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LA COSA NOSTRA SE VENGE-T-ELLE ENCORE DES REPENTIS ?

14 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Divers

Peter « Petey Cap » Caporino a travaillé pendant des dizaines d’années pour la famille Genovese. Son club social était basé à Hoboken et a supervisé de nombreux paris illégaux, sportifs pour la plupart, générant des millions de dollars pour la famille Genovese. Travaillant pour des personnalités influentes du crime organise, comme James « Jimmy Nap » Napoli, un Capitaine de la famille Genovese, qui a contrôlé selon le FBI de 1950 à 1980 l’une des plus grandes opérations de jeux illégaux dans tout les Etats-Unis. James Napoli adorait le luxe, la belle vie, les belles voitures, et ordonnait à ses Associés de lui redonner près de vint cinq pourcents de leur activité, sur des paris sportifs, cela représentait une fortune. Peter Caporino, s’exécuta, sans broncher, et continua même à payer James Napoli quand ce dernier fut incarcéré à la fin des années 1970 pour jeux illégaux. Mais surement aigri, de n’avoir jamais été proposé à l’intronisation, Peter Caporino décida, au début des années 2000, de collaborer avec les autorités délibérément. Mais selon les procureurs fédéraux, la raison était encore plus simple que ça. Alors certes, Peter Caporino ressentait surement une forme d’aigreur, de devoir donner autant d’argent, mais en réalité, sa femme et trente individus liés aux paris illégaux, furent arrêtés, et pour éviter que cette dernière termine en prison, Peter Caporino aurait décidé de collaborer avec les autorités.Pendant plusieurs mois, il enregistra différents membres de la Cosa Nostra, près de quatre cent heures d’enregistrements, qui permettront aux procureurs fédéraux d’inculper des gros poissons comme Lawrence « Little Larry » Dentico, un Capitaine dans la famille Genovese, qui a servi de Consigliere pendant quelques années. En récompense de sa coopération, Peter Caporino sorti du tribunal en homme libre, une nouvelle vie s’offrait à lui dans le programme de protection des témoins. Mais Peter Caporino en voulait plus, toujours plus, et retourna narguer avec sa femme, ses anciens Associés à Hoboken, comme si rien ne s’était passé, en se devenant de nouveau très actif dans les paris illégaux. Comme la plupart des repentis de la Cosa Nostra, Peter Caporino connaissait parfaitement le fonctionnement de cette organisation criminelle, et savait que le meurtre n’était plus une priorité, même en cas de trahison. Se faire de l’argent dans l’ombre, sans éveiller le moindre soupçon, voici la nouvelle « feuille de route » pour la plupart des familles de la Cosa Nostra. Ironiquement, ce n’est pas la famille Genovese qui s’occupa de ce problème mais des individus qui interpellèrent les autorités, qu’un bâtiment à Hoboken était utilisé pour des paris illégaux. Cette fois-ci, il n’y avait plus de négociation possible et Peter Caporino sera condamné à sept années dans une prison fédérale.

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE DÉCIDE DE QUITTER LE PROGRAMME DE PROTECTION DES TÉMOINS

13 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Anthony ArrilotaEn 2010, Anthony Arillota (voir photo), un Capitaine de la famille Genovese opérant depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts, décida de coopérer avec les autorités. Dans cette famille mafieuse, extrêmement cloisonnée, ou le nom du actuel Parrain reste encore incertain, cette révélation fut l'effet d'une bombe, qui se propagea jusqu'à New-York et ses environs. Anthony Arillota, en savait beaucoup, trop même. Anthony Arillota décida de collaborer après avoir été inculpé pour le meurtre d’Adolfo « Big Al » Bruno, son ancien supérieur, assassiné en 2003, pour avoir été soupçonné de collaborer, à tord, avec les autorités. Ce soir de Novembre, alors qu'Adolfo Bruno, quittait un club social ou il avait ses habitudes, le Capitaine de la famille Genovese fut criblé de balles. Pendant des années, personne ne fut inculpé. Mais tout s’écroula très vite pour Anthony Arillota. Alors qu’en 2008, il fut acquitté d’extorsion, il fut inculpé très rapidement deux années plus tard, avec des membres de la famille de Genovese, d’avoir participé au meurtre d’Aldolfo Bruno. Face à une perspective de terminer sa vie derrière les barreaux, Anthony Arillota décida très rapidement de collaborer avec la justice Américaine. Sa coopération permit aux procureurs fédéraux de faire condamner les deux meurtriers, mais aussi le commanditaire, l’ancien Acting Boss de la famille Genovese, Arthur « Little Guy » Nigro, à des peines de prison à perpétuité. Pour avoir aidé la justice Américaine, Anthony Arillota fut gracieusement récompensé, et condamné pour deux meurtres, trois tentatives d'assassinats et extorsion à huit années derrière les barreaux. Il faut dire que les procureurs fédéraux ont vanté son « comportement exemplaire, honnête, un témoignage déterminant » et surtout, il a essayé de convaincre les deux meurtriers dans cette affaire, de collaborer avec la justice, sans succès. Désormais libérable, après avoir purgé près de quatre années, Anthony Arillota a décidé de changer de vie, mais voudrait retourner dans sa ville natale, à Springfield, et ceux malgré les nombreux dangers que pourraient comporter un retour dans une ville encore sous contrôle de la famille Genovese. Outre le fils, d’Adolfo Bruno, Victor, qui n’a aucun lien avec le crime organisé, mais qui ressent encore une haine féroce pour Anthony Arillota, ce dernier pourrait faire face à des membres de son ancienne équipe. Mais l’ancien Capitaine de la famille Genovese n’a aucune crainte et est prêt à continuer de nouveau sa vie à Springfield, proche de ses anciens Associés et sans protection fédérale. Alors pourquoi ce risque ?. Il est désormais révolu l’époque ou un membre intronisé de la Cosa Nostra, qui décidait de collaborer avec les autorités, était un homme mort s’il tentait de revenir dans son ancien quartier. Aujourd’hui, les mafieux ont tellement peur de voir débarquer les fédéraux fouiner sur leurs activités, qu’ils préfèrent encore laisser vivre un collaborateur de justice, même si ce dernier à fait emprisonner plusieurs de leur membre. Prendre le risque d’assassiner un repenti est assez dangereux, car la personne qui sera arrêtée pour ce meurtre, aura de forte chance de coopérer par la suite. Il est loin le temps, d’un certain code d’honneur et alors même si les rites d’intronisation perdurent, les mentalités des mafieux de la Cosa Nostra ont énormément changé. La nouvelle génération remplace petit à petit une génération dite « old school », qui n’hésitait pas à purger une peine de prison à perpétuité pour ne rien dévoiler les secrets de leur organisation. Et même si Anthony Arillota, a vécu une intronisation assez particulière, en se faisant piqué le doigt en peignoir de bain, pour éviter des enregistrements, ce dernier est bien conscient, que retourner dans sa ville natale et certes un risque, mais en se basant sur les histoires des anciens gangsters décidant de coopérer comme John Alite, ce risque est peut être bon à prendre.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE UNE LIBÉRATION SOUS CAUTION

6 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Vincent AsaroVincent « Vinny » Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno, pensait avoir fait le plus difficile, en se faisant acquitter en Novembre 2015, d’avoir orchestré le fameux casse dit de la Lufthansa. Agé à cette époque de quatre vingt un ans, Vincent Asaro pensait en avoir alors terminé avec le FBI, avec les procureurs fédéraux, et qu’il pouvait désormais, profiter des petits moments de la vie, comme fêter les fêtes traditionnelles en famille, tout en continuant son business avec la famille Bonanno. Mais surement vexé de cette défaite, les procureurs fédéraux n’en avaient pas pour autant terminé avec lui. En Mars dernier, ce dernier fut inculpé dans une sombre affaire d’incendie volontaire. Selon les autorités, le Capitaine de la famille Bonanno roulait tranquillement dans le Queens pour retourner vers son domicile, quand il se fit couper la route par un automobiliste, qui ne se doutait pas une seule seconde, qu’il venait de faire une énorme erreur. Enervé, très énervé même, Vincent Asaro, nota la plaque d’immatriculation du véhicule et demanda à l’un de ses Associés, de s’occuper de l’automobiliste. Ce dernier sous-traita la demande de Vincent Asaro, au petit fils de John Gott, qui avec l’aide de complices, incendia le véhicule. Quelques jours, plus tard, l’Associé de Vincent Asaro le conduisit dans une casse automobile pour montrer que son ordre avait bien été exécuté. Quand le Capitaine de la famille Bonanno se fit arrêter, le juge fédéral décida d’incarcérer immédiatement Vincent Asaro, en raison de son lourd passif dans le crime organisé. Emprisonné au Métropolitan Center de New-York, un endroit que ce dernier connaît très bien, Vincent Asaro est détenu dans une aile spéciale de la prison. Mais ce dernier qui est désormais âgé de quatre vingt deux ans, n’a plus la même dextérité qu’il y a plusieurs années. La semaine dernière, alors qu’il quittait sa cellule pour allait prendre sa douche, ce dernier chuta lourdement, le laissant complètement « hagard » selon son avocat, qui lui rendait visite le jour même : « Il ne reçoit pas les soins médicaux appropriés » déclara son avocat, stipulant que son client souffrait de « plusieurs anomalies coronarienne ». Pour les avocats de la défense, il faut agir vite et le procès pourrait débuter en Août prochain. Pour ces derniers, il n’est plus possible de laisser leur client dans un endroit aussi cloisonné, prétextant que depuis son incarcération, Vincent Asaro était enfermé vingt quatre heures sur vingt quatre dans sa cellule. Une nouvelle demande de libération sous caution devrait intervenir rapidement, pour pouvoir permettre selon les avocats de Vincent Asaro, que le Capitaine de la famille Bonanno, puisse préparer sa défense en toute sérinité.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE REFUSE DE PLAIDER COUPABLE

29 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph MerlinoC’est surement une offre qu’ils ne pouvaient pas refuser. En Août dernier, plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont le Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino, et le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello furent inculpés de racket, d’extorsion, de fraude à l’assurance et de trafic d’armes. Cette enquête qui aura duré près de cinq années, a pu être possible, grâce aux enregistrements effectuées par des agents du FBI sous couverture, ainsi que des Associés de la famille Genovese, qui avaient décidé de collaborer avec la justice Américaine. L’un d’entre eux, Ronald « The Beast » Mastrovincenzo, dénommé CW-1 décèdera en 2010. Le second John Rubio, dénommé UC-1, est rentré dans le programme de protection des témoins avant une future présentation devant un tribunal. Mais alors que ce dernier risquait sa vie tous les jours pour essayer de faire arrêter ses collègues mafieux, les agents de liaison du FBI, en charge de sa sécurité, auraient été selon une lettre envoyée par les procureurs fédéraux au juge fédéral en charge du dossier, d’une certaine légèreté. En effet, ces derniers n’auraient pas pu préserver certaines communications entre eux et John Rubio. De plus, un ou plusieurs agents du FBI, auraient transmis des informations confidentielles, à un criminologue renommé aux Etats-Unis. Le problème, est que cette affaire tient essentiellement sur le témoignage de l’Associé de la famille Genovese, et les procureurs fédéraux sont persuadés que les avocats de la défense vont profiter de la « brèche » ouverte par les agents du FBI, pour essayer de discréditer le plus possible le principal témoin. Les procureurs fédéraux en sont conscients et ne veulent surtout pas revivre une autre désillusion après l’acquittement du Capitaine de l famille Bonanno Vincent Asaro, en Novembre 2015. Alors même, s’ils espéraient incarcérer pour de bon le Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino, derrière les barreaux, des preuves prouvant une certaine irrégularité dans cette affaire, font que les procureurs fédéraux sont obligés de proposer des accords de plaidoyer avantageux, pour essayer de sortir de cette affaire la tête haute. La plupart des accusés on très vite accepté les accords proposés par la justice Américaine, mais pour Joseph Merlino et Pasquale Parrello, rien n’est encore fait. Ce dernier qui risquait une quarantaine d’années de prison, pourrait au mieux voir sa peine se réduire de moitié, inacceptable pour ses avocats. Pour Joseph Merlino, il est hors de question de négocier, surtout qu’il est conscient qu’il y a une très forte probabilité qu’il soit acquitté s’il tente sa chance dans un procès. Cela est surtout stratégique. Joseph Merlino est le Parrain d’une famille en pleine réorganisation. S’il était incarcéré, il pourrait perdre sa place au profit d’un George Borgesi, qui récupère petit à petit ses galons, ou encore au profit de Phil Narducci, un membre de la vieille école, qui n’attend qu’une chose que Joseph Merlino soit hors course pour pouvoir reprendre les rènes de la familes.

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LA SÉCURITÉ DES INFORMATEURS DE LA FAMILLE BONANNO REMISE EN CAUSE ?

23 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

Metropolitan CenterLes procureurs fédéraux préparent minutieusement le procès contre les différents membres de la famille Bonanno. Le principal accusé dans cette affaire, est l’Acting Capo Ronald « Ronnie G » Giallanzo (voir photo), neveu de Vincent Asaro, inculpé avec plusieurs de ses Associés, de racket, de prêt usuraire ou encore de tentative de meurtre. Les procureurs fédéraux avec l’aide du FBI, ne veulent cette fois-ci, ne pas avoir de surprise. Fini les acquittements avec des témoins qui n’ont pas su convaincre des jurés, peu enclin de faire condamner un mafieux pour des crimes datant de plus de vingt ans. Cette fois-ci, la justice Américaine veut tout essayer pour faire condamner les différents accusés, même s’il faut surprotéger les témoins dans cette affaire, des membres de la famille Bonanno, actuellement incarcérés dans des prisons fédérales, sous protection du gouvernement. Le procès ne commencera pas avant plusieurs mois, mais les procureurs fédéraux seront dans l’obligation, de dévoiler prochainement, dans des audiences dites de préparation, les enregistrements des différents collaborateurs auprès des avocats de la défense. Le premier Associé, Gene Borrello a déjà été identifié, mais renom des autres témoins n'ont pas encore été dévoilés. Combien sont-ils ? quels sont leur rôles ? leurs positions dans la famille Bonanno ? les procureurs fédéraux restent silencieux et ne font pas tellement confiance aux gardiens du Métropolitan Center de New-York pour garder leur bouche fermée. Lors d’une première audience, les procureurs fédéraux ont déclaré, que dévoiler des enregistrements, ou on pouvait entendre clairement les voix des différents informateurs, engendreraient un risque certain pour leur sécurité. Une solution pour ces derniers, était alors de les déplacer dans en endroit secret, en attendant un futur procès. Pour éviter ce genre de problèmes, les procureurs fédéraux ont demandé que les avocats des différents témoins puissent être présents lors de la diffusion des enregistrements audio. Ces derniers pourront intervenir et ainsi omettre des objections, mais ils pourront aussi convaincre le juge fédéral en charge de cette affaire, que leurs clients ne sont pas en sécurité, dans un pénitencier ou la corruption des gardiens, a déjà été dévoilée à plusieurs reprises. Le Métropolitan Center de New-York (voir photo), accueille des détenus en transit. En attente de transfert dans différentes prisons fédérales ou dans un attente d'un procès, dont plusieurs mafieux des cinq familles, la plupart étant des membres de la famille Bonnano. Pendant ce laps de temps, les détenus sont ainsi emprisonnés dans le même quartier disciplinaire, un risque certain pour les procureurs fédéraux. Il existe bien une aile dans la prison, qui est strictement réservée aux détenus les plus difficiles, ou qui encourent un énorme risque pour leur vie. Cette partie de la prison est considérée par la plupart des prisonniers, comme très restrictive, pire que la prison de Guantanamo. Mais les avocats de la défense ont une crainte. Ils craignent qu’une fois les enregistrements seront dévoilés prochainement devant un tribunal, que les témoins coopérants, pas encore identifiés, incarcérés actuellement avec les différents accusés, ne soient actuellement en danger de mort : « Certains membres de la famille Bonanno ont été accusés de violence, mais aussi de tentative de meurtre ». Alors même si ces derniers seront transférés très certainement dans des ailes sécurisées du Métropolitain Center, pour les procureurs fédéraux, l’influence des membres de la Cosa Nostra sur le personnel de la prison est tellement grande, que le risque est vraiment réel, il faut donc prendre une décision au plus vite.

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LEAVE THE GUN TAKE THE CANNOLI - PARTIE 2

23 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Fresco By Scotto :

Situé en plein Manhattan, ce restaurant luxueux est le lieu de plusieurs convoitises. La première est sa nourriture, ici on y vient pour manger les bonnes pâtes Italiennes : le cavatelli aux saucisses de fenouil, la pappardelle aux champignons sauvages ou encore les taglioni à base de crabes bleus. Ce lieu de la haute gastronomie Italienne est tenu par la famille Scotto. Rosanna Scotto la patronne détient le restaurant avec l’un de ses cousins Michael. Les Scotto sont connus dans New-York pour être des journalistes connus aux Etats-Unis, mais aussi pour leur relation avec la Cosa Nostra. En effet, le père de Rosana, n’est autre qu’Anthony Scotto, un Capitaine de la famille Gambino. Ami des stars et des politiques, Anthony Scotto a géré pendant des dizaines d’années le front de mer à Brooklyn. Condamné à plusieurs années de prison au milieu des années 1980, John Gotti donna l’ensemble de ses rackets à Anthony Ciccone. Retiré, partiellement ? de la famille Gambino, il donne désormais des conférences dans plusieurs universités Américaines.

Don Pepe :

Situé dans le Queens, les amateurs de la cuisine Italienne y viennent pour gouter les champignons farcis ainsi que les linguine à la sauce palourde. Ce restaurant a été détenu pendant plusieurs années par Ciro Perrone, un Capitaine de la famille Genovese, ami proche de Matthew « Matty The Horse » Ianniello. Au début des années 2000, Ciro Perrone se fit enregistré à plusieurs reprises dans son propre restaurant. En effet, sachant que ce lieu faisait office de rencontre pour des réunions entre mafieux, les agents du FBI avaient réussi à installer un micro sous une table ou Ciro Perrone avait pris ses habitudes. Le gangster ne parlait pas que de business est déclara à ses Associés, qu’il en avait plus qu’assez de voir les petits fils de John Gotti, « ressemblant à des filles » se pavaner dans une émission de télé réalité portant leur nom. Inculpé de racket, il fut acquitté en 2006, et a l’énoncé du verdict, proposa aux jurés de leur offrir un repas dans son restaurant, sept d’entre eux acceptèrent. Quelques mois plus tard, il sera condamné à quatre prison et décèdera quelques mois après sa sortie à l’âge de quatre vingt dix ans. Le restaurant Don Pepe existe toujours, et il ne serait pas étonnant qu’un membre de la famille Genovese est repris l’affaire.

Parkside Restaurant :

Situé à Corona dans le Queens, près du célèbre roi de la glace à l’Italienne, ce restaurant est détenu par le Capitaine de la famille Genovese, Anthony « Tough Tony » Federici. Ici, les personnes viennent pour manger de l’artichaut farci ou encore de la rigatoni matttriciana. Endroit apprécié des stars et des politiques, il serait aussi selon le FBI, un repère pour les membres de la Cosa Nostra, en particularité pour la famille Genovese. Anthony Federici a toujours nié être impliqué de près ou de loin au crime organisé, prétextant avoir un casier judicaire quasi vierge et d’être une personne très appréciée de la communauté Italienne. D’ailleurs, il a tendance à répéter qu’il s’est fait décorer par l’ancien président du Queens pour son aide continue envers la communauté. En 2004, il se fit arrêter dans une voiture non enregistrée, pour possession illégale d’arme à feux et conduite sans permis. Après ce petit incident, son nom ressurgi dans différentes écoutes, sans que le FBI ne puisse l’inculper. Dernièrement, il aurait supervisé selon le FBI, un trafic de drogue orchestré depuis le restaurant de l’un de ses Associés, Gregorio Gigliotti, dénommé le Cucino a Modo Mio. Non inculpé dans cette affaire, son Associé sera condamné quant-à lui à dix huit ans de prison.

Marco Polo Ristorante :

Situé à Brooklyn, ici on vient pour y goûter le carpaccio de boeuf, les huitres Rockfeller et la spécialité du restaurant, le bacalla alla livornese. Son propriétaire n’est autre que Joseph Chirico surnommé « Joey Marco Polo », un Soldat de la famille Gambino. En 2008, Joseph Chirico fut inculpé de blanchiment d’argent et de versement régulier à ses supérieurs. Condamné à six mois d’assignation à résidence, il fut autorisé par un juge à passer près de dix heures par jour dans son restaurant. La sanction peut sembler légère, surtout que le Soldat de la famille Gambino ne portait pas de bracelet électronique. Mais selon le juge, une peine de prison aurait pu mettre au chômage plusieurs de ses employés. Il faut dire que Joseph Chirico est une personnalité. Dans son restaurant, il n’hésite pas à faire le tour de ses invités, en leur proposant des bons cigares, sans que ces derniers se doutent une seule seconde, qu’il est un membre de la Cosa Nostra.

Bamonte’s :

Situé à Brooklyn près de l’autoroute reliant le quartier au Queens, ce restaurant à deux particularités. La première est d’être l’un des restaurants les plus anciens de la ville. Le second, est d’avoir comme client régulier, l’actuel Consigliere de la famille Bonanno, Anthony « Fat Tony » Rabito. Ici, on ne vient pas pour manger dans un endroit branché. Depuis son ouverture, le Badamonte’s n’a été que très peu restauré. Ici, les habitués viennent pour manger tranquillement les côtelettes de porc alla Badamonte ou encore les zeppole, dans une ambiance typique Italienne. Le cadre en lui même ressemble étrangement au restaurant utilisé dans la scène du Parrain, Ou Michael Corléone assassine de sang froid Sollozzo et le Capitaine Mc Cluskey. Cette ambiance si particulière, à l’écart de tout, est appréciée d’Anthony Rabito, qui cherche depuis quelques temps, à naviguer sous le radar du FBI, depuis deux ans et demi de prison en 2010 pour plusieurs rackets.

Royal Crown Bakery :

Situé à Staten-Island, ici on vient pour manger les parmigiana à l’aubergine ou encore la salade de poulpe. Ce restaurant est détenu par Guiseppe « Joe » Genereso. Pendant plusieurs années, ce dernier se faisait racketter par des membres de la famille Colombo. Pour essayer de résoudre cette situation, Giuseppe Genereso se tourna vers le Soldat de la famille Gambino, Anthony « Todo » Anastasio. Grâce aux relations du mafieux, Giuseppe Generelo devint de nouveau tranquille, et commença à verser plusieurs paiements de cinq mille dollars au Soldat de la famille Gambino pour l’avoir débarrassé des Colombo, puis un versement final de vingt cinq mille dollars. Mais Anthony Anastasio en voulait toujours plus et demanda au restaurateur Italien de continuer ses virements hebdomadaires. Ce dernier refusa, et après avoir reçu de nombreuses menaces de la part de la famille Gambino, il se fit tirer dessus en plein visage alors qu’il quittait son domicile. Gravement blessé, Giuseppe Genereso s’en sorti miraculeusement et continue encore au jour d’aujourd’hui à gérer son restaurant.

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LEAVE THE GUN TAKE THE CANNOLI - PARTIE 1

22 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Alors que les touristes se baladent tranquillement dans les rues bondées du Little Italy à New-York, ils sont loin de se douter que la plupart des restaurants aux alentours, sont détenus par des membres de la Cosa Notra. Ce genre de business, a toujours été lucratif et très apprécié par les mafieux, qui profitent de l’occasion pour profiter de la bonne nourriture Italienne, mais aussi pour se réunir entre membres pour parler affaires. Ces lieux atypiques, qui attirent sans nul doute les touristes, sont aussi un repère pour les personnalités en tout genre, politique ou acteurs de cinéma, qui n’hésitent pas à se faire photographier avec les propriétaires des lieux. Ce genre de lieux a aussi été propice à des règlements de compte, du célèbre Sparks Steack Housse ou Paul Castellano, Parrain de la famille Gambino sera assassiné. Le Umberto’s Clam House, ou Joe Gallo sera assassiné lui aussi, alors qu’il fêtait avec sa famille et son garde du corps son quarante troisième anniversaire ou encore le Joe and Mary ou Carmine Galante, ancien Parrain de la famille Bonanno, qui sera exécuté de plusieurs balles, le cigare encore coincé dans la bouche. Petit tour d’horizon :

Pasquale’s Rigoletto :

Pasquale's RigolettoCe restaurant est basé dans le Bronx. Ici on vient pour déguster les célèbres poitrines de poulet ainsi que les calamars frits, sans savoir que ce restaurant appartient à un Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello. Condamné à de multiples reprises, dernièrement à sept années de prison pour racket, Pasquale Parrello fit de nouveau parler de lui, pour avoir été inculpé avec d’autres membres des familles New-Yorkaises, ainsi que l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, dans l’affaire East Coast en Août dernier.

Umberto’s Clam House :

Umberto's Clam HouseSitué dans Mulbery Street, un quartier à forte densité Italienne, il fut rendu célèbre pour l’assassinat du Capitaine de la famille Colombo, Joe Gallo en 1972, ce restaurant était détenu par un ancien membre de haut rang de la famille Genovese, Matthew « Matty The Horse » Ianiello décédé en 2012. Le Umberto’s Clam House, outre ses histoires liées à la mafia, est reconnu pour ses spécialités de fruits de mer.

Le Rao’s :

Rao'sCe restaurant chic et branché est un repère des hautes personnalités de New-York, mafieux y compris. L’ancien copropriétaire était Frank Pelligrino alias Frank Cubitoso, le chef du FBI dans la série télévisée The Sopranos, récemment décédé. Ce petit restaurant ne comporte que onze tables, mais la liste d’attente pour une réservation est très longue. Acteurs, politique, mafieux des cinq familles, tout le monde se démène pour y goûter des boulettes de viande, le poulet au citron ou encore le steak pizzaiola. Mais ce restaurant, au delà de sa renommée, a un passif avec la Cosa Nostra. En Décembre 2003, un Associé de la famille Genovese, Louis « Louis Bump » Baronne éxécuta de sang froid, en plein service, le Soldat de la famille Lucchese, Albert Circelli. Alors qu'une femme chantait "O Sole Mio" le titre d'une célèbre chanson Napolitaine dans le restaurant, Albert Circelli en profita pour se moquer de la performance vocale de la jeune chanteuse « Oh mon Dieu, vous ne pouvez pas arrêter cette putain de chanteuse » déclara Albert Circelli. Ces propos mirent en colère Louis Barone qui lui fit signe d'arrêter en mettant son doigt sur ses lèvres. Mais Alvert Circelli n'était pas n'importe qui, il était un membre initié de la famille Lucchese et un associé de la Cosa Nostra ne doit pas parler de cette façon à un membre intronisé. Albert Cirelli commença à s'avancer vers Louis Barone et lui rétorqua « Je vais prendre ton doigt, je vais le briser et je vais te le foutre dans ton cul. Je m'en fous avec qui tu es, je vais m'occuper de toi ». Même s'il était âgé de 30 ans de plus que Albert Circelli, ce dernier déclara plus tard au policer qu'il avait eu "très peur" des menaces du soldat de la famille Lucchese. Alors que ce dernier s’apprêtait à partir, Louis Barone pris sa veste, sortit son arme et commença à tirer sur Albert Circelli. Il tua ce dernier de plusieurs balles dans le corps en plein restaurant et dans la confusion, blessa légèrement plusieurs personnes. Les gens commencèrent à sortir, paniqués par ce qui venait de se passer. La jeune chanteuse affolée se réfugia en dessous d'une table.

Da Nico :

Da NicoSitué à Mulberry Street, ce restaurant est détenu par Perry Criscitelli, Soldat de la famille Bonanno et  ancien responsable du festival San Genarro, qui se déroule chaque année dans les rues de Little Italy. Avec sa famille Perry Criscitelli détient un véritable empire de plusieurs restaurant répartis dans la zone de Little Italy, le Pellegrino, le Il Palazzo, La Nonna et le Novello. Au Da Nico, le restaurant préféré de l’ancien maire de New-York, Rudolph Giuliani. On y vient pour y goûter le osso buco ou encore le poulet cacciatore. Perry Criscitelli ne fut pas réellement inquiété par les agents fédéraux jusqu’en 2004. A cette époque, Joseph Massino, ancien Parrain de la famille Bonanno décida de collaborer avec la justice Américaine. Lors d’un procès avec Richard « Shellackhead » Cantarella, ancien Capitaine devenu lui aussi informateur, ont déclaré qu’ils avaient assisté à l’intronisation dans la famille Bonanno de Perry Criscitelli en 2001. D’après Richard Cantarella, Perry Criscitelli, serait un important moneymaker, un blanchisseur d’argent et que son restaurant le Da Nico aurait servi à plusieurs reprises dans des réunions entre les familles New-Yorkaise.. Ce dernier nia en bloc les accusations.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE CONDAMNÉ À DIX HUIT ANS POUR TRAFIC DE DROGUE

21 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

Gregorio Gigliotti Rien ne soupçonnait Gregorio Gigliotti (voir photo), propriétaire d’un restaurant festif Italien basé dans le Queens à New-York, dénommé le Cucino a Modo Mio, d’être en réalité, un trafiquant de drogue pour le compte de la famille Genovese, mais aussi, pour la N’Dranghetta, la mafia Calabraise et pourtant. Lors de son arrestation en Mars 2015, les agents fédéraux retrouvèrent dans son restaurant, entreposé dans des cartons censés contenir du manioc ou encore des fruits tropicaux, plusieurs kilos de cocaïne. Selon le gouvernement fédéral, près de cinquante kilos de drogue ont été acheminés à New-York via le Costa Rica, rapportant des centaines de millions de dollars au crime organisé. Selon la justice Américaine, Gregorio Gigliotti servait un peu d’homme à tout faire, de vendeur, de transporteur, ayant des ramifications dans plusieurs pays en Europe, comme les Pays-Bas ou l’Italie, ou des membres de la mafia Calabraise seront arrêtés ce même jour. Mais Gregorio Gigliotti adoré aussi travailler en famille. Avec la famille Genovese bien entendu, avec qui, il redonnait une partie de ses bénéfices à son supérieur, le Capitaine, Anthony Federici, propriétaire lui aussi d’un restaurant Italien dénommé Parkside Restaurant se situant lui aussi dans le Queens, mais aussi avec sa vraie famille, sa femme et son fils. Ces derniers ont aidé Gregorio Gigliotti dans les différentes tâches de son restaurant, la cuisine, le service, l’accueil, la plonge, mais aussi le trafic de drogue. Rapidement inculpé de trafic de drogue, il fut avec son fils, accusé par la même occasion, de possession illégale d’armes à feux. En effet, lors de la perquisition, les agents fédéraux retrouvèrent, six pistolets un fusil, un équipement jugé peu banal pour un simple restaurateur. Incarcérée au Metropolitan Center de New-York, la petite famille attendait patiemment leur procès. Le père et le fils décidèrent de plaider non coupable, et seront jugés en Juillet dernier. Après quelques heures de délibération, il ne fallut pas longtemps aux jurés, pour déclarer coupable Gregorio Gigliotti de toutes les charges retenues contre lui, son fils Angelo sera acquitté quant-à lui de possession illégale d’armes à feux, mais reconnu coupable de trafic de drogue. La mère, Eleonora, ne fut pas jugée en même temps que sa famille, son état de santé mental était tellement préoccupant, que son procès avait été repoussé à une date ultérieure. Mais en apprenant les verdicts de son mari et de son fils, elle prit les devant et décida de plaider coupable de conspiration. En acceptant cet accord de plaidoyer, elle devrait être condamnée à près de cinq ans et demi derrière les barreaux et devra renoncer à près d’un million et demi de dollars, établi son compte en banque. Cette semaine, ce fut au tour de l’Associé de la famille Genovese, de se retrouver devant un juge fédéral de New-York pour recevoir en verdict. Sanglotant et visiblement affaibli depuis son incarcération, Gregorio Gigliotti fut condamné sans réelle surprise à dix huit années derrière les barreaux. L’Associé de la famille Genovese demanda seulement au juge fédéral de : « montrer de la pitié pour sa femme et son fils. Ma femme ne se sent pas bien et mon fils, est un père de famille qui travaille » déclara t’il. Il est peu probable que le juge fédéral décide de changer sa position, en raison notamment de la gravité des charges. Avant de rendre la parole à son avocat, Gregorio Gigliotti déclara seulement : « Je ne suis pas dans la mafia ». Ce dernier déclara que son client, rencontrait des problèmes avec l’alcool et avec les paris illégaux. Mais pour le juge, il est incompréhensible que ce dernier puisse avoir fait du trafic de drogue, en sachant que son restaurant Italien était devenu très prospère : « L’argent est vraiment la racine du mal. Vous en vouliez toujours plus » déclara t’il.

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L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE RACONTE SA VIE DANS LA COSA NOSTRA

16 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Ralph NataleLes membres affiliés ou non à la famille de Philadelphie, ont tendance à renommer le dernier livre de Ralph Natale (voir photo), intitulé « The Last Don Standing : The Secret Life Of Mob Boss », ancien Parrain de cette organisation criminelle de 1995 à 1999, de « Fake News », comprenait « fausses informations », d’autres utilisent encore des titres plus explicites comme « Grosse merde ». Il faut que dire que la vie de Ralph Natale dans la Cosa Nostra reste encore source de nombreuses rumeurs. Condamné en 1979 pour fraude et vente de cocaïne, il rencontra en prison Joseph Merlino, qui à cette époque, devenait un membre incontournable de la famille de Philadelphie. A sa sortie de prison en 1994 et alors, que Ralph Natale n’avait travaillé que quelque fois pour cette organisation criminelle, autrefois dirigé par Angelo Bruno, il fut à sa sortie de prison, intronisé dans la Cosa Nostra et de suite, nommé comme Parrain de la famille de Philadelphie, en remplacement Giovanni « John » Stanfa condamné à la prison à perpétuité. Pour Ralph Natale, c’était un rêve, mais en réalité, le vrai pouvoir était détenu par Joseph Merlino, qui venait d’être nommé Underboss par ce dernier. Ralph Natale aime se considérer comme le Don Corleone de la Cosa Nostra, même si en réalité, le rôle de Junior Soprano ou encore d’Anthony Salerno lui correspondrait plus. En 1999, inculpé pour trafic de drogue, Ralph Natale qui avait compris son rôle de fantoche, décida de coopérer avec les autorités. Pour le préparer à des procès plus compliqués, impliquant des membres de la Cosa Nostra, les procureurs fédéraux décidèrent de commencer à utiliser le témoignage de Ralph Natale lors du procès de l’ancien maire de la ville de Camden dans l’État du New-Jersey. Premier succès pour Ralph Natale. En effet, le Maire Milton Milan, sera condamné à près de vingt années de prison pour corruption et blanchiment d’argent, en relation très étroite avec la famille de Philadelphie. En 2001, de nombreux membres influents de la Cosa Nostra dont Joseph Merlino ou encore George Borgesi, furent inculpés de plusieurs charges tenant de la loi RICO, dont le racket ou encore plusieurs meurtres. Pour les procureurs fédéraux, le témoignage de Ralph Natale était déterminant, il pouvait faire condamner pour de bon Joseph Merlino à une peine de prison à perpétuité incompressible. En réalité, son témoignage, fut jugé « décevant ». Pire encore, celui-ci n’a pas permis, malgré sa position de Parrain, à relier Joseph Merlino à certains meurtres mafieux. Joseph Merlino, grand sourire lors de l’énoncé de son verdict, sera condamné à quatorze années derrière les barreaux, une peine qu’il acceptera sans broncher, il savait qu’a sa sortie de prison, son respect aurait grandement augmenté, et pourrait diriger comme il le souhaiterait la famille de Philadelphie. En attendant, Ralph Natale, alors même si son témoignage ne fut pas jugé concluant par les procureurs fédéraux, fut libéré de prison en 2011 et rentrera dans le programme de protection des témoins, mais pas pour très longtemps. Depuis quelques années, Ralph Natale commença a se faire interviewer par des médias Américains sur des documentaires liés aux Etats-Unis. Cette notoriété, va lui permettre de faire de la publicité pour la sortie de son prochain livre. Ralph Natale embellît beaucoup sa gérance en tant que Boss d’une des familles les plus sanguinaire de la Cosa Nostra, mais la réalité était tout autre. En général, l’argent dans une famille, remonte jusqu’au sommet de la pyramide. Le problème est que Ralph Natale n’avait pas la moindre connaissance des activités criminelles de sa famille, même en tant que Parrain, une chose que ce dernier tente de minimiser dans son livre. Ralph Natale ne voulait surtout pas admettre qu’il était en réalité « l’homme de paille » de Joseph Merlino, qu’il le considère avec son équipe, « d’abrutis ». Il est interessant de constater, qu’une année après avoir été nommé Parrain de la famille Philadelphie, Ralph Natale, intronisa cinq nouveaux membres dans la famille, des proches de Joseph Merlino, qui deviendront quelques années plus tard, des mafieux haut placés dans la hiérarchie. Ces membres, étaient George Borgesi, Steve Mazzone ou encore Marty Angelina. Sur sa vie dans le crime organisé, l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie n’exprime désormais que du dégout, même s’il profite bien de son ancienne vie pour écrire un livre et essayer de gagner de l’argent. Comme n’importe quel gangster, Ralph Natale est doté d’un égo surdimensionné, déclarant qu’il avait refusé une intronisation d’Angelo « The Gentle Don » Bruno dans la Cosa Nostra dans les années 1970, sous prétexte qu’il ne faisait « pas confiance à sa garde rapprochée » : « Je pense qu’à un moment, il m’aurait tué, ou je les aurais tué » déclara t’il. Cette anecdote racontée dans son livre est improbable. En effet, alors qu’aujourd’hui, refusé de devenir un membre intronisé est encore partiellement accepté, dans les années 1970, le moindre refus, entrainait automatiquement la mort sans le moindre avis.

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UN ANCIEN DETECTIVE DU NYPD TRAVAILLANT POUR LA FAMILLE LUCCHESE DÉCÈDE DANS UNE PRISON FÉDÉRALE

14 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Stephen CaracappaStephen Caracappa (voir photo), un ancien flic tripoux du NYPD, qui travaillait en réalité pour la famille Lucchese, est décédé cette semaine dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, alors qu’il purgeait une peine de prison à perpétuité pour plusieurs meurtres crapuleux.  Avec l’aide de son collègue, Louis Epolitto, qui était devenu après sa retraite un acteur de troisième zone voire quatrième, ils ont transmis pendant plusieurs années des informations au couple sanguinaire Vic Amuso, Parrain de la famille Lucchese et Anthony Casso Underboss. Les deux mafieux étaient partis dans un délire paranoïaque, ou le moindre soupçon envers l'un de leur membre, était prétexte, pour lancer un contrat. Louis Ippolito et Stephen Caracappa qui étaient gracieusement payés, communiquaient sans aucun complexe les informations nécessaires à l’exécution d’un contrat, pire encore, ils participaient eux même à certains meurtres, comme l’assassinat d’Edward « Eddie » Lino, un Capitaine de la famille Gambino, exécuté de plusieurs balles dans la tête par Stephen Caracappa. Mais cette folie meurtrière pris fin très rapidement, quand un trafiquant de drogue, dénommé Burton Kapla, affilié à la famille Lucchese décida de collaborer avec les autorités. De plus, la collaboration d'Anthony Casso scella rapidement le sort des deux détectives du NYPD, qui depuis profitaient depuis de leur profitable retraite de fonctionnaire de police. Après un procès qui durera plusieurs semaines, les jurés de mirent pas très longtemps pour se mettre d'accord sur un verdict et furent condamnés à des peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Au final, les deux compères ont été impliqués dans près de huit assassinats ou enlèvements, tout étant condamnés pour blanchiment d’argent voire trafic de stupéfiants. Selon le FBI, Louis Epolitto et Stephen Caracappa, étaient payés quatre mille dollars par mois, qui venait s’ajouter des primes pouvant se chiffrées à près de soixante dix mille dollars chacun pour certains meurtres. Malgré tout l’argent cumulé après ces années de crime, les deux détectives furent incapables de dédommager les familles de victime, la ville de New-York donna alors près de cinq millions de dollars à la famille de Nicholas Guido, une victime innocente, homonyme d’un Associé de la famille Gambino, qui fut assassiné devant son domicile, un jour de Noël en 1986. Fin de l’histoire, mais pas pour Stephen Caracappa, qui surement vexé de s’être fait condamné aussi facilement par un délinquant multirécidiviste, essaya avec l’aide de ses avocats de retrouver sa liberté. En 2011, il demanda que son verdict soit annulé, car les procureurs fédéraux n’avaient pas pris en compte certaines preuves prouvant son innocence, une demande qui fut vite rejetée. En 2016, gravement malade, il demanda à un juge fédéral de pouvoir terminer le reste de sa vie en liberté avec sa famille, une demande qui fut elle aussi rejetée.

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