Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

gambino

VEILLÉE FUNÈBRE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE GAMBINO EN PLEINE ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS

13 Juin 2020, 17:48pm

Publié par Xav

Alphonse Truccio
Alphonse Truccio

Alors même si Frank Roccaforte n’était qu’un Associé de la Cosa Nostra, son enterrement a suscité un vif intérêt dans les rangs de la famille Gambino, dont la plupart de ses membres sont venus rendre un dernier hommage à l’un des leurs, décédé prématurément à l’âge de trente neuf ans. Les Roccaforte dans la famille Gambino, ce ne sont pas n’importe qui. Michael, l’ainé, a été pendant longtemps un Soldat dans l’équipe de Ronald « Ronnie » Trucchio avant de devenir un Acting Capo au début des années 2010. Un enterrement en pleine épidémie de coronavirus, dans une ville aussi touchée que New-York est problématique et même très encadré. Comme en France, les enterrements sont limités à un nombre de personnes très limités, le plus souvent des proches du défunt, mais pour les Gambino, respectaient les règles, ne fait pas forcément partis de leurs habitudes. Pour le pasteur Colamaria, qui avoue sans crainte de représailles de la justice, que pendant le confinement, il a effectué des messes sur le parking situé à proximité de son église, l’enterrement de Frank Roccaforte devait se dérouler comme n’importe quel individu. Pour ce dernier, la famille Roccaforte est une famille « sympathique » et malgré des liens supposés avec le crime organisé, ne pas célébrer un enterrement pour une famille pratiquante, aurait été un « scandale public notable ». Le pasteur Calamaria sait que cette cérémonie était particulière, que plusieurs des individus présents étaient des Associés ou des membres de la Cosa Nostra, ce qui ne l’empêcha pas de placer quelques « petites blagues » bien placés sur les personnes présentes. Pendant la cérémonie, le pasteur Roccaforte déclara que « ce jour », il était lui aussi un « homme fait », mais un « homme fait » dans un autre domaine, en raison de sa foi envers la religion catholique. Les mafieux présents acceptèrent ce genre de remarque sans broncher, en pleine épidémie de coronavirus, il était difficile d’intervenir. Tirés à quatre épingles, lunettes de soleil, avec un masque couvrant leur visage la protection était de mise pour les Gambino. Les Roccaforte étaient proche des Gotti et c’est tout naturellement que pendant cette « messe clandestine », Caesar Gurino, un Soldat de la famille Gambino et vieil ami de John Gotti, ainsi que Gene Gotti et Thomas « Tommy Sneakers » Cacciopoli firent acte de présence. Les premiers délits de Frank Roccaforte remontent au début des années 2000, avant de faire la une des médias Américains après une vague d’arrestations orchestrée par le FBI sur les familles de la Cosa Nostra, en particulier chez les Gambino. A cette époque, Frank Roccaforte, accompagné de son frère Michael et du Capitaine Alphonse Trucchio, ont été inculpés de racket, trafic de drogue, jeux de hasard et voies de fait. Après un accord de plaidoyer, Frank Roccaforte purgera près de quatre années dans un pénitencier fédéral, ces années d’incarcération lui seront bénéfiques et lui permettront de décrocher totalement à l’usage de plusieurs produits stupéfiants et l’alcool. Avec un pédigrée criminel aussi large, on pourrait se demander pourquoi Frank Roccaforte n’a pas été un membre intronisé de la famille Gambino, en réalité, ce dernier n’a jamais voulu suivre les traces de son frère, Michael. Dans un enregistrement effectué quelques mois après sa sortie de prison, il avait déclaré à un individu non identifié : « Il y a des avantages et des inconvénients à être un membre intronisé » mais qu’en ce moment, il ne « voulait pas » faire « partie de la foule ». A une époque pas si lointaine, ce genre de remarque aurait pu entrainer une condamnation à mort, de nos jours, refuser de devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra est devenu une chose courante dans n’importes quelles familles mafieuses.  

Lire la suite

LES FAMILLES DE LA COSA NOSTRA Â L'ARRÊT PENDANT L'ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

11 Avril 2020, 16:31pm

Publié par Xav

La crise du coranavirus a réussi là ou des personnalités comme Robert Kennedy et Rudolph Giulani ont échoué, en gelant les activités des familles de la Cosa Nostra. Premier exemple, les jeux d’argent, qui en réalité, est une vraie fontaine d’argent pour les mafieux de la Cosa Nostra. A New-York, les gens sont accros aux jeux et jouent sur tout et n’importe quoi, dans n’importe quels domaines, mais avec l’épidémie du coronavirus les sports majeurs, comme la NBA, la MLB, la LNH ou encore la MLS sont à l’arrêts et les trafics des mafieux par la même occasion. Il y a quelques années encore, cette situation aurait pu poser un problème pour les familles de la Cosa Nostra. Désormais et avec l’amplification d’internet, les mafieux se sont adoptés aux nouvelles technologies et peuvent toujours proposer des paris venant d’autres pays du monde, les joueurs peuvent alors jouer sur des matchs de cricket Africain ou encore du football en Australie, tout est bon à prendre pour se faire de l’argent même les paris les plus improbables. La restauration, avec les bars et les clubs de striptease, est l’une des spécialités des familles de la Cosa Nostra. Les restaurants permettent aux mafieux de blanchir leur argent et servent aussi de façade auprès du gouvernement fédéral. Dans l’un de mes articles, j’expliquais que la plupart des membres de la Cosa Nostra gèrent ou ont des parts dans des restaurants aux quatre coins de New-York, mais depuis trois semaines, le gouverneur de l’État de New-York, Andrew Cuomo, a décrété leur fermeture, laissant seulement l’ouverture aux commerces dit « de nécessité ». Alors certes, certains lieux de restauration continuent à effectuer des livraisons ou des ventes à emporter, mais les bénéfices engendrés par ce buisness est en constante baisse, laissant même supposé la fermeture de plusieurs restaurants à la fin du confinement. A New-York, on a coutume de dire que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». Avec l’épidémie du coronavirus, la plupart des entreprises sont arrêts, les chantiers aussi, mais les familles de la Cosa Nostra profitent encore des succursales, toujours actives, comme le camionnage et les ports de New-York encore contrôlés en parties par les familles mafieuses. Il faut noter aussi que des entreprises qui sont fermées, génèrent moins d’ordure, l’un des rackets historiques de la Cosa Nostra. Alors comment les familles de la Cosa Nostra vont essayer de faire du buisiness pendant ce confinement ? il est fort probable que les membres de la Cosa Nostra  s’appuient de plus en plus sur le trafic de drogue. Car malgré les mesures de confinement, la plupart des agents fédéraux sont toujours affectés à la surveillance des familles mafieuses et des récents enregistrements, opérés grâce à des informateurs, présagent que le trafic de drogue va prendre une ampleur considérable pendant cette période. Le trafic de drogue est généralement interdit dans les familles de la Cosa Nostra, même si la plupart des Parrain ferment les yeux au vu des bénéfices engendrés. 

Lire la suite

UNE LIBÉRATION DE FRANK LOCASCIO EST DÉSORMAIS POSSIBLE ?

29 Mars 2020, 14:55pm

Publié par Xav

Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio
Charles Carneglia, Oreste Abbamonte, Frank Locascio

La défense de Frank Locascio, composée d’une ancienne juge fédérale, professeur de droit à Harward ainsi que trois de ses Associés, ont sorti l’artillerie lourde cette semaine, en envoyant à un tribunal fédéral de New-York, un dossier de plusieurs dizaines de pages prouvant l’innocence de Frank Locascio dans l’assassinat de l’ancien Soldat de la famille Gambino, Louis DiBono. Nous arrivons actuellement à un tournant dans cette affaire et il est désormais plus que probable que le procès de Frank Locascio se rejoue dans la même cour fédérale qui le vit condamner vingt huit ans plus tôt. Il faut dire que la défense de Frank Locascio a entamé depuis plusieurs mois, une enquête poussée, détaillée et le rapport envoyé, composé de solides raisons juridiques, met à mal les arguments des procureurs fédéraux, qui avaient fait condamner Frank Locascio à la prison à perpétuité sans possible de libération conditionnelle. Maintenant l’objectif de la défense est simple, faire libérer dans les prochaines semaines Frank Locascio de la prison fédérale de Butner, lieu ou il est actuellement incarcéré, dans une section médicale. Utilisant de nouvelles preuves, provenant de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, l’équipe de la défense démontre que Frank Locascio n’a jamais approuvé, de près ou de loin, l’assassinat de Louis DiBono. Louis DiBono appartenait à l’équipe de Pasquale Conte, un Capitaine influent de la famille Gambino qui siégeait au conseil d’administration de la Key Food Cooperative, une chaine de supermarchés indépendants. Impliqué dans la construction, Louis DiBono possédait l’une des plus grosses firmes de maçonnerie de la ville et avec l’aide des syndicats, négociait les plus gros chantiers de New-York. Gagnant des centaines de milliers de dollars, Louis DiBono fut rapidement en conflit ouvert avec Salvatore Gravano, qui gérait lui une entreprise de construction, la Ace Partitions, ce dernier accusant Louis DiBono de voler la famille Gambino. Paul Castellano effectuait la plupart de ses réunions à son domicile et un soir, Salvatore Gravano fut convoqué pour répondre aux accusations de Louis DiBono qui avait déclaré à son Capitaine, Pasquale Conte, que Salvatore Gravano l’avait menacé de mort. La réunion fut mouvementée et pour éviter un bain de sang, Paul Castellano négocia une solution pacifique et la situation fut ainsi résolue. Sous le règne de John Gotti, les choses évoluèrent, Salvatore Gravano prit du galon et Louis DiBono continua ses petits trafics en tout genre, comme avant, sauf que John Gotti

Louis DiBono
Louis DiBono

n’avait pas le même tempérament que Paul Castellano. Après plusieurs convocations où Louis DiBono refusa de venir afin de rendre des comptes au Parrain de la famille Gambino, un contrat fut mis sur sa tête. Pendant le procès de John Gotti et Frank Locascio, aucun enregistrement démontra formellement l’implication de Frank Locascio dans l’assassinat de Louis DiBono, au contraire. Au contraire, celui-ci essaya de dissuader John Gotti de lancer un contrat, prétextant que Louis DiBono était prêt à donner une certaine somme d’argent au Parrain de la famille Gambino pour résoudre ce conflit. Selon les avocats, il n’y a désormais plus « d’obstacles juridiques ou techniques, que les procureurs peuvent utiliser pour maintenir Frank Locascio en détention. La carte maitresse de la défense reste sans nul doute le témoignage de Salvatore Gravano, qui déclara dans une récente interview donnée à un média Américain, que lors du procès pour meurtre de John Gotti et Frank Locascio en 1992, il était prêt à témoigner à la barre que Frank Locascio était innocent dans l’assassinat de Louis DiBono, mais les procureurs fédéraux l’en auraient dissuadé : « J’ai dis au gouvernement que je voulait témoigner sur ce sujet, mais ils m’ont arrêté et m’ont de demandé de répondre seulement à leurs questions » déclara Salvatore Gravano. Pendant des années, la défense a essayé à plusieurs reprises de faire parler Salvatore Gravano sur ce sujet, sans succès. En 2002, Frank Locascio demanda à ses avocats de contacter l’avocat de Sammy The Bull. A cette époque, l’ancien Underboss de la famille Gambino était accusé d’un meurtre dans le New-Jersey, des charges qui furent abandonnées par la suite, mais l’avocat de Salvatore Gravano était retissant et refusa que son client puisse parler avec quiconque travaillant pour le compte de Frank Locascio. Le comportement de l’avocat de Salvatore Gravano était compréhensible. A cette époque, Salvatore Gravano était toujours dans le programme de protection des témoins et selon Sammy the Bull, si un membre de la famille Gambino l’avait approché, il lui aurait sans nul doute « tiré dessus » déclara t'il.

Lire la suite

SALVATORE GRAVANO PRÊT À VENIR TÉMOIGNER DANS LE NOUVEAU PROCÈS DE FRANK LOCASCIO ?

23 Février 2020, 09:07am

Publié par Xav

Frank Locascio et John Gotti
Frank Locascio et John Gotti

Près de vingt-huit ans après avoir témoigné contre l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano sera bien de retour à la barre des témoins, non pas pour faire condamner un membre de la Cosa Nostra, mais pour essayer de faire sortir de prison, son ancien Associé en affaire, Frank Locascio. Depuis des années, l’ancien Consiglere de la famille Gambino essaye par tous les moyens de sortir de prison. Le motif ? Frank Locascio ne nie pas avoir commis des délits pendant sa longue carrière criminelle, mais il n’admet pas que la justice Américaine ait pu le condamner pour un meurtre qu’il n’a pas éxécuter, celui de Louis DiBono. Dernièrement, les choses se sont rapidement accélérées depuis que Frank Locascio et son avocate, une ancienne juge fédérale et professeur de droit à Harward, ont multiplié les requêtes pour prouver l’innocence de Frank Locascio dans cet assassinat. L’avocate de l’ancien Consigliere de la famille Gambino, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de disculper son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américians, en déclarant que Frank Locascio avait essayé de de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono. Car en réalité, la condamnation de Frank Locascio sur ce meurtre, ne tient que par sa position hiérarchique au sein de la famille Gambino au moment des faits. En effet, lors de son procès en 1992, les procureurs fédéraux n’avaient pas montré preuves sur l’implication réelle de Frank Locascio sur l’assassinat de Louis DiBono et se sont tenus à dire que Frank Locascio, de part son statut au sein de la famille Gambino, avait approuvé le contrat voulu par John Gotti, une stratégie de défense que les procureurs fédéraux continuent toujours à maintenir. L’avocate de

Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio
Salvatore Gravano, John Gotti et Frank Locascio

la défense sait pertinemment que cette tactique de défense, de nos jours, ne tiendrait plus une seule seconde devant un grand jury. Finalement, une cour d’appel fédéral accepta la requête apportée par la défense et serait finalement prêt à rejuger Frank Locascio sur ce crime. Après des années de procédure, cette décision sonne comme une victoire et une immense avancée pour le clan Locascio, qui a déjà prévu de faire revenir à la barre des témoins, Salvatore Gravano, celui qui aura ébranlé la famille Gambino au début des années 1990 et qui serait désormais prêt à sauver l’un des leurs de la prison. Car malgré la personnalité de Salvatore Gravano, ancien repenti, condamné pour trafic de drogue alors qu’il était dans le programme de protection des témoins, son témoignage peut s’avérer déterminent lors des prochaines plaidoiries. Selon Salvatore Gravano, Frank Locascio « n’a joué aucun rôle dans la planification de ce meurtre », déclarant même que le comportement de Frank Locascio sur le cas DiBono avait incité John Gotti à le rétrograder, le faisant passer du statut d'Underboss à celui de Consigliere. Alors aujourd’hui, le gouvernement fédéral est-il prêt à revoir Salvatore Gravano à la barre des témoins, pour parler d’un meurtre vieux de plus de 30 ans ?, pas si sûr. Le témoignage de Salvatore Gravano va surement être à charge contre le gouvernement fédéral et ce dernier va surement appuyer sur les petites cachoteries gardées précieusement par les procureurs fédéraux lors du dernier procès. En effet, quand Salvatore Gravano décida, au début des années 1990, de coopérer avec les fédéraux, il avait déjà certifié que Frank Locascio n'était pas impliqué dans l'assassinat de Louis DiBono, mais à cette époque, les procureurs fédéraux n'en n'avaient pas parlé pendant le procès, pour éviter que Frank Locascio soit acquitté de cette charge fédérale. Alors quelle va être la stratégie du gouvernement fédéral sur ce dossier épineux ? Affaire à suivre.

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DANS LA LIGNE DE MIRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

22 Février 2020, 16:01pm

Publié par Xav

Frank Locascio et Andrew Campos
Frank Locascio et Andrew Campos

Les procureurs et les agents fédéraux en tête, n’ont actuellement qu’un seul objectif en vue, que le Capitaine de la famille Gambino, Andrew Campos, retourne en prison. Inculpé en Décembre dernier dans une enquête, qui aura duré plusieurs années, Andrew Campos avait été, lors de sa première comparution dans un tribunal, incarcéré sans caution possible. A l’audience, les procureurs avaient appuyé sur le fait, qu’en plus d’avoir des ramifications dans tout New-York, Andrew Campos n’hésitait pas une seule seconde à faire appel à certains de ses Associés afin d’utiliser la violence à son avantage. Dans cette affaire, Andrew Campos est considéré par les autorités comme l’inculpé numéro 1, qui pendant des années et avec l’aide de John Simonlacaj, un cadre de la société CWC Contrating Corpexploita des chantiers de construction au profit de la famille Gambino, lui apportant plusieurs millions de dollars de revenus. Avec le refus d’une libération sous caution, les procureurs fédéraux pensaient avoir fait le plus dur, surtout qu’Andrew Campos, à la grande satisfaction du gouvernement fédéral, allait passer les fêtes de Noël derrière les barreaux, un événement important pour les familles de la Cosa Nostra, ou les repas entre Associés, se couplent avec les enveloppes remplies de billets. Mais la défense contre-attaqua rapidement, et le 26 Décembre, à la grande surprise, Andrew Campos sera finalement libéré, après avoir accepté de mettre près de 4,5 millions de dollars sur la table, de l’argent provenant essentiellement de plusieurs hypothèques. Face au tollé suscité par sa libération, le juge fédéral essaya tant bien que mal de se justifier, en déclarant qu’Andrew Campos sera détenu à domicile, avec l’interdiction de passer le moindre appel, même à son père, George Campos, Soldat dans la famille Gambino.  En début de mois, les avocats d’Andrew Campos déposèrent au juge une demande de sortie exceptionnelle, afin que ce dernier puisse emmener sa fille chez le médecin, une demande qui fut acceptée. En apprenant la nouvelle, les agents fédéraux ont essayé d’élaborer un plan, leur permettant d’appréhender Andrew Campos à la moindre infraction. Les fédéraux se sont alors rassemblés à des points stratégiques le long de la rue où se trouvait le cabinet médical, car les agents du FBI étaient persuadés qu’Andrew Campos allait profiter de ce petit moment de liberté pour communiquer avec des membres de la famille Gambino, et non pas d'une cabine téléphonique, mais grâce au portable de sa propre fille. Lors que sa libération sous caution fut acceptée, la fille d’Andrew Campos eu l’interdiction de donner son téléphone portable à son père, mais aussi de communiquer le code secret permettant son ouverture. Une fois installés dans la salle d’attente du cabinet médical, les fédéraux, appareils photos à la main, essayèrent de guetter le moindre mouvement suspect d’Andrew Campos, qui leur permettrait de le remettre derrière les barreaux. A un moment, alors que la fille d’Andrew Campos était avec le médecin, les fédéraux aperçurent le Capitaine de la famille Gambino, tête baissée, en train de fixer quelque chose. Pour les agents du FBI, c’était une évidence, Andrew Campos communiquait avec le téléphone portable de sa fille. Plusieurs photographies furent prises, mais les fédéraux n’étaient pas sûr de leur coup. A l’évidence, si Andrew Campos avait été pris en flagrant délit, ce dernier aurait été arrêté à l'intérieur de la salle d'attente, mais rien de tout ça se produisit, car les fédéraux avaient un doute. Finalement, alors qu’Andrew Campos était installé au volant de son véhicule avec sa fille, un agent du FBI essaya de bluffer et déclara au Capitaine de la famille Gambino l’avoir vu avec un téléphone portable, chose qu’Andrew Campos nia farouchement. L’agent en question en profita alors pour fouiller Andrew Campos, sa fille, ainsi que le véhicule, mais seul le téléphone portable de sa fille fut trouvé. Alors plutôt de demander un mandat de perquisition pour fouiller dans ce téléphone, les procureurs fédéraux remontèrent seulement une histoire rocambolesque au juge fédéral, sans pour autant fournir des preuves concrètes. Le juge fédéral, qui s'en voulait surement d'avoir mis une partie des procureurs à dos, accorda une nouvelle audience de libération afin d’approfondir cette histoire. Suite à cette décision, les avocats de la défense, visiblement très énervés, ont déclaré que lors de cette prochaine audience, ils allaient sortir l’artillerie lourde, en prétextant que leur client était harcelé par les fédéraux, mais aussi, qu’ils étaient prêts à faire témoigner la fille d’Andrew Campos. Deux jours plus tard, les procureurs fédéraux décidèrent de jeter l'éponge et annula leur demande de révocation de caution sur le Capitaine de la famille Gambino.

Lire la suite

UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO LIBÉRÉ SOUS CAUTION

25 Janvier 2020, 11:09am

Publié par Xav

Andrew Campos
Andrew Campos

Inculpé avec d’autres membres de la famille Gambino, dont les Capitaines, Andrew Campos, Richard Martino et le Soldat George Campos, le Soldat Vincent Fiore vient d’être libéré sous caution, après avoir accepté de payer près d’un million de dollars à la justice Américaine. La libération anticipée de Vincent Fiore arrive tardivement, car le Soldat de la famille Gambino reste un élément clé dans cette affaire, ce qui aurait permis aux agents fédéraux d’opérer plusieurs arrestations en Décembre dernier. Alors non, Vincent Fiore ne collabore pas avec les autorités, mais le Soldat des Gambino fut enregistré à différentes reprises, des enregistrements compromettant qui ont permis aux enquêteurs d’assembler les pièces du puzzle et confirmer la présence de la famille Gambino dans le domaine de la construction. En effet, ces enregistrements sont assez embarrassants pour Vincent Fiore, qui n’aurait pas caché une certaine satisfaction de voir Francesco « Frank » Cali se faire assassiner. Pour un Soldat de la famille Gambino, s’extasier de la mort de son chef, cela est un peu contradictoire avec le serment d’allégeance que prête le futur initié à sa famille, mais Vincent Fiore voyait en ce meurtre la possibilité de voir les fonctions d’Andrew Campos, son Capitaine au sein de la famille Gambino augmenter et surement les siennes par la même occasion. Andrew Camps, a été libéré quant-lui le 26 Décembre dernier, juste après les fêtes de Noël, après avoir payé une caution de près de 4,5 million de dollars. Mais face à toutes ces libérations anticipées, les procureurs fédéraux ont fait valoir leur mécontentement auprès du juge fédéral et ont aussi montré leur étonnement de voir Vincent Fiore, qui fut enregistré à plusieurs reprises en train de menacer des individus, être aussi facilement libéré de prison. Mais pour le magistrat en charge de ce dossier, le verdict prononcé est loin d’être choquant et selon ce dernier, la libération anticipée du Soldat de la famille Gambino est justifiée au vu que la caution d’un million de dollars est garantie par des propriétés venant de ses parents basés à Porto Rico et à Long-Island, ainsi qu’une maison dans le New-Jersey. Concernant la libération d’Andrew Campos, le juge se justifie, déjà d’une part que la caution prononcée reste très élevée, mais aussi que le Capitaine de la famille Bonanno est soumis à des restrictions très strictes sur sa détention à domicile. Des contraintes tellement restrictives pour Andrew Campos, que ce dernier se serait plaint à à ses avocats qu’il ne pouvait même pas communiquer avec son propre père, George, Soldat dans la famille Gambino et inculpé lui aussi dans cette affaire. Les procureurs fédéraux soutiennent pour une fois dans ce dossier, la décision du juge, prétextant qu’un contact entre le père et le fils, pourrait être dommageable dans cette affaire, alors qu’Andrew Campos demande a être en contact avec son père, non pas pour parler d’affaires, mais seulement pour que ce dernier puisse rendre visite à ses petites-filles, afin de lui parler « de problèmes de parents et autres problèmes familiaux ».

Lire la suite

PETER GOTTI RESTERA DERRIÈRE LES BARREAUX

19 Janvier 2020, 17:12pm

Publié par Xav

Peter Gotti
Peter Gotti

Aujourd’hui, les Gotti n’ont peut-être plus la même influence que dans les années 1980 ou dans les années 1990, mais il reste que Peter Gotti reste sur l’organigramme du FBI, au moins par le nom, comme le Parrain de la famille Gambino. Condamné en 2003 pour plusieurs charges fédérales dont l’extorsion de l’acteur Américain, Steven Seagal, Peter Gotti est à ce jour toujours incarcéré dans le complexe fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Depuis plusieurs mois Peter Gotti essaye par tous les moyens, et avec l’aide de ses avocats, de sortir de prison pour des raisons de santé. Fin Décembre, les avocats de la défense avaient alerté un juge fédéral, en déclarant que leur client ne supportait plus l’incarcération et qu’il devait purger le reste de sa peine, au domicile de sa fille à Howard Beach. Jugeant son incarcération incompatible avec ses problèmes de santé, les avocats avaient aussi justifié que Peter Gotti était rentré dans une certaine repentance, dénigrant son ancienne vie passée dans la Cosa Nostra et voulait désormais faire le bien autour de lui. Le problème est qu’un membre de la famille Gambino, même inactif, reste le membre d’une organisation criminelle, tentaculaire, avec de nombreux réseaux. De plus, la notoriété de Peter Gotti dans le milieu n’est plus à faire et même si ce dernier ne serait plus dans la capacité de commettre un crime, il peut très bien de chez lui, ou depuis le domicile de sa fille, lancer des contrats ou autres délits à distance. Libérable en 2032, le juge fédéral d’une cour d’appel de Manhattan a refusé la demande effectuée par les avocats, justifiant sa décision sur plusieurs motifs. D’un point de vue médical, le juge comprend tout à fait les problèmes rencontrés actuellement par Peter Gotti, mais selon le magistrat, sa « pathologie » est compatible avec une incarcération et surtout, le suivi médical opéré depuis Butner, son lieu d’incarcération, est effectué « de manière adéquate ». De plus, le juge confirme les arguments des procureurs prétextant que Peter Gotti restait un « danger » pour la société : « Peter Gotti a dirigé l’une des organisations criminelles les plus vicieuses et les plus violentes de New-York. Je rejette l’idée que Peter Gotti n’est plus une menace pour la communauté. Le danger posé par un dirigeant de la famille Gambino n’est pas qu’il se livrera personnellement à des actes de violence, mais qu’il puisse en ordonner à d’autres ». Les avocats de la défense qui n’ont pas encore répondu au verdict du juge, auront sans nul doute la possibilité d’envoyer d’autres demandes de libération. En attendant, Peter Gotti reste incarcéré avec une date de sortie fixée en Mai 2032.

Lire la suite

LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2019

31 Décembre 2019, 08:17am

Publié par Xav

L'année 2019 restera sans nul doute l'année du changement. Cette année, comme la précédente, fut assez mouvementée dans les familles de la Cosa Nostra, qui pour essayer d’échapper aux griffes du gouvernement fédéral ont essayé de ruser, en changeant, pour la plupart, une partie de leur hiérarchie. Mais 2019 restera à jamais marqué comme l’année où Francesco « Franky Boy » Cali, une étoile montante du milieu, soupçonné par les autorités comme le Parrain de la famille Gambino, fut assassiné devant son domicile de Staten-Island. Près de trente quatre ans après le meurtre d’un autre Parrain, Paul « Big Paulie » Castellano devant le Sparks Steack Housede Manhattan, l’assassinat de Francesco Cali raisonna comme un coup de tonnerre dans les rues de New-York, où les autorités craignaient qu’un règlement de compte entre famille était en train de se préparer. Finalement, après seulement quelques jours d’enquête, il se révéla que Francesco Cali avait été assassiné non pas dans une lutte interne dans la famille Gambino, non pas par une embuscade tendue par une autre famille de la Cosa Nostra, mais par un dégénéré, qui entretenait une liaison avec la nièce de Francesco Cali. Une histoire de famille dans la famille. L’année 2019 est bien et restera l’année du changement et malgré plusieurs procès, qui ont terminé pour la plupart du temps, à l’avantage des mafieux de la Cosa Nostra, les Parrains de différentes familles ont décidé de chambouler une bonne partie de leur organigramme, dans un but de déstabiliser le gouvernement fédéral, mais aussi afin d’assurer leur position au sein de la famille. Dans la Cosa Nostra l’argent est le seul mot d’ordre, mais le pouvoir et la tentation de grimper les échelons plus rapidement, font que certains mafieux essayent de profiter de l’incarcération du Boss en exercice pour essayer de changer les règles établies.

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Michael « Mickey » Ragusa ?
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 200-220
Associés : + 1000

 

Comme à son habitude et fidèle à ses principes, la famille Genovese aura très peu fait parler d’elle cette année. Vincent Esposito, fils de Vincent « The Chin » Gigante, avait plaidé coupable en Avril dernier après une inculpation pour racket. Cet accord de plaidoyer, une nouvelle fois très avantageux pour le mafieux, prévoyait que le gangster, qui n’est pas référencé comme un membre intronisé de la famille Gambino, accepte de rendre au gouvernement fédéral plusieurs millions de dollars, en échange de deux années derrière les barreaux. Après le décès en 2018 de l’Acting Boss, Peter « Petey Red » DiChiara, Liborio Bollomo, le Parrain de la famille Genovese essaya de combler ce manque très rapidement. Selon les autorités fédérales, ce poste qui est très stratégique dans la famille Genovese, car il permet de relayer les messages du Parrain aux membres de sa famille, aurait été confié à Michael « Mickey » Ragusa, un proche de Liborio Bellomo, âgé de cinquante quatre ans. Gangster de la vieille école et ayant une capacité à naviguer sous le radar du FBI, Michael Ragusa fit pour la première fois parler de lui en 2001, quand il fut inculpé, avec d’autres membres de la famille Genovese, d’avoir contrôlé plusieurs sections syndicales dans les docks de New-York et à Miami. Pour ce délit, Michael Ragusa purgera trois années de prison et sortira en 2005 et depuis ce temps, il ne fera plus jamais parlé de lui. Liborio Bellomo sait pertinemment que pour éviter les attaques du gouvernement fédéral, il est dans l’obligation de s’entourer de membres de confiances, des amis proches, qui lui permettront à continuer à prospérer et à gérer la famille de la Cosa Nostra la plus puissante aux Etats-Unis.

 

La famille Gambino :

 

Lorenzo Mannino
Lorenzo Mannino

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Lorenzo Mannino
Underboss : 
Consigliere : Michael « Mickey Boy » Paradiso

Membres : + 190-210
Associés : + 1000

 

La famille Gambino aura attiré, sans le vouloir, toute l’attention des médias et des agents fédéraux en seulement quelques jours. En Mars dernier, Francesco « Franky Boy » Cali, considéré comme l’un des membres le plus influents de la famille Gambino, fut assassiné devant son domicile de Staten-Island. Ce meurtre, effectué par un individu n’ayant aucun lien avec le crime organisé, pour un simple désaccord amoureux, mais aussi pour des thèses complotistes, fut comme un électrochoc dans cette famille reconnue depuis quelques années pour sa stabilité. Après la mort de Francesco Cali, Domenico « Italiam Dom » Cefalu, l’ancienne garde la faction Sicilienne, en semi-retraite, repris le relais, le temps de trouver un successeur capable de reprendre les rênes. Quelques semaines plus tard, Lorenzo Mannino, un proche de Frank Cali sera nommé poste pour poste, gardant ainsi tout le pouvoir à la faction Sicilienne. Connu des autorités pour son tempérament violent, Lorenzo Mannino a déjà passé près de quinze années derrière les barreaux, après une condamnation pour trafic de drogue et tentative de meurtre. Avant l’assassinat de Francesco Cali, son nom était apparu dans un rapport de la GRC, la Gendarmerie Royale du Canada, prouvant que Lorenzo Mannino était toujours une « personnalité » de choix en matière de trafic de drogue à l’échelle internationale. Peu de temps après sa nomination, le poste de Consigliere fut confié à Michael Paradiso, un gangster de longue date de la famille Gambino, qui a passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux. Reconnu lui aussi pour son tempérament sulfureux, Michael Paradiso, qui ne fait pas parti de la faction Sicilienne, est un personnage apprécié et respecté des autres membres de la famille Gambino. En Juillet dernier, une opération conjointe entre le FBI et la police Italienne, permit d’arrêter des membres de la famille Gambino, mais aussi des membres de la famille Inzerillo en Sicilie. La famille Inzerillo, l’ancienne perdante de la guerre orchestrée par les Corléonais de Salvatore Riina, avait repris depuis quelques années des négociations assez poussées avec la famille Gambino, par le biais de Francesco Cali. Ces arrestations ont démontré que les forces de police Italienne et Américaine travaillent toujours main dans la main pour démanteler ces réseaux mafieux, mais elles démontrent aussi, que la famille Gambino essaye depuis quelques années de relancer le buisiness avec sa cousine Sicilienne, en particularité avec le trafic de drogue. Et alors que Peter Gotti, le soi-disant Parrain de la famille Gambino rejette sa vie passée dans la Cosa Nostra dans l’espoir de sortir de prison, cette fin d’année marquera aussi l’arrestation de deux Capitaines, Richard Martino et Andrew Campos, inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuo
Acting Boss : John « Johnny Skyway » Palazollo 
Underboss : ?
Consigliere : 

Membres : + 120-150
Associés : + 1000

 

L’année 2019 avait pourtant bien commencé pour la famille Bonanno. Le procès de Joseph « Joe C » Cammarano Jr et John « Porky » Zancocchio, considéré à cette époque comme l’Acting Boss et le Consigliere de la famille Bonanno, se solda par des acquittements pour les deux accusés. Moins de deux semaines après ce verdict, Michael Mancuso, considéré comme l’actuel Parrain de la famille Bonanno, quitta une maison de transition et retrouva les rues de New-York. On aurait pu penser que ces acquittements, couplés à la libération de leur Parrain, permettrait à la famille Bonnano de devenir l’une des familles les plus stables en ce moment. Depuis plusieurs années et malgré son incarcération, Michael Mancuso essaya tant bien que mal de réorganiser sa hiérarchie. Une organisation tellement difficile à gérer à distance, que le Parrain de la famille Bonanno, qui s’exposa un peu trop, se vit transférer à différentes reprises dans des pénitenciers fédéraux afin de couper les liens avec les Bonanno. Une fois sortie de prison et libéré de toutes contraintes sur sa liberté surveillée, Michael Mancuso passa à l’attaque et décida de rétrograder des Capitaines récalcitrants, mais aussi, de renvoyer une partie de sa hiérarchie. La tactique de défense adopté par Joseph Cammarano Jr et John Zancocchio pendant leur procès, avait profondément énervé Michael Mancuso, qui n’avait pas supporté que leurs avocats de ironisèrent sur la gestion supposée de la famille Bonanno depuis la prise de pouvoir de Michael Mancuso. Pire encore, des échos remontés jusqu’aux oreilles de Michael Mancuso, permirent de comprendre que Joseph Cammarano Jr avait essayé de réunir les Capitaines de la famille, en 2017, afin de le confirmer comme le nouveau Parrain de la famille, un affront. A une époque, cette tentative de « putsch » manquée aurait entrainé sans nul doute une guerre interne dans la famille, mais désormais les mentalités ont changé et tout se règle par des rétrogradations. Désormais, les « têtes brulées » de la famille Bonanno, des proches de Joseph Cammarano Jr, sont devenus des simples Soldats, aux ordres de Capitaines à la botte de Michael Mancuso, une humiliation. La faction Sicilienne fut ainsi dépouillée de tout pouvoir et le poste d’Acting Boss fut confié à Michael Palazolla, un membre, qui de part son expérience, sera consolidé les membres de la famille Bonanno autour de Michael Mancuso.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Michael « Big Mike » DeSantis
Underboss : Patrick « Patty » DeRusso
Consigliere : Adrew DeSimone

Membres : + 100-140
Associés : + 1000

 

Un poste que l’on pensait « honorifique » mais que Vittorio Amuso tient toujours d’une main ferme. En effet, après des dizaines années d’incarcération, le Parrain de la famille Lucchese a démontré cette année, qu’il n’était pas encore prêt à « passer la main » et mieux encore, qu’il était encore capable de changer l’organisation de sa famille, à son avantage bien entendu. John Pennisi, un ancien Soldat de cette organisation criminelle, témoigna, lors du dernier procès Lucchese, que Vittorio Amuso voulait au mieux, démanteler la faction du Bronx, au pire, de tous les assassiner. Le Parrain de la famille Lucchese voulait profiter du procès de Steven Crea et Matthew Madonna, des membres de la faction du Bronx, qui géraient la famille depuis des années, pour remettre la faction de Brooklyn au devant de la scène. La première solution fut privilégiée et ainsi, Matthew Madonna sera remplacé par Michael DeSantis et Steven Crea par Patrick DeRusso. Cette réorganisation est dans un sens bien tombée, car après un procès de plusieurs semaines, Steven Crea, Matthew Madonna et le Soldat, Christopher Londonio seront reconnus coupable de plusieurs charges fédérales, dont l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang,Michael Meldish. La famille Lucchese qui compterait actuellement sept factions réparties dans tout New-York, reste à ce jour une famille instable, où les tensions internes réparties entre membres interposés, pourront, à terme, faire imploser cette organisation criminelle.

 

La famille Colombo :

 

Andrew Russo
Andrew Russo

Parrain : ?
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste à ce jour, la plus petite des cinq familles New-Yorkaise et comme l’année dernière, les Colombo n’auront que très peu fait parler d’eux dans les médias Américains. En Mars dernier, Carmine « The Snake » Persico, l’emblématique Parrain, emprisonné depuis le procès dit de la Commission,est décédé dans un hôpital proche de la prison fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, lieu ou il était emprisonné pendant toute ces années. On ne sait pas avec exactitude, si Carmine Persico gérait encore une famille anéantie par les nombreux raids orchestrés par les agents fédéraux ces dernières années. Cette non-médiatisation pourrait signifier que l’état de la famille Colombo est tellement désastreux, que celle-ci n’a plus tellement de hiérarchie dans la capacité de diriger les affaires quotidiennes. Mais cela pourrait aussi signifier que la famille Colombo végète dans l’ombre, se reconstruit, se réorganise afin de redevenir une famille viable dans la Cosa Nostra.

 

La famille DeCavalcante :

 

Charles Marjuri
Charles Marjuri

 

Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 40-60
Associés : + 200

 

Qui dirige la famille ?. Combien de factions se composent cette famille de la Cosa Nostra implantée dans le New-Jersey ?. A ce jour et depuis la mort de Francesco Guaracci en 2016, l’organisation de cette famille reste un mystère. Comme je le stipulais dans mon article l’année dernière, les membres susceptibles de prendre la relève sont peu nombreux, mais sont bien présents. Il y a Charles « The Ear » Marjuri ou encore Philip « The King Of Wall Street » Abrams  des personnalités d’envergure qui pourraient très bien prétendre au poste de Parrain, mais à ce jour, rien n’est fixé. Pourtant et malgré le fait que les DeCavalcante n’ont pas fait la une des médias Américains cette année, les autorités fédérales sont persuadées que la famille DeCavalcante reste très bien implantée dans l’État du New-Jersey et qu’elle contrôle toujours, avec l’aide de dirigeants syndicaux corrompus, le port de Newark. Dernièrement, deux Associés de la famille, ont été inculpés de trafic de drogue. 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti ?
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi ?

Membres : + 50-70
Associés : + 500

 

Après la condamnation de Joseph Merlino, relative à l’opération East Coast, le Parrain de la famille de Philadelphie a intégré cette année une maison de transition en Floride, après un peu plus d’un an derrière les barreaux. Avant son incarcération, Joseph Merlino avait essayé de réorganiser la direction de la famille. Michael « Mikey Lance » Lancelotti avait été promu au poste d’Acting Boss, mais des rumeurs sur ses problèmes de santé, font qu’il aurait décidé de prendre du recul. En solution de remplacement, Joseph Merlino aurait alors tablé sur George Borgesi, qui a déjà occupé par le passé un poste au niveau de la direction. En Mai dernier, un rival de Joseph Merlino, Philip Narducci plaidera coupable pour des accusations d’extorsion. Selon ses avocats, ce dernier aurait tourné définitivement la page avec ses années dans la Cosa Nostra. Condamné à moins d’un an de prison, Philip Narducci demanda curieusement à commencer à purger sa peine après son verdict, dans l’optique de pouvoir reprendre ses activités, légales bien entendu, dès sa sortie de prison. 

 

La Outfit : 

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena 
Underboss : James « Jimmy The Ice Pick » Inendino
Consigliere : Joseph « The Builder » Andriarchi

Membres : + 40-60
 Associés : + 1000

 

Avec l’arrestation du Soldat, Robert Panozzo Sr, les autorités fédérales espéraient que ce dernier passe à table, qu'il commence à faire des confessions, qui auraient pu amener les agents fédéraux vers Albert « Albie the Falcon » Vena, une cible prioritaire. Mais malheureusement pour le gouvernement fédéral, Robert Panozzo Sr leur a clairement dit « d’aller se faire voir » et préféra purger sa peine de dix huit années de prison tout en continuant à respecter son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Pour les fédéraux, Albert Vena est devenu depuis quelque temps, un personnage central dans la Outfit Chicago. Le Parrain actuel, Salvatore « Solly D » DeLaurentis a passé une bonne partie de sa vie derrière les barreaux et aurait montré son souhait de se retirer petit à petit des affaires familiales. Ce dernier qui passerait la plupart de son temps dans l’État du Wisconsin, a demandé à son Acting Boss, Albert Vena de réorganiser la direction de la Outfit, signe que Salvatore DeLaurentis se voyait de plus en plus en dehors des affaires. Albert Vena décida de s’entourer de nouvelles têtes. Il demanda alors à James « Jimmy The Ice Pick » Inendino, le Capitaine actuel de la faction de Cicero, de devenir son Underboss. Au poste de Consigliere, Albert Vena demanda à James « Joe The Builder » Andriarchi de sortir de sa pré-retraite. James Andriarchi à un long parcours criminel au sein de la Outfit. Très respecté, Albert Vena est persuadé que son expérience permettra de résoudre certains conflits entre certaines factions. Et alors que la nouvelle organisation de la Outfit est pratiquement opérationnelle, son ancien Consigliere, John Matassa Jr à été condamné à six mois de détention pour avoir profité de son rôle de trésorier d’une section syndicale, pour y détourner les fonds. Un autre Consigliere, une ancienne figure de la Outfit, Joseph « Joey The Clown » Lombardo, est quant-à lui décédé cette année, dans le pénitencier fédéral d’ADX Florence, lieu ou il purgeait sa peine de prison à perpétuité suite à sa condamnation relative à au procès dit des « Secrets de famille ».

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : Carmine « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : ? 
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille

           Membres : + 40-50
           Associés : + 200

 

Une année extrêmement calme pour la famille Patriarca, qui depuis la prise de pouvoir de Carmine DiNunzio n'a pas réellement fait parler d'elle. Le Capitaine Edward « Eddie » Lino a été libéré d’un pénitencier fédéral en Février dernier après avoir purgé près de neuf années de prison. A ce jour, le rôle d’Anthony DiNunizo, le frère de Carmen qui a été libéré en 2008, reste quant-à lui reste inconnu. 

 

La famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo

        Membres : + 40-50
        Associés : + 200

 

Comme pour 2018 la famille de Détroit fut complètement épargnée par les autorités fédérales. Il faut dire que le cloisonnement de cette organisation criminelle et les liens de sang entre plusieurs de ses membres, rendent le travail beaucoup plus difficile pour les agents fédéraux. Alors que certaines familles de la Cosa Nostra gagnent encore de l’argent grâce au trafic de drogue ou aux jeux illégaux, la famille de Détroit a depuis des années s'est orientée vers une toute autre stratégie, en privilégiant les crimes en « col blanc ». L’un de ses membres, adepte de ce genre de pratique, le Consigliere Anthony « Tony Pal » Palazzolo est décédé en Janvier dernier, il avait soixante dix huit ans. Et pour vous démontrer que la famille de Détroit reste une famille très cloisonnée, près d’un an après son décès, aucune information n’a fuité sur un éventuel successeur à son poste, une stratégie payante qui en font de la famille de Détroit, l’une des familles de la Cosa Nostra les plus influente aux Etats-Unis. 

 

La famille de Bufallo :

 

Joseph Todaro Jr
Joseph Todaro Jr

 

Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi

Consigliere : ?

       Membres : + 30-40
       Associés : + 100

 

L’opération de la GRC et du FBI en 2018 a complètement bouleversé le quotidien de la famille de Buffalo qu’on croyait défunte depuis plusieurs années. Joseph Todaro Jr, qui a toujours déclaré qu’il n’avait aucun lien avec la Cosa Nostra, qu’il n’était qu’un honnête travailleur, propriétaire d’une célèbre pizzeria dans la ville de Buffalo, la Nova Pizzeria, a clairement été identifié comme le Boss d’une famille composée de membres implantés aux Etats-Unis et au Canada. Et alors même si Domenico Violi est actuellement incarcéré, la famille de Buffalo reste encore active dans certains domaines. Récemment, les autorités fédérales ont inculpé un ancien agent de la DEA, Joseph Bongiovanni, pour avoir accepté des pots de fin venant de membres de la Cosa Nostra, en particulier de la famille de Buffalo. 

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO FÊTERA LES FÊTES DE FIN D'ANNÉE EN PRISON

24 Décembre 2019, 07:52am

Publié par Xav

Andrew Campos
Andrew Campos

Alors que Richard Martino, un Capitaine de la famille Gambino, a pu sortir de prison après avoir payé une caution de 4,7 millions de dollars, son ami et Associé en affaire, un autre Capitaine, Andrew Campos, fêtera quant-à lui les fêtes de fin d'année au Métropolitan Center de New-York. Pourtant, cette semaine, les avocats d’Andrew Camps ont essayé de convaincre le juge en charge de ce dossier, que malgré les chargés retenus contre leur client, il était toujours présumé innocent. C’est sur cette présomption d’innocence que les avocats ont martelé le gouvernement fédéral, les accusant de vouloir fermer l’entreprise d’Andrew Campos, la CWC Contrating Corp, une entreprise de construction New-Yorkaise, dont le nom apparaît plusieurs fois dans ce dossier : « Son entreprise a perdu une multitude de financement et la majeure partie de ses clients, des promoteurs immobiliers, ont déjà dû trouver d’autres sous-traitants pour remplacer CWC sur les chantiers » déclarèrent les avocats. Mais le gouvernement fédéral n’a pas ciblé les activités de cette entreprise au hasard. Selon la justice Américaine, des employés corrompus, la plupart Associés à la famille Gambino, auraient payé des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin à différents entrepreneurs, afin d’assurer des futurs chantiers de construction dans la ville de New-York. Pour faire fonctionner son entreprise, Andrew Campos et ses Associés passèrent en priorité par HFZ Capital et l’un des cadres de cette société, John Simonlacaj, dont le rôle était de superviser certains des meilleurs projets de développement de la ville. Pour la famille Gambino, John Simonlacaj était une cible privilégiée. Cousin d’un Associé de la famille Gambino et salarié chez CWC Contrating Corp, Mark « Chippy » Kocaj, John Simonlacaj fit passer l’entreprise d’Andrew Camps, dans des chantiers de construction de grande envergure, dont le XI, un complexe de 272 copropriétés, un hôtel de 137 chambres avec des espaces de vente, un projet pouvant rapporter des centaines de millions de dollars. En récompense de ses bons services, John Simonlacag sera gracieusement rémunéré par la famille Gambino. De plus et selon le gouvernement fédéral, John Simonlacag aurait fourni de la main d’œuvre et des matériaux de constructions gratuitement, pour aider Andrew Campos à faire une extension dans son luxueux domicile de Scarsdale. Alors comment la justice Américaine à pu prouver les relations entre les gangsters de la famille Gambino et John Simonlacaj ? tout simplement grâce à des enregistrements téléphoniques. C’est par le bais de Vincent Fiore, Soldat dans l'équipe d'Andrew Campos, que le gouvernement fédéral a ainsi conclu que la famille Gambino gangrénait toujours des projets de constructions dans la ville de New-York. Dans l’un de ces enregistrements, Vincent Fiore, déclara à l’un de ses Associés, que « Chippy » Aka Mark Kocaj, le cousin de John Simonlacaj, pouvait faire « avancer les choses » grâce à un contact privilégié, un dénommé « John Si » (John Simonlacaj). Inculpé le même jour que les mêmes membres de la famille Gambino, John Simonlocaj, qui plaidera non-coupable, sera par la suite licencié d’HFZ Capital. Lors d’une audience préliminaire, les avocats d’Andrew Campos ont naïvement essayé de justifier que le fait que leur client, ne pouvait plus être « un danger pour la société », vu que son entreprise, qui aurait corrompu plusieurs individus, est au bord de la « faillite ». 

Lire la suite

PETER GOTTI EFFRAYÉ A L'IDÉE DE MOURIR DERRIÈRE LES BARREAUX

21 Décembre 2019, 17:29pm

Publié par Xav

Peter et John Gotti
Peter et John Gotti

Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, Peter Gotti, qui est libérable dans près de douze ans, en 2032, est persuadé qu’il est en train de « mourir », laissant ses avocats tenter une nouvelle fois d’interpeler la justice Américaine afin de le libérer de prison. Peter Gotti a déjà purgé plus de la moitié de sa peine, mais pour ses avocats, il est de « plus en plus difficile » de le « comprendre au téléphone » avec une voix aussi « faible ». Les avocats de la défense tirent la sonnette d’alarme, surtout que la prison fédérale de Butner, qui comprend une partie médicale pour les prisonniers détenus sur ce site, a battu un triste de record de mortalité cette année : « Nous prions forcément pour que Peter Gotti ne soit pas le prochain sur la liste », déclara l’un de ses avocats. Peter Gotti, qui a fêté sa 80ème année derrière les barreaux en Octobre dernier, essaye, depuis plusieurs années, de convaincre le gouvernement fédéral de le laisser terminer sa peine en probation, au domicile de sa fille à Howard Beach : « Peter Gotti à une maison aimante avec sa fille à New-York. Il a purgé plus de 80% de sa peine et il est en train de mourir. Nous avons vraiment peur. » déclara de nouveau l’un de ses avocats. Les appels de la défense se sont intensifiés depuis plusieurs semaines, quand Peter Gotti déclara qu’il ne voulait définitivement quitter la Cosa Nostra. Dans une lettre adressée à un juge fédéral, Peter Gotti avait déclaré qu’il voulait désormais « aider les autres à ne pas commettre les mêmes erreurs qu’il a pu commettre ». La défense surenchérie par la même occasion, en déclarant que leur client était désorienté, se demandant si par moment il se trouvait à « New-York ou en Caroline du Nord ». Mais malgré certaines complications niveau médical, la sortie de prison de Peter Gotti reste encore à ce jour problématique. En effet, ce dernier est toujours répertorié comme le Parrain « officiel » de la famille Gambino et malgré son âge avancé et des problèmes médicaux avérés, le gouvernement fédéral est persuadé que Peter Gotti reste un « danger pour la communauté », tout en concluant : « Le danger posé avec un membre de la famille Gambino aussi influent que Peter Gotti, n’est pas qu’il se livrera personnellement à des actes de violence, mais qu’il puisse en ordonner à distance ». Pour les avocats, forcément, une « libération anticipée, pour des raisons médicales, ne mettrait en danger personne ». Mais dans le monde souterrain de la Cosa Nostra et surtout dans le clan Gotti, le comportement de Peter Gotti est assez surprenant. Il faut rappeler que son frère John, menaçait de mort tout individu qui collaborait avec les autorités ou déclarait son appartenance à la Cosa Nostra. Son deuxième frère, Gene avait refusé la moindre libération anticipée, purgeant jusqu’au dernier jour, sa longue peine de prison relative à une condamnation pour trafic de drogue. 

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>