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JOHN GOTTI JR - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE - PARTIE 1

1 Juillet 2018, 05:02am

Publié par Xav

John Gotti Jr
John Gotti Jr

En 1990, John Gotti Jr, alors âgé de vingt six ans, venait d’être nommé au rang de Capitaine dans la famille Gambino. Cette nomination qui avait été approuvée par son père, John Gotti, Parrain de cette organisation criminelle, n’avait rencontré aucune opposition et pour cause, tout le monde avait peur de celui qu’on surnommait  à  cette époque : le Téflon Don. John Gotti, contrairement aux autres Boss de la Cosa Nostra, était un Parrain charismatique, flamboyant, qui adorait s'afficher devant les médias Américains, ce qui le mènera au final à sa perte. En tant que Parrain, John Gotti était craint, respecté et ne tolérait aucun écart auprès de ses membres sous peine de mort. John Gotti Jr, qui avait été intronisé dans la famille Gambino en tant que Soldat quelques années auparavant,  se souvient encore de ce moment. Il venait de rencontrer Frank LoCascio, qui deviendra par la suite le Consigliere de John Gotti, lui déclarant que désormais, il était nommé Capitaine de sa propre équipe. Dans la même soirée, au Ravenite Social Club, siège de John Gotti, Frank LoCascio présenta John Gotti Jr aux autres Capitaines de la famille Gambino qui viendront alors le saluer avec respect. En 1992, quand John Gotti fut condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, John Gotti Jr fut nommé Acting Boss de la famille Gambino. Le plan était simple. John Gotti, même incarcéré, gardait ses galons de Parrain et donnerait ses ordres par le biais de son fils, qui même après avoir été identifié comme un membre de la Cosa Nostra, avait un droit de visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, lieu ou il était incarcéré. John Gotti savait que son fils, en raison de son âge, aurait du mal à se faire respecter par les autres familles New-Yorkaise. Il demanda alors à un panel de Capitaines expérimentés de conseiller le nouvel homme fort de la famille Gambino dans les rues de New-York. Mais John Gotti Jr n’était pas un aussi bon « négociateur » que son père et des tensions entre plusieurs factions de la famille Gambino commencèrent à se créer. De plus, la famille Genovese, la plus puissante des familles New-Yorkaise, refusait de traiter avec lui. En 1997, lors d’une perquisition au domicile de John Gotti Jr, le FBI trouva au sous-sol, les noms des membres de la famille Gambino, mais aussi des autres familles New-Yorkaise, ayant

John Gotti Jr quitte le tribunal après avoir plaidé coupable
John Gotti Jr quitte le tribunal après avoir plaidé coupable

donné de l’argent de son mariage. On apprit alors, que Vittorio Amuso et Anthony Casso, respectivement Boss et Underboss de la famille Lucchese avaient donné près de dix mille dollars. L’Acting Boss de la famille Colombo, Victor « Little Vic » Orena, près de treize mille dollars. Joseph Massino, Parrain de la famille Bonanno près de sept mille dollars, alors que la famille Genovese ont reversé six mille dollars. Mais en fouillant de plus près le sous-sol du domicile de John Gotti Jr, et en plus de trouver près de trois cent cinquante mille dollars en liquide, les agents fédéraux découvrirent aussi une liste des nouvelles initiations effectuées par les quatre autres familles New-Yorkaise au début des années 1990, mais aussi un document à jour, de tous les membres actuels de la famille Gambino, une véritable aubaine pour le FBI. Les Parrains de la Cosa Nostra et John Gotti, depuis sa prison, fulminaient, après cette intervention, les médias Américains se moquèrent ouvertement de John Gotti Jr en le surnommant de DumbFella. Un an plus tard, John Gotti Jr sera arrêté et inculpé d’avoir extorqué plusieurs clubs de striptease à Manhattan. De plus, les procureurs fédéraux ont réussi à prouver que John Gotti Jr recevait bien directement ses ordres de John Gotti lors de ses visites en prison. Ce fut une période très compliquée. Les preuves portées contre John Gotti Jr étaient accablantes et au final, il décidera de plaider coupable moins d’une journée avant le début de son procès. Cette décision de négocier un accord de culpabilité avec la justice Américaine, fut vécu comme un trahison pour la plupart des membres de la famille Gambino. En effet, sous John Gotti, la règle était simple, « Tu veux plaider coupable, alors tu vas mourir ». Pour le Parrain de la famille Gambino, un membre de la Cosa Nostra devait accepter et effectuer sa peine comme un homme et en profitait par la même occasion d'envoyer paître le gouvernement fédéral. Mais à cette époque, John Gotti Jr était parti dans une autre optique, changer de vie et quitter la Cosa Nostra. De plus, avec cet accord de plaidoyer, John Gotti Jr évitait une peine maximale de vingt années derrière les barreaux et risquait désormais au maximum sept ans de prison, assorti d’une amende d’un million de dollars. Lors de sa comparution devant un juge fédéral, John Gotti Jr admit avoir touché des millions de dollars venant de la construction de plusieurs bâtiments de New-York, mais aussi d’avoir conspiré « avec d’autres personnes » pour extorquer en utilisant la menace, plusieurs projets immobiliers dans l’État du New-Jersey. Agé de trente cinq ans, John Gotti Jr, voulait tourner cette page obscure de sa vie et souhaitait dès sa sortie de prison, pouvoir élever ses enfants avec sa femme. Mais en 2004, soit quelques mois avant sa sortie de prison, John Gotti Jr fut de nouveau inculpé par la justice Américaine de racket, grâce au témoignage de Michael DiLeonardo, de Joseph D’Angelo et de John Alite, des amis d’enfance.

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LA FACADE D'UN RESTAURANT APPARTENANT À UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO CRIBLÉE DE BALLES

14 Mars 2018, 17:40pm

Publié par Xav

Joseph Chirico
Joseph Chirico

Le 25 Février dernier, vers 6 heures du matin, un individu non identifié, tira à plusieurs reprises sur la façade d’un restaurant. Cela peut être une chose assez banale dans une ville comme New-York, ou de nombreux gangs de rue sont présents, le problème est que ce restaurant dénommé le Marco Polo, appartient à un Soldat de la famille Gambino, Joseph « Joe Marco Polo » Chirico. Le mafieux est loin d’être un inconnu de la justice Américaine. En 2008, l’opération Old Bridge était lançée contre plusieurs familles de la Cosa Nostra. La famille Gambino fut particulièrement touchée : Domenico Cefalu, Charles Carneglia John D’Amico, Francesco Cali entre autre, furent arrêtés et accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. Parmi les accusés, il y avait aussi Joseph Chirico, inculpé de blanchiment d’argent, une infraction qu’il reconnaîtra quelques mois plus tard, après avoir accepté un accord de plaidoyer avec le gouvernement fédéral. Le juge à cette époque fut très indulgent, pourquoi ? pour un seul motif, si Joseph Chirico était incarcéré, il aurait pu mettre au chômage les employés de son restaurant. Après l’arrivé de la police sur les lieux, le fils de Joseph Chirico, copropriétaire du restaurant, expliqua aux journalistes, que le restaurant avait dû faire face, sans nul doute, à une guerre interne entre gang, assez rependu selon lui dans Court Street, lieu où se situe le restaurant : « Vous avez vu les balles ? elles ont ricoché de partout. La plupart des balles étaient de l’autre côté de la rue, cela ressemble vraiment à une bataille de rue » déclara t’il. Curieusement, les policiers furent avertis plusieurs heures plus tard par les employés du restaurant, qui ont eu une seule consigne de la part des propriétaires, garder le silence. Le jour même fenêtres furent vite remplacées et les clients purent profiter de la bonne gastronomie Italienne à l’heure du déjeuner. Quelques jours plus tard, nouvel indice venant du NYPD. Après avoir visionné les caméras de surveillance dans les rues ajustant le restaurant, un individu mince, portant une veste sombre et un pantalon clair, a été vu s’enfuir, pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que cette personne peut être un suspect potentiel. Du côté de Joseph Chirico, le silence règne et sans nul doute, qu’il a de son côté, pris les devant, pour essayer de trouver la personne responsable avec l'aide de la famille Gambino.

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2017

30 Décembre 2017, 08:34am

Publié par Xav

Encore une année remplie de désillusions pour les procureurs fédéraux et les agences gouvernementales en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra. L’opération East Coast lancée contre plusieurs mafieux de hauts rangs, dont des Capitaines de la famille Genovese et l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, devait redorer le blason d’un bureau fédéral en perte de vitesse depuis quelques années sur ce sujet. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire devient actuellement une affaire très difficile à gérer pour les procureurs fédéraux, qui n’espèrent qu’une seule chose, tourner le plus rapidement la page. Pourtant, tout avait bien commencé. Le FBI avait démontré par plusieurs mois d’enquête, que la famille de Philadelphie et en particulier son Parrain, Joseph Merlnio, avait effectué du buisiness avec la famille Genovese et ses Capitaines, Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » O’Nofrio. Mais au fil des mois, les procureurs avaient remarqué que deux agents du FBI en charge de la surveillance du principal témoin, un Associé de la famille Genovese, John Rubio, avaient largement transgressé le cadre légal, ce qui mènera au licenciement de l’un de ses agents. Au final, les procureurs fédéraux embarrassés de remarquer leur principal témoin complètement discréditer avant même l’ouverture des procès, ont décidé de négocier des accords de plaidoyer très avantageux avec les principaux accusés. Surement vexé d’avoir été la cause d’une future débâcle, le FBI passe une nouvelle fois à l’offensive et cibla une famille, les Lucchese. La hiérarchie mafieuse fut inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO : le meurtre, le racket, l’extorsion, encore et toujours les mêmes délits. Ces arrestations ont prouvé une nouvelle fois, que les Parrains de la Cosa Nostra, même incarcérés dans de prisons fédérales, continuent à régner sur leur empire criminel. L’année 2018 sera sans doute une année charnière pour les agences gouvernementales dans leur lutte contre la Cosa Nostra. Les prochains procès définiront sans nul doute leur future stratégie, qui devra être dessiner très rapidement. En effet, alors que la justice Américaine enchaine les échecs contre les familles mafieuses, ces dernières profitent de cette situation pour se renforcer, pour se réorganiser. Laisser ces organisations criminelles la possibilité de respirer, leur permettent de pouvoir se reconstruire, même quand on pensait qu’une famille était défunte, comme la famille de Buffalo.

 

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 250
Associés : + 1000

 

L’année 2016 s’était mal terminée pour la famille Genovese. L’affaire East Coast couplée avec l’opération Shark, avait démontré des ramifications entre la Roll’s Royce du crime organisé aux Etats-Unis et la famille de Philaldephie, mais aussi une implatation encoe importante à New-York. En Mai dernier Pasquale « Patsy » Parrello, l’un des Capitaines incriminés dans l’affaire East Coast décidera de plaider coupable, profitant des offres assez avantageuses des procureurs fédéraux. En Août, Venero « Benny Eggs » Mangano, un membre emblématique de la famille Génovese, qui a longtemps servi dans le panel de direction, décédé de cause naturelle à l’âge quatre vingt quinze ans. On ne sait pas si ce mafieux de la vieille école jouait encore une part importante dans les décisions familiales, mais une chose est sûre, la hiérarchie de la famille Genvose n’a pas était une seule fois inquiété par les différentes opérations menées par les agences gouvernementales. Liborio « Barney » Bellomo serait toujours l’actuel Parrain, épaulé par Peter « Petey Red » DiChiara. Opérant depuis le quartier de Cherry Streets, les activités récentes et les aller-retours incessants dans le club social détenu par l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, confirment que ce dernier joue un rôle essentiel dans la structure de la famille Genovese. Pour les autres postes ? on attendra, la famille Genovese reste encore une famille très cloisonnée confirmant ainsi sa supériorité par rapport aux quatre autres familles New-Yorkaise. A noter qu’une partie de son équipe basée à Springfield dans l’État du Massachussetts, a subi les frais de l’opération East Coast.

 

 

La famille Gambino:

 

Peter Gotti
Peter Gotti

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Underboss : ?
Consigliere : ?

Street Panel : Joseph « Sonny « Juliano
                      Anthony Gurino          

Membres : + 200-250
Associés : + 1000

 

 

Sans l’inculpation en Décembre dernier du Capitaine, John « Johnny Boy » Ambrosi, la famille Gambino a relativement été épargnée cette année, la raison surement à son panel de rue se trouvant en dessous de la hiérarchie mafieuse, la protégeant ainsi des des inculpations sur des agences fédérales. Seulement, sur les trois Capitaines que composent ce panel, l’un d’entre eux, John Gambino est décédé en Novembre, laissant derrière lui, d’importante connexion avec les autres mafias italiennes dans le trafic de drogue. L’année dernière, on se posait la question pour savoir si Francesco Cali était devenu ou non le nouveau Parrain, à la place d’un Domenico Cefalu devenant vieillissant et préférant prendre sa retraite. Les informations qui ont découlé de l’affaire East Coast ont démontré qu’en réalité, Peter Gotti, qui était devenu le Boss de la famille Gambino au début des années 2000, occuperait toujours cette faction et ce malgré, son incarcération pour racket et une libération prévue en 2032. Dans un sens, il semble, que pour l’actuel hiérarchie mafieuse, dirigeait principalement par des membres d’origine Sicilienne, cette organisation ne semble par pour autant les contrariés. Peter Gotti est certes toujours le Parrain, un titre plus honorifique qu’autre chose, et ils savent qu’en cas d’opération d’envergure contre la famille Gambino, le Parrain sera toujours la cible prioritaire.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph DiNapoli

Membres : + 100-130
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese était surement trop tranquille. Après l’opération East Coast, le FBI décida quelques mois plus tard d’inculper une grande partie de la hiérarchie mafieuse. Steven Crea, Matthew Madonna qui était déjà incarcéré, Joseph DiNapoli, ainsi que des Capitaines et des Soldats, furent accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Cette opération avait confirmé en partie la hiérarchie actuelle de la famille Lucchese, qui avait eu beaucoup de mal à se reconstruire après la fin de l’ère Amuso/Casso, qui avait créé un climat délétère dans cette famille, qui avait toujours été habituée à une certaine stabilité. Justement, pendant des années, les agences gouvernementales pensaient que Vittorio Amuso, l’ancien Parrain, incarcéré à perpétuité pour plusieurs meurtres, avait décidé de laisser sa place à Steven Crea, cette opération infirma le contraire. Bien qu’incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité, Vittorio Amuso, n’aurait jamais voulu céder son titre de Parrain.

 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano
Underboss : ?
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

En 2017, l’actualité liée à la famille Bonanno, s’est concentrée en grande partie sur une seule personne, le Capitaine Vincent « Vinny » Asaro. Visiblement très énervé d’avoir vu ce dernier se faire acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa, les procureurs fédéraux inculpèrent Vincent Asaro, d’incendie volontaire. Ce dernier qui avait décidé de plaider coupable por la première fois de vie, a finalement été condamné après de huit années de prison, signifiant sans nul doute, la fin de son parcours criminel. La famille Bonanno est en pleine restructuration. Il ne fait plus aucun doute pour le FBI que Michael Mancuso, Parrain de cette organisation criminelle, gérait une grande partie des affaires de la famille Bonanno, depuis une prison fédérale du Texas, par le biais de différents intermédiaires, dont son propre neveu, le Soldat Franck « Frankie Boy » Salerno. Les agences gouvernementales en sont conscientes, et avait décidé transférer ce dernier dans plusieurs pénitenciers fédéraux, d’abord à Danbury dans l’État du Connecticut et désormais à Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, pour essayer de couper les liens entre sa cellule et la famille Bonanno. Mais Michael Mancuso qui est actuellement incarcéré pour des histoires de meurtre, devrait sortir de prison très prochainement en 2019 et continue à réorganiser les rangs, en intronisant de nouveaux membres. L’un d’entre eux, qui a décidé de collaborer avec le FBI, Vincent Morena, a pu enregistrer sa « cérémonie » d’intronisation, mais aussi permettre au FBI d’arrêter le Capitaine Damiano Zummo. Cette opération lancée par le FBI en Novembre dernier, a permis de confirmer une présence assez significative de la famille Bonanno au Canada, notamment dans la région d’Ontario.

 

 

La famille Colombo :

 

Carmine Persico
Carmine Persico

 

Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazo
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Fareze

Membres : + 90-110
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste toujours la plus petite des quatre autres familles New-Yorkaise. Gérée depuis plusieurs décennies par Carmine Persico à partir du pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, la famille Colombo n’a vraiment pas fait parler d’elle cette année. Carmine Persico a essayé, avec l’aide de ses avocats, à plusieurs reprises de sortir de prison, sans succès. Quant-à son fils, Michael Persico, un Associé de la famille Colombo, il a été condamné à cinq années de prison pour racket. Ce dernier joue un rôle déterminant dans cette organisation criminelle et malgré son simple statut d’Associé, garde une réelle influence dans les rues.

 

La famille DeCavalcante :

 

Philip Abramo
Philip Abramo

 

Parrain : ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 50-80
Associés : + 1000

 

Depuis le décès de Giovanni « John » Riggi, l’ancien Parrain et de Francesco « Frank » Guarani  qui faisait office d'Acting Boss et futur successeur, il est très difficile d’avoir un aperçu de l’actuel hiérarchie de la famille DeCavalcante. Encore très bien implantée dans l’État du New-Jersey, malgré la présence significative des familles Lucchese, Genovese et Gambino dans cet État, elle reste une famille stable, qui va retrouver dans les prochaines années, des membres influents, qui avaient été incarcérés au début des années 2000 après de la défection de Vincent « Vinny » Palermo. Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street », un membre influent de la famille DeCavalcante au début des années 1990, sera libérable en Janvier 2018, après avoir purgé près de quinze années pour meurtre et racket et pourrait se présenter comme un candidat sérieux au poste suprême. Charles Marjuri, qui a toujours été intéressé au poste de Parrain, pourrait être aussi une possibilité. Cette année, le Soldat Jerry Balzano avait fait le tour des médias Américains, après avoir été filmé en train d’agresser physiquement un automobiliste, un peu trop collant à son gout. En Avril dernier, il plaidera coupable, sans aucune excuse aux victimes et sera prochainement condamné à une peine maximale de deux années dans une prison d’État.

 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « Handsome Steve » Mazzone
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 70-80
Associés : + 500-1000

 

Encore une année assez mouvementée pour la famille de Phialdelphie, qui va voir son Parrain, Joseph Merlino, comparaitre dans les prochaines semaines dans un tribunal fédéral, pour répondre des accusations portées contre lui suite à l’affaire East Coast. Cette opération avait chamboulé quelque peut les lignes, dans cette famille jugée pour avoir un goût très prononcé par la violence et ou les clans y sont monnaie courante. En effet, il s’est avéré que Joseph Merlino avait fait du buisness avec les familles New-Yorkaise et en particulier avec la famille Genovese, sans prévenir pour autant les membres de sa famille et donc effectuer un partage équitable des bénéfices suite à ces rackets. Pour le clan Narducci, représentant les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, l’attitude du Parrain est surement irresponsable, une chose que les proches de Joseph Merlino essayent de tempérer le plus possible. En effet, la moindre étincelle peut déclencher une guerre de clan intestine que la famille de Philaldephie connaît très bien. Joseph Merlino avec ce procès joue à quitte ou double. Ce dernier pourrait très bien se faire acquitter et ainsi renfoncer encore plus sa position au sein de la famille de Philadelphie. Par contre, s’il est condamné à une lourde peine de prison, il est très probable que certains de ses membres, comme George Borgesi, Phil Narducci ou encore Steve Mazzone puissent se positionner pour reprendre les rênes d’une famille qui a su regarnir ses rangs ces dernières années.

 

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : ?
Acting Boss : Carmen « The Big Cheeze « DiNunzio
Underboss : ?
Consigliere : Matthew « Good Looking Matty »Guglielmetti

Membres : + 60-70
Associés : + 500

 

Cette année, la famille Patriarca a vu son Parrain, Peter « The Crazy Horse » Limone décédé de causes naturelles. Depuis plusieurs mois déjà, Peter Limone, qui était très affaibli par des problèmes de santé, avait laissé peu à peu son pouvoir à son Acting Boss, à Carmen DiNunzio. Ce dernier à déjà une très forte réputation dans la famille Patriarca. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé quelques années pour corruption et racket, Carmen DiNunzio à la particularité d’être très apprécié par les membres des deux factions que composent la famille Patriarca, celle de Providence dans l’État du Rode-Island et celle de Boston dans l’État du Massachusetts, ou Carmen DiNunzio est originaire et ou est situé son club social le Gemini Social Club. Carme DiNunzio est accompagné de Matthew Guglielmetti du Rhode-Island, en tant que Consigliere qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue. La hiérarchie de la famille Patriarca est en pleine reconstruction et devrait être définitive en 2018, avec la sortie prochain du frère de Carmen, Anthony DiNunzio, qui servait déjà d’Acting Boss à la famille quand son frère était incarcéré et nul doute qu’il jouera un rôle important dans le buisiness familial ces prochaines années. A noter, qu’Anthony Spagnalo, un autre Acting Boss de la famille Patriarca vient de sortir de prison, mais devrait être rétrogradé au rang de Capitaine.

 

 

La Outfit :

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-60
Associés : + 500

 

La Outfit continue à gagner de l’influence dans l’État de l’Illinois, en imposant une structure solide, qui lui permet de se préparer à des futures opérations du FBI. Les membres de sa hiérarchie, sont des individus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux et de ce fait, démontré leur loyauté envers la Cosa Nostra. Avec l’arrivée de Salvatore DeLaurentis, la Outfit de Chicago à su réorganiser ses rangs et apaiser certaines tensions qu’il pouvait y avoir avec la faction de Cicero gérait actuellement James « Jimmy » Inendino. De part son expérience et sa très bonne connaissance de la rue, Salvatore DeLaurentis avait repris sans forcer, le pouvoir à John « No Nose » DiFronzo devenant vieillissant et plus dans les capacités une structure criminelle aussi important que la Outfit. A ses côtés, Albert Verna considéré comme l’individu le plus dangereux de Chciago selon le FBI, a le respect nécessaire pour faire passer des messages aux membres de la Outfit dans les rues. Ne voulant pas complètement désorganisé la hiérarchie mise en place par John DiFronzo, Salvatore DiLaurentis, avait gardé Marco D’Amico au poste de Consigliere, après le refus de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi pour des raisons de santé. Alors que l’année 2017 fut relativement tranquille, l’année 2018 promet d’être plus compliquée pour la Outfit. En effet, dernièrement, le nouveau directeur du FBI en place à Chicago, a assurer que la Outfit était bien une priorité des agents fédéraux, en sachant qu’Albert Vena avait déjà était dans le collimateur des agents fédéraux 2016, quand ces derniers avaient essayé de le relier à plusieurs meurtres crapuleux, sans succès.

 

 

La Famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

 

La famille de Détroit continue à être l’une des familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Dirigée par Jack « Jackie The Kid » Giacalone depuis le décès de Giacomo Tocco en 2014, ce dernier a pris dès sa prise de fonction des disponibilités pour être soulagé de la pression exercée par les autorités fédérales en s’entourant d’hommes de confiance. En Acting Boss, Peter Tocco continue à faire la relation entre le Parrain et les membres sur le terrain, en transmettant les messages sur un territoire assez vaste. En Underboss, Anthony LaPiana, un mafieux de la vieille école, un criminel en col blanc, qui a des ramifications jusqu’à Chicago avec la Outfit. En Consigliere, Anthony Palazzolo, qui avait repris les fonctions après le départ en retraite de Dominic « Uncle Dom » Bommarito, qui est décédé en Janvier dernier de causes naturelles. Quatre Capitaines sont actuellement en place et l’un d’entre eux, Giuseppe D’Anna, un membre de la faction Sicilienne est sortie d’une prison fédérale après avoir purgé quelques années pour extorsion et agression. La famille de Détroit est extrêmement cloisonnée et tenue par des liens du sang, rendant la collaboration avec les autorités fédérales encore plus difficile.

 

 

La Famille de Buffalo :

 

Stefano Magaddino
Stefano Magaddino

 

Parrain : Anthony Todaro / Frank BiFulco ?
Acting Boss : ?
Underboss : Joe Violi ?
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : 20-40
Associés : +200

 

On l’a pensé défunte, anéanti depuis de nombreuses années et le décès de l’ancien Parrain Joseph Todaro Sr, avait donné très peu de chance à cette organisation criminelle de se reconstruire. La famille de Buffalo reste une famille historique de la Cosa Nostra. Le premier Boss en exercice, Stefano Magaddino devint un membre permanent de la Commission, lors de la création par Charles « Lucky » Luciano. Tout est parti d’une opération du FBI en Novembre dernier accompagné de la police Canadienne contre la famille Bonanno et des membres de la NDranghetta, la mafia Calabraise. Dans les personnes inculpées figuraient des membres de la famille de Buffalo, ce qui intrigua forcément les agences gouvernementales. Les conversations audios confirmèrent leur crainte, la famille de Buffalo serait encore très active. Quand Joseph Todaro Sr repris la famille dans les années 1980, la famille de Buffalo était déjà très affaiblie et renforça ainsi ses liens avec des membres de la mafia Calabraise, basée à Hamilton dans l’Ontario pour se renforcer. Quand Joseph Todaro Sr pris sa retraite en, il confia l’ensemble de ses affaires à son fils, Joseph Todaro Jr, propriétaire de plusieurs pizzerias dans la région de Buffalo. Préférant se légitimer il se serait très vite lui aussi retiré des affaires cette famille mafieuse, sans réelle certitude pour les agents fédéraux. Ce qui se passe aujourd’hui avec la famille de Buffalo peut aussi se produire avec d’autres familles de la Cosa Nostra qu’on croient défuntes depuis de nombreuses années, en Californie par exemple.

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OPÉRATION DU FBI CONTRE LES FAMILLES GAMBINO ET BONANNO

14 Décembre 2017, 17:46pm

Publié par Xav

John « Johnny Boy » Ambrosio
John « Johnny Boy » Ambrosio

Un acte d’accusation fédéral a été lancé contre sept membres présumés de la Cosa Nostra affiliés aux familles Gambino et Bonanno de New-York. Les différents accusés qui furent arrêtés et présentés devant un juge fédéral, sont accusés d’avoir exploité pendant plusieurs années plusieurs locaux consacrés essentiellement aux jeux illégaux, des « mini casinos » selon les procureurs fédéraux, dont l’argent allait directement dans les poches des familles de la Cosa Nostra. En plus de profiter des revenus assez conséquents sur les jeux, les mafieux ont aussi profité de leur « clientèle », la plupart des parieurs dégénérés, pour leur proposer à des taux exorbitants de l’argent, dans un seul but, que ces individus se ruinent et deviennent alors dépendant aux mafieux. A l’intérieur de ces murs, une autre activité avait lieu, le trafic de drogue. La marijuana, la cocaïne, voire du Xanas, les membres de la Cosa Nostra, vendait toutes sortes de drogues, une chose normalement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. L’enquête à réellement commencé en Janvier 2014. Les autorités fédérales se sont très vite concentrés sur les agissements criminels de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capitaine de la famille Gambino, de Franck « Frankie Boy » Salerno, un Soldat de la famille Bonanno et de cinq Associés de la familles Gambino, qui étaient sous les ordres direct de Franck Ambrosio. Au cours d’un enregistrement, ce dernier avait déclaré à un individu collaborant avec la justice Américaine, qu’il n’était pas « nécessaire » pour lui d’aller faire des centaines de kilomètres pour aller jouer au Casino, car tout était disponible dans son quartier, il pouvait ainsi selon ses propos, « économiser de l’essence ». Forcément, il est évident que la plupart des machines de jeux, installées dans les clubs sociaux appartenant à la Cosa Nostra sont trafiquées, dans un seul but, amassez un maximum d’argent et ruiner la personne, qui pense malheureusement avoir une chance de pouvoir récupérer ses gains pour pouvoir rembourser les mafieux, un cercle vicieux. Selon les procureurs fédéraux : « Les arrestations d’aujourd’hui prouvent une nouvelle fois, l’implantation importante de la Cosa Nostra dans le Long Island. Ces inculpations prouvent aussi que le crime organisé continue à harceler nos communautés avec un mépris général, dans un seul but, gagner de l’argent ». Lors d’un nouvel enregistrement effectué dans un club social appartenant à Franck Ambrosio, on pouvait entendre ses Associés se disputaient, dans la façon de recouvrir l’argent d’un mauvais payeur, se demandant s’ils pouvaient utiliser la violence physique dans les locaux de leur patron. L’individu en question, se sentant menacer, avait personnellement contacté l’Acting Capitaine de la famille Gambino, qui calmement avait répondu à l’intéressé : « Tu ne sais surement pas qui je suis, mais je peux te dire que tu ne marcheras plus jamais ».

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JOHN GAMBINO VIENT DE DÉCÉDER

19 Novembre 2017, 07:15am

Publié par Xav

Giovanni Gambino
Giovanni Gambino

Giovanni « John » Gambino, un Capitaine de la famille Gambino, est décédé le 16 Novembre dernier, il avait soixante dix sept ans. Avec l’aide de ses frères cadets, Rosario et Joseph, Giovanni Gambino aura marqué l’histoire d’une famille portant le même nom, mais étant seulement cousin éloigné de Carlo Gambino, Parrain historique de cette organisation criminelle. Né à Palerme, Giovanni Gambino, deviendra un membre intronisé de Cosa Nostra, en se rapprochant, d’une autre famille très impliquée dans la mafia Sicilienne, les Inzerillo. Avec la guerre contre les Corleonais, dirigeait à cette époque par Salvatore Riina, les Inzerillo n’avaient plus d’autre choix que de quitter leur pays natal, pour aller s’installer, avec l’autorisation de Salvatore Riina et de la famille Gambino à New-York. Avec les Inzerillo, les frères Gambino créeront « certains points d’échanges » entre la Sicile et les Etats-Unis, en s’impliquant très fortement, dans le trafic de drogue. Les Cherry Hills Gambino, du nom d’une ville du New-Jersey, ou les frères Gambino avaient leur repère, venaient de se créer et les sommes d’argent amassées par ce trafic de drogue international entre plusieurs pays, feront des frères Gambino, des mafieux extrêmement riches. A cette époque, Giovanni était affilié à la famille Gambino de New-York mais en tant qu'Associé, mais il deviendra avec ses frères, des membres intronisés de cette organisation criminelle, en 1975, par le biais du Parrain, Paul Castellano. Mis en accusation avec ses frères pour trafic d’héroïne au début des années 1980, Giovanni Gambino sera condamné en Italie à six années de prison, une peine qu’il ne purgera jamais, les Etats-Unis et l’Italie n’ayant à cette époque, aucun d’accord d’extradition entre les deux pays. Avec l’arrivée de John Gotti à la tête de la famille Gambino, Giovanni prendra du galon et sera nommé Capitaine. A la fin des années 1980, Giovanni et son frère Joseph (Rosario avait été condamné à quarante cinq de prison, une peine qu’il purgeait à Terminal Island dans l’État de la Californie) seront inculpés de trafic d’héroïne, dans une procédure qui durera plusieurs années. Libéré sous caution après payé plusieurs millions de dollars et placé sous surveillance électronique avec le port d’un bracelet, Giovanni et son frère Joseph, réussirent en 1992 à quitter New-York, avec pour objectif, fuir vers le Venezuela, ou les frères Gambino avaient des intérêts. Après une chasse à l’homme qui aura duré plusieurs semaines, les frères Gambino seront arrêtés par le FBI dans un motel isolé dans le Sud de l’État de Floride en Septembre 1992. Selon les autorités fédérales, Giovanni Gambino avait laissé poussé sa barbe et essayait tant bien que mal à s’adapter, mais son comportement avait intrigué plusieurs voisins. Les frères Gambino furent extradés à New-York et incarcérés en attendant leur procès pour trafic de drogue et racket. En 1993, les procureurs fédéraux avaient sorti l’artillerie lourde, en convoquant comme témoin, Salvatore Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino, qui connaissait très bien les agissements de deux frères. Les interrogatoires des avocats de la défense sur les différents témoins du gouvernement, furent très agressifs, une technique qui s’avéra payante, car le procès sera finalement annulé, le jury n’ayant jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux prévoyaient un nouveau procès, mais les frères Gambino réussirent à négocier un accord de plaidoyer et accepteront une peine de quinze années de prison. Libéré en 2005, l’Italie réclamait alors que Giovanni Gambino puisse répondre aux accusations de trafic de drogue dans son pays natal, mais un juge fédéral rejeta l’extradition en déclarant que le Capitaine de la famille Gambino avait déjà été condamné pour ces mêmes accusations aux Etats-Unis et de ce fait, il ne pouvait être rejugé pour les mêmes délits. Giovanni Gambino même très affaibli par son incarcération, continua à gérer son business et entre 2005 et 2008, aurait fait parti avec l’aide deux autres Capitaines, Daniel « Danny » Marino et Bartolemeo « Bobby » Vernace, d’un panel de décision au sein de la famille Gambino, avant que celui-ci ne soit « décapité » par les autorités fédérales, suite à l’Opération Old Bridge en 2008. Par la suite Giovanni se fera plus discret, même si selon le FBI, ce dernier supervisait une équipe de plusieurs Soldats, actifs dans le trafic de drogue, encore et toujours.

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OPÉRATION ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS CIBLANT LA COSA NOTRA ET LA NDRANGHETA

11 Novembre 2017, 08:18am

Publié par Xav

Une enquête coordonnée entre le Canada et les Etats-Unis, qui aura duré près de deux ans, a permis d’arrêter près de treize membres de la Cosa Nostra et de la NDrangheta Calabraise dans les deux pays. A New-York, hier matin, le FBI s’est chargé d’aller arrêter à leur domicile, quatre membres affiliés à la Cosa Nostra. L’Acting Capo de la famille Bonanno, Damiano Zummo, le Soldat de la famille Gambino, Paul Semplice et les Associés, Salvatore Russo et Paul Ragusa, qui ont été présentés devant un tribunal fédéral à New-York et inculpés de trafic de drogue, blanchiment d’argent et de prêt usuraire : « Les arrestations d’aujourd’hui transmettent un signal fort, et prouvent que nos bureaux et partenaires dans d’autres pays, s’engagent et s’associent, pour démanteler ces organisations criminels » déclara la procureure fédéral du district Est de New-York. L’acting Capitaine de la famille Bonanno, Damiano Zummo et son Associé, Salvatore Russo, ont selon les autorités fédérales, vendu près de dix kilogrammes de cocaïne entre New-York et la région d’Ontario au Canada, ou les membres de la NDranghetta sont très bien implantés. Le 14 Septembre dernier, dans une boutique de restauration Italienne, Damiano Zummo aurait vendu un kilo de cocaïne pour près de trente huit mille dollars. Dans les règles établies par la Cosa Nostra, le trafic de drogue est normalement interdit, mais rapportant d’énormément d’argent aux trafiquants, les hiérarchies mafieuses ont tendance très souvent à fermer les yeux sur les activités de leur membre. Damiano Zummo toujours lui, est aussi accusé de blanchiment d’argent après avoir établi de faux chèques, à une société de conseil, associée à la famille Bonanno. Dans la famille Gambino, je demande le Soldat, Paul Semplice, accusé quant-à lui, d’avoir extorqué plusieurs individus, en leur soutirant près de mille dollars par semaine. Dans des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux lors d’une audience préliminaire, on pouvait entre fièrement, le Soldat de la famille Gambino, se vantant de gagner des dizaines de milliers de dollars chaque semaine, en extorquant des personnes déjà pour la plupart très endettées. Ces arrestations furent possibles, grâce à un homme, un membre intronisé de la famille Bonanno, dénommé CW-1 par les autorités fédérales, qui en plus d’avoir enregistrer des centaines d’heures de conversations entre différents mafieux, a réussi historiquement, à enregistrer et filmer sa cérémonie d’intronisation dans la famille Bonanno. En 2015, au Canada, la famille Bonanno, qui a toujours entretenue de très bonne relation avec la famille Rizzuto, intronisa différents membres, dont CW-1. La cérémonie avait été effectuée par Damiano Zummo et dans celle-ci, on pouvait entendre ce dernier déclarait à CW-1 : « La raison pour laquelle nous sommes ici et qu’à partir de ce jour, tu seras un membre officiel de la famille Bonanno. Tu ne répondras qu’à elle désormais », sera suivi par la suite, par le rite d’intronisation initialement prévu pour toute adhésion dans la Cosa Nostra. Les quatre accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés après avoir payé une caution avoisinant les 500 000 mille dollars.

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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017, 08:22am

Publié par Xav

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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PAS DE NOUVEAU PROCÈS POUR FRANK LOCASCIO

25 Octobre 2017, 17:03pm

Publié par Xav

Frank LoCascio
Frank LoCascio

En Juin dernier, Frank « Frankie Loc » LoCascio, l’ancien Consigliere de John Gotti au début des années 1990, a pu « fêter » sa vingt cinquième année dans une prison fédérale. Condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, pour des multiples charges fédérales tenant de la Loi RICO, dont le racket et le meurtre, Frank LoCascio essaye depuis plusieurs années de faire réviser son procès pour diverses raisons. La première, est pour des raisons de santé. Incarcéré actuellement dans le centre pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachusetts  Frank LoCascio qui est désormais âgé de quatre vingt cinq ans, a selon ses avocats, plus la santé mentale et physique nécessaire, pour être enfermé plusieurs heures par jours derrière les barreaux. La seconde raison, est une question juridique. L’ancien Consigliere de la famille Gambino, a toujours prétendu que les procureurs fédéraux avaient truqué certains enregistrements pour le relier à certaines affaires, comme l’assassinat de Louis DiBono un Soldat de la famille Gambino. La décision d’assassiner Louis DiBono, qui manquait clairement de respect à John Gotti, en ne se présentant pas aux convocations envoyées par le Parrain de la famille Gambino, avait été prise dans un appartement se trouvant au dessus du Ravenite Social Club, son QG à cette époque. Ce dernier avait été « sonorisé » par les agents du FBI pour essayer d’amasser le plus de preuves possibles. Selon les avocats de Frank LoCascio, leur client aurait essayé de « temporiser » John Gotti, en lui demandant de prendre l’argent en signe de dédommagement, et de « passer à autre chose » et en aucun cas selon eux, Frank Locascio aurait approuvé ce meurtre. L’ancien Consigliere a dans cette affaire, toujours tenu un comportement de « victime ». Si ce dernier avait été condamné à la prison à perpétuité, ce n’était pas pour ses activités criminelles au sein de la famille Gambino, mais seulement en raison de sa grande amitié envers John Gotti et quand les procureurs fédéraux décidèrent de ne pas diffuser l’ensemble des enregistrements effectués dans l’appartement en question, Frank LoCascio, rajouta un autre mot à cette affaire le « complot ». Dernièrement, Frank LoCascio formula par le biais de ses avocats, une nouvelle demande pour un nouveau procès. Selon lui, ce dernier n’avait pas été mis au courant que le juge qui l’avait fait condamner au début des années 1990, avait un fils qui à cette époque, était un procureur fédéral travaillant dans l’État du Connecticut. Pour Frank LoCascio cela est encore plus troublant, que la plupart des accusations portées contre lui et dont il sera condamné par la suite, étaient des opérations de jeux illégaux effectuées dans cet État, ou la famille Gambino est encore à ce jour très présente. Pour Frank LoCascio, le juge fédéral Leo Glasser aurait dû se « récuser » avant même le début de son procès, en décidant finalement de se maintenir, ce dernier aurait créé certains dysfonctionnements dans les procédures liées à son affaire La réponse apportée par le juge en charge de cette demande fut nette et précise  Il rejeta immédiatement la demande effectuée par Frank LoCascio et déclara, que ce dernier avait été aussi condamné pour des charges fédérales encore plus grave que « les paris sportifs » : « Contester l’intégrité d’un juge le plus respecté et le plus juste, dans l’histoire judiciaire de la ville de New-York est complètement absurde » déclara un procureur fédéral. Mais les avocats de la défense n’ont pas dit pour autant leur dernier mot et même « déçu » du résultat, ces derniers comptent bien faire appel de cette décision. À noter, que le fils de Frank LoCascio, Salvatore, est actuellement considéré par le gouvernement fédéral, comme un Capitaine actif de la famille Gambino.

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SALVATORE GRAVANO AKA SAMMY THE BULL SORT DE PRISON

24 Septembre 2017, 07:02am

Publié par Xav

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore « Sammy The Bull » Gravano restera à jamais l’un des repentis les plus célèbres de la Cosa Nostra. Underboss de la famille Gambino pendant l’ère Gotti, Salvatore Gravano décidera, soit disant déçu par l’attitude de son Parrain ou pour éviter de terminer sa vie derrière les barreaux, de coopérer avec les autorités fédérales. Son témoignage, permettra d’incarcérer définitivement John Gotti derrière les barreaux et mettre fin à une certaine malédiction auprès des procureurs fédéraux, après deux procès qui s’étaient soldés par un échec. Après avoir plaidé coupable d’avoir participé à de nombreux assassinats, Salvatore Gravano, en raison de son témoignage, sera condamné à cinq années de prison, une peine dérisoire, l'accord du siècle diront même certains. A sa sortie de prison, Salvatore Gravano intègrera avec sa famille, le programme de protection des témoins, pour entamer une nouvelle vie, dans un nouvel État, loin des Gambino, qui essayait tant bien que mal de se reformer après la condamnation de leur Parrain. Mais Salvatore Gravano voulait en profiter. Profiter un maximum de sa nouvel notoriété, pour écrire un livre avec l'écrivain Peter Maas, mais aussi pour se pavaner devant les médias Américains sur son ancienne vie. Installé avec sa famille dans l’État de l’Arizona, à Phoenix plus précisément, Salvatore Gravano avait créé avec ses proches, une société dénommé Marathon Piscine Inc. Mais malgré de très bon revenus et un cadre de vie idyllique, Salvatore Gravano en voulait toujours plus et s’associa avec un gang Neo-Nazis, les Devil Dogs, vendant avec l’aide de sa famille, près de quarante milles doses d’ecstasy. Un trafic à grande échelle qui rapporta selon les autorités près de cinq cent mille dollars par semaines. Mais son nouveau parcours criminel fut de courte durée et au début des années 2000, il fut inculpé avec sa femme Debra, sa fille Karen et son fils Gerard de trafic de drogue. On apprendra par la suite que cette arrestation, lui avait ironiquement sauvé la vie. En effet, repéré depuis plusieurs mois par la famille Gambino, cette dernière avait envoyé, Thomas « Huck » Carbonaro (Un ancien Soldat dans l'équipe de Salvatore Gravano) et l’un de ses Associés, qui s’apprêtaient à passer à l’action. Très rapidement, face à la gravité des accusations et aux preuves amassées par les agents fédéraux, Salvatore Gravano décidera de plaider coupable et sera condamné en 2003 à dix neuf années de prison. Pour les procureurs fédéraux, Salvatore Gravano devait comprendre qu’il avait trahi une nouvelle fois, non pas cette fois-ci la Cosa Nostra, mais la justice Américaine et pour qu’il comprenne la portée de ses actes, il fallait en plus de cette longue peine de prison, un lieu d’incarcération exemplaire, la prison ADX Florence dans l’État du Colorado. Cette

ADX Florence
ADX Florence

prison, représente selon les autorités fédérales, « l’enfer carcéral » par excellence. Les prisonniers incarcérés sont maintenus dans leur cellule près de vingt trois heures par jour, sans le moindre contact avec les autres détenus. Le but de ce pénitencier, est de briser moralement, psychologiquement, tout type de détenus, même les plus endurcis. En entrant dans sa cellule, Salvatore Gravano, qui avait entrainé dans sa chute, son fils Gerard condamné à neuf ans de prison, (Sa femme Debra et sa fille Karen plaideront coupable et seront condamnées à de la probation), savait qu’il allait vivre de longues années de souffrance derrière ces murs. En prison, Salvatore Gravano fut curieusement jugé comme un détenu modèle, mais souffrit de problème lié à sa thyroïde, le laissant la plupart du temps amoindrit et physiquement considérablement changé. En Juin 2015, Salvatore Gravano fit une première demande de libération conditionnelle pour raison médicales, une demande qui sera finalement rejetée. La juge fédérale Allyne Ross, qui avait instruit l'affaire de Salvatore Gravano lors de sa condamnation pour trafic de drogue, ne voulait pas donner une troisième chance à l'ancien Underboss de la famille Gambino. Sa sortie était logiquement fixée en 2019, mais entre temps, Salvatore Gravano fit une nouvelle demande de libération conditionnelle, qui fut cette fois-ci acceptée. Désormais libre, de nouveau, son avocat déclara : « Il est de bonne humeur, en bon santé et veut tout simplement aller de l’avant », sans préciser le lieu ou ce dernier est actuellement logeait, il stipula de nouveau : « En ce moment, son plan consiste à jouir de nouveau de sa liberté ». Âgé de soixante douze ans, Salvatore Gravano terminera le restant de ses jours en liberté surveillée, mais en dehors du programme de protection des témoins.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO DE RETOUR DANS LES RUES DE NEW-YORK APRÈS VINGT HUIT ANNÉES EN PRISON

23 Septembre 2017, 10:42am

Publié par Xav

John Carneglia et Gene Gotti
John Carneglia et Gene Gotti

En 1989, dans un tribunal fédéral à New-York, John Carneglia un Soldat de la famille Gambino attendait patiemment, avec son équipe d’avocats, son verdict. Inculpé de plusieurs charges fédérales, dont le trafic de drogue et le meurtre, John Carneglia était habitué à ce genre de situation, aucun stress n’était vraiment palpable sur son visage. En 1987, inculpé avec le propre frère de John Gotti, Gene, de prêt usuraire, de trafic d’armes et de meurtre, les deux amis avaient réussi à se faire acquitter, à la surprise générale, dans un procès surement acheté par la famille Gambino. Une année plus tard, en 1988, lors d'un deuxième procès et après plusieurs jours de délibération, les jurés n’avaient jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux proposèrent alors un deal à John Carneglia et à Gene Gotti. Si les deux mafieux décidaient de plaider coupable, alors les procureurs ne demanderont au maximum que quinze années dans une prison fédérale. Une offre intéressante, mais à cette époque, la famille Gambino était dirigée par John Gotti et ce dernier avait menacé de mort, tout membre qui acceptait une offre de plaidoyer avec la justice Américaine. Pour John Carneglia et Gene, le fait de ne pas pouvoir accepter cette offre de dernière, ne représentait pas réellement un problème, après deux procès annulés, il y avait de forte chance quelles deux mafieux se fassent de nouveau acquittés. Mais ce jour là, quand les jurés rentrèrent dans la salle d’audience, le verdict de culpabilité fut implacable. Coupable de trafic de drogue, la peine fut aussi exemplaire, cinquante années de prison. John Carneglia et Gene Gotti acceptèrent cette peine sans broncher. Ce verdict mettait sans nul doute fin, à la carrière criminelle de John Carneglia, l’un des tueurs à gages les plus appréciés de la famille Gambino, impliqué dans plusieurs dizaines d’assassinats. Le plus célèbre d'entre eux, restera celui de Paul Castellano, ancien Parrain de la famille Gambino, assassiné devant le Sparks Steack House en Décembre 1985. Ce soir là, dans une rue bondée par des passants, qui achetaient les derniers préparatifs pour les fêtes de Noël, John Carnaglia, habillé d’un long manteau, équipé de chapeau de cosaque Russe, attendait avec plusieurs mafieux à la solde de John Gotti, la voiture de Paul Castellano et de son chauffeur Thomas Blotti  Lors du procès de John Carneglia, Jeffrey Davidson, un commercial qui venait de quitter son bureau, à proximité du restaurant, avait détaillé avec minutie, dans les moindre détails, au péril de sa vie. Il se souvient encore de cette homme, visage fermé, s’approchant d’un corps allongé à terre, lui tirant à plusieurs reprises. Cet individu, il l’identifiera plus tard aux agents fédéraux, comme étant John Carneglia. Aujourd’hui, John Carneglia est désormais âgé de soixante douze ans et après vingt huit années passées derrière les barreaux, c’est un autre homme qui vient de sortir du pénitencier fédéral d'Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie. Contrairement à son frère, lui aussi un Soldat de la famille Gambino, condamné à la prison à perpétuité, sa position au sein de cette organisation criminelle reste encore incertaine. Après toutes ces années, en tenant sa « bouche fermée », il ne fait aucun doute que John Carnaglia a engendré un énorme respect auprès des membres de la famille Gambino. Mais après tout ce temps passé derrière les barreaux, la question que se pose actuellement la plupart des agents fédéraux en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra, est la suivante : John Carneglia va t’il enfin décider de prendre sa « retraite », ou va t’il reprendre ses activités criminelles dans une famille complètement chamboulée, en attendant la sortie de Gene Gotti, le quatorze Septembre prochain ?.

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