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NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LE DOSSIER FRANK LOCASCIO

15 Décembre 2019, 17:55pm

Publié par Xav

Frank Locascio et John Gotti
Frank Locascio et John Gotti

Après des années de procédure, la justice Américaine, par le biais de la deuxième cour d’appel, est prête à d’accorder à Frank « Frankie Loc » Locascio, un nouveau procès relatif à sa condamnation pour meurtre et racket il y a près de trente ans. Agé de quatre vingt sept ans, Frank LoCascio, qui est actuellement incarcéré dans une prison fédérale spécialisée pour les détenus malades, à Devens dans l’État du Massachussetts, se bat depuis des années afin de démontrer que le gouvernement fédéral l’avait impliqué dans le meurtre de Louis DiBono, non pas grâce à des preuves matérielles, mais seulement en raison de son amitié avec l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Ses multiples demandes de révision de procès, effectuées pendant ses années d’incarcération, ont toutes été rejetées, mais tout à changé quand Frank LoCascio a changé son système de défense. Il révoqua ses anciens avocats et demanda à une ancienne juge fédéral et professeur de droit à Harvard, de prouver son innocence. En quelques mois seulement, cette dernière multiplia les requêtes auprès de la justice, leur apportant des nouvelles preuves, démontrant que Frank LoCascio n’a jamais été impliqué de près ou de loin à l’assassinat de Louis DiBono. Alors le gouvernement fédéral essaya de démonter les nouvelles requêtes effectuées par la défense, en déclarant que Frank LoCascio, de part son rôle de Consigliere de John Gotti, était forcément au courant de l’assassinat de Louis DiBono et qu’il n’aurait pas « empêcher » le Parrain de la famille Gambino de lancer ce contrat, ce qui en fait un complice dans cet assassinat. Mais même depuis trente années, les argumentents du gouvernement fédéral n’ont pas changé d’un iota et le témoignage de l’ancien renégat, Salvatore Gravano prouvant que Frank LoCascio n’avait joué « aucun rôle » dans cet assassinat, n’aura rien changé à leur stratégie d’attaque. L’ancien Underboss de la famille Gambino, qui est sorti de la prison Supermax en Septembre 2017 après une condamnation pour trafic de drogue, avait accordé une longue interview dans un média Américain, où il déclara que John Gotti savait pertinemment qu’il ne fallait pas parler de l’assassinat de Louis DiBono devant Frank LoCascio, car il était farouchement opposé. Cette déclaration ajoutée aux nouvelles preuves apportées par le nouvel avocat de la défense, fait qu’une cour d’appel fédérale serait prêt, à juste titre, d’accorder un nouveau procès. 

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ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE GAMBINO : RICHARD MARTINO ET ANDREW CAMPOS INCULPÉS

7 Décembre 2019, 17:36pm

Publié par Xav

Richard Martino
Richard Martino

Après près de six années d’enquête, onze membres et Associés de la famille Gambino, ont été inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont l’extorsion, la fraude, le blanchiment d’argent ainsi que la corruption. Parmi les accusés, figure le Soldat Vincent Fiore âgé de cinquante sept ans, qui lors de plusieurs enregistrements téléphoniques effectués par les agents fédéraux lors de cette enquête, révéla sa satisfaction d’avoir appris que Francesco Cali, ancien Parrain supposé de la famille Gambino, se fasse assassiner devant son domicile de Staten-Island. Le lendemain de ce meurtre, Vincent Fiora appela l’un de ses Associés, un dénommé James Ciacca, âgé de cinquante et un an, lui aussi inculpé dans cette affaire, pour lui indiquer que l’assassinat de Francesco Cali, pouvait être « une bonne chose » pour leur Capitaine, Andrew Campos, qui pourrait prendre ainsi des « galons ». Il déclara aussi qu'Andrew Campos s’était réuni à plusieurs reprises dans des réunions clandestines, avec d'autres membres de la famille Gambino, pour essayer d’identifier l’identité du tireur et qu’il avait pu ainsi visualiser les caméras de la sécurité du domicile de Frank Cali. Dévoué entièrement à son Capitaine, c’est en suivant les ordres d’Andrew Campos, que Vincent Fiore menaça un mauvais payeur récalcitrant. Dans une conversation téléphonique, le Soldat de la famille Gambino s’énerva contre cet individu qui prenait un peu à la légère les menaces du Soldat de la famille Gambino: « Tu Rigoles ? Si tu ris !!, Je vais te casser les dents et tu verras si tu pourras toujours continuer à rigoler tu comprends ? ». Andrew Campos est identifié quant-à lui depuis plusieurs années, comme un Capitaine de la famille Gambino. Intronisé en 2002, celui qui a fait ses études universitaires avec le chanteur et rappeur Sean Combs dit « Puff Dady », se lia très vite d’amitié avec des membres de la nouvelle génération de la famille Gambino, des gangsters à col blanc, Salvatore « Tore » Locascio et Richard Martino. Alors que la plupart des membres de la Cosa Nostra sont catalogués comme des brutes épaisses, des meurtriers de sang froid, les domaines de Richard Martino et Salvatore Locascio sont les systèmes de fraudes à grande échelle, qu’elles soient électroniques ou téléphoniques, qui

Richard Martino, Frank Locascio et Andrew Campos
Richard Martino, Frank Locascio et Andrew Campos

peuvent rapporter des centaines de millions de dollars à une famille mafieuse. L’un de ses escroqueries consistaient à appâter de nombreux clients ayant des forfaits téléphoniques, en les faisant s'inscrire à des « services prémiums » qui leur donnaient accès à différents services (horoscope, site pornographique etc...). Avec tout cet argent, Richard Martino dépensa la majeure partie de son argent dans les voitures de luxe, dans les vêtements de grande marque, mais aussi dans d’autres domaines plus lucratifs. Il se lança dans l’immobilier, en étant propriétaire de plusieurs maisons, dont une maison à plus de 700 mètres carrés dans la banlieue de New-York, mais aussi dans différentes entreprises légitimes, surtout dans le domaine de la communication. Mais forcément, toutes les bonnes choses ont une fin et en 2003, cette « fine équipe » fut inculpée. Richard Martino acceptera un accord de plaidoyer qui le verra condamné à près de neuf années de prison, tout en acceptant de laisser au gouvernement fédéral près de neuf millions de dollars. Libéré de prison en 2014, Richard Martino se serait engagé, dès sa sortie, dans un stratagème afin d’éviter de rembourser la dette qu’il devait à la justice Américaine, tout en « contrôlant » de nombreuses sociétés liées à la construction ainsi que des pizzerias. Petite anecdote intéressante. Lors de la perquisition du domicile d’Andrew Campos, les agents du FBI ont retrouvé des photos du Capitaine de la famille Gambino en compagnie de Richard Martino et de Frank Locascio, ancien Consigiliere sous John Gotti, actuellement incarcéré à perpétuité pour meurtre et racket.

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UN JUGE FÉDÉRAL EXAMINE LE DOSSIER FRANK LOCASCIO

17 Novembre 2019, 07:56am

Publié par Xav

Frank Locascio
Frank Locascio

Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts, Frank « Frankie Loc » Locascio, qui est désormais âgé de quatre vingt six ans, continue sa bataille juridique avec le gouvernement fédéral, avec un seul objectif, sortir de prison. Condamné à perpétuité, en même temps que l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Frank Locascio a toujours clamé son innocence sur l’objet même de sa condamnation, l’assassinat de Louis DiBono. Dernièrement, une lettre écrite et envoyée à un juge fédéral ainsi que différents témoignages effectués sur des médias Américains, par l’ancien renégat et Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravno, prouverait que Frank Locascio aurait été condamné à tord pour un crime qu’il n’aurait pas commis. Alors oui, les procureurs fédéraux n’ont jamais certifié que Frank Locascio avait personnellement assassiné Louis DiBono, mais qu’il aurait utilisé son influence au sein de la famille Gambino, pour approuver ce meurtre. Dans une famille de la Cosa Nostra, le Parrain a toujours le dernier mot, mais dans des enregistrements effectués à l’époque par le gouvernement fédéral, on entendait clairement John Gotti se plaindre du comportement de Louis DiBono, qui refusait obstinément de le rencontrer et ceux malgré les convocations de son Parrain. Pour ce motif, John Gotti voulait la mort de son Soldat et en aurait parlé ouvertement à Frank Locascio, qui selon les procureurs, n’aurait jamais « contredit » John Gotti dans cette démarche. Pour le gouvernement fédéral, le fait de ne s'opposer, au moins oralement, à un ordre venant de son supérieur, en fait directement complice dans cette affaire. Mais aujourd'hui les choses ont changé et le nouvel avocat de Frank Locascio, une ancienne juge fédérale et ancienne professeur de droit à Harward, a réussi à apporter des nouvelles preuves laissant supposé l’innocence de son client, des informations crédibles qui ont convaincu un juge fédéral de New-York de relancer cette affaire. Désormais, dans le même tribunal qui a fait condamner John Gotti et Frank Locascio plus de vint cinq ans auparavant, avocats de la défense et procureurs fédéraux se retrouvent pour réponde aux questions du juge. Le gouvernement fédéral n’a pas changé d’un iota sa stratégie d’attaque, prétextant que l’enregistrement du 12 Décembre 1989, ou on entendait John Gotti dire « Il (Louis DiBono) va mourir car il a refusé de me voir », prouve que Frank Locascio, qui n’était pas intervenu, avait « approuvé » ce meurtre. La défense quant-à elle, déclara que leur client n’avait pas eu, à cette époque, une défense qui lui aurait permis de prouver son innocence dans ce dossier, certifiant qu'avant l'ouverture de son procès, John Gotti aurait menacé son avocat de mort s’il différenciait son affaire avec celle de Frank Locascio. De plus, la défense joue aussi sur un enregistrement ou leur client aurait dit à John Gotti, que Louis DiBono était « prêt » à donner près de cinquante mille dollars, afin de se faire « pardonner », une remarque que John Gotti avait balayé d’un revers de la main : « Je ne prendrai pas cet argent Frank, il me doit beaucoup plus ».

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LES FÉDÉRAUX SOUHAITENT GARDER PETER GOTTI DERRIÈRE LES BARREAUX

29 Septembre 2019, 07:45am

Publié par Xav

Peter Gotti (au centre)
Peter Gotti (au centre)

Condamné à près de trente années de prison, le Parrain de la famille Gambino sait pertinemment que sa peine prononcée au début des années 2000 fait office d’une condamnation à mort. Incarcéré pendant des années dans le pénitenicer fédéral de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti est désormais emprisonné dans une prison plus adaptée à ses problèmes médicaux, à Butner dans l’État de la Caroline Du Nord. Mais malgré des conditions de détention plus favorable, Peter Gotti essaye depuis des années d’être libéré de prison, sans succès. Le frère de John Gotti a aussi changé son regard sur son passé criminel et essaye d’attendrir le gouvernement fédéral, en indiquant qu’il était « désolé » pour ses crimes passés et qu’il voudrait se faire « pardonner » en « prêchant contre ce mode de vie » en homme libre. Des déclarations qui satisferont la justice Américaine, tout en indiquant qu’il pouvait prêcher la bonne parole depuis sa chambre d’hôpital, car pour les procureurs fédéraux, Peter Gotti n’est pas « assez malade » pour prétendre à une libération anticipée. Dans un dépôt de plus de dix neuf pages effectué par les procureurs à un juge fédéral de New-York, il est indiqué que Peter Gotti n’avait pas revendiqué « une maladie incurable en phase terminale » ou qu’il « était complètement invalide et incapable de faire quoi que ce soit », tout en indiquant que Peter Gotti, qui est désormais âgé de soixante dix neuf ans, est toujours considéré comme un danger pour la société et qu’il pourrait « se livrer à des actes de violence » avec l’aide d’une famille du crime organisé. Des propos qui contredisent un peu la réalité du terrain, qui veut que l’influence de Peter Gotti dans la famille Gambino soit quasi-nulle et que depuis l’assassinat de Frank Cali, cette organisation criminelle a décidé de prendre des décisions stratégiques sans l’autorisation préalable de Peter Gotti. Pour les avocats de la défense, leur client ne « cherche pas à justifier ses actes ni à défendre les choix qui l’ont conduit en prison ». Car même si Peter Gotti revenait dans les rues de New-York, la famille Gambino, devrait quand même prendre une décision, ce qui voudrait dire réunir l’ensemble des Capitaines pour effectuer un choix simple : Assassiner Peter Gotti ou le mettre au placard, la deuxième option étant la plus privilégiée. Mais ce dernier qui souffre de divers problèmes médiaux, dont la goutte, l’arthrite, le reflux gastrique, des pertes auditives, une déficience visuelle ne font pas de Peter Gotti, un détenu prioritaire pour une future libération. Un juge fédéral n’a pas encore statué sur ce dossier, mais pour Peter Gotti, il semble que la route avant une éventuelle libération risque encore d’être très longue. En effet, les procureurs fédéraux ont les moyens nécessaires pour faire ralentir l’avancée de ce dossier et à l’âge actuel de Peter Gotti, cela pourrait lui être fatal. Peter Gotti est libérable en Mai 2032.

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DEUX CAPITAINES DE LA FAMILLE GAMBINO EN CONFLIT VONT BIENTÔT SORTIR DE PRISON

31 Août 2019, 10:44am

Publié par Xav

Alphonse Trucchio
Alphonse Trucchio

L’un des plus jeunes Capitaines de la famille Gambino, Alphonse Trucchio, avait vu son ascension fulgurante au sein de la Cosa Nostra se stopper brutalement, après sa condamnation à près de dix années de prison pour plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le jeux usuraire, l’extorsion ou encore le trafic de drogue. Nous étions en 2011 et lors de l’énoncé du verdict, Alphonse Trucchio accepta sa peine sans broncher et nargua même le juge fédéral en déclarant : « Vous pouvez m’emprisonner, mais jamais ne vous prendrez mon honneur ». Alphonse Trucchio savait qu’â son âge, une peine de dix années de prison n’était qu’une simple étape dans sa carrière criminelle et qu’une fois en liberté, il pourra surement, avec tout le respect accumulé lors de cet emprisonnement, devenir un membre encore plus influent dans la famille Gambino. Alphonse Trucchio a toujours baigné depuis son adolescence dans l'univers malfamé de la Cosa Nostra. Il faut dire que son père n'était autre que Ronald « Ronnie One Arm » Trucchio, un important Capitaine de la famille Gambino au début des années 1990, qui contrôlait une bonne partie du Queens, dont Ozone Park et son fameux gang, les Ozone Park Boys. La vie d'Alphonse Trucchio est loin d'être différente des autres membres de la Cosa Nostra, une vie faite de violence, de racket et d'argent. L'avantage d'avoir son père intronisé dans une famille mafieuse et que l'initiation dans les rangs se fit plus facilement et c'est dans une optique de suivre les traces de son père, qu'Alphonse Trucchio devint rapidement un Soldat de la famille Gambino. Sa montée au sein des Gambino fut fulgurante et au début des années 2000, suite à l'incarcération à perpétuité de son père, Alphonse Trucchio reprit naturellement son équipe du Queens. Mais malgré une certaine expérience, le nouveau Capitaine de la famille Gambino rencontrait certains problèmes de langage avec ses supérieurs. En effet en 2011, Alphonse Trucchio ne fut pas le seul membre inculpé, en réalité, cette opération orchestrée par le FBI décima une bonne partie de la famille Gambino. Mais pour Alphonse

Nicholas Corozzo
Nicholas Corozzo

Trucchio,  il était peut être de la même famille que les membres arrêtés, mais selon lui dans un procès fédéral, c’est un peu « chacun pour soi » et il demanda alors à son avocat de dissocier son affaire avec les autres membres de la famille, une stratégie qui choqua Nicholas « Little Nick » Corozzo, accusé lui aussi dans cette affaire. Nicholas Corozzo à un frère, Joseph surnommé « JoJo », lui aussi un membre intronisé dans la famille Gambino et quand les Corozzo ont un problème avec la justice, ils font appel à qui ?, à Joseph Corozzo Jr, le fils de Joseph, un avocat spécialisé dans la défense des membres du crime organisé. Ce dernier essaya d’organiser une réunion de conciliation entre Nicholas Corozzo et Alphonse Trucchio, le but étant de trouver une issue à ce problème qui pourrait profiter par la suite au gouvernement fédéral. Mais lors de cette réunion, Alphonse Trucchio dénigra complétement Nicholas Corozzo, qui vexé lui rétorqua : « Alors Al, c’est chacun pour soi maintenant ? ». Alphonse Trucchio ne se dégonfla pas et déclara : « Pourquoi tu ne viens pas me le dire en face » : « Je ne suis plus rien pour toi c’est ça ? » stipula Nicholas Corozzo. ». En se comportant ainsi devant un membre aussi influent que Nicholas Corozzo, Alphonse Trucchio venait non pas de signer son arrêt de mort, mais son influence dans la famille Gambino allait en prendre un coup. Forcément ce manque de respect flagrant remonta aux oreilles de Domenico « Italian Dom » Cefalu, considéré à une époque comme le nouveau Parrain de la famille Gambino. Dans la Cosa Nostra, on peut enfreindre certaines règles, comme trafiquer de la drogue, mais manquer de respect à l'un de ses supérieurs, cela n'est pas acceptable. Suite à cet événement il s'avéra qu'Alphonse Trucchio fut rétrogradé au simple rang de Soldat et remplacé par Thomas « Monk » Sassano. Aujourd'hui et plusieurs années après leur confrontation Alphonse Trucchio et Nicholas Corozzo se retrouvèrent dans la même maison de transition du Bronx. Le premier est déjà installé depuis Novembre 2018, alors que le second vient d'y rentrer après un long périple qui l'emmena dans plusieurs prisons fédérales, de la Californie en terminant à Ray Brook à New-York et il est fort à parié que les deux hommes, appartenant à la même famille, ne s'adresseront pas la parole. Nicholas Corozzo est libérable en Novembre prochain, alors qu'Alphonse Trucchio pourrait sortir d'ici Février 2020, mais les maisons de transition à New-York, étant comme la plupart des prisons Américaines surpeuplées, il est possible que les deux mafieux se retrouvent très rapidement dans les rues de New-York.

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ANTHONY GURINO UN IMPORTANT CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

28 Août 2019, 16:32pm

Publié par Xav

Anthony Gurino
Anthony Gurino

Anthony Gurino, un important Capitaine de la famille Gambino, vient de décéder, il avait soixante seize ans. Connu pour ses liens étroits avec l’ancien Parrain, John Gotti, Anthony Gurino était surtout familier des autorités pour avoir intégré ces dernières années un panel de sécurité avec deux autres Capitaines de la faction Sicilienne, John Gambino et Joseph « Sonny » Juliano. Dans l’organigramme d’une famille de la Cosa Nostra, ce panel était situé en dessous de la hiérarchie mafieuse. Son but était simple, il permettait de filtrer les communications entre la direction de la famille et les membres sur le terrain, afin d'éviter que la direction puisse entrer en contact avec un informateur. Ce système de double sécurité au sein de la famille Gambino ne durera que quelques mois, le temps que l’ancien Acting Boss, Frank « Franky Boy » Cali, change en profondeur la stratégie de cette organisation criminelle. Anthony Gurino était une personnalité très appréciée dans la famille Gambino, connu pour être aussi un « MoneyMaker », qui avait supervisé il y a quelques années des projets de construction dans les quartiers de Williamsburg et et de Greepoint à Brooklyn. Les problèmes juridiques d’Anthony Gurino commencèrent en Juin 1985, lorsque lui et son frère César, vice président de l’Arc Plumbing and Heating, une entreprise de plomberie basée dans le Queens (Anthony Gurino occupait quant-à lui la fonction de président) furent inculpés d’entrave à la justice, pour son refus de coopérer avec les autorités. Les inculpations menées par le FBI visaient des membres proches du cercle Gotti, le frère d’Angelo Ruggiero, Salvatore, important trafiquant de drogue qui était en fuite à ce moment là, le frère de John Gotti, Gene et un ami de longue date John Carneglia. C’était une époque tassez trouble ou la famille Gambino venait de changer de Parrain, après avoir assassiné Paul Castellano devant le Sparks Steak House de Manhattan. Cesar Gurino qui était un membre intronisé et son frère Anthony, savaient pertinemment que le simple fait de dire des mots malencontreux sur John Gotti aux autorités, pouvaient entrainer la mort sans avertissement. Les deux frère Gurino refusèrent ainsi de témoigner, mais une année plus tard, la pression exercée sur les deux mafieux furent encore plus forte, quand les autorités apprirent que John Gotti était un salarié, occupant un emploi no-show dans l’entreprise de John Gurino. Cesar et Anthony Gurino refusèrent une nouvelle fois de d’expliquer devant les autorités et reçurent une peine de cinq années de prison dans un pénitencier fédéral, c’est pendant cette période d’emprisonnement, qu’Anthony Gurino sera de nouveau inculpé, mais cette fois-ci de blanchiment d’argent. A sa sortie de prison, Anthony Gurino se fit beaucoup plus discret et reprit de nouveau ses galons de Capitaine avec dans ses rangs en tant que Soldat, son frère César. 

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OPÉRATION EN SICILE ET À NEW-YORK CONTRE LES FAMILLES GAMBINO ET INZERILLO

17 Juillet 2019, 16:55pm

Publié par Xav

Rosario Gambino
Rosario Gambino

L’opération nommée « New Connection » par les autorités Italienne et Américaine devait être synchronisée. Les arrestations survenues ce matin sur deux continents, devaient se dérouler en même temps pour éviter la moindre fuite entre les mafieux. Il était trois heure du matin à Palerme et près de vingt et une heure du soir à New-York et entre ce décalage horaire, la même application, « WhatsApp » qui permit aux enquêteurs de lancer en même temps les arrestations contre des mafieux installés aux Etats-Unis et en Italie. De Passi du Regano, en passant par Boccadifalco, en terminant par Torreta, des communes de Sicile, les policiers Italiens ont lancé l’assaut en même temps que leurs homologues Américains, occupés quant-à eux à arrêter des mafieux installés à Brooklyn, à Staten-Island ou en dehors de New-York, dans l’État du New-Jersey. Cette opération est loin d’être anecdotique et confirme la relation particulière entre la famille Gambino et la famille Inzerillo en Sicile. Après la mort de Salvatore Inzerillo surnommé Totuccio, les Inzerillo avaient eu l’autorisation par les Coorléonais de se réfugier aux Etats-Unis pour éviter un nouveau bain de sang. Depuis New-York, la plupart d’entre eux comme, Pietro « Tall Pete » Inzerillo ou encore Giovanni Inzerillo deviendront des membres intronisés de la famille Gambino, d’autres, décideront au début des années 2000, de revenir en Sicile à certaines conditions. Suite au mariage entre Francesco Cali, ancien Acting-Boss de la famille Gambino et Rosaria Inzerillo, les deux familles

Tomaso Inzerillo
Tomaso Inzerillo

en ont profité pour relancer entre autre le trafic de drogue entre les deux continents, ce qui découlera en 2008 avec l’opération Old Bridge. Aujourd’hui près de dix neuf personnes ont été interpellées, des arrestations qui mèneront à une dizaine de perquisitions. Du côté de la Sicile, les mafieux arrêtés sont Francesco et Tommaso Inzerillo, respectivement frère et cousin de Salvatore Inzerillo. Les enquêteurs sont persuadés que les Inzerillo contrôle en grande partie la région de Passo di Rigano dont la ville voisine de Torretta, ou le maire de la ville Salvatore Gambino fut arrêté, tout un symbole. Les différents mafieux interpellés ce jour sont accusés de jouer un rôle majeur dans toutes les activités économiques de la région. De l’alimentation, à la vente en gros, en passant par les jeux d’argent avec les paris en ligne pour terminer par l’extorsion, les Inzerillo contrôlaient leur buisiness d’une main de fer. Pour les policiers Italiens et les agents fédéraux Américain présents sur place, la famille Inzerillo voulait de nouveau consolider son pouvoir dans une partie de l’île, comme par le passé et profiterait de certaines ramifications en place pour se reconstruire, avec l'aide encore et toujours de la famille Gambino.  

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO VEUT SE RETIRER DE LA COSA NOSTRA

9 Juillet 2019, 16:33pm

Publié par Xav

Peter Gotti
Peter Gotti

Alors que son frère John Gotti, condamnait à mort tous les membres de la famille Gambino qui avaient l’intention d’accepter un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux, Peter Gotti, considéré comme l’actuel Parrain de la famille Gambino, est prêt à quitter définitivement sa vie dans la Cosa Nostra pour espérer pouvoir sortir de prison. Âgé de soixante dix neuf ans et incarcéré dans la prison fédérale de Butner après une condamnation pour plusieurs charges fédérales, Peter Gotti qui souffre selon son avocat, de plusieurs problèmes de santé, espère vivement pouvoir vivre désormais sous le contrôle du bureau des probations, au domicile de sa fille à Howard Beach. Le fait de renier complètement sa vie dans la Cosa Nostra et son changement d’attitude envers cette organisation criminelle, en fait désormais un candidat potentiel à une future libération conditionnelle, une demande que son avocat a effectuée la semaine dernière. Peter Gotti a toujours suivi les traces de son frère. Affilié à la famille Gambino depuis les années 1960, il devint un membre intronisé à fin des années 1980, une intronisation qui suivra très rapidement avec une promotion au poste de Capitaine quelques mois plus tard. Surnommé « One Eyed Pete » en raison de son aveuglement à un œil, Peter Gotti sera aussi appelé par la suite par les membres de la famille Gambino, « The Dumbest Don », ou le « Parrain stupide » en raison de son incapacité à pouvoir gérer convenablement une famille de la Cosa Nostra. Sa promotion au poste de Parrain sera officialisée en 2002, peu de temps après la mort en prison de John Gotti, mais son règne sera de courte durée. Peter Gotti sera très vite inculpé de racket fédéral, de tentative d’extorsion sur l’acteur de films d’action, Steven Seagal et par la suite, grâce au témoignage de Sal Mangiavillano, de complot d’assassinat sur l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano. Les preuves retenues contre Peter Gotti étaient trop importantes et le nouveau Parrain de la famille Gambino sera condamné à un peu moins de trente ans derrière les barreaux, une peine qu’il commencera à purger dans la prison fédérale de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, puis à Butner en Caroline du Nord, un pénitencier fédéral composé d’un centre médical plus adapté aux problèmes de santé de Peter Gotti. Le temps passé derrière les barreaux à permis à Peter Gotti, selon son avocat, de « réévaluer sa pensée à considérer ses valeurs morales. Il ne tente pas de justifier ses actes, ni de se défendre ses choix qui l’ont amené à terminer en prison, il veut maintenant dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a vraiment aucun bénéfice à effectuer une activité illégale ». A l’époque de sa condamnation, Peter Gotti raisonnait comme un Parrain de la Cosa Nostra et pour lui aucun accord avec les procureurs fédéraux n’était possible. Désormais et d’après son avocat, ce dernier regrette profondément sa décision prise il y a plus de vingt ans, qui aurait pu lui permettre d’être un homme libre depuis pas mal de temps. Pour la famille Gambino la décision de Peter Gotti de prendre sa retraite ne change pas grande chose. Alors oui Peter Gotti avait le titre de Parrain, mais son influence derrière les barreaux était insignifiante. Ce retournement de situation va sans doute permettre à Lorenzo Mannino, considéré comme l’actuel Underboss de la famille Gambino, de se positionner pour reprendre les commandes d’une organisation criminelle dirigée désormais par des membres d’origine Sicilienne et qui ont depuis des années, tiré un trait sur l’ère Gotti. 

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DONALD TRUMP ET LA COSA NOSTRA

7 Juillet 2019, 08:24am

Publié par Xav

Salvatore Gravano

Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo), l’ancien Underboss de la famille Gambino est sorti de la prison de Supermax dans le Colorado en Septembre 2017, après avoir purgé près de dix sept années de prison pour trafic de drogue. Karen, sa fille,  qui est devenue une « star » du petit écran avait essayé pendant des années de faire libérer son père de cet enfer carcéral. Comment ? Avec le candidat à l’investiture Républicaine, favori des sondages, Donald Trump. Fils d’un entrepreneur immobilier, Donald Trump est connu pour être devenu milliardaire en bâtissant des immeubles prestigieux aux quatre coins des États-Unis. A New-York, Donald Trump construisit au début des années 1980, la Trump Tower, poussant alors certains spécialistes à s’interroger sur les relations supposées entre le milliardaire et les cinq familles de la Cosa Nostra. Pourquoi cette interrogation ? Car le ciment à toujours été considéré comme « l’or Italien » à New-York et au début des années 1980, la moindre goutte de béton qui était déversée à New-York, avait reçu à l’avance l’autorisation de l’une des cinq familles New-Yorkaise. Interrogé sur ses relations avec des membres de la Cosa Nostra, dont Salvatore Gravano, Donald Trump botta en touche et déclara seulement : « Je ne connais pas Salvatore Gravano et à ma connaissance, je ne l’ai jamais rencontrée », mais pour sa fille Karen, cette déclaration n'est qu'un mensonge de plus de l'actuel candidat républicain : « Écoutez, mon père était dans la construction et la Cosa Nostra contrôlait tout. Je suis sûr qu’à un moment de sa vie, il a du interagir avec des personnes liées à cette organisation » stipula t’elle. En effet, l’ancien Underboss de la famille Gambino, gagnait énormément d’argent, tellement d’argent, qu’il en rendait même son Parrain, John Gotti, jaloux de sa réussite. En effet, l’entreprise la plus rentable de Salvatore Gravano était Gem Steel, dénommée par la suite en Atlas Gem, qui prenait un pourcentage non négligeable sur toutes les constructions : « Je suis sûr que si vous êtes impliqué dans les secteur de la construction à New-York, vous devez obligatoirement rencontrer ce genre d’individus », déclara de nouveau Karen Gravano. L’écrivain, Wayne Barrett avait déjà publié un livre en 1992 sur les relations supposées de Donald Trump avec les familles de la Cosa Nostra, mais la réponse de ce dernier fut cinglante, fustigeant Wayne Barrett comme un « un écrivain de second plan, connu pour ces nombreux échecs littéraires ». En rentrant dans le programme de protection des témoins, Salvatore Gravano, publia un livre et donna de nombreuses interviews aux télés Américains. En 1997, sur la chaîne télévisée ABC, il déclara : « Quand je regarde Manhattan, je me dis qu’à une époque, je contrôlais tout. Quand je vois la nuit les lumières de tous ces immeubles, je pense à Donald Trump, à Tishman Speyer et à tous les autres, qui ne pouvaient pas construire un bâtiment sans mon autorisation ». Mais Donald Trump aurait aussi fait connaissance avec des gangsters en dehors de New-York, comme à Philadelphie. Atlantic City, est un territoire dit « ouvert » depuis que l'ancien Parrain Angelo Bruno décida de laisser les cinq familles New-York y faire du business dans les années 1980. Donald Trump comme tout bon investisseur, y construisit un Casino dénommé le Trump Plaza Hotel and Casino, sur un terrain qui appartenait avant à Salvatore Testa, ancien membre influent de la famille de Philadelphie, fils de l'ancien Boss Philip Testa, qui sera assassiné sous l'ordre de Nicodemo Scarfo Sr en 1984. Selon la police locale, le terrain aurait été vendu pour une somme dérisoire et plus troublant, le casino en question, aurait été construit pas des sociétés de construction détenues par Nicodemo Scarfo Sr et l'ancien Underboss devenu repenti, Philip Leonetti.

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

30 Juin 2019, 07:10am

Publié par Xav

John Alite
John Alite

John Alite savait instinctivement que l’assassinat de Frank Cali n’avait pas été orchestré par la Cosa Nostra. Il le savait, car dans sa longue carrière criminelle, l’ancien Associé de la famille Gambino a participé à des dizaines d’assassinats pour le compte de la famille mafieuse bien entendu, mais aussi pour son ex meilleur ami, John Gotti Jr. John Alite savait que si vous vouliez réussir ce genre de coup et qui plus est sur un Parrain de la Cosa Nostra, il fallait au moins deux voitures, trois de préférence sur les lieux, une à chaque coin pour éviter que la cible ne puisse s’échapper. John Alite était un criminel endurci, bien ancré dans la famille Gambino, mais ses origines Albanaise, ne pouvaient faire de lui un membre intronisé de la Cosa Nostra. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, John Alite après avoir essayé de s’échapper à la police en s’enfuyant au Brésil, décidera de coopérer avec les autorités fédérales. Dans les différents procès fédéraux dans lesquels John Alite a pu participer en tant que témoin, son témoignage ne fut pas jugé tellement crédible, mais ses connaissances sur la Cosa Nostra en firent par la suite, un invité de choix pour plusieurs médias Américains. Depuis des années, John Alite se livre à une nouvelle guerre, non pas dans les rues, mais cette fois-ci sur les réseaux sociaux, entre lui et le clan Gotti et en particulier avec John Gotti Jr. Alors que John Gotti Jr le traite de « sale rat », John Alite considère l’ancien homme fort de la famille Gambino de « stupide », qui a profité de la popularité de son père pour se hisser au pouvoir. John Alite ne sent pas réellement menacé et se promène encore tranquillement dans les quartiers de son adolescence. L’ancien Associé de la famille Gambino a grandi dans la pauvreté dans le Queens. Dès son adolescence, John Alite qui travaillait dans une petite épicerie, était payé gracieusement par des membres de la famille Lucchese qui lui demandaient d’effectuer quelques « courses ». Au fil des années et après sa rencontre avec le clan Gotti, John Alite monta en puissance. Il commençait à gagnait beaucoup d’argent et était désormais considéré comme un peu l’homme à tout faire de la famille Gambino, prêt à utiliser la violence et même assassiner des personnes pour le compte de la Cosa Nostra. Mais du jour au lendemain, quand John Alite parti au Brésil pour échapper aux agents fédéraux, il déclara avoir entendu que John Gotti Jr était un informateur et que plusieurs de ses Associés étaient emprisonnés. Son avocat qui était en contact avec lui, lui certifia qu’il était impossible de gagner un procès : « Vous avez des dizaines de membres de la Cosa Nostra qui déclarent que vous êtes un tueur » stipula son avocat. C’est pour ce motif que John Alite décidera de passer un accord avec les procureurs fédéraux. Une offre en or. John Alita plaida coupable de meurtre et de vol qualifié et en échange de son témoignage, il sera condamné à une peine dérisoire, dix années de prison. Aujourd’hui, John Alite est persuadé que les familles de la Cosa Nostra sont retournées aux anciennes valeurs, celle du secret : « La plupart des familles sont désormais gérées par des Siciliens et elles sont retournées sous terre ». La Cosa Nostra est selon lui, en « reconstruction » : « Si vous voulez une structure fiable, vous ne pouvez pas laissez certaines choses continuer. Vous ne tuez pas les procureurs, vous ne tuez pas les policiers, vous ne tuez pas les journalistes et vous ne tuez pas les femmes. Toutes ces règles ont été mises en place dans un seul but : garder la structure intacte et semer la peur. Vous savez c’est comme un immeuble, si le béton s’effrite, ça tombe. Les familles de la Cosa Nostra sont encore intégrées dans la construction, dans les ports maritimes et ils sont toujours à Wall Street ». La seule chose selon lui qui pourra faire revenir la Cosa Nostra vers ses anciens démons et si le meurtrier de Frank Cali est reconnu coupable et envoyé en prison dans la population générale : « S’il est placé sans protection, vous allez voir le géant endormi se réveiller et vous allez voir que la Cosa Nostra existe toujours aux Etats-Unis ».

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