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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2018

30 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Lucchese, #Bonanno, #Colombo, #Genovese, #Buffalo, #Philadelphie, #Outfit, #Patriarca, #DeCavalcante

L’année 2018 fut riche en actualité pour les familles de la Cosa Nostra. Dès Janvier, le procès de Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, commençait dans un climat assez tendu voire explosif. En effet, Joseph Merlino qui était le seul inculpé de l’opération à East Coast à tenter sa chance dans un procès fédéral, confiant dans l’idée d’en découdre de nouveaux avec les procureurs fédéraux, avec un seul objectif, avoir sa revanche. Joseph Merlino et son avocat, Edwin Jacobs Jr, étaient persuadés, que le témoignage du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese, discrédité au fil de l’enquête, finirait automatiquement par un acquittement. Finalement, Joseph Merlino ne sera pas condamné, non pas en raison d’un vote unanime des jurés sur sa non-culpabilité, mais faute d’un verdict favorable dans cette affaire, le procès sera alors annulé. Deux mois après, on apprendra que Joseph Merlino, pour la première fois de sa longue « carrière criminelle » décidera de plaider coupable d’une accusation mineure, de jeux illégaux, un arrangement qui le fera condamner à deux années de prison, une peine qu’il purge actuellement dans la prison fédérale de Coleman dans l’État de la Floride. Nous étions alors en Mars 2018, et à plusieurs centaines de kilomètres de Philadelphie, à New-York, un Capitaine de la famille Bonanno, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, décidera lui aussi de passer un accord de culpabilité avec les procureurs fédéraux. Les charges retenues contre le neveu de Vincent « Vinny » Asaro, qui ce dernier, demandait par la même occasion un nouveau procès suite à sa condamnation pour incendie volontaire, étaient trop importantes et Ronald Giallanzo, sera condamné à quatorze années de prison. Puis après ses accords de culpabilité, nous avons suivi le procès de l’ancien Parrain de la famille Patriarca, l’ancien renégat, Francis « Cadillac Frank » Salemme. Sa vie, digne d’un film de Martin Scorsese, avait démontré aux yeux de tous les Américains, la fragilité du statut de repentit, souvent accordé très rapidement par les procureurs fédéraux à différents mafieux sans scrupules, qui ne pensent qu’a une seule chose, sauver leur peau et non aider honnêtement les enquêteurs. Exemple type avec l’affaire de Francis Salemme, qui déjà condamné pour parjure après sa collaboration, continua à mentir obstinément, cela pendant plusieurs années aux autorités fédérales et alors qu’il était dans le programme de protection des témoins. Mais après plusieurs années d’enquête, Francis Salemme sera rattrapé par son passé tumultueux, et sera condamné à la prison à perpétuité incompressible pour le meurtre d’un Associé de la famille Patriarca, Steven DiSarro. Pendant ce temps là, on apprenait aussi que l’ancien Parrain de la Outfit, John « No Noze » DiFronzo venait de décéder de causes naturelles, laissant les pleins pouvoirs à son mentor, Salvatore « Solly D » DeLaurentis et que l’ancien Consigliere de la famille Lucchese, Christopher « Christie Tick » Funari  un rescapé du procès dit de La Commission, décéda lui aussi à l’âge de quatre vingt quatorze ans, la fin d’une époque. Mais alors, que des membres de la vielle école, comme Gene Gotti, retrouvait la liberté après avoir passé près de trente ans derrière les barreaux pour trafic de drogue, les familles de la Cosa Nostra ne pensent désormais qu’à une chose, la réorganisation. De la famille Lucchese, à la famille Bonanno, en passant par la famille Genovese, les familles mafieuses ont compris une chose, retourner aux valeurs de leurs ancêtres, tenir un profil bas et continuer à faire du business sous le radar du gouvernement fédéral. L’année 2019 risque elle aussi, de chambouler un peu les différentes hiérarchies mises en place actuellement au sein de la Cosa Nostra. Mais au final pour quel résultat ?. La famille Lucchese par exemple, va voir les membres de sa direction inculpés dans un procès, qui durera sans nul doute plusieurs semaines, pour des histoires de meurtre et de racket. Et après cette affaire, la Cosa Nostra sera t-elle éradiquée ?, malheureusement non. La priorité du gouvernement fédéral depuis 2001, est le terrorisme international, à juste titre, laissant les familles de la Cosa Nostra se développer, se restructurer et voire, comme pour la famille de Buffalo, que l’ont pensé défunte, revenir en haut de l’affiche, une histoire sans fin.

 

 

La famille Genovese :

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo


Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 200-220
Associés : + 1000

 

L’année 2018 avait mal commencé pour la famille Genovese avec l’arrestation du fils de Vincent « The Chin » Gigante », Vincent Esposito. Même si son rôle au sein de cette organisation criminelle reste incertains, son arrestation reste sans nul doute symbolique pour les autorités fédérales, qui voulaient prouver en ce début d’année, que même la Rolls Royce du crime organisé, n’était pas épargnée par leur investigation. Vincent Espositio. membre intronisé de la famille Genovese, sera inculpé de diverses charges tenant de la loi RICO, dont l’extorsion et la fraude. Incarcéré pendant un moment au Métropolitan Center de New-York, Vincent Esposito a été récemment libéré sous caution, en résidence surveillée, à ses frais. L’année dernière, le rôle de Peter « Petey Red » DiChiara était clair pour les autorités fédérales. Depuis son club social basé à Manhattan, l’Acting Boss de la famille Genovese, considéré comme un membre de la vieille école et un individu très respecté par ses pairs, devait contrôler et réguler les activités au sein de la famille, pour faciliter la vie de son Parrain, Liborio « Barney » Bellomo. Mais en Mars dernier, coup de théâtre, Peter DiChiara venait de décéder, laissant depuis ce temps, une incertitude complète sur la hiérarchie actuelle de la plus grande famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Rien d’étonnant vous allez dire, la famille Genovese étant connue pour sa discrétion et pour son cloisonnement, une manière de fonctionner qui marche parfaitement. En effet, en 2018, la famille Genovese fut relativement épargnée et mise à part la condamnation d’Eugene « The Rooster » ONofrio à deux années de prison, un verdict découlant de l’opération East Coast, cette dernière reste encore à ce jour, la famille la plus stable et la plus importante aux Etats-Unis.

 

La famille Gambino :

Peter Gotti
Peter Gotti


Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Domenico « Italian Dom » Cefalu
Underboss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Consigliere : ?
Street Panel : Anthony Gurino et Joseph « Sonny Juliano

Membres : + 190-210
Associés : + 1000

 

Une année relativement tranquille pour la famille Gambino, qui montre que depuis l’installation de son « Panel de contrôle », instauré avec l’arrivée au pouvoir de Francesco Cali et de Domenico Cali, que les opérations du FBI contre sa hiérarchie son inexistantes. Il est loin l’époque ou la famille Gambino faisait régulièrement à la « une » des médias Américains, et que son flamboyant Parrain, John Gotti faisait la couverture du Times. Désormais, depuis l’installation de membres d’origine Sicilienne dans sa hiérarchie, la deuxième famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, reste cloisonnée et a mise en place une structure qui ne permet aucun contact entre des membres de bas niveau et la direction, évitant ainsi d’éventuelles fuites. Cette année, un membre de la famille a été libéré de prison et pas des moindres, en la personne de Gene Gotti, qui est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir passé près de trente années pour trafic de drogue. Une telle durée d’emprisonnement, dans le monde souterrain de la Cosa Nostra mérite forcément le respect, mais il n’est pas certains que la personnalité de Gene Gotti puisse encore plaire à l’actuel direction de la famille Gambino et malgré le fait que le Parrain officiel reste Peter Gotti, un poste plus honorifique qu’autre chose au vu de son emprisonnement. Malgré son cloisonnement, la famille Gambino a démontré, avec la condamnation de son Capitaine, John Ambrosio, qu’elle restait une famille très active dans différents buisiness. Comme pour la famille Genovese, la famille Gambino a du sans nul doute profité de cette « année blanche » pour se restructurer de nouveau et confirmer sa position de leadership auprès des autres familles de la Cosa Nostra implantées en dehors de New-York et plus particulièrement avec la famille DeCavalcante, implantée dans l’État du New-Jersey

 

La famille Bonanno :

Michael Mancuso
Michael Mancuso


Parrain : Michael « the Nose » Mancuo
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano jr
Underboss : ?
Consigliere : John « Porky » Zancocchio

Membres : + 120-150
Associés : + 1000

 

La famille Bonanno aurait sans nul doute espérée une année plus tranquille, avec le retour à la maison de son Parrain, Michael « The Nose » Mancuso, qui récemment, a intégré un centre de transition, avant une sortie officielle dans les rues de New-York prévue en Mars 2019. Dès Janvier 2018, l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph Cammarano Jr a été arrêté et inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, le racket, l’extorsion et le prêt usuraire. Cette opération lancée par le FBI en relation avec le NYPD, déstabilisa une nouvelle fois la hiérarchie d’une famille, abonnée depuis plusieurs années, à ce genre de situation. En plus de l’arrestation de Joseph Cammarano Jr, actuellement incarcéré au Métropolitan Center de New-York, le Consigliere, John Zancocchio, qui lui aussi inculpé, avait vu sa caution révoquée, avant de retrouver de nouveau la liberté quelques mois plus tard. Cette affaire actuellement en instance d’instruction risque sans nul doute de déstabiliser la famille Bonanno et il est fort à parier que les différents protagonistes dans cette affaire, continuent à garder la même ligne de conduite, en plaidant non-coupable. Il est donc inéluctable qu’un procès aura lieu. Un procès à haut risque, sous haute tension, sous le regard de Michael Mancuso, qui au vu de sa situation, aura une marge de manœuvre très limitée pour réorganiser sa famille. Alors même si la structure initiale de la famille Bonanno, composée de plus de dix Capitaines et d’une centaine de Soldats, reste pour l’instant intacte, cette organisation criminelle a tout de même perdu son ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, décédé de cause naturelle. Récemment, le neveu de Michael Mancuso, le Soldat, Frank « Frankie Boy » Salerno, qui lui servait de « messager » pendant son incarcération, vient d’être condamnée à cinq année de prison pour racket.

 

La famille Lucchese :

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso


Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph « Big Joe » DiNapoli

Membres : + 100-140
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese retient son souffle et est actuellement en suspens d’un futur procès relatif à une opération du FBI lancée contre sa hiérarchie en Mai 2017. Alors oui, en 2018, la famille fut relativement épargnée par les arrestations, mais elle navigue en eau trouble, sans direction apparente, avec un Parrain incarcéré depuis des décennies en prison et qui ne veut pas quitter son poste soi-disant honorifique. Le procès à venir risque alors d’être très compliqué pour la direction mafieuse, mais elle peut compter une nouvelle fois, sur les errances du gouvernement fédéral, qui ont vu depuis le lancement de l’enquête, la plupart de ses témoins complètement discrédités. Face à autant d’égarement auprès des procureurs fédéraux, Steven Crea Jr, fils de l’actuel Underboss, Steven Crea Sr, sera libéré sous caution et prépare depuis sa sortie activement sa défense, en faisant appel par exemple, à un expert polygraphique. Les témoins du gouvernement son désormais connus et malgré le plaider coupable du Soldat « Joey Glasses » Datello, qui a mis relativement en difficulté sa hiérarchie, l’année 2019 pour la famille Lucchese risque d'être cruciale. Comme pour la famille Bonanno il y a quelques années, cette organisation criminelle va soit continuer à prospérer grâce à ses différents rackets, ou pendant quelques années, végéter de nouveau dans l’ombre avec une nouvelle hiérarchie.

 

La famille Colombo :

Carmine Persico
Carmine Persico


Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?

Membres : + 90-120
Associés : + 1000

 

Depuis l’opération du FBI en 2011, qui avait visé l’intégralité de sa hiérarchie, la famille Colombo, à depuis ce temps gardé une certaine stabilité et à sans nul doute, profité de ces années de tranquillité, pour se reconstruite et se restructurer. La famille Colombo a toujours été la plus petite des familles New-Yorkaise, mais aussi la plus instable. Impactée par plusieurs guerres internes au sein de sa structure, la famille Colombo avait démontré aussi, lors des dernières arrestations, qu’une multitude de collaborateurs gravitait dans ses rangs. Les opérations lancées contre les autres familles New-Yorkaise, ont démontré que malgré une certaine fragilité, elle reste toujours consultée pour des partages de business entre familles. Cette année fut relativement calme et surtout concentrée, sur une énième demande de libération de l’actuel Parrain, Carmine Persico, incarcéré depuis le procès dit de La Commission. Depuis la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, Carmine Persico essaye inexorablement de sortir de prison. Ses avocats avaient joué sur le fait que les nombreux problèmes de santé de leur client, ne lui permettaient pas de pouvoir continuer son incarcération correctement. Une demande qui fut rejetée par un juge fédéral, stipulant que suite à un rapport médical effectué par l’équipe de la prison d Butner, Carminer Persico pouvait continuer à mener ses activités quotidiennes et qu’il pouvait se déplacer de manière « indépendante et sans aucune difficulté ». 

 

La famille DeCavalcante :

Charles Marjuri
Charles Marjuri


Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 40-60
Associés : + 200

 

Difficile de faire un état actuel de la famille DeCalvante, tant cette dernière est restée discrète cette année. Depuis le décès de l’Acting Boss, Francesco Guarraci en 2016, on ne sait pas vraiment comme se compose sa hiérarchie. Lors de l’arrestation de Charles Stango, un Capitaine, opérant depuis l’État du Nevada, celui-ci avait déclaré dans plusieurs enregistrements, que Frank Nigro occupait le poste de Consigliere, en remplacement de Stefano Vitabile, rentré depuis sa sortie de prison dans une semi-retraite. Avec le décès de Giovanni Riggi, le poste de Parrain est toujours vacant et les rumeurs vont bon train. On parle de Charles Marjuri, un Capitaine de la vielle école, qui avait déjà fait parti d’un panel de décision à la fin des années 1990. Mais début Janvier, Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street » est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir purgé près de quinze ans pour meurtre et racket. Son retour dans les rues d’Elizabeth dans le New-Jersey, peut être synonyme d’une future prise de pouvoir du gangster désormais âgé de soixante treize ans. Avant sa condamnation en 2003, Philip Abaramo n’avait jamais caché son amitié envers plusieurs membres de la famille Gambino et servait même d’intermédiaire entre les deux familles. Suite à l’arrestation de Charles Stango, ce dernier avait stipulé que la famille DeCavalcante était devenue très proche de la famille Gambino. Les deux familles à cette époque avaient tous les deux des hiérarchies dirigées par des membres d'origine Sicilienne.

 

La famille de Philadelphie :

Joseph Merlino
Joseph Merlino


Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti ?
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 50-70
Associés : + 500

 

Comme à son habitude, la famille de Philadelphie, est la famille de la Cosa Nostra ayant fait le plus d’actualité pour l’année 2018. Début Janvier, le procès de l’actuel Parrain, Joseph Merlino, avait attiré en masse les médias. Il faut dire que la présence d’un Boss de la Cosa Nostra dans un procès fédéral n’est pas monnaie courante. Seul inculpé de l’opération East Coast à avoir décidé de plaider non-coupable, Joseph Merlino jouait gros, mais finalement, face à l’indécision des jurés sur sa culpabilité, le procès sera annulé. Il s’avéra par la suite que Joseph Merlino était passé tout proche d’une condamnation et pour éviter un second procès qui pouvait lui être fatal, Joseph Merlino négocia pour la première fois de sa longue carrière criminelle, un accord de plaidoyer avec les procureurs, qui l’amènera à purger près de années de prison. Avant son incarcération, Joseph Merlino a essayé de laisser des consignes strictes aux membres d’une famille connue pour sa violence et aux rebellions internes. Malgré son emprisonnement Joseph Merlino reste le Parrain, mais il essaya le plus possible de sécuriser sa hiérarchie en donnant des postes clés à ses proches, mais aussi à des individus hostiles à sa prise de pouvoir, des gangsters de la vieille école de l’ère Scarfo. Lors de sa dernière fête d’anniversaire, effectué quelques semaines avant son incarcération, Joseph Merlino avait voulu montrer « sa grandeur » auprès de ses membres, mais aussi des autres familles New-Yorkaise invitées pour l'occasion. Depuis ce jour là, les autorités fédérales sont persuadées qu’un poste important à été donné à Francis Iannarella, un Capitaine de la vieille école, qui a été libéré de prison après trente années derrière les barreaux. Son rôle est stratégique et va permettre de calmer les hostilités avec la faction Narducci/Pungitore. Il servirait par la même occasion de messager entre les membres de la famille et la hiérarchie, histoire de sécuriser les échanges et éviter ainsi les mauvaises surprises.

 

La Outfit :

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis


Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena ? 
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-50
           Associés : + 1000

 

L’année 2018 pour la Outfit de Chicago, fut essentiellement marquée par le décès de John « No Noze » DiFronzo, qui a servi pendant des années comme Parrain de cette organisation criminelle. Depuis quelque temps, la santé de John DiFronzo devenait défaillante, des pertes de mémoires récurrentes, un prémice de la maladie d’Alzheimer, avait décidé le Parrain à rendre ses galons afin de préserver la structure d’une des familles de la Cosa Nostra les plus connues aux Etats-Unis. Salvatore DeLaurentis, qui a passé une grande partie de sa vie derrière les barreaux, repris donc le relais et essaya de changer la mentalité d’une famille connue pour son goût prononcé pour la violence. Il commença d’abord à sécuriser sa hiérarchie, en mettant des mafieux de la vielle école, qui ont su prouver par le passé, que l’incarcération ne les feraient pas dévier de leur serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Il essaya aussi d’inculquer aux membres de sa familles, d’autres manières de fonctionner. Le meurtre est mauvais pour le buisness et attire inévitablement les autorités fédérales. Alors même si bon nombre de tueurs sont présents dans ses rangs, la Outfit est partie vers une autre stratégie. A ce jour, Salvatore DeLaurentis, qui se considère comme un honnête entrepreneur dans le « secteur de nettoyage de tapis », rigole quand les autorités fédérales le considèrent comme le Parrain de la Outfit.

 

La famille Patriarca :

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio


Parrain : Carmine « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : ? 
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille

           Membres : + 40-50
           Associés : + 200

 

Avec le décès de Peter Limone, les DiNunzio ont sans nul doute pris le pouvoir. Carmen DiNunzio, avait, dès sa sortie de prison, remanié la famille à sa façon, en faisant très attention aux postes attribués dans sa direction. La famille Patriarca est composée de deux factions. Une à Boston, dans l’État du Massachusetts, ou Carmen est originaire et une autre à Providence dans l'État du Rhode-Island. Dès sa nomination au poste de Parrain, Carmen DiNunzio confia le poste clé de Consigliere à Matthew Guglielmetti Jr. Ce dernier qui est un individu très respecté, est sorti en 2016 d'un pénitencier fédéral après avoir purgé près de onze ans pour trafic de drogue. Matthew Guglielmetti est aussi une personnalité solide, qui entretient de très bonnes relations avec la famille de Philadelphie et en particulier avec le Capitaine George Borgesi, dont il a traité avec lui personnellement pour différents business  En Février dernier, le frère de Carmen, Anthony, est sorti lui aussi de prison. Ce dernier qui occupait le poste d’Acting Boss avant son incarcération, pourrait reprendre, après avoir été libéré de toutes ses contraintes liées à sa liberté surveillée, le même rôle ou un autre poste significatif. Cette année, on a souvent parlé de la famille Patriarca, mais pas des membres actuels, surtout de l’ancien Parrain, Francis « Cadillac Frank » Salemme, qui était en procès avoir été inculpé du meurtre de Steven DiSarro, un ancien propriétaire de boite de nuit. Le procès aura duré plusieurs semaines et le principal témoin de cette affaire fut Robert DeLuca, ancien bras droit de Francis Salemme, qui pour éviter une nouvelle condamnation pour parjure, accepta de témoigner contre son ancien Boss. Le verdict fut sans surprise et Francis Salemme sera condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce dernier qui ne fait plus parti du programme de protection des témoins, va rentrer comme n’importe quel prisonnier dans le système carcéral Américain, ou dernièrement, l’une de ses anciennes connaissances, James « Whitey » Bulger, fut sauvagement assassiné et par qui ?, un ancien Associé des Patriarca, Paul DeCologero. 

 

La famille de Détroit :

Jack Giacalone
Jack Giacalone


Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo

        Membres : + 40-50
        Associés : + 200

 

Il est difficile pour les agences gouvernementales d’enquêter sur une famille de la Cosa Nostra. Généralement, plusieurs années sont nécessaires pour pouvoir mener à des inculpations. Les informations recueillies par le FBI et les autres services de police, viennent en particulier des informateurs présents à l’intérieur de la famille, mais pour la famille de Détroit cela est très compliquée. Depuis des décennies, cette organisation criminelle marche essentiellement avec les liens de sang et il est beaucoup plus difficile pour un membre de la Cosa Nostra, de donner des informations sur son neveu, son cousin, son frère, voire son propre fils. C’est pour cela que la famille de Détroit reste très cloisonnée et peu d’information filtre sur ses activités. Sa hiérarchie est connue et elle est composée pour la plupart, de criminels à col blanc, qui ont prouvé pendant des années leur allégeance à la Cosa Nostra. En 2018, la famille de Détroit fut complètement épargnée par les services de police et reste l’une des familles les plus stables et les plus respectées aux Etats-Unis

 

La famille de Buffalo :

Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr
Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr


Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi

Consigliere : ?

           Membres : + 30-40
           Associés : + 100

 

L’opération menée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, a confirmé une chose, la famille de Buffalo que l’on pensait défunte, est bien toujours active et a su pendant ces dernières années, se réorganiser, en intronisant des membres venant du Canada, le pays frontalier. Avec la mort de l’ancien Parrain en 2013, Leonard Falcone  les agences gouvernementales étaient persuadées que Joseph Todaro Jr était entré dans une semi-retraite, plus occupé à gérer sa célèbre Pizzeria à Buffalo, La Nova Pizzeria, qui fait office de référence dans la région, bien au contraire. Les derniers enregistrements dévoilés récemment, ont démontré que Domenico Violi, fils d’un ancien Capitaine affilié à la famille Cotroni, Paolo Violi et proche de la famille Bonanno, était devenu Underboss de la famille Buffalo et nomma précisément Joseph Todaro Jr comme l’actuel Parrain. Cette organisation criminelle serait composée d’une trentaine de membres, éparpillés entre les Etats-Unis et le Canada et continuerait surtout, à rendre des comptes aux cinq familles New-Yorkaise. En effet, dès la nomination de Domenico Violi, la direction de la famille de Buffalo informa le Consigliere de la famille Bonanno, John Zancocchio qui informa quant- lui, directement Michael Mansuco, une décision qui fut alors actée. C’est la première fois dans l’histoire de la Cosa Nosra que des membres appartenant d’un autre pays fut élevé à un aussi haut niveau. Malgré la condamnation  récente de Domenico Violi à huit année de prisons pour trafic de drogue, il est fort à parier, que les autorités fédérales s’intéressent de nouveau de plus près aux activités de la famille de Buffalo.

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ANECDOTES DANS LA COSA NOSTRA

23 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Colombo

Paul Castellano
Paul Castellano

A l’époque ou Paul « Big Paulie » Castellano était à la tête de la famille Gambino, le Parrain avait fait passer un message à ses Capitaines les plus proches : « Certains mecs qui purgent des longues peines de prison à cause de la drogue et qui devront bientôt sortir, on va devoir s’en occuper ». Le message était clair. Les membres de la famille Gambino qui ont été condamnés pour trafic de drogue, ne recevront pas une promotion pour avoir purgé leur peine sans broncher, mais plutôt un contrat sur leur tête. Paul Castellano l'avait dit dès qu'il avait pris le contrôle de la famille Gambino : « Tu vends de la drogue?, tu meurs ». Paul Castellano n'avait pas du tout digéré son inculpation dans le procès dit de La Commission et voulait faire un exemple. Angelo Meli était un Capitaine de la famille Gambino qui vendait de la drogue à Brooklyn  Paul Castellano avait demandé à un autre Capitaine, Paul Zaccaria de s’occuper de ce contrat, une fois qu’Angelo Meli sera libéré de prison, une anecdote qui avait fortement marquée Michael DiLeonardo : « Je regardais Zac (Paul Zaccaria) et je me disais qu’on devait aller tuer ce type dès qu’il rentrera à la maison. Son père, son grand père étaient des membres intronisés de la Cosa Nostra. Le problème est que si vous n’étiez pas dans les petits papiers du Parrain, vous n’étiez rien ». Ironiquement, Angelo Meli aura la vie sauve grâce à John Gotti, un membre influent de la famille Gambino qui trempait lui aussi dans la drogue et qui après avoir orchestré l’assassinat contre Paul Castellano, avait annulé par la même occasion le contrat sur la tête d’Angelo Meli. Toujours selon Michael Leonardo, la règle qui disait « Tu trafiques dans la drogue, tu meurs » était une règle hypocrite, car Paul Castellano savait pertinemment que certaines enveloppes remplies d’argent qu’il recevait chaque semaine dans son palace de Staten Island, provenait du trafic de drogue.

 

Parlons un peu de la famille Colombo. En 2011, une opération orchestrée par le FBI,

Andrew Russo
Andrew Russo

permit d’arrêter près de cent vingt membres et Associés dans trois différents des États des Etats-Unis : à New-York, dans le New-Jersey et dans la Nouvelle-Angleterre. Parmi ces arrestations, une famille fut plus touchée que les autres, la famille Colombo. Cette organisation criminelle qui est gérée par Carmine « The Snake » Persico depuis la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, avait vu ce jour là, son Acting Boss, Andrew « Andy Mush » Russo, son Underboss, Benjamin « the Claw » Castellazzo et son Consigliere « Richard « Richie » Fusco arrêtés pour une multitude de crimes relatives à la loi RICO. Selon les autorités fédérales, Andrew Russo qui est le cousin de Carmine Persico, avait succédé logiquement à la tête de la famille Colombo en raison de ses liens de parenté, mais aussi pour son goût prononcé pour la violence. L’objectif d’Andrew Russo était de réorganiser une famille déchirée par une guerre interne qui avait éclaté au début des années 1990, entre Vittorio « Little Vic » Orena et les fidèles de Carmine Persico. Après son arrestation, Andrew Russo avait comparu automatiquement devant un tribunal fédéral pour son placement ou non en détention. Ce jour là, les procureurs fédéraux avaient sorti le grand jeu, ils avaient tout prévu, surtout des enregistrement d’Andrew Russo qui appelait ouvertement à la violence pour des membres qui ne « filaient pas droit » : « Je n’hésiterai pas et je n’ai jamais hésité, à faire du mal à une personne qui s’écarte de la ligne qu’on essaye de construire » déclara Andrew Russo. Selon le FBI, l’Acting Boss de la famille Colombo passait ses journées dans des réunions pour gérer des conflits dans sa propre famille, ou avec d’autres familles New-Yorkaise pour des différents dans certains buisness. Lors d’une réunion avec la famille Gambino, présidait par Andrew Russo, ce dernier devait débattre du sort de l’un de ses Associés, Walter Samperi, qui avait été poignardé par un gangster affilié à la famille Gambino. Pour essayer de résoudre ce conflit, Andrew Russo demanda aux Gambino, de payer la totalité des frais médicaux de Walter Samperi, en un seul versement de cent cinquante mille dollars. La famille Gambino accepta l’offre proposée par Andrew Russo, mais finalement après son arrestation, la famille Gambino « oubliera » curieusement de verser la somme négociée pour Walter Santucci, qui finira par aller se soigner en Italie, son pays d’origine, pour profiter de son système de santé gratuit. Un an avant son inculpation, Andrew Russo avait demandé des promesses de loyauté à certains membres influents de la famille Colombo et si ces derniers refusaient de se soumettre aux ordres d’Andew Russo, ce dernier avertirait personnellement les autres familles de la Cosa Nostra. Le but de l’Acting Boss de la famille Colombo était aussi d’introniser de nouveaux membres, apporter du sang neuf à une famille en pleine perdition. Lors d’une réunion avec son Underboss, Benjamin Castellazzo et son Consigliere, Richard Fusco, Andrew Russo voulait introniser des individus « intelligents », qui étaient « capables de tuer et de gagner du temps ». Un gangster était dans le viseur d’Andrew Russo, Ilario « Fat Larry » Sessa, mais sa cérémonie d’intronisation qui devait se dérouler dans la maison du Soldat Emanuel Favuzza, avait été annulée à la dernière minute, en raison de la surveillance de plusieurs agents fédéraux. Finalement, Ilario Sessa sera initié un mois plus tard, après son arrestation, alors qu’il était incarcéré au Métropolitan Center de New-York, dans une pièce qui était pourtant sous surveillance vidéo. Au final, Andrew Russo sera condamné à trente trois mois de prison et sera libéré de prison en Juin 2013. Depuis sa libération, les autorités fédérales sont persuadées que ce gangster de la vieille école, désormais âgé de quatre vingt neuf ans, continue à gérer activement la famille Colombo avec l’aide de son nouveau Consigliere, Thomas « Tom Mix » Farese.

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CONDAMNATIONS DANS LA COSA NOSTRA

16 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Bonanno

Frank Salerno
Frank Salerno

Le Soldat de la famille Bonanno, Frank « Frankie Boy » Salerno, vient d’être condamné par un tribunal fédéral, à cinq années de prison pour complot de racket. Ce dernier, qui a la particularité d’être le neveu de l’actuel Parrain de la famille Bonanno, Michael « The Nose » Mancuso, a pendant des années, effectué des aller-retours très réguliers entre New-York et la prison fédérale de Danbury dans l’État du Connecticut, lieu ou était incarcéré à l’époque Michael Mancuso. Ses passages réguliers avaient intrigué les autorités fédérales, qui avaient décidé par la suite, de transférer le Parrain de la famille Bonnano dans une prison de même sécurité mais plus éloignée de New-York, à Seagoville dans l’État du Texas. En Décembre 2017, Frank Salerno fut inculpé de racket et de trafic de drogue. Lors de cette arrestation, le Soldat de la famille Bonanno n’était pas le seul membre de la Cosa Nostra appréhendé ce jour là et on pouvait noter la présence de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capo de la famille Gambino, démontrant ainsi la collaboration des deux familles dans différents buisiness. L’enquête avait réellement commencé en 2014 grâce aux informations d’un Associé la Cosa Nostra coopérant avec les autorités. Dans les enregistrements effectués par ce dernier, John Ambrosio se vantait qu’il gagnait autant dans « son quartier » que s’il allait jouer « dans les casinos de Las Vegas ». Parlant de sa collaboration avec le Soldat de la famille Bonanno, John Ambrosio avait indiqué, tout en montrant le bouton de sa chemise, que Frank Salerno l’avait obtenu récemment. Dans les codes de la Cosa Nostra, obtenir « son bouton » signifie tout simplement, que l’individu venait d'être intronisé. Le plan entre les deux familles était simple. John Ambrosio supervisait les établissements de jeux à la solde de la Cosa Nostra, tandis que Frank Salerno collectait les paiements venant des prêts usuraires établis dans le même secteur, les bénéfices étant partagés par la suite. Quand un individu n’arrivait pas à rembourser ses dettes, les membres de la Cosa Nostra utilisaient, comme à leur habitude, l’intimidation. Dans un enregistrement dévoilé le jour du verdict contre John Ambrosio, on pouvait entendre ce dernier déclarait : « La prochaine que je viendrai te voir, je te prendrai par le cou et tu verras tout va sortir par tes oreilles ». « Le crime organisé continue à frapper nos communautés grâce à la violence et l’intimidation » déclara le directeur adjoint du FBI à New-York : « Les gangsters s’enrichissent tandis que leurs victimes vivent dans la peur. Les peines prononcées aujourd’hui démontrent que le bouton d’une chemise d’un membre de la Cosa Nostra, ne saurait rivaliser avec un un insigne. Le FBI et le NYPD continueront à enquêter sur le crime organisé et traduiront les coupables en justice ». En plus de la condamnation de Frank Salerno à cinq années de prison, le juge fédéral condamna John Ambrosio à un peu plus de quatre ans derrière les barreaux.

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STEVEN CREA JR PRÉPARE SA DÉFENSE

15 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea Jr
Steven Crea Jr

Libéré sous caution en Août dernier, Steven Crea Jr maintient toujours le même système de défense, il se dit non-coupable de toutes les accusations portées contre lui et profite de sa liberté provisoire, pour préparer sa défense. Dernièrement, Steven Crea Jr a demandé un ancien agent du FBI, Jeremiah Hanafin, reconverti en professionnel dans l’examen polygraphique, le fameux détecteur de mensonge, de lui faire passer ce fameux test, souvent critiqué par le grand public, qui pourrait être servi par la suite lors d’un prochain procès fédéral. Jeremiah Hanafin n’est pas n’importe qui dans ce domaine, c’est l’expert numéro un aux Etats-Unis, qui a effectué près de deux mille cinq cent examens polygraphiques pour le compte du gouvernement fédéral et qui dernièrement, a fait passer ce même test, à Brett Kavanaugh, un juge fédéral Américain qui vient d’intégrer après plusieurs mois de procédure, la cour suprême Américaine. Cet expertise peut être quitte ou double pour un accusé du calibre de Steven Crea Jr, mais au final les résultats furent jugés très positifs. Capitaine réputé dans la famille Lucchese, ce dernier a depuis son arrestation, « toujours maintenu son innocence » et les avocats de la défense sont persuadés que les résultats de ce test, effectués par un expert en la matière, peuvent permettre à Steven Crea Jr d’avoir un procès séparé des autres mafieux inculpés dans cette affaire, dont son père Steven « WonderBoy » Crea considéré comme étant l’actuel Underboss de la famille Lucchese : « Dans ce genre de procès, les procureurs fédéraux sont capables de mettre tout le monde dans le même paquet. Nous voulons simplement que l’affaire portée contre notre client soit uniquement basée sur les preuves les concernant » déclarèrent les avocats de la défense. Inculpé dans le meurtre de l’ancien leader du Purple Gang, Michael Meldish, assassiné de plusieurs balles dans la tête en 2013, Steven Crea Jr est sur le coup d'une autre accusation accusation fédérale, pour avoir comploté d'assassiner Carl Alzheimer un Associé de la famille Bonanno qui aurait ouvertement manqué de respect à son père dans son club social du Bronx. Le lendemain de cette altercation, des membres de la famille Lucchese, lourdement armés rentrèrent par effraction dans le domicile de Carl Alzheimer pour l’assassiner, sans succès, l’Associé de la famille Bonnanno n’étant pas chez lui ce soir là. Quand Jeremiah Hanafin demanda à Steven Crea Jr s’il avait participé à ce complot, le résultat fut net et précis, selon le test polygraphique, le Capitaine de la famille Lucchese n’aurait pas participé à cet tentative d’assassinat. Les derniers documents judiciaires dévoilés lors de sa première comparution dans un tribunal fédéral, montrent Seven Crea Jr comme un individu pris entre deux feux, un peu à la manière de John Gotti et de son fils John Gotti Jr. Steven Crea Jr aurait été intronisé dans la Cosa Nostra par tradition familiale, pour faire plaisir à son père et passa rapidement du rang de Soldat à un Capitaine réputé dans cette organisation criminelle. Selon les avocats de Steven Crea Jr, une certaine « stigmatisation » a été faite sur leur client en raison de son nom de famille, tout en précisant que ce genre d’affaire était « assez complexe » en raison de la « relation père/fils. ». En Août dernier, le juge fédéral en charge de ce dossier avait entendu les arguments de la défense et avait retoqué les procureurs fédéraux, précisant que leur dossier « n’était pas aussi solide que prévu ». Le magistrat avait aussi terni l’image du principal témoin dans ce dossier, un ancien Associé de la famille Lucchese, Frank Pasqua, qui avait déjà avoué à plusieurs reprises avoir menti au gouvernement fédéral pour rester en liberté. Malgré le fait que le juge fédéral certifia dans son rapport, que Steven Crea Jr était pleinement conscient de son avancée dans la Cosa Nostra, il ne pouvait, malgré son statut de gangster, le garder en détention face un dossier plus que léger.

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DOMENICO VIOLI UNDERBOSS DE LA FAMILLE DE BUFFALO

8 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Buffalo

Domenico Violi
Domenico Violi

Domenico Violi, fils de Paolo Violi, un ancien Capitaine de la famille Cotroni, une organisation criminelle affiliée à la famille Bonanno, a été condamné à huit ans de prison après avoir plaidé coupable de trafic de drogue. En Novembre 2017, une opération conjointe lancée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, permit d’arrêter et d’inculper plusieurs membres de la famille de Buffalo, surnommé par les médias comme la famille Todaro.  Cette enquête qui aura duré près de quatre années, aurait confirmé une présence significative des membres de la famille Todaro à Buffalo, mais aussi au Canada, indiquant ainsi que le rectangle transfrontalier entre Hamilton, Buffalo, Montréal et New-York, était toujours intactPour les FBI, ce fut une une stupéfaction. Certes, la famille de Buffalo, est une famille historique de la Cosa Nostra, mais depuis la mort de son Parrain, Leonard Falzone en 2013, le gouvernement fédéral était persuadé, que Joseph Todaro Jr, considéré comme l’actuel Parrain de la famille de Buffalo, était rentré dans une semi-retraite, plus préoccuper à gérer son restaurant la Nova Pizzeria, l’une des pizzerias les plus populaires de Buffalo. Cette ville située dans l’Ouest des Etats-Unis est proche de la ville de Toronto au Canada ou une forte concentration mafieuse est désormais installée, des mafieux d’origine Calabraise proche. Pour le gouvernement fédéral, il était improbable qu’une famille de la Cosa Nostra pratiquement défunte comme la famille de Buffalo, puisse se renforcer avec l’aide de mafieux installés au Canada, ils ont eu tord. Sur différentes écoutes, Domenico Violi admis avoir exporté près de 260 000 comprimés de PCP, d’ecstasy ou de méthamphétamine à un gangster collaborant depuis des années depuis le FBI pour le compte de la famille de Buffalo. Cet informateur identifié par la suite comme Vincent Morena, était un Associé de la famille Bonanno, qui après une arrestation de la GRC pour trafic de cocaïne, décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Sa coopération fut précieuse et très enrichissante pour les différents services de police. Vincent Morena en plus de jouer le rôle d’informateur pour les services de police, arrivera même à être intronisé dans la famille Bonanno, une initiation qui eut lieu au Canada, par

Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr
Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr

son Capitaine Damiano Zummo. Une fois considéré comme un membre à part entière de la Cosa Nostra, Vincent Morena avait accès à une multitude d’informations, concernant principalement le rapprochement de la famille de Buffalo avec des mafieux installés au Canada. Lors d’enregistrements effectués par le FBI et la GRC par le biais de Vincent Morena, Domenico Violi s’identifia formellement comme l’Underboss de la famille de Buffalo. Toujours d’après ces enregistrements, effectués lors d’une réunion entre plusieurs membres de la Cosa Nostra, en Floride, en 2017, Domenico Violi confirma la présence de Joseph Todaro Jr comme l’actuel Parrain de la famille de Buffalo. Le nouveau rôle de Domenico Violi aurait été de consolider ses relations avec les mafieux installés au Canada, mais surtout avec les cinq familles de New-York : « Domenico, vous savez que vous avez marqué l’histoire » déclara Joseph Todaro Jr. Domenico interloqué demanda ce que le Parrain de la famille de Buffalo voulait dire : « Au Canada, personne n’a occupé un poste aussi élevé » conforma Joseph Todaro Jr. Selon les procureurs fédéraux, la famille de Buffalo aurait prévenu personnellement les familles de New-York pour les prévenir de la nomination de Domenico Violi en tant qu’Underboss. Toujours selon le gouvernement fédéral, Joseph Todaro Jr exercerait le pouvoir sur une trentaine d’individus, des membres qui ont l’interdiction formelle de prononcer son nom. Après sa nomination en tant qu’Underboss, Domenico Violi aurait eu à plusieurs reprises, des conversations avec son frère, Giuseppe, se demandant si ce dernier devait être intronisé dans la famille Bonanno, à laquelle appartenait leur père, ou rejoindre son frère dans la famille de Buffalo. Giuseppe Violi avait été arrêté en même temps que son frère dans cette opération et après avoir plaidé coupable de trafic de drogue, a été condamné à seize années de prison en Juin dernier. Quant-à Joseph Todaro Jr, dont désormais les autorités ont la certitude qu’il dirige d’une main de fer la famille de Buffalo, il ne répondit que partiellement aux dernières nouvelles relatives à la condamnation de Domenico Violi : « Je ne ferai pas de commentaire. Mais si vous voulez une excellente recette de fromage et de peppéroni, je peux vous la donner », tout en déclarant : « Qu’il travaillait sept jours sur sept dans sa pizzeria comme le faisait son père ».

 

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LA COMMISSION, ORGANE SUPRÊME DE LA COSA NOSTRA EST-ELLE ENCORE ACTIVE ?

6 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Pour éviter d’être dirigé par un seul chef, par un Capo Di Tutti Capi qui contrôlerait les chefs des différentes familles mafieuses, Salvatore Lucania ou Charles « Lucky » Luciano, mafieux légendaire, avait formé dès 1931 un organe de contrôle appelé « La Commission ». La Commission, c'est comme un conseil d’administration du crime organisé, ou les différents Parrains des familles de la Cosa Nostra se réuniraient pour prendre des décisions, régler les arbitrages financiers et territoriaux, ouvrir « les livres » (autoriser le recrutement de nouveaux membres dans les familles), autoriser le partenariat avec d’autres organisations criminelles (Juifs, Irlandais, Russes), mais surtout essayer de résoudre les conflits. Au jour d’aujourd’hui, les Parrains des familles restantes de la Cosa Nostra implantées aux États-Unis, se réunissent très rarement et selon le FBI, la dernière réunion officielle daterait du début des années 2000, il y a de cela dix huit ans. Quand on parle de Commission, on pense immédiatement à la « réunion d’Appalachien », véritable fiasco pour la Cosa Nostra et qui montra au grand jour, à un public Américain effaré,  qui pensait que la mafia était une société secrète ou rien ne filtrait, la véritable image du crime organisé. Ce rassemblement de plusieurs dizaines de mafieux venant des quatre coins des Etats-Unis, s’était déroulé en 1957, dans la propriété d’un membre de la famille Buffalino, Joseph « Joe The Barber » Barbara. Les décisions qui devaient être prises ce jour là était assez importantes et concernaient en autre : le trafic international de stupéfiants avec Cosa Nostra en Sicile et la répartition des différents rackets dans la ville de New-York et dans la plupart des grandes villes des Etats-Unis. Joseph Barbara avait subi une crise cardiaque l’année précédente et les chefs mafieux quand ils se firent arrêtés, prétextèrent qu’ils venaient seulement au « chevet » d’un ami malade, drôle de coïncidence. Ce jour là, des personnalités comptant comme les plus influentes du crime organisé, comme Carlo Gambino de la famille Gambino, Joe Profaci de la future famille Colombo, Vito Genovese de la famille Genovese et Joseph Bonanno, de la famille Bonanno, furent arrêtés et condamnés à des peines allant à des amendes de plusieurs milliers de dollars, à de la prison, des verdicts qui seront pour la plupart annulés l’année suivante. Malgré l’image désastreuse que provoqua ce sommet pour la Cosa Nostra, cette dernière continua à se réunir à différentes reprises. D’après le FBI, les chefs mafieux se sont rassemblés en 1966 au restaurant la Sella dans le Queens, et en 1978 à Brooklyn au restaurant Tommaso. Les pouvoirs de la Commission sont très importants. Elle peut approuver le contrat sur un Parrain en exercice comme ce fut le cas en autre pour Carmine Galante de la famille Bonanno, ou encore plus drastique, elle peut exclure temporairement une famille de la Cosa Nostra siégeant au conseil à cause de son instabilité ou en raison d’un manquement grave par rapport aux règles établies, comme ce fut le cas avec la famille Bonanno, qui a été retirée temporairement, en raison de son implication trop importante dans le trafic de drogue. Entre temps, des Commissions dites « restreintes » ou ne sont présents seulement que les Parrains New-Yorkais, eurent lieux à divers endroits tenus par des membres de la Cosa Nostra pour y discuter d’affaires « moins importantes ». D’après l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, Paul Castellano « raffolé » de ce genres de réunions au grand détriment des autres Parrains, qui ne voulaient se réunir que pour des choses importantes. L’ancien Boss de la famille Gambino s’intéressait à tous les conflits qui pouvaient découler du racket de la construction ou des autres domaines liés à la Cosa Nostra, des millions de problèmes à résoudre. Au fond de lui même, il était un membre initié de la Cosa Nostra, mais il se comportait vraiment comme un homme d’affaire. C’est aussi dans les années 1980, que les procureurs fédéraux lancèrent le procès dit de « La Commission », pour reprendre le terme d’un organe suprême du crime organisé, qui contrôle les différents rackets dans la ville de New-York. Les condamnations furent exemplaires et les familles Gambino, Genovese, Colombo et Lucchese perdirent leur leadership à l’exception de la famille Bonanno, qui profitant de l’affaire Donnie Brasco fut épargnée par cette enquête et se reconstruit alors plus rapidement. Dans les années 1990, les rencontres officielles eurent lieu dans différents Hôtels-Casinos de Las Vegas au Stardust plus précisément. Depuis, les réunions de la Commission se firent les plus discrètes. Au début des années 2000, la répression policière était tellement forte que les mafieux changèrent de méthode. Toujours d’après le FBI, au début des années 2000, eut lieu dans la cave d’une maison modeste à Rego Park dans le Queens, appartenant à un Soldat de la famille Bonanno, Louis Restivo, une réunion de la Commission. A cette époque, la hiérarchie des différentes familles étaient complètement différentes que celle d’aujourd’hui. Au début des années 2000, Joseph « The Ear » Massino, de la famille Bonanno, régnait d’une main de fer et était considéré comme le dernier des Parrains à ne pas être incarcéré dans un pénitencier fédéral. En effet, les autres familles New-Yorkaises, étaient dirigées à cette période par des Acting Boss qui retranscrivaient les ordres des Parrains emprisonnés. Ce « conclave » qui avait réuni les cinq familles de New-York n’était pas dans la même forme qu’il y a plusieurs décennies. Les offensives lancées par le FBI avec l’aide de la loi fédérale RICO avaient décimé une partie de la Cosa Nostra, qui désormais pour prendre des décisions, ne pouvaient plus se permettre de s’afficher au grand jour, il fallait donc se cacher. Depuis la stratégie des familles de la Cosa Nostra est simple, pour éviter l’attention du gouvernement fédéral, il faut éviter les réunions clandestines, qui permettrait au FBI de se faire une idée plus précise des « forces environnantes ». Même aujourd’hui, des conflits entre familles existent toujours, mais la plupart son réglés par l’intermédiaires de Capitaines expérimentés, évitant ainsi la surexposition des Parrains, plus concentrés à éviter les pièges de la justice.

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UNE CÉLÈBRE PIZZERIA ITALIENNE ÉPINGLÉE PAR LES AUTORITÉS POUR SA RELATION AVEC DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

2 Décembre 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Genovese, #Divers

La Pizza à New-York, n’existait pas avant 1905, quand un dénommé Gennaro Lombardi, fraichement arrivé d’Italie, commença à en vendre dans sa petite épicerie de la Little Italy. Au fil des années, la petite Pizzeria Lombardi fit office de référence pour la plupart des New-Yorkais, qui adeptes de ce genre de cuisine, s’entassaient chaque week-end dans Little Italy, pour gouter selon les experts, « La meilleure Pizza de New-York ». Sur son site internet, les Lombardise vante leur savoir-faire, en précisant que leurs pizzas étaient « cuites au four, à la braise, garnies de sauce tomate San Marzano, de mozzarella fraiche et de basilic ». Avec une telle influence, les Lombardi se sont développés très rapidement. Leur restaurant à Little Italy est toujours d’actualité, mais pour les Lombardi, il était évident que pour étendre leur buisiness, il fallait investir dans des grosses entreprises, en dehors de New-York, dans des casinos par exemple. En 2017, la marque Lombardi voulait exporter leur marque dans les casinos de l'État de la Pennsylvanie, plus particulièrement au Casino Parx à Bensalem, mais avant que l’accord ne soit signé, celui-ci fut annulé. En effet, pour les autorités, cette association ne pouvait se faire, en raison de la relation que pouvait entretenir Michael Giammarino, le propriétaire de la marque Lombardi, avec la la Cosa Nostra. Pour la Waterfront Commission, un organe de règlementation, la pizzéria Lombardi, n’est pas « apte à être un fournisseur pour les casinos, en raison de leur association avec des membres du crime organisé ». Pour justifier leur décision, la Waterfront Commission, essaya de démontrer les relations que Michael Giammarino entretenait avec des membres de la Cosa Nostra. Les autorités ont ciblé deux

John Brescio
John Brescio

individus. Le premier, John Brescio  un Capitaine réputé de la famille Genovese. Le second, John « Baby John » DeLutro, surnommé « le roi de la Cannoli de la Petite Italy ». John Brescio est un peu le visage public de la célèbre pizzeria, adorant se faire photographier avec des stars du show-business en train de manger des pizzas venant de la Lombardi’s Pizzeria. Co-propriétaire de cet établissement avec Michael Giammarino, John Brescio, est en plus de son rôle de restaurateur, un Capitaine de la famille Genovese, déjà condamné pour fraude et jeux illégal, ayant un casier judiciaire remontant aux années 1970. John DeLutro est le propriétaire du Caffe Palermo dans Mulbery Street, mais traine derrière lui, un lourd passé criminel. Identifié par les autorités fédérales comme un Associé de la famille Gambino, John DeLutro avait été inculpé en 1984 avec d’autres membres de la Cosa Nostra, pour avoir dirigé un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne, rapportant près de deux cent trente millions de dollars par an à la famille Gambino. Condamné à neuf ans de prison, il avait été placé dès sa sortie en libération conditionnelle et commença à gérer le Caffe Palermo. Mais malgré des règles très strictes sur sa liberté surveillée, John DeLutro retournera en prison pour près de trois ans, après avoir été enregistré avec d’autres membres de la Cosa Nostra, essayant de monter de nouveau un trafic de drogue. La Casino Parkx qui avait à la base investie près de 155 000 mille dollars, pour avoir la franchise Lombardi dans son établissement de jeux, fit rapidement machine arrière et ouvrit par la suite un restaurant dénomme l’Olivet. Bien entendu, Michael Giammarino nia en bloc sa volonté de s’exporter dans un autre État, jugeant qu’il n’arrivait pas à comprendre comment les « méfaits » de certaines connaissances pouvaient autant l’impacter dans sa carrière professionnelle.

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