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LE PROCÈS DE L'ACTING BOSS ET DU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO VIENT DE COMMENCER

27 Février 2019, 18:07pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Après des longues semaines d’attente, le procès de Joseph « Joe C » Cammarano Jr et John « Porky » Zancocchio, considérés respectivement comme l’Acting Boss et le Consigliere de la famille Bonanno, vient de commencer à New-York. Les charges fédérales retenues contre les deux accusés sont larges et variées. Meurtre, extorsion, prêt usuraire, mais aussi le trafic de drogue, les deux mafieux risquent de terminer, en cas de culpabilité, leur vie derrière les barreaux. Joseph Camarrano Jr qui avait été incarcéré à l’issue de son arrestation en Janvier 2018, reste très confiant et pour cause, il sait que le principal témoin du gouvernement est Peter « Pug »  Lovaglio, un ancien Capitaine de la famille Bonanno. Individu paranoïaque et violent, Peter Lovaglio avait décidé de collaborer avec les autorités après une multitude d’infractions, dont l’agression du propriétaire du Takayama Suchi Lounge,un célèbre restaurant Japonais sur Page Avenue. Pour ce geste, ce dernier avait été rétrogradé au rang de Soldat, mais quelques jours plus tard, lors d’un contrôle de routine, Peter Lovaglio, visiblement alcoolisé, s’était vanté devant les policiers du NYPD qu’il était un membre intronisé de la Cosa Nostra et qu’il avait déjà passé plusieurs années de barreaux. Après cette dernière affaire, Peter Lovaglio pour sauver sa peau, décidera de coopérer avec le gouvernement fédéral. Peter Lovaglio avait déjà été utilisé comme témoin lors du procès de l'actuel Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino et son témoignage n'avait pas été jugé crédible par les jurés. Le deuxième témoin des procureurs est Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, qui décidera secrètement de passer un accord avec la justice Américaine, après avoir plaidé coupable de racket le 22 Janvier dernier. Mais ce nouveau témoin s’est collé en quelques jours l’étiquette d’un témoin peu crédible, après avoir insulté sur la page Facebook, la fille de John Zancocchio. Sur l’une de ses publications, Steven Sabella, insulta copieusement le physique du Consigliere de la famille Bonanno, tout en précisant : « J’espère que votre papa aura des couilles pour me retrouver un jour ». Ces commentaires injurieux portent un préjudice énorme pour les procureurs fédéraux, qui n’avaient pas besoin de ce genre d’actualité avant le démarrage du procès. Il est fort à parier que les avocats de la défense vont, avec ces commentaires, essayer de discréditer le plus possible Steven Sabella. Dès le démarrage du procès, l’avocat de John Zancocchio interpela alors le juge fédéral, indiquant que les procureurs fédéraux n’avaient pas fait le nécessaire, pour éviter que Steven Sabella insulte la famille de leur client sur les réseaux sociaux. Le juge fédéral rejeta la demande des avocats de la défense d’annuler le procès, mais ce dernier sait pertinemment que cette information risque d’être dévoilée de nouveau, lors de la comparution des témoins devant le tribunal. Les derniers procès de membres de la Cosa Nostra à New-York, se sont soldés majoritairement par des acquittements, faute à des témoins jugés peut crédibles par un jury populaire.

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LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE L'ABANDON DES POURSUITES

26 Janvier 2019, 08:46am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Inculpé il y a près d’un an, John « Porky » Zancocchio, l’actuel Consigliere de la famille Bonanno n’a désormais que deux objectifs : faire annuler les poursuites à son encontre et humilier par la même occasion l’équipe de procureurs. Le jour de son arrestation et lors de sa première comparution devant un juge fédéral, John Zancocchio avait eu la chance de pouvoir être libéré sous caution, alors que l’Acting Boss en service, Joseph Cammarano Jr restait quant-à lui, enfermé au Métropolitan Center. Mais le Consigliere de la famille Bonanno n’a jamais tellement voulu respecter les règles imposées par le magistrat, qui lui imposait un confinement à domicile, en plus de la surveillance électronique. John Zancocchio était certes cloitré chez lui, mais le confort d’une maison était plus appréciable qu’une cellule du Métropolitan Center et cela pouvait lui permettre aussi de pouvoir préparer sa défense plus sereinement. Mais John Zancocchio avait d’autres idées en tête, il voulait gouter de nouveau à la liberté. L’occasion se présenta quand il fut autorisé exceptionnellement à sortir de chez lui, pour assister à la veillée funéraire de sa tante décédée. Cette sortie fut acceptée, mais sous certaines conditions. Le Consigliere de la famille Bonanno devait se présenter à l’église puis au funérarium pour y présenter ses hommages et retourner directement par la suite à son domicile. Mais pendant cette journée, John Zancocchio transgressa très largement les règles imposées. Ce jour là, des agents fédéraux avaient été postés, pour surveiller les moindres faits et gestes du gangster. Ces derniers connaissaient parfaitement la personnalité de John Zancocchio et ils étaient persuadés que le gangster allait profiter de cette occasion pour saluer certains membres de la famille Bonanno et ils ont eu raison. Les photographies prises ce jour là furent édifiantes. John Zancocchio fut surpris à plusieurs reprises en train de quitter son domicile de Staten-Island, pour y aller faire des courses, se promener avec des membres de sa famille, mais aussi, pour visiter des endroits fréquentés par des membres de la Cosa Nostra. Par exemple, à l’heure du déjeuner, John Zancocchio en profita pour aller manger an Denino’s, un restaurant très apprécié de membres de la famille Bonanno ou pour aller boire un verre, en fin de soirée, au Bella Mama Rose. Face à autant d’éléments à charge, John Zancocchio se retrouva devant un juge fédéral, en comparution immédiate et sa caution fut révoquée. Mais après quelques semaines d’incarcération, le Consigliere de la famille Bonanno commença à se plaindre de ses conditions de détention, jugeant qu’elles n’étaient pas adaptées à ses problèmes de santé.

Par le biais de ses avocats, il déclara aussi que la nourriture servie en prison était remplie de « sucre » et de « sel » et que cela pouvait aggraver nettement sa condition physique. Après une nouvelle demande de libération sous caution, le juge fédéral accepta à la surprise générale de libérer une nouvelle fois sous caution John Zancocchio, qui très heureux après avoir retrouvé sa liberté, en profita dès sa sortie du tribunal, pour manger un hot-dog bien garni. Aujourd’hui, John Zancocchio a compris la leçon et se fixe désormais sur sa défense. Avec l’aide de ses avocats, il demanda au juge fédéral d’annuler tout simplement les poursuites à son encontre, après avoir appris que les procureurs fédéraux avaient transmis à l’un des futurs témoins du gouvernement, des enregistrements et certains documents jugés confidentiels. Ces informations ne concernaient pas John Zancocchio, mais plutôt Peter « Pug » Lovaglio, qui viendra témoigner lors de ce procès. Ce dernier n’est pas n’importe qui et connaît parfaitement John Zancocchio. Ancien Capitaine de la famille Bonanno, considéré comme un individu violent et paranoïaque, Peter Lovaglio avait déjà témoigné lors du procès de Joseph Merlino, mais son témoignage n’avait pas été jugé crédible par les jurés. Les procureurs fédéraux savent pertinemment que Peter Lovaglio est un témoin « peu fiable » et veulent sans nul doute, le préparer le mieux possible, en lui donnant des informations sur ses anciennes condamnations, afin de pouvoir adapter son témoignage le moment voulu. Le gouvernement fédéral sait que les avocats de la défense vont jouer sur la personnalité assez contrastée de Peter Lovaglio, condamné à plusieurs reprises pour divers rackets et faits de violence. Pour les avocats de la défense, la « conduite » du bureau du procureur est « inacceptable » et ne permet pas à leur client d’avoir un « procès équitable ». Les procureurs fédéraux, dans l'embarras, ont jugé que cette procédure était « classique » dans une affaire concernant des membres de la Cosa Nostra. 

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2018

30 Décembre 2018, 08:08am

Publié par Xav

L’année 2018 fut riche en actualité pour les familles de la Cosa Nostra. Dès Janvier, le procès de Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, commençait dans un climat assez tendu voire explosif. En effet, Joseph Merlino qui était le seul inculpé de l’opération à East Coast à tenter sa chance dans un procès fédéral, confiant dans l’idée d’en découdre de nouveaux avec les procureurs fédéraux, avec un seul objectif, avoir sa revanche. Joseph Merlino et son avocat, Edwin Jacobs Jr, étaient persuadés, que le témoignage du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese, discrédité au fil de l’enquête, finirait automatiquement par un acquittement. Finalement, Joseph Merlino ne sera pas condamné, non pas en raison d’un vote unanime des jurés sur sa non-culpabilité, mais faute d’un verdict favorable dans cette affaire, le procès sera alors annulé. Deux mois après, on apprendra que Joseph Merlino, pour la première fois de sa longue « carrière criminelle » décidera de plaider coupable d’une accusation mineure, de jeux illégaux, un arrangement qui le fera condamner à deux années de prison, une peine qu’il purge actuellement dans la prison fédérale de Coleman dans l’État de la Floride. Nous étions alors en Mars 2018, et à plusieurs centaines de kilomètres de Philadelphie, à New-York, un Capitaine de la famille Bonanno, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, décidera lui aussi de passer un accord de culpabilité avec les procureurs fédéraux. Les charges retenues contre le neveu de Vincent « Vinny » Asaro, qui ce dernier, demandait par la même occasion un nouveau procès suite à sa condamnation pour incendie volontaire, étaient trop importantes et Ronald Giallanzo, sera condamné à quatorze années de prison. Puis après ses accords de culpabilité, nous avons suivi le procès de l’ancien Parrain de la famille Patriarca, l’ancien renégat, Francis « Cadillac Frank » Salemme. Sa vie, digne d’un film de Martin Scorsese, avait démontré aux yeux de tous les Américains, la fragilité du statut de repentit, souvent accordé très rapidement par les procureurs fédéraux à différents mafieux sans scrupules, qui ne pensent qu’a une seule chose, sauver leur peau et non aider honnêtement les enquêteurs. Exemple type avec l’affaire de Francis Salemme, qui déjà condamné pour parjure après sa collaboration, continua à mentir obstinément, cela pendant plusieurs années aux autorités fédérales et alors qu’il était dans le programme de protection des témoins. Mais après plusieurs années d’enquête, Francis Salemme sera rattrapé par son passé tumultueux, et sera condamné à la prison à perpétuité incompressible pour le meurtre d’un Associé de la famille Patriarca, Steven DiSarro. Pendant ce temps là, on apprenait aussi que l’ancien Parrain de la Outfit, John « No Noze » DiFronzo venait de décéder de causes naturelles, laissant les pleins pouvoirs à son mentor, Salvatore « Solly D » DeLaurentis et que l’ancien Consigliere de la famille Lucchese, Christopher « Christie Tick » Funari  un rescapé du procès dit de La Commission, décéda lui aussi à l’âge de quatre vingt quatorze ans, la fin d’une époque. Mais alors, que des membres de la vielle école, comme Gene Gotti, retrouvait la liberté après avoir passé près de trente ans derrière les barreaux pour trafic de drogue, les familles de la Cosa Nostra ne pensent désormais qu’à une chose, la réorganisation. De la famille Lucchese, à la famille Bonanno, en passant par la famille Genovese, les familles mafieuses ont compris une chose, retourner aux valeurs de leurs ancêtres, tenir un profil bas et continuer à faire du business sous le radar du gouvernement fédéral. L’année 2019 risque elle aussi, de chambouler un peu les différentes hiérarchies mises en place actuellement au sein de la Cosa Nostra. Mais au final pour quel résultat ?. La famille Lucchese par exemple, va voir les membres de sa direction inculpés dans un procès, qui durera sans nul doute plusieurs semaines, pour des histoires de meurtre et de racket. Et après cette affaire, la Cosa Nostra sera t-elle éradiquée ?, malheureusement non. La priorité du gouvernement fédéral depuis 2001, est le terrorisme international, à juste titre, laissant les familles de la Cosa Nostra se développer, se restructurer et voire, comme pour la famille de Buffalo, que l’ont pensé défunte, revenir en haut de l’affiche, une histoire sans fin.

 

 

La famille Genovese :

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo


Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 200-220
Associés : + 1000

 

L’année 2018 avait mal commencé pour la famille Genovese avec l’arrestation du fils de Vincent « The Chin » Gigante », Vincent Esposito. Même si son rôle au sein de cette organisation criminelle reste incertains, son arrestation reste sans nul doute symbolique pour les autorités fédérales, qui voulaient prouver en ce début d’année, que même la Rolls Royce du crime organisé, n’était pas épargnée par leur investigation. Vincent Espositio. membre intronisé de la famille Genovese, sera inculpé de diverses charges tenant de la loi RICO, dont l’extorsion et la fraude. Incarcéré pendant un moment au Métropolitan Center de New-York, Vincent Esposito a été récemment libéré sous caution, en résidence surveillée, à ses frais. L’année dernière, le rôle de Peter « Petey Red » DiChiara était clair pour les autorités fédérales. Depuis son club social basé à Manhattan, l’Acting Boss de la famille Genovese, considéré comme un membre de la vieille école et un individu très respecté par ses pairs, devait contrôler et réguler les activités au sein de la famille, pour faciliter la vie de son Parrain, Liborio « Barney » Bellomo. Mais en Mars dernier, coup de théâtre, Peter DiChiara venait de décéder, laissant depuis ce temps, une incertitude complète sur la hiérarchie actuelle de la plus grande famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Rien d’étonnant vous allez dire, la famille Genovese étant connue pour sa discrétion et pour son cloisonnement, une manière de fonctionner qui marche parfaitement. En effet, en 2018, la famille Genovese fut relativement épargnée et mise à part la condamnation d’Eugene « The Rooster » ONofrio à deux années de prison, un verdict découlant de l’opération East Coast, cette dernière reste encore à ce jour, la famille la plus stable et la plus importante aux Etats-Unis.

 

La famille Gambino :

Peter Gotti
Peter Gotti


Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Domenico « Italian Dom » Cefalu
Underboss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Consigliere : ?
Street Panel : Anthony Gurino et Joseph « Sonny Juliano

Membres : + 190-210
Associés : + 1000

 

Une année relativement tranquille pour la famille Gambino, qui montre que depuis l’installation de son « Panel de contrôle », instauré avec l’arrivée au pouvoir de Francesco Cali et de Domenico Cali, que les opérations du FBI contre sa hiérarchie son inexistantes. Il est loin l’époque ou la famille Gambino faisait régulièrement à la « une » des médias Américains, et que son flamboyant Parrain, John Gotti faisait la couverture du Times. Désormais, depuis l’installation de membres d’origine Sicilienne dans sa hiérarchie, la deuxième famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, reste cloisonnée et a mise en place une structure qui ne permet aucun contact entre des membres de bas niveau et la direction, évitant ainsi d’éventuelles fuites. Cette année, un membre de la famille a été libéré de prison et pas des moindres, en la personne de Gene Gotti, qui est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir passé près de trente années pour trafic de drogue. Une telle durée d’emprisonnement, dans le monde souterrain de la Cosa Nostra mérite forcément le respect, mais il n’est pas certains que la personnalité de Gene Gotti puisse encore plaire à l’actuel direction de la famille Gambino et malgré le fait que le Parrain officiel reste Peter Gotti, un poste plus honorifique qu’autre chose au vu de son emprisonnement. Malgré son cloisonnement, la famille Gambino a démontré, avec la condamnation de son Capitaine, John Ambrosio, qu’elle restait une famille très active dans différents buisiness. Comme pour la famille Genovese, la famille Gambino a du sans nul doute profité de cette « année blanche » pour se restructurer de nouveau et confirmer sa position de leadership auprès des autres familles de la Cosa Nostra implantées en dehors de New-York et plus particulièrement avec la famille DeCavalcante, implantée dans l’État du New-Jersey

 

La famille Bonanno :

Michael Mancuso
Michael Mancuso


Parrain : Michael « the Nose » Mancuo
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano jr
Underboss : ?
Consigliere : John « Porky » Zancocchio

Membres : + 120-150
Associés : + 1000

 

La famille Bonanno aurait sans nul doute espérée une année plus tranquille, avec le retour à la maison de son Parrain, Michael « The Nose » Mancuso, qui récemment, a intégré un centre de transition, avant une sortie officielle dans les rues de New-York prévue en Mars 2019. Dès Janvier 2018, l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph Cammarano Jr a été arrêté et inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, le racket, l’extorsion et le prêt usuraire. Cette opération lancée par le FBI en relation avec le NYPD, déstabilisa une nouvelle fois la hiérarchie d’une famille, abonnée depuis plusieurs années, à ce genre de situation. En plus de l’arrestation de Joseph Cammarano Jr, actuellement incarcéré au Métropolitan Center de New-York, le Consigliere, John Zancocchio, qui lui aussi inculpé, avait vu sa caution révoquée, avant de retrouver de nouveau la liberté quelques mois plus tard. Cette affaire actuellement en instance d’instruction risque sans nul doute de déstabiliser la famille Bonanno et il est fort à parier que les différents protagonistes dans cette affaire, continuent à garder la même ligne de conduite, en plaidant non-coupable. Il est donc inéluctable qu’un procès aura lieu. Un procès à haut risque, sous haute tension, sous le regard de Michael Mancuso, qui au vu de sa situation, aura une marge de manœuvre très limitée pour réorganiser sa famille. Alors même si la structure initiale de la famille Bonanno, composée de plus de dix Capitaines et d’une centaine de Soldats, reste pour l’instant intacte, cette organisation criminelle a tout de même perdu son ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, décédé de cause naturelle. Récemment, le neveu de Michael Mancuso, le Soldat, Frank « Frankie Boy » Salerno, qui lui servait de « messager » pendant son incarcération, vient d’être condamnée à cinq année de prison pour racket.

 

La famille Lucchese :

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso


Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph « Big Joe » DiNapoli

Membres : + 100-140
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese retient son souffle et est actuellement en suspens d’un futur procès relatif à une opération du FBI lancée contre sa hiérarchie en Mai 2017. Alors oui, en 2018, la famille fut relativement épargnée par les arrestations, mais elle navigue en eau trouble, sans direction apparente, avec un Parrain incarcéré depuis des décennies en prison et qui ne veut pas quitter son poste soi-disant honorifique. Le procès à venir risque alors d’être très compliqué pour la direction mafieuse, mais elle peut compter une nouvelle fois, sur les errances du gouvernement fédéral, qui ont vu depuis le lancement de l’enquête, la plupart de ses témoins complètement discrédités. Face à autant d’égarement auprès des procureurs fédéraux, Steven Crea Jr, fils de l’actuel Underboss, Steven Crea Sr, sera libéré sous caution et prépare depuis sa sortie activement sa défense, en faisant appel par exemple, à un expert polygraphique. Les témoins du gouvernement son désormais connus et malgré le plaider coupable du Soldat « Joey Glasses » Datello, qui a mis relativement en difficulté sa hiérarchie, l’année 2019 pour la famille Lucchese risque d'être cruciale. Comme pour la famille Bonanno il y a quelques années, cette organisation criminelle va soit continuer à prospérer grâce à ses différents rackets, ou pendant quelques années, végéter de nouveau dans l’ombre avec une nouvelle hiérarchie.

 

La famille Colombo :

Carmine Persico
Carmine Persico


Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?

Membres : + 90-120
Associés : + 1000

 

Depuis l’opération du FBI en 2011, qui avait visé l’intégralité de sa hiérarchie, la famille Colombo, à depuis ce temps gardé une certaine stabilité et à sans nul doute, profité de ces années de tranquillité, pour se reconstruite et se restructurer. La famille Colombo a toujours été la plus petite des familles New-Yorkaise, mais aussi la plus instable. Impactée par plusieurs guerres internes au sein de sa structure, la famille Colombo avait démontré aussi, lors des dernières arrestations, qu’une multitude de collaborateurs gravitait dans ses rangs. Les opérations lancées contre les autres familles New-Yorkaise, ont démontré que malgré une certaine fragilité, elle reste toujours consultée pour des partages de business entre familles. Cette année fut relativement calme et surtout concentrée, sur une énième demande de libération de l’actuel Parrain, Carmine Persico, incarcéré depuis le procès dit de La Commission. Depuis la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, Carmine Persico essaye inexorablement de sortir de prison. Ses avocats avaient joué sur le fait que les nombreux problèmes de santé de leur client, ne lui permettaient pas de pouvoir continuer son incarcération correctement. Une demande qui fut rejetée par un juge fédéral, stipulant que suite à un rapport médical effectué par l’équipe de la prison d Butner, Carminer Persico pouvait continuer à mener ses activités quotidiennes et qu’il pouvait se déplacer de manière « indépendante et sans aucune difficulté ». 

 

La famille DeCavalcante :

Charles Marjuri
Charles Marjuri


Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 40-60
Associés : + 200

 

Difficile de faire un état actuel de la famille DeCalvante, tant cette dernière est restée discrète cette année. Depuis le décès de l’Acting Boss, Francesco Guarraci en 2016, on ne sait pas vraiment comme se compose sa hiérarchie. Lors de l’arrestation de Charles Stango, un Capitaine, opérant depuis l’État du Nevada, celui-ci avait déclaré dans plusieurs enregistrements, que Frank Nigro occupait le poste de Consigliere, en remplacement de Stefano Vitabile, rentré depuis sa sortie de prison dans une semi-retraite. Avec le décès de Giovanni Riggi, le poste de Parrain est toujours vacant et les rumeurs vont bon train. On parle de Charles Marjuri, un Capitaine de la vielle école, qui avait déjà fait parti d’un panel de décision à la fin des années 1990. Mais début Janvier, Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street » est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir purgé près de quinze ans pour meurtre et racket. Son retour dans les rues d’Elizabeth dans le New-Jersey, peut être synonyme d’une future prise de pouvoir du gangster désormais âgé de soixante treize ans. Avant sa condamnation en 2003, Philip Abaramo n’avait jamais caché son amitié envers plusieurs membres de la famille Gambino et servait même d’intermédiaire entre les deux familles. Suite à l’arrestation de Charles Stango, ce dernier avait stipulé que la famille DeCavalcante était devenue très proche de la famille Gambino. Les deux familles à cette époque avaient tous les deux des hiérarchies dirigées par des membres d'origine Sicilienne.

 

La famille de Philadelphie :

Joseph Merlino
Joseph Merlino


Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti ?
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 50-70
Associés : + 500

 

Comme à son habitude, la famille de Philadelphie, est la famille de la Cosa Nostra ayant fait le plus d’actualité pour l’année 2018. Début Janvier, le procès de l’actuel Parrain, Joseph Merlino, avait attiré en masse les médias. Il faut dire que la présence d’un Boss de la Cosa Nostra dans un procès fédéral n’est pas monnaie courante. Seul inculpé de l’opération East Coast à avoir décidé de plaider non-coupable, Joseph Merlino jouait gros, mais finalement, face à l’indécision des jurés sur sa culpabilité, le procès sera annulé. Il s’avéra par la suite que Joseph Merlino était passé tout proche d’une condamnation et pour éviter un second procès qui pouvait lui être fatal, Joseph Merlino négocia pour la première fois de sa longue carrière criminelle, un accord de plaidoyer avec les procureurs, qui l’amènera à purger près de années de prison. Avant son incarcération, Joseph Merlino a essayé de laisser des consignes strictes aux membres d’une famille connue pour sa violence et aux rebellions internes. Malgré son emprisonnement Joseph Merlino reste le Parrain, mais il essaya le plus possible de sécuriser sa hiérarchie en donnant des postes clés à ses proches, mais aussi à des individus hostiles à sa prise de pouvoir, des gangsters de la vieille école de l’ère Scarfo. Lors de sa dernière fête d’anniversaire, effectué quelques semaines avant son incarcération, Joseph Merlino avait voulu montrer « sa grandeur » auprès de ses membres, mais aussi des autres familles New-Yorkaise invitées pour l'occasion. Depuis ce jour là, les autorités fédérales sont persuadées qu’un poste important à été donné à Francis Iannarella, un Capitaine de la vieille école, qui a été libéré de prison après trente années derrière les barreaux. Son rôle est stratégique et va permettre de calmer les hostilités avec la faction Narducci/Pungitore. Il servirait par la même occasion de messager entre les membres de la famille et la hiérarchie, histoire de sécuriser les échanges et éviter ainsi les mauvaises surprises.

 

La Outfit :

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis


Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena ? 
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-50
           Associés : + 1000

 

L’année 2018 pour la Outfit de Chicago, fut essentiellement marquée par le décès de John « No Noze » DiFronzo, qui a servi pendant des années comme Parrain de cette organisation criminelle. Depuis quelque temps, la santé de John DiFronzo devenait défaillante, des pertes de mémoires récurrentes, un prémice de la maladie d’Alzheimer, avait décidé le Parrain à rendre ses galons afin de préserver la structure d’une des familles de la Cosa Nostra les plus connues aux Etats-Unis. Salvatore DeLaurentis, qui a passé une grande partie de sa vie derrière les barreaux, repris donc le relais et essaya de changer la mentalité d’une famille connue pour son goût prononcé pour la violence. Il commença d’abord à sécuriser sa hiérarchie, en mettant des mafieux de la vielle école, qui ont su prouver par le passé, que l’incarcération ne les feraient pas dévier de leur serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Il essaya aussi d’inculquer aux membres de sa familles, d’autres manières de fonctionner. Le meurtre est mauvais pour le buisness et attire inévitablement les autorités fédérales. Alors même si bon nombre de tueurs sont présents dans ses rangs, la Outfit est partie vers une autre stratégie. A ce jour, Salvatore DeLaurentis, qui se considère comme un honnête entrepreneur dans le « secteur de nettoyage de tapis », rigole quand les autorités fédérales le considèrent comme le Parrain de la Outfit.

 

La famille Patriarca :

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio


Parrain : Carmine « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : ? 
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille

           Membres : + 40-50
           Associés : + 200

 

Avec le décès de Peter Limone, les DiNunzio ont sans nul doute pris le pouvoir. Carmen DiNunzio, avait, dès sa sortie de prison, remanié la famille à sa façon, en faisant très attention aux postes attribués dans sa direction. La famille Patriarca est composée de deux factions. Une à Boston, dans l’État du Massachusetts, ou Carmen est originaire et une autre à Providence dans l'État du Rhode-Island. Dès sa nomination au poste de Parrain, Carmen DiNunzio confia le poste clé de Consigliere à Matthew Guglielmetti Jr. Ce dernier qui est un individu très respecté, est sorti en 2016 d'un pénitencier fédéral après avoir purgé près de onze ans pour trafic de drogue. Matthew Guglielmetti est aussi une personnalité solide, qui entretient de très bonnes relations avec la famille de Philadelphie et en particulier avec le Capitaine George Borgesi, dont il a traité avec lui personnellement pour différents business  En Février dernier, le frère de Carmen, Anthony, est sorti lui aussi de prison. Ce dernier qui occupait le poste d’Acting Boss avant son incarcération, pourrait reprendre, après avoir été libéré de toutes ses contraintes liées à sa liberté surveillée, le même rôle ou un autre poste significatif. Cette année, on a souvent parlé de la famille Patriarca, mais pas des membres actuels, surtout de l’ancien Parrain, Francis « Cadillac Frank » Salemme, qui était en procès avoir été inculpé du meurtre de Steven DiSarro, un ancien propriétaire de boite de nuit. Le procès aura duré plusieurs semaines et le principal témoin de cette affaire fut Robert DeLuca, ancien bras droit de Francis Salemme, qui pour éviter une nouvelle condamnation pour parjure, accepta de témoigner contre son ancien Boss. Le verdict fut sans surprise et Francis Salemme sera condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce dernier qui ne fait plus parti du programme de protection des témoins, va rentrer comme n’importe quel prisonnier dans le système carcéral Américain, ou dernièrement, l’une de ses anciennes connaissances, James « Whitey » Bulger, fut sauvagement assassiné et par qui ?, un ancien Associé des Patriarca, Paul DeCologero. 

 

La famille de Détroit :

Jack Giacalone
Jack Giacalone


Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo

        Membres : + 40-50
        Associés : + 200

 

Il est difficile pour les agences gouvernementales d’enquêter sur une famille de la Cosa Nostra. Généralement, plusieurs années sont nécessaires pour pouvoir mener à des inculpations. Les informations recueillies par le FBI et les autres services de police, viennent en particulier des informateurs présents à l’intérieur de la famille, mais pour la famille de Détroit cela est très compliquée. Depuis des décennies, cette organisation criminelle marche essentiellement avec les liens de sang et il est beaucoup plus difficile pour un membre de la Cosa Nostra, de donner des informations sur son neveu, son cousin, son frère, voire son propre fils. C’est pour cela que la famille de Détroit reste très cloisonnée et peu d’information filtre sur ses activités. Sa hiérarchie est connue et elle est composée pour la plupart, de criminels à col blanc, qui ont prouvé pendant des années leur allégeance à la Cosa Nostra. En 2018, la famille de Détroit fut complètement épargnée par les services de police et reste l’une des familles les plus stables et les plus respectées aux Etats-Unis

 

La famille de Buffalo :

Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr
Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr


Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi

Consigliere : ?

           Membres : + 30-40
           Associés : + 100

 

L’opération menée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, a confirmé une chose, la famille de Buffalo que l’on pensait défunte, est bien toujours active et a su pendant ces dernières années, se réorganiser, en intronisant des membres venant du Canada, le pays frontalier. Avec la mort de l’ancien Parrain en 2013, Leonard Falcone  les agences gouvernementales étaient persuadées que Joseph Todaro Jr était entré dans une semi-retraite, plus occupé à gérer sa célèbre Pizzeria à Buffalo, La Nova Pizzeria, qui fait office de référence dans la région, bien au contraire. Les derniers enregistrements dévoilés récemment, ont démontré que Domenico Violi, fils d’un ancien Capitaine affilié à la famille Cotroni, Paolo Violi et proche de la famille Bonanno, était devenu Underboss de la famille Buffalo et nomma précisément Joseph Todaro Jr comme l’actuel Parrain. Cette organisation criminelle serait composée d’une trentaine de membres, éparpillés entre les Etats-Unis et le Canada et continuerait surtout, à rendre des comptes aux cinq familles New-Yorkaise. En effet, dès la nomination de Domenico Violi, la direction de la famille de Buffalo informa le Consigliere de la famille Bonanno, John Zancocchio qui informa quant- lui, directement Michael Mansuco, une décision qui fut alors actée. C’est la première fois dans l’histoire de la Cosa Nosra que des membres appartenant d’un autre pays fut élevé à un aussi haut niveau. Malgré la condamnation  récente de Domenico Violi à huit année de prisons pour trafic de drogue, il est fort à parier, que les autorités fédérales s’intéressent de nouveau de plus près aux activités de la famille de Buffalo.

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CONDAMNATIONS DANS LA COSA NOSTRA

16 Décembre 2018, 11:34am

Publié par Xav

Frank Salerno
Frank Salerno

Le Soldat de la famille Bonanno, Frank « Frankie Boy » Salerno, vient d’être condamné par un tribunal fédéral, à cinq années de prison pour complot de racket. Ce dernier, qui a la particularité d’être le neveu de l’actuel Parrain de la famille Bonanno, Michael « The Nose » Mancuso, a pendant des années, effectué des aller-retours très réguliers entre New-York et la prison fédérale de Danbury dans l’État du Connecticut, lieu ou était incarcéré à l’époque Michael Mancuso. Ses passages réguliers avaient intrigué les autorités fédérales, qui avaient décidé par la suite, de transférer le Parrain de la famille Bonnano dans une prison de même sécurité mais plus éloignée de New-York, à Seagoville dans l’État du Texas. En Décembre 2017, Frank Salerno fut inculpé de racket et de trafic de drogue. Lors de cette arrestation, le Soldat de la famille Bonanno n’était pas le seul membre de la Cosa Nostra appréhendé ce jour là et on pouvait noter la présence de John « Johnny Boy » Ambrosio, un Acting Capo de la famille Gambino, démontrant ainsi la collaboration des deux familles dans différents buisiness. L’enquête avait réellement commencé en 2014 grâce aux informations d’un Associé la Cosa Nostra coopérant avec les autorités. Dans les enregistrements effectués par ce dernier, John Ambrosio se vantait qu’il gagnait autant dans « son quartier » que s’il allait jouer « dans les casinos de Las Vegas ». Parlant de sa collaboration avec le Soldat de la famille Bonanno, John Ambrosio avait indiqué, tout en montrant le bouton de sa chemise, que Frank Salerno l’avait obtenu récemment. Dans les codes de la Cosa Nostra, obtenir « son bouton » signifie tout simplement, que l’individu venait d'être intronisé. Le plan entre les deux familles était simple. John Ambrosio supervisait les établissements de jeux à la solde de la Cosa Nostra, tandis que Frank Salerno collectait les paiements venant des prêts usuraires établis dans le même secteur, les bénéfices étant partagés par la suite. Quand un individu n’arrivait pas à rembourser ses dettes, les membres de la Cosa Nostra utilisaient, comme à leur habitude, l’intimidation. Dans un enregistrement dévoilé le jour du verdict contre John Ambrosio, on pouvait entendre ce dernier déclarait : « La prochaine que je viendrai te voir, je te prendrai par le cou et tu verras tout va sortir par tes oreilles ». « Le crime organisé continue à frapper nos communautés grâce à la violence et l’intimidation » déclara le directeur adjoint du FBI à New-York : « Les gangsters s’enrichissent tandis que leurs victimes vivent dans la peur. Les peines prononcées aujourd’hui démontrent que le bouton d’une chemise d’un membre de la Cosa Nostra, ne saurait rivaliser avec un un insigne. Le FBI et le NYPD continueront à enquêter sur le crime organisé et traduiront les coupables en justice ». En plus de la condamnation de Frank Salerno à cinq années de prison, le juge fédéral condamna John Ambrosio à un peu plus de quatre ans derrière les barreaux.

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UN DEUXIÈME MEMBRE DES BLOODS INCULPÉ DE L'ASSASSINAT D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO

24 Novembre 2018, 08:58am

Sylvester Zottola
Sylvester Zottola

Un deuxième individu affilié au gang de rue les Bloods, a été arrêté et inculpé du meurtre de l’Associé de la famille Bonanno, Sylvester « Sally Daz » Zottola. Herman « Taliban » Blanco, âgé de trente trois ans, originaire du Bronx, a été traduit la semaine dernière devant la cour fédérale de Brooklyn, pour une première comparution avant sa mise en détention provisoire en attentant un futur procès. Début Octobre, Sylvester Zottola avait été assassiné dans son véhicule, alors qu’il était en train de passer une commande dans un McDonald’s proche de chez lui. La semaine suivante cet assassinat, un membre de Bloods, Dashwan « Shell » Shelton, avait été arrêté et inculpé quant-à lui, de complot de meurtre et de possession illégale d’arme à feux. Depuis la tentative d’assassinat contre le fils de Sylvester Zottoloa, Salvatore, en été dernier, les enquêteurs étaient sur plusieurs pistes. Après avoir rapidement écarté l’hypothèse d’un règlement de compte venant d’une autre famille de la Cosa Nostra, le FBI s’était intéressé aux autres organisations criminelles venant des Balkans et du Moyen-Orient. En effet, Sylvester Zottola gérait plusieurs tripots pour le compte de la famille Bonanno, mais au fil des années et suite à l’incarcération de son mentor, Vincent « Vinny Georgeous » Basciano, Sylvester Zottola perdit de l’influence et les autres organisations criminelles en profitèrent alors pour grignoter du terrain. Un agent fédéral infiltré, affecté à une équipe qui enquêtait sur les les organisations criminels venants des Balkans et du Moyen-Orient, déclara qu'Herman Blanco l’avait approché au printemps dernier, pour exécuter le contrat contre Salvatore Zottola. Selon le rapport de plusieurs pages, Herman Blanco lui aurait stipulé que le but de ce contrat, était de forcer le patriarche de la famille Zottola à sortir de sa cachette. Sylvester Zottola était ciblé depuis plusieurs années par des individus qui ont essayé à différentes reprises d’intenter à sa vie. Selon le FBI, des mafieux Albanais auraient voulu sa tête, après que Sylvester Zottola avait demandé l’autorisation à Joseph Massino, ancien Parrain de la famille Bonanno, son accord pour assassiner un mafieux Albanais, qui avait passé à tabac l’un des ses proches. Le contrat avait été refusé, mais la rancoeur des criminels venant des Balkans étaient encore bien tenaces. Après l’arrestation de Dashwan Shelton, les agents du FBI ont remarqué que le gangster des Bloods, avait eu, entre Mars et Octobre 2018, des fréquentes conversations téléphoniques avec Herman Blanco. De plus, grâce aux informations venant de leur agent infiltré, celui-ci aurait accompagné à plusieurs reprises, les deux suspects en train de faire des repérages devant le domicile de Salvatore Zottola, le but était de surveiller les habitudes de l’Associé de la famille Bonanno avant un éventuel passage à l’acte. Les preuves assemblées contre les gangsters des Bloods sont importantes et l’épouse de Dashawn Shelton a déjà pris les devant, en déposant cette semaine devant la cour fédérale compétente, une demande d’annulation de devoir venir témoigner contre mari. Comme le précise la loi Américaine, l’épouse d’un accusé, ne peut être contraint de venir témoigner contre son mari lors d’une procédure pénale. Les procureurs fédéraux ont pris acte de la demande, mais risquent de demander à l’épouse de Dashawn Shelton, de comparaitre contre le deuxième complice dans cette affaire, Herman Blanco. Ce dernier, qui était en libération conditionnelle au moment de son arrestation, avait été libéré d’une prison fédérale, après avoir purgé près de douze années.

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NICHOLAS SANTORA ANCIEN UNDERBOSS DE LA FAMILLE BONANNO VIENT DE DÉCÉDER

28 Octobre 2018, 18:41pm

Publié par Xav

A une époque, le Capitaine de la famille Bonanno, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora était un mafieux dans le milieu sur « qui on pouvait compter ». Intronisé au milieu des années 1970, il fut placé dans un équipage historique de la famille Bonanno, celui de Dominick « Sonny Black » Napolitano. Mais après l’opération Donnie Brasco, Nicholas Santora qui venait d’être nommé Capitaine, fut rapidement mis en accusation avec la plupart des membres de l’équipage de Dominick Napolitano. Inculpé de racket, de trafic de drogue et jeux illégaux, Nicholas Santora sera condamné à une peine maximale de dix années de prison dans un pénitencier fédéral, le mafieux accepta sa peine sans broncher, il savait que dès sa sortie, sa position au sein des Bonanna serait renforcée. Libéré au début des années 1990, Nicholas Santora reprit son rôle de Capitaine, et avec l’aide d’Anthony « Fat Tony » Rabito, un autre Capitaine de la famille Bonanno, développa certains rackets dans les secteurs de Brooklyn et du Queens. Au début des années 2000 et après la défection de Joseph Massino, la famille Bonnanno était en pleine implosion. Anthony Rabito et Nicholas Santora qui évitèrent à eux deux la plupart des inculpations, furent nommés respectivement Consigliere et Underboss. Mais la vie d’un Underboss de la Cosa Nostra n’est pas toujours aussi facile. On pourrait croire, qu’au vu sa position au sein des Bonanno, Nicholas Santora gagnait énormément d’argent, en prenant un pourcentage des bénéfices venant des différentes équipes basées sur le terrain, mais curieusement Nicholas Santora a toujours vécu dans une certaine pauvreté. Empruntant beaucoup d’argent, l’Underboss de la famille Bonanno avait pris l’habitude ne jamais rembourser ses dettes. De plus, n’ayant pas un

Nicholas Santora
Nicholas Santora

sous en poche, Nicholas Santora s’habillait avec des costumes bon marché, des pantalons deux fois trop court, ou portait à son poignet une montre pour enfant. Par la suite, Nicholas Santora fut rétrogradé et devint de nouveau un Capitaine, placé dans ses anciens secteurs. Malgré le fait que Nicholas Santora fut relativement épargné après la désertion de plusieurs membres de la famille Bonanno, dont son Parrain, Joseph Massino, Nicholas Santora à partir du milieu des années 2000 enchaina une série d’inculpations, qui l’amèneront à plusieurs séjours en prison, plus ou moins long. Mais en 2013, Nicholas Santora qui purgeait une peine de vingt quatre mois de prison pour extorsion de fond, fut de nouveau inculpé pour charges fédérales tenant de la loi RICO. Ces arrestations avaient mis en évidence la difficulté pour Nicholas Santora de gérer son équipe composée selon lui de « clowns ». Des enregistrements dévoilés lors des différentes comparutions des accusés dans un tribunal fédéral, ont dévoilé que Nicholas Santora passait son temps à recadrer un Soldat dénommé Vito Badamo, qui faisait déjà office d’Acting Capo et lui demandait de racketter les commerçant du San Gennaro, la fête annuelle Italienne, se déroulant dans la Little Italy de Manhattan. Incarcéré, Nicholas Santora fut fidèle à lui même, refusant la moindre proposition venant des procureurs fédéraux, quelques mois plus tard, le procès sera finalement annulé faute un accord unanime de la part des jurés. La plupart des inculpés dans cette affaire seront alors libérés sous caution, en attendant un prochain procès qui n’a toujours pas été fixé, sauf deux personnes, Anthony « Skinny » Santoro, un Soldat et Nicholas Santora, qui virent leur demande de caution rejetée, en raison de leur dangerosité. Avec l’aide de ses avocats, Nicholas Santora fit appel et demanda à la cour suprême de statuer sur une possible de libération sous cautions pour un motif non négligeable, les divers problèmes de santé dont souffraient le mafieux à cette époque. Problème de tension, Nicholas Santora souffrirait aussi de vertige, qui aurait entrainé des lésions cérébrales en raison des différentes chutes effectuées pendant son incarcération, une expertise qui sera contredit par le médecin de la prison lors d’une autre audience de libération. Lors de cette même audience, la  fille de Nicholas Santora avait témoigné stipulant que son père, qui était incarcéré à cette époque dans la prison de Rikers Island était tombé « plus d’une douzaine de fois. Je l’ai regardé se détérioré littéralement ». Finalement, le Capitaine de la famille Bonanno sera libéré sous caution en 2016. Mais depuis sa sortie, Nicholas Santora aurait été dans l’impossibilité de communiquer, entrainant son hospitalisation. Alors qu’un procès était intenté contre les services pénitenciers de l’État de New-York pour mauvais traitement, Nicholas Santora décèdera finalement cette semaine, en dehors du système carcéral Américain.

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UN MEMBRE DES BLOODS ARRÊTÉ POUR LE MEURTRE D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO

13 Octobre 2018, 16:13pm

Publié par Xav

Lorsque les agents fédéraux ont perquisitionné l’appartement d’un individu soupçonnait d’être lié à l’assassinat de Sylvester Zottola, près de quarante cinq mille dollars ont été retrouvés. Mais pour la grand-mère de l’individu en question, qui était domiciliée à la même adresse, tout cet argent n’a rien de frauduleux et pour cette dernière l’explication est assez simple, son petit-fils était serait gérant d’une entreprise de vente de tee-shirts en ligne. Mais pour les agents fédéraux, le motif de tout cet argent est assez simple à trouver, au vu du casier judiciaire de l’individu, il venait en effet d’arrêter un membre haut placé du gang Afro-Américain, les Bloods, Dashawn « Shell » Shelton. Inculpé de complot de meurtre et de possession illégale d’arme à feux, ce dernier a été immédiatement incarcéré au Métropolitan Center de New-York. Début Octobre, Sylvester Zottola avait été retrouvé à l’intérieur de son véhicule, son corps criblé de balles, alors qu’il attendait une commande provenant d’un Mac Donald’s situé dans le Bronx. Rapidement, les enquêteurs avait fait le rapprochement avec une multitude d’évènements qui avait visé la famille Zottola depuis plusieurs mois. En Juin dernier, Sylvester Zottola avait dégainé son arme contre des individus qui l’avaient menacé devant son domicile. En Juillet, Salvatore Zottola, avait été la cible d’un individu masqué, qui l’avait criblé de balles à la sortie de son véhicule, heureusement sans gravité. Après l’assassinat de Sylvester Zottola, l’enqûete avait rapidement visé un individu non-identifié, qui avoua le meurtre du patriarche de la famille Zottola, mais aussi de la tentative de meurtre sur son propre fils quelques mois plus tôt. Inculpé de meurtre, il commença alors à collaborer avec les autorités fédérales et désigna rapidement Dashawn Shelton comme le cerveau de ce dossier. Le témoin du gouvernement décrivit avec des détails très précis, comment Sylvester Zottola avait été ciblé dès Novembre 2017, par des individus qui voulaient sa mort pour des motifs non encore connus à l’heure actuelle. En Novembre dernier, un homme masqué bloqua la voiture de Sylvester Zottola et le braqua avec une arme, avant que l’Associé de la famille Bonanno ne parvienne à s’enfuir indemne. Un mois plus tard, alors que Sylvester Zottola venait de rentrer dans son domicile familial, il fut poignardé à plusieurs reprises, au cou et à la poitrine par trois individus qui l’attendaient à l’intérieur. Pour ces deux agressions, l’Associé de la famille Bonanno garda le silence et ne relata en aucun cas ces évènements à la police locale. Le témoin du gouvernement signala aussi aux agents fédéraux que Bashawn Shelton lui avait fourni une clé et à un code d’authentification, lui permettant de rentrer dans la maison sans la moindre trace d’effraction. L’incident du mois de Juin, avait été relayé par les médias Américains, car Sylvester Zottola avait utilisé une arme à feux contre des individus armés qui rodaient devant chez lui. Pour cet événement, Sylvester Zottola avait été inculpé de possession illégale d’arme à feux et devait passer en jugement quelques jours après son assassinat. Entre Juin et Juillet, Sylvester Zottola vivait caché et la voiture de Dashawn Shelton avait été repérée à plusieurs reprises près du domicile de l’Associé de la famille Bonanno. Pour essayer de le faire sortir de sa cachette, le témoin du gouvernement déclara que le membre haut placé des Bloods, lui avait donné l’ordre de s’attaquer à son fils, Salvatore. Sylvester Zottola qui entretenait des liens assez étroits avec l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent Basciano, avait vu son influence fortement diminué après l’incarcération de ce dernier pour racket et plusieurs assassinats. Au début des années 2000 et avec l’aide de Vincent Basciano, Sylvester Zottola avait fait fortune dans les machines de jeux et poker et son ancien « quartier d’affaire » est désormais contrôlé par des organisations criminelles d’origine Russe et Albanaise. C'est sur cette nouvelle piste que les enquêteurs vont désormais s’atteler, en s’aidant des informations de leur témoin, qui déclarait que l’origine de cette affaire proviendrait d’une guerre de territoire entre Sylvester Zottola et des  criminels Albanais dans le contrôle des machines à jeux dans ce secteur.

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SYLVESTER ZOTTOLA A ÉTÉ ASSASSINÉ

6 Octobre 2018, 16:39pm

Publié par Xav

La dernière fois que j’ai parlé des Zottola, j’avais terminé mon article sur la baisse significative de leur protection depuis l’incarcération de l’ancien Acting Boss, Vincent Basciano. En effet, malgré que le père et le fils soient deux Associés de la famille Bonanno, ces derniers temps, ce rang hiérarchique dans la Cosa Nostra n’est plus du tout un signe de sécurité, loin de là. Désormais les cinq familles ne règnent plus en maitre sur New-York, et se font grignoter du terrain par d’autres organisations criminelles, qui ne sont plus forcément impressionnées par les familles de la Cosa Nostra. Sylvester Zotolla, le patriarche de la famille, était poursuivi depuis des mois par un ou plusieurs individus qui voulaient sa mort. En Juin dernier, il avait déjà brandi une arme contre deux individus qui l’avaient menacé devant son domicile. Pourquoi ? pour quels motifs ?, la police et les agences gouvernementales n’ont jamais su pourquoi et Sylvester Zottola n’était pas le témoin idéal et refusa de parler aux enquêteurs. Un mois plus tard, ce fut son fils, Salvatore Zottola, qui fut pris en embuscade par un individu masqué, alors qu’il sortait lui aussi de son domicile. Miraculeusement, ce dernier s’en sorti avec des blessures grave certes, mais l’Associé de la famille Bonanno avait eu la vie sauve. Cette tentative de meurtre avait été filmée par les caméras du quartier, mais même si on peut apercevoir assez nettement l’individu qui se précipita vers Salvatore Zottola, les images, les appels à témoins lancés par la police et le témoignage de ce dernier, ne permirent pas d’établir un profil et d’arrêter le coupable. Le FBI et le NYPD craignait qu’un déferlement de violence allait arriver, d’un côté comme de l’autre, ils savaient pertinemment que cette affaire était loin d’être terminée, ils n'ont pas eu tort. En Juillet dernier, Sylvester Zottola, qui avait été inculpé de possession d’arme à feux, avait vu son procès reporté, suite à l’attaque orchestrée contre son fils, il était donc en liberté et encore beaucoup plus vulnérable. Cette semaine, alors que Sylverter Zottola passait une commande depuis son véhicule dans un McDonald's proche de chez lui, il fut abattu de plusieurs balles par un individu, qui prit la fuite instantanément dans une automobile de couleur grise. Cinq balles au total, une dans la tête et quatre dans le torse, cette fois-ci Sylvester Zottola n’eut pas le temps de se défendre ou de brandit son arme, comme en Juin dernier, il fut exécuté par des individus qui voulaient en finir avec lui. Cet assassinat, fut la conclusion sanglante d’un individu, qui dans les années 1990 jusqu’aux années 2000, avait fait fortune grâce aux machines de jeux et de pokers, avec à la bénédiction de Vincent Basciano. Sylvester Zottola devait comparaitre ce mardi, pour répondre d’une possession illégale d’arme à feux et risquait de séjourner quelques mois en prison. Après la tentative de meurtre manquée contre Salvatore Zottola, les enquêteurs n’avaient pas voulu faire le rapprochement sur l’altercation qu’avait eu son père un mois auparavant, désormais, il  ne fait plus aucun doute que les affaires sont liées. Mais la question que tout le monde se pose, est qui peut bien être derrière tout ça ?. Sylvester Zotolla était dans une semi-retraite, et le quartier ou il gérait autrefois ses machines à sous, est désormais contrôlé par les Russes et les Albanais, des organisations hiérarchisées, certes violentes, mais qui n’ont surtout pas envi d’une publicité pareille qui pourrait nuire à leur business, surtout sur la vidéo de la tentative de meurtre contre Salvatore Zottola, l’individu était masqué, mais il ne faisait aucun doute que celui-ci était noir de peau. Alors cela proviendrait t’il d’un gang ? une piste à explorer pour les enquêteurs, qui savent par expérience, que les gangs de rue sont généralement appelées par les familles de la Cosa Nostra pour faire le « sale boulot ».

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE BONANNO INTÈGRE UNE MAISON DE TRANSITION PRÈS DE NEW-YORK

23 Septembre 2018, 16:28pm

Publié par Xav

Michael Mancuso
Michael Mancuso

Michael « The Nose » Mancuso, l’actuel Parrain de la famille Bonanno vient de quitter un pénitencier fédéral dans l’État de la Caroline du Sud, pour intégrer une maison de transition à Brooklyn. Michael Mancuso est loin d’être un inconnu pour le gouvernement fédéral, considéré comme un criminel multirécidiviste, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux. En 1984, il avait tué sa femme lors d’une dispute conjugale, un « drame horrible » selon son avocat, qui l’avait fortement marqué. Comme une scène ressemblant fortement à la série télévisée The Sopranos, ou Janice Soprano tua son futur mari Richie Aprile, Michael Mancuso avait abattu sa femme d’une balle à bout portant dans la tête, avant de laisser son corps sans vie sur un banc devant un hôpital New-Yorkais. En 1986, lors de son procès, Michael Mancuso évita la prison à perpétuité, et sera condamné pour homicide involontaire, à une peine de dix années, qu’il purgera sans broncher. A cette époque, Michael Mancuso était âgé de trente un an, cette peine pour lui ne signifiait rien et il savait qu’il pouvait prouver sa loyauté envers les Bonanno en effectuant sa peine comme un homme d’honneur. Quand Michael Mancuso fut libéré au milieu des années 1990, la famille était dirigée d’une main de fer par Joseph « The Ear » Massino. Ce dernier avait réorganisé la famille Bonanno à sa manière, en fermant la plupart des clubs sociaux et ordonnant aux membres de ne jamais prononcer son nom, sous peine de mort. Michael Mancuso devint au fil des années un personnage de plus en plus important, un Capitaine respecté. Mais en 2005, alors qu’il s’apprêtait à partir en vacances à Las Vegas, ce dernier fut arrêté à l’aéroport de New-York. Inculpé de racket et de meurtre, Michael Mancuso risquait gros, les procureurs fédéraux avaient même envisagé de demander la peine de mort pour tous ces crimes. Incarcéré au Métropolitan Center de New-York en attendant un futur procès, Michael Mancuso devait vite trouver une solution. Avec l’aide de ses avocats, ce dernier accepta un accord de plaidoyer, qui prévoyait au maximum vingt années derrière les barreaux, mais au final Michael Mancuso sera condamné à quinze années de prison. En 2013, les autorités

Frank Salerno
Frank Salerno

pénitentiaires remarquèrent que l’un des visiteurs de Michael Mancuso en prison, son propre neveu, faisait des aller-retours beaucoup plus réguliers entre New-York et la prison fédéral de Danbury dans l’État du Connecticut, lieu ou il était incarcéré. Si Michael Mancuso n’avait pas été identifié comme un membre de la Cosa Nostra, ses passages réguliers n’auraient pas

été jugés inquiétants par les services pénitenciers, sauf que le neveu de Michael Mancuso, un dénommé Frank « Frankie Boy » Salerno était lui aussi identifié par les autorités fédérales comme un Soldat de la famille Bonanno. Alors pourquoi une telle activité, alors que les premières années d’incarcération de Michael Mancuso avaient été jugées tranquilles. Après une enquête plus approfondie, il s’avéra que les Bonanno avaient décidé, dix années après la défection de Joseph Massino, de nommer un nouveau Parrain, et le nom avait très vite filtré dans la rue, il s’agissait de Michael Mancuso. De sa cellule, et avec l’aide de Franck Salerno, le nouveau Boss essaya de réorganiser la famille, et nomma, un nouvel Acting Boss, Joseph Cammarano Jr pour l’aider dans sa tâche. Gérer une famille de la Cosa Nostra depuis une prison fédérale, n’est jamais simple, mais quand on se trouve à Danburry, une prison de minimum sécurité, considéré comme un « Country Club » pour les prisonniers selon des agents du FBI, cela est beaucoup plus simple. Les visites en prison sont plus longues, plus régulières et permettent de passer des messages beaucoup plus facilement. Après que le nouveau rôle de Michael Mancuso dans la famille Bonanno fut officialisé par le FBI, le bureau fédéral des prisons décida de transférer Michael Mancuso dans la prison fédérale de Seagoville dans l’État du Texas, histoire de couper les liens avec cette organisation criminelle, avant de le transférer de nouveau, dans un autre pénitencier dans l’État de la Caroline du Sud, peu avant d’intégrer une maison de transition. Cette période qui est « transitoire », permet au détenu de faciliter sa réinsertion dans la société. Forcément, de par son statut, Michael Mancuso sera un détenu beaucoup plus observé que les autres, qui même en quittant cette maison de transition, sera encore en liberté surveillée pendant plusieurs années. Quant-à Frank Salerno, il fut arrêté et inculpé en 2017 de racket et de trafic de drogue. Le Soldat de la famille Bonanno acceptera par la suite un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux et risque désormais une peine maximale de dix années à purger dans un pénitencier fédéral.

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LA TENTATIVE DE MEURTRE CONTRE SALVATORE ZOTTOLA MONTRE QUE LA COSA NOSTRA EST ENCORE BIEN ACTIVE

9 Septembre 2018, 07:42am

Publié par Xav

Sylvester Zottola et Vincent Basciano
Sylvester Zottola et Vincent Basciano

L’attaque n’aura duré que dix sept secondes, mais elle aura ravivé de mauvais souvenirs aux policiers du NYPD. Il faut dire qu’une tentative d’assassinat effectuée en plein de mois de Juillet, contre un individu identifié comme un Associé de la Cosa Nostra, cela n’était plus arrivé depuis longtemps. Alors cette tentative de meurtre manquée, marquait-elle une future guerre entre famille ?, ou un simple règlement de compte entre gangs rivaux ?. La victime, Salvatore Zottola est loin d’être un inconnu des services de police. Identifié depuis des années comme un Associé de la famille Bonanno, il venait de quitter sa maison dans un quartier paisible du Bronx, quand il fut pris en embuscade par un individu non-identifié. La scène qui fut filmée par une caméra de sécurité, montra comment Salvatore Zottola, blessé de plusieurs coups de feu, essaya tant bien que mal de s'en sortir, en se roulant par terre, pour éviter de se faire tuer. Miraculeusement, ce dernier s’en sortira, gravement blessé certes, mais en vie. Le même jour, son père, Sylvester Zottola, identifié lui aussi comme un Associé de la Cosa Nostra, comparaissait dans un tribunal pour répondre à des accusations, qui ressemblèrent étrangement à la scène vécue par son fils le matin même. En Juin dernier, Sylvester Zottola avait brandi une arme à feu contre deux personnes qui l’avaient menacé devant son domicile. Les deux individus ayant menacé le patriarche de la famille, ne seront jamais retrouvés, mais Sylvester Zottola sera inculpé quant-à lui de possession illégale d’arme à feux. Ces deux affaires auraient pu être une simple coïncidence, mais les enquêteurs ont très vite fait le rapprochement, vu le pédigrée criminel du père et du fils. Le NYPD transféra très rapidement la tentative de meurtre contre Salvatore Zottola au FBI et même si ce dernier après avoir récupéré de ses blessures, commença à parler aux enquêteurs, les agents fédéraux n’ont jamais jugé ces propos comme une future collaboration avec les autorités fédérales. Cette nouvelle affaire ajoute une note supplémentaire à la Cosa Nostra, qui a énormément changé. L’époque ou Paul Castellano était abattu devant le Sparks Steak House en plein Manhattan est révolue. De Chicago, en passant par Boston et Philadelphie, pour terminer à New-York, les membres de l’ancienne génération encore en vie, sont soient emprisonnés, ont décidé de collaborer ou sont partis dans une semi-retraite loin du crime organisé. Mais malgré le fait que cette organisation criminelle soit affaiblie, son influence est toujours intacte : « Je ne pense pas que la Cosa Nostra soit morte. Malheureusement, les gens l’ont romancé et sont devenus sympathiques avec ce genre d’individus » déclara une ancienne procureure fédérale qui était intervenue dans une affaire concernant les Zottola. La famille Zottola a toujours été proche de Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano, ancien Acting Boss de la famille Bonanno. Avec sa bénédiction, les Zottola géraient des centres de jeux clandestins dans les secteurs contrôlés par les Bonanno. Mais aujourd’hui, Vincent Basciano, purge une peine à perpétuité incompressible pour racket et meurtre et avec son emprisonnement l’influence des Zottola à diminué, leur protection aussi.

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