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LA FIN D'UN PARCOURS CRIMINEL POUR VINCENT ASARO

29 Décembre 2017, 09:08am

Publié par Xav

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Vincent « Vinny » Asaro, un Capitaine de la famille Bonanno, ruminait dans sa cellule du Métropolitan Center à New-York. Agé de quatre vingt deux, le mafieux qui aura marqué l’histoire du crime organisé aux Etats-Unis, savait que sa présentation devant un juge fédéral en fin de semaine, pouvait faire office d’une condamnation à mort, si le magistrat suivait les réquisitions des procureurs fédéraux. Pourtant, après avoir été acquitté dans l’affaire dit de la Lufthansa, Vincent Asaro pensait avoir fait le plus dur, mais cette vieille histoire d’incendie volontaire l'a rattrapé au mauvais moment. Une affaire mineure, au vu de son parcours criminel, qui pourrait le voir mourir derrière les barreaux, la faute de quoi ? d’un tempérament sulfureux et d’une vie baignée dans la violence, on fait que le Capitaine de la famille Bonanno, énervé d’avoir été manqué de respect par un automobiliste qui lui avait fait une queue de poisson, avait poursuivi l’individu complètement apeuré dans divers quartiers de New-York, avant de perdre sa trace. Dès le lendemain, il avait ordonné à ses Associés, dont le petit fils de John Gotti, John Gotti Jr, de repérer l’individu et de bruler sa voiture, par vengeance. Désormais, dans sa cellule du Métropolitan Center de New-York, Vincent Asaro espère qu’en ayant plaidé coupable pour la première fois de sa vie coupable de ce crime, le juge fédéral pourrait lui donner une peine légère, par exemple le nombre d’années passées depuis son inculpation dans cette affaire il y a plusieurs mois. Mais les procureurs fédéraux demandaient près de quinze années. Pour quel motif ? La grande gueule du Capitaine de Vincent Asaro, qui selon ces derniers se seraient vanté auprès d’autres détenus, d’avoir été acquitté du plus célèbre casse dans l’histoire Américaine et surtout, de pouvoir s’il le voulait faire assassiner des procureurs à New-York. Pour le gouvernement fédéral, Vincent Asaro devait « payer » toute une vie passée dans la

Metropolitan Center
Metropolitan Center

Cosa Nostra et surtout, de n’avoir jamais profité des diverses occasions qui se sont présentées à lui pour se réhabiliter définitivement, de changer de vie. Cette semaine, Vincent Asaro, qui souffre selon ses avocats, de plusieurs problèmes de santé, avait demandé auprès du juge fédéral en charge de ce dossier, de pouvoir quitter le centre de détention ou il est incarcéré, pour aller voir un médecin spécialisé. Jugeant son état « d’inquiétant » toujours selon ses avocats, la santé de Vincent Asaro se serait « aggravée depuis son incarcération dans le Métropolitan Center de New-York ». Sa demande fut refusée, donnant alors déjà un apperçu du verdict que pouvait attendre Vincent Asaro dans cette affaire. Ce jeudi, devant un juge fédéral, c’est un homme âgé, portant l’habit traditionnel des prisonniers fédéraux, menottes aux poignets, qui se présentait devant le tribunal. Avant de recevoir son verdict, étonnamment et au vu de sa personnalité, le Capitaine de la famille Bonnano présenta ses excuses aux victimes et à la juge fédérale : « Je suis terriblement désolé, j’étais sur le chemin du retour, je ne sais pas comment cela a pu arriver » déclara t’il. Mais la juge fédérale ne s’est pas laissé berner par les excuses de Vincent Asaro. Des membres de la Cosa Nostra, elle en a vu passé dans son tribunal et la plupart utilise le même stratagème pour essayer de s’en sortir et éviter l’incarcération. Elle condamna alors le Capitaine de la famille Bonanno à huit années de prison, au vu de son âge avancé, il est fort probable que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Pour justifier de sa décision, elle développa sur le fait que Vincent Asaro « restait un individu dangereux ». Elle se référa aussi à plusieurs affaires, au casse de la Lufthansa, mais aussi à un meurtre crapuleux en 1969, l'assassinat de l'Associé de la famille Lucchese Paul Katz étranglé avec une chaîne pour chien et dont Vincent Asaro reste le principal suspect. Des éléments troublants selon la juge fédérale, qui démontre que ce dernier à toujours vécu que pour une seule chose, la Cosa Nostra. Les avocats de la défense avaient essayé tant bien que mal avant le verdict, de défendre leur client, décriant les méthodes des procureurs, qui « essayent » selon eux, de faire « condamner Vincent Asaro pour des délits vieux de plusieurs décennies ». Cette peine de huit années est pratiquement le double de la peine que prévoit normalement la loi fédérale pur ce genre délit, ce qui démontre bien que la juge a bien pris en compte le lourd passé criminel du Capitaine de la famille Bonanno pour rendre son verdict. Visiblement dégouté par ce verdict, Vincent Asaro encore choqué, déclara : « Je me fiche de ce qui vient de se passer. Vous m’avez condamné à mort de toute façon ». Vincent Asaro quitta alors le tribunal fédéral, surement pour la dernière fois de sa longue carrière criminelle, pour rejoindre sa cellule du Métropolitan Center, avant d’être transféré dans plusieurs semaines dans un pénitencier fédéral quelque part aux Etats-Unis, loin de New-York.

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OPÉRATION DU FBI CONTRE LES FAMILLES GAMBINO ET BONANNO

14 Décembre 2017, 17:46pm

Publié par Xav

John « Johnny Boy » Ambrosio
John « Johnny Boy » Ambrosio

Un acte d’accusation fédéral a été lancé contre sept membres présumés de la Cosa Nostra affiliés aux familles Gambino et Bonanno de New-York. Les différents accusés qui furent arrêtés et présentés devant un juge fédéral, sont accusés d’avoir exploité pendant plusieurs années plusieurs locaux consacrés essentiellement aux jeux illégaux, des « mini casinos » selon les procureurs fédéraux, dont l’argent allait directement dans les poches des familles de la Cosa Nostra. En plus de profiter des revenus assez conséquents sur les jeux, les mafieux ont aussi profité de leur « clientèle », la plupart des parieurs dégénérés, pour leur proposer à des taux exorbitants de l’argent, dans un seul but, que ces individus se ruinent et deviennent alors dépendant aux mafieux. A l’intérieur de ces murs, une autre activité avait lieu, le trafic de drogue. La marijuana, la cocaïne, voire du Xanas, les membres de la Cosa Nostra, vendait toutes sortes de drogues, une chose normalement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. L’enquête à réellement commencé en Janvier 2014. Les autorités fédérales se sont très vite concentrés sur les agissements criminels de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capitaine de la famille Gambino, de Franck « Frankie Boy » Salerno, un Soldat de la famille Bonanno et de cinq Associés de la familles Gambino, qui étaient sous les ordres direct de Franck Ambrosio. Au cours d’un enregistrement, ce dernier avait déclaré à un individu collaborant avec la justice Américaine, qu’il n’était pas « nécessaire » pour lui d’aller faire des centaines de kilomètres pour aller jouer au Casino, car tout était disponible dans son quartier, il pouvait ainsi selon ses propos, « économiser de l’essence ». Forcément, il est évident que la plupart des machines de jeux, installées dans les clubs sociaux appartenant à la Cosa Nostra sont trafiquées, dans un seul but, amassez un maximum d’argent et ruiner la personne, qui pense malheureusement avoir une chance de pouvoir récupérer ses gains pour pouvoir rembourser les mafieux, un cercle vicieux. Selon les procureurs fédéraux : « Les arrestations d’aujourd’hui prouvent une nouvelle fois, l’implantation importante de la Cosa Nostra dans le Long Island. Ces inculpations prouvent aussi que le crime organisé continue à harceler nos communautés avec un mépris général, dans un seul but, gagner de l’argent ». Lors d’un nouvel enregistrement effectué dans un club social appartenant à Franck Ambrosio, on pouvait entendre ses Associés se disputaient, dans la façon de recouvrir l’argent d’un mauvais payeur, se demandant s’ils pouvaient utiliser la violence physique dans les locaux de leur patron. L’individu en question, se sentant menacer, avait personnellement contacté l’Acting Capitaine de la famille Gambino, qui calmement avait répondu à l’intéressé : « Tu ne sais surement pas qui je suis, mais je peux te dire que tu ne marcheras plus jamais ».

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LA FIN D'UNE CARRIÈRE CRIMINELLE POUR VINCENT ASARO ?

2 Décembre 2017, 07:57am

Publié par Xav

Vincent Asaro
Vincent Asaro

Reconnu non coupable en Novembre 2015, dans l’affaire dite de la « Lufthansa »,  les procureurs fédéraux n’ont pas lâché pour autant leur emprise sur le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asaro. En Mars 2017, ces mêmes procureurs inculpèrent le petit-fils de John Gotti, ainsi que Vincent Asaro, d’incendie volontaire. En 2012, alors que le Capitaine de la famille Bonanno rentrait tranquillement chez lui, vers son domicile d’Howard Beach, un individu n’ayant aucun lien avec la Cosa Nostra, lui coupa la route, un manque de respect que Vincent Asaro ne toléra pas. Malgré son âgé avancé, le Capitaine de la famille Bonanno s’était lancé dans une course poursuite a travers les rues d’Howard Beach, mais aussi du Queens. Le conducteur paniqué, avait, selon les procureurs, emprunté des rues sous vidéo-surveillance pour alerter plus rapidement la police, mais au moment ou les forces de l’ordre étaient intervenus, la voiture de Vincent Asaro avait disparu. Dès le lendemain, pour se venger, Vincent Asaro contacta, un Associé de la famille Gambno, John Gotti Jr, qui pouvait repérer la plupart des véhicules de la ville de New-York, en ayant accès à certaines bases d’identification du NYPDC et lui ordonna de traquer l’individu en question et dès que possible, d’incendier son véhicule. Le problème dans cette affaire, est comme la plupart des dossiers traitant de la Cosa Nostra, est le nombre de témoins à charge, prêts à venir témoigner lors d'un futur procès. Âgé de quatre vingt deux ans et risquant de terminer sa vie derrière les barreaux, Vincent Asaro, décida, pour la première fois de sa longue carrière criminelle, de plaider coupable des accusatins retenues contre lui. En Juin dernier, dans un tribunal fédéral New-Yorkais, Vincent Asaro, bras croisés, portant l’habit habituel des prisonniers, déclara devant un juge fédéral : « J’ai demandé à une personne de bruler sa voiture, J’ai pris des dispositions pour que mon ordre soit effectué ». Cette mise en scène avait fortement déplu à Vincent Asaro, mais pour son avocate, il était nécessaire que le Capitaine de la famille Bonanno puisse reconnaitre ses crime,s pour éviter une longue peine de prison. Mais les procureurs fédéraux, encore visiblement très énervés, d’avoir été humiliés lors du procès dit de la « Lufthansa », ont demandé cette semaine au juge fédéral en charge de ce dossier, de condamner Vincent Asaro, à quinze années dans une prison fédérale, ce qui ressemble visiblement à une « condamnation à mort » pour le Capitaine de la famille Bonanno. Selon les lois fédérales en vigueur, un individu inculpé d’incendie volontaire, risque au maximum entre cinq et six années de prison. Mais selon les procureurs fédéraux, la juge fédérale, peut faire évoluer la peine, en raison du comportement de Vincent Asaro, mais aussi pour l’ensemble de sa carrière criminelle. Car selon ces derniers, le Capitaine de la famille Bonanno s’était vanté à plusieurs reprises, auprès d’autres détenus du Métropolitan Center de New-York, d’avoir organisé le fameux casse de la « Lufthansa » et d’avoir été acquitté. Mais surtout, il aurait déclaré avoir la possibilité de lancer un contrat contre certains procureurs, une attitude inacceptable qui mérite, selon le gouvernement fédéral une quinzaine d’années de prison.

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L'IDENTITÉ DE L'INFORMATEUR DANS LA FAMILLE BONANNO DÉVOILÉE

18 Novembre 2017, 08:55am

Publié par Xav

Dans l’opération lancée contre la famille Bonanno et Gambino la semaine dernière, l’identité de CW-1, l’informateur, qui pendant plusieurs mois, a pu enregistrer différents mafieux et même sa cérémonie d’intronisation dans la Cosa Nostra a été dévoilée, il s’agit de Vincent Morena, petit retour sur son passé criminel. En 2001, Vincent Morena, avait été arrêté pour racket et condamné à près de quatre ans et demi derrière les barreaux, il avait à cette époque vingt huit ans. Vincent Moreno a toujours trainé dans une petite bande affiliée à la famille Bonanno, qui avait ses repères au Baldo Amato’s Caffe Giannini dans le Queens, un endroit détenu par un Soldat de la famille Bonanno, Baldassare « Baldo » Amato. A l’intérieur de ce club social, Vincent Morena fera la connaissance de Paul Ragusa, qui sera arrêté la semaine dernière, un criminel multirécidiviste, qui avait déjà été condamné à dix neuf années de prison pour braquage et tentative de meurtre. La veille de son incarcération, sa famille, ses amis et Associés organisèrent une dernière fête en son honneur. Pendant cette soirée qui fut très festive, ils se remémorèrent ensemble, leur « histoire de guerre ». A cette époque, Vincent Morena était déjà considéré comme un « dur à cuir », qui était toujours partant pour faire du buisiness et qui attendait qu’une chose, être proposé à l’intronisation dans la famille Bonanno. A Vingt huit ans, rester un peu plus de quatre ans derrière les barreaux, cela ne représentait pas grand chose, surtout qu’effectuer une peine de prison pour racket, pouvait encore améliorer de plus en plus son respect au sein de la famille Bonanno. A sa sortie de prison, Vincent Morena repris ses activités criminelles au sein de la famille Bonanno, le braquage et le vol était sa grande spécialité. Mais en 2006, Vincent Morena, qui n’avait toujours pas été intronisé dans la Cosa Nostra, se fit arrêter par le NYPD. Au vu de son long casier judiciaire, la justice Américaine profita que l’Associé de la famille Bonanno, n’ait pas la nationalité Américaine, pour l’extrader dans son pays natal, l’Italie. Vincent Morena y vécu avec sa femme et son enfant jusqu’en 2011, jusqu’au jour, ou des membres de la famille Bonanno, avec qui il était toujours en contact, lui proposèrent de venir s’installer au Canada, un pays ou cette famille mafieuse, a toujours été très bien implanté avec l’aide de la famille Rizzuto. Sa femme et son fils partirent les premiers vers l’Ontario, Vincent Morena les rejoindra quelques semaines plus tard. En arrivant sur le sol Canadien, ce dernier repris contact très rapidement avc les membres de la famille Bonanno implantés sur ce territoire, avant de se faire arrêter de nouveau par la GRC en 2014. C’est à ce moment là que tout bascula. Vincent Morena, était accusé cette fois-ci non pas de vol, mais de trafic de cocaïne et les peines n’avaient plus rien avoir avec un simple braquage, il pouvait désormais terminer sa vie derrière les barreaux. Vincent Morena, n’hésita pas une seule seconde, et proposa son aide pour mettre derrière les barreaux des membres de la Cosa Nostra au Canada, mais aussi à New-York. Entre 2014 et 2015, Vincent Morena commença à enregistrer des mafieux dans diverses réunions. En 2015, ce dernier filmera et enregistrera son intronisation au sein de la Cosa Nostra, une cérémonie très particulière, qui n’avais strictement rien à voir avec les règles établies par cette organisation criminelle. Quand Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino, ou Alphonse « Little Al » D’Arco, ancien Acting Boss de la famille Lucchese, racontaient leur intronisation dans la Cosa Nostra, on pouvait ressentir une certaine forme de gravité, mais aussi un honneur intense, d’appartenir à une famille, qui sera toujours, selon eux, là pour les épauler. Le doigt piqué par une aiguille, le sang coulant sur une image pieuse, les deux hommes avaient prêté serment d’allégeance jusqu’à leur mort à la Cosa Nostra. L’intronisation de Vincent Morano eut lieu au Canada et sera effectué non pas par la hiérarchie mafieuse, dont le Parrain, Michael « The Nose » Mancuso est actuellement incarcéré, mais par un Acting Capitaine, dénommé Damiano Zummo. Dans la pièce ou se déroula la cérémonie, aucune image pieuse, aucun couteau ou encore aucune arme était posée sur la table. Un simple discours de Damiano Zummo qui présenta dans les grandes lignes l’organisation actuelle de la famille Bonanno et le déclara à partir d’aujourd’hui, un membre de la famille Bonanno. Un simple « merci » de la part de Vincent Morena conclura cette cérémonie très simpliste, d'un autre temps.

 

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OPÉRATION ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS CIBLANT LA COSA NOTRA ET LA NDRANGHETA

11 Novembre 2017, 08:18am

Publié par Xav

Une enquête coordonnée entre le Canada et les Etats-Unis, qui aura duré près de deux ans, a permis d’arrêter près de treize membres de la Cosa Nostra et de la NDrangheta Calabraise dans les deux pays. A New-York, hier matin, le FBI s’est chargé d’aller arrêter à leur domicile, quatre membres affiliés à la Cosa Nostra. L’Acting Capo de la famille Bonanno, Damiano Zummo, le Soldat de la famille Gambino, Paul Semplice et les Associés, Salvatore Russo et Paul Ragusa, qui ont été présentés devant un tribunal fédéral à New-York et inculpés de trafic de drogue, blanchiment d’argent et de prêt usuraire : « Les arrestations d’aujourd’hui transmettent un signal fort, et prouvent que nos bureaux et partenaires dans d’autres pays, s’engagent et s’associent, pour démanteler ces organisations criminels » déclara la procureure fédéral du district Est de New-York. L’acting Capitaine de la famille Bonanno, Damiano Zummo et son Associé, Salvatore Russo, ont selon les autorités fédérales, vendu près de dix kilogrammes de cocaïne entre New-York et la région d’Ontario au Canada, ou les membres de la NDranghetta sont très bien implantés. Le 14 Septembre dernier, dans une boutique de restauration Italienne, Damiano Zummo aurait vendu un kilo de cocaïne pour près de trente huit mille dollars. Dans les règles établies par la Cosa Nostra, le trafic de drogue est normalement interdit, mais rapportant d’énormément d’argent aux trafiquants, les hiérarchies mafieuses ont tendance très souvent à fermer les yeux sur les activités de leur membre. Damiano Zummo toujours lui, est aussi accusé de blanchiment d’argent après avoir établi de faux chèques, à une société de conseil, associée à la famille Bonanno. Dans la famille Gambino, je demande le Soldat, Paul Semplice, accusé quant-à lui, d’avoir extorqué plusieurs individus, en leur soutirant près de mille dollars par semaine. Dans des enregistrements dévoilés par les procureurs fédéraux lors d’une audience préliminaire, on pouvait entre fièrement, le Soldat de la famille Gambino, se vantant de gagner des dizaines de milliers de dollars chaque semaine, en extorquant des personnes déjà pour la plupart très endettées. Ces arrestations furent possibles, grâce à un homme, un membre intronisé de la famille Bonanno, dénommé CW-1 par les autorités fédérales, qui en plus d’avoir enregistrer des centaines d’heures de conversations entre différents mafieux, a réussi historiquement, à enregistrer et filmer sa cérémonie d’intronisation dans la famille Bonanno. En 2015, au Canada, la famille Bonanno, qui a toujours entretenue de très bonne relation avec la famille Rizzuto, intronisa différents membres, dont CW-1. La cérémonie avait été effectuée par Damiano Zummo et dans celle-ci, on pouvait entendre ce dernier déclarait à CW-1 : « La raison pour laquelle nous sommes ici et qu’à partir de ce jour, tu seras un membre officiel de la famille Bonanno. Tu ne répondras qu’à elle désormais », sera suivi par la suite, par le rite d’intronisation initialement prévu pour toute adhésion dans la Cosa Nostra. Les quatre accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés après avoir payé une caution avoisinant les 500 000 mille dollars.

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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017, 08:22am

Publié par Xav

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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DATE DE PROCÈS ET CONDAMNATION CONFIRMÉES POUR DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

14 Octobre 2017, 06:05am

Publié par Xav

Ronald Giallanzo
Ronald Giallanzo

En Mars 2017, le FBI effectua plusieurs arrestations au sein de la famille Bonanno. Parmi la dizaine de membres arrêtés et inculpés, figuraient un Capitaine, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, connu défavorablement depuis des nombreuses d'années par les services de police pour son activité d’usurier, mais aussi, pour être le neveu d’un autre Capitaine emblématique de la famille Bonanno, Vincent Asaro. C’est grâce notamment à ses activités d’usurier, mais aussi dans les paris sportifs, que Ronald Giallanzo gravit un à un les échelons du crime organisé, et lui permit de s’offrir un manoir à Howard Beach de plusieurs millions de dollars. Le Capitaine de la famille Bonanno offrait volontiers de l’argent à des individus surendettés à des taux d’intérêts exorbitants, un grand classique de la Cosa Nostra. Dans la plupart des cas, les individus en question ne pouvaient rembourser leur dette et faisait face alors à certaines violences orchestrées par les Associés de Ronald Giallanzo, qui étaient prêt à tout, pour récupérer son argent. Les procureurs fédéraux ont raconté l‘histoire d’un homme qui devait près de 250 000 dollars à Ronald Giallanzo et qui était activement recherché par la famille Bonanno. Ce dernier avec plusieurs de ses Associés, repérèrent son véhicule dans les rues de New-York, et commencèrent à le menacer, avant de l’extirper de son véhicule pour le rouer de coups. Risquant jusqu’à vingt années derrière les barreaux, Ronald Giallanzo ne flancha pas et décida de plaider non coupable. Cette semaine, une date fut fixée pour le procès des membres la famille Bonanno, le 25 Juin 2018. Alors même si les procureurs fédéraux stipulent, que certains des accusés sont encore dans des attentes de plaidoyer pour faire baisser leur peine de prison, la plupart des mafieux inculpés se présenteront bien devant un tribunal fédéral à New-York pour défendre leur cause.

 

En Juin 2008, le petit monde de Dino « Little Dino » Saracino, un Soldat de la famille

Dino Saracino
Dino Saracino

Colombo s’arrêta brusquement. Inculpé de racket et de meurtre, ce dernier n’avait que deux solutions, collaborer ou tenter sa chance dans un procès fédéral. Dino Saracino refusa de coopérer, pour ne pas trahir son serment d'allégeance à la Cosa Nostra et lors de son procès, il vit défiler à la barre des témoins, des membres hauts placés de la famille Colombo, comme Dino Calabro, ou encore son propre frère, Sebastian, qui pour éviter une peine de prison à perpétuité, décidera de collaborer avec la justice Américaine. Lors de son interrogatoire, Dino Saracino s’était très vite énervé, en insultant son frère dans le tribunal de tous les noms, tout en déclarant : « Arrête de mentir et ne n’emploi plus le mot frère ». Selon les procureurs fédéraux, Dino Saracino s’était vanté de pouvoir purgé « vingt années de prison » et sortir de là avec un « grand sourire ». Finalement, Dino Saracino sera acquitté du meurtre de Ralph Dolls, mais reconnu coupable de racket et face à autant de provocation tout le le long du procès, sera condamné à près de cinquante années de prison, une peine qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Hazelton dans l’État de la Virginie. Pour une sortie programmée en 2052, Dino Saracino qui sera alors âgé de quatre vingt ans, sait pertinemment qu’il risque de terminer sa vie derrière les barreaux, il fallait donc, avec l’aide ses avocats, agir. Dernièrement, le Soldat de la famille Colombo avait demandé à un juge fédéral de pouvoir être rejugé. Le motif ?, Dino Saracino déclare ne pas avoir été assez défendu par son avocat à cette époque, une demande que le juge fédéral ayant condamné le Soldat de la famille Colombo il y a quelques années, rejeta immédiatement. Lors de sa condamnation, le juge fédéral avait déclaré que Dino Saracino n’avait jamais vraiment cherché à prouver son innocence, et que malgré son acquittement dans le meurtre du policier, Ralph Dolls,  le Soldat de la famille Colombo, pouvait être considéré selon lui, comme un tueur à gages à la solde de la Cosa Nostra. « Déçu » par cette décision, les avocats de Dino Saracino comptent faire appel prochainement. Affaire à suivre.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO ÉVITE LA PRISON POUR SA RÉSIDENCE SURVEILLÉE

23 Septembre 2017, 07:12am

Publié par Xav

Robert Attanasio
Robert Attanasio

Un Capitaine de la famille Bonanno, Robert « Bobby HaHa » Attanasio a été condamné à six mois de résidence surveillée pour une violation de libération conditionnelle. Frère de Louis « Louis Haha » Attanasio, un Capitaine de la famille Bonanno, condamné en 2006 à quinze années de prison pour le meurtre de Cesare Bonventre en 1984, Robert Attanasio est sorti du tribunal, grand sourire, comme à son habitude, avec l’impression d’avoir échappé de justesse à la prison. Pourtant, les procureurs fédéraux avaient essayé d’incarcérer le Soldat de la famille Bonanno, pour avoir été surpris à plusieurs reprises en train de téléphoner à des membres de la Cosa Nostra, ou encore d’avoir participé à un tournoi de pétanque avec un Associé de la famille Gambino, Louis Vallario. Robert Attanasio qui avait été condamné en 2006 à dix années de prison, pour avoir participé à l’assassinat de Cesare Bonventre, a admis devant le tribunal avoir passé près de trois cent coups de fil à certains mafieux, comme Vincent « Vinny Goo » Caroleo ou encore Frank « Meatball » Bellatoni, alors que ce dernier était en liberté surveillé, avec l’interdiction formelle de côtoyer de près ou de loin, tout membre de cette organisation criminelle. L’avocat de la défense essaya de défendre tant bien que mal son client, en essayant de persuader le juge fédéral, Nicholas Garaufis, connu pour sa grande expérience en matière de crime organisé, que Robert Attanasio ne savait pas que Vincent Caroleo et Frank Bellatoni appartenaient à la Cosa Nostra. Le juge fédéral répondit alors sèchement, déclarant que les surnoms « Vinny Go » ou encore « Meatball » étaient vraiment des pseudonymes typiques de la Cosa Nostra, mais l’avocat de la défense campa sur ses déclarations, prétextant que son client ne savait pas qu’ils appartenaient à la mafia : « Je suis d’accord, j’ai eu des contacts avec ces personnes, sans savoir qu’ils étaient dans la Cosa Nostra » déclara Robert Attanasio. Et comment expliquer alors les photographies prises par les agents fédéraux, ou on peut apercevoir clairement Robert Attanasio en train de rentrer dans le garage appartenant à Vincent Caroleo : « Seulement pour aller récupérer la voiture de sa femme, il est resté à peine deux minutes » essaya de nouveau de justifier son avocat. Un système de défense très efficace, qui a réussi à faire rendre un verdict très avantageux pour le Capitaine de la famille Bonanno et malgré la grande expérience de Nicholas Garaufis sur ce sujet : « Un acte stupide » déclara le juge fédéral, des propos réitérés par la femme de Robert Attanasio, qui jugeait le comportement de son mari, complètement « stupide », même si cette dernière reste persuadée que son mari s’est « éloigné de tout contact avec ses anciens amis et que désormais, il va vivre de nouveau de manière respectueuse ». Pour conclure la séance, le juge fédéral déclara « Je voulais vraiment vous envoyer en prisonIl faut que vous compreniez que ce genre d’infraction n’est pas à prendre à la légère ». Le frère de Robert Attanasio, Louis, va prochainement être libéré d’une prison fédérale et il est fort probable que les agents fédéraux épient les agissements de ce dernier très prochainement. Affaire à suivre.

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MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017, 06:12am

Publié par Xav

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO SE VOIT REFUSER UNE NOUVELLE DEMANDE DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE

19 Juillet 2017, 06:56am

Publié par Xav

Anthony Santoro
Anthony Santoro

Incarcéré depuis son arrestation en Juillet 2013, le Soldat de la famille Bonanno, Anthony « Skinny » Santoro avait vu son procès en première instance annulé, faute d’un accord sur un éventuel verdict de la part des jurés. Suite à ce nouveau revers pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro avait la possibilité de pouvoir négocier un accord de plaidoyer avantageux par le biais de ses avocats. Ce fut chose faite en Avril dernier, quand le Soldat de la famille Bonanno reconnu devant un juge fédéral, qu’il avait commis des crimes pour le compte d’une organisation criminelle, sans préciser par ailleurs, qu’il s’agissait de la famille Bonanno. Avec cet accord, Anthony Santoro espérait retrouver plus rapidement sa liberté, après avoir effectué de nombreuses demandes de libération conditionnelle, qui avaient toutes échouées depuis son arrestation : « Je prends toutes les responsabilités par rapport à ce que j’ai pu faire » déclara t’il, tout en précisant qu’il voulait continuer « le reste de sa vie en homme libre ». Cet accord, qui fut accepté par l’équipe de procureurs apportait plusieurs avantages. Outre, une diminution de sa peine, Anthony Santoro avait été condamné entre quatre et huit années de prison, ce dernier pouvait prétendre à une libération conditionnelle qui intervenait à la moitié de sa peine, soit en Juillet 2017. C’est donc confiant que le Soldat de la famille Bonanno se présenta, avec un certain désir de pouvoir retrouver la liberté, après avoir fait le plus dur dans cette affaire, devoir plaider coupable devant un tribunal, une chose encore inenvisageable il y a quelques années. Malheureusement pour lui, sa demande fut refusée, et Anthony Santoro pourra prétendre de nouveau à une nouvelle audience en Décembre 2018, il aura alors cinquante quatre ans. Visiblement énervé d’avoir été incarcéré depuis le début en raison de sa dangerosité, Anthony Santoro pourra se consoler d’être le premier au final à pouvoir retrouver la liberté. Ses deux collègues mafieux, Ernest Aiello et Vito Badamo qui ont été inculpés en même temps que lui dans cette affaire avaient eux aussi accepter des offres de plaidoyer, mais contrairement à Anthony Santoro, ces derniers profitaient déjà d’une libération conditionnelle depuis plusieurs mois. L’Acting Capo Ernest Aiello devra donc purger prochainement une peine entre deux et quatre années de prison, alors que Vito Badamo purgera quant-à lui, une peine comprise entre trois ans et demi et sept années dans une prison fédérale. Seul l’ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, fortement diminué et se déplaçant en permanence à l’aide d’un fauteuil roulant, n’a pas encore accepté une offre de plaidoyer et devrait tenter de nouveau sa chance dans un deuxième procès fédéral.

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