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CONDAMNATIONS DANS LA COSA NOSTRA

16 Décembre 2018, 11:34am

Publié par Xav

Frank Salerno
Frank Salerno

Le Soldat de la famille Bonanno, Frank « Frankie Boy » Salerno, vient d’être condamné par un tribunal fédéral, à cinq années de prison pour complot de racket. Ce dernier, qui a la particularité d’être le neveu de l’actuel Parrain de la famille Bonanno, Michael « The Nose » Mancuso, a pendant des années, effectué des aller-retours très réguliers entre New-York et la prison fédérale de Danbury dans l’État du Connecticut, lieu ou était incarcéré à l’époque Michael Mancuso. Ses passages réguliers avaient intrigué les autorités fédérales, qui avaient décidé par la suite, de transférer le Parrain de la famille Bonnano dans une prison de même sécurité mais plus éloignée de New-York, à Seagoville dans l’État du Texas. En Décembre 2017, Frank Salerno fut inculpé de racket et de trafic de drogue. Lors de cette arrestation, le Soldat de la famille Bonanno n’était pas le seul membre de la Cosa Nostra appréhendé ce jour là et on pouvait noter la présence de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capo de la famille Gambino, démontrant ainsi la collaboration des deux familles dans différents buisiness. L’enquête avait réellement commencé en 2014 grâce aux informations d’un Associé la Cosa Nostra coopérant avec les autorités. Dans les enregistrements effectués par ce dernier, John Ambrosio se vantait qu’il gagnait autant dans « son quartier » que s’il allait jouer « dans les casinos de Las Vegas ». Parlant de sa collaboration avec le Soldat de la famille Bonanno, John Ambrosio avait indiqué, tout en montrant le bouton de sa chemise, que Frank Salerno l’avait obtenu récemment. Dans les codes de la Cosa Nostra, obtenir « son bouton » signifie tout simplement, que l’individu venait d'être intronisé. Le plan entre les deux familles était simple. John Ambrosio supervisait les établissements de jeux à la solde de la Cosa Nostra, tandis que Frank Salerno collectait les paiements venant des prêts usuraires établis dans le même secteur, les bénéfices étant partagés par la suite. Quand un individu n’arrivait pas à rembourser ses dettes, les membres de la Cosa Nostra utilisaient, comme à leur habitude, l’intimidation. Dans un enregistrement dévoilé le jour du verdict contre John Ambrosio, on pouvait entendre ce dernier déclarait : « La prochaine que je viendrai te voir, je te prendrai par le cou et tu verras tout va sortir par tes oreilles ». « Le crime organisé continue à frapper nos communautés grâce à la violence et l’intimidation » déclara le directeur adjoint du FBI à New-York : « Les gangsters s’enrichissent tandis que leurs victimes vivent dans la peur. Les peines prononcées aujourd’hui démontrent que le bouton d’une chemise d’un membre de la Cosa Nostra, ne saurait rivaliser avec un un insigne. Le FBI et le NYPD continueront à enquêter sur le crime organisé et traduiront les coupables en justice ». En plus de la condamnation de Frank Salerno à cinq années de prison, le juge fédéral condamna John Ambrosio à un peu plus de quatre ans derrière les barreaux.

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UNE CÉLÈBRE PIZZERIA ITALIENNE ÉPINGLÉE PAR LES AUTORITÉS POUR SA RELATION AVEC DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

2 Décembre 2018, 08:40am

Publié par Xav

La Pizza à New-York, n’existait pas avant 1905, quand un dénommé Gennaro Lombardi, fraichement arrivé d’Italie, commença à en vendre dans sa petite épicerie de la Little Italy. Au fil des années, la petite Pizzeria Lombardi fit office de référence pour la plupart des New-Yorkais, qui adeptes de ce genre de cuisine, s’entassaient chaque week-end dans Little Italy, pour gouter selon les experts, « La meilleure Pizza de New-York ». Sur son site internet, les Lombardise vante leur savoir-faire, en précisant que leurs pizzas étaient « cuites au four, à la braise, garnies de sauce tomate San Marzano, de mozzarella fraiche et de basilic ». Avec une telle influence, les Lombardi se sont développés très rapidement. Leur restaurant à Little Italy est toujours d’actualité, mais pour les Lombardi, il était évident que pour étendre leur buisiness, il fallait investir dans des grosses entreprises, en dehors de New-York, dans des casinos par exemple. En 2017, la marque Lombardi voulait exporter leur marque dans les casinos de l'État de la Pennsylvanie, plus particulièrement au Casino Parx à Bensalem, mais avant que l’accord ne soit signé, celui-ci fut annulé. En effet, pour les autorités, cette association ne pouvait se faire, en raison de la relation que pouvait entretenir Michael Giammarino, le propriétaire de la marque Lombardi, avec la la Cosa Nostra. Pour la Waterfront Commission, un organe de règlementation, la pizzéria Lombardi, n’est pas « apte à être un fournisseur pour les casinos, en raison de leur association avec des membres du crime organisé ». Pour justifier leur décision, la Waterfront Commission, essaya de démontrer les relations que Michael Giammarino entretenait avec des membres de la Cosa Nostra. Les autorités ont ciblé deux

John Brescio
John Brescio

individus. Le premier, John Brescio  un Capitaine réputé de la famille Genovese. Le second, John « Baby John » DeLutro, surnommé « le roi de la Cannoli de la Petite Italy ». John Brescio est un peu le visage public de la célèbre pizzeria, adorant se faire photographier avec des stars du show-business en train de manger des pizzas venant de la Lombardi’s Pizzeria. Co-propriétaire de cet établissement avec Michael Giammarino, John Brescio, est en plus de son rôle de restaurateur, un Capitaine de la famille Genovese, déjà condamné pour fraude et jeux illégal, ayant un casier judiciaire remontant aux années 1970. John DeLutro est le propriétaire du Caffe Palermo dans Mulbery Street, mais traine derrière lui, un lourd passé criminel. Identifié par les autorités fédérales comme un Associé de la famille Gambino, John DeLutro avait été inculpé en 1984 avec d’autres membres de la Cosa Nostra, pour avoir dirigé un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne, rapportant près de deux cent trente millions de dollars par an à la famille Gambino. Condamné à neuf ans de prison, il avait été placé dès sa sortie en libération conditionnelle et commença à gérer le Caffe Palermo. Mais malgré des règles très strictes sur sa liberté surveillée, John DeLutro retournera en prison pour près de trois ans, après avoir été enregistré avec d’autres membres de la Cosa Nostra, essayant de monter de nouveau un trafic de drogue. La Casino Parkx qui avait à la base investie près de 155 000 mille dollars, pour avoir la franchise Lombardi dans son établissement de jeux, fit rapidement machine arrière et ouvrit par la suite un restaurant dénomme l’Olivet. Bien entendu, Michael Giammarino nia en bloc sa volonté de s’exporter dans un autre État, jugeant qu’il n’arrivait pas à comprendre comment les « méfaits » de certaines connaissances pouvaient autant l’impacter dans sa carrière professionnelle.

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DEUX ASSOCIÉS DE LA FAMILLE GAMBIO INCULPÉS D'INCENDIE VOLONTAIRE

23 Novembre 2018, 08:04am

Publié par Xav

Joseph Merlino et Peter Tuccio
Joseph Merlino et Peter Tuccio

Après des années d’extorsion, le propriétaire d’une pizzéria d’Howard Beach refusa du jour au lendemain, de transmettre son « hommage » hebdomadaire à un Capitaine de la famille Gambino. Il faut dire que tous les mois, le restaurateur devait s’acquitter de plusieurs milliers de dollars pour une soi-disante  « protection » à la famille mafieuse et au moindre retard, ce dernier avait le droit à toutes sortes de menaces verbales voire physiques. Mais même face à autant de provocations, le restaurateur ne céda pas et refusa obstinément de donner son argent. Un soir, alors que celui-ci quittait un tabac situé à Howard Beach, le propriétaire de cette petite pizzeria familiale, fut accosté par trois individus, qui se révèleront par la suite, être des Associés de la famille Gambino. L’un d’entre eux, le provoqua verbalement « Vous avez le bonjour (du Capitaine de la Cosa Nostra) », puis s'approchant de son véhicule, il ajouta « Vous avez une belle voiture dis donc ». Apeuré, le restaurateur alla se protéger à l’intérieur du tabac en attendant les forces de l'ordre. Quelques heures plus tard, les trois Associés de la Cosa Nostra, Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli se rendirent dans le club social du Capitaine de la famille Gambino et lui parlèrent en premier lieu du refus de paiement, mais aussi de cette fameuse voiture, une très belle Mercedes dernier modèle. Au lieu de passer directement à la menace physique, les Gambino voulaient faire passer un message au propriétaire de cette pizzeria, en mettant le feu à son véhicule. Le soir même, les trois Associés arrivèrent devant le domicile de l’individu en question, la Mercedes était garée dans l’allée de garage. Le problème, c’est que Peter Tuccio, Jonathan Gurino et Gino Gabrielli n’avaient pas remarqué qu’une caméra de surveillance était positionnée sur le toit de la maison, filmant l’ensemble des passages. Les images furent édifiantes. Sur cette vidéo, on pouvait distinguer très nettement Gino Gabrielli en train d’asperger d’essence la Mercedes, mais alors que la voiture s’enflammait, l’Associé de la famille Gambino qui était resté un peu trop proche du véhicule, vit le bas de son jogging s’enflammer. Moins de deux heures plus tard, à l’entrée du Jamaïcain Hospital, une autre vidéo-surveillance filma Peter Tuccio et Jonathan Gurino entrain d’accompagner Gino Gabrielli, gravement brulé à la jambe. Aux urgences, Gino Gabrielli ne se dégonfla pas et raconta aux infirmiers que cette brulure était due à un simple accident domestique. Alors qu’il était en train de cuisiner, une marmite remplie d’eau se serait renversée sur sa jambe. Mais connaissant le pédigrée criminel de Gino Gabrielli, les agents du FBI avaient décidé de faire une simple enquête de routine au domicile de sa mère, ou habitait l’Associé de la famille Gambino. Après plusieurs questions bien placées, il se révéla que Gino Gabrielli ne s’était jamais brulé la jambe chez lui et aucune preuve matérielle ne confirmait un accident domestique. An Août 2016, Gino Gabrielli fut arrêté et inculpé d'incendie criminel. Face à autant de preuves, l'Associé de la famille Gambino n'eut pas d'autre choix que de plaider coupable. Curieusement, Jonathan Gurino et Peter Tuccio ont eux aussi, été arrêtés et inculpés d’incendie criminel, d’extorsion et de complot d’extorsion, mais deux ans après l'arrestation de Gino Gabrielli. Après une comparution rapide devant un juge fédéral, les deux Associés de la famille Gambino décidèrent de plaider non-coupable et ont été libérés après avoir payé une caution de près de sept cent mille dollars, une somme qui fut réglée grâce à l’hypothèque de la maison des parents des deux accusés. Les deux Associés de la famille Gambino sont actuellement placés en résidence surveillé avec interdiction de côtoyer de près ou de loin, un individu affilié à la Cosa Nostra. En plus des conditions très strictes imposées par le juge fédéral, Peter Tuccio va devoir quant- lui, éviter les médias pendant un petit moment afin de ne pas retourner en prison. Quelques semaines avant son arrestation, l'Associé de la famille Gambino s'était fait photographier à plusieurs reprises avec Joseph Merlino pendant son procès dans l'opération East Coast.

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STEVEN SEAGAL ET LA COSA NOSTRA

17 Novembre 2018, 08:20am

Publié par Xav

Steven Seagal
Steven Seagal

Steven Seagal est né le 10 avril 1952 dans le Michigan. Passionné d'arts martiaux dès son plus jeune âge, il s'exila à la fin de son adolescence pendant plusieurs années au Japon pour pouvoir compléter sa formation en Aïkido. À son arrivée, il s'entraina avec plusieurs « maitres » et devint « Septième dan » d'Aïkido. Au Japon, il en profita aussi pour ouvrir un dojo. Une fois rentré aux États-Unis, il s'installa à Hollywood et ouvrit avec un associé un autre dojo. En même temps que ses activités de professeur d'Aikido, il essaya de percer dans le cinéma. Grâce à ses talents dans les arts martiaux, Steven Sagal se fit vite repérer et tourna dans quelques films comme cascadeur. Steven Seagal enseignait aussi aux acteurs les différentes techniques de combat. En 1986, alors qu'il était en tournage d'un film en Californie, Steven Seagal rencontra Julius Nasso dans un restaurant de Beverly Hills. Ce dernier était un ancien pharmacien qui avait fait fortune grâce à son entreprise Universal Marine Médical Supply, une entreprise qui fournissait du matériel médical pour les transports maritimes. En 1983, âgé de 29 ans, il décida de changer complétement d'orientation professionnelle. Il continuait à gérer son entreprise pharmaceutique, mais maintenant il voulait se lancer dans la production de films, Il commença alors à travailler modestement comme coursier sur le tournage du film Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, mettant en vedette Robert De Niro et James Woods. Quand Julius Nasso rencontra Steven Seagal pour la première fois, il vit tout de suite en lui, la possibilité de se faire beaucoup d'argent et devenir une star potentielle dans le milieu du Show-business. A cette époque, Steven Seagal n'était pas encore connu du grand public et ce dernier était attiré par la personnalité de Julius Nasso. D'après certaines rumeurs, à cette époque Julius Nasso était déjà un Associé de la famille Gambino de New-York. Steven Sagal a toujours été fasciné par la mafia-Italo Américaine. Il prétendait à certains de ses amis qu'il était d'origine Italienne, mais en vérité, Steven Sagal est d'origine Irlandaise par sa mère et Cherokee par son père. Steven Sagal et Julius Nasso devinrent très vite de très bon amis. L'acteur racontait à qui voulait l'entendre qu'ils avaient grandi ensemble dans les quartiers "chauds" de Brooklynn. Steven Seagal mentait une nouvelle fois. Avant qu'il s'en aille au Japon, l'acteur avait vécu une partie de son enfance dans le Michigan et en Californie. En 1988, Steven Seagal devint une star grâce au film du réalisateur Andrew Davis, "Nico". Ce film, comportait un casting prestigieux, avec la présence de Sharon Stone ou encore de Pam Grier. Le film racontait l'histoire de Nico Toscani (joué par Steven Seagal), un ancien agent de la CIA qui décida de se révolter contre ses supérieurs qui collaboraient avec la Mafia. Le film connu un grand succès et quand Steven Seagal se fit interviewer par les médias, il leur déclara qu'il avait déjà travaillé dans certaines "missions spéciales" de la CIA. Il disait aussi que cette dernière l'utilisait pour former ses futurs agents. Sa première épouse démentit formellement dans le magazine "Vanity Fair" que son mari avait travaillé pour l'organisme d'espionnage.

Steven Sagal et Julius Nasso
Steven Seagal et Julius Nasso

Face aux succès de son premier film, Julius Nasso et Steven Seagal devinrent associés et créèrent leur propre boite de production : "Seagal / Nasso Productions" qui deviendra plus tard "Steamroller Entertainment". Cette association permit au duo d'engendrer des millions de dollars. La carrière de l'acteur était maintenant lancée. Avec Julius Nasso, l'acteur tourna dans des films comme "Désigné pour mourir" en 1990 ou "Piège à grande vitesse" en 1995. Julius Nasso produisit une dizaine de films pour l'acteur. Les scénarios étaient toujours les même. Steven Seagal jouait un ancien agent de la CIA ou un ancien militaire au prise avec des terroristes ou des gangsters. Grâce à l'argent récolté par la production de leurs films, les deux associés devinrent de plus en plus proche et Steven Sagal décida même d'habiter à coté de Julius Nasso. Dans les années 1990, sa popularité était grandissante, tout le monde voulait voir l'acteur dans ses films, mais le succès rendit Steven Sagal de plus en plus mégalomane. Il n'hésitait pas à raconter à plusieurs journalistes, qu'il était un "tireur d'élite hors pair", qu'il était un "excellent cavalier" et d'après plusieurs témoins, Steven Sagal se considérait comme un "vrai dur". Pendant le tournage d'un film, il n'hésita pas à critiquer ouvertement un cascadeur qui était ceinture noir de judo, il essaya même de l'étrangler. Quand il se baladait dans les rues, il portait toujours sur lui un ou deux pistolets. Mais à la fin des années 1990, Steven Seagal commençait à changer physiquement. Il avait grossi, il commençait à vieillir et n'était plus aussi vif qu'avant et ses films devenaient de moins en moins rentables. A cette époque, il se rapprocha de plus en plus de la religion. Les films d'action ne l’intéressaient plus, il voulait jouer dans d'autres rôles, moins violents. Il le fit savoir à son producteur et ami Julius Nasso qu'il voulait changer d'orientation dans sa carrière, mais pour Julius Nasso, cela était hors de question. Alors même si les films de Steven Sagal rapportaient moins d'argent qu'il y a quelques années, l'acteur engendrait encore des millions de dollars, mais Steven Seagal était prêt à tout faire pour arrêter leur association. Julius Nasso était dans une impasse. Ce dernier, décida d'attaquer l'acteur en justice pour rupture de contrat. Pour récupérer son argent outre la justice, il prit alors contact avec des membres de la famille Gambino pour racketter l'acteur. Le 02 Février 2001, trois membres de la famille Gambino, le Capitaine Anthony 'Sonny' Ciccone , le Soldat Primo Cassarino et un Associé, Vincent Nasso, frère de Julius Nasso parlaient dans un restaurant à New-York. Les trois hommes se moquaient ouvertement de l'attitude de Steven Seagal lors d'une réunion qui s'était déroulée un mois auparavant. Pour les mafieux, l'acteur était "pétrifié". Primo Cassarino ajouta même : "Cela aurait été encore plus marrant si on avait été armé". En Janvier 2001, Vincent Nasso et Julius Nasso convoquèrent Steven Seagal dans un restaurant populaire de Brookyln le Gage and Toliber. Arrivés dans le restaurant, ils rejoignirent Anthony Ciccone et Primo Cassarino déjà présents . Steven Seagal connaissait déjà ces deux hommes, il les avait déjà croisé sur le tournage d'un de ses films. Mais cette fois-ci les deux mafieux avaient emmené avec eux, un Soldat dans l’équipe d'Anthony Ciccone, Richard "The Lump" Bondi. Ce dernier, au vu de son physique très imposant, s'occupait des sales besognes pour la famille Gambino. Anthony Ciccone commençait à parler à Steven Seagal, en lui disant que la famille Gambino voulait qu'il continu à faire des films d'action. Avant la réunion, Julius Nasso avait prévenu le mafieux que Steven Seagal ne se laissera pas faire facilement. Dans un enregistrement révélé par le FBI quelques mois plus tard, Julius Nasso avait dit : "Tu dois vraiment passer aux choses sérieuses avec lui. C'est un animal, il ne se laissera pas faire. Je le connais, il ne lâchera pas l'affaire tant qu'il n'a pas le feu au cul". Mais Anthony Ciccone avait assez d'expérience dans ce domaine pour impressionner ce genre d'individu. Il demanda à l'acteur de jouer dans quatre films d'action à gros budget. En même temps, il demanda à ce que l'acteur lui verse 150 000 dollars pour chacun de ses films. Anthony Ciccone regarda fixement Steven Seagal : "Regarde moi quand je te parle. Nous sommes des gens fiers tu comprends ?. Continue à travailler avec Julius Nasso et nous partagerons l'argent. Et la famille Gambino prendra sa part". Une fois la réunion terminée, Steven Seagal sortit du restaurant avec Julius Nasso, ce dernier lui déclara : "C'est une bonne chose que tu ais accepté de continuer à travailler avec moi. Si tu avais refusé, il t'aurait tué sur place". Le 04 Juin 2001, Julius Nasso fut arrêté par le FBI à son domicile de Staten Island. Il fut accusé d'avoir comploté pour extorquer l'acteur. Plusieurs membres de la famille Gambino furent aussi arrêtés ce jour là. Le 11 février 2003, le procès s'ouvrit à New-York. Steven Seagal devait témoigner contre plusieurs membres de la famille Gambino mais aussi contre son ancien ami, Julius Nasso. L'avocat d'Anthony Ciccone commença à attaquer l'acteur en racontant devant le jury que ce dernier était "un menteur pathologique". L'équipe de procureurs commença à poser plusieurs questions à Steven Seagal sur sa rencontre avec les mafieux en Janvier 2001 : "J'étais mal à l'aise" déclara l'acteur "J'étais vraiment inquiet pour ma sécurité". Le 17 Mars 2003, Anthony Ciccone et Peter Gotti, l'Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, furent reconnus coupable de diverses accusations de racket et condamnés à plusieurs années de prison. Julius Nasso fut condamné quant-à lui, à une année dans une prison fédérale après avoir plaidé coupable de toutes les accusations retenues contre lui.

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GENE GOTTI EST DÉSORMAIS UN HOMME LIBRE

19 Septembre 2018, 16:16pm

Publié par Xav

Gene Gotti
Gene Gotti

Après vingt neuf années passées derrière les barreaux pour trafic d’héroïne, Gene Gotti est désormais un homme libre. Le 14 Septembre dernier, le Soldat de la famille Gambino a quitté un pénitencier fédéral, pour rejoindre la maison familiale située à Valley Stream dans le Long Island. Après avoir passé autant de temps derrière les barreaux, Gene Gotti va devoir se familiariser avec un nouvel environnement, loin de sa vie sulfureuse des années 1980, ou la famille Gambino était gérée d’une main de fer, par son frère John. Désormais, cette organisation criminelle à radicalement changé de stratégie. Alors que John Gotti adorait se montrer à son avantage devant les médias, aujourd’hui, la famille Gambino est gérée pas des membres de la vieille école, d’origine Sicilienne, Francesco « Franky Boy » Cali et Domenico « Italian Dom » Cefalu, étant les deux personnages les plus importants. Dorénavant, les membres de la famille Gambino doivent continuer à faire du business, mais sous le radar du FBI et surtout des médias Américains. Mais après avoir passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, Gene Gotti se retrouve face à un dilemme, que les agents fédéraux n’hésiteront pas à scruter. Continuer sa vie criminelle dans la famille Gambino, ou tourner définitivement la page et partir dans une semi-retraite. A la fin des années 1980, après trois procès, Gene Gotti avait été finalement condamné et après avoir refusé un accord de plaidoyer très avantageux avec les procureurs fédéraux, finira par accepter sa peine sans broncher. Mais après avoir passé autant d’années derrière les barreaux, Gene Gotti mérite forcément un certain respect, dans ce monde très cloisonné, ce qui peut inquiéter certaines personnes de sa famille : « Les Gambino fonctionnent encore très bien. Jeux de hasard, vente frauduleuse de médicaments, contrôle des syndicats liés à la construction. Mais aujourd’hui la seule chose que peut inquiéter la direction, c’est qu’elle refasse, comme avant, la une des médias Américains » déclara un agent du NYPD. Depuis la prise de pouvoir de Francesco Cali et de Domenico Cefalu, la protection de l’actuelle direction de la famille Gambino fut l'une des priorités. Après avoir composé sa hiérarchie, les Gambino se sont munis d’un panel « de protection » composé de Capitaines expérimentés, faisant le relais entre la hiérarchie et les Soldats dans la rue : « Ils ne veulent plus de dirigeants voyous et surtout plus de réunions hebdomadaires dans des clubs sociaux » déclara ce même agent. Il est difficile aujourd’hui de savoir comment Gene Gotti va commencer sa nouvelle vie. Même s’il a été incarcéré pendant de nombreuse années, son nom de famille et son allégeance absolu envers les Gambino, pourrait en faire un futur Capitaine. Mais malgré sa libération, Gene Gotti reste contraint à des restrictions très strictes sur sa liberté surveillée et doit rester dans les clous, sous peine de terminer sa vie derrière les barreaux. En attendant, Gene Gotti a profité de ses premiers jours de liberté, pour se revigorer avec sa famille, près du lac Petenweel, le plus grand lac de l’État du Wisconsin.

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GENE GOTTI VA PROCHAINEMENT SORTIR DE PRISON APRÈS VINGT NEUF ANNÉES DERRIÈRE LES BARREAUX

5 Septembre 2018, 17:07pm

Publié par Xav

Gene Gotti
Gene Gotti

Vingt neuf années de prison, vingt neuf années dans un enfer carcéral et bientôt la liberté pour Gene Gotti, frère de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Condamné en 1989 à cinquante années de prison pour avoir été à la tête d’un réseau de distribution d’héroïne, rapportant des centaines de millions de dollars à la famille Gambino. Gene Gotti avait accepté sa peine sans broncher. Pourtant, les procureurs fédéraux lui avaient proposé une offre de plaidoyer alléchante de sept années derrière les barreaux, si ce dernier acceptait de plaider coupable devant un juge fédéral, mais Gene Gotti a toujours refusé, par peur surement. Peur de décevoir son frère, peur de voir un contrat arriver sur sa tête, car John Gotti menaçait de mort à cette époque, les membres de la famille Gambino qui avaient l’intention d’accepter un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Les premiers enregistrements effectués en 1983 par les agents du FBI, avaient démontré formellement que Gene Gotti vendait de la drogue, bravant l’interdiction formelle du Parrain de la famille Gambino à cette époque, Paul Castellano. A partir de ce moment, les tensions entre l’équipe Gotti basée au Bergin Hunt and Fish Club à Ozone Park et le Parrain de la famille Gambino étaient de plus en plus palpables, ce qui mènera au final, à l’assassinat de Paul Castellano devant le Sparks Steak House en Décembre 1985. En 1989, lors de son procès pour trafic de drogue, la famille Gotti avait réussi à retourner l'un des jurés, ce qui provoquera son annulation. Lors du deuxième procès, les jurés étaient restés indécis sur un verdict, le juge fédéral n’eut d’autre choix que d’annuler une nouvelle fois. Mais les procureurs ne se démontèrent pas et après avoir appris le refus de Gene Gotti sur un accord de plaidoyer, décidèrent non pas de classer l’affaire, mais de tenter une troisième fois leur chance dans un nouveau procès. Cette dernière représentation sera finalement fatale pour Gene Gotti, qui sera condamné à cinquante années de prison, une peine qu’il purgera essentiellement dans le pénitencier fédéral de Pollock dans l’État de la Louisiane. Pour un ancien agent du FBI, qui a supervisé la famille Gambino pendant des années, Gene Gotti est un véritable « Affranchi », qui n’a pas eu « besoin de son frère » pour rentrer dans le crime organisé. La question qui se pose aujourd’hui et que va faire Gene Gotti, une fois de retour dans les rues de New-York ?. Les Gotti qui ont régné dans la famille Gambino pendant plusieurs années, n’ont plus la même influence que lors de son incarcération. Son frère Peter Gott purge actuellement une peine fédérale pour racket, terminera surement sa vie derrière les barreaux et son deuxième frère, Richard, serait rentré dans une semi-retraite. Gene Gotti qui avait rétrogradé au rang de Soldat, va se retrouver avec une famille dirigée actuellement par des membres d’origine Sicilienne. Avec le départ des Gotti, la famille Gambino s’est réorganisée et essaye de protéger le plus possible sa hiérarchie, en mettant un panel de sécurité en dessous de l’organe de direction. Cette nouvelle organisation a été actée par des membres de la vieille école dont Domenico « Italian Dom » Cefalu et Francesco « Franky Boy » Cali, qui sont actuellement les personnes les plus importantes de la famille Gambino. Agé de soixante et onze ans, Gene Gotti, se retrouve avec un important dilemme : Retrouver vers son ancienne qui l’a faite incarcérer pendant près de trente ans, ou enfin tourner cette page sombre de sa vie et profiter des années restantes auprès de sa vraie famille. Réponse à partir du quinze Septembre prochain, date de sa prochaine libération.

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JOHN GOTTI JR - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE - PARTIE 3

19 Juillet 2018, 16:27pm

Publié par Xav

John Alite
John Alite

Forcément du côté de John Alite, le discours est complètement différent. L’ancien Associé de la famille Gambino fait aujourd’hui le tour des émissions Américaines consacrées à la Cosa Nostra et profite de sa « notoriété » pour délivrer sa version de l’histoire. Impliqué dans de nombreux crimes et délits, dont le meurtre et le racket, John Alite a toujours raconté avec une certaine facilité, son passé criminel au sein de la famille Gambino. Avec une certaine forme de relâchement, John Alite se considère désormais être rentré dans une phase de rédemption. L’ancien Associé de la famille Gambino se dit très libre de ses mouvements, loin de se sentir menacé par une organisation criminelle dont il a travaillé pendant des dizaines d’années. D’ailleurs, il n’hésite pas à s’afficher dans certains quartiers ou la Cosa Nostra a encore une présence significative, comme à Howard Beach, lors d'une séance d’autographe pour son nouveau livre ou en se montant avec l’une des « vedettes » de l’émission Mob Wives, ce qui à le dont de choquer la plupart des habitants. Depuis l’acquittement de John Gotti lors de son dernier procès et la sortie de prison de John Alite en 2013, les deux hommes sont en guerre, mais pas un conflit « façon Cosa Nostra », désormais cette guerre se fait par médias interposés, dans les journaux, dans les émissions de télévision et sur les réseaux sociaux. John Alite n’hésite pas une seule seconde à « égratigner », l’égo de son ancien ami : « Il est aussi épais qu’une tranche de Pizza Sicilienne et aussi dur que des fettuccine (une variété de pâtes Italienne). Il a toujours vécu au crochet de son père ». Continuant sur sa lancée, John Alite déclara que son ancien ami, était un « idiot autodestructeur », sans « aucune crédibilité ». Pour ce dernier, John Gotti Jr a toujours voulu se faire passer pour un homme dur, qui profita de l’influence de son père et des mafieux qui gravitaient autour de lui pour se hisser au pouvoir. « Depuis que nous sommes enfants, il se mutile, se brûle les mains avec des cigares. Il jouait aux cartes avec d’autres gars et en même temps qu’ils enchainaient les bières, celui qui perdait devait effectuer des paris débiles. C’était ça sa vie ». Toujours selon

John Alite, les membres de la famille Gambino considéraient John Gotti Jr comme « stupide » et « faible ». Plusieurs surnoms peu flatteurs, commencèrent à circuler dans les rangs de cette famille mafieuse. Outre celui de Dumbfella, donné par les médias Américains après une arrestation qui avait permis au gouvernement fédéral de récolter une multitude d’informations sur les membres de la famille Gambino, ces anciens collègues mafieux le surnommaient aussi Uriel, pour son habitude de porter des pantalons de survêtement au dessus de sa ceinture. De Kong « parce que certains mafieux pensaient qu’il se comportait comme un singe » ou encore de Blinkies : « Ce surnom venait de sa sœur, car il clignotait des yeux quand il mentait, ce qui d’ailleurs arrivait très souvent » déclara de nouveau John Alite. Mais alors que John Gotti dit détester John Alite car il est un « rat », mais aussi pour avoir témoigné contre lui, sans succès, lors de son dernier procès, l’ancien Associé de la famille Gambino déclara que son amitié envers John Gotti Jr s’était fortement dégradé, après avoir entretenu une relation avec la sœur de John Jr, Victoria Gotti, une chose que cette dernière a toujours démenti : « Victoria et moi on se cherchait mutuellement mais personne ne le savait. C’était à une période ou elle se faisait frappé par Carmine (Agnello, Soldat dans la famille Gambino) ». D’après John Alite, il avait parlé de cette situation à John Gotti Jr, qui préféra prendre la défense de son beau-frère. Il comprit alors qu’il était considéré comme un étranger et non comme un membre à part entière de la famille, juste quelqu’un qui était utilisait pour les affaires de John Gotti Jr et son père. En parlant de Victoria Gotti, John Alite essaye de se justifier « A l’époque nous étions des gamins, mais quand j’ai dû témoigner, j’ai raconté la vérité. Je ne pouvais pas mentir dans un procès fédéral ».

 

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QUAND JOHN GOTTI S'IMMISÇAIT DANS LES AFFAIRES DE LA FAMILLE DECAVALCANTE

15 Juillet 2018, 07:34am

Publié par Xav

Giovanni Riggi
Giovanni Riggi

A la fin des années 1980, Giovanni « The Eagle » Riggi, Parrain de la famille DeCavalvante vivait une période particulièrement difficile. A cette époque, les agences gouvernementales l’avaient dans le collimateur dans plusieurs affaires de racket et la pression exercée contre le Boss de la famille DeCavalcante devenait insupportable. Giovanni Riggi savait que ce n’était plus qu’une question de semaines, voire au mieux de quelques mois, avant de se faire inculper et arrêter, il fallait donc préparer la suite, la survie de la famille DeCavalcante lors de son incarcération en dépendait. Giovanni Riggi était intrigué, car il se rendait compte que la famille Gambino, essayait d’avoir encore plus emprise sur les affaires quotidiennes des DeCavalcante, complotant même avec la plupart de ses membres. Les Gambino et les DeCavalcante ont toujours eu une relation particulière, respectueuse, mais à la fin des années 1980, les Gambino était dirigée par John Gotti et sa soif de pouvoir était omniprésente. a cette époque la petite famille du New-Jersey utilisait un Capitaine de confiance pour passer les messages entre les deux familles, Vincent « Jimmy » Rotondo. Mais en 1988, le corps sans vie de Vincent Rotondo fut retrouvé dans le coffre de sa Lincoln. Pour le remplacer, Giovanni Riggi, nomma un autre Capitaine, John « Johnny Boy » D’Amato, Capitaine d’une importante faction basée dans la ville d’Elizabeth dans le New-Jersey, mais aussi un proche de John Gotti. John D’Amato prenait ses nouvelles fonctions très au sérieux, et une fois par semaine, il se rendait au Ravenite Social Club, le siège du Parrain de la famille Gambino afin de parler business. C’est lors de l'une de ses réunions, que John D’Amato commença à parler de certains secrets bien gardés par la famille DeCavalcante, comme sur les cérémonies d’intronisation. La règle dans la Cosa Nostra, veut que le nouveau membre, fraichement initié dans sa

John D'Amato
John D'Amato

nouvelle famille, puisse « naitre » de nouveau par le sang, alors qu’une image sainte brulant dans ses mains, pendant que ce dernier prête serment d’allégeance. Mais à la fin des années 1980, les nouvelles intronisations effectuées dans la famille DeCavalcante, ne respectaient pas forcements les règles établies. En effet, selon John D’Amato, les nouveaux membres étaient recrutés par un serment verbal, effectué par un membre de la hiérarchie, laissant le pistolet et le couteau de côté. Cette méthode choqua profondément John Gotti, très ancré dans les valeurs de la Cosa Nostra et demanda alors à Giovanni Riggi de réintroniser les membres, en utilisant cette fois-ci la bonne façon de procéder. Le Parrain de la famille DeCavalcante n’eut d’autre choix que de refaire la cérémonie à une dizaine de membres, mais les tensions entre les deux familles devenaient très pesantes. Giovanni Riggi n’acceptait pas qu’un membre de sa famille, puisse parler de détails aussi intimes à un Parrain d’autre famille et même si elle s’appelle Gambino. Mais très rapidement, Giovanni Riggi fut inculpé de racket et condamné à près de quinze années de prison. Avec surement l’aval de John Gotti, Giovanni Riggi put garder son titre de Parrain, mais le Boss de la famille Gambino avait déjà un nom en tête pour être le nouvel Acting Boss des DeCavalcante et avec l’approbation de Giovanni Riggi, il nomma devinez qui ?,  John D’Amato.

 

Anthony Capo
Anthony Capo

La Cosa Nostra interdit formellement à ses membres d’avoir des relations homosexuelles, pourtant cette organisation criminelle a toujours eu l’habitude de racketter et d’extorquer les bars gays de New-York et du New-Jersey pendant de nombreuses années. John D’Amato était un mafieux respecté. Très actif dans le racket lié au domaine de la construction, ce dernier gagnait énormément d’argent. En plus d’avoir la principale équipe de la famille DeCavalcante, John D’Amato entretenait de très bonnes relations avec la famille Gambino et son Parrain flamboyant, John Gotti. La famille DeCavalcante s’est toujours sentie dénigrée par les familles New-Yorkaise, ne sentant pas considérer à sa juste valeur, elle voulait toujours prouver qu’elle pouvait avoir autant d’influence que n’importe quelle famille de la Cosa Nostra. D’ailleurs, pour montrer son importance envers les Gambino, elle avait décidé, pour aider John Gotti, d’assassiner Freid Weiss, un ancien éditorialiste, proche du Parrain de la famille Gambino, qui venait d’être inculpé pour trafic de déchets. John Gotti avait une crainte, que Freid Weiss puisse collaborer avec les autorités. Un jour, alors que Freid Weiss sortait de son immeuble, il fut pris en embuscade par deux individus, (qui seront identifiés quelques années plus tard comme les Soldats Anthony Capo et Vincent Palermo) et exécuté de plusieurs balles dans le corps. John D’Amato menait une double vie, une vie cachée strictement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. Avec sa petite amie de l’époque, l’Acting Boss de la famille DeCavalcante, parcourait les boites échangistes et John D’Amato aurait eu des relations sexuelles avec d’autres hommes. C’est lors d’une violente dispute, que la maitresse de John D’Amato décida de se venger, en racontant cette double vie à l’un de ses amis, Anthony Capo. Cette dernière raconta leurs soirées échangistes, ou John D’Amato se livrait selon elle à « des fêtes sauvages » et donc des activités homosexuelles. Anthony Capo fut particulièrement dégouté et décida d’avertir rapidement la direction de la famille, Stefano Vitabile, le Consigliere et l’Underboss Giacamo Amari, qui décidèrent pour ne pas perdre leur respect auprès des autres familles, d’assassiner John D’Amato. Bien entendu,

Stefano Vitabile
Stefano Vitabile

Giovanni Riggi de sa cellule donna son accord et sera par la suite condamné à dix années de prison supplémentaires. Il aura fallu attendre près de dix années et la collaboration de plusieurs membres de cette famille, dont Anthony Capo, pour avoir des détails supplémentaires sur cet assassinat. Lors d’un procès, ou se trouvait en face de lui,  le Consigliere Stefano Vitabile, les Capitaines Philip Abramo et Guiseppe Schifilliti inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, Anthony Capo déclara : « Personne ne nous aurait respecté si nous avions gardé un Boss homosexuel, qui pouvait être assis avec d’autres Parrains, pour parler des affaires de la Cosa Nostra. Forcément que j’étais choqué de son comportement, il ne pouvait pas agir ainsi, il devait être un meneur d’hommes ». Forcément, pour pouvoir assassiner un Acting Boss de la Cosa Nostra, il faut obligatoirement l’accord de la Commission, mais la famille DeCavalcante voulait l’assassiner sans « permission ». Il raconta que lui et l’un de ses Associés, Victor DiChiara, allèrent chercher John D’Amato dans un quartier résidentiel de Brooklyn : « John D’Amato est monté dans la voiture et s’est assis à l’arrière. Il nous a dit « Allons manger » et là, je me suis retourné pour lui tirer dessus. Il a dit « Oh merde », il continuait à bouger, alors j’ai tiré de nouveau ». Anthony Capo et Victor DiChiara fouillèrent les poches de l’ancien Acting Boss de la famille DeCavalcante et trouvèrent près de cinq mille dollars, qu’Anthony Capo donna à son Associé pour pouvoir détruire son véhicule.

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ARRESTATIONS DANS LES FAMILLES COLOMBO ET GAMBINO

13 Juillet 2018, 14:40pm

Publié par Xav

On l’a pensé hors d’état de nuire, pratiquement détruite après de nombreuses arrestations, dues en raison de la collaboration de la plupart de ses membres. On pensait que cette famille n’avait plus de hiérarchie, que son Parrain, incarcéré à perpétuité depuis le procès dit de la Commission, ne gérait plus grand chose. Mais malheureusement comme une pieuvre, une famille de la Cosa Nostra ne meurt pas facilement. La famille Colombo a végété dans l’ombre pendant quelques années, mais les arrestations de cette semaine ont su prouver qu’elle était encore bien active dans plusieurs domaines. L’acte d’accusation dévoilée contre des membres de la Cosa Nosta implantés à Brooklyn ou encore Staten-Island, montre une multitude d’activités criminelle commises sur une période comprise entre Décembre 2010 et Juin 2018. Jerry « Fat Jerry » Ciauri et Vito « The Mask » DiFalco des membres de la famille Colombo et Anthony « Anthony Suits » LiCata, un membre de la famille Gambino font partis des membres intronisés de la Cosa Nostra arrêtés cette semaine et présentés devant un juge fédéral du district Est de New-York. Jerry Ciauri s’était déjà illustré à plusieurs reprises. Ayant déjà purgé par le passé une peine comprise entre douze et vingt cinq ans de prison pour des délits commis pour le compte de la famille Colombo, Jerry Ciauri avait fait la une de plusieurs médias Américains en 2004, après s’être illustré comme un futur comédien en herbe, lors d’une représentation du film Douze hommes en colère, jouait depuis le pénitencier de Sing Sing. Aujourd’hui, le Soldat de la famille Colombo, fait de nouveaux les gros titres des médias, mais pour une toute autre activité. Selon les procureurs fédéraux, Jerry Ciauri aurait prêté de l’argent à des taux exorbitants à des individus accros aux jeux et n'hésitait pas à utiliser la violence pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Par la même occasion, il a essayé de blanchir, par des moyens frauduleux, son argent afin de dissimuler sa participation dans les activités criminelles de la famille Colombo. Toujours d’après les procureurs fédéraux, Jerry Ciauri aurait menacé à plusieurs reprises l’un de ses Associés avec une arme à feux, l’accusant de ne pas donner l’argent provenant des prêts usuraires assez rapidement. Il demanda même à un autre Associé, dénommé Salvatore DiSano, connu sous le pseudonyme de Sal Heaven, de traquer cet individu et de crever les pneus de son véhicule en plein milieu de la nuit. Un autre Soldat de la famille Colombo, Vito DiFalco, lui aussi impliqué dans le prêt usuraire, aurait harcelé un mauvais payeur qui lui devait des milliers de dollars. Selon les déclarations dévoilées par les procureurs fédéraux, Vito DiFalco aurait intimidé l’individu en question, le menaçant de bruler son véhicule : « Tu sais quand je suis calme, je peux faire des bonnes choses, comme quand j’étais devant ta maison l’autre fois. Par contre, si je m’énerve j’aurais mis le feu à ta Mercedes » aurait t’il déclaré. « Cette enquête dévoile de nouveaux que les membres de la Cosa Nostra continuent à s’attaquer à notre communauté, profitant de leur réseau criminel pour utiliser la violence et s’enrichir » déclara l’un des procureurs : « La Cosa Nostra est certainement diminuée, mais elle n’est pas morte » déclara un Officier du NYPD qui travailla en étroite collaboration avec le FBI pour pouvoir arrêter et inculper les membres la Cosa Nostra. Les accusés qui risquent jusqu'à vingt années derrière les barreaux, ont tous décidé de plaider non-coupable.

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JOHN GOTTI JR - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE - PARTIE 2

7 Juillet 2018, 06:28am

Publié par Xav

Curtis Sliwa et John Gotti Jr
Curtis Sliwa et John Gotti Jr

John Gotti Jr a toujours prétendu avoir quitté la Cosa Nostra en 1998 : « J’ai plaidé coupable d’une accusation que j’aurais pu battre pendant un procès. J’ai payé des millions de dollars d’amende et je suis allé en prison pendant plusieurs années à condition que le gouvernement fédéral me laisse tranquille après ma libération. Au lieu de cela, ils m’ont de nouveau inculpé en 2004 et ont essayé de convaincre les jurés que j’étais encore un membre actif de la famille Gambino ». Cette fois-ci, John Gotti Jr était inculpé de plusieurs charges fédérales, dont une tentative de meurtre portée contre Curtis Sliwa, un activiste Américain, qui avait « osé » critiquer John Gotti, en le désignant « d’ennemi public numéro 1 », lors de son émission hebdomadaire sur sa chaine radio. Un soir à Manhattan, Curtis Sliwa prit un taxi pour rentrer plus rapidement chez lui. A l’intérieur du véhicule, un individu caché à l’arrière, se redressa et lui tira dessus à plusieurs reprises à bout portant, heureusement sans gravité. Atteint de plusieurs balles, Curtis Sliwa réussi à s’enfuir avant d’alerter la police. Pour le NYPD et les agences gouvernementale, ils ne faisant aucun doute que la famille Gambino était derrière cette tentative d’assassinat. Très rapidement, Michael Yannotti, un proche de John Gotti Jr, et Soldat chez les Gambino, fut pressenti comme l’éventuel tireur, mais sans preuve, les procureurs fédéraux ne pouvaient rien faire. Même situation lors du procès de John Gotti Jr. Il y avait sans nul doute de fort soupçon sur l'ancien Acting boss de la famille Gambino, mais les preuves une nouvelle fois manquaient et au final, les jurés n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. John Alite était un Associé de la famille Gambino et l’un des meilleurs amis de John Gotti Jr. Très

John Alite
John Alite

actif dans les activités criminelles et officiant par la même occasion de tueurs à gage à la solde des Gambino, John Alite n’a jamais été intronisé dans la Cosa Nostra en raison de ses origines Albanaise. En 2008, John Gotti fut de nouveau arrêté et inculpé de racket, de meurtre et de trafic de drogue. Les procureurs fédéraux pour essayer de le faire condamner définitevement, s’étaient appuyés sur le témoignage de John Alite, ce qui n’étonna pas tellement John Gotti Jr : « Je pense qu’il a toujours été un informateur du gouvernement. En

1991, Anthony « Tony Pep » Trantacosta (Soldat dans la famille Gambino), avait découvert par l’intermédiaire d’un officier corrompu du NYPD que John Alite était déjà un rat, coopérant avec la police et leur transmettant des informations » déclara John Gotti Jr. Mais alors que les mafieux de la Cosa Nostra tuent sans avertissement préalable les informateurs du gouvernement, John Gotti Jr, en raison de son amitié avec John Alite, essaya de trouver une autre solution : « Quand j’ai découvert que John Alite était un informateur, je l’ai chassé de New-York » déclara John Gotti Jr. Ce dernier en profita alors pour s’installer à Philadelphie. Quelques années plus tard, lors d’un diner avec le Capitaine Robert « Bobby Cabert » Bisaccia, qui gérait pour les Gambino le Nord de l’État du New-Jersey et qui était par la même occasion l’homme de liaison entre la famille de Philadelphie et la famille Gambino demanda à John Gotti Jr, s’il connaissait un dénommé Alletto. John Alite avait changé son nom de famille pour faire encore plus Italien et essayait toujours de s’associer à la famille Gambino sans leur permission : « Bisaccia m’a demandé si je voulais le voir mort. Je lui ai répondu que non. On a contacté la famille Scarfo qui l’a chassé de Philadelphie et il s’enfuit à Tampa » déclara John Gotti Jr. C’est en Floride que le FBI alla chercher John Alite pour le faire parler, de nouveau. C'était le procès de la dernière chance pour le gouvernement fédéral, mais toutes ces inculpations reposaient sur le témoignage de John Alite. Mais l'ancien Associé de la famille Gambino a tout de suite était étiqueté par les avocats de la défense, comme un meurtrier et un menteur professionnel. De plus, avant de se faire approcher une nouvelle fois par le FBI en Floride, John Alite avait fuit pendant plusieurs mois les autorités fédérales sur des accusations de meurtre et de racket Pendant le procès, John Alite identifia très rapidement John Gotti Jr comme le Parrain d'une organisation criminelle tentaculaire dans New-York et ses environs. Mais malgré avoir détaillé les meurtres de deux trafiquants de drogue dont John Gotti Jr était inculpé, le témoignage ne fut pas jugé crédible par les jurés, qui mirent tout de même onze jours pour déclarer John Gotti Jr non coupable.

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