle se fait à coup de tweets et de déclarations dans les médias. Mais pour John Alite, après sa libération il n’y avait qu’une solution pour gagner sa vie, conseiller les jeunes personnes de ne pas « travailler » pour une famille de la Cosa Nostra, en racontant différentes périodes de sa vie : « Je veux leur dire ne pas céder aux intimidations et qu’une autre vie est possible » déclara t’il. Ce dernier a refusé d’intégrer le programme de protection des témoins et de se faire de ce fait « envoyer » dans un autre État pour sa sécurité. Le seul moyen pour lui était de continuer une vie normale, dans la ville ou il a toujours vécu. Prenons l’exemple maintenant de Billy Cutolo Jr un Associé de la famille Colombo et fils d’un célèbre membre de la Cosa Nostra. Son père William « Wild Bill » Cutolo avait été pendant un moment Underboss de la famille Colombo avant d’être assassiné en 1999, un meurtre qui sera orchestré par le fils de Carmine Perscio, Alphonse et John « Jackie » DeRoss qui sera promu Underboss à la place de William Cutollo (Les deux mafieux seront condamnés par la suite à des peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle). Son père l’avait toujours dissuader son fils de « travailler » dans la Cosa Nostra, mais Billy Cutolo Jr aimait l’argent facile et quand son père sera assassiné par la famille Colombo, il décidera de porter un micro et de faire condamner plusieurs membres de la Mafia Italo-Américaine, il apparaitra par la suite dans plusieurs documentaires relatifs à la Cosa Nostra sans être une seule fois inquiété. Parlons maintenant de Michael Franzese. Fils d’une légende de la famille Colombo John « Sonny » Franzese, Michael Franzese était un ancien Capitaine qui gagnait des millions de dollars par semaine dans les années 1980 grâce au trafic d’essence. Condamné à dix ans de prison en 1986, il décidera de lui-même de se « retirer » de la Cosa Nostra un an plus tard et commencera à coopérer avec les autorités, ce qui réduira considérablement sa peine de prison. Une fois libéré, ce dernier déménagera en Californie ou il vit toujours à l’heure actuelle et participe à plusieurs interviews télévisés, en apportant son témoignage à visage découvert dans plusieurs documentaires consacrés à la Cosa Nostra. Sa relation avec son père qui purge actuellement à quatre vingt dix huit ans, une peine de huit ans de prison pour racket (Le deuxième frère de Michael , un toxicomane, Associé de la famille Colombo témoignera contre son père lors du dernier procès) fut affectée, mais le vieux gangster continuera malgré tout à gardé un contact minimum avec son fils ainé, car pour lui Michael Franzese n’avait pas en coopérant « diabolisé » ses anciens associés, il mettait seulement en garde les jeunes de ne pas tomber dans le crime organisé. Lewis Kasman, un ancien Associé de la famille Gambino, considéré comme « le fils adoptif » de John Gotti, sera lui aussi un informateur pendant plusieurs années pour le gouvernement fédéral. Vivant actuellement en Floride, Lewis Kasman ne ressent aucune crainte car pour lui la mentalité Sicilienne qui règne actuellement sur la famille Gambino « a bien changé » : « Je pense qu’elle (La famille Gambino) veut tourner la page et m’oublier et en même temps oublier l’ère Gotti » déclara t’il. Pas forcément, car la Cosa Nostra compte dans ses rangs des membres qui prêtent serment de « tuer » pour la famille et cette dernière à l’avantage d’être très patiente et de régler ses comptes là ou on l’attend le moins.

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LA FAMILLE GENOVESE DANS LE COLLIMATEUR DU FBI ?

22 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Les différentes opérations menées par le FBI ces derniers mois contre la famille Genovese, ont montré qu'elle restait l’une des familles les plus actives de la Cosa Nostra au moins à New-York. Considérée comme la « Rolls Royce » du crime organisé, la famille Genovese qui est connue pour sa grande discrétion à quand même montré certaines faiblesses en démontrant à la justice Américaine, qu’elle était encore très active dans différents domaines comme le traitement des déchets, mais aussi dans le trafic de drogue avec l’une de ses cousines, la ‘NDrangheta. Cette démarche effectuée par la famille Genovese est en adéquation avec les autres familles de New-York, comme la famille Gambino par exemple qui ont repris ces dernières années une collaboration très étroite avec d'autres organisations criminelles implantées en Italie dans le trafic de stupéfiants. The Cucino a Modo Moi est l’un des nombreux restaurants Italiens se situant dans le Queens, mais qui à une particularité par rapport aux autres, elle servait de façade à la Cosa Nostra pour s’adonner à des activités illicites. Pour la justice Américaine, il est clair que ce restaurant était le « centre de commandement » d’un trafic de drogue international. Dans la soirée et dans la journée, cela pouvait être restaurant « respectable », mais pendant les heures perdues, la famille qui tenait le restaurant, tous d’origine Calabraise, s’adonnait au trafic de drogue, en cachant de la cocaïne dans des boites de Yucca. Pour une organisation criminelle comme la 'NDrangheta déjà bien présente dans de nombreux Pays dans le monde entier, cela n’est pas très surprenant que ses tentacules puissent avoir atteint les États-Unis, cette dernière possédant déjà de nombreux membres opérationnels au Canada. Pour la famille Genovese, cela peut s’avérer un peu plus étonnant. Depuis le décès de leur Parrain emblématique Vincent « The Chin » Gigante, la famille Genovese a composé sa hiérarchie en nommant différents Capitaines expérimentés, tournant de façon régulière pour éviter une pression des agents fédéraux, mais certains membres peuvent être dans le collimateur de la justice Américaine plus que d’autres. Petit tour d’horizon des membres les plus influents de la famille Genovese et qui ne sont pas incarcérés : Liborio « Barney » Bellomo : Parlant couramment l’Italien, Liborio Bellomo a été initié dans la Cosa Nostra dès l’âge de vingt ans, faisant de ce fait l’un des mafieux les plus jeunes à être intronisé dans la Mafia Italo-Américaine. Après l’incarcération de Vincent Gigante, Liborio Bellomo était un « successeur logique » à l’ancien Parrain, mais inculpé de plusieurs charges tenant de la loi RICO en 1996, il fut condamné à près de dix années de prison (En 2006, une année avant sa sortie, Liborio Bellomo plaidera coupable d’une accusation de fraude postale et sera condamné à une année supplémentaire). Libéré en 2008, Liborio Bellomo a su garder un profil très bas en restant sous le radar du FBI. Un profil tellement discret que certains spécialistes s’accordent à dire qu’ils tirent les ficelles dans l’ombre sans veiller le moindre soupçon. Ernest Muscarella peut être considéré comme une autre possibilité pour diriger la famille Genovese. Ancien Soldat dans l’équipe d’Anthony « Fat Tony » Salerno, il deviendra après son incarcération dans le procès dit de « La Commission », le successeur tout désigné pour reprendre son équipe.Très actif dans les domaines de la construction et des jeux, il serait un personnage central de la famille, très apprécié pour rester loin de la surveillance du gouvernement fédéral. Pendant l’incarcération de Vincent Gigante il avait servit de « messager » et avait même été promu Acting Boss au début des années 2000. Il est soupçonné par les agents fédéraux d’avoir été dans un panel de décision avec de deux autres mafieux après sa sortie de prison en 2007 pour gérer les affaires courantes de la famille Genovese. Daniel « The Lion » Leo, avant son arrestation en 2007, personne n’avait vraiment fait très attention à cet individu. Pour ses voisins, c’est quelqu’un de chaleureux, prêt à rendre service à nimporte qui, une personne sans histoire. Que ce fut alors la surprise quand ces derniers virent alors Daniel Leo qui venait tranquillement de terminer son jogging matinal, arrêté devant chez lui par plusieurs agents fédéraux, une sène digne de la série télévisée The Sopranos diront certains. En réalité, Daniel Leo avait déjà une carrière criminelle bien remplie avant son arrestation. Membre du célèbre Purple Gang, il sera très vite initié au sein de la famille Genovese et montrera très rapidement les échelons en devenant un Capitaine dans les années 1980, puis sera nommé Acting Boss en 2005. Inculpé de prêt usuraire et d’extorsion, il plaidera coupable en 2008 et sera condamné à cinq années d’emprisonnement (Comme Liborio Bellomo, il plaidera de nouveau coupable pendant son incarcération et sera condamné à dix huit mois supplémentaires pour des charges de racket). Libéré en Janvier 2013, sa position actuelle au sein de la famille Genovese reste inconnue, Daniel Leo doit faire face actuellement à des contraintes très strictes sur la liberté surveillée. Dominick « Quiet Dom » Cirillo : Libéré en 2008, Domick Cirillo a longtemps occupé des postes à responsabilité au sein de la famille Genovese. Il fut nommé à un moment Acting Boss, mais des problèmes de santé sans doute liés au stress de ces nouvelles fonctions et de la surveillance accrue du FBI avaient contraint Dominick Cirillo d’abandonner son poste. Une fois ses contraintes sur la libération terminée, ce dernier reprendra son ancien poste de Consigliere. Agé de quatre vingt six ans, et étant l’un des membres les plus respectés de la famille Genovese, Dominick Cirillo reste encore un personnage influent, capable de gérer les affaire criminelles de la famille mafieuse. Laurent « Little Larry» Dentico : Vous croiserez cette personne dans la rue, jamais vous soupçonnerez une seule seconde que ce dernier était un membre intronisé de la famille Genovese depuis des décennies. Mesurant un peu plus d’un mètre cinquante, Laurent Dentico a embellie sa carrière criminelle en se spécialisant dans le prêt usuraire ce qu’il le mènera à différentes reprises en prison dont une condamnation à cinquante et un mois en 2006.

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SÉCURITÉ MAXIMALE POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE DÉTROIT

18 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Detroit

SÉCURITÉ MAXIMALE POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE DÉTROIT

Le Parrain de la famille de Détroit, Jack « Jackie The Kid » Giacalone (voir photo), veut montrer aux membres de sa famille qu’il y a une différence entre occuper le poste d'Acting Boss et être un Boss de la Cosa Nostra. Quand ce dernier fut nommé Acting Boss, par l’ancien Parrain emblématique, décédé en 2014, Giacomo « Jack » Tocco, c’était pour le préparer au mieux au poste suprême de commandement au sein de la Cosa Nostra, mais aussi pour faciliter le travail de Giacomo Tocco en rencontrant les différents membres éparpillés dans tout l’État du Michigan, mais aussi dans d’autres États des États-Unis, pour faire passer les messages du Parrain. Maintenant, depuis que Jack Giacalone a repris les rênes de la famille en 2014, il ne changea pas les habitudes de son prédécesseur, Giacomo Tocco, et ne se déplace plus d’ « Est en Ouest » pour rencontrer les membres de sa famille. Aujourd’hui, les différents Capitaines doivent désormais se déplacer a proximité du domicile de Jack Giacalone pour assister aux différentes réunions. Il faut comprendre que maintenant ce dernier a tous les pouvoirs, et un poste de Parrain attire très fortement les attentions des agents fédéraux et une exposition répétée par des déplacements peuvent coutés très chère par la suite. De plus, maintenant c’est lui qui commande, et s’il demande à ses Capitaines de venir le voir, ces derniers doivent obéir. Pour les messages extérieurs et pour la mise en place de ses décisions, Jack Giacalone fait appel à son Acting Boss, Peter Tocco, le neveu de l’ancien Parrain. Ce dernier vit à proximité de l’actuel Boss de la famille de Détroit, mais a toujours conservé un club social à l’Est de l’État. Ce club social a la particularité d’accueillir une population d’origine Italienne, souvent des personnes retraitées, dont plusieurs mafieux de la famille, ce qui permet à Peter Tocco de réunir les différents membres qui sont assez éloignés du comté d'Oakland (lieu ou réside Jack Giacalone) et de transmettre facilement les ordres du Parrain. Une fois que les messages sont passés, Peter Tocco surnommé aussi « Blackie » par ses amis, retournent revoir Jack Giacalone, d’après les agents fédéraux, les deux mafieux se réunissent souvent dans un restaurant Italien proche de leur domicile et ceux plusieurs après-midi par semaine, une habitude prise depuis que Jack Giacalone avait été nommé Acting Boss en 2011. Toujours d’après le FBI, les différents Capitaines de la famille, qui étaient passés de cinq à quatre par l’actuel Parrain, ont tous été vus à différentes reprises au chevet de Jack Giacalone pendant son année « inaugurale », juste après le décès d’une insuffisance cardiaque de l’ancien Boss Giacomo Tocco. Jack Giacalone se méfie très fortement de la surveillance électronique des agents fédéraux, et ne parle en aucun cas « affaires » dans des restaurants ou dans des lieux publics, une prudence qu'il a développé au fil des années. Jack Giacalone « à eu sa dose ». : « Dans un restaurant, les mafieux de Détroit mangent, ils parlent des uns et des autres, mais jamais d’affaires. Celui qui en parle, il est tout de suite repris » déclara un agent fédéral. Les oncles de Jack Giacalone, Vito « Billy Jack » Giacalone et Antohony « Tony Jack » Giacalone qui occupaient des postes à responsabilité au sein de la famille de Détroit avaient été condamnés eux aussi en raison des nombreux enregistrements effectués, par des micros posés à leur domicile mais aussi sous la table d’un restaurant ou ils avaient leurs habitudes. Jack Giacalone a repris le même fonctionnement que l’ancien Parrain de la famille Bonanno devenu un collaborateur de justice, Joseph « Big Joey » Massino, qui ne parlaient en aucun cas affaires dans les clubs sociaux, dans sa voiture ou même chez lui. Pour cela Jack Giacalone, utilise différents endroits, à « rotation permanente » pour éviter que les agents fédéraux ne se fixent sur un seul lieu de rendez-vous et décident de poser des micros. Ils utilisent très souvent les chaines de supermarchés dans les environs de Détroit et peut très bien discuter « affaires « dans les rayons d’un magasin.

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LA FAMILLE PATRIARCA DANS L'IMPASSE

15 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

LA FAMILLE PATRIARCA DANS L'IMPASSE

Quand vous prêtez serment d’allégeance à la Cosa Nostra, c’est pour la vie. Normalement, il y a deux solutions possibles pour quitter une famille mafieuse : décider de coopérer avec la justice, se repentir de ses actes criminelles, en espérant que la justice soit clémente et puisse donner une seconde chance au mafieux. La deuxième, quittait sa famille dans un cercueil, en décédant en différentes circonstances. A notre époque, les mentalités ont beaucoup changé dans cette organisation criminelle, certains mafieux peuvent décider à un âge avancé, de prendre leur « retraite », de quitter des fonctions au sein de la Mafia, en essayant désormais de gagner de l’argent dans des affaires légitimes. Mais on ne quitte pas la Cosa Nostra aussi facilement et même si ce genre de décisions peuvent être tolérées par une hiérarchie mafieuse, le membre initié qui décide de stopper sa carrière criminelle, peut être rappelé à tout moment pour diverses raisons, ce dernier sera donc alors dans l’obligation de réagir favorablement aux sollicitations de son « ancienne famille ». Il est rare qu’un membre intronisé de la Cosa Nostra qui décide de mettre des distances avec sa famille mafieuse, puisse couper totalement les ponts avec ses anciens Associés. Généralement, et même si ce dernier ne participe plus aux affaires illégales de sa famille, il peut rester en contact très actif avec la plupart des membres de la Cosa Nostra, pour servir de « conseiller » dans différentes affaires, c’est ce qui arrive actuellement au sein de la famille Patriarca. Cette dernière est dans une situation assez particulière, car elle subit depuis quelques années les attaques répétées de la justice Américaine. L’ancien Parrain Luigi « Baby Cabanes » Manocchio a du démissionner de son poste en 2009, après avoir été condamné à près de cinq ans et demi pour divers rackets. Le Boss actuel Peter « Crazy Horse » Limone qui est âgé de quatre vingt un ans, commence d’après certains spécialistes à ne plus être capable « mentalement » de gérer une famille de la Cosa Nostra. Les différents Acting Boss qui ont été nommés pour « l’épauler », comme Anthony DiNunzio ou encore Anthony Spagnolo ont subi les « foudres » du gouvernement fédéral. Le premier purge une peine de six ans de prison après avoir plaidé coupable en 2012 d’avoir extorqué plusieurs clubs de Striptease dans l’État du Rhodes-Island. Le Second a été arrêté en Octobre dernier pour extorsion. Le frère d’Anthony DiNunzio, Carmen « The Big Cheeze » DiNunzio, vient de quitter une prison fédérale récemment après avoir passé lui aussi près de six années dans un pénitencier fédéral pour des charges d’extorsion. Le problème est que Carmen est sur le coup d’une surveillance très stricte du gouvernement fédéral et doit subir pendant quelques années des contraintes très lourdes sur sa libération surveillée, à la moindre incartade, ce dernier retournera en prison purgeait le reste de sa peine. La famille Patriarca est donc dans l’embarras, elle compte plus d’une trentaine de membres et elle doit avoir des personnes d’expérience à sa tête pour pouvoir gérer toutes les affaires illégales dont elle s’occupe, sous peine de se faire prendre les différents rackets par d’autres organisations criminelles, c’est pour cela qu’elle « rappelle » des membres censés être à la retraite. Vincent « The Animal » Ferrara (voir photo), est un Capitaine de cette famille, âgé de soixante six ans, qui décida de stopper sa carrière criminelle, après avoir purgé près de seize ans de prison pour divers meurtres (Au début, il avait été condamné a près de vingt deux ans après avoir décidé de plaider coupable, mais sa peine fut raccourcie par un juge fédéral, en raison d’une négligence de la part des procureurs qui avaient « oublié » d’admettre que le témoin qui devait témoigner dans son procès avait finalement décidé de se rétracter). Vincent Ferarra, en purgeant plusieurs années dans un pénitencier fédéral en ne dévoilant en aucun cas les secrets de la famille Patriarca, a su démontrer sa valeur et sa décision de quitter les affaires criminelles de la famille fut généralement « acceptée » par la hiérarchie. Mais d’après les agents fédéraux en charge de la famille Patriarca, Vincent Ferrara a assisté ces derniers mois, à des repas avec le Parrain Peter Limone et l’Acting Boss Anthony Spagnolo, non pas pour parler « affaires » mais tout simplement par « respect » de ses anciens Associés de travail. Vincent Ferrara a été initié dans la famille Patriarca au début des années 1980 et à très vite, grâce à l’aide l’ancien Consigliere de l’époque, Joseph « JR » Russo, gravit les échelons de la pègre. A la fin des années 80, une lutte de pouvoir éclata entre deux factions de la famille Patriarca, et Vincent Ferrara fut l'un des principaux acteurs de cette guerre interne. L’Underboss à cette époque, William « Wild Guy » Grasso fut assassiné affaiblissant considérablement le pouvoir du Parrain à cette époque Raymond Patriarca Jr (Le fils de l’emblématique Parrain Raymond Patriarca Sr, sera condamné à huit ans de prison en 1992 et dès sa sortie en 2000, prendra aussi lui aussi sa retraite et s’éloignera des affaires criminelles de la Cosa Nostra). Cette lutte de pouvoir se terminera finalement par les arrestations de Vincent Ferrara et Joseph Russo au début des années 1990 et aboutira à de longue peine de prison.

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LA VIE DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA A L'INTERIEUR DES PRISONS - PARTIE 2

12 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

La grande spécialité des membres de la Cosa Nostra emprisonnés, ce sont les « banquets ». Par exemple quand le Capitaine de la famille Gambino Nicholas « Little Nicky » Corozzo fut incarcéré au pénitencier fédéral de Fort Dix dans le New-Jersey à la fin des années 1990, il utilisait régulièrement une salle adjacente à son dortoir (qu’il occupait tranquillement avec plusieurs membres de la Cosa Nostra) comme lieu de rendez-vous des détenus, uniquement Italiens, pour manger, jouer aux cartes ,en fait c’était un vrai club social mais à l’intérieur même d’une prison fédérale. Le Capitaine de la famille Gambino avait tout prévu pour aménager au mieux la salle de « réception » et avait demandé à d’autres prisonniers de lui ramener des chaises pliantes. Les collations ne manquaient pas et en cas de « grand évènement » (généralement les mafieux Italiens aimaient se réunir tous les dimanches), les boissons rafraichissantes et les aliments ne manquaient pas et étaient amenés par d’autres individus, la plupart appartenant à des gangs locaux pour quelques dollars. Il faut savoir que par « principe », les membres de la Cosa Nostra venant des cinq familles de New-York, ont toujours été plus respectés que leurs voisines implantées dans les autres Etats Américains et même si toutes sortes de mafieux étaient réunis à la table, Nicholas Corozzo était celui qui inspirait le plus de respect. Pour éviter qui ce genre de situations puisse se produire dans les prisons fédérales, la justice Américaine créa les prisons dites « Supermax », ou les détenus les plus dangereux, qui pourraient commettre ou commanditer des crimes depuis leur cellule, sont isolés du reste du « monde ». Dans les prisons à sécurité maximale, comme ce fut le cas auparavant à l’USP Marion ou maintenant avec le pénitencier Supermax dans l’État du Colorado, les membres de la Cosa Nostra sont beaucoup plus isolés. L’un des premiers mafieux à subir un régime aussi strict fut sans nul doute John Gotti, ancien Parrain emblématique de la famille Gambino à la fin des années 1980, qui fut incarcéré à vie à l’USP Marion au début des années 1990. A l’intérieur, il paya un gang notoire des prisons Américaines, les Aryan Brotherhood pour le protéger. John Gotti inspirait déjà le respect auprès des autres détenus, mais sa protection n’était pas assurée en raison de son confinement très important, près de vingt trois heures par jour dans sa cellule. De plus dans une prison de sécurité maximale, les détenus ne peuvent pas se réunir entre eux, les messages et les ordres passent alors très lentement. D’ailleurs John Gotti sera agressé par un autre détenu dénommé Walter Johnson et demandera au gang qui veillait à sa protection, de mettre un contrat sur sa tête, le détenu sera alors placé en isolement jusqu’à sa libération. Les prisons Supermax ont été élaborées par le gouvernement fédéral pour « détruire psychologiquement » les prisonniers mêmes les plus robustes. Le confinement du prisonnier dans sa cellule plus de vingt trois heures par jours et le fait de n’avoir aucun contact avec les autres prisonniers peuvent rendre fous n’importe quels détenus, mais elle peut aussi les endurcir. Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano, ancien Acting Boss de la famille Bonanno, fut condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle en 2011 et transféré au vu de sa dangerosité dans le complexe fédéral de Supermax dans le Colorado. Dès son arrivée, Vincent Basciano fut placé directement dans le « block H » réservé aux terroristes, la justice Américaine ne voulait prendre en effet aucun risque. Dans des enregistrements dévoilés par l’ancien Parrain de la famille Bonanno, Joseph Massino, il s’était révélé que Vincent Basciano voulait lancer un contrat contre le procureur fédéral qui était en charge du dossier Bonanno à cette époque, Greg Andres, et qui avait permit de nombreuses arrestations et surtout plusieurs collaborations au sein de la famille mafieuse. Au bout de quelques années « au trou » et en raison de sa bonne conduite, Vincent Basciano quitta le quartier d’isolement pour atterrir dans un autre block cellulaire ou ses voisins de cellule ne sont autre que Theodore Kaczynski, surnommé « Unabomber » par les médias Américains ou encore Robert Hanssen, un ancien agent de la CIA qui donnait des informations aux services secrets Russe. En quittant le régime spécial ou il était affecté, Vincent Basciano, eut le droit de reprendre un contact régulier avec sa famille et surtout avec sa maitresse Debra Kalb. Une télévision en noir et blanc fut installée dans sa cellule ne diffusant bien entendu que des programmes religieux ou éducatifs. De plus, grâce à un contrat passé entre la prison fédérale et certains coiffeurs de l’Etat du Colorado, Vincent Basciano pouvait se permettre de garder ses cheveux soigneusement coiffés, une chose très importante pour ce dernier, qui était « obsédé » par son apparence personnelle. (Vincent Basciano tenait  un salon de beauté à New-York dénommé Vinny Georgous d’où son surnom).

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LA VIE DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA A L'INTÉRIEUR DES PRISONS - PARTIE 1

9 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Dans le film de Martin Scorsese « Les Affranchis », il y a une scène assez marquante, ou on peut apercevoir Henry Hill (joué par Ray Liotta) abordé sa peine de dix années de prison dans les meilleurs conditions possibles, entouré de ses « amis » mafieux, qui contrôlaient une bonne partie d’un réfectoire pour eux. A l’intérieur, ces derniers s’adonnaient volontiers à la cuisine, et recevaient des gardiens grassement achetés, toutes sortes de provisions. Mais dans la réalité cela donne quoi ?. Pour commencer, il faut savoir que Henry Hill, qui était un Associé de la famille Lucchese, a vraiment connu cette situation quand il fut incarcéré. Condamné à près de dix ans de prison en 1972 pour extorsion, il purgea sa peine dans le pénitencier fédéral de Lewisburg dans l’Etat de Pennsylvanie, une prison fédérale connue pour sa dureté, mais aussi par le nombre important de membres de la Cosa Nostra à y avoir séjourné. Aux États-Unis, les membres affiliés au crime organisé sont généralement transférés plusieurs fois dans différentes prisons fédérales pour éviter que ces derniers puissent « prendre leur marque ». Les pénitenciers fédéraux ont plusieurs catégories, faible, moyenne et maximale sécurité, selon la dangerosité du détenu, celui-ci peut donc être placé dans l’une des prisons aux quatre coins des Etats-Unis. Lewisburg est considéré par le Bureau Fédéral des Prisons (BOP), comme un pénitencier de haute sécurité. En arrivant sur les lieux, Henry Hill fut accueilli par une ribambelle de mafieux de différentes familles, dont son protégé, un Capitaine de renom au sein de la famille Lucchese, Paul Vario, qui purgeait une peine de six ans en 1973 pour évasion fiscale. Les prisons fédérales sont très différentes des prisons d’Etats. Elles sont jugées « mieux équipées », mais c’est là aussi le plus souvent que peuvent se regrouper les plus grands criminels des Etats-Unis, mais pour un membre de la Cosa Nostra arrivant dans une prison fédérale, son passé au sein de la pègre le suit et il est très souvent très respecté dès son arrivée à l’intérieur des murs. Il faut savoir, qu’à l’intérieur d’une prison, les mafieux ne se regroupent pas par familles, mais par affiliation à la Cosa Nostra. Il n’est pas rare de voir différentes membres de plusieurs familles se parler entre eux, « travailler » ensemble, se regrouper ensemble, dans un seul but, purger leur peine le plus facilement possible et surtout pour assurer un maximum de protection vis-à-vis des autres détenus ,le principal dans cette histoire, c’est d’être Italien, bien que la hiérarchie des détenus selon leur grade à l’extérieur (Soldat, Capitaine, Boss), est très bien respecté. Paul Vario, en raison de sa grande influence à l’extérieur de la prison avait le droit à un régime spécial, et dirigeait sans grande difficulté la plupart des gardiens. Dans le secteur de Paul Vario, il y avait Henry Hill bien sûr, mais aussi son ami, Giovanni « Johnny Dio » Dioguardi, un Soldat de la famille Lucchese, qui purgeait une lourde peine de prison pour avoir jeté de l’acide au visage d’un journaliste, mais aussi l’ « équipe Gotti », avec Jimmy Doyle, Oreste Abbamonte. D’après Henry Hill, les mafieux restaient toute la journée au même endroit, ou ils cuisinaient, vaguaient à leur occupation, pour lui Paul Vario par exemple est allé moins de cinq fois à la cantine de la prison. Chose courante, le travail dans un pénitencier permet de réduire la peine d’un détenu de quelques jours par mois. Paul Vario comme la plupart des membres de la Cosa Nostra en avait un, mais il faisait faire le travail par un détenu lambda, qu’il payait quelques dollars ou qu’il protégeait, vérifiant tout de même bien que les jours soient bien décomptés pour lui. Des membres de la Cosa Nostra aspirent une sorte « d’aura » auprès des autres prisonniers, ils sont souvent très enviés et la plupart des autres prisonniers son prêts pour attirer leur faveur de faire n'importe quoi pour être respecter et surtout pour être protéger. Dans les blocs ou étaient regroupés la plupart des mafieux, il n'est pas rare que par exemple, la plupart d'entre eux pouvaient avoir leur cuisinier personnel, les Parrains incarcérés étaient toujours protégés de leurs Soldats au sein même de la prison. Comment s’occuper quand on est condamné à une très longue peine de prison ? en formant un groupe de musique par exemple. Carmine « The Snake » Persico, le Parrain actuel de la famille Colombo, avait été condamné à près de cent années de prison dans le procès dit de « La Commission » dans les années 1980. Avant d’être transféré dans le pénitencier fédéral de Butner dans l’État de Caroline du Nord ou il réside actuellement, Carmine Perscio purgeait sa peine à Lompoc en Californie, deux ans après avoir quitté l’USP Marion dans l’État de l’Illinois, une des prisons les plus dures des États-Unis, le mafieux avait déjà « bien voyagé ». Une fois à Lompoc, les conditions de détention étaient moins difficiles et elle permit à Carmine Persico avec d’autres détenus d’origines italiennes pour la plupart, de créer un groupe de musique dénommé les Lompoc Four, avec à la batterie Carmine Persico, Anthony Senter (Associé de la famille Gambino qui faisait partit de l’équipe de Roy DeMeo), Joseph Russo (Ancien Consigliere de la famille Patriarca) à la guitare et Mark Reiter au micro. Le groupe rencontra un sacré succès auprès des autres détenus et permit aux mafieux de passer moins de temps en cellule.

Scène de la prison dans le film de Martin Scorsese : Les Affranchis

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UNE INITIATION DANS LA COSA NOSTRA PAS COMME LES AUTRES

6 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

UNE INITIATION DANS LA COSA NOSTRA PAS COMME LES AUTRES

Il y a quelques jours, le Soldat de la famille de Philadelphie, Louis « Big Lou » Fazzini (voir photo) vient de quitter une prison fédérale après y avoir purgé près de cinquante cinq mois pour des charges de racket, pour rentrer dans une maison de transition. Louis Fazzini a une particularité par rapport aux autres membres de sa famille, c’est qu’il fait parti d’une équipe dirigée par Joseph « Joe Scoops » Licata (Joseph Licata sera acquitté de racket dans le grand procès réunissant plusieurs membres de la famille de Philadelphie en 2012) qui opère particulièrement dans l’État du New-Jersey. La spécialité du Soldat de la famille de Philadelphie c’est les jeux, le bookmaking, qu’il effectue selon le FBI depuis son club social, ce qui lui avait déjà valu une condamnation à quarante huit mois dans un pénitencier fédéral en 1999. Quelques années après sa sortie de prison, et en « récompense » pour avoir purgé sa peine en « fermant sa bouche », Joseph Licata proposa Louis Fazzini à l’adhésion dans la Cosa Nostra. Pour un voyou d’origine Italienne, entrer dans la Cosa Nostra est la récompense d’une carrière criminelle déjà bien accomplie et bien fournie, le rêve de toute une vie. Au début des années 2000, le Parrain actuel, Joseph Merlino était incarcéré pour plusieurs années pour racket, la cérémonie d’intronisation fut alors effectué par la personne le remplaçant en attendant l’Acting Boss, Joseph « Uncle Joe » Ligambi, un mafieux de nature discrète, à l’opposé de Skinny Joe (surnom donné à Joey Merlino), connu pour sa popularité au sein de la presse Américaine. En 2010, le FBI commençait déjà a enquêter sur Louis Fazzini. Il faut savoir que pour traduire un membre de la Cosa Nostra, il faut souvent plusieurs mois, voire plusieurs années de travail pour les agents fédéraux. Pendant cette période, Louis Fazzini mangeait tranquillement dans un restaurant Italien, accompagné de son Capitaine Joseph Licata, de l’Acting Boss, Joseph Ligambi, et d’un Soldat de la famille Gambino, qui coopérait avec les autorités, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli (Quelques mois plus tard, ce dernier se suicidera dans une chambre d’hôtel, après avoir tué l’individu qu’il l’avait forcé à coopérer avec la justice Américaine). Pendant la conversation, Louis Fazzini raconta son intronisation dans la famille de Philaldephie, n’importe quels mafieux s’en souviennent encore, mais pour le Soldat de la Cosa Nostra, elle fut assez particulière. La cérémonie se déroula en 2007 et était présent ce jour là, outre Joseph Ligambi, Anthony Staino (un Capitaine qui servit d’Underboss pendant un moment, il sera condamné à huit ans de prison en 2013 pour racket), Michael Lancelotti, Joseph Licata et d’autres membres dans le but d’initier ce jour là, Louis Fazzini et Eric Esposito. D’après les enregistrements effectués lors de la rencontre au restaurant en 2010, Joseph Licata avait déclaré que Joey Merlino qui à l’époque était incarcéré dans un pénitencier fédéral, avait proposé trois autres personnes, mais Joseph Ligambi avait préféré attendre, car ce dernier ne les connaissait pas encore très bien, déclarant même qu’il pouvait les initier « lui-même (Joey Merlino) » une fois que ce denier sera sorti de prison. La famille n’était pas réunie au complet pour l’initiation de ce nouveau membre, la surveillance accrue du FBI sur la famille empêchait le rassemblement de la plupart de ses membres, cela n’empêche que sept membres initiés étaient présents lors de cette cérémonie, ce qui pour le Soldat de la famille Gambino, Nicholas Stefanelli (qui enregistrait la conversation) était « suffisant ». Louis Fazzini fut le deuxième à être initié dans la Cosa Nostra, en effet, en arrivant dans la salle, Eric Esposito avait déjà rejoint les autres membres de la famille. Sur la table, un couteau et un révolver avec une image pieuse étaient posés, cérémonie classique pour une allégeance dans la Cosa Nostra, qui montre encore que les différentes familles mafieuses gardent toujours le même procédé depuis des dizaines d’années. Joseph Ligambi pris alors le doigt de Louis Fazzini pour retirer une goutte de sang avec l’aide d’une épingle, mais curieusement, aucune goutte ne jaillit. Pour arriver à en avoir une, Joseph Ligambi, fit une coupure avec le couteau qui était posée sur la table, ce qui fit jaillir cette fois-ci du sang un peu partout, sur la chemise de Louis Fazzini, mais aussi sur celle de Joseph Ligambi, et Joseph Licata. Cela provoqua quelques rires auprès des autres membres présents lors de cette cérémonie, ce qui n’empêcha pas Louis Fazzini de garder une fois l’initiation terminée, sa chemise couverte de sang, en souvenir : « Je l’ai toujours, je l’ai gardée, elle est chez moi » déclara t’il lors du repas.

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LES GANGS DE MOTARDS ALLIÉS OU ENNEMIS DE LA COSA NOSTRA ?

3 Mai 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

LES GANGS DE MOTARDS ALLIÉS OU ENNEMIS DE LA COSA NOSTRA ?

Les gangs de motards ont toujours été pour la Cosa Nostra, une seconde force de frappe pour le passage à tabac d’individus ou pour le recouvrement des « créances » des différentes familles. Les familles de la Cosa Nostra ont eux aussi des membres capables de « commettre des assassinats », mais le recours au meurtre est généralement quelque chose qui est utilisé que très rarement, les conflits étant généralement réglées par plusieurs réunions à comité restreinte dans différents lieux isolés ou à l’arrière d’un parking en plein milieu de la nuit. Les motards des différentes organisations criminelles comme les Hells Angels ou les Outlaws ont toujours été très appréciés par les différentes familles mafieuses, car ces derniers n’hésitent pas une seule seconde à utiliser la violence physique ou les armes pour résoudre un « problème », dans un sens, ils font le sale boulot et laisse les mains propres aux Italiens. Plusieurs exemples peuvent prouver la coopération entre ces gangs de motards et la Cosa Nostra. Dans les années 1970 à Cleveland, une guerre opposa les Italiens dirigés par John Scalish puis ensuite par James Licavoli et Danny Greene un gangster Irlandais pour le contrôle de différents rackets. Pendant plusieurs mois, des attentats à la bombe (qui est normalement strictement interdit dans les règles de la Cosa Nostra) seront orchestrés avec l’aide des Hells Angels aidant de ce fait les mafieux Italiens dans cette guerre et de tuer Danny Greene grâce à un explosif placé dans une voiture garée à coté de la sienne en 1977 . A Philadelphie, une alliance a été trouvée entre la Mafia italienne et les Hells Angels pour le contrôle du trafic de stupéfiants. Dans l’Illinois, ou les Outlaws originaire de cet État et qui sont très bien implantés, ont décidé depuis longtemps de participer régulièrement à des activités criminelles avec l’aide la Outfit de Chicago. Une enquête menée par le FBI et l’ATF (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives) en 2008, avait démontré que Michael « The Large Guy » Sarno, un Capitaine de la Outfit basé à Cicero (Michael Sarno purge au jour d’aujourd’hui près de vingt cinq années de prisons pour divers racket) avait demandé à des membres des Outlaws de faire « exploser » différents commerces qui devaient de l’argent à la Outfit ou qui refusaient de payer. Au Canada, pendant plusieurs années une guerre opposa les Hells Angels dirigé par Maurice Boucher surnommé « Mom » et les Rock Machine de Salvatore Cazzetta, un conflit qui pris fin la fin des années 2000, grâce à l’aide de l’ancien Parrain, Vito Rizutto, qui servit de médiateur dans cette affaire. Comme toutes organisations criminelles, les gangs de motards sont dispersées dans plusieurs États Américains sous le nom de «chapitre ». La semaine dernière, les Highwaymen Motorcycle basés à Détroit ont récemment trouvé une solution dans le « conflit » qui les opposait à la famille mafieuse implantée dans cet État. Avant, sous le règne de Giacomo « Jack » Tocco, les affaires avec les différents gangs de motards dont les Highwaymen Motorcycle étaient gérées par un Capitaine, Frank « Frankie The Bomb » Bommarito, un membre respecté de la famille de Détroit dont le frère, Anthony, servait de Consigliere à Giacomo Tocco. Mais dès l’arrivée de Jack « Jackie The Kid » Giacalone, du changement fut effectué. Par principe, les autres organisations criminelles comme les gangs de motards, peuvent contrôler différents rackets appartenant historiquement à la famille de Détroit, en n’oubliant pas de leur verser un pourcentage de leur bénéfice. De plus, ils peuvent aussi collaborer avec la Cosa Nostra dans différentes affaires ou un pourcentage est alors établi, généralement beaucoup plus favorable pour les Italiens. Mais dès l’arrivée du nouveau Parrain, Frank Bommarito fut rétrogradé au rang de Soldat. Le mafieux qui avait une très bonne connaissance des différents gangs de motards dans les environs, fut « dépouillé » de ses affaires et gère désormais, selon certaines sources judiciaires, une équipe d’Associés loin de ses anciens rackets. Pour les Highwaymen Motorcycle,cela fut considéré comme une « provocation » surtout qu’avec Jack Giacalone, les règles furent changées et le pourcentage a reversé à la Cosa Nostra fut beaucoup plus important. Les tensions furent tellement conséquentes, que Jack Giacalone se déplaça lui même avec son Acting Peter Tocco (le neveu de l’ancien Parrain Giacomo Tocco) pour se réunirent avec les membres dirigeants des Highwaymen Motorcycle pour trouver alors une solution à un problème qui pouvait vite dégénérer. Jack Giacalone aurait aussi des problèmes avec les Outlaws Motorcycle, une branche du célèbre gang de motards installé à Boston. Ces derniers, n’avaient pas eux aussi tellement appréciés que Frank Bommarito soit retiré se tous ses rackets, de plus, le « tribu » versé aux Italiens avaient considérablement augmentés. Ce n’est pas la première fois que Jack Giacalone a des problèmes avec les Outlaws. Au début des années 1990, Jackie the Kid avec eu des gros problèmes avec l’ancien chef des chefs des Outlaws Harry « Taco » Bowman (actuellement incarcéré à perpétuité pour plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO), un individu égocentrique qui adorait se balader avec une cape ornée d’une croix gammée, pour des tensions liées à plusieurs rackets, ce qui avaient contrains son oncle qui était à l’époque Acting Boss de la famille, Anthony Giacalone de lancer un contrat contre Harry Bowman, un contrat qui fut annulé par la suite quand Frank Bommarito encore lui, avait finalement réussi à trouver un « accord de paix » entre les deux partis.

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