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NOT GUILTY !

15 Novembre 2015, 08:30am

Publié par Xav

NOT GUILTY !

Après trois semaines de procès et deux jours de délibération, Vincent Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno qui avait été inculpé de plusieurs charges fédérales en Janvier 2014, fut déclaré non-coupable des accusations portées contre lui. Quand le jury fédéral rentra dans le tribunal, il y avait un silence de mort, Vincent Asaro paisible, s’attendait au pire. Quelques jours auparavant, il pestait contre ses avocats, qu’il trouvait « trop tendre », pas assez agressifs contre ceux qui étaient venus témoigner contre lui, dont son propre cousin Gaspare Valenti, déclarant qu’il « avait sa vie entre leurs mains ». Mais à l’énoncé du verdict de non-culpabilité de racket, d’extorsion de fonds et du meurtre de l’Associé de la famille Lucchese Paul Katz, Vincent Asaro se leva, poing en l’air et étreignit ses deux avocats : « Votre honneur je vous remercie beaucoup » déclara t’il au juge fédéral Allyne Ross. En sortant du palais de justice après un peu plus d’un an et demi d’incarcération, Vincent Asaro s’exclama : « LIBRE ! ». Accompagné de ses deux avocates, Elizabeth Macedonio et Diane Ferrone, sourire aux lèvres, il s’amusa à répondre aux questions des journalistes présents en masse devant le tribunal fédéral, et qui étaient eux aussi un peu étonnés du verdict prononcé : « J’ai hâte de manger un bon repas et de voir ma famille » (laquelle ?), déclara t’il, tout en continuant qu’il attendait les fêtes de Thanksgiving et de Noël avec impatience. Vincent Asaro paru enchanté de l’engouement provoqué par son acquittement, et n’hésita pas à faire des poses pour les photographes : « Même John Gotti n’a pas eu autant d’attention » ironisa t’il. Vincent Asaros ‘attendait à terminer sa vie derrière les barreaux et fut le seul accusé dans cette affaire à tenter sa chance dans un procès fédéral, son fils Jérôme, un Capitaine de la famille Bonanno avait décidé il y a quelques mois de plaider coupable d’avoir déplacé le corps de Paul Katz et avait été condamné à près de sept ans et demi de prison. Le témoignage de Gaspare Valenti n’a pas été jugé crédible par le jury. Ce dernier avait témoigné lors du procès, que Vincent Asaro était l’un des « cerveaux » dans le casse de la Lufthansa, et qu’il avait empoché personnellement près de cinq cent mille dollars auprès de James Burke, une somme ui fut vite dépensée dans les hippodromes toujours selon ces dires. Mais dans sa plaidoirie finale, l’avocate de Vincent Asaro, Elizabeth Macedonio avait décrié Gaspare Valenti comme « un menteur expérimenté » qui avait touché une très belle somme du gouvernement fédéral pour « collaborer contre son propre cousin » et ainsi éponger ses dettes : « Une fois que vous éliminez Gaspare Valenti comme une personne fiable, alors que vous êtes en mesure de conclure de la non-culpabilité de mon client » avait t’elle adressé au jury. Ironisant sur le programme de protection des témoins, Elizabeth Macedonio avait continué sur sa lancée en déclarant que celui-ci était « un régime de retraite » ou « les collaborateurs négocient afin de récolter des avantages » pour leur prochaine vie. Pour terminer elle avait conclu sur le fait que les photos de surveillance de Vincent Asaro, montrées lors de ce procès, en compagnie d’autres membres de la Cosa Nostra, « n’était pas un crime » et que cela démontré une chose, que les procureurs fédéraux ne savaient pas comment faire pour condamner définitivement son client. D’ailleurs selon eux : « Si Vincent Asaro est vraiment l'individu dangereux, violent, assassin décrit par le gouvernement, pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour l'arrêter ? ». L’affaire de la Lufthansa, hantera à tout jamais la justice Américaine, qui en pratiquement quarante années d’enquêter n’aura jamais réussi à prouver et à faire condamner un membre dans cette affaire. Concernant l’assassinat de l’Associé de la famille Lucchese, Paul Katz, les ossements retrouvés grâce à la collaboration de Gaspare Valenti dans l’ancienne maison de James Burke, n’a pas tellement convaincu les jurés. En effet, rien ne prouvait selon les avocats de la défense, que malgré la présence du corps de Paul Katz, que Vincent Asaro fût le coupable de ce meurtre, en sachant que Gaspare Valenti avait déclaré auparavant avoir déplacé à « plusieurs reprises » ce dernier pour éviter des fouilles du FBI. Vincent Asaro en a pour l’instant avec la justice Américaine. Les procureurs fédéraux n’ont toujours pas dit s’ils avaient faire appel de cette décision. En attendant, c’est Gaspare Valenti qui va prochainement se présenter devant un juge fédéral à New-York, pour savoir si son témoignage et les informations données aux enquêteurs pendant sa collaboration, à lé mérite de faire Gaspare Valenti un homme libre.

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LES TÉMOINS DÉFILENT AU PROCES DE VINCENT ASARO

8 Novembre 2015, 06:47am

Publié par Xav

LES TÉMOINS DÉFILENT AU PROCES DE VINCENT ASARO

Le témoignage de Laurent Katz, fils d’un ancien Associé de la famille Lucchese assassiné selon les procureurs fédéraux par Vincent Asaro (voir photo) en Aout 1969, à quelque peu refroidi le tribunal, sauf bien sûr l’accusé lui-même, qui est resté imperturbable. Paul Katz trainait avec les mauvaises personnes, des membres initiés de la Cosa Nostra, des individus impitoyables qui auraient reculé devant rien pour éviter de se retrouver en prison. L’Associé de la famille Lucchese, savait pertinemment qu’en choisissant cette vie, elle pouvait s’arrêter du jour au lendemain, sans avertissement préalable. Dans la Cosa Nostra, les personnes qui vont vous tuer, vous les connaissez depuis de nombreuses années et ce jour là, ils vous accueilleront avec le sourire, les bras grands ouverts, mais ce soir là, quand il fut appelé à son domicile un soir d’été en 1969, Paul Katz savait que quelque chose tramé, que ce n’était pas qu’une simple réunion entre truands, qui allait se dérouler dans un magasin de bonbons détenu par un membre de la Mafia. Laurent Katz avait cinq ans, mais malgré son jeune âge, cette scène restera à jamais marquée dans sa mémoire. Il se souvient que sa mère suppliait son père de ne pas partir, que ce n’était pas normal de se faire « convoquer » en pleine nuit. Pour éviter le pire, elle lui demanda de prendre son fils, car elle savait très bien que contrairement aux membres de Cosa Nostra en Sicile, la Cosa Nostra aux États-Unis ne tuent pas les enfants, ou encore de prendre son chien. Paul Katz, lui rétorqua seulement d’appeler les « flics » s’il n’était pas revenu dans quelques heures, ils ne le reverront plus jamais. La suite, on l’a connait déjà, Paul katz se serait rend très certainement au lieu de rendez-vous et sera étranglé par des individus non-identifiés avec une chaîne pour chien. Son corps, quant-à lui, sera retrouvé à l’été 2013, au sous-sol de l’ancienne maison d’un autre Associé de la famille Lucchese, James « Jimmy The Gent » Burke. On sera par la suite que son corps fut retrouvé grâce au témoignage de Gaspare Valenti, cousin de l’actuel accusé dans cette affaire Vincent Asaro, dont il déclara aux autorités que ce dernier à participé à cet assassinat crapuleux. Pendant plusieurs jours de témoignage, Gaspare Valenti stipula, que Paul Katz détenait un entrepôt à Ozone Park, un lieu à forte densité mafieuse, ou la Cosa Nostra reste encore à l’heure d’aujourd’hui très bien implantée. Cet entrepôt avait une particularité, il servait à caché les nombreux bien volés des membres de la Cosa Nostra et en particulier ceux de James Burke. Le problème est qu’un jour Paul Katz se fit arrêter, et d’après son fils, son père aurait décidé de collaborer avec la police : « Il nous a dit qu’on allait bientôt déménager ». Malheureusement pour l’Associé de la famille Lucchese, James Burke était paranoïaque et le moindre soupçon dans son esprit qu’un individu allait collaborer avec la justice, suffisait pour lancer un contrat. Le témoignage de Laurent Katz ne permet pas en lui-même de prouver que Vincent Asaro était bien le coupable dans ce meurtre, d’ailleurs pour les avocats de la défense, Paul Katz aurait été tué par un Associé de James Burke, un dénommé Joseph Allegro. Depuis le début du procès, Vincent Asaro s’est ouvertement moqué des différents témoins du gouvernement, essayant même de les provoquer du regard. Une personnalité que les procureurs fédéraux ont essayé d’expliquer après le témoignage de Laurent Katz. Lors de son arrestation en janvier 2014, Vincent Asaro fut conduit au Métropolitan Center de New-York, ou il fut avant d’être transféré dans sa cellule, déshabillé. Pendant cette fouille, les agents fédéraux pénitenciers remarquèrent que le Capitaine de la famille Bonanno avait plusieurs tatouages, la plupart sur le thème du « respect » et « l’honneur ». Comme ce tatouage au niveau de sa cheville, représentant une « faucheuse » et les quelques mots « La mort après le déshonneur ». Pour l’agent du FBI, Robert Ypelaar, appelé à la barre, ces tatouages sont révélateurs de l’appartenance et du respect des règles de la Cosa Nostra jusqu’à sa mort pour Vincent Asaro. Les règles de l’omerta qui toujours selon l’agent du FBI, a « construit sa vie ». L’avocat de la défense, Elizabeth Macedonio essaya de dédramatiser les propos de l’agent fédéral, en expliquant que ces tatouages étaient pour la plupart, des devises des US Marine et des Samouraïs. D’ailleurs, elle ironisa en déclarant qu’elle ne savait pas qu’elle aurait du défendre son client pour ce genre de choses lors d’un procès fédéral, incitant le rire dans la salle d’audience.

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CONTRE-INTERROGATOIRE DÉCISIF AU PROCES DE VINCENT ASARO

31 Octobre 2015, 07:27am

Publié par Xav

CONTRE-INTERROGATOIRE DÉCISIF AU PROCES DE VINCENT ASARO

Au cours de l’été 2013, Gaspare Valenti qui collaborait déjà avec les autorités fédérales, appela Vincent Asaro pour lui dire que le FBI était en train de fouiller le sous-sol de l’ancienne maison de James « Jimmy The Gent » Burke (voir photo). Paniqué, le Capitaine de la famille Bonanno alla directement sur les lieux et fit plusieurs passages en voiture au nez des agents fédéraux, mais dans sa tête il était sûr d’une chose, que quelqu’un avait parlé. En Janvier 2014, ce dernier se fera arrêter et apprendra alors que c’était son propre cousin qui coopérer avec la justice Américaine, mais dans l’esprit de Gaspare Valenti, Vincent Asaro savait depuis ce jour de Juin 2013, que son cousin avait « changé de camp ». « Ce regard » déclara t’il quand Vincent Asaro compris que quelqu’un proche de lui avait « parlé » au FBI : « Je te verrai plus tard, arrête de me téléphoner » hurla t’il. Vincent Asaro savait que désormais il était rentré dans les mailles du filet de la justice Américaine et qu’il ne le lâcherait désormais plus. Alors que le témoignage de Gaspare Valenti se terminait au tribunal fédéral de New-York, ce dernier revint sur deux petites anecdotes assez intéressantes. La première eut lieu lors du décès du célèbre Associé de la famille Luchese, connu du grand public pour avoir été interprété par Ray Liotta dans le film Goodfellas en 1990, Henry Hill. Ce dernier décèdera en Juin 2012 de plusieurs complications liées à un cancer du poumon. La nouvelle se rependit très vite dans les rues de New-York et surtout aux oreilles des membres qui l’avaient connu personnellement et avec qui ils avaient fait plusieurs affaires. Ce jour là, Gaspare Valenti rejoignit comme à son habitude Vincent Asaro dans un diner de Bensonhurst. Lors de la conversation, Gaspare Valenti lui demanda : « Alors tu vas aller à l’enterrement d’Henry Hill ? ». Vincent Asaro ne comprit pas tout de suite, Gaspare Valenti répéta une alors une nouvelle fois. La réponse de Vincent Asaro ne se fit pas attendre : « C’était une grosse merde ». La deuxième anecdote visait explicitement le fils de Gaspare Valenti, Anthony « Fat Sammy » Valenti, un Soldat de la famille Bonanno, présent ce jour là dans le tribunal et qui disait fièrement en début de procès, qu’il venait pour soutenir non pas son père, mais « Vinny ». Les procureurs fédéraux ont fait passer dans le tribunal, une conversation entre Gaspare Valenti et Vincent Asaro, ou ce dernier faisait référence à l’intronisation dans la Cosa Nostra d’Anthony Valenti : « J’avais dis à Jerry (Jérôme Asaro) de ne pas le faire rentrer dans la famille » soupira Vincent Asaro. Pour le Capitaine de la famille Bonanno, Anthony Valenti malgré le fait qu’il soit le fils de son cousin, n’avait pas les « capacités » nécessaires pour rentrer dans la famille Bonanno, mais étant un très bon ami de Jérôme Asaro, son intronisation fut acceptée. Anthony Valenti présent au fond du tribunal fixa le plafond. Le procureur fédéral rajouta une couche et demanda à Gaspare Valenti s’il voulait que son fils rentre dans la Cosa Nostra : « Non jamais de la vie ». C’est donc interessant de savoir que Gaspare Valenti avait moins de « pouvoir » au sein de la Cosa Nostra que le fils du Capitaine des Bonanno. Après en avoir terminé avec les questions des procureurs fédéraux, ce fut au tour des avocats de la défense d'intervenir, un moment très important pour le Capitaine de la famille Bonanno. Pour discréditer le témoignage de Gaspare Valenti, l’avocate de la défense, Elizabeth Macedonio martela que la vie toute entière du Soldat de la famille Bonanno était un « mensonge », s’interrogeant sur le fait que sa famille n’a jamais été au courant qu’une partie du magot de la Lufthansa était caché chez eux. Comment d’après Elizabeth Macedonio , Gaspare Valenti a pu revenir la nuit du célèbre hold-up avec les autres protagonistes, pour cacher l’argent, sans réveiller un membre de sa famille, ni même son chien. En s’interrogeant sur ce genre de choses, elle se demanda alors si Gaspare Valenti n’avait pas tout simplement raconté ce qui avait déjà été marqué dans les journaux, se demandant même, s’il avait bien participé au fameux casse. De plus elle déclara que Gaspare Valenti avait décidé de coopérer non pas par peur de faire « tuer » par son cousin, mais seulement pour « éponger ses dettes » que le gouvernement aurait aidé à rembourser. Pendant que son avocate interrogeait le témoin du gouvernement, Vincent Asaro rigola auprès de son deuxième avocat. : « Il s’habille (Gaspare Valenti) beaucoup mieux qu’avant », ironisant sur le fait que ce dernier changeait de costume tous les jours, à chaque représentation : « Peut être que je devrais finalement rentrer dans le programme de protection des témoins » rigola t’il.

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LA VIE DE VINCENT ASARO DANS LA COSA NOSTRA PASSÉE AU CRIBLE

28 Octobre 2015, 07:27am

Publié par Xav

LA VIE DE VINCENT ASARO DANS LA COSA NOSTRA PASSÉE AU CRIBLE

Être un membre à part entière de la Cosa Nostra, ne rime pas forcément avec argent, respect et grande vie. Dans cette organisation criminelle, la plupart se font énormément d’argent, d’autres, ont du mal à joindre les deux bouts et quelques-uns gagnent assez d’argent mais le dépensent très vite dans les paris sportifs. Arrivés à un âge avancé, l’aigreur chez certains membres de la Cosa Nostra se fait de plus en plus forte. Aigries d’avoir laissé passer des gros coups, de pas en avoir assez profité, comme par exemple ne pas avoir ramassé plus d’argent lors du célèbre braquage de la Lufthansa. Il y a quatre ans, Gaspare Valenti, le cousin du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro (voir photo actuellement jugé à New-York, était en train d’enregistrer une conversation assez intéressante sur l’amertume que pouvait ressentir le vieillissant Capitaine de la Cosa Nostra. Vincent Asaro ressassait le passé et déclara à son cousin que sa part lors du fameux braquage, n’avait pas été aussi important (près de 500 000 dollars). A cette époque, comme simple Soldat, il gérait pour la famille Bonanno, l’aéroport de JFK à New-York et avait beaucoup aidé James « Jimmy The Gent » Burke dans la préparation de ce vol, en fournissant la sécurité et le matériel nécessaire. James Burke avait du mal à se dire qu’il devait partager une partie de ce butin, près de six millions de dollars en liquide et en bijoux, avec d’autres Affranchis. A cette époque, Vincent Asaro toucha une très belle somme d’argent, mais qui fut selon Gaspare Valenti complètement dépensée dans les courses hippiques. Mais Vincent Asaro en voulait toujours plus, et près de vingt cinq ans après les faits, il avait toujours dans son esprit qu’il n’avait pas touché assez, que James Burke, avait tout gardé pour lui : « Nous n’avons pas eu tout l’argent que nous étions censés avoir. Nous nous sommes faits baisé dans tous les sens à cause de ce putain de James Burke » déclara t’il à son cousin, visiblement encore très énervé par cette affaire. Vincent Asaro ne savait pas forcément qu’il était en train de se faire enregistrer, et que plus tard, ces bandes audio serviraient aux procureurs fédéraux pour lancer plusieurs inculpations dans la famille Bonanno des années plus tard. Alors que les enregistrements étaient en train de défiler dans une salle d’audience médusée par la conversation entre les deux hommes, Vincent Asaro mâchoire serrée, fronça les sourcils et n’hésita pas à lancer quelques insultes à son cousin : « Espèce de grosse merde » lui lança t’il. Dans ce braquage, Jimmy Burke devait reverser une partie du butin à différents Associés de la famille Lucchese, qui seront par la suite tous assassinés, des meurtres dont Vincent Asaro n’est pas inculpé aujourd’hui et dont l’investigateur présumé aurait été James Burke. En assassinant les auteurs du fameux casse, James Burke, pouvait garder encore plus d’argent pour lui, mais une partie, devait quand même être partagée avec deux membres de la famille Bonanno qui avaient eux aussi participé au vol, Gaspare Valenti et Danny Rizzo. Ironiquement, Vincent Asaro se plaignait à son cousin que James Burke « avait gardé tout l’argent pour lui » mais selon Gaspare Valenti, sa part fut complètement « volée » par le Capitaine de la famille Bonanno, sans aucune explication. Pour Danny Rizzo, même après avoir participé au casse du siècle, il devint lui aussi complètement fauché. Tout au long de sa carrière criminelle, le Soldat de la famille Bonanno ne gagnait pas assez d’argent et cela lui arrivait à certains moments de venir réclamer quelques dollars auprès de son Capitaine : « Je pensais qu’il plaisantait » déclara Vincent Asaro, faisant référence au fait que Danny Rizzo l’avait attrapé quelques jours avant cet enregistrement, en demandant à son Capitaine, s’il pouvait lui dépanner de 200 dollars et un paquet de cigarettes. Ces derniers temps, Vincent Asaro ne vécut plus de la même façon qu’il y a plusieurs années, les rentrées d’argent étant de moins en moins nombreuses pour le Capitaine de la famille Bonanno, qui fit que ce dernier demanda de l’aide à son propre fils, Jérôme, un membre initié de la Cosa Nostra sans succès, au grand désespoir de son père : « Mon fils est un salaud. Il veut rien me donner, il brise mon cœur ». Vincent Asaro avait toujours prétexté qu’il avait « perdu » son fils depuis qu’il en avait fait un Capitaine et que ce dernier n’avait aucune reconnaissance malgré le fait qu’il lui avait donné son entreprise de clôture et surtout, qu’il l’avait aidé à rentrer dans la famille Bonanno.

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LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

24 Octobre 2015, 05:59am

Publié par Xav

LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

« Fuck » c’est le mot qu’a prononcé Vincent Asaro en voyant Salvatore Vitale (voir photo à gauche), l’ancien Underboss de la famille Bonanno se présenter à la barre des témoins. Il faut dire que Salvatore Vitale en savait beaucoup sur Vincent Asaro, surtout sur sa personnalité, une manière de montrer au jury présent que l’accusé qu’ils sont en train de juger, est un gangster dangereux, qui ne pense qu’à une chose, se faire de l’argent. Le problème est que selon Salvatore Vitale, l’argent récolté par le Capitaine de la famille Bonanno était souvent très vite dépensé dans les jeux et autres paris sportifs, une manie que Vincent Asaro a conservée tout au long de sa carrière criminelle. Mais c’est aussi sur son tempérament que Salvatore Vitale c’est longtemps attardé. Pour lui, Vincent Asaro a toujours eu des excès de violence, et ceux même lors de réunion entre mafieux de différentes familles, ce qui pouvait selon lui, poser des problèmes : « Vous êtes censé être respectueux envers les personnes qui se trouvent autour de la table et Vinny était toujours hostile » déclara t’il. Très à l’aide désormais dans son rôle de collaborateur de la justice, Salvatore Vitale est désormais si on peut dire un « habitué » des procès contre les membres de la Cosa Nostra et son témoignage lors des audiences permet de voir de manière très précise le quotidien des différents Affranchis et leur façon de procéder. Il déclara à la procureure fédérale par exemple, qu’il n’utilisait que des téléphones prépayés diminuant ainsi le risque de se faire enregistrer par les agents fédéraux. Dans son téléphone le nom de ses contacts n’était jamais renseigné, pour éviter qu’en cas de perte, on ne fasse tout de suite la relation avec la Cosa Nostra : « Par exemple, j’avais Vinny Green From Las Vegas (Vincent Faraci) ou encore Tommy Shot ». Alors que Salvatore Vitale témoignait tranquillement, on pouvait ressentir la rage dans les yeux de Vincent Asaro qui ne le quittait pas des yeux, a tel point qu’ à un moment il déclara au juge, que la sténographe qui est présente lors de ce procès pour transcrire tout ce qui se dit au cours de l’audience, gênait sa vision du témoin du gouvernement. Aucunement déstabilisé, Salvatore Vitale continua son témoignage et s’orienta très vite sur sa vie dans le programme de protection des témoins. Pour ce dernier, il est très difficile pour un ancien gangster de retrouver un travail légitime : « Qui voudrait embaucher une personne qui a plus de soixante ans et qui vient d’avoir une nouvelle carte de sécurité sociale ?. J’ai toujours été rejeté par toutes les entreprises auxquels j’ai pu postuler ». Curieusement, le témoignage ne s’orienta plus sur Vincent Asaro, mais surtout sur son expérience dans le programme de protection des témoins : « Cette vie est un mensonge, jusqu'à ce que vous trouviez un terrain solide. Si j’avais su, j’aurai gardé mon argent et j’aurai purgé ma peine de prison » stipulant sur le fait que le gouvernement lui avait offert près de 250 000 mille dollars pour ses témoignages. Vincent Asaro stupéfait secouait la tête. Pour revenir sur le casse de la Lufthansa, Salvatore Vitale déclara seulement qu’il avait rencontré quelques jours après le braquage son beau-frère, Joseph Massino, qui avait récupéré une valise bourrée de bijoux : « Ca c’est le casse de la Lufthansa » lui avait-il déclaré. En récompense, Joseph Massino n’avait donné qu’a Salvatore Vitale un seul collier en or, « le reste » déclara t’il « il ne l’a jamais revu ». Après le témoignage de l’ancien Underboss de la famille Bonanno, ce fut au tour de Gaspare Valenti de venir témoigner. Installé au fond du tribunal, son fils, Anthony « Fat Sammy » Valenti ne le quitta pas des yeux, essayant de le déstabiliser. Mais Gaspare Valenti en a connu d’autre dans sa vie, lui qui a suivi pendant des dizaines d’années son cousin dans les bas-fonds de la Cosa Nostra. Nullement intimidé, il commença tranquillement. Quand le procureur lui demanda tout simplement qu’elle était le crime le plus grave qu’il ait commis, sans hésiter il déclara : « Le casse de la Lufthansa ». Et c’est d’une simplicité déconcertante, comme s'il avait fait ça toute sa vie, qu’il déclara que pour préserver la paix entre certaines familles, l’argent fut distribué à des membres de la famille Gambino, et en particulier à John Gotti après le braquage. Vincent Asaro était en train de bouillir quand son cousin l’identifia sur une photo en présence de John Gotti devant son lub social, le Bergin Hunt and Fish Club. Gaspare Valenti a commencé a coopérer avec le FBI au début des années 2010 : « J’ai appelé le FBI et j’ai indiqué que je n’avais plus de sous, que j’étais fatigué de cette vie. Je faisais des cauchemars au sujet d’événements dont j’avais participé ». Les agents fédéraux saisirent alors l’occasion et lui demandèrent de porter un micro et d'enregistrer les conversations des membres de sa famille. En récompense et en attendant de pouvoir rentrer dans le programme de protection des témoins, le gouvernement fédéral payait son loyer et ses factures. Vincent Asaro et Gaspare Valenti se réunissait très souvent dans un Diner à Ozone Park et le Capitaine de la famille Bonanno lui sortait souvent des confidences. Il déclara par exemple que Vincent Asaro trainait souvent dans des clubs sociaux détenus par la famille Gambino, mais que la plupart des membres le détestaient car il ne payait jamais. Selon Gaspare Valentin, son cousin était un amoureux des animaux, mais il était aussi un dur à cuir, qui n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins, comme quant il demanda à plusieurs de ses Associés, de « casser la figure » à un groupe de marginaux qui harcelait des femmes près de la plateforme de métro à Ozone Park.

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LE PROCÈS DE VINCENT ASARO A ENFIN DEBUTÉ A NEW-YORK

22 Octobre 2015, 05:46am

Publié par Xav

LE PROCÈS DE VINCENT ASARO A ENFIN DEBUTÉ A NEW-YORK

Après plusieurs mois d’attente, le procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro (voir photo à droite), a enfin commencé dans une cour fédérale de New-York bondée pour l'occasion. Alors que le témoin principal des procureurs fédéraux, le propre cousin de Vincent Asaro, Gaspare Valenti (voir photo à gauche) devrait témoigner dans les prochains jours, son fils, un Soldat identifié selon le FBI de la famille Bonanno, Anthony « Fat Sammy » Valenti, s’est présenté à la grande surprise au tribunal, non pas pour soutenir son père, mais bien le Capitaine de la famille Bonanno : « Je suis ici pour Vinny (Vincent Asaro) » prononça t’il. Et quand le journaliste lui demanda ce qu’il pense de son père, devenu collaborateur de la justice : « Je me moque de lui ». Cette technique employée par les avocats de la défense, veut surement permettre à Gaspare Valenti d’être déstabilisé dans son témoignage, en voyant son fils le recarder fixement dans les yeux et ressemble étrangement à une scène mythique du film de Francis Ford Copolla, Le Parrain 2. Dans ce film, Michael Corleone, interprété par Al Pacino, voit l’un de ses Capitaines, dénommé Frank Pentangeli décidé à témoigner lors d’une commission du Sénat contre le crime organisé. Pour l’en empêcher, Michael Corléone, fait venir alors de Sicile, son frère Vincenzo Pentangeli. Lors de l’audience, un regard silencieux entre les deux frères, décida finalement Frank Pentangeli de se rétracter. Cette venue pour un membre de la Cosa Nostra dans un tribunal fédéral aura-t-il la même répercussion ? Cela reste à voir. En attendant, la procureure fédérale Lindsay Gerdes, ne se laissa pas intimider par ce stratagème manigancer par les avocats de la défense, et a commencé d’ambler, lors de sa première plaidoirie, à attaquer rigoureusement Vincent Asaro. Pour Lindsay Gerdes : « Vincent Asaro a empoché personnellement près de cinq cent mille dollars » pour le casse dit de la Lufthansa : « Il (Vincent Asaro) savait que James Burke était quelqu’un qui se faisait beaucoup d’argent. James Burke et Vincent Asaro étaient des vrais partenaires dans le crime organisé » déclara t’elle. Intronisé dans la famille Bonanno depuis les années 1970, Vincent Asaro à très vite eu des responsabilités au sein de la pègre, jusqu'à gérer l’aéroport de JFK à New-York. Toujours selon la procureure fédérale, Vincent Asaro a tout « simplement » suivi le destin de son père et grand-père, eux aussi des membres intronisés de la Mafia : « Pour lui, la Cosa Nostra est une entreprise familiale et il la vit jusqu’au fond de ses tripes » déclara de nouveau Lindsay Gerdes. D’après les documents judiciaires exposés lors de ce premier jour de procès, Vincent Asaro accompagné de James Burke et son équipe, avait effectué de nombreux repérages plusieurs semaines avant le fameux casse, pour obtenir la meilleure configuration possible pour leur plan d’attaque. De plus, ce laps de temps permit à James Burke de rechercher le matériel nécessaire au braquage, comme les outils, les masques de ski et bien sûr les armes à feux. Gaspare Valenti qui va venir témoigner contre son cousin, faisait parti de l’équipe de braqueurs, mais égoïstement, Vincent Asaro avait récupéré une grande partie de sa part qui devait lui revenir, une rancœur qui décida par la suite Gaspare Valeti de commettre l’irréparable, collaborer avec la justice Américaine, et enregistra des centaines d’heures de conversation entre lui et son cousin, qui seront diffusés pendant ce procès. Vêtu d’un pull gris, Vincent Asaro mâchait un chewing-gum et ressemblait plus à vieil homme grincheux, qu’un gangster. Au vu de son âge avancé et pour faciliter son confort lors de ce procès qui va durer plusieurs jours, Vincent Asaro a eu le « privilège » de faire le trajet seul avec quelques gardes, dans un véhicule de police du Métropolitan Center, lieu ou il est incarcéré actuellement, au tribunal fédéral, alors que normalement, la procédure veut qu'il aurait fasse le déplacement avec d’autres prisonniers. Cet « avantage », va pouvoir permettre à Vincent Asaro de pouvoir se reposer entre les séances et de rester en forme. Le butin de la Lufthansa était plus important que prévu, près de six millions de dollars en liquide et en bijoux, de quoi faire des heureux auprès des autres gangsters de New-York. Par exemple, Joseph Massino, qui à cette époque était une étoile montante de la famille Bonanno et Capitaine de Vincent Asaro, reçu pas loin de 100 000 dollars. Joseph Massino régissa de la même façon que son Soldat, en gardant la totalité de l’argent et en ne reversant même pas un seul dollar à son beau-frère, Salvatore Vitale dont il a toujours été proche et qui deviendra par la suite son Underboss. Good Looking Sal comme il était surnommé par le passé, fait aussi reparler de lui dans le procès de Vincent Asaro. En effet après avoir décidé de collaborer avec la justice au début des années 2000, il est devenu l’un des témoins les plus importants de la justice Américaine, une encyclopédie vivante, qui connait la Cosa Nostra et son fonctionnement dans les moindre recoins et son témoignage va servir aux procureurs fédéraux pour essayer de faire condamner Vincent Asaro. Pour l'un des avocats de la défense, Diane Ferrone, les témoins qui vont venir à la barre ne sont que des « assassins et des menteurs » : « Quand on ment une fois, on continue à mentir pour pouvoir s'en sortir » déclara t’elle. Diane Ferrone a aussi fustigé Gaspare Valenti, déclarant que c'était un « escrocs » qui avait été « payé » par le gouvernement pour enregistrer son propre cousin.

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LE PROCÈS DE VINCENT ASARO VA BIENTÔT COMMENCER

17 Octobre 2015, 07:10am

Publié par Xav

LE PROCÈS DE VINCENT ASARO VA BIENTÔT COMMENCER

Petite victoire pour Vincent Asaro (voir photo), un Capitaine de la famille Bonanno qui va dans les prochains jours, être jugé pour des délits datant de plusieurs dizaines d’années. En effet, la juge fédérale en charge de cette affaire, Allyne Ross a demandé aux procureurs fédéraux de ne parler en aucun cas des meurtres qui ont suivi le fameux casse de la Lufthansa, qui sera au centre des débats et qui a été immortalisé dans le film de Martin Scorsese, en 1990, Les Affranchis. Les procureurs fédéraux avaient l’espoir de pouvoir faire la relation avec cette série d’assassinats, pour essayer de convaincre le futur jury de condamner plus facilement Vincent Asaro. Le problème, comme le rappelle justement la juge fédérale, est que les preuves apportées pour l’accusation du Capitaine de la famille Bonanno, se concentrent essentiellement sur le case dit de la Lufthansa et non sur les meurtres qui ont été sans doute orchestrés par un Associé de la famille Lucchese, James « Jimmy The Gent » Burke. Les avocats de la défense étaient tout de suite montés au créneau, en expliquant que ce genre de procédé ne permettait pas à leur client d’avoir un procès « équitable ». Alors petite victoire, sans doute oui pour l’équipe de la défense, mais cela, n’empêche que les procureurs fédéraux n’ont pas dis leur dernier mot. Leur témoin clé dans cette affaire, le propre cousin de Vincent Asaro, Gaspare Valenti, est quant-à lui prêt à témoigner dans ce procès fédéral qui mêlera sans doute histoire de famille façon Cosa Nostra à des vrais règlements de comptes familiaux. Gaspare Valenti était en effet un peu le confident du Capitaine de la famille Bonanno et fut un élément primordiale selon la justice Américaine dans ce braquage historique. Il aurait été l’intermédiaire entre Vincent Asaro qui dirigeait à l’époque l'aéroport de JFK à New-York et l’équipe de James Burke accompagné de son bras droit, Thomas DeSimone. La coopération de Gaspare Valenti fut relativement tardive. En effet, il avait attendu de nombreuses années après ce braquage pour commence à coopérer avec la justice Américaine. En été 2013, le FBI avait mené des fouilles au sous-sol de l’ancienne maison de James Burke, ou selon un témoignage qui était resté anonyme, le corps d’un Associé de la famille Lucchese dénommé Paul Katz aurait été enterré.. Après le début des fouilles, Vincent Asaro devenait de plus en plus paranoïaque, faisant même des allers retours devant l’ancien domicile de James Burke et au nez des agents fédéraux. Gaspare Valenti compris alors qu’il pouvait très bien se retrouver du titre de confident de Vincent Asaro à future victime. De leur côté, les avocats de la défense ont prévu l’invraisemblable, ils ont eu l'idée de faire témoigner la femme de Paul Katz. Ce témoignage est forcément stratégique pour la défense, car en effet, la femme de l’Associé de la famille Lucchese, avait déclaré que son mari lui avait dit le soir de sa disparition, qu’il avait rendez vous avec Joseph Allegro, un Associé de la famille Lucchese et proche collaborateur de James Burke. En faisant témoigner la femme de Paul Katz, les avocats de la défense veulent seulement prouver que leur client n’est en aucun coupable du meurtre dont il est accusé. Mais Vincent Asaro n’est pas encore sorti pour autant de tous ses problèmes. En effet, comment justifier le fait que son fils Jérôme, un Capitaine de la famille Bonanno, a été condamné il y a quelques mois à sept ans et demi de prison pour avoir à plusieurs reprises, déterré et ré-enterrer le corps de Paul Katz. De plus, le témoignage de Gaspare Valenti pour déclarant que Vincent Asaro lui avait demandé d’enterrer pour « la première fois » le corps de l’Associé de la famille Lucchese, après « l’avoir tué avec James Burke » reste quand même assez édifiant. A part le témoignage du cousin de Vincent Asaro, les procureurs fédéraux pourront aussi s’appuyer sur la collaboration d’Anthony Ruggiano Jr. Son père, un ancien Soldat de la famille Gambino lui aurait raconté qu’il aurait aidé personnellement Vincent Asaro et James Burke à vendre une partie des bijoux volés lors du fameux casse. Le procès de Vincent Asaro va débuter dans les prochains jours, le 19 octobre.

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COMMENT BIEN SÉLECTIONNER UN JURY AU PROCÈS DE VINCENT ASARO ?

3 Octobre 2015, 07:18am

Publié par Xav

COMMENT BIEN SÉLECTIONNER UN JURY AU PROCÈS DE VINCENT ASARO ?

Avez-vous déjà regardé « Le Parrain », avez-vous déjà regardé « Scarface » ?, « Les Sopranos », « Donnie Brasco » ?, avez-vous déjà regardé « Les Affranchis » ?. Telles sont les questions qui vont être posées au futur juré par l’équipe de la défense du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro. Arrêté et inculpé en Janvier 2014, d’avoir orchestré le fameux braquage dit de la « Lufthansa », ce dernier n’a plus tellement le choix au vu de son âge avancé. S’il plaide coupable, il terminera automatiquement sa vie derrière les barreaux, alors pourquoi ne pas tenter sa chance dans un nouveau procès ? même si avec les preuves accumulées par les procureurs fédéraux, il y a de forte chance que le Capitaine de la famille Bonanno soit condamné à la prison à perpétuité. La technique développée par les avocats de Vincent Asaro est simple : Il ne faut pas que l’un des jurés est une connaissance approfondie sur la Cosa Nostra. Chose encore plus importante, il ne faut surtout pas que l’un des jurés est un gout prononcé pour les films sur la Mafia et en particulier pour les Affranchis de Martin Scorsese. Ce film qui sortit au début années 1990, raconte la vie d’un Associé de la famille Lucchese dénommé Henry Hill et son parcours au sein de la Mafia Italo-Américaine. Le problème est que le braquage dit de la « Lufthansa » fait parti d’une des scènes les plus marquantes. L’un des avocats de la défense, John Meringolo, ancien professeur de droit, qui ne participera pas au procès déclara que : « Chaque juré qui à vu ce grand classique du cinéma Américain «(Les Affranchis), ne doit en aucun cas participer au procès ». Selon lui la scène du braquage de la Lufthansa, même elle ne parle pas explicitement de Vincent Asaro, serait très préjudiciable pour son client. En effet, pour John Meringolo, le juré qui a vu ce film va faire automatiquement la relation avec la série d’assassinats qui a précédé ce fameux casse et va s’en doute croire de ce fait, que Vincent Asaro avait été aussi impliqué dans tous ces meurtres, alors que la justice Américaine ne l’avait inculpé « que » de l’assassinat de l’ancien Associé de la famille Lucchese Paul Katz. Le deuxième avocat de la défense, Jerry Lichtman, a quant-à lui été « recruté » par Vincent Asaro pour sa faculté à défendre et à faire acquitter les membres de la Cosa Nostra. Jerry Lichtman, a en effet réussi à faire innocenter John Gotti Jr lors de son dernier procès pour meurtre en 2010. Selon certains spécialistes, il n’y a pas plus performant que Jerry Lichtman pour repérer un juré susceptible de faire condamner l’un de ses clients : « Les films sur la Mafia sont toujours violents, représentent toujours des voleurs, et les personnages sont toujours coupables à la fin de quelque chose » déclara t’il : « Nous voulons prendre des jurés qui sont capables de faire la distinction entre les films Hollywoodiens et la réalité ». Les avocats de la défense vont aussi demander aux jurés si un membre de leur famille fait partie ou à fait partie du crime organisé, une question qui peut se révéler importante et être déterminante dans ce procès. Mais même si les preuves accumulées contre Vincent Asaro semblent accablantes, les avocats de la défense ne se découragent pas, et sont même prêts à faire venir la fille et le fils de Paul Katz, dont Vincent Asaro est inculpé d’avoir commandité le meurtre. Alors pourquoi demander à ces derniers de venir à la barre d’un tribunal fédéral comme témoins de la défense, en sachant que le fils de Vincent Asaro, Jérôme Asaro a été récemment condamné à près de sept ans et demi de prison pour avoir déplacé à plusieurs reprises le corps de l’ancien Associé de la famille Lucchese. Surtout que les deux enfants de Paul Katz gardent une rancœur assez tenace contre Jérôme Asaro, ce qui est fort compréhensible. Mais en fait les avocats de la défense voient surement plus loin dans leur stratégie. En attendant, Vincent Asaro a demandé à la juge fédérale Allyne Ross de pouvoir être libéré sous caution en attendant son procès. Pour la convaincre, le Capitaine de la famille Bonanno déclara qu’il était déjà gravement malade avant son arrestation et que les allers retours « incessants » entre le Métropolitan Center ou il est incarcéré et le tribunal fédéral aggravait sa santé. Pour prouver sa « bonne foie », il déclara qu’il pouvait loger dans la maison de sa petite amie pendant toute la durée du procès et qu’il pouvait même porter un bracelet électronique. Mais la procureure fédérale, Alicyn Cooley, a demandé de « rejeter » sa requête, prétextant qu’il était accusé de délits graves dont le racket et le meurtre. De plus, elle justifia sa décision de devoir le laisser en prison, dans le fait qu’il pouvait même malgré son âge avancé, « intimider » les futurs témoins qui viendront témoigner dans son procès. La juge fédérale connue pour sa sévérité envers les membres de la Cosa Nostra, qui avait dernièrement rejeté la demande de libération conditionnelle de l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano, devrait rendre sa décision dans les prochains jours.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE BONANNO TRANSFÉRÉ DANS UNE AUTRE PRISON FÉDÉRALE

29 Septembre 2015, 04:35am

Publié par Xav

LE PARRAIN DE LA FAMILLE BONANNO TRANSFÉRÉ DANS UNE AUTRE PRISON FÉDÉRALE

Vous vous souvenez de John Palazzolo ? C’est un Soldat de la famille Bonanno qui avait fait parler de lui en Avril dernier. Le mafieux âgé de soixante dix sept ans et qui avait été libéré de prison en 2012 après avoir purgé près de dix années pour tentative de meurtre, avait été arrêté par les agents fédéraux pour une simple violation de conditionnelle. Mais cette arrestation a permis selon le FBI et les procureurs fédéraux d’éviter une guerre interne dans la famille Bonanno. En effet, depuis 2013, un nouveau Parrain a été nommé, Michael « The Nose » Mancuso, qui de son pénitencier fédéral ou il purge près de quinze années pour meurtre, était en train de réorganiser les fondements de cette famille, qui était sur le point de « disparaitre » selon la justice Américaine au début des années 2000. Libérable en 2019, son autorité dans la rue reste importante, mais du fait de son incarcération, sa marge de manœuvre reste limitée. Le problème dans une famille dirigée par des individus incarcérés et que certaines personnes peuvent essayer d’en profiter pour prendre le pouvoir. Pendant sa peine d’emprisonnement, et malgré le fait qu’il ait respecté l’omerta, John Palazzolo avait été tout simplement rétrogradé au rang de Soldat, une chose que le vieux mafieux avait mal pris, mais qui en réalité n’est pas une chose tellement surprenante dans la Cosa Nostra. En effet, des membres ayant des responsabilités dans la rue et qui sont incarcérés dans une prison fédérale pour des longues peines, sont moins susceptibles de pouvoir gérer comme il le souhaite leur business et leur équipe. De cette manière, ils sont souvent rétrogradés et un « Acting » Capitaine, est généralement nommé pour continuer à « faire tourner la boutique ». Le problème dans cette affaire, est que John Palazzolo après sa sortie de prison, avait toujours gardé son statut de Soldat, et sa rancœur envers les membres de la hiérarchie était de plus en plus importante. D’après le FBI, il rencontra le Consigliere en exercice, Anthony Rabito, à l’arrière d’un restaurant de New-York en plein milieu de la nuit. Il prit aussi contact avec Franck « Frankie Boy » Salerno, un Soldat de la famille Bonanno, neveu de Michael Mancuso et qui lui servirait de messager en prison. Ces différentes réunions ont d’après les agents fédéraux rien résolu, mais ont démontré que John Palazzolo était « prêt » selon eux à passer « à l’attaque ». Michael Mancuso est actuellement incarcéré dans le pénitencier fédéral de Danburry dans l’État du Connecticut. Une prison de minimum sécurité, une sorte de « Country Club » pour prisonniers fédéraux diront certains membres du FBI. De plus de jouir d’un certain confort en prison, Michael Mancuso n’arrive pas en terre inconnue. En effet, d’autres membres de la famille Bonanno emprisonnés depuis la plus grosse opération orchestrée contre cette borgata au début des années 2000, comme Anthony « Tony Green » Urso, se retrouvent aussi à Danburry. Anthony Urso, un mafieux de la vieille école, qui avait servi temporairement d’Acting Boss après la coopération de Joseph Massino en 2003, avait une manière bien à lui de concevoir les règles de la Cosa Nostra. Un soir dans un club social, Anthony Urso était furieux et sa lâcha en déclarant à des membres de la famille Bonanno dont le Capitaine Louis « Big Louie » Tartaglione (qui coopérait avec les autorités) que le seul moyen d’arrêter la vague des collaborateurs, était de « tuer les femmes et les enfants » des différents repentis, une méthode utilisée par leur cousine Sicilienne, mais que la Cosa Nostra s’était défendu d'appliquer. Après ces enregistrements, Anthony Urso sera condamné à près de dix sept années de prison en 2005. Incarcéré au Métropolitan Center de New-York, John Palazzolo attend patiemment une comparution devant un juge fédéral, pour sa voir s’il retourne en prison ou non. En attendant, Nicole Argentieri, qui est la chef adjointe dans la lutte du crime organisé pour le district de New-York, a convaincu un juge fédéral que les transferts de Michael Mancuso et d’Anthony D’Urso étaient nécessaires pour maintenir la sécurité dans la ville de New-York. Demande acceptée, Michael Mancuso sera transféré dans la prison fédérale de Seagoville au Texas, alors qu’Anthony D’Urso sera lui aussi transféré dans le même Etat, mais dans le pénitencier de Beaumont.

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VINCENT BASCIANO AMÉLIORE SES CONDITIONS DE DÉTENTION

1 Septembre 2015, 05:10am

Publié par Xav

VINCENT BASCIANO AMÉLIORE SES CONDITIONS DE DÉTENTION

Aux États-Unis, le système pénitencier est organisé en deux catégories, les prisons d’État comme par exemple la prison de Pelican Bay en Californie et les prisons fédérales. Généralement, les membres de la Cosa Nostra sont surveillés et arrêtés par des agents fédéraux, et sont très souvent accusés de crimes fédéraux, de ce fait, lors d’une condamnation à une peine de prison, ils sont incarcérés dans l’un de ces pénitenciers quelque part aux États-Unis. Les pénitenciers fédéraux sont constitués en trois catégories de sécurité : minimum, médium et maximum sécurity. Les détenus les plus dangereux pour le système carcéral en lui-même et qui seraient susceptibles de faire passer des messages à l’extérieur des murs de la prison, sont incarcérés dans le pénitencier le plus sécurisé au monde, la prison Supermax dans l’État du Colorado. A l’intérieur de cet « enfer carcéral » se trouve aussi des membres de la Cosa Nostra dont l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent « Vinny Gorgeous » Basciano (voir photo), petit retour en arrière. En 2003, les agents fédéraux s’attaquèrent à la famille Bonanno. Le Parrain en exercice à cette époque, Joseph Massino, son Underboss, Salvatore Vitale et plusieurs membres furent arrêtés et inculpés de charges tenant de la loi Rico. D’après les médias Américains, ces arrestations signés la « fin » de cette famille tellement les retombés étaient importantes. En effet, la plupart des mafieux de la famille Bonanno décidèrent de collaborer, dont Joseph Massino, une première pour un Boss de la Cosa Nostra. L’enquête contre la famille Bonanno avait été confiée à un procureur fédéral, qui avait l’art et la manière de « retourner » les membres de la Cosa Nostra, Greg Andres. Quand Joseph Massino était incarcéré, il nomma Vincent Basciano comme Acting Boss pour essayait de rétablir de recoller un peu les morceaux d'une famille complètement dévastée. Vincent Basciano avait la « rage ». Il était en colère qu’un procureur fédéral ait pu pratiquement « détruire » l’une des cinq familles historique de la Cosa Nostra. Pour se venger, il était prêt à tout dont mettre un contrat sur sa tête et l’ « exécuter » personnellement. Greg Andres avait ses habitudes, il mangeait tous les jeudi soir au restaurant Italien, le Campagnola et le fraichement nommé Acting Boss avait passé le message par le biais de l’avocat de Joseph Massino pour avoir son feux vert. Mais avant que le contrat ne soit exécuté, Vincent Basciano fut arrêté et incarcéré à coté de son « Parrain ». Sans le savoir, Joseph Massino qui passait ses journées à discuter avec Vincent Basciano, avait décidé de collaborer avec la justice et porter un micro. Secrètement, ces enregistrements permirent de faire inculper Vincent Basciano de meurtre de l’Associé Randolph Pizzolo et de tentative de meurtre sur la personne de Greg Andres. Risquant la peine de mort, Vincent Basciano sera reconnu coupable mais condamné à perpétuité dans la prison fédérale Supermax.

VINCENT BASCIANO AMÉLIORE SES CONDITIONS DE DÉTENTION

Pour avoir osé s’en prendre à un membre de la justice Américaine, Vincent Basciano fut placé dans le « Bloc H » de la prison, lieu normalement aux terroristes. L’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, était incarcéré près de vingt trois heures dans sa cellule. Sa seule heure étant passé généralement dans une petite cours grillagé avec vue uniquement sur le ciel et les barbelés ou dans une « salle de loisirs ». Le but de ce pénitencier étant de « détruire psychologiquement » le détenu. Le prisonnier a le droit à quinze minutes d’appel par mois envers des personnes sélectionnées, même la longueur des lettres étant strictement limitée. On aurait pu penser que Vincent Basciano face à des conditions aussi restrictives, aurait pu « craquer », commencer à « collaborer » pour trouver un meilleur confort de vie, mais ce fut malheureusement nullement le cas. Au bout de quelques années et grâce à sa bonne conduite, Vincent Basciano eu le droit à quelques privilèges. Il pouvait désormais communiquer avec les membres de sa famille, dont sa maîtresse Debra Kalb. Une télévision en noir et blanc fut installé dans sa cellule qui diffusait des programmes religieux ou éducatifs et quelques chaines du cable. Vincent Basciano va désormais le tristement célèbre Block H pour et quitter des compagnons de cellule tels que Ted « Unabomber » Kaczynski, Richard Reid ou encore le Français Zacarias Moussaoui pour retrouver dans un autre block d’autres détenus plus ou moins dérangés comme, le tueur en série, Gary Ridgway. Avec ce changement, Vincent Basciano pourra désormais être en contact avec d’autres détenus, alors qu’auparavant il était complètement isolé de la population carcéral. Mais même si ce dernier sait pertinemment qu’il ne sortira plus jamais de prison, son prochain objectif est de se faire transférer dans une prison fédérale à New-York, comme Otisville, ou sa famille originaire du Bronx, pourrait lui rendre visite le plus souvent possible.

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