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NOUVELLES ACCUSATIONS POUR VINCENT ASARO ?

11 Septembre 2016, 07:09am

Publié par Xav

NOUVELLES ACCUSATIONS POUR VINCENT ASARO ?

Quand John Gotti, le célèbre Parrain de la famille Gambino fut acquitté en 1987, il fallut près de trois années à la justice Américaine, pour intenter un nouveau procès contre ce dernier et l’incarcérer définitivement derrière les barreaux pour le restant de ses jours. Pour le Capitaine de la famille Bonanno, Vincent « Vinny » Asare (voir photo), qui fut acquitté de plusieurs charges fédérales en Novembre 2015, son apparition devant un tribunal, pourrait se faire plus rapidement que prévue. Vincent Asaro qui fut acquitté d’avoir orchestré le célèbre braquage dit de la Lufthansa, serait prochainement inculpé avec son neveu, un Soldat de la famille Bonanno, Ronald Giallanzo, d’avoir planifié plusieurs cambriolages dans le Queens et Howard Beach entre 2013 et 2014. D’après le FBI, deux des cambrioleurs qui obéissaient aux ordres de Vincent Asare, auraient décidé récemment de coopérer avec les autorités fédérales, et tous sont d’accords pour dire que le Capitaine de la famille Bonanno, leur a donné l’ordre de cambrioler près de quatorze maisons et de reverser une partie de l’argent directement à Ronald Giallanzo, qui reversait alors un pourcentage à son Capitaine. Le FBI aurait la preuve que grâce à tous ces carambolages, Ronald Giallanzo aurait pu construire une nouvelle maison à Howard Beach. Les deux individus coopérant avec la justice Américaine, des Associés de la famille Bonanno, furent rapidement identifiés. Le premier Frank Nunziata, décida de collaborer après avoir été arrêté pour trafic de drogue en 2013. D’emballer, il incrimina l’un de ses complices, Gene Borrello, qui fut arrêté par le FBI en flagrant délit, en plein cambriolage, grâce aux informations de Frank Nunziata. Alors qu’au début Gene Boerello clamait son innocence, il décidera, face aux preuves accablantes, de devenir un collaborateur de justice. Grâce à son témoignage, il désigna l’un de ses Associés, William Dublin, connu des autorités pour des multiples cambriolages et qui purge actuellement une peine de six années de prison, il se trouverait actuellement au Métropolitan Center de New-York et pourrait se voir prochainement inculpé de plusieurs charges fédérales. Les informations recueillies par les deux repentis, amèneraient aussi directement à John « Bazoo » Ragano, un Soldat dans l’équipe de Vincent Asaro, arrêté en Septembre 2014 et qui purge actuellement une peine de cinquante et un mois de prison pour son implication dans le vol de la Lufthansa. D’après le FBI, John Ragano avec l’accord de Vincent Asaro, aurait décidé de cambrioler l’atelier de carrosserie de Robert Cotonne, alors que ce dernier payait sa protection à la famille Bonanno. Pourquoi ?, tout simplement pour l’argent, car aucun honneur n’existe dans ce genre de business et un individu payant sa protection à une famille mafieuse, reste à son entière merci. Les procureurs fédéraux restent actuellement silencieux face à une éventuelle possibilité d’inculper de nouveau Vincent Asaro. Quant-à Ronald Giallanzo, il est actuellement incarcéré pour avoir violé sa libération conditionnelle, après avoir participé à une fête de noël organisée par la famille Bonanno en Décembre dernier, en hommage à l’actuel Acting Boss, Joseph Camaranno Jr. Pour Vincent Asaro, et contrairement à John Gotti, il naviguerait actuellement sous le radar du FBI, tout en continuant à toucher des paiements mensuelles de la sécurité sociale, qui s‘était arrêté après son incarcération, en Septembre 2014.

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AUCUN STRESS VISIBLE POUR LES MAFIEUX DE L'OPÉRATION EAST COAST

31 Août 2016, 03:55am

Publié par Xav

AUCUN STRESS VISIBLE POUR LES MAFIEUX DE L'OPÉRATION EAST COAST

La salle d'audience ne fut assez grande au tribunal fédéral de Manhattan pour pouvoir accueillir l’ensemble des accusés inculpés dans l’opération East Coast, qu'il fallut déplacer la session dans une salle réservée à la base aux demandes de naturalisation. Les procureurs ont déclaré devant les accusés, qu’ils avaient récupéré près de huit cent enregistrements, provenant de différents collaborateurs, la plupart ayant infiltré les familles de la Cosa Nostra pendant plusieurs années. Le procès ne sera pas pour tout de suite, les avocats de la défense devront déjà attendre plusieurs mois, avant de pouvoir récupérer et analyser les enregistrements. Les avocats de la défense décideront alors, de changer ou de confirmer le plaidoyer de leurs clients, la plupart avaient décidé de plaider non-coupable après leur arrestation. En entrant dans le tribunal, le juge fédéral lança la séance par un bonjour aux mafieux présents dans la salle. L’un des accusés, Bradford Nedra, interrompit le lancement de l’audience en déclarant : « Votre honneur, vous nous rendez le sourire et un énorme service, si vous décidiez d’annuler cette affaire » déclenchant le rire des mafieux, des avocats de la défense et même du juge en personne. Bradford Wadra, qui avait été condamné en 1981 à vingt cinq années de prison, pour avoir assassiné un individu lui ayant manqué de respect devant sa petite amie dans un bar de New-York, est aujourd'hui accusé de racket. L’ambiance était particulièrement détendue, les embrassades et les accolades ont continué de nombreuses minutes après la fin de l’audience, laissant présagé un certain optimisme pour les accusés. Pourtant ce climat euphorique pourrait certainement changer. En effet, les procureurs fédéraux vont sortir leur carte maitresse, leurs informateurs. Un agent du FBI identifié sous le pseudonyme de UC-1, sera forcément le témoin le plus important au vu de son statut d’agent fédéral, mais CW-1 identifié comme étant John « JR » Rubeo, un Associé de la famille Genovese, qui travaillait très souvent avec le Capitaine Pasquale « Patsy » Parrello (voir photo) pourrait permettre d'influencer le jury sur certaines condamnations. Le nom d’un autre Associé, aujourd’hui décédé, Ronald « The Beast » Mastrovincenzo, avait quelques semaines plutôt faussement circulé, une ruse des procureurs ?. Envoyé en Floride par Pasquale Porrello pour travailler avec l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie sur les fraudes médicales, John Rubeo en avait profité pour enregistrer à plusieurs reprises Joseph Merlino en train de parler ouvertement d’activités criminelles. L’Associé de la famille Genovese avait décidé de coopérer avec le FBI après avoir été arrêté par la DEA en 2011, dans une affaire de trafic de drogue. John Rubeo évitera surement la prison, mais aura certainement du mal à faire condamner ses anciens collègues mafieux, en raison de son lourd passé criminel. Pasquale « Patsy » Parrello, serait selon certains spécialistes, l’un des accusés ayant le plus de chance de se faire condamner. Grâce aux enregistrements de l’informateur CW-1, les procureurs fédéraux auraient assez de preuves, pour relier le Capitaine de la famille Genovese, à une tentative de meurtre orchestrée sur un gangster Albanais, soupçonné d’avoir assassiné son fils, Pasquale Porrello Jr en 1993.

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

18 Août 2016, 06:28am

Publié par Xav

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UNE LIBERTÉ SOUS SURVEILLANCE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO :

Ils ont beau avoir été acquittés dans un procès fédéral, il n’en reste que la liberté des membres de la famille Bonanno, reste un problème de taille pour les procureurs fédéraux. En Mai dernier, le procès contre Le Capitaine Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, des Acting Capo, Vito Badamo et Ernest Aiello et du Soldat Anthony « Skinny » Santoro fut tout simplement annulé, faute à un jury qui n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux qui venaient de subit une cuisante défaite avec l’acquittement du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro en Novembre dernier, ont réfléchi plusieurs jours avant de décider de lancer ou non un nouveau procès contre les membres de la famille Bonanno. Nouveau procès dit forcément libération sous caution. En effet, un procès qui fut annulé, permet aux membres de la famille Bonanno incarcérés depuis leurs arrestations de pouvoir permettre une libération anticipée. Outre Nichoals Santora et Anthony Santoro, qui rstent incarcérés au Métropolitan Center, en raison d’une caution trop élevée (1 million de dollar pour Nicholas Santora, et 500 000 mille dollars pour Anthony Santoro), Vito Badamo et Ernest Aiello ont pu quant-à eux retrouver la liberté, à certaines conditions. Les deux mafieux, ont pour interdiction de rencontrer des membres du crime organisé, en particulier des membres de la famille Bonanno : « Qui fait partit de la Cosa Nostra ? » demanda ironiquement l’avocat d’Ernest Aiello, en déclarant que son client avait pour habitude de fréquenter la pâtisserie Fortunato Brothers Cafe, un établissement qui servirait aussi de repère aux membres de la famille Bonanno : « Si votre client, y va et reste seulement quelques minutes, je suis d’accord. Le problème se pose s’il y reste plus d’une heure pour discuter » déclara le juge fédéral. Pareil pour Vito Badamo. Si ce dernier croise un membre du la famille Bonanno, il peut le « saluer » mais pas « discuter avec », insista de nouveau le juge : « Les procureurs ne sont pas même pas capables de nous communiquer une liste d’individus qu’il ne faut pas côtoyer » déclara l’avocat d’Ernest Aiello, stipulant que son client avait peur d’être incarcéré pour avoir discuté avec un individu dans une boulangerie Italienne

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE PLAIDE COUPABLE :

En décidant de ne pas incriminer Carmine Avelino (voir photo), un Capitaine de la famille Lucchese dans plusieurs délits, Michael Capra lui a sans nul doute, enlevé une belle épine du pied. Sans aucune preuve tangible, les procureurs savaient pertinemment qu’un procès contre le Capitaine de la famille Lucchese risquait d’être compliqué, un accord de plaidoyer était donc inéluctable. Carmine Avelino voulait aller au procès, mais l’accord proposé par les procureurs était tellement alléchant, que ce dernier accepta de suite. En acceptant de plaider coupable d’extorsion, ce dernier sera condamné au maximum à une peine de deux années et demi de prison, alors qu'à la base, le mafieux pouvait être condamné à près de vingt années derrière les barreaux. Âgé de soixante douze ans, Carmine Avelino continuera sans nul doute à sa sortie de prison ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, surtout qu'avec les remises de peine, il deviendra très vite un homme libre. Devant le tribunal, Carmine Avelino déclara qu’il avait demandé aux frères Capra, Michael et Daniel, des Associés de la Cosa Nostra, d’utiliser la menace physique et verbale pour récupérer pas loin de 100 000 dollars au près d’un individu qui restera non identifié. Lorsque le juge fédéral demanda si Carmine Avelino appartenait à la famille Lucchese, son avocat interpella coupa net la parole du juge, en déclarant que son client aurait préféré qu’on parle plutôt des activités de son client au sein de plusieurs associations communautaires, tout en demandant au juge un petit peu de compassion dans son verdict, Carmine Avelino souffrirait de la maladie de la Parkinson.

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LA COSA NOSTRA FRAPPÉE PAR L'OPÉRATION « EAST COAST »

5 Août 2016, 07:17am

Publié par Xav

LA COSA NOSTRA FRAPPÉE PAR L'OPÉRATION « EAST COAST »

L’opération « East Coast » a été lancée hier par le FBI et a permis d’arrêter une quarantaine de membres et Associés venant de quatre familles de la Cosa Nostra, dont le Parrain actuel de la famille de Philadelphie, Joseph « Skinny » Merlino (voir photo). Depuis plusieurs semaines, il ne faisait plus aucun doute, que Joseph Merlino avait bien repris les activités criminelles d’une famille en pleine expansion depuis l’État de Floride, ou ce dernier réside avec sa famille dans une luxueuse villa. Ses nombreux allers-retours ces derniers mois entre Philadelphie, le New-Jersey et la Floride ont amplifié les surveillances d’un mafieux, qui se disait complètement retiré de la Cosa Nostra : « Trop de rats » disait-il encore lors d’une interview en 2013, Les membres des différentes familles sont inculpés de racket, d’extorsion, de fraude à l’assurance maladie et de trafic d’armes. Le FBI ne s’est pas limité cette fois-ci à une ville en particulier et a longé toute la côte Est, pour cibler les différentes familles de la Cosa Nostra qui ont ces derniers temps profité d’un certain relâchement des agences fédérales, concentrées sur la menace terroriste, pour pouvoir regarnir leur rang. Il est étonnant de constater que malgré l’arrestation de Joseph Merlino, aucun autre membre de la famille de Philadelphie ne fut inculpé, signe que le FBI avait monté depuis quelques temps et grâce à l’aide de plusieurs informateurs et d’enregistrements, un dossier RICO contre l’actuel Parrain. Joseph Merlino côtoyait depuis plusieurs semaines et façon assez régulière sa garde rapprochée, pour pouvoir gérer les affaires de sa famille. Or d’après le FBI, sans le savoir, ce dernier se faisait enregistrer secrètement par un individu qu’il pensait être de confiance : « Non seulement vous allez entendre ces gars, mais vous allez aussi pouvoir leur parler » aurait t’il déclarer à des mafieux de Philadelphie. Les enquêteurs se sont toujours posés la question de savoir comment Joseph Merlino, qui se disait complètement retiré selon lui de la Cosa Nostra, pouvait vivre dans une villa luxueuse à Boca Raton en Floride, en ne vivant que sur les profits d’un restaurant désormais fermé pur faute d’activité. Mais sa condamnation en Janvier 2015 pour une violation de libération conditionnelle avait complètement discrédité les propos de Joseph Merlino. A New-York, le FBI s’est concentré plus particulièrement sur les familles Genovese, Gambino, Lucchese et Bonanno. Le Capitaine de la famille Genovese Pasquale « Patsy » Parello âgé de soixante douze ans, bien connu des autorités pour avoir déjà purgé près de sept années de prison pour détournement de fond, a été inculpé d’avoir ordonné à ses hommes de main, de tabasser un mendiant qui selon lui, harcelait les passants devant son restaurant du Bronx dénommé le Pasquale’s Rigoletto Restaurant. De plus, Pasquale Parello était aidé dans ses activités par un autre Capitaine, dénommé Eugene « Rooster » O’Nofrio, qui était en charge d’une équipe basée à Mulberry Street dans le célèbre quartier de Little Italy à Manhattan, lui aussi sera arrêté. Anthony « Anthony Boy » Zinzi, l'un des accusés, et un membre de l’équipage de Pasquale Parello, gérait un club de jeux dans Yonkers, ou toutes sortes de paris sportifs y étaient proposés, allant jusqu’au jeux de dés, l'argent remontait chaque semaines dans les poches du Capitaine de la famille Genovese. Mais les membres affiliés à la Cosa Nostra restent des personnes violentes, et quand un rival commençait à prendre de l’ampleur à côté de leur club social, les membres de la famille Genovese n’hésitaient pas à mettre le feu à leur voiture. L’enquête au finale aura duré plusieurs années, les membres de la Cosa Nostra qui pour échapper à la détection du FBI, organisaient des réunions dans des restaurants ou sur des aires de repos, en utilisant un langage codé. En Juillet 2016, une opération lancée contre quatre familles de la Cosa Nostra à New-York, avait démontré que celles-ci travaillaient en étroite collaboration. Ces récentes arrestations confirment une nouvelle la bonne entente entre les familles New-Yorkaise. En effet, Pasquale Parello aurait demandé à plusieurs de ses Associés de crever les pneus d’un individu devant de l’argent non pas à la famille Genovese, mais à la famille Lucchese.

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PETIT TRAFIC DE DROGUE ENTRE FAMILLES

23 Juillet 2016, 05:21am

Publié par Xav

PETIT TRAFIC DE DROGUE ENTRE FAMILLES

Le FBI en collaboration avec les procureurs de New-York, a lancé cette semaine une opération de grande envergure contre quatre familles de la Cosa Nostra, les Gambino, les Bonanno, les Colombo et les Genovese. Les individus arrêtés, sont accusés par la justice Américaine, de trafic de marijuana, de pilules d’oxycodone, un analgésique équivalent à la morphine, de fraude fiscal et l’exploitation de jeux illégaux, un grand classique, qui rapporte toujours autant d’argent aux membres de la Cosa Nostra. Ces inculpations démontrent que les familles de la Cosa Nostra se sont entendus ensemble, pour gagner d’énorme profit grâce au trafic de drogue, un délit qui est normalement interdit dans cette organisation criminelle. Entre Février 2014 et Novembre 2015, deux Associés de la famille Bonanno, John Kelly et Richard Sinde, qui purge actuellement une peine de six années de prison pour trafic de pilules de viagra, sont accusés par les procureurs fédéraux d’avoir cultivé illégalement et revendu dans plusieurs États des Etats-Unis, des kilos de marijuana, rapportant près de seize millions de dollars aux familles de la Cosa Nostra. Il est intéressant de noter que suite à l’incarcération de Richard Sinde en Juin 2015, les quatre familles New-Yorkaise se mirent rapidement d’accord, pour le remplacer par Lawrence Dentico Jr, petit-fils de l’ancien Consigliere de la famille Genovese, Lawrence Dentico. Ce dernier qui habite l’État de la Californie, a su rapidement palier l’absence de Richard Sinde, qui était considéré comme l’investigateur en chef de ce trafic. Lawrence Dentico Jr travaillait en collaboration avec deux Associés de la Cosa Nostra, qui eux aussi, cultivaient de la marijuana dans des anciennes fermes. La drogue était ensuite acheminée vers New-York par colis postaux ou en utilisant des camions de livraisons de la marque FedEx. De Manhattan, Stephen Gallo qui est identifié par le FBI comme un Associé de la famille Colombo, s’occupait de réceptionner les « colis » et de la distribution dans les rues de New-York. Stephen Gallo fut aussi accusé d’avoir vendu sans le savoir de la marijuana à deux agents de police de la NYPDC opérant sous couverture. L’un des accusés Frank Parisi, propriétaire du célèbre épicerie Italienne dénommé Parisi Baker, situé située en plein Little Italy, fut arrêté en possession de près de neuf kilos de marijuana. Les procureurs soupçonnent fortement Frank Parisi d’avoir revendu une quantité non négligeable de cette drogue. Toujours pendant la même période, Stephen Gallo, Frank Parisi et deux autres Associés de la Cosa Nostra dénommés Carl Murano et Frank Galesi, sont accusés d’avoir comploté pour tirer profit d’un site de paris illégaux, un délit qui aurait rapporté près d’un million de dollars en seulement un an. Dans l’acte d’accusation, un membre notoire de la Cosa Nostra fut lui aussi inculpé, il s’agit du Soldat de la famille Gambino, Michael « Mickey Boy » Paradiso. Ancien Capitaine dans cette organisation criminelle, ce dernier avait été rétrogradé au plus bas de l’échelle, après avoir été condamné à dix neuf années de prison en 1987 pour trafic de drogue. Libéré en 2011 d’un pénitencier fédéral, Michael Paradiso avait repris très rapidement ses activités au sein de la famille Gambino. Ce dernier aurait selon la justice Américaine comploté avec les différentes familles de la Cosa Nostra dans la mise en place de ce trafic de drogue. Ironiquement et malgré son statut au sein du crime organisé, Michael Paradiso, qui n’a toujours pas comparu devant un juge fédéral, est l’un des accusés ayant le moins de charge retenue contre lui.

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

4 Juin 2016, 06:46am

Publié par Xav

0UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE ARRÊTE :

Le FBI a procédé la semaine dernière a une opération contre la famille Lucchese basée à New-York. Eugene Castelle surnommé « Boopsie », identifié comme un Soldat dans cette organisation criminelle et plusieurs de ses Associés, ont été inculpés d’avoir gagné près de treize millions de dollars grâce aux paris sportifs et cela en seulement quelques mois. Ce type de racket est un grand classique de la Cosa Nostra. La famille Lucchese avait ouvert un site de paris basée au Costa Rica, permettant à des individus de placer de l’argent sur différentes compétitions sportives comme le football, le basketball, le hockey sur glace, les courses de chevaux, ou encore sur des sports universitaires. Eugene Castelle s’était entouré d’une « équipe administrative », dont Anthony Greco d’Howard Beach qui avait pour rôle de redonner l’argent gagné illégalement au Soldat de la famille Lucchese. Pour s’aider dans sa tache, Anthony Greco était accompagné de trois Associés, qui « contrôlait » les rentrées et les sorties d’argent, prenait les renseignements des différents parieurs, et surtout, faisait un compte rendu hebdomadaire à Eugene Castelle sur les mauvais payeurs, qui se chargeait par la suite de récupérer son argent. Le Soldat de la famille Lucchese a toujours été considéré par les autorités comme un « dur à cuire ». Proche de l’actuel Parrain de la famille Lucchese, Steven « Wonderboy » Crea, Eugene Castelle avait avant sa condamnation à près de huit années de prison pour extorsion, prêt usuraire et trafic de drogue, occupait des postes à responsabilité. En acceptant sa peine sans broncher, Eugene Castelle avait prouvé son attachement aux valeurs de la Cosa Nostra, mais avait lors d’une réorganisation interne, été rétrogradé au rang de Soldat. Traduit immédiatement après leurs arrestations devant le juge fédéral Danny Chun, ce dernier décida de fixer des cautions pour les différents accusés allant de 25 000 à 250 000 dollars. S’ils sont reconnus coupables des accusations retenus contre eux, les membres de la famille Lucchese risquent des peines pouvant aller jusqu’à vingt cinq années de prison, sauf pour Anthony Greco qui risque beaucoup plus car accusé en même temps de prêt usuraire.

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO DE RETOUR AUX AFFAIRES ? :

Les passants qui visitaient le quartier historique Italo-Américain de Bensonhurst, ont pu voir un individu assis devant le Banner Social Club, sans savoir que ce dernier était Vincent « Vinny TV « Badalamenti, l’ancien Acting Boss de la famille Bonnano. Ce vendredi 13 Mai était vraiment un jour de malchance pour le mafieux. En effet, Vincent Badalamenti aurait subi une crise cardiaque et a été hospitalisé en urgence, quelques jours avant que que ses contraintes liées à sa libération conditionnelle ne soient levées. En Avril 2012, Vincent Badalamenti avait décidé de plaidé coupable d’extorsion et a purgé près de dix huit mois dans une prison fédérale avant d’être libéré en Mai 2013. Vinny TV comme il est appelé par les membres de la famille Bonanno, avait décidé de plaider coupable des charges retenues contre lui, au lieu de tenter sa chance dans un procès fédéral, ou le témoin principal n’était autre à l’époque, qu’Hector Pagan, ancien beau-fils d’Anthony Graziano, ancien Consigliere de la famille Bonanno. Vincent Badalamenti ne voulait surement pas entendre les conversations d’Hector Pagan enregistrées dans son club social, réputé pour être un repère pour les membres de la famille Bonanno lors des fêtes de Noël. En 2009, LA DEA était intervenue dans le Banner Social Club, pensant assisté à une cérémonie d’intronisation dans la Cosa Nostra, malheureusement à leur arrivée, il n’y avait que des mafieux attablés en train de jouer aux cartes. Aujourd'hui, Vincent Badalamenti est désormais libre de pouvoir cottoyer de nuveau les membres de la famille Bonanno et de pouvoir enfin exploiter son club social, qui appartenait aupravant au Capitaine John Faraci.

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LE PROCÈS DES BONANNO FINALEMENT ANNULÉ

13 Mai 2016, 04:14am

Publié par Xav

LE PROCÈS DES BONANNO FINALEMENT ANNULÉ

Après trois années de procédure, près de trois mois de procès et huit jours de délibération, les jurés au procès des membres de la famille Bonanno, n’ont finalement pas réussi à se mettre d’accord sur un verdict de culpabilité. Cette décision n’est pas vraiment une surprise. Depuis plusieurs jours, les jurés avaient demandé à revoir ou à réécouter différentes preuves présentées pendant le procès, des enregistrements, des vidéos de surveillance, des photos, mais aussi relire les témoignages des témoins du gouvernement, mauvais signe. Les procureurs fédéraux en chargent de cette affaire ont une nouvelle fois subi un revers, après le procès de Vincent Asaro, Capitaine de la famille Bonanno, qui s’était terminé par un verdict de non-culpabilité. Ces derniers ont désormais le choix, de retenter un procès contre les différents accusés, ou abandonner toutes les charges retenues contre eux, en attendant les avocats de la défense vont demander dans les prochains jours une libération sous caution pour leurs clients. Le juge fédéral dans ce procès, a visiblement été très agacé par le comportement du jury. En effet, quelques jours après le commencement des délibérations, La majorité essayait de se mettre d’accord sur un verdict de culpabilité, sauf un juré, qui opposé aux demandes de ses collègues, voulaient quant-à lui, réécouter une nouvelle fois des enregistrements audio entre les membres de la famille Bonanno. Une demande a donc été faite au juge fédéral pour écarter le juré récalcitrant, une demande qui fut finalement acceptée. Dans une note adressée au juge fédéral, ces derniers avaient déclaré que : « Le juré n°1 n’écoutait pas l’ensemble des délibérations, et qu’il ne voulait pas se mettre d’accord sur un verdict ». Mais avant de reprendre les délibérations, le juge demanda d’interroger les jurés un par un, pour écouter leurs ressentiments sur ce procès. Arriver au tour du juré numéro 9, ce dernier vida son sac, en demandant au juge, de quitter les délibérations. En effet, pour ce dernier, « ses opinions » n’étaient pas écoutées : « Je ne peux plus rester là à les entendre à essayer de se mettre d’accord sur un verdict, alors qu’il ne m‘écoute pas » déclara t’il. Ce dernier en profita aussi pour défendre son collègue juré, exclut quelques jours plus tôt : « Il écoutait les délibérations, mais la plupart d’entre eux, n’aimaient pas ses réponses ». Pour l’avocat du Soldat de la famille Bonanno, Anthony « Skinny » Santoro, il est « regrettable » de terminer un procès aussi long « comme çà » : « De toute façon, il n’y avait aucune preuve réelle, qui reliait mon client à la famille Bonanno ». Le seul point ou tous les jurés étaient d’accords, c’était sur l’implication du Capitaine Nicholas « Nicky The Mouth » Santora dans les affaires criminelles de la famille Bonanno. Mais pour le procureur fédéral Gary J. Galperin, rien n’est encore joué, déçu, même s’il respecte forcément la décision du jury : « Il y a quand même des enregistrements accablants qui prouvent la culpabilité des accusés » déclara t’il. Dans l’un des enregistrements, on pouvait entendre clairement Nicholas Santora dire à son chauffeur et Acting Capitaine, Vito Badamo : « Je veux être au courant de tout ce qui se passe dans les paris sportifs. Aucun paris ne doit être lancé sans ma permission. Compris ? ». Ce jeudi, les membres de la famille Bonanno ont comparu une nouvelle fois dans le tribunal, pour entendre si leur demande de libération sous caution sera acceptée ou non. Le procureur fédéral Gary Halperin, tenta de convaincre le juge, qu'une libération des accusés étaient une menace certaine pour la communauté, mais aussi pour lui. En effet, la veille, Anthony Santoro avait été enregistré lors d'une conversation en prison, en train d'insulter de « sale enculé » procureur, mais aussi qu'il aimerait bien le voir « pourrir en enfer ». Finalement, le juge décida la demande de libération sous caution, en demandant aux accusés près de 500 000 dollars dont 250 000 dollars en espèces, sauf pour Anthony Santoro ou la caution fut plus élevée, près d'un million de dollars. La prochaine comparution des accusés se déroulera le 23 Juin, date ou les procureurs décideront ou non d'intenter un nouveau procès contre les membres de la famille Bonanno.

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NOMBREUSES INTERROGATIONS SUR LA PERSONNALITÉ DU SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO

1 Mai 2016, 04:58am

Publié par Xav

NOMBREUSES INTERROGATIONS SUR LA PERSONNALITÉ DU SOLDAT DE LA FAMILLE BONANNO

Du côté des procureurs, Anthony « Skinny » Santoro (voir photo) est une « brute épaisse », qui sert de « gros bras » à la famille Bonanno. Un individu, prêt à utiliser la violence pour arriver à ses fins. Du côté de sa famille, Anthony Santo est « homme incroyablement doux et drôle », un homme de cœur, qui a certes, une langue « bien pendue ». Alors qui est vraiment celui qu’on considère comme un membre fait de la famille Bonanno ? : « Il n’a jamais été intronisé dans quoi que ce soit. Il va bientôt rentrer à la maison » déclara l’un de ses parents. Mais l’acte d’accusation délivrée par les procureurs fédéraux en Juillet 2013, montre une autre image de sa personnalité. Prêt usuraire, trafic de drogue, jeu illégal, extorsion, port illégal d'arme à feux, voilà les charges dont le Soldat de la famille Bonanno est accusé, pouvant le mener à passer une bonne partie de sa vie derrière les barreaux. Il y a trois ans, Anthony Santoro sirotait tranquillement un café, de bon matin, il venait de se réveiller, sans savoir que les agents fédéraux étaient derrière sa porte d’entrée, prêt à l’arrêter. Respectueusement, le Soldat de la famille Bonanno tendit les mains et ne posa aucune résistance, avant de se faire incarcérer : « Il est détenu sans caution possible pour un crime non violent, tout cela, car il est Italien. Personne n’a été blessé, personne n’a été tué, la mafia, ca n’existe pas » déclara de nouveau l’un de ses parents. Mais les procureurs ont des enregistrements, ou on peut entendre clairement Anthony Santoro menaçait de mort un individu devant de l’argent à la famille Bonanno. Alors homme au « grand cœur » ?. Pas forcément : « Je vais lui mettre une putain de balle dans son front. C’est un homme mort. Je vais lui tirer dessus et le laisser dans la rue » avait déclaré Anthony Santoro à l’un de ses Associés. Et surtout, comment justifier la saisie de plusieurs kilos de marijuana, de pilules de viagra, mais surtout, de plusieurs armes à feux au numéros de séries limés : « Il a une grande gueule mais c’est tout. Il joue oui, mais raisonnablement » déclara pour se justifier, un membre de sa famille : « Tout au long du procès, mon client a gardé la tête haute, toujours souriant, sortant de petites plaisanteries, non pas qu’il ne prend pas l’affaire au sérieux, mais car c’est une personne positive et qui va essayer de tirer le meilleur pour s’en sortir » déclara son avocat. Alors même si Anthony Santoro est déclaré non coupable des charges fédérales dont il est accusé, il est toujours susceptible d’aller en prison, après avoir plaidé coupable et condamné à huit mois de prison dans une affaire de jeux illégal dans l’État du Connecticut. Cet accord de plaidoyer avait été obtenu quelques mois seulement avant son arrestation à New-York. Lors de sa comparution devant un juge fédéral, Anthony Santoro n’avait pas pu s’empêcher de sortir quelques plaisanteries, demandant même au juge, combien d’argent il avait dans son portefeuille, puis avant de quitter le tribunal, il demanda au juge de ne jamais placer des paris avec les individus accusés dans cette affaire. Aujourd’hui, cela est différent, Anthony Santoro a décidé de jouer sa chance dans un procès en plaidant non-coupable, comme son collègue mafieux Vincent Asaro, qui avait été acquitté il y a quelques mois. Le verdict dans ce procès a été repoussé, après que les jurés n’avaient pas réussi pour la première fois à se mettre d’accord sur un jugement. Réponse dans quelques jours.

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TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

30 Avril 2016, 06:03am

Publié par Xav

TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

Après un procès qui aura duré près de trois mois, les avocats de la défense ont entamé leur dernières plaidoieries. Pour l’avocat d’Anthony « Skinny » Santoro, un Soldat de la famille Bonanno accusé de différentes charges fédérales dont l’extorsion, le prêt usuraire, le trafic de drogue, son client n’est pas un gangster qui fait « gagner de l’argent » à la famille Bonanno, mais plutôt un « débrouillard », un « touche à tout », qui gagne sa vie en faisant des affaires à droite à gauche : « Il n’y a aucune preuve qui montre que mon client avait volé de l’argent pour le compte de la famille Bonanno. C’est une enquête inexistante, accompagnée d’un procès vide d’intérêt » déclara de nouveau son avocat. Pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro était un Soldat dans l’équipe d’Ernest Aiello et de Vito Badamo, eux aussi accusés dans ce procès, et aurait personnellement servit de « gros bras » pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Santoro, les agents fédéraux n’ont jamais réussi à filmer, et ceux malgré des centaines d’heures de surveillance, Anthony Santoro en train de donner personnellement à l’un des deux Capitaines : « Ou est l’argent ? ou sont les paiements ? Les procureurs veulent vous faire croire qu’il y a une hiérarchie, mais il n’y a aucune preuve » déclara la défense. Le NYPD avait prétendu avoir trouvé près de 300 000 pilules de viagra, mais au final, toujours selon son avocat, ils en ont trouvé « seulement » vingt quatre. L’avocat de la défense d’Anthony Santoro essaye de dépeindre le Soldat de la famille Bonanno non pas comme un individu violent, mais comme une personne normale, qui vit tranquillement sa vie avec sa femme. Pourtant les enregistrements dévoilés pendant le procès, montre Anthony Santoro menacé clairement de tuer un Associé de la famille Bonanno qui devait de l’argent : « Tu sais quoi ? je vais me laver, je vais me raser, et je vais le tuer. Je vais prendre une hache et je vais lui diviser sa tête » avait déclaré Anthony Santoro. Après les réquisitoires des avocats de la défense, les jurés sont partis pour délibérer. Mais comme lors du procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro, le jury n’a pas réussi à trouver un verdict, le juge fédéral demanda alors à ces derniers de retourner délibérer. Dans les procès de membres de la Cosa Nostra, les jurés ont désormais beaucoup plus de mal à prendre en compte le témoignage des différents collaborateurs, qui viennent témoigner contre leurs anciens Associés. Face à cette situation, le jury demanda à réécouter les appels des différents accusés avec des représentants syndicaux et ils ont également demandé à revoir une vidéo, ou un agent infiltré effectue « un échange d’argent » avec un membre de la famille Bonanno. Petite victoire pour la défense, qui espère secrètement une nullité complète du procès. Le fait que les jurés posent encore des questions après près de trois mois de procès, montrent clairement un désaccord sur les différentes charges des accusés. Nicholas Santora, Ernest Aiello, Vito Badamo et Anthony Santoro ont dès le départ, refusé des offres de plaidoyer de la part des procureurs fédéraux et ont tous plaidé non-coupable.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

24 Avril 2016, 08:11am

Publié par Xav

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

Joseph « Giuseppe » Gambina (voir photo à gauche) a toujours été un proche de l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno au début des années 2000, Vincent « Vinny Georges » Basciano. En 2004, la famille Bonanno était à l’agonie. Pour certains spécialistes, les attaques répétées du FBI et la désertion de certains de ses membres, dont le Parrain en exercice, Joseph « The Ear » Massino, allait détruire totalement l’une des cinq familles New-Yorkaise. Fraichement nommé Acting Boss, Vincent Basciano voulait faire passer un message, exécuter les membres qui ne respectaient pas les règles de la Cosa Nostra, comme l’Associé Randolph Pizollo. Lors d’une visite de Vincent Basciano au Métropolitan Center pour demander l’autorisation à son Boss de donner son feu vert dans ce contrat, on pouvait entendre l’Acting Boss de la famille Bonanno déclarait : « J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ? Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette exécution va en calmer certains ». Vincent BAsciano demanda à Joseph Gambina de s’occuper de ce meurtre, cela serait pour lui l’occasion de « faire ses os », de prouver sa valeur à la famille Bonanno, et ainsi avoir la possibilité de rentrer dans la Cosa Nostra. Mais Joseph Gambina, même en étant un criminel notoire, n’était pas un meurtrier, et il savait qu’en refusant l’ordre de Vincent Basciano d’exécuter Randolph Pizzolo, ce contrat pouvait se retourner contre lui. Pris de panique, il décida de collaborer avec le FBI contre son ancien « mentor ». Finalement c’est son cousin, Anthony « Ace » Aiello (Pour cet assassinat, il plaidera coupable et sera condamné à trente années de prison), qui s’occupera de tuer Randolph Pizzolo, le 30 Novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Anthony Aiello, que Vincent Basciano surnommé fièrement comme le « Luca Brasi » de la famille Bonanno, en référence, à l’homme de confiance de Vito Corleone dans le film de Francis Fird Copolla, « The Godfather », était prêt à tout pour se rendre utilise à la « famille ». Opérant depuis le quartier de Middle Village dans le Queens, Anthony Aiello a fait l’objet d’une chasse à l’homme après ce meurtre, avant d’être arrêté quelques semaines après le mandat d’arrêt. En raison de sa coopération avec les autorités fédérales, Joseph Gambina, rentra tout naturellement dans le programme de protection des témoins, et viendra témoigner quelques années plus tard au procès de Vincent Basciano, qui le verra condamné à une peine de prison incompressible. En début de semaine, c’est un homme « souffrant de dépression » selon son avocat, qui s’en voudra toujours d’avoir « vécu ce style de vie », qui arriva dans un tribunal fédéral. Joseph Gambina était inculpé d’avoir, pendant les années au sein de la famille Bonanno, menacé un individu avec un marteau. Risquant un peu plus de cinq années de prison, le juge fédéral Nicholas Garaufis, un juge habitué à recevoir des membres de la Cosa Nostra dans son tribunal, lui offrit en raison de sa collaboration avec la justice, la liberté, définitivement : « Je suis impressionné par le courage de Monsieur Gambina, qui a refusé de participer à un meurtre crapuleux, alors qu’il aurait pu devenir un membre initié d’une famille criminelle. Vous êtes en quelque sorte, un héros de cette triste saga » déclara le juge fédéral. Nicholas Garaufis fut ce jour d’une grand indulgence en laissant la liberté à un ancien criminel repenti, mais quelques jours plus tôt dans ce même tribunal, son comportement était complètement différent. En face de lui, un vieux Capitaine de la famille Bonanno, Joseph DeSimone, un criminel notoire, avec un casier judiciaire s’étalant sur des dizaines d’années, recouvrant plusieurs délits. Ce dernier venait d’être libéré de prison après y avoir purgé près de douze années pour avoir participé à un meurtre. Âgé de quatre vingt deux ans, le vieux mafieux était contraint à une liberté surveillé très stricte, lui interdisant de côtoyer des membres de la Cosa Nostra. Mais comme à son habitude, et comme la plupart de ses collègues de la famille Bonanno, Joseph DeSimone se fit attraper lors d’une fête organisée par Joseph Cammarano Jr, fraichement nommé Acting Boss, par le Parrain en exercice, Michael « The Nose » Mancuso. Le Capitaine de la famille Bonanno avait aussi été vu par des agents fédéraux, dans deux réunions, l’une dans le Queens et une autre à Staten-Island, des réunions qui avaient pour but de « reconstruire » la famille Bonanno selon les procureurs. Pour son avocat, une peine de prison pourrait signifier un arrêt de mort pour son client. Mais le juge fédéral Nicholas Garaufis, n’en tint pas compte et le condamna à deux années de prison : « Cette peine de prison lui permettra de réfléchir sur la façon, sur comment il pourra s’occuper de sa retraite, en s’occupant par exemple de ses enfants et petits enfants » déclara le juge fédéral.

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