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DES TUEURS EN SÉRIE DANS LA COSA NOSTRA C'EST POSSIBLE ? - PARTIE 1

30 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

DES TUEURS EN SÉRIE DANS LA COSA NOSTRA C'EST POSSIBLE ? - PARTIE 1

La plupart des repentis tiennent généralement le même discours quand on leur demande combien de personnes ont-il tué pour la Cosa Nostra. Le chiffre exact pour eux n’est pas tellement important, car cela faisait parti de « leur boulot ». Ils n’assassinaient pas des innocents, mais des criminels endurcis, des tueurs, des voleurs, qui selon eux, n’auraient pas hésité une seule seconde à faire du mal à n’importe qui sur un simple ordre. Quand on rentre dans une organisation criminelle comme la Cosa Nostra, on prête serment par le sang qu’on n’hésiterait pas à utiliser le pistolet posé sur la table lors de l'intronisation comme arme pour tuer quelqu’un, si le Parrain de la famille en décidait. Mais alors la Cosa Nostra est-elle un refuge de tueurs en séries ? qui prennent le prétexte de travailler dans un monde de truands pour commettre des crimes en tout légitimité ?. Généralement, et même si le membre initié prête serment de tuer pour la famille, la plupart d’entre eux n’assassineront jamais personne. Quand un contrat est lancé, il est généralement sous-traité de Capitaines vers les Soldats, et on utilise la plupart du temps une personne ayant déjà fait ses preuves sur ce sujet. Des psychopathes dans ce genre de branche, on en trouve toujours, mais un membre de la famille Bonanno, a su montrer aux autorités judiciaires que la plupart de ses membres auraient été capables de commettre d’innombrables meurtres même s’ils n’avaient pas été initiés dans la Cosa Nostra et seraient devenus alors des tueurs en séries. Petit exemple avec Thomas Pitera (voir photo) né le 02 Décembre 1954, à Sheepshead Bay, un quartier à forte densité Italienne à Brooklyn. Rien ne prédestinait à la base que Thomas Pitera allait devenir par la suite un membre de la Cosa Nostra. Ses parents d’origine Italienne étaient des honnêtes commerçants qui gagnaient durement leur vie, et Thomas était un enfant très calme, docile et effacé, qui pendant sa scolarité à subi à de nombreuses intimidations de la part de ses camarades de classe en raison de sa petite taille et de sa voix aiguë. Pour s’endurcir, Thomas Pitera se réfugia dans les arts martiaux. Après ses études, il partit près de deux années au Japon pour se former aux techniques de combat. A son retour dans les rues de New-York, Thomas Pitera était un autre homme, il n’était plus le même qu’a à son adolescence, il avait changé et avait pris énormément confiance en lui, il commença alors à côtoyer les mafieux de son quartier qu'il admirait tant quand il était gamin. La colère qu’il avait accumulée pendant toutes ces années de réprimandes, allait désormais servir à la famille Bonanno. Il commença à travailler pour cette famille mafieuse au début des années 1980 et sympathisa très rapidement avec Bruno Indelicato, fils d’Alphonse Indelicato, un Soldat de la famille Bonanno, très actif dans le trafic d’héroïne. A cette époque, le Parrain en exercice, Carmine Galante venait d’être assassiné et une lutte pour le pouvoir se créa entre certains des membres. En se liant d’amitié avec Bruno Indelicato, Thomas Pitera faisait parti automatiquement de la faction rebelle, composée d’Alphonse Indelicato, père de Bruno, Dominick Trinchera et Philip Giaconne. Mais quelques mois après l’assassinat de Carmine Galante, les trois Capitaines furent assassinés et Thomas Pitera rejoignit alors le rang des vainqueurs. Désormais, il était surnommé « Tommy Karaté » par les membres de cette famille pour sa faculté a recouvrir très facilement les dettes des mauvais payeurs et se rapprocha alors d’Anthony Spero, un membre très influent à cette époque de la famille Bonanno qui le fera devenir un membre initié de la Cosa Nostra quelques années plus tard. Une fois son premier contrat exécuté pour le compte de la famille Bonanno, Thomas Pitera essaya de se spécialiser dans ce domaine et se plongea alors sur des livres expliquant comment se débarrasser facilement d’un corps, tout en évitant les poursuites judiciaires. En apprenant ce genre de choses, il voulait devenir un professionnel du crime, il voulait s’attirer le respect, il voulait qu’on dise de lui qu’il était une personne qui n’aurait aucune pitié pour quelqu’un qui essaierait de le contourner. En étant un membre à part entière de la Cosa Nostra, il avait désormais sa propre équipe et continua à gagner de l’argent dans le trafic de drogue, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à commettre des meurtres pour le compte de la famille Bonanno. Avec l’argent accumulé, la vie de Thomas Pitera changea énormément. L’adolescent timide, replié sur lui même qui habitait dans un quartier malfamé de Brooklyn, vivait désormais dans un appartement luxueux et avait même ouvert plusieurs bars, des lieux ou il trainait jusqu'au bout de la nuit et ou il préparait les coups les plus malsaints. Mais forcément, ce changement de vie attira l’attention des autorités fédérales qui était au courant de sa réputation de tueurs à gages et voulait désormais une seule chose le coincer pour de bon.

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UN ASSOCIÉ DE LA OUTFIT CONDAMNÉ POUR EXTORSION

27 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Outfit

UN ASSOCIÉ DE LA OUTFIT CONDAMNÉ POUR EXTORSION

Il y a des photos ou l’Associé de la Outfit, Michael « Mickey » Davis se passerait bien de revoir. Une en particulière, ou ce dernier est sur un bateau en pleine mer, en train de pécher avec l’ancien Parrain de la Outfit, John « No Noze » DiFronzo, une photo plutôt compromettante, surtout quand on veut se faire passer pour un honnête chef d’entreprise. Michael Davis, était en procès la semaine dernière pour avoir selon les procureurs fédéraux, demandé de l’aide à des membres de la Outfit pour récupérer de l’argent à un individu récalcitrant. Le problème, est que la victime se sentant fortement menacée, avait décidé de collaborer avec la justice et portait secrètement un micro. Lors des enregistrements dévoilés pendant le procès, on pouvait entendre Michael Davis, posait des questions assez menaçantes envers l’individu, du genre : « Vous habitez toujours Park Ridge ? », « Votre femme détient encore ce salon sur Schaumburg ? », « Et sinon comment vont tes enfants ? ». Des questions qui pourraient être très bien anodines, mais avec les relations de Michael Davis, ce genre de choses n’est jamais faites au hasard. Michael Davis en avez assez que l’individu en question ne le rembourse pas. Il était furieux, car ce dernier, lui devait près de 300 000 dollars et malgré les menaces, ne le remboursait jamais. Michael Davis avait alors pris contact avec un membre de la Outfit, propriétaire d’un restaurant Italien à Burr Ridge, connu pour résoudre ce genre de problèmes. Ce dernier contacta directement un Soldat de cette organisation criminelle, connu pour son extrême violence, Paul Carparelli qui le sous-traita aussi à des personnes non identifiées, qui lui cassèrent les jambes pour dix milles dollars. Malheureusement pour eux, ils s‘attaquèrent à la mauvaise personne. Lors du procès, les noms de Peter DiFronzo, de John DiFronzo, ou encore de l’actuel Parrain Salvatore DeLaurentis se mêlèrent aux différents témoignages sans que ces derniers ne soient accusés de quoi que ce soit, sauf Paul Carparelli avait plaidé coupable ces dernières semaines dans cette affaire. Pour l’avocat de Michael Davis, l’amitié de son client avec certains membres hauts placés de la Outfit de Chicago vient de sa jeunesse, vécu dans le même quartier à Melrose Park. Toujours d’après son avocat, les relations avec les frères DiFronzo n’étaient que « purement professionnel », son client aurait pendant plusieurs années géré un site d’enfouissement des déchets à Plainfield et aurait été de ce fait en contact régulier avec les deux mafieux. Les frères DiFronzo avaient quelques sociétés de construction et auraient utilisé le site de Michael Davis, en lui payant plusieurs millions de dollars pour déverser tous les débris liés à la construction. Cette amitié avait amené les deux hommes à faire à quelques reprises des parties de golfs et des virées en mer pour pratiquer la pêche : « Comme de nombreuses personnes qui ont vécu à Melrose Park ou à Elmwood Park, vous êtes dans l’obligation de connaitre ce genre d’individus. Pour moi, les frères DiFronzo sont des hommes d’affaires. » déclara son avocat. La victime dans cette histoire, un chef d’entreprise tout à fait respectable témoigna lors du procès qu’il connaissait parfaitement les relations que pouvaient entretenir Michael Davis avec certains membres de la Outfit de Chicago. Selon lui, il était arrivé à plusieurs reprises de voir ce dernier se balader au bord de sa Cadillac devant sa société avec Peter DiFronzo, qui serait d’après le FBI un Capitaine de cette organisation criminelle. Il ne fallut que quelques heures pour convaincre le jury que Michael Davis était bien coupable d’extorsion. Vêtu d’un costume gris avec ses cheveux plaqués en arrière, l’Associé de la Outfit secoua la tête et chuchota à l’oreille de son avocat. Les procureurs ont cherché à l’emprisonner tout de suite en attendant que ce dernier reçoive son verdict, mais le juge fédéral en charge de ce dossier laissa une semaine de répits à Michael Davis, le temps que l’Associé de la Outfit puisse rendre visite à son médecin pour ses nombreux problèmes de santé. Son avocat était fortement déçu de ce verdict, protestant que les jurés avaient condamné son client sans « aucune preuve réelle » mais seulement sur des « suppositions ».

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OPÉRATION HEAT CONTRE LA FAMILLE LUCCHESE

24 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

OPÉRATION HEAT CONTRE LA FAMILLE LUCCHESE

En Décembre 2007, l’opération dénommée Heat lancée par le FBI sur la famille Lucchese permit d’arrêter près d’une trentaine de membres. Il fallut une enquête qui aura duré plusieurs années aux agents fédéraux pour accuser les mafieux présumés dans cette affaire, de divers rackets, en particulier le jeu illégal, des délits qui rapportèrent d'après les procureurs fédéraux près de 2.2 milliards de dollars à la famille Lucchese en seulement quelques mois. Toujours d'après ces derniers, les membres de cette famille, qu'ils soient initiés ou simple Associés, utilisaient des techniques sophistiquées pour éviter d'attirer l'attention du gouvernement fédéral, en plaçant par exemple les paris des différents joueurs via un site internet sécurisé installé au Costa Rica. Les sommes d'argent étaient ensuite distribuées librement dans les différents tripots que possède la famille Lucchese dans l’État du New-Jersey. Au final, une partie des bénéfices était ensuite donnée comme un hommage aux différents patrons de la famille Lucchese dont Matthew Madonna et Joseph DiNapoli. Cette affaire avait aussi révélé que les membres de la Cosa Nostra avaient formé une alliance avec un célèbre membre des Bloods dans le but de faire du trafic de drogue et de téléphones à l’intérieur des prisons du New-Jersey. Il fallut attendre près de huit années pour que certains des membres, parmi les plus hauts placés de la famille Lucchese, décident de plaider coupables. Une procédure judiciaire extrêmement lente, qui permit aux différents accusés de pouvoir depuis 2007 être libérés sous cautions et continuer leurs activités criminelles pour le compte de la Cosa Nostra. Parmi les membres qui ont décidé d’avouer leur culpabilité, nous retrouvons :

  • Ralph Perna (En haut à gauche) : Il est le frère de Michael Perna, un membre de la famille Lucchese incarcéré depuis des dizaines d’années pour racket, Ralph Perna est le membre le plus haut placé de la famille dans l’État du New-Jersey. Profondément ancré dans les valeurs traditionnelles de la Cosa Nostra, Ralph Perna a trois fils (Ralph Jr, John et Joseph) qui seront pour les deux derniers initiés dans la Cosa Nostra, une intronisation qui se effectué par lui-même dans sa propre maison de vacances en 2007, quelques mois avant les arrestations. En 2005, les Perna avait déjà été condamnés à des légères peines de prison pour les mêmes accusations. Selon l’accord de plaidoyer passé avec les procureurs, Ralph Perna pourra être incarcéré pendant près de huit années.
  • Joseph Perna (En haut, au milieu) : Fils de Ralph Perna et Soldat dans l’équipe de son père, Joseph Perna à selon le FBI participé activement aux opérations de jeux illégaux pendant plusieurs mois. C’est aussi Joseph Perna qui pris contact avec l’un des membres des Bloods incarcéré dans une prison d’État du New-Jersey, pour commencer un trafic de drogue entre les mafieux Italiens et des membres du célèbre gang Afro-Américain. Les procureurs fédéraux ont suggéré au juge fédéral de condamner le Soldat de la famille Lucchese désormais âgé de quarante cinq ans, à près de dix années derrière les barreaux.
  • John Perna (En haut à droite): Membre Initié de la famille Lucchese et seulement âgé de trente huit ans, John Perna vivait avant son arrestation dans le riche quartier de West Caldwell, connu pour avoir été le lieu de domicile de Tony Soprano dans la série télévisée The Sopranos. Accusé de mêmes charges que son frère Joseph Perna, les procureurs fédéraux ont aussi demandé au juge fédéral de le condamner à près de dix années de prison.
  • Matthew Madonna (En bas à droite) : Il a longtemps fait partit avant la nomination de Steven Crea comme nouveau Parrain de la famille Lucchese, d’un panel de décision composé de trois Capitaines expérimentés pour gérer les affaires courantes de la famille mafieuse. Travaillant depuis longtemps pour la Cosa Nostra, Matthew Madonna avait été condamné en 1976 a près de trente années de prison pour trafic d’héroïne, une peine qu’il purgera sans broncher jusqu’à sa sortie de prison en 1995, ou il sera initié comme une récompense pour son silence quelques années plus tard. Dans cette affaire, Matthew Madonna a plaidé coupable de racket au second degré, des accusations qui pourraient le voir faire condamner à près de cinq années dans une prison fédérale.
  • Martin Taccetta (En bas, au milieu): Avec son frère Michael , les Taccetta ont contrôlé pendant de nombreuses années tout l’État du New-Jersey pour le compte de la famille Lucchese. Condamné à près de trente années de prison au début des années 1990, Martin Taccetta avait pu sortir en 2005, après qu’un juge fédéral avait décidé que ce dernier n’avait pas subi un procès juste. Dès sa libération, Martin Taccetta repris ses activités au sein de la famille Lucchese et sera arrêté deux années plus tard dans l’opération Heat. Entre temps, la décision du juge fut cassée en appel et Martin Taccetta retourna en prison pour purger sa précédente condamnation. Pratiquement certains et au vu de son âge assez avancé de terminer sa vie derrière les barreaux, Martin Taccetta plaida coupable et les procureurs fédéraux ont demandé près de dix années de prison pour tous ses crimes. Son frère Michael est sorti d’un pénitencier fédéral en 2014, après y avoir purgé plusieurs dizaines d’années.
  • John Mangrella (En bas à gauche) : Un soldat de la famille Lucchese âgé de soixante douze ans a plaidé coupable et risque dix années de prison.

Les autres accusés dans cette affaire dont Joseph DiNapoli ont décidé à nouveau de plaider non-coupable et tenteront leur chance dans un futur procès qui à ce jour n’a toujours pas été fixé par le juge fédéral.

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ET PENDANT CE TEMPS LA...

21 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

ET PENDANT CE TEMPS LA...

LE PROCÈS DE DEUX MEMBRES DE LA FAMILLE DE DÉTROIT VA BIENTÔT COMMENCER :

En 2013, Giuseppe « Joe » D'Anna, âgé de 60 ans et Girolamo « Mimmo » D'Anna âgé de 48 ans (voir photo), deux membres identifiés de la famille de Détroit ont été accusés par la justice Américaine de racket tenant de la loi RICO. Les deux frères ont déjà un lourd passé criminel et sont connus des autorités depuis des dizaines d’années. Nés et ayant vécu une longue partie de leur vie en Italie, Girolamo D’Anna et Giuseppe sont arrivés aux États-Unis au début des années 1990 ou leur oncle, un Capitaine de la famille de Détroit, Anthony « Tony Cars » D’Anna les accueilli à bras ouverts. Gravissant rapidement les échelons de la Cosa Nostra , Girolamo et Giuseppe D’Anna ont commencé a extorqué plusieurs entreprises dont plusieurs restaurants Italiens, mais en 2011, une affaire a mis la lumière sur leur activité. Le propriétaire du restaurant dénommé Kitchen Nonna, Pietro Ventimiglia, avait subi une tentative d’extorsion de la part des deux frères. Cela faisait déjà plusieurs années que Pietro Ventimiglia se faisait racketter, refusant toujours de payer, il avait déjà subi plusieurs provocations des membres de la Cosa Nostra, jusqu’au moment ou Girolamo et Giuseppe D’Anna excédés par son comportement, passèrent à l’acte. Les deux frères arrivèrent dans le restaurant et demandèrent tout simplement si le propriétaire était seul. Répondant positivement, il fut alors battu à plusieurs reprises à la batte de baseball. Ce dernier ne se dégonfla pas et alla à la police porter plainte malgré la réputation sulfureuse des deux membres de la Cosa Nostra, ce qui permit leurs arrestations. En plaidant coupable, Girolamo et Giuseppe D’Anna furent condamnés à trois mois de résidence surveillée, une petite tape sur les doigts. De plus, les frères d’Anna ont déclaré que le propriétaire avait profité de ce procès pour faire de la « publicité » à son restaurant, mettant même des doutes sur les fractures de Pietro Ventimiglia, malgré que ce dernier ai passé près d'un mois à l’hôpital. Mais cette condamnation permit au FBI de surveiller plus activement les activités des deux frères d’où leurs arrestations en 2013. Après trois années de longue procédure, et refusant de plaider coupable, le juge fédéral donna une date d’ouverture du futur procès en automne prochain. Si ces derniers sont déclarés coupables, les frères D’Anna risquent la prison à perpétuité.

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UNE HABITANTE DE NEW-YORK ATTAQUE EN JUSTICE UNE BOULANGERIE DÉTENUE PAR LA FAMILLE GENOVESE :

Dégoutée, oui dégoutée c’est bien le mot que peut ressentir Valerie Williams une habitante de Brooklyn et habituée de la boulangerie Fortunato Brothers Café (voir photo). Dégoutée, car cette dernière avait attaqué à juste titre cette boulangerie Italienne, car elle n’offrait aucun accès pour les personnes handicapées pour que ces derniers puissent rentrer à l’intérieur comme toute personne normale. Victime d’une paralysie cérébrale, Valerie Williams ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant, mais en faisant ses achats dans cette boulangerie ou elle est une grande habituée, cette dernière devait toujours attendre à l’extérieur qu’un vendeur vienne lui apporter sa commande. Face à cette injustice, Valerie Williams porta plainte contre le Fortunato Brothers Café réclamant plusieurs milliers de dollars de préjudice. Pour se protéger surtout face aux retombées médiatiques, elle avait même pris un avocat pour se défendre. Le problème dans cette histoire, c’est que cette boulangerie, située dans un quartier à forte densité Italienne, est détenue d’après le FBI par un Associé de la famille Genovese, Mario « Baker » Fortunato. Ce dernier avait d’après le FBI participé à un meurtre mafieux en 1994. Condamné à la perpétuité en 2003, puis de nouveau en appel en 2005, Mario Fortunato avait été finalement acquitté des charges retenues contre lui en 2010 par la Cour Suprême de l’État de New-York. En dédommagement des années passées en prison, une cour fédérale l’avait dédommagée à hauteur de 330 000 mille dollars. Reprenant son travail dans sa boulangerie, les agents fédéraux sont persuadés qu’ils continuent à travailler pour la famille Genovese. L’avocat qui devait défendre Valerie Williams dans cette affaire, à très vite appris que l’individu que sa cliente attaquait en justice avait des liens avec la Cosa Nostra, et décida de retirer contre son grès la plainte de Valerie Williams, pour selon elle éviter des problèmes avec ces individus. Stupéfaite, Valerie Williams n’en revient toujours pas. Les individus en question, elle les connait très bien, elle les surnomme même Les Parrains, car ils avaient l’habitude de trainer devant l’établissement. Mais Valerie William, ne va pas lâcher l'affaire et a repris un autre avocat pour attaquer de nouveau le Fortunato Brothers Café, réclamant près de 2000 dollars, plus cinq cent dollars par infractions commises par l’établissement : « Je n’ai rien contre eux, je peux même vous assurer que j’adore leurs pâtisseries » déclara t’elle.

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PETITE TAPE SUR LES DOIGTS POUR UN MEMBRE DE LA FAMILLE GAMBINO :

Un ancien Capitaine de la famille Gambino, James « Jimmy Boy » DellaRatta a été condamné la semaine dernière à quelques mois de probation, après avoir détourné avec des membres de son équipe en 2010 un chargement de cigarettes pour près d’un million de dollars. Les procureurs fédéraux avaient réclamé une peine d’emprisonnement ferme allant jusqu'à dix huit mois, mais le mafieux qui est aujourd’hui âgé de soixante treize ans rencontre de nombreux problèmes de santé, ce qui a convaincu le juge fédéral qu’un emprisonnement n’était pas la meilleure des solutions. En 2012, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli, un Soldat de la famille Gambino appartenant à l’équipe de James DellaRatta se suicida à l’hôtel Renaissance Meadowlands à Rutherford dans le New-Jersey. La famille Gambino apprit très rapidement que ce dernier collaborait depuis quelques temps avec le FBI et que ce dernier avait même secrètement enregistré plusieurs mafieux de la famille dont James DellaRatta. Les Gambino auraient pu en vouloir à James DellaRatta pour ne pas avoir décelé qu’un membre de son équipe était en train de collaborer avec le FBI, mais cette dernière ne lui teint pas rigueur. Seule sanction, James DellaRatta sera rétrogradé quelques mois plus tard et deviendra un simple Soldat. La famille Gambino évita des sanctions plus sévères contre James DellaRatta, car d'une part Nicholas Stefanelli s’était suicidé et deuxièmement il se révéla par la suite que ces enregistrements n’incriminaient que quelques membres de la famille de Philadelphie. De plus, d’après le FBI, James DellaRatta aurait des relations très étroites avec certains des membres de haut rang de la famille dont Nicholas « Little Nick » Corozzo et Leonard DiMaria.

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QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

19 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

Malgré les nombreuses arrestations orchestrées par le gouvernement fédéral ces dernières années, la Cosa Nostra reste encore une Mafia très structurée qui effraie bon nombre de truands qui voudraient marcher sur ses plates de bandes. En effet, la Mafia Italo-Américaine a encore bon nombre de familles implantées un peu partout aux États-Unis et même si cette dernière utilise de moins en moins le meurtre pour arriver à ses fins, elle peut compter sur des membres qui ont prêté serment d’allégeance, de commettre des crimes pour le bien de cette organisation. Même si son influence à diminuer, la Cosa Nostra, arrive à garder son aura, et traite assez facilement avec d’autres Mafias implantées aux aussi aux États-Unis. Mais certaines organisations criminelles ont tenté par le passé, de tester les limites de la Cosa Nostra, pour savoir si cette dernière, tellement silencieuse, prospérant dans l’ombre serait prête à déclencher une guerre pour défense ses positions, petit retour en arrière. Au début des années 1990, une organisation criminelle Albanaise dénommée « The Corporation » a commencé à prendre le contrôle de plusieurs clubs sociaux contrôlés par la Cosa Nostra. Cette « mini Mafia », était dirigée par un Alex Rudaj (voir photo), un individu déjà connu des services de police pour avoir travaillait comme Associé avec plusieurs familles à New-York et en particulier avec les Gambino. Mais arrivé à un moment de sa carrière criminelle, Alex Rudaj voulait prendre son indépendance, et s’inspira de l’organisation mise en place par la Cosa Nostra, pour fonder sa propre famille. Généralement l’entente avec les Albanais et les mafieux Italiens avaient toujours été cordiales. Ces derniers, de par leur influence avaient l’habitude d’utiliser les Albanais comme une force de frappe dans différentes affaires. Durement mais surement, Alex Rudaj accompagné par des individus d’origine Albanaise mais aussi Italiennes, la plupart Associés à des familles de la Cosa Nostra, commencèrent à se formèrent pour tenter quelque chose d’invraisemblable, attaquer des clubs sociaux ou des lieux détenus par des membres de la Cosa Nostra. Au départ, ils commencèrent à travailler dans le comté de Westchester, avant de s’épandre dans le Queens et dans le Bronx, des endroits ou la Cosa Nostra a une énorme (encore aujourd’hui) influence. Pendant plusieurs années, ce qui était au début une petite équipe de truands, se transforma en une organisation criminelle gagnant son argent grâce au racket et à la violence. A l’été 2001, Alex Rudaj accompagné d’au moins six hommes, rentrèrent dans une salle de jeux contrôlée par la famille Lucchese, frappèrent le gérant à la tête et déclarèrent aux clients qui étaient en train de jouer clandestinement dans ce tripot : «Messieurs désormais cet établissement est fermé. Je le jure devant Dieu que si je vois encore une personne ici, je le frapperais à mort ». Bizarrement, la famille Lucchese ne réagit pas tout de suite, ce sont plus la famille Bonanno et la famille Gambino qui étaient plus inquiètes de l’influence grandissante que prenait cette organisation criminelle. La tension fut à son paroxysme quand les Albanais essayèrent de rentrer de force dans le restaurant Italien Rao’s , connu pour avoir été le lieu de prédilection de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti et encore à l'heure actuelle sous protection de la Cosa Nostra. Alex Rudaj était venu au départ manger, mais en raison des dernières altercations avec les mafieux Italiens, il fut rejeté par le personnel car selon eux, le restaurant était plein. Ce dernier ne se dégonfla pas et revint quelques heures après avec près d'une douzaine d'hommes, prêt à rendre des comptes pour ce manque de respect. Pris de panique, le propriétaire lui trouva finalement une place de premier choix. Cet incident fut un message fort adressé aux mafieux Italiens. En attaquant un lieu « sacré », les Albanais leur disaient « Montrez nous un peu de respect, ou on ira encore plus loin ». La famille Gambino compris immédiatement le message. A cette époque, la famille Gambino étaient contrôlée par un Acting Boss de la vieille école dénommé, Arnold « Zeke » Squitieri, qui était visiblement très énervé et excédé que ces « malfrats » puissent s’en prendre à une organisation aussi tentaculaire que la sienne et demanda un rendez-vous à Alex Rudaj pour résoudre ce conflit, qui pouvait à juste titre dégénérait en guerre dans les rues de New-York. La réunion se déroula dans une station essence en pleine nuit. Arnold Squitieri ramena près de vingt hommes, tous armés de batte de baseball, barres de fer ou d'armes automatiques. Devant eux, Alex Rudaj était en infériorité numérique avec ses six hommes et pu se rendre compte que ce qu’il avait devant lui était simplement une petite partie des effectifs de la Cosa Nostra et que si ces derniers déclaraient la guerre, son clan allait tout droit vers une défaite certaine. Arnold Squitieri commença à déclarer que désormais la « partie était terminée » pour les Albanais, qu’ils « étaient allés trop loin ». Mais l’un des lieutenants de The Corporation, braqua son arme sur l’Acting Boss de la famille Gambino et menaça par la même occasion de tirer sur les jerricanes d’essence. Prêt à tout faire sauter, les deux organisations criminelles reculèrent et décidèrent de quitter les lieux sans accord possible, la guerre allait bientôt éclater. Finalement c’est le FBI qui mis fin aux hostilités en arrêtant une bonne partie de la famille Rudaj. Alex Rudaj et plusieurs des ses hommes furent inculpés de charges tenant de la loi RICO et condamnés à de longue peine de prison. En une seule arrestation, la famille Albanaise fut complètement détruite et n’existe plus au jour d’aujourd’hui. Arnold Squitieri fut lui aussi arrêté et condamné à sept ans de prison pour extorsion, jeux illégaux et évasion fiscale, mais contrairement à Alex Rudaj, la famille Gambino avait assez de membres « compétents » pour pouvoir le remplacer à son poste.

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LA FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE PATRIARCA

16 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Patriarca

LA FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE PATRIARCA

Quand la population de la Nouvelle-Angleterre entendait le nom Angiulo dans les années 1970, il pensait directement à la Cosa Nostra. Gennaro, Donato, Michele et Francesco étaient quatre frères qui ont participé activement aux activités criminelles de la famille Patriarca pendant plusieurs dizaines d’années. Les quatre frères, avaient tous une particularité qui leur était propre. Le leader était incontestablement Gennaro qui en raison de son tempérament sulfureux, donnait ses ordres. Donato surnommé « Danny » par ses amis, étaient un Capitaine de la famille. Michele ou « Mike » était la personne la plus appréciée pour son tempérament charmeur, il était le plus approchable des frères Angiulo. Le dernier, Francesco ou « Frank », était quant-à lui le plus discret, le plus calme aussi. Membre initié de la Cosa Nostra, il était surtout « reconnu » pour ses talents de comptable, mais depuis la semaine dernière, le dernier des frères, Francesco est décédé d’une insuffisance cardiaque à l’âge de quatre vingt quatorze ans, mettant fin à une époque qui aura marqué l’âge d’or dans la famille Patriarca : « Il était comme le dernier des Mohicans » déclara son neveu Jay Gennaro Angiulo, stipulant aussi que son oncle avait vécu toute sa vie dans le North End, sauf pendant sa période d’incarcération dans les années 1980 et 1990. Mais pour ce dernier sa période en prison à plus était une fierté pour Francesco Angiulo. Une fierté d’avoir fait ses quatorze années de prison en ne parlant pas une seule fois et en survivant qui plus est, à un cancer et à une opération du cœur pour sortir avec tout le respect accumulé d’un pénitencier fédéral en 2000. Après ça, Francesco Angiulo continua à conduire ses deux vielles Cadillacs, l’une blanche, l’autre noire et passait le plus clair de son temps assis sur les marches de sa maison, profitant un maximum du soleil, tout en regardant les gens passés dans la rue : « Il a passé tous les obstacles, comme mon père » déclara de nouveau le fils de Gennaro Angiulo « Qui aurait cru qu’ils auraient pu sortir en vie de prison ?. Personne !, et ils sont tous rentrés à la maison » conclu t’il. Car pour la population du quartier de Little Italy, les frères Angiulo, étaient des personnes serviables, qui faisaient respecter l’ordre et la sécurité dans leur quartier. Si vous aviez un problème ? Vous alliez voir l’un des quatre frères et il était très vite réglé. Un soucis d’argent ?, un conflit de voisinage ? Un problème avec un malfrat ?, allez voir les frères Angiulo et ils s’occupaient du reste. Mais pour le FBI, malgré leur façade romanesque, ils étaient des personnes violentes qui ont gagné énormément d’argent grâce aux activités criminelles de la famille Patriarca. Toujours d’après les autorités fédérales, les bookmakers contrôlés par les frères Angiulo, rapportaient au bas mot près de quarante cinq mille dollars de l’époque et cela par jour. Francesco qui a servi dans la marine marchande, a très vite appris le métier de comptable et son talent a servi par la suite à la famille Patriarca. Contrairement à ses trois autres frères, Francesco Angiulo n’a jamais été condamné pour des crimes violents, les voisins de son quartier et même le procureur qui avait inculpé Francesco Angiulo dans les années 1980 en étaient formels, ce dernier était un homme « calme et privé. Il n’a jamais fait de mal à personne », mais le problème est qu’il était impliqué dans les rackets d’une famille les plus violentes des États-Unis. D’après le procureur fédéral Anthony Cardinale, qui avait inculpé les frères Angiulo dans les années 1980, il déclara que ces derniers étaient très différents du célèbre James « Whitey » Burlger, un gangster Irlandais voisin, travaillant à proximité des quatre frères, qui coopérait avec le FBI et qui avait « inondé » selon lui son quartier ou il avait son repère de drogue, alors que les frères Angiulo avaient pour principe que le North End, lieu ou ils avaient leurs affaires soit propre : « Toute la zone qu’ils contrôlaient était sure. Personne n’osait voler une maison ou braquer un magasin alors qu’ils étaient présents » déclara de nouveau Anthony Cardinale. Les frères ont gagné leur argent grâce aux prêts usuraires et aux jeux, mais ils ont comme tout bon membre de la Cosa Nostra, étaient impliqués dans différents assassinats liés à la pègre. En 1981, le FBI posa un miro dans le repère de Gennaro Angiulo, lieu ou il avait ses habitudes. Ce dernier, qui était l’Underboss de la famille Patriarca, fut enregistré en train de se vanter dans plusieurs délits dont des meurtres qui n’avaient pas encore été résolus (Il se révéla par la suite que les gangsters James Bulger et Steven Flemmi avaient donné des informations au FBI sur les endroits ou ils faillaient planquer les micros. Gennaro Angiulo sera condamné en 1986 à près de quarante cinq de prison et sera libéré en 2007 pour des raisons de santé). A la fin des années 2000, le paysage du North End était complètement différent de la grande époque des frères Angiulo. La famille Patriarca avait été très affaiblie par une série d’arrestations, laissant une hiérarchie dirigée par différents Acting Boss, alors que le quartier qui était majoritairement d’origine Italienne à laissé place à une population multiculturelle. Francesco Angiulo continua à rendre visite à son frère Gennaro à sa sortie de prison jusqu'à son décès en 2009. Michele est décédé en 2006 après avoir purgé trois années de prison pour jeux illégaux. Donnato est décédé lui aussi en 2009 après avoir purgé près de onze années de prison pour racket, il avait été libéré en 1997. Dans l’esprit des habitants du North End, qui ont connu les frères Angiulo, ces derniers n’étaient pas des « mauvaises personnes », et ont aidé selon eux « plusieurs habitants ». Pour Francesco, un parent de la famille qui refusa d’être identifié raconta que ce dernier avait fait la même chose pendant près de trente ans, « rien d’illégal, il était juste assis à son bureau et regardait la télé ».

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DÉTAILS SUPPLÉMENTAIRES SUR LE VOL DE LA "LUFTHANSA"

13 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

DÉTAILS SUPPLÉMENTAIRES SUR LE VOL DE LA "LUFTHANSA"

Vincent « Vinny » Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno arrêté en Janvier 2014 pour avoir orchestré le célèbre braquage de la Lufthansa, campe sur ses positions, et refuse de négocier un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Alors que la plupart des accusés dans cette affaire dont son fils Jérôme Asaro ont tous décidé de plaider coupable et ont été condamnés à des peines relativement légères par le juge fédéral en charge de ce dossier, Vincent Asaro qui est aujourd’hui âgé de soixante dix huit ans, attend patiemment depuis sa cellule du Métropolitan Center à New-York, son procès qui devrait commencer en Octobre prochain. En attendant, les procureurs fédéraux affinent les derniers détails de cette affaire et sont prêt à sortir « l’artillerie lourde », en appelant des anciens membres de la famille Bonanno qui ont décidé de coopérer avec la justice Américaine ces dernières années. Le plus célèbre d’entre eux reste Joseph « Big Joey » Massino, ancien Parrain de la famille Bonanno dans les années 1990, qui viendra prêter main forte aux procureurs fédéraux, en racontant que le jour du fameux casse, Joseph Massino était à cette époque le Capitaine de Vincent Asaro et que ce dernier lui avait donné en récompense de ce butin, un sac remplit de bijoux et d’or. Salvatore « Good Looking Sal » Vitale, ancien beau-frère et Underboss de Joseph Massino, viendra lui aussi témoigner pour des retrouvailles qui risquent d’être assez tendues. Les deux hommes qui sont désormais dans le programme de protection des témoins, ne se sont plus vus depuis la condamnation à perpétuité de Joseph Massino en 2004. Le vol dit de la Lufthansa, restera à jamais quand l’un des braquages les plus célèbres des États-Unis. Près de six millions de dollars en liquide avait été dérobés ainsi que des centaines de milliers de dollars en or et en bijoux. Le cerveau de cette affaire était un célèbre Associé de la famille Lucchese, James « Jimmy The Gent » Burke, qui avec une équipe composée de sept autres personnes, affiliés à la famille Lucchese, seront pour la plupart par la suite exécutés dans des règlements de compte lié au fameux braquage. En effet, chacun d’entre eux devait recevoir une bonne partie de l’argent, d'après les agents fédéraux, des centaines de milliers de dollars, mais dans l’esprit de James Burke, le butin récolté n’était que pour lui, sauf une part qu'il accepta de verser par la suite aux membres de la Cosa Nostra qui étaient derrière cette histoire dont Paul Vario (Paul Vario était un Capitaine très respecté à cette époque,qui après l'incarcération de Carmine Tramuniti avait été dans les petits papiers pour diriger la famille Lucchese, mais une condamnation l'empêcha de devenir le nouveau Parrain) et Vincent Asaro, qui à cette époque contrôlait une bonne partie de l’aéroport JFK. D’après les procureurs fédéraux, la part de Vincent Asaro s’élevait à près d’un million de dollars, qui aurait été largement dépensé dans les hippodromes de New-York, car pour les autorités fédérales, Vincent Asaro a toujours eu depuis sa longue carrière criminelle un gros souci avec les paris sportifs. Pour prouver les dires des procureurs fédéraux, ces derniers pourront s’appuyer sur le témoignage du cousin de Vincent Asaro, Gaspare Valenti. Cet Associé de la famille Lucchese, qui a participé au braquage de la Lufthansa, a toujours été en colère contre son cousin qui lui aurait volé volontairement sa part du butin, une aigreur qui s’est amplifiée années après années. A la fin des années 2000, Gaspare Valenti décidera de collaborer avec la justice Américaine et enregistrera Vincent Asaro parler de cette affaire, mais surtout comment il avait pu dépenser les milliers de dollars reçu par James Burke : « Quand je joue sur une course, je joue tout ce qui est possible de gagner. Tant que j’arrive à un billet gagnant ». Plus accablant encore pour Vincent Asaro, quand en Juin 2013 et alors que les agents fédéraux étaient en train de fouiller l’ancienne maison de James Burke à la recherche sur Liberty Avenue, à la recherche d’un cadavre (qui s’avéra être par la suite celui de l’Associé de la famille Lucchese, Paul Katz), Vincent Asaro sera enregistré, affolé, s’interrogeant auprès de son cousin sur les motivation réelles de cette fouille des agents fédéraux. Le Capitaine de la famille Bonanno passera même à plusieurs reprises en voiture devant la maison pour faire un « repérage », quelques mois plus tard, il sera arrêté.

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L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE GAMBINO DEMANDE LUI AUSSI A SORTIR DE PRISON POUR DES RAISONS MÉDICALES

10 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

L'ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE GAMBINO DEMANDE LUI AUSSI A SORTIR DE PRISON POUR DES RAISONS MÉDICALES

En décidant de coopérer, la justice avait donné une seconde chance à Salvatore Gravano (voir photo). En plaidant coupable de plusieurs meurtres crapuleux pour le compte de la famille Gambino, celui qui avait été l’Underboss de John Gotti au début des années 1990, ne fit que quelques années de prison avant de rentrer avec sa famille dans le programme de protection des témoins. Installé dans l’État de l’Arizona, Salvatore Gravano, commença à ouvrir une société d’installation de piscine, puis écrivit un livre à succès, avant d’apparaitre quelques fois à visage découvert dans différentes interviews. Une nouvelle vie qui lui donnait une situation financière très confortable, mais Salvatore Gravano n’avait pas perdu pour autant ses vieilles habitudes. Déclarant à de nombreuses que sa vie antérieur dans la Cosa Nostra n’était qu’une « erreur », Salvatore Gravano même en ayant eu la chance de pouvoir commence une nouvelle vie loin de son passé criminel, s’associa avec sa famille dans le commerce de trafic d’extasies avec un gang néo-nazi, dénommé « Devil Dogs ». Mais grâce à une surveillance accrue du FBI, Salvatore Gravano fut arrêté à la fin des années 1990 et plaida coupable de trafic de drogue en 2001. La juge fédérale Allyne Ross, connue pour sa sévérité envers les membres de la Cosa Nostra, condamna à vingt années de prison, celui qui fut considéré comme le plus « grand repenti » de l’histoire de la Mafia Italo-Américaine. Lors de son verdict, elle avait fustigé très sévèrement Salvatore Gravano, déclarant que ce dernier avait « démontré une totale absence de réadaptation et n’avait exprimé aucun remord pour ses crimes antérieurs ». En plus de sa longue condamnation, le bureau fédéral des prisons transféra Salvatore Gravano dans l’enfer carcéral de Florence dans le Colorado, un pénitencier de haute sécurité réservé aux détenus les plus dangereux des États-Unis, une forme de punition pour avoir récidivé. Pendant son incarcération, Salvatore Gravano accumula les problèmes de santé et développa un problème à la thyroïde ce qui lui valut une perte importante de poids et une perte totale de ses cheveux. La fille de Salvatore Gravano, Karen, qui participe à l’émission de télé réalité « Mob Wives », suivant la vie de femmes ayant eu des membres de leur famille « travaillant » pour la Cosa Nostra, avait déclaré lors d’un épisode, que son père était « admissible » à une libération conditionnelle, depuis qu’une loi fédérale qui était passée l’année dernière, visée à alléger les peines des individus condamnés pour des infractions liés à la drogue et ayant purgé plus de trois quart de leur peine, dans le but de réduire la population carcérale. Le nouvel avocat choisit par Salvatore Gravano, Thomas Farinella, n’a pas confirmé devant la presse que ce dernier avait fait une demande de libération auprès de la juge fédérale Allyne Ross, stipulantseulement que son très bon comportement depuis toutes ces années d’incarcération pouvait jouer en sa faveur. Alors que le juge fédéral Leo Glasser, avait estimé en 1994 que le témoignage de Salvatore Gravano était jugé « inestimable » pour la justice Américaine dans sa lutte contre la Cosa Nostra, l’ancien Underboss de la famille Gambino et son avocat devront affronter un obstacle de taille en la personne de la juge fédérale Allyne Ross, qui ne laissera aucun cadeau pour un individu ayant laissé passé une seconde chance de changer sa vie : « Pour quelqu’un qui a reçu l’accord du siècle après avoir commis tous ces meurtres il y a de ça une vingtaine d’années, il n’est pas surprenant de voir que ce dernier aurait demandé une libération sous caution pendant son incarcération » déclara l’avocat de John Gotti Jr, Jeffrey Lichtman, « Il a l’air désespéré et n’a surtout rien à perdre, il fallait être fou pour croire qu’il allait changer de vie une fois libéré » conclua t’il.

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UN JUGE FÉDÉRAL REFUSE DE LIBÉRER DE PRISON UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

7 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

UN JUGE FÉDÉRAL REFUSE DE LIBÉRER DE PRISON UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

Quand Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’ancien Underboss de la famille Gambino au début des années 1990, qui devint par la suite un repenti de la Cosa Nostra parle d’Eddie Garafola (voir photo), cela se résume en quelques mots : « un combinard, un truqueur, un comploteur ». Plusieurs fois, des membres de son ancienne équipe lui avaient conseillé de se débarrasser de lui, car il jouait « double jeu », mais Salvatore Gravano refusa à chaque fois de lancer un contrat contre lui. La raison ?, il était son beau-frère. En effet, Eddie Garafola était marié avec sa sœur dénommée Frances depuis des années, et le faire disparaitre pouvait causer un « drame familial ». Quand Salvatore Gravano décida de collaborer avec la justice, il fit part de sa décision à Eddie Garafola. Au début, ce dernier était partant pour le suivre, puis la visite d’après, il décida de se rétracter, pensant peut être au fond de lui, que Salvatore Gravano, une fois parti, il pourrait récupérer une partie de ses activités, et pourquoi pas, être promu Capitaine, car Eddie Garafola, comme Salvatore Gravano était un membre initié de la Cosa Nostra depuis les années 1970. Pire encore, quand la famille Gambino par l’intermédiaire du Soldat Thomas « Huck » Carbonarro repéra Salvatore Gravano et sa famille dans l’État de l’Arizona (Salvatore Gravano avait changé de vie et nom. Se faisant appelé désormais Jimmy Moran et était le propriétaire d’une entreprise de piscine dénommé « Marathon Piscine, Inc ». En réalité, l’ancien Underboss de la famille Gravano travaillait activement avec un gang néo-nazi dans le traic de drogue). Une fois que Peter Gotti, qui était le Parrain à cette époque de la famille Gambino donna son accord, Eddie Garafola demanda de participer volontairement à l’exécution de ce contrat, qui sera par la suite annulée car Salvatore Gravano sera arrêté par le FBI. Malgré tous les « efforts » pour monter en échelon au niveau de la famille Gambino, Eddie Garafola, restera tout sa carrière criminelle un « simple » Soldat, et participera au meurtre de son propre cousin Edward « Eddie The Chink » Garofalo en 1990, car pour Eddie Garafola, le mot « famille » ne s’applique que pour les Gambino, sa vraie famille quant-à elle, est toujours passée en second plan. Mais comme tout membre d’une organisation criminelle, la fin se termine très rarement bien. En effet, en 2003, il fut inculpé par la justice Américaine d’avoir comploté dans l’assassinat de Salvatore Gravano. De plus, les procureurs fédéraux l’accusèrent aussi du meurtre de son cousin. Face aux nombreuses preuves et surtout aux témoins qui étaient prêts à témoigner contre le Soldat de la famille Gambino, ce dernier plaidera coupable en 2007 et reçu près de trente années de prison dans un pénitencier fédéral. Aujourd’hui, Eddie Garafola qui est âgé de soixante seize ans, a dû mal à supporter sa nouvelle vie en prison. Incarcéré au début se de sa peine dans le pénitencier fédéral d’Allenwood, dans l’État de Pennsylvanie, Eddie Garafola essaye depuis quelques années de sortir de prison pour raison médicale, un motif qui avait poussé le bureau des prisons pour les prisonniers fédéraux, à changé son lieu de détention, ce denier se trouvant désormais dans la prison fédérale de Rochester, un centre de détention spécialisé pour les détenus malades dans l’État du Minnesota. D’après son avocat, son client a subi depuis son incarcération de nombreux problèmes de santé, dont un accident vasculaire cérébral, qui l’empêche désormais de parler convenablement et d’être partiellement paralysé, mais aussi une amputation de la jambe suite à son diabète. Le Soldat de la famille Gambino, passerait ses journées dans un fauteuil roulant complètement amorphe, attendant une seule chose, pouvoir purger sa peine chez lui, près de sa femme, Frances qui ne l’a jamais quitté. Mais les procureurs fédéraux ne sont pas du même avis qu’Eddie Garafola. Ces derniers pensent qu’une fois sortie de prison, Eddie Garafola reprendrait ses activités criminelles au sein de la famille Gambino, et dirigerait son ancienne équipe d’Associés à distance. Le juge fédéral trancha la semaine dernière et refusa la libération sous caution du Soldat de la famille Gambino. La femme d’Eddie Garafola espérait forcément une issue plus favorable, elle avait même refait l’accès à leur maison pour que son mari puisse se déplacer plus facilement avec son fauteuil : « Je voulais terminer ma vie avec lui, je suis dévasté, c’est navrant. Il est triste, vraiment très déprimé » déclara t’elle. Pour Laura Garofalo, la fille Edward Garofalo assassiné en 1990, la décision du juge, n’est que justice : « Moi je ne peux plus voir mon père » déclara t’elle, en continuant : « Je pense qu’une personne qui assassine quelqu’un de sa famille doit connaitre forcément les conséquences. Il est un fléau pour la société »

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ET EN DEHORS DE NEW-YORK ?

4 Juin 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

UN MEMBRE DE LA FAMILLE E KANSAS CITY DÉCÈDE DE CAUSES NATURELLES :          

L’ancien garde du corps et chauffeur de l’ancien Parrain de la famille de Kansas City, Pete Tamburello (voir photo à gauche) vient de décéder de causes naturelles le mois dernier, il avait quatre vingt trois ans. Membre intié de la Cosa Nostra depuis des dizaines d'années, « Pete T » comme il était surnommé par ses Associés et ses amis  est un ancien vétéran de la seconde guerre mondiale, qui malgré sa longue carrière criminelle a tenu des activités légales en ouvrant plusieurs restaurants dans Kansas City. Nicholas Civella, Parrain emblématique de la famille, qui a géré la famille pendant près de trente ans était une personne crainte et respecté, qui n’hésitait pas à utiliser la violence comme moyen de pression sur les politiques de la ville, même à la fin de sa vie. Une scène mémorable restera jamais à marqué dans l’histoire de la Mafia à Kansas City, ou Nicholas Civella en 1980, quelques années avant son décès d’un cancer du poumon, était venu assister à un match de baseball avec Pete Tamburello. Ces deniers s’étaient assis volontairement sur des places réservées à un Sénateur de l'État et au Maire de Kansas City, provoquant par la suite des insultes auprès de la sécurité qui voulait les faire partir du stade, mais aussi avec les journalistes présents lors de ce match. Cette même années, Nicholas Civella sera condamné à une légère peine de prison pour avoir tenté de soudoyer un fonctionnaire du bureau des prisons fédérales, il sera libéré quelques années plus tard pour raison de santé. Pour Pete Tamburello, il sera inculpé en 1985, avec plusieurs mafieux de la Outfit de Chicago dans l’écrémage des différents casinos de Las Vegas, qui à cette époque étaient entièrement contrôlés par la Cosa Nostra, mais sera acquitté de toutes les charges retenues contre lui. Carl « Tuffy » DeLuna, qui était l’Underboss de Nicholas Civella, sera condamné quant-à lui, à près de trente années de prison dans un pénitencier fédéral pour racket. Après cet acquittement, Pete Tamburello continuera a gérer tranquillement ses activités criminelles, sans être inquiété une seule fois par les autorités fédérales. La famille de Kansas City est au jour d'aujourd'hui encore active, elle serait gérée actuellement par John Sciortino et compterait une vingtaine de membres présents dans Kansas City et dans d’autres Etats de la côte Ouest.

L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA RENTRE DANS UNE MAISON DE TRANSITION :

L’ancien Parrain de la famille Patriarca Luigi « Baby Cabanes » Manocchio (voir photo à droite) a quitté un pénitencier fédéral en Caroline du Nord le mois dernier depuis son incarcération en 2011 pour des charges de racket, pour rentrer dans une maison de transition située dans l’Etat du Massachussetts. Luigi Manocchio a repris les rênes de la famille Patriarca en 1996 après la collaboration de l’ancien Boss Frank Salemme. Après sa nomination, Luigi Manocchio a immédiatement pris ses « quartiers » dans l’Etat du Rhode-Island, une première. Car il faut comprendre une chose, c’est que la famille Patriarca a deux factions distinctes, une à Boston dans l’Etat du Massachussetts, qui avait toujours détenu le pouvoir depuis Raymond Patriarca Sr et une autre plus petite à Providence, « la capitale » de l’Etat du Rhode Island. Bénificiant d’un casier judiciaire qui remonte aux années 1940, Luigi Manocchio a su pendant toutes ces années, accumulé tout le respect nécessaire pour arriver au poste suprême d’une famille de la Cosa Nostra. En 2009, voyant les problèmes judiciaires arrivés mais aussi au vû de son âge avancé, Luigi Manocchio avait annoncé dans un restaurant, accompagné de plusieurs membres de sa famille, qu’il laissait sa place à son Consigliere fraichement élu, Peter « Crazy Horse « Limone, afin qu’il puisse profiter de sa « retraite » avec sa vraie famille en Floride. Deux années plus tard, les agents fédéraux viendront arrêter Luigi Manocchio dans sa nouvelle résidence, l’accusant d’avoir racketté pendant des années plusieurs clubs de stiptease dont le célèbre « Satin Dolls » alias le « Bada Bing » de la série télévisée The Sopranos.

UN SOLDAT DE LA OUTFIT PLAIDE COUPABLE :

Le Soldat de la Outfit, Paul Carparelli (voir photo à gauche), a été emprisonné en Avril dernier après avoir menacé publiquement un individu qui collaborait avec le gouvernement fédéral. Opérant depuis la célèbre ville de Cicéro, connu pour avoir été le quartier général de l’ancien Parrain Al Capone, Paul Carparelli, n’a pas perdu son sang froid depuis son incarcération et a décidé de plaider coupable des charges d’extorsion dont il était accusé, pouvant le faire condamner de ce fait à une peine maximale de douze années dans une prison fédérale. Fier d’appartenir à la Cosa Nostra, Paul Carparelli avait démontré dans plusieurs enregistrements, sa volonté à causé du mal à différents individus qui devaient de l’argent à la Outfit de Chicago. Proche du Parrain actuel Salvatore « Solly D » DeLaurentis, Paul Carparelli avait été utilisé à de nombreuses reprises comme « gros bras » pour recouvrir des « vieilles créances » de cette organisation criminelle encore très active dans l’Etat de l’Illinois. Même détenu sous caution, Paul Carparelli n’avait pas changé son comportement, ce qui avait contraint le juge fédéral en charge de ce dossier de le placer immédiatement en détention au Métropolitan Center de Chicago.

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