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LA OUTFIT DE CHICAGO DANS LE VISEUR DU FBI ?

9 Décembre 2017, 08:41am

Publié par Xav

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

La fin d’une certaine tranquillité pour les membres de la Outfit ? Il en est question d’après le nouveau directeur du FBI, fraichement nommé à Chicago. Après le procès dit des Secrets de famille, qui s’est soldé par plusieurs peines de prison à perpétuité pour des membres de cette hiérarchie mafieuse, le gouvernement fédéral, avait lâché une bonne partie de son emprise sur cette famille historique de la Cosa Nostra, laissant cette dernière la possibilité de se réorganiser petit à petit, en infiltrant de nouveaux territoires dans l’État de l’Illinois. Aujourd’hui, la hiérarchie mise en place au sein de la Outfit est plus ou moins connue et validée par l’ensemble des agences gouvernementales. Le premier, forcément le Parrain, Salvatore « Solly D » DeLaurentis, est un mafieux de la vielle école, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, est le genre de personnalité que la Outfit de Chicago recherchait pour gérer à bien leur affaire. Solide, violent et apte à gérer une famille d’une telle envergure, il avait par surprise, éviter le procès dit des Secrets de famille, malgré le fait que son nom fut cité à plusieurs reprises par différents témoins. Salvatore DeLaurentis veut protéger ses arrières et à ses côtés, il veut des individus qui ont démontré par plusieurs années d’incarcération et donc leur loyauté envers l’omerta, qu’ils décideraient plutôt de mourir en prison ou ailleurs, que de collaborer avec les autorités fédérales. Comme Acting

Albert Vena
Albert Vena

Boss, il nomma rapidement une pointure, considéré par les agents fédéraux, comme une « version améliorée d’Anthony Spilotro », Albert « Albie The Falcon » Vena. Violent, de nature psychotique, connu pour sa haine envers les autorités fédérales, il avait foncé, il y a quelques années, avec son véhicule sur des policiers qui stationnaient devant chez lui. Avant sa nomination, il gérait une équipe de Soldats depuis Grand Avenue. Depuis plusieurs mois, des rumeurs prétendaient que les agences gouvernementales, s’étaient fixées comme objectif d’arrêter et faire incarcérer l’individu « le plus dangereux de Chicago ». Tout était en fait parti de l’arrestation de l’un de ses Soldats, Robert Panozzo Sr, qui avait été arrêté avec une équipe de malfrats et quelques membres de sa famille, dans plusieurs dizaines de cambriolages. Risquant plusieurs dizaines d’années derrière les barreaux, ce dernier aurait refusé à plusieurs reprises une offre de collaboration avec la justice Américaine. L’enquête contre Robert Panazzo Sr, avait révélé que le Soldat de la Outfit voyait régulièrement Albert Vena depuis le restaurant Le Scrola, un ancien repère de Joey « The Clown » Lombardo. Depuis ce lieu, Albert Vena récupérer son argent hebdomadaire, mais contrôlait aussi son territoire et les individus qui essayaient de faire du buisiness sur Grand Avenue sans son accord, risquait une mort immédiate. Au poste d’Underboss, et surement pour apaiser les tensions entre

Salvatore Cataudella (à droite)
Salvatore Cataudella (à droite)

différentes factions de sa famille, Salvatore DeLaurentis, nomma Salvatore « Sammy Cards » Cataudella. Ancien bras droit de Michael Sarno, un Capitaine qui gérait une équipe depuis la célèbre ville de Cicero, Salvatore Cataudella, avait été suspecté d’avoir assassiné l’un de ses prédécesseurs, Anthony « Little Tony » Zizzo, qui disparu subitement après avoir quitté son domicile en Août 2006. Sa voiture sera retrouvée par la suite, sans aucune trace de l’ancien Underboss de la Outfit. Avant sa disparition, Anthony Zizzo était en conflit ouvert avec l’équipe de Cicero, dont Michael Sarno et Salvatore Cataudella sur plusieurs rackets. Quelques mois après le probable assassinat d’Anthony Zizzo, une voiture une voiture s’arrêta devant le 623 Broadway à Park Ridge, un individu portant un masque de ski s’approcha alors de la personne qui venait de sortir de cette maison et tira à plusieurs reprises avant de s’enfuir dans un véhicule qui ne sera jamais identifié. Le problème est que l’individu assassiné fut identifié comme Gerry Dhamer, un plombier, n’ayant aucun lien avec la Outfit. Il ne fallut pas très longtemps aux agents fédéraux pour démontrer que les tireurs avaient fait une erreur monumentale. En effet, Salvatore Cataudella habitait au 632 Broadway à Park Ridge et non au 623. Après la

Marco D'Amico
Marco D'Amico

condamnation de Michael Sarno, Salvaore Cataudella rentra dans le rang. Au poste de Consigliere, Salvatore DeLAurentis, accorda de nouveau sa confiance à Marco « The Mover » D’Amico, qui occupait déjà cette fonction sous John « No Noze » DiFronzo. A la base,

l’actuel Parrain avait décidé de nommer, un Capitaine très influent, Joseph « Joe The Builder » Andriarchi, mais ce dernier qui fait face actuellement à divers problèmes de santé, préféra laissa sa place à Marco D’Amico. Ce dernier a un passé trouble dans cette organisation, n’hésitant pas en plaidant coupable en 1995, de révéler son appartenance à la Cosa Nostra. Alors qu’il fut inculpé de bookmaking, de prêt usuraire et de racket, Marco D’Amico essaya de provoquer les procureurs en leur demandant que ces derniers prouvent son appartenance dans la Outfit de Chicago. Mais face aux nombreux témoins prêts à témoigner dans son procès, il décida de faire machine arrière et d’admettre son appartenance à la mafia, il enfreignait alors une règle élémentaire de la Cosa Nostra. Avec cet accord, il fut condamné à près de quinze ans de prison et fut libéré de prison en 2005, la même année que Salvatore DeLaurentis et reprit tranquillement ses activités dans la famille.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE DÉTROIT SORT DE PRISON

3 Décembre 2017, 08:50am

Publié par Xav

Girolamo et Giuseppe D'Anna
Girolamo et Giuseppe D'Anna

Giuseppe « Joe » D’Anna et Girolamo « Mimmo » D’Anna sont deux frères, qui ont la particularité d’être des membres intronisés de Cosa Nostra en Sicile, mais aussi de la famille de Détroit, actuellement géré par Jack « Jackie The Kid » Giacalone. A Détroit, Giuseppe et Girolamo D’Anna gèrent la faction Sicilienne de la famille, surnommé les « Zips », une équipe qui était autrefois gérée par des membres très influents de la famille de Détroit, comme les frères Zerilli ou les frères Tocco. En 2011, les D’Anna ont été inculpés d’extorsion et d’agression. Un individu avait eu la malchance d’avoir installé son nouveau restaurant Italien, à côté de celui de Giuseppe et Girolamo D’Anna, un lieu qui servait aussi de quartier général pour les deux frères. Très rapidement, les tentatives pour extorquer le nouveau restaurateur eurent lieu, avec un refus très nette de l’individu de payer la moindre « taxe », à qui que ce soit, et ce malgré le pédigrée criminel des deux membres de la Cosa Nostra. Un geste courageux qui agaçait très fortement les deux frères, surement pas habitués à ce genre de comportement. Un jour, alors que l’individu en question était dans son restaurant, Giuseppe le frappa à plusieurs reprises avec une batte de baseball, alors que son frère, Girolamo surveillait l’entrée du restaurant. Résultat ?, le restaurateur se retrouvera hospitalisé avec plusieurs côtes fracturées.  Au lieu de céder et de finir finalement de payer, ce dernier préféra alerter les autorités. Pour ces délits, Girolamo, sera condamné à quelques mois en résidence surveillé, alors que Giuseppe, sera quant-à lui incarcéré moins de cinq mois dans une prison d’État, une petite tape sur les doigts. Insatisfait de ce verdict, les procureurs fédéraux décideront de se concentrer sur les deux mafieux et d’inculper en 2013, Giuseppe D’Anna de racket fédéral, pouvant cette fois-ci, le faire incarcérer ce dernier à près de vingt années derrière les barreaux. En 2016, l’ainé des frères D’Anna acceptera de plaider coupable à condition que les inculpations contre Girolamo, qui venait de se faire arrêter, soient purement abandonnées, une demande qui fut curieusement acceptée. Par ce geste, Giuseppe voulait remercier son frère, d’avoir géré pendant plusieurs mois, lors de son incarcération, son équipage. L’accord de plaidoyer prévoyait aussi une peine dérisoire, moins de deux années derrière les barreaux, et c'est lors du week-end de Thanksgiving, que Giuseppe D’Anna put sortir de prison et profitait de cette fête traditionnelle Américaine, pour s’amuser avec sa famille et retrouver très rapidement ses fonctions de Capitaine dans les rues de Détroit.

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LA FIN D'UNE CARRIÈRE CRIMINELLE POUR VINCENT ASARO ?

2 Décembre 2017, 07:57am

Publié par Xav

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Reconnu non coupable en Novembre 2015, dans l’affaire dite de la « Lufthansa »,  les procureurs fédéraux n’ont pas lâché pour autant leur emprise sur le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asaro. En Mars 2017, ces mêmes procureurs inculpèrent le petit-fils de John Gotti, ainsi que Vincent Asaro, d’incendie volontaire. En 2012, alors que le Capitaine de la famille Bonanno rentrait tranquillement chez lui, vers son domicile d’Howard Beach, un individu n’ayant aucun lien avec la Cosa Nostra, lui coupa la route, un manque de respect que Vincent Asaro ne toléra pas. Malgré son âgé avancé, le Capitaine de la famille Bonanno s’était lancé dans une course poursuite a travers les rues d’Howard Beach, mais aussi du Queens. Le conducteur paniqué, avait, selon les procureurs, emprunté des rues sous vidéo-surveillance pour alerter plus rapidement la police, mais au moment ou les forces de l’ordre étaient intervenus, la voiture de Vincent Asaro avait disparu. Dès le lendemain, pour se venger, Vincent Asaro contacta, un Associé de la famille Gambno, John Gotti Jr, qui pouvait repérer la plupart des véhicules de la ville de New-York, en ayant accès à certaines bases d’identification du NYPDC et lui ordonna de traquer l’individu en question et dès que possible, d’incendier son véhicule. Le problème dans cette affaire, est comme la plupart des dossiers traitant de la Cosa Nostra, est le nombre de témoins à charge, prêts à venir témoigner lors d'un futur procès. Âgé de quatre vingt deux ans et risquant de terminer sa vie derrière les barreaux, Vincent Asaro, décida, pour la première fois de sa longue carrière criminelle, de plaider coupable des accusatins retenues contre lui. En Juin dernier, dans un tribunal fédéral New-Yorkais, Vincent Asaro, bras croisés, portant l’habit habituel des prisonniers, déclara devant un juge fédéral : « J’ai demandé à une personne de bruler sa voiture, J’ai pris des dispositions pour que mon ordre soit effectué ». Cette mise en scène avait fortement déplu à Vincent Asaro, mais pour son avocate, il était nécessaire que le Capitaine de la famille Bonanno puisse reconnaitre ses crime,s pour éviter une longue peine de prison. Mais les procureurs fédéraux, encore visiblement très énervés, d’avoir été humiliés lors du procès dit de la « Lufthansa », ont demandé cette semaine au juge fédéral en charge de ce dossier, de condamner Vincent Asaro, à quinze années dans une prison fédérale, ce qui ressemble visiblement à une « condamnation à mort » pour le Capitaine de la famille Bonanno. Selon les lois fédérales en vigueur, un individu inculpé d’incendie volontaire, risque au maximum entre cinq et six années de prison. Mais selon les procureurs fédéraux, la juge fédérale, peut faire évoluer la peine, en raison du comportement de Vincent Asaro, mais aussi pour l’ensemble de sa carrière criminelle. Car selon ces derniers, le Capitaine de la famille Bonanno s’était vanté à plusieurs reprises, auprès d’autres détenus du Métropolitan Center de New-York, d’avoir organisé le fameux casse de la « Lufthansa » et d’avoir été acquitté. Mais surtout, il aurait déclaré avoir la possibilité de lancer un contrat contre certains procureurs, une attitude inacceptable qui mérite, selon le gouvernement fédéral une quinzaine d’années de prison.

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BADA PING ! AU METROPOLITAN CENTER DE NEW-YORK

25 Novembre 2017, 08:35am

Publié par Xav

Thomas Gioeli
Thomas Gioeli

Depuis sa condamnation à dix huit années de prison en 2012, pour racket et tentative de meurtre, Thomas « Thommy Shoot » Gioeli, ancien Acting Boss, accumule les problèmes de santé. Au début de sa peine, ce dernier fut détenu au Métropolitan Center de New-York, un lieu d’emprisonnement temporaire pour la plupart des détenus en attente de jugement, ou en attente d’être transféré dans une prison fédérale au quatre coins des Etats-Unis. Thomas Gioeli était détenu en IT, soit l’isolement total, avec pour seul temps libre, une heure de sortie, dans une minuscule cour, donnant sur une vue imprenable sur les barbelés. Ces conditions d’incarcération furent jugées très difficiles par ses avocats, et pendant plusieurs mois Thomas Gioeli fit de nombreux aller-retours entre la prison et un hôpital New-Yorkais pour divers problèmes de santé. Après sa condamnation et avant d’être transféré dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, Thomas Gioeli, qui avait vu ses conditions de détention très nettement améliorées, en profita pour faire une dernière partie de ping-pong, dans une salle de jeux, se trouvant à proximité des douches des détenus. Alors que sa partie allait se terminer, Thomas Gioeli, essaya de rattraper une dernière balle, surement le point du match, lorsqu’il chuta lourdement à terre. Résultat ? Fracture du genou droit et surtout l’incapacité pour l’ancien Acting Boss de la famille Colombo de pouvoir se déplacer correctement dans les ailes de la prison. Pour ce préjudice et avec l’aide de ses avocats, ce dernier demanda près de dix millions de dollars de dommages et intérêts. Pour Thomas Gioeli, le BOP, le Bureau Fédéral des Prisons, a mis ouvertement en danger l’ensemble des détenus, en leur faisant pratiquer une activité sportive à côté d’un point d’eau. Pour les procureurs fédéraux, l’ancien Acting Boss de la famille Colombo, utilise encore l’une de ses armes favorites, qu’il utilisa tout au long de sa vie, le mensonge, pour arriver à ses fins. Car selon eux, ce dernier, n’était pas en train de jouer au ping-pong comme il prétendit, mais allait vers les douches pour pouvoir se laver, un témoignage qui pourra être confirmé par un agent correctionnel du Métropolitan Center. De plus, toujours selon les procureurs fédéraux, Thomas Gioeli connaissait les risques de jouer au ping-pong près des zones de douche, surtout que des panneaux avertissaient les détenus du danger. Une situation que Thomas Gioeli aurait profité pour essayer de se blesser et ainsi demander une somme astronomique au gouvernement fédéral, pour essayer de se faire rembourser les frais de justice, liés à sa condamnation lors de son procès pour racket et meurtre en 2012. Seul lot de consolation pour l’ancien Acting Boss de la famille Colombo, le fait d’être incarcéré dans la prison fédérale de Butner, il pourra retrouver Carmine Persico, son Parrain, qui pourra lui remémorer quant-à lui, toutes ses vaines tentatives pour essayer de sortir de prison.

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JOHN GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

19 Novembre 2017, 07:15am

Publié par Xav

Giovanni Gambino
Giovanni Gambino

Giovanni « John » Gambino, un Capitaine de la famille Gambino, est décédé le 16 Novembre dernier, il avait soixante dix sept ans. Avec l’aide de ses frères cadets, Rosario et Joseph, Giovanni Gambino aura marqué l’histoire d’une famille portant le même nom, mais étant seulement cousin éloigné de Carlo Gambino, Parrain historique de cette organisation criminelle. Né à Palerme, Giovanni Gambino, deviendra un membre intronisé de Cosa Nostra, en se rapprochant, d’une autre famille très impliquée dans la mafia Sicilienne, les Inzerillo. Avec la guerre contre les Corleonais, dirigeait à cette époque par Salvatore Riina, les Inzerillo n’avaient plus d’autre choix que de quitter leur pays natal, pour aller s’installer, avec l’autorisation de Salvatore Riina et de la famille Gambino à New-York. Avec les Inzerillo, les frères Gambino créeront « certains points d’échanges » entre la Sicile et les Etats-Unis, en s’impliquant très fortement, dans le trafic de drogue. Les Cherry Hills Gambino, du nom d’une ville du New-Jersey, ou les frères Gambino avaient leur repère, venaient de se créer et les sommes d’argent amassées par ce trafic de drogue international entre plusieurs pays, feront des frères Gambino, des mafieux extrêmement riches. A cette époque, Giovanni était affilié à la famille Gambino de New-York mais en tant qu'Associé, mais il deviendra avec ses frères, des membres intronisés de cette organisation criminelle, en 1975, par le biais du Parrain, Paul Castellano. Mis en accusation avec ses frères pour trafic d’héroïne au début des années 1980, Giovanni Gambino sera condamné en Italie à six années de prison, une peine qu’il ne purgera jamais, les Etats-Unis et l’Italie n’ayant à cette époque, aucun d’accord d’extradition entre les deux pays. Avec l’arrivée de John Gotti à la tête de la famille Gambino, Giovanni prendra du galon et sera nommé Capitaine. A la fin des années 1980, Giovanni et son frère Joseph (Rosario avait été condamné à quarante cinq de prison, une peine qu’il purgeait à Terminal Island dans l’État de la Californie) seront inculpés de trafic d’héroïne, dans une procédure qui durera plusieurs années. Libéré sous caution après payé plusieurs millions de dollars et placé sous surveillance électronique avec le port d’un bracelet, Giovanni et son frère Joseph, réussirent en 1992 à quitter New-York, avec pour objectif, fuir vers le Venezuela, ou les frères Gambino avaient des intérêts. Après une chasse à l’homme qui aura duré plusieurs semaines, les frères Gambino seront arrêtés par le FBI dans un motel isolé dans le Sud de l’État de Floride en Septembre 1992. Selon les autorités fédérales, Giovanni Gambino avait laissé poussé sa barbe et essayait tant bien que mal à s’adapter, mais son comportement avait intrigué plusieurs voisins. Les frères Gambino furent extradés à New-York et incarcérés en attendant leur procès pour trafic de drogue et racket. En 1993, les procureurs fédéraux avaient sorti l’artillerie lourde, en convoquant comme témoin, Salvatore Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino, qui connaissait très bien les agissements de deux frères. Les interrogatoires des avocats de la défense sur les différents témoins du gouvernement, furent très agressifs, une technique qui s’avéra payante, car le procès sera finalement annulé, le jury n’ayant jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux prévoyaient un nouveau procès, mais les frères Gambino réussirent à négocier un accord de plaidoyer et accepteront une peine de quinze années de prison. Libéré en 2005, l’Italie réclamait alors que Giovanni Gambino puisse répondre aux accusations de trafic de drogue dans son pays natal, mais un juge fédéral rejeta l’extradition en déclarant que le Capitaine de la famille Gambino avait déjà été condamné pour ces mêmes accusations aux Etats-Unis et de ce fait, il ne pouvait être rejugé pour les mêmes délits. Giovanni Gambino même très affaibli par son incarcération, continua à gérer son business et entre 2005 et 2008, aurait fait parti avec l’aide deux autres Capitaines, Daniel « Danny » Marino et Bartolemeo « Bobby » Vernace, d’un panel de décision au sein de la famille Gambino, avant que celui-ci ne soit « décapité » par les autorités fédérales, suite à l’Opération Old Bridge en 2008. Par la suite Giovanni se fera plus discret, même si selon le FBI, ce dernier supervisait une équipe de plusieurs Soldats, actifs dans le trafic de drogue, encore et toujours.

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L'IDENTITÉ DE L'INFORMATEUR DANS LA FAMILLE BONANNO DÉVOILÉE

18 Novembre 2017, 08:55am

Publié par Xav

Dans l’opération lancée contre la famille Bonanno et Gambino la semaine dernière, l’identité de CW-1, l’informateur, qui pendant plusieurs mois, a pu enregistrer différents mafieux et même sa cérémonie d’intronisation dans la Cosa Nostra a été dévoilée, il s’agit de Vincent Morena, petit retour sur son passé criminel. En 2001, Vincent Morena, avait été arrêté pour racket et condamné à près de quatre ans et demi derrière les barreaux, il avait à cette époque vingt huit ans. Vincent Moreno a toujours trainé dans une petite bande affiliée à la famille Bonanno, qui avait ses repères au Baldo Amato’s Caffe Giannini dans le Queens, un endroit détenu par un Soldat de la famille Bonanno, Baldassare « Baldo » Amato. A l’intérieur de ce club social, Vincent Morena fera la connaissance de Paul Ragusa, qui sera arrêté la semaine dernière, un criminel multirécidiviste, qui avait déjà été condamné à dix neuf années de prison pour braquage et tentative de meurtre. La veille de son incarcération, sa famille, ses amis et Associés organisèrent une dernière fête en son honneur. Pendant cette soirée qui fut très festive, ils se remémorèrent ensemble, leur « histoire de guerre ». A cette époque, Vincent Morena était déjà considéré comme un « dur à cuir », qui était toujours partant pour faire du buisiness et qui attendait qu’une chose, être proposé à l’intronisation dans la famille Bonanno. A Vingt huit ans, rester un peu plus de quatre ans derrière les barreaux, cela ne représentait pas grand chose, surtout qu’effectuer une peine de prison pour racket, pouvait encore améliorer de plus en plus son respect au sein de la famille Bonanno. A sa sortie de prison, Vincent Morena repris ses activités criminelles au sein de la famille Bonanno, le braquage et le vol était sa grande spécialité. Mais en 2006, Vincent Morena, qui n’avait toujours pas été intronisé dans la Cosa Nostra, se fit arrêter par le NYPD. Au vu de son long casier judiciaire, la justice Américaine profita que l’Associé de la famille Bonanno, n’ait pas la nationalité Américaine, pour l’extrader dans son pays natal, l’Italie. Vincent Morena y vécu avec sa femme et son enfant jusqu’en 2011, jusqu’au jour, ou des membres de la famille Bonanno, avec qui il était toujours en contact, lui proposèrent de venir s’installer au Canada, un pays ou cette famille mafieuse, a toujours été très bien implanté avec l’aide de la famille Rizzuto. Sa femme et son fils partirent les premiers vers l’Ontario, Vincent Morena les rejoindra quelques semaines plus tard. En arrivant sur le sol Canadien, ce dernier repris contact très rapidement avc les membres de la famille Bonanno implantés sur ce territoire, avant de se faire arrêter de nouveau par la GRC en 2014. C’est à ce moment là que tout bascula. Vincent Morena, était accusé cette fois-ci non pas de vol, mais de trafic de cocaïne et les peines n’avaient plus rien avoir avec un simple braquage, il pouvait désormais terminer sa vie derrière les barreaux. Vincent Morena, n’hésita pas une seule seconde, et proposa son aide pour mettre derrière les barreaux des membres de la Cosa Nostra au Canada, mais aussi à New-York. Entre 2014 et 2015, Vincent Morena commença à enregistrer des mafieux dans diverses réunions. En 2015, ce dernier filmera et enregistrera son intronisation au sein de la Cosa Nostra, une cérémonie très particulière, qui n’avais strictement rien à voir avec les règles établies par cette organisation criminelle. Quand Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino, ou Alphonse « Little Al » D’Arco, ancien Acting Boss de la famille Lucchese, racontaient leur intronisation dans la Cosa Nostra, on pouvait ressentir une certaine forme de gravité, mais aussi un honneur intense, d’appartenir à une famille, qui sera toujours, selon eux, là pour les épauler. Le doigt piqué par une aiguille, le sang coulant sur une image pieuse, les deux hommes avaient prêté serment d’allégeance jusqu’à leur mort à la Cosa Nostra. L’intronisation de Vincent Morano eut lieu au Canada et sera effectué non pas par la hiérarchie mafieuse, dont le Parrain, Michael « The Nose » Mancuso est actuellement incarcéré, mais par un Acting Capitaine, dénommé Damiano Zummo. Dans la pièce ou se déroula la cérémonie, aucune image pieuse, aucun couteau ou encore aucune arme était posée sur la table. Un simple discours de Damiano Zummo qui présenta dans les grandes lignes l’organisation actuelle de la famille Bonanno et le déclara à partir d’aujourd’hui, un membre de la famille Bonanno. Un simple « merci » de la part de Vincent Morena conclura cette cérémonie très simpliste, d'un autre temps.

 

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OPÉRATION ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS CIBLANT LA COSA NOTRA ET LA NDRANGHETA

11 Novembre 2017, 08:18am

Publié par Xav

Une enquête coordonnée entre le Canada et les Etats-Unis, qui aura duré près de deux ans, a permis d’arrêter près de treize membres de la Cosa Nostra et de la NDrangheta Calabraise dans les deux pays. A New-York, hier matin, le FBI s’est chargé d’aller arrêter à leur domicile, quatre membres affiliés à la Cosa Nostra. L’Acting Capo de la famille Bonanno, Damiano Zummo, le Soldat de la famille Gambino, Paul Semplice et les Associés, Salvatore Russo et Paul Ragusa, qui ont été présentés devant un tribunal fédéral à New-York et inculpés de trafic de drogue, blanchiment d’argent et de prêt usuraire : « Les arrestations d’aujourd’hui transmettent un signal fort, et prouvent que nos bureaux et partenaires dans d’autres pays, s’engagent et s’associent, pour démanteler ces organisations criminels » déclara la procureure fédéral du district Est de New-York. L’acting Capitaine de la famille Bonanno, Damiano Zummo et son Associé, Salvatore Russo, ont selon les autorités fédérales, vendu près de dix kilogrammes de cocaïne entre New-York et la région d’Ontario au Canada, ou les membres de la NDranghetta sont très bien implantés. Le 14 Septembre dernier, dans une boutique de restauration Italienne, Damiano Zummo aurait vendu un kilo de cocaïne pour près de trente huit mille dollars. Dans les règles établies par la Cosa Nostra, le trafic de drogue est normalement interdit, mais rapportant d’énormément d’argent aux trafiquants, les hiérarchies mafieuses ont tendance très souvent à fermer les yeux sur les activités de leur membre. Damiano Zummo toujours lui, est aussi accusé de blanchiment d’argent après avoir établi de faux chèques, à une société de conseil, associée à la famille Bonanno. Dans la famille Gambino, je demande le Soldat, Paul Semplice, accusé quant-à lui, d’avoir extorqué plusieurs individus, en leur soutirant près de mille dollars par semaine. Dans des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux lors d’une audience préliminaire, on pouvait entre fièrement, le Soldat de la famille Gambino, se vantant de gagner des dizaines de milliers de dollars chaque semaine, en extorquant des personnes déjà pour la plupart très endettées. Ces arrestations furent possibles, grâce à un homme, un membre intronisé de la famille Bonanno, dénommé CW-1 par les autorités fédérales, qui en plus d’avoir enregistrer des centaines d’heures de conversations entre différents mafieux, a réussi historiquement, à enregistrer et filmer sa cérémonie d’intronisation dans la famille Bonanno. En 2015, au Canada, la famille Bonanno, qui a toujours entretenue de très bonne relation avec la famille Rizzuto, intronisa différents membres, dont CW-1. La cérémonie avait été effectuée par Damiano Zummo et dans celle-ci, on pouvait entendre ce dernier déclarait à CW-1 : « La raison pour laquelle nous sommes ici et qu’à partir de ce jour, tu seras un membre officiel de la famille Bonanno. Tu ne répondras qu’à elle désormais », sera suivi par la suite, par le rite d’intronisation initialement prévu pour toute adhésion dans la Cosa Nostra. Les quatre accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés après avoir payé une caution avoisinant les 500 000 mille dollars.

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE COLOMBO CONDAMNÉ À ONZE ANNÉES DE PRISON POUR MEURTRE ET RACKET

5 Novembre 2017, 07:19am

Publié par Xav

Dino Calabro
Dino Calabro

La dernière fois que le grand public a entendu parler de Dino « Big Dino » Calabro, un Capitaine de la famille Colombo, c’était en 2012, quand ce dernier décida de prendre la parole dans un tribunal fédéral de New-York, pour incriminer ses anciens Associés, dont Thomas « Tommy Shoot » Gioeli considéré à cette époque comme Acting Boss de la famille Colombo. Son témoignage fut jugé important, car il permettait d’avoir des indications très précises sur une affaire sordide, qui reste à ce jour encore non résolue, l’assassinat de Ralph Dols, un policier du NYPD. Le 26 Août 1997, les journaux Américains faisaient les gros titres : « Un policier New-Yorkais assassiné en pleine rue », sans savoir que la famille Colombo était derrière ce meurtre crapuleux. Une règle de la Cosa Nostra stipule que les mafieux n’ont pas à s’en prendre physiquement aux agents fédéraux, aux policiers ni aux personnels de justice. Mais cette-fois-ci, et une nouvelle fois encore, une règle de l’omerta fut transgressée, pour quelle raison ?, la jalousie. En effet, Ralph Dols, avait manqué de respect à Joel Cacace, un membre imminent de la famille Colombo, pour avoir fait « l’erreur » de sortir avec son ex-femme, une chose que le mafieux n’arrivait pas à accepter. À Dino Calabro et au Soldat,  Dino « Little Dino » Saracino, les deux mafieux mafieux a qui il confia ce contrat, la cible était simple : un individu d’origine Mexicaine, qui ne respectait pas les règles établies par la famille mafieuse dans le secteur de Joel Cacace.

Joel Cacace
Joel Cacace

Après des mois de surveillance, pour repérer les habitudes du policier et alors que Ralph Dols sortait de son véhicule pour rejoindre son appartement, il sera abattu de plusieurs balles, en pleine rue. Le lendemain de cet assassinat, Dino Calabro fut assez surpris d’apprendre que l’individu assassiné était en réalité un membre de la police de New-York, surtout que la police et les agents du FBI en tête, avaient déjà révélé que la Cosa Nostra pouvait être derrière ce meurtre. En 2008, quand Dino Calabro sera arrêté pour racket et meurtre et qu’il décidera de collaborer avec la justice Américaine, il cibla directement Joel Cacace comme l’investigateur de ce meurtre, même si au final, ce dernier sera finalement acquitté. Dino Calabre deviendra aussi un témoin assez intéressant dans le procès de Thomas Gieoli et de Dino Saracino qui se solderont à une peine de dix huit années de prison en Mars 2014 pour le premier et à une peine de de cinquante années de prison pour le second. Aujourd’hui et malgré les nombreux crimes dont furent accusés Dino Calabro, dont plusieurs meurtres à la solde de la Famille Colombo, c’est un individu changé, avec une attitude complètement différente, qui se présenta devant un tribunal fédéral New-Yorkais, pour recevoir son verdict dans ses différentes affaires. Risquant la prison à perpétuité, Dino Calabro  fut récompensé de sa collaboration avec la justice Américaine, qui a permis selon eux, de faire incarcérer une dizaine de membres affiliés de près ou de loin à la famille Colombo. Pour sa coopération, Dino Calabro sera condamné à onze années de prison. Agé de cinquante neuf ans, les procureurs stipulent que ce dernier était rentré dans le programme de protection des témoins, mais qu’il continue toujours à aider le gouvernement fédéral dès que possible. A la barre, l’ancien Capitaine de la famille Colombo revint un instant sur son ancienne vie, en insistant sur le fait qu’il avait été « intoxiqué par la cupidité, le pouvoir et la notoriété ». Il en profita aussi pour s’excuser auprès des familles des victimes, présentes dans le tribunal, mais aussi à ses proches, dont il laissa pendant toutes ses années dans la Cosa Nostra, « un champ de ruine » dans son cercle familial. Avant de rendre son verdict, la mère d’une victime de la famille Colombo, ou son fils, un étudiant de Brooklyn avait disparu, un soir en 1994, en sortant de chez parents. Lors de son dernier procès, Dino Calabro avait admis qu’il avait été assassiné et qu’il avait aidé des membres de la famille Colombo « à cacher le corps » : « Je suis en colère, je voulais la justice. Mon fils lui, n’a eu aucune pitié » déclara t’elle à la sortie du tribunal.

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DIFFICULTÉ DANS LA PRÉPARATION DU PROCÈS DE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA

4 Novembre 2017, 07:55am

Publié par Xav

Frank Salem
Frank Salemme

Francis « Cadillac Frank » Salemme, a un parcours assez atypique dans la Cosa Nostra. Au début de sa carrière criminelle, Francis Salemme n’avait aucun lien de parenté, ni aucune association avec des membres de la famille Patriarca. Mais dans les années 1950, ce dernier qui purgeait une courte peine de prison, fut incarcéré avec Anthony Morelli, un membre influent de la famille Patriarca. Son frère, Frank, surnommé « Butsey », avait été le premier chef répertorié de la famille de Providence basé dans dans l’État du Rhodes-Island, avant que cette dernière ne fusionne avec une autre faction, celle de Boston, basée dans l’État du Massachussetts, pour former la famille Patriarca.En prison, Anthony Morelli fut épaté par les facultés de Frank Salemme et lui demanda de le recontacter à sa sortie de prison. Une fois libéré, ce dernier devint en quelques années, un membre important, un proche du Parrain, Raymond Patriarca, qui adorait sa faculté à obéir coute que coute aux règles imposées par la famille mafieuse et surtout par sa faculté à ramener beaucoup d’argent. Mais en raison de ses origines à moitié Irlandaise par sa mère et Italienne par son père, son intronisation, était à cette époque, impossible. Mais au fil des années, les mentalités dans la Cosa Nostra changèrent et Frank Salemme prêtera serment d’allégeance et devient un Soldat aux ordres de Raymond Patriarca. Pendant sa carrière criminelle, Frank Salemme était très proche de certains membres du fameux Winter Hill Gang. Ce gang géré par Whitey Bulger, avait dans ses rangs, des individus d’origines Irlandaise, mais aussi Italienne, la plupart des tueurs à gage sans scrupule, que Frank Salemme connaissait très bien pour avoir passé une partie de son enfance avec eux. Suite à de nombreuses tensions au sein de la famille Patriarca, Frank Salemme deviendra au début des années 1990, le Parrain de cette famille mafieuse. Mais son règne fut de courte durée et en 1996, il sera inculpé de racket avec Whitey Bulger, mais aussi Steve Flemmi. Lors de son

Stephen Flemmi et James Bulger
Stephen Flemmi et James Bulger

incarcération, Frank Salemme se rendra compte que ces derniers collaboraient depuis des années avec les autorités fédérales et pour sauver sa peau lui, deviendra l’un des premiers Parrains de la Cosa Nostra à coopérer avec la justice Américaine. Son témoignage fut jugé

par les procureurs fédéraux et en signe de récompense, Frank Salemme sera transféré dans un autre État, sous une nouvelle identité. Dans le programme de protection des témoins fut assez trouble. En 2004, il sera arrêté pour parjure et entrave à la justice et condamné à cinq années de prison. A sa sortie, Frank Salemme réintègrera de nouveau et de justesse, le programme de protection des témoins. Mais en Juillet 2016, dernier coup de théâtre, Frank Salemme fut recherché, puis arrêté par la suite par le FBI pour avoir participé activement au meurtre de Steven DiSarro, un ancien propriétaire de boite de nuit qui entretenait des relations assez particulières avec la famille Patriarca. Selon les nouvelles accusations portées dans ce dossier, Steven DiSarro, aurait été étranglé par Frank Salemme Jr, fils de l’ancien Parrain en présence de l'ancien Parrain de la famille Patriarca et de Robert DeLuca, ancien Underboss qui décidera par la suite de coopérer. Pour les procureurs fédéraux, l’attitude décontractée de Frank Salemme pendant son arrestation et lors de sa première comparution devant un tribunal était inacceptable. Mais ce qui énervait visiblement le plus les procureurs, c'est le fait que Frank Salemme est une nouvelle fois menti aux autorités fédérales et ceux malgré les règles très strictes établies lors de sa coopération avec la justice Américaine, de dévoiler par exemple toutes les informations en sa connaissance sur son passé criminel, ont décidé de faire inculper Frank Salemme de meurtre et demander la peine de mort pour ce crime. Dans cette affaire, les procureurs fédéraux pourront s’appuyer sur le témoignage de Robert « Bobby » DeLuca, qui lui aussi fut arrêté alors qu'il était rentré dans le programme de protection des témoins, mais aussi sur le témoignage de Stephen Flemmi ancien ami de Frank Salemme.  Mais depuis plus d’un an, l’affaire semble trainer en longueur et Frank Salemme qui est actuellement incarcéré, a demandé par le biais de ses avocats, des nouvelles sur l’avancée de son dossier. L’ancien Parrain de la famille Patriarca, est en effet assez surpris de ne pas recevoir des preuves de son implication dans le meurtre de Steven DiSarro, pour qu’il puisse ainsi préparer sa défense. Lors d’une audience intermédiaire, les avocats de la défense ont alors demandé une nouvelle fois d’avoir tous les éléments nécessaires assez rapidement pour préparer un futur procès. Ce silence est selon la défense assez significatif d’un certain malaise que peut avoir les procureurs fédéraux, dans leur faculté à préparer à bien ce procès, qui devrait débuter en 2018. La liste des personnes pouvant témoigner est nombreuse, mais leur passé criminel peut être un poids trop lourd à porter et ainsi ne pas convaincre un jury de la culpabilité de Frank Salemme.

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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017, 08:22am

Publié par Xav

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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